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Raïssa Malu, ministre de l’Éducation RDC : « Le numérique est l’autoroute, l’éducation le permis de conduire »

[DIGITAL Business Africa] – La ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté donne une définition simplifiée et pratique du numérique et de l’éducation. « Le numérique est l’autoroute, mais l’éducation est le permis de conduire ». Avec cette image, la physicienne, professeure et auteure congolaise trouve le lien qui existe entre le numérique et l’éducation.

Deux notions  indissociables l’une de l’autre compte tenu des enjeux de l’heure. Raïssa Malu a eu ces mots au Sommet mondial de l’Internet à Wuzhen en Chine ce 7 novembre 2025, où elle a tenu un discours axé sur « l’éducation numérique, fondation de la souveraineté et de la communauté de destin ».

La ministre d’État Raïssa Malu a souligné l’éducation numérique comme fondation du développement et confirmé le Plan national du numérique pour faire de la RDC un hub technologique régional d’ici 2030.

« Pour la RDC, cette communauté de destin n’est pas une simple formule diplomatique, c’est un impératif de développement. Le cyberespace est la nouvelle frontière de l’humanité. L’Afrique, avec sa jeunesse et son potentiel, entend y prendre sa part », a-t-elle déclaré.

Mais comment cohabiter dans un espace avec des individus véreux prêts à propager de fausses nouvelles, un discours de haine et à subtiliser les données des internautes ? Face à cette préoccupation, Raïssa Malu conseille de bâtir un cyberespace véritablement inclusif sur base des principes fondamentaux de l’inclusion linguistique et du genre, et de l’équité dans la cocréation des valeurs au sein de la communauté de destin.

Selon la ministre d’État, ce sommet marque le dixième anniversaire de l’idée fondatrice de bâtir une communauté de destin dans le cyberespace, saluant une décennie d’efforts pour un monde numérique plus interconnecté.

Le sommet de Wuzhen de la Conférence mondiale sur l’internet (CMI) 2025 se tient du 6 au 9 novembre 2025. Le thème de l’événement est « Construire un avenir commun numérique axé sur l’ouverture, l’inclusion, la sécurité et les technologies intelligentes ». L’objectif quant à lui est de discuter de l’avenir de l’internet, des technologies numériques et de construire une « communauté d’avenir partagé dans le cyberespace ».

Le sommet comprend 24 sous-forums sur des thèmes tels que l’initiative pour le développement mondial proposée par la Chine, l’économie numérique, l’IA et la gouvernance des données, ainsi qu’une série d’activités.

Par Jean Materne Zambo

Tchad : L’UIT et l’ONU œuvrent pour une connectivité abordable des réfugiés à Farchana

[DIGITAL Business Africa ] – L’Union internationale des télécommunications ne voit pas les réfugiés comme des laissés pour compte. Surtout en ce qui concerne l’accès à internet. La secrétaire de l’Organisation faîtière des télécommunications dans le monde, Doreen Bogdan-Martin, s’est rendue au camp de réfugiés de Farchana au Tchad, le jeudi 6 novembre 2025.

Elle était accompagnée du Haut-Commissaire adjointe du HCR, Kelly Tallman Clements, du directeur de la régulation du GSMA, John Guisti, de Gilles Hoffmann, cadre du ministère des Affaires étrangères du Luxembourg ainsi que d’éminentes personnalités.

La délégation était accueillie par le directeur des Radiocommunications de l’ARCEP Tchad, Idriss Bechir Soumaïne, ainsi que du directeur général des Affaires humanitaires, Barkaï Hamid Barkaï du ministère de l’Action sociale, de la Solidarité et des Affaires humanitaires.

Farchana connected Center. C’est le nom du centre multimédia et de formation qui accueille les réfugiés soudanais afin de leur permettre de développer des compétences numériques et d’avoir accès à internet. Les pensionnaires ont une salle informatique équipée de moniteurs et de matériel informatique. On retrouve aussi des centres de santé connectés, des services financiers mobiles accessibles, et une protection des données.

Le directeur des radiocommunications de l’ARCEP a affirmé que la connectivité n’est plus un service réservé aux capitales. Mais aussi pour les populations qui se trouvent dans les zones rurales, frontalières ou sites d’accueil des réfugiés. Dans le même sillage, il a annoncé que l’ARCEP continuera la régulation auprès de la population tout en restant à l’écoute des contraintes du terrain, des ONG, des opérateurs et des communautés hôtes.

Cette visite s’inscrit dans le cadre de l’initiative « Connectivité pour les réfugiés », qui est un programme collaboratif lancé par le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et l’Union internationale des Télécommunications (UIT) en partenariat avec la GSMA et le gouvernement du Luxembourg.

L’objectif étant de garantir à tous les centres d’accueil des réfugiés de disposer d’une connectivité abordable d’ici 2030 et pour le bénéfice de plus de 20 millions de réfugiés à travers le monde.

Par Jean Materne Zambo, source : ARCEP Tchad

Afrique de l’Ouest : La BCEAO recrute un prestataire pour proposer une réponse aux incidents de cybersécurité [postulez !]

[DIGITAL Business Africa] – La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) lance un appel d’offres en vue d’un recrutement stratégique. Le secteur concerné étant la cybersécurité. L’entreprise retenue devra fournir à l’institution monétaire une réponse aux incidents inhérents à la sécurité en ligne. pour

Les soumissions devront être exclusivement transmises en version PDF, par voie électronique, à l’adresse [email protected] au plus tard le 27 novembre 2025 à 12 heures TU, délai de rigueur.

Il faut préciser que la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest est l’Institut d’émission commun aux huit Etats membres de l’Union monétaire Ouest Africaine (UMOA). Le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo sont mes membres de cette institution.

Même si l’appel d’offres ne précise pas concrètement si les soumissionnaires doivent être forcément originaires de ces pays cités, la BCEAO fixe tout de même des conditions d’éligibilité.

 

Conditions d’éligibilité

 

Pour soumissionner à cet appel, les candidats doivent savoir que :

Les documents doivent être rédigés en français, mes regroupements sont autorisés. Dans ce cas, la soumission devra avoir l’acte constitutif du groupement signé par les parties.

La sous-traitance, elle, ne pourra excéder 30 % de la valeur du contrat de base. Ça, c’est si elle est autorisée. Pour qu’elle le soit, elle doit être subordonnée à l’accord préalable de la banque centrale.

Quant aux courriels de transmission, ils devront porter le titre « AO/Z00/DBA/0139/2025 – Sélection d’un prestataire en vue d’accompagner la BCEAO dans la mise en place d’un plan de réponse aux incidents de cybersécurité ».

S’agissant des fichiers volumineux ne pouvant pas être transmis en un seul message, ils pourront faire l’objet de plusieurs envois. Seulement, il serait judicieux de préciser, en fonction du nombre d’envois, la mention 1/X, X étant le nombre total d’envois de la soumission.

À préciser qu’aucun pli expédié par voie postale (DHL, Chronopost, EMS, etc.) ou par porteur ne sera recevable.

De plus, pour toute demande d’informations complémentaires, les candidats pourront prendre l’attache de la Direction du Budget et des Approvisionnements, par courriel au moins dix (10) jours

calendaires avant la date limite de dépôt des offres, à l’adresse : [email protected].

L’appel d’offres est lancé au lendemain de l’Africa Financial Summit (AFIS 2025), qui s’est tenu à Casablanca (Royaume du Maroc) les 3 et 4 novembre 2025. Jean-Claude Kassi Brou, Gouverneur de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), est intervenu, ce 4 novembre, lors d’un panel de haut niveau intitulé « Gestion des réserves de change par les banques africaines : levier de souveraineté ou risque majeur ? ».

Par Jean Materne Zambo, source : BCEAO

Nigéria : Le gouvernement lance une plateforme collaborative interconnectant universités et instituts de recherche

[DIGITAL Business Africa] – Une nouvelle norme en matière d’accès numérique, de collaboration et d’innovation dans l’enseignement supérieur. Le ministère fédéral de l’Éducation du Nigeria, le Dr Maruf Tunji Alausa, a annoncé, cette semaine du 3 novembre 2025, le déploiement de la version améliorée du Réseau nigérian de recherche et d’éducation (NgREN) ainsi que son intégration à la plateforme TERAS (Tertiary Education, Research, Applications and Services).

L’intégration du NgREN à la plateforme TERAS garantira une meilleure bande passante, une connectivité accrue et un accès facilité aux outils numériques grâce à un portail unique. La phase pilote de cette intégration débutera en 2025 avec une sélection d’universités, d’instituts polytechniques et d’écoles normales supérieures de toutes les zones géopolitiques.

Joseph Odo, du Fonds fiduciaire pour l’enseignement supérieur (TETFund), a détaillé un des services numériques offerts par la plateforme TERAS. Parmi ces services, le dépôt académique fédéré, le logiciel antiplagiat EagleScan, des plateformes d’apprentissage en ligne, des programmes d’initiation au numérique et l’accès à des revues et bases de données académiques.

Le ministre Alausa a indiqué que le réseau modernisé, soutenu par la Banque mondiale dans le cadre des projets SPESSE et ACE Impact, offre des infrastructures modernes telles que des centres de données en nuage, des bibliothèques numériques et un accès Wi-Fi couvrant l’ensemble du campus.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la transformation numérique du secteur éducatif en général au Nigeria. Plusieurs initiatives allant dans le sens de la modernisation du secteur sont annoncées. Le 30 octobre, le Dr Maruf Tunji Alausa avait présenté un programme national de distribution de tablettes dans toutes les écoles publiques afin de généraliser l’éducation numérique d’ici 2027.

Par ailleurs, en septembre 2025, la Commission pour l’éducation de base universelle (UBEC) avait signé un accord avec l’entreprise américaine Digital Learning Network (DLN) pour fournir des dispositifs numériques à près de 47 millions d’élèves et d’enseignants à travers le pays.

Par Jean Materne Zambo

Sénégal : Le ministère chargé du numérique, de la comm’ et des Télécoms prépare son budget 2026

[DIGITAL Business Africa] – La Commission Culture, Communication et Numérique de l’ Assemblée nationale est au parfum des programmes budgétaires du MCTN. Cela avant l’examen de loi des finances 2026. Le ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique (MCTN) et la Commission Culture, Communication et Numérique de l’Assemblée nationale ont conjointement organisé, ce mardi 4 novembre 2024, un séminaire de formation et de travail.

Cette séance de collaboration présidée par le inivisait à renforcer les capacités des honorables députés sur la lecture, l’analyse et le suivi des programmes budgétaires du Ministère.

Les travaux ont permis aux équipes du MCTN de présenter la logique de performance, les objectifs et les indicateurs clés de ses cinq programmes budgétaires. Les échanges se sont particulièrement concentrés sur les leviers de transformation du secteur :

– La transformation de l’écosystème de la communication.

– Le développement de l’économie numérique et l’inclusion digitale.

– Le renforcement de la gouvernance et de la souveraineté numériques.

– La modernisation stratégique de l’écosystème postal.

Pour rappel, le budget 2025 du ministère de la Communication, du Numérique et des Télécommunications (MCTN) du Sénégal est de 58,4 milliards de FCFA. Il est en augmentation de 36,8 % par rapport au budget de 2024 (42,7 milliards de FCFA).

 

Hub numérique en devenir

 

Cette hausse du budget pourrait se comprendre. Tant le MCTN est mandaté d’implémenter le « New Deal Technologique ». La stratégie numérique nationale du Sénégal, lancée le 24 février 2025, vise à transformer le pays en un hub numérique africain.

Dans le cadre de cette stratégie, le MCTN a entrepris plusieurs projets ambitieux eredémarré d’autres. À l’instar du Parc des Technologies Numériques ou encore le Gov’atour 2025 pour ne citer que ceux-ci. Le Gov’atour 2025 va à la rencontre des talents et porteurs de projets à travers tout le pays. L’étape des régions vient d’être lancée ce 6 novembre 2025. Elle a pour but d’ accompagner, d’ outiller et d’inspirer les équipes sélectionnées.

On n’oublie pas la huitième édition du Salon International des Professionnels de l’Économie Numérique (SIPEN), qui s’est tenue dans un contexte historique marqué par l’entrée en phase opérationnelle du New Deal Technologique, pilier de la Vision Sénégal 2050. Le thème de l’événement était : « Maîtriser nos données pour construire un futur numérique souverain et compétitif ».

Sur le plan de la Communication, le ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique a organisé des événements d’envergure comme le Salon International des Médias d’Afrique (SIMA), tenu en octobre 2025 à Dakar.

 

Gouvernance numérique, télécoms et poste

 

Pour ce qui est de la gouvernance numérique, le Premier ministre, Ousmane Sonko, a procédé, ce 2 octobre 2025, à l’installation du Conseil National du Numérique (CNN), composé de 20 experts issus du public, du privé et de la société civile.

La Stratégie Sénégal Numérique 2025 (SN2025) vise à renforcer le déploiement d’infrastructures numériques de qualité et l’accessibilité des services de communications électroniques sur toute l’étendue du territoire sénégalais, à l’horizon 2025.

Le secteur des télécommunications n’est pas en reste avec le parachèvement de la Stratégie Sénégal Numérique 2025 (SN2025). Celle-ci a permis, selon l’ ARTP,  de renforcer la connectivité par le développement du partage des infrastructures de télécommunications et de faciliter l’entrée sur le marché, d’acteurs alternatifs, dans un objectif de diversifier l’offre de services de communications électroniques.

En 2025, le secteur postal sénégalais a connu la promotion de l’innovation à travers la mise sur pied d’un comité permanent pour suivre l’interopérabilité et le partage des infrastructures postales et d’un comité consultatif pour le développement des services et la promotion de l’innovation.

L’ARTP, placée sous la tutelle technique du MCTN, a représenté le Sénégal au 28e Congrès de l’Union Postale Universelle (UPU) en septembre 2025. L’objectif de l’événement était de tracer les perspectives du secteur postal mondial, d’adopter une nouvelle stratégie mondiale et un plan d’action pour 2026-2029 et de fixer les règles des échanges postaux internationaux.

Par Jean Materne Zambo, source : MCTN

E-Gov’A 2026 : Le grand rendez-vous africain de l’innovation digitale et de la transformation numérique des services publics

Yaoundé, le 05 novembre 2025 – Du 14 au 16 mai 2026, la ville de Yaoundé accueillera la première édition du Salon E-Gov’A (Salon de l’e-Gouvernance et de l’innovation digitale en Afrique), un événement inédit placé sous le thème :
« Intelligence artificielle et e-gouvernance : bâtir des services publics efficaces dans une Afrique cashless et paperless ».

Organisé sous le patronage du Ministère des Postes et Télécommunications (Minpostel), le Salon E-Gov’A est porté par l’association Smart Click Africa (www.smartclickafrica.org) et la plateforme d’informations stratégiques sur le numérique en Afrique Digital Business Africa (www.digitalbusiness.africa).

L’événement ambitionne de devenir la plateforme panafricaine de référence pour valoriser les solutions numériques qui transforment l’action publique et améliorent concrètement la vie des citoyens africains.

À ce titre, le soutien et la participation active de plusieurs ministères sectoriels, partenaires institutionnels, entreprises technologiques, PME, startups et acteurs de l’écosystème numérique sont attendus pour faire de cette première édition un véritable succès.

Un programme riche et structurant

  • L’E-Gov’A Summit :  Panels ministériels et techniques de haut niveau
  • L’E-Gov’A Expo : Espace d’exposition et de démonstrations live, stands institutionnels, d’entreprises et startups GovTech en Afrique
  • Les Ateliers d’E-Gov’A : Ateliers de formation pratique (payants et gratuits) organisés par plusieurs entreprises et institutions sur des problématiques précises de la gouvernance électronique. Par exemple « comment intégrer l’intelligence artificielle pour une meilleure efficacité dans les administrations publiques »
  • L’E-Gov’A Startup Challenge : hackathon pour récompenser les meilleures solutions numériques citoyennes
  • Les E-Gov’A Awards : distinctions aux administrations, institutions, entreprises et startups les plus innovantes dans la GovTech en AfriqueE-Gov'A

Verbatim…

« Le Salon E-Gov’A se veut une réponse africaine concrète aux défis de modernisation de l’action publique. Il mettra en lumière non seulement les solutions numériques qui transforment déjà nos administrations africaines ou qui peuvent les transformer, mais aussi les défis et actions qui dessinent et dessineront l’Afrique digitale de demain. »
Beaugas Orain DJOYUM, Président du Comité d’organisation, Président de l’association Smart Click Africa et DG de ICT Media STRATEGIES

beaugas-orain-djoyum-:-« l’information-strategique-a-un-cout,-mais-c’est-un-investissement-rentable-pour-les-entreprises »
Beaugas-Orain Djoyum : « Exposez vos actions, réalisations et projets dans la gouvernance électronique et l’innovation digitale »

«  Le programme du Salon E-Gov’A 2026 a été pensé pour offrir des moments intenses de réflexion stratégique. Nous réunirons des panélistes de haut niveau – ministres, experts internationaux, innovateurs et hauts fonctionnaires – pour confronter idées, expériences et visions autour de la transformation numérique des administrations, institutions et entreprises africaines, au service des usagers. »
Joseph Nana, Event Curator du Salon E-Gov’A

E-Gov’A 2026 : Le grand rendez-vous africain de l’innovation digitale et de la transformation numérique des services publics
Joseph Nana : “Offrir des moments intenses de réflexion stratégique avec des panélistes de haut niveau”

Objectifs du Salon

Le Salon E-Gov’A vise à accélérer la transformation digitale des services publics en Afrique, à mettre en lumière les solutions numériques locales les plus innovantes, et à favoriser un dialogue constructif entre gouvernements, startups, institutions et entreprises technologiques autour des enjeux de l’innovation digitale et de l’e-gouvernance inclusive, sécurisée et centrée sur le citoyen. E-Gov’A va donc :

  • Promouvoir une administration publique moderne, efficace et accessible à tous
  • Exposer et promouvoir les solutions des entreprises, institutions et startup pour favoriser une meilleure gouvernance électronique
  • Valoriser les efforts des États africains en matière de digitalisation
  • Encourager les synergies entre gouvernements, startups, bailleurs et entreprises technologiques
  • Favoriser l’interopérabilité, la dématérialisation et l’accèsg équitable aux services publics

Un rendez-vous à ne pas manquer !

Acteurs publics, entreprises, opérateurs télécoms, startups, partenaires au développement, journalistes, universitaires, citoyens… E-Gov’A vous donne rendez-vous du 14 au 16 mai 2026 à Yaoundé, pour réinventer ensemble la gouvernance publique et l’innovation numérique en Afrique.

Contact Presse :
[Estha NDEME, Program manager, Smart Click Africa] [email protected] | ☎️+237 690 80 77 81 / +237 674 61 01 68

[www.e-gov.africa] | WhatsApp / Telegram / Facebook / LinkedIn : @eGOVAfrica https://digt.al/DBA

 

Appui à la presse/Sénégal : Le site de demande ouvert, 1,9 milliard de FCFA prévus contre  moins de 100 millions de FCFA au Cameroun

[DIGITAL Business Africa] – Déclaration Médias Sénégal (DMS). C’est le nom de la plateforme numérique où les entreprises de presse (médias) et les radios communautaires peuvent soumettre leur demande d’appui. 1,9 milliard de FCFA c’est la cagnotte allouée pour l’appui à la presse en 2025.

Le directeur de la Communication, Habibou Dia, dans une interview ce 4 novembre 2025, a donné les conditions à remplir pour chaque média afin de bénéficier du Fonds d’appui et de Développement de la presse (FADP).

Le FADP a connu une évolution. En 2012, la cagnotte s’élevait à 700 millions de FCFA. En 2022, le montant du fonds est passé à 1,4 milliard de FCFA. Depuis 2023, il est de 1,9 milliard de FCFA.

En décembre 2024, l’ex-président Macky Sall a annoncé que le FADP sera porté à 4 milliards de FCFA avec taxes audiovisuelles recouvrées.

Pendant qu’au Cameroun, la subvention publique à la presse privée reste dérisoire. Autrefois estimée à 250 millions de FCFA, l’aide est tombée à 56 millions en 2023, et à moins de 100 millions en 2025, pour plus de 600 organes (journaux, radios et médias en ligne).

Selon l’article 11 de la loi nᵒ 2017-27 du 13 juillet 2017, l’accès au FADP est assujetti à ces conditions :

• être régulièrement constituées en entreprise de presse au moment de la requête ;

• avoir une équipe rédactionnelle composée en majorité de journalistes et de techniciens des médias, conformément au Code de la Presse ;

• avoir créé un nombre minimal de cinq (5) emplois permanents ;

• fournir un document délivré par l’organe de Régulation, pour les entreprises audiovisuelles, attestant qu’au moins 30% de leurs programmes sont consacrées au respect et à la promotion des valeurs et de la diversité culturelles nationales ;

• consacrer au moins 75% de sa surface à l’information politique, économique, sociale, culturelle ou sportive ;

• être immatriculées au niveau des organismes de prévoyance et de sécurité sociales ;

• déclarer son personnel aux organismes de prévoyance et de sécurité sociales ;

• être à jour de ses cotisations sociales ;

• être à jour vis-à-vis du droit d’auteur et des droits voisins ;

• appliquer les dispositions de la Convention collective en vigueur ;

• paraitre selon la périodicité déclarée, pour la presse écrite ;

• attester d’une parution régulière et justifier d’une vente moyenne de trois mille (3 000) exemplaires par jour pour les quotidiens, mensuels et trimestriels.

Retrouvez la liste des 256 médias éligibles en cliquant sur ce lien : https://www.vie-publique.sn/medias

Voici le lien pour votre Faites votre demande : https://declarationmedias.sec.gouv.sn

Par Jean Materne Zambo

 

Zimbabwe : Les 8 priorités du gouvernement pour développer le secteur du numérique d’ici 2030

[DIGITAL Business Africa] – Le gouvernement zimbabwéen jette les bases nécessaires pour développer le secteur du numérique d’ici 2030. Le ministre des TIC, Tatenda Mavetera, a adressé à l’Autorité de régulation postale et des télécommunications (POTRAZ) huit priorités pour relever le défi.

Selon une étude de l’Union internationale des télécommunications (UIT), une augmentation de 10 % du score de numérisation d’un pays entraîne une hausse de 0,75 % de son PIB par habitant.

« La transformation numérique contribue également à améliorer les rendements agricoles, l’efficacité de l’innovation et de la production, tout en réduisant les émissions mondiales de CO₂. Elle favorise en outre la création d’emplois et la croissance du PIB. Selon les statistiques de la Banque mondiale, une hausse de 10 points du score de numérisation peut entraîner une baisse de 1,02 % du taux de chômage », peut-on lire dans le document.

Pour donc augmenter le score de la numérisation du pays, les autorités devront miser sur l’intelligence artificielle, la blockchain, la 5G, les pôles d’innovation, la digitalisation des services publics, le développement des compétences numériques des groupes vulnérables, la promotion des TIC vertes et le renforcement de la collaboration entre les acteurs publics, privés et académiques.

Ces orientations s’inscrivent dans le « Plan directeur Smart Zimbabwe 2030 ». Il s’agit d’une stratégie nationale globale élaborée par le ministère des TIC, des Services postaux et de messagerie. L’ambition est de faire du Zimbabwe une économie numériquement inclusive, fondée sur le savoir et intégrée à l’échelle mondiale d’ici 2030.

Ce plan décrit comment les technologies de l’information et de la communication (TIC) seront déployées dans tous les secteurs pour parvenir à une transformation socio-économique. Voici une présentation détaillée du plan.

Il repose essentiellement sur trois plateformes fondamentales :

1. Politiques, réglementations et normes – Créer un environnement juridique et politique harmonisé qui favorise une concurrence loyale, la protection des consommateurs et l’alignement sur les normes régionales.

2. Infrastructure sécurisée et partagée – Développement d’une infrastructure TIC robuste, sécurisée et fiable (fibre optique, réseaux mobiles, électricité, routes).

3. Développement des compétences, des capacités et des contenus – Tirer parti du taux d’alphabétisation élevé du Zimbabwe pour devenir un pôle d’innovation en matière de logiciels et de matériel, en promouvant l’alphabétisation numérique et la création de contenus locaux.

Par Jean Materne Zambo

 

RD Congo : « Kin-Recettes », la solution pour digitaliser la collecte des fonds publics à Kinshasa présentée

[DIGITAL Business Africa] – La transparence dans la collecte des fonds à Kinshasa a un nom : « Kin-Recettes ». L’application innovante a été présentée ce mardi 4 novembre 2025 par le ministre provincial des Finances, de l’Économie et du Numérique, Magloire Kabemba. « Kin-Recettes » est destinée à digitaliser la collecte des recettes publiques dans la capitale congolaise.

L’application a été conçue pour renforcer la transparence et la traçabilité des fonds. La plateforme a été saluée par les régies financières, partenaires institutionnels et acteurs du numérique. Tant cette innovation redéfinit la gestion des impôts et taxes et optimise la mobilisation des ressources locales. « Kinshasa a un potentiel fiscal énorme, qui ne peut être exploité manuellement. Il fallait un outil performant », a déclaré le ministre Kabemba.

Présent à la cérémonie de présentation de l’application, le directeur général de la Direction Générale des Recettes de Kinshasa ( DGRK), Eddy Bitalo, a estimé que l’application permettra de réduire les fuites de recettes et d’améliorer le rendement du système fiscal local. « Cet outil va permettre de mieux mobiliser les recettes tout en bloquant les fuites qui gangrènent encore notre système »,a-t-il dit.

Une réunion du comité exécutif et technique est prévue dans les prochains jours pour accélérer le déploiement opérationnel de Kin-Recettes.

Les missions de la DGRK sont :

• Collecte des impôts : Prélèvement des impôts provinciaux et locaux importants, notamment l’impôt foncier, l’impôt sur les revenus locatifs et l’impôt sur les véhicules.

• Mobilisation des recettes : Assurer la mobilisation des recettes pour le compte de la ville de Kinshasa.

• Recouvrement des pénalités : Gérer le recouvrement des pénalités fiscales et non fiscales

L’application s’inscrit dans la réforme structurelle de la gouvernance financière engagée par la ville-province. Un comité exécutif et technique se réunira dans les prochains jours pour finaliser le déploiement opérationnel de Kin-Recettes.

Par Jean Materne Zambo

Côte d’Ivoire : L’IA dès la classe de 6ᵉ au lycée d’excellence Dominique Ouattara 

[DIGITAL Business Africa] –  La Première dame ivoirienne soucieuse de l’autonomisation de la jeune fille. Le lycée Dominique Ouattara de Sinématiali, qui porte son nom,  prépare l’avenir numérique des jeunes pensionnaires. L’établissement les initie à l’intelligence artificielle dès la classe de 6ᵉ. Les cours sont dispensés par des ingénieurs qui les accompagnent dans la conception et la programmation de robots capables d’exécuter des tâches de manière autonome.

Une initiative qui s’inscrit dans la stratégie nationale pour l’intelligence artificielle.
La stratégie a pour but de positionner le pays comme un leader technologique en Afrique en développant des infrastructures solides, en formant une main-d’œuvre qualifiée et en favorisant l’innovation et l’adoption éthique de l’IA dans tous les secteurs, notamment l’administration publique, l’agriculture et la santé.

Elle repose sur trois axes. D’abord, l’investissement dans les compétences pour le développement de solutions IA et dans les infrastructures par la construction de nombreux datacenters et de clouds souverains susceptibles d’héberger localement et de sécuriser les données de la Côte d’Ivoire.

Ensuite, l’inclusion régionale pour s’assurer que toutes les villes du pays sont prises en compte, l’inclusion de toutes les couches sociales sans exception et l’inclusion économique des différents secteurs d’activités.
Enfin, la gouvernance. Les autorités veillent à ce que l’intelligence artificielle soit développée à bon escient, a signalé Stéphane Konandi Coulibaly, directeur des startups, de l’innovation et du secteur privé au ministère de la Transition numérique et de la Digitalisation.

Le Sénégal, le Burundi et le Bénin pourraient emboîter le pas à la Côte d’Ivoire. Ces pays ont pris part du 15 au 17 septembre 2025 à Yamoussoukro à un atelier sur le développement de référentiels de compétences en intelligence artificielle (IA) et de traduction des ressources numériques en langues nationale et locale. Les travaux étaient organisés par l’UNESCO et le ministère de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation de Côte d’Ivoire.

Par Jean Materne Zambo

Côte d’Ivoire : l’ARTCI autorise Starlink à opérer officiellement sur le territoire

[DIGITAL Business Africa] – L’Autorité de Régulation des Télécommunications/TIC de Côte d’Ivoire (ARTCI) vient de franchir une étape majeure dans la modernisation du paysage numérique national. Par sa décision n°2025-1301 du 25 septembre 2025, le Conseil de régulation de l’ARTCI a accordé à la société Starlink Network CIV l’autorisation officielle d’utiliser plusieurs bandes de fréquences radioélectriques pour l’établissement et l’exploitation d’un réseau de communications électroniques ouvert au public via des satellites non géostationnaires.

Cette décision permet désormais à Starlink, filiale du groupe américain SpaceX, de fournir légalement des services d’accès à Internet fixe en Côte d’Ivoire à travers sa constellation de satellites en orbite basse (NGSO).

Huit bandes de fréquences attribuées

L’ARTCI a autorisé l’utilisation des bandes suivantes :
10,7 – 12,7 GHz ; 14 – 14,5 GHz ; 17,8 – 18,6 GHz ; 18,8 – 19,3 GHz ; 27,5 – 29,1 GHz ; 29,5 – 30 GHz ; 71 – 76 GHz et 81 – 86 GHz.
Ces plages couvrent les communications entre les stations terriennes et les satellites (espace ↔ Terre), nécessaires à la fourniture du service Internet.

Selon l’annexe technique jointe à la décision, ces bandes sont attribuées dans un cadre strict de cohabitation et de compatibilité électromagnétique avec les services existants, notamment les réseaux fixes et de radiodiffusion par satellite. Starlink devra veiller à ne causer aucun brouillage préjudiciable aux autres systèmes radioélectriques et à opérer sous le contrôle d’un centre d’opération réseau capable d’identifier et de corriger rapidement toute interférence.

Des conditions techniques rigoureuses et un contrôle intelligent du spectre

L’ARTCI encadre précisément les paramètres d’exploitation autorisés.
Par exemple :

  • la densité de puissance surfacique maximale au sol est fixée à –118 dBW/m²/MHz dans la bande 10,7–12,7 GHz ;
  • les antennes doivent respecter un angle minimal d’élévation de 25° ;
  • le gain minimal des antennes est fixé à 40 dBi avec pointage automatique ;
  • et la valeur minimale du rapport signal/interférence (C/I) exigée est de 18 dB.

Mais c’est surtout la disposition imposée dans la bande 71–76 GHz qui retient l’attention :

« Le réseau de Starlink Network CIV doit disposer d’un système de radiocommunication défini par logiciel (SDR) avec désactivation dynamique. »

️ Le SDR : un “cerveau logiciel” pour gérer les fréquences

Le SDR (Software Defined Radio) est une technologie avancée permettant de contrôler et reprogrammer à distance les fonctions d’un émetteur ou récepteur radio – fréquences, puissance, modulation, filtrage, etc.
Contrairement aux équipements classiques, dont les paramètres sont figés dans le matériel, le SDR repose sur des logiciels qui ajustent dynamiquement le comportement du réseau radio selon les besoins ou les contraintes du moment.

Dans le cas de Starlink, cette exigence de l’ARTCI signifie que les stations terrestres ivoiriennes devront pouvoir être reconfigurées automatiquement pour :

  • éviter les brouillages avec d’autres services, notamment les radars opérant dans les bandes voisines (76–81 GHz) ;
  • adapter l’utilisation du spectre en temps réel selon les conditions locales ;
  • et, si nécessaire, désactiver temporairement certains signaux en cas de non-conformité ou de menace à la sécurité du spectre.

En clair, le SDR agit comme un “interrupteur intelligent” du spectre radioélectrique.
Il ne permet pas directement à l’État de “couper Internet”, mais il offre au régulateur une flexibilité technique et une réactivité inédite pour superviser, corriger ou suspendre certaines émissions dans un cadre légal.
C’est un outil de souveraineté technique, pas un mécanisme de censure, même si sa puissance opérationnelle ouvre des débats sur le contrôle national des transmissions satellitaires.

Une autorisation provisoire, mais décisive

La décision du Conseil de régulation s’appuie sur l’arrêté ministériel n°018 du 15 juillet 2025, qui avait déjà accordé à Starlink une autorisation provisoire d’établissement et d’exploitation d’un réseau ouvert au public.
L’autorisation de fréquences est donc valable pour la durée de cette licence provisoire, dans l’attente de la délivrance d’une licence individuelle de catégorie C1C, prévue par la loi n°2024-352 relative aux communications électroniques.

L’entreprise devra en outre s’acquitter des redevances d’utilisation du spectre conformément à la réglementation en vigueur et se conformer à toutes les obligations techniques et administratives fixées par l’ARTCI.

Côte d’Ivoire, nouveau pôle africain du haut débit satellite

Avec cette autorisation, la Côte d’Ivoire rejoint le cercle des pays africains ayant ouvert leur marché à Starlink, après le Nigeria, le Rwanda, la Zambie, le Kenya ou encore le Congo.
L’arrivée de la filiale de SpaceX devrait contribuer à réduire la fracture numérique, notamment dans les zones rurales ou enclavées où la fibre optique reste peu accessible.

Pour le gouvernement ivoirien, cette initiative s’inscrit dans la stratégie nationale de transformation numérique portée par le ministère de la Transformation Numérique et de la Digitalisation, visant à stimuler l’économie digitale, l’e-éducation, l’e-santé et la gouvernance connectée.

Une ouverture sous vigilance réglementaire

L’ARTCI reste vigilante sur les questions de brouillage, de sécurité du spectre et de protection du marché national.
La décision stipule clairement que Starlink Network CIV ne bénéficie d’aucune protection vis-à-vis des services fixes et de radiodiffusion et devra ajuster ou suspendre ses opérations en cas d’interférences constatées.

Elle renforce aussi la capacité de supervision technique de l’Autorité sur les opérateurs satellitaires étrangers — une évolution cruciale à l’heure où la souveraineté numérique africaine devient un enjeu géostratégique majeur.

Vers une Afrique connectée par satellite

L’installation officielle de Starlink en Côte d’Ivoire symbolise une nouvelle ère pour la connectivité ivoirienne.
Elle met en lumière la volonté du régulateur ivoirien et des régulateurs du continent d’accompagner les innovations mondiales tout en préservant le contrôle du spectre et de la cybersécurité nationale.

« L’ARTCI vient d’envoyer un signal fort : la Côte d’Ivoire est prête à accueillir les acteurs mondiaux du numérique, tout en garantissant un cadre réglementaire robuste et souverain », estime Beaugas Orain DJOYUM, DG du cabinet ICT Media STRATEGIES spécialisé en veille stratégique dans le secteur du numérique et en e-réputation.

Avec cette autorisation, Starlink Network CIV devient un acteur stratégique dans la construction d’une Côte d’Ivoire numérique, connectée et souveraine, et plus largement dans la vision d’une Afrique cashless, paperless et inclusive.

Par Digital Business Africa

L’ARTCI et le gouvernement peuvent-ils couper l’Internet de Starlink en Côte d’Ivoire ?

[DIGITAL Business Africa] – La question mérite d’être posée, tant le sujet touche à la souveraineté numérique et à la capacité des États africains à réguler les géants mondiaux du satellite.

Dans la Décision n°2025-1301 du 25 septembre 2025, l’Autorité de Régulation des Télécommunications/TIC de Côte d’Ivoire (ARTCI) autorise Starlink Network CIV à utiliser plusieurs bandes de fréquences pour fournir l’Internet par satellite.
Mais cette autorisation s’accompagne de clauses de contrôle que beaucoup pourraient interpréter comme des leviers de pouvoir sur le réseau.

Ce que les textes disent

Aucune disposition ne donne à l’ARTCI ou au gouvernement le pouvoir explicite de couper l’Internet fourni par Starlink.
Cependant, plusieurs articles permettent une suspension indirecte du service :

  • L’article 4 de la décision prévoit que l’autorisation devient caduque ou peut être retirée si l’entreprise perd son droit d’exercice ou enfreint la réglementation.
  • L’article 6 confie à l’ARTCI le pouvoir d’assigner les fréquences utilisées par Starlink. Sans ces fréquences, les stations terrestres ivoiriennes ne peuvent plus émettre ni recevoir les signaux satellites.
  • Enfin, l’annexe technique impose à Starlink d’utiliser un système SDR (Software Defined Radio) avec désactivation dynamique – un dispositif programmable qui permet d’ajuster ou de désactiver certaines transmissions radio en cas de brouillage ou d’incident.

Un contrôle technique, pas une coupure politique

Le SDR n’est pas un bouton magique pour “éteindre Internet”.
Il sert à gérer le spectre radioélectrique de manière flexible, en garantissant que les fréquences attribuées à Starlink ne perturbent pas les autres services (radars, satellites géostationnaires, réseaux fixes).
Mais en cas d’urgence nationale, de menace sécuritaire ou de non-conformité technique, l’ARTCI peut ordonner la désactivation locale des fréquences – ce qui suspendrait temporairement le service Internet Starlink sur le territoire.

Toutefois, cette mesure resterait limitée à la Côte d’Ivoire, sans impact sur les autres pays où opère la constellation.

En définitive, la réponse à la question est « Non, l’ARTCI et le gouvernement ne peuvent pas “couper l’Internet” proposé par Starlink au sens global.  Mais oui, ils disposent des outils réglementaires et techniques pour suspendre ou restreindre localement les opérations de Starlink si la situation l’exige. Pour des raisons de sécurité, d’ordre public ou de gestion du spectre, par exemple ».

Cette nuance illustre bien le nouvel équilibre de pouvoir entre les régulateurs africains et les opérateurs mondiaux de l’Internet satellitaire : une coexistence encadrée, entre ouverture technologique et souveraineté nationale.

Par Digital Business Africa

Cameroun : paradoxal ! « Facebook mort » opposé aux « villes mortes » 

[DIGITAL Business Africa] – Les internautes ont maille à partir avec l’accès à certaines plateformes numériques. Cela dure plusieurs jours. L’application Facebook est bloquée dans plusieurs localités du pays alors que des appels aux villes mortes sont promus dans l’ espace virtuel.

Le gouvernement a pris des mesures  pour que le mot d’ordre lancé par le candidat autoproclamé vainqueur, Issa Tchiroma Bakary, ne soit pas suivi par la population. Parmi ces mesures, la sensibilisation et des menaces  de répression. Les autorités administratives prévoient par exemple de sceller les commerces qui n’ouvriront pas les 3, 4 et 5 novembre 2025. Hors de question d’anesthésier l’économie du Cameroun.

Paradoxalement à cette volonté de sauvegarder l’économie, le gouvernement est resté muet face à la restriction des plateformes numériques les plus utilisées par les jeunes : Facebook. Cette restriction est consécutive à la coupure d’internet (23 octobre 2025) causée, selon les opérateurs de téléphonie, par un « incident sur le Western Africa Cable System » WACS.

Malheureusement, ces désagréments sont lourds de conséquences pour l’économie numérique du Cameroun. Selon le Digital Report 2025, au début de l’année 2025, le pays comptait 12,4 millions d’internautes, dont 5,45 millions d’utilisateurs de réseaux sociaux, soit 18,5 % de la population totale estimée à 29,5 millions.

Le mastodonte des réseaux sociaux Facebook, avec ses 5,45 millions d’utilisateurs, fait tourner l’économie numérique à plein régime. Plusieurs utilisateurs monétisent leurs pages grâce à l’activité de création de contenus. Les marques, les personnes et les entreprises sont mieux « brandées » sur le réseau social.

Facebook est également la plateforme la plus prisée pour des « live streaming ». Un service de communication digitale qu’offrent plusieurs entreprises à l’instar d’ICT Media Strategies. Le service permet de consommer le contenu en temps réel sur la page de l’entreprise et d’interagir. La prestation peut avoisiner les 1 500 000 FCFA. Côté logistique, rien à envier à une équipe de production en télévision. Modem, téléviseurs, caméras, micros, émetteurs, réalisateur console… tout ce qu’il faut pour vous en mettre plein la vue.

Par Jean Materne Zambo

Burkina Faso : L’État débloque 5,5 milliards de FCFA pour moderniser le secteur postal

[DIGITAL Business Africa] – Le secteur postal burkinabè s’apprête à faire sa mue. L’État annonce la transformation des agences postales existantes et de nouvelles agences en Maisons des citoyens dénommées « Zama Tchè ».

Selon le président du Conseil des ministres, le capitaine Ibrahim Traoré, l’adoption de ce décret permet la conclusion du contrat-plan entre l’État et LA POSTE BF en vue d’accélérer le développement des services postaux sur l’ensemble du territoire national.

L’initiative s’inscrit dans la stratégie d’accélération de la dématérialisation des procédures et services publics. D’où la nécessité pour le gouvernement burkinabè d’exploiter le potentiel du réseau de LA POSTE BF et d’en faire un instrument majeur de l’inclusion financière et numérique.

Les Zama Tchè intégreront les guichets de la Banque postale pour offrir plusieurs autres services aux populations. Ces structures disposeront également d’espaces d’assistance aux usagers pour leur accès aux services dématérialisés de l’administration.

Dans le cadre du contrat-plan 2026-2030, l’État et LA POSTE BF s’engagent à cofinancer la construction et l’équipement de vingt (20) Zama Tchè d’un montant de cinq milliards cinq cent quarante-sept millions cinq cent sept mille (5 547 507 000) F CFA à raison de 50 % pour chaque partie.

Point fort de cette séance de travail : des nominations dans plusieurs départements ministériels, dont au ministère de la Transition digitale, des Postes et Communications électroniques. Des Administrateurs représentant l’Etat, au Conseil d’administration de La Poste Burkina Faso (LA POSTE BF) ont été promus pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre de la Primature :

– Madame Windemi Pauline TOE/SABA, Mle 104 288 G, Administrateur des services financiers.

Au titre du Ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité :

– Monsieur Adama OUATTARA, Mle 247 522 D, Administrateur civil, en remplacement de Monsieur Edgard Sié SOU ;

– Madame Béninwendé Léa Monique OUEDRAOGO, Mle 326 917 L, Attaché en études et analyses, en remplacement de Monsieur Lassina NIAMBA.

Par Jean Materne Zambo, source : décision du conseil des ministres du 30/10/2025

Dérives en ligne/Algérie : TikTok, Facebook, YouTube et Instagram dans le viseur de la  loi 

[DIGITAL Business Africa] – 36,2 millions d’internautes, soit un taux de pénétration de 76,9 % de la population. La fracture numérique en Algérie réduit son écart. Mais l’envers du décor reste toujours le mauvais usage des plateformes numériques comme partout ailleurs. TikTok, Facebook, YouTube et Instagram font l’objet d’un projet de loi qui vient d’être introduit à l’ Assemblée populaire nationale. Déposé par le député Bouhali Abdelbasset, l’objectif principal de ce texte est de renforcer l’encadrement légal de leur activité en Algérie.

Le texte prévoit que ces plateformes numériques qui dépassent un million d’utilisateurs en Algérie ou un seuil de revenus s’obligent à ouvrir un bureau local et à désigner un représentant légal sur le territoire.

Ces plateformes devront également stocker les données des utilisateurs algériens sur le sol national ou dans des centres agréés. D’autre part, elles seront soumises à l’obligation de retirer tout contenu jugé illicite sous 24 heures après notification, et de soumettre un rapport semestriel de conformité.

Le projet est structuré autour trois axes. Notamment la préservation des valeurs religieuses et sociales, la protection des enfants et des adolescents contre les contenus préjudiciables et le renforcement de la souveraineté numérique de l’Algérie.

La loi en examen au Parlement prévoit aussi la création d’une Autorité nationale de régulation de l’espace numérique, rattachée à la Présidence, avec le pouvoir de sanctionner les manquements via des amendes, des mesures de blocage ou des poursuites pénales.

Par Jean Materne Zambo

 

Crime financier : 562 millions $ de préjudice causé par la crypto, la cybercriminalité et d’autres activités illicites [INTERPOL]

[DIGITAL Business Africa] – 562 millions USD, soit près de 320 milliards FCFA. Selon une enquête d’INTERPOL et d’AFRIPOL, c’est le préjudice causé par la fraude, les enlèvements contre rançon, le commerce illicite, les escroqueries en ligne, l’utilisation abusive d‘actifs virtuels et les systèmes de Ponzi ( un montage financier frauduleux de type cavalerie qui consiste à rémunérer les investissements des clients essentiellement par les fonds procurés par les nouveaux entrants).

L’opération Catalyst menée de juillet à septembre 2025 visait à identifier et à perturber les flux et les schémas financiers liés au financement du terrorisme et à ses réseaux de soutien. Le résultat de l’enquête publiée sur le site d’INTERPOL depuis le 22 octobre 2025 indique que l’opération a aussi conduit à 83 arrestations, 21 concernaient des crimes liés au terrorisme, 28 des fraudes financières et du blanchiment d’argent, 16 des escroqueries facilitées par le cyberespace et 18 autres l’utilisation illicite d’actifs virtuels.

INTERPOL indique que les autorités des pays participants ont examiné plus de 15 000 personnes et entités d’intérêt, et ont mis au jour environ 260 millions de dollars américains en monnaies fiduciaires et virtuelles potentiellement liées à des activités terroristes. Près de 600 000 dollars américains ont déjà été saisis, et des enquêtes complémentaires sont en cours pour retracer et récupérer d’autres avoirs.

Le secrétaire général d’INTERPOL, Valdecy Urquiza, a déclaré :

« L’opération Catalyst marque une première : les unités de lutte contre la criminalité financière, la cybercriminalité et le terrorisme de plusieurs pays africains unissent leurs forces à celles d’INTERPOL et d’AFRIPOL pour s’attaquer au financement du terrorisme. En partageant renseignements, expertise et ressources, nous pouvons identifier et perturber plus efficacement les flux financiers qui alimentent les activités terroristes, garder une longueur d’avance sur ces menaces et assurer la sécurité de nos communautés. »

L’ambassadeur Jalel Chelba, directeur exécutif d’AFRIPOL, a déclaré :

« Le succès de l’opération Catalyst repose sur la synergie et la convergence des efforts entre les unités nationales de lutte contre la criminalité financière, la cybercriminalité et le terrorisme. Cette initiative conjointe, visant à démanteler le financement du terrorisme sur le continent africain, illustre comment une action coordonnée entre les États membres, facilitée par AFRIPOL et INTERPOL, peut répondre efficacement à des menaces sécuritaires complexes et évolutives. Cette coopération témoigne concrètement que la communauté africaine des forces de l’ordre, unie, apporte une réponse décisive et adaptée pour bâtir une Afrique sûre et stable. »

Pour réussir cette opération, INTERPOL et AFRIPOL ont travaillé en synergie avec les autorités de 17 pays, dont le Cameroun, ainsi qu’avec des entités privées. Notamment l’entreprise chinoise de cryptomonnaies, Binance, qui a, sans doute, fourni des données sur l’utilisation abusive d’actifs virtuels.

Moody’s, l’agence de notation de crédit mondiale qui évalue la santé financière et le risque de crédit d’entreprises, d’institutions et de gouvernements était aussi de la partie. Tout comme et Uppsala Security, qui a fourni des outils d’analyse forensique et une détection des menaces liées à la blockchain à grande échelle.

Par Jean Materne Zambo, source : interpol.int 

Sénégal : Les services diplomatique et consulaire édifiés sur le New Deal Technologique

[DIGITAL Business Africa] – Invité au ministère des Affaires étrangères, Alioune Sall a présenté le New Deal Technologique. Le ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique a été reçu par son homologue de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur (MIAAESE), Cheikh Niang, ce 30 octobre 2025.

Les échanges ont porté sur la digitalisation des services du ministère, dans le but de renforcer l’efficacité, la sécurité et l’interconnexion du ministère. La rencontre a permis aux deux parties prenantes d’identifier les principaux défis liés à la digitalisation des services diplomatiques et consulaires, tout en esquissant des solutions concrètes pour renforcer leur efficacité, leur interconnexion et leur sécurité.

Alioune Sall, ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, a annoncé la mise en place d’une équipe spécialisée pour accompagner ce processus de transformation numérique.

Le New Deal technologique est la stratégie numérique nationale du Sénégal. Présenté le 14 octobre 2024 et lancé officiellement le 24 février 2025 par le président de la République du Sénégal Bassirou Diomaye Faye, ce programme vient remplacer l’ancien plan « Sénégal Numérique 2025 ».

Le gouvernement, par le biais de cette stratégie, ambitionne de doter les institutions publiques d’outils modernes, performants et sécurisés, au bénéfice des citoyens et de la diaspora sénégalaise.

L’investissement global prévu pour la mise en œuvre du New Deal Technologique est estimé à 1 105 milliards de FCFA, dont 155 milliards sont encore à rechercher. L’État sénégalais peut compter sur le partenariat signé avec la Bill & Melinda Gates Foundation le 22 septembre 2025.

Le milliardaire américain et fondateur de Microsoft, Bill Gates, avait annoncé un financement de 10 millions de dollars pour stimuler la stratégie du New Deal Technologique.

Par Jean Materne Zambo

Crise postélectorale/Cameroun : Grâce à l’ANTIC, une activiste appelant à l’insurrection interpellée

[DIGITAL Business Africa] – La « Reine des bois » sort de l’antre de la forêt, mais contre son gré. Grâce au travail efficace de l’Agence des Technologies de l’Information et de la Communication (ANTIC), l’activiste des médias sociaux Geneviève Timma Ella, alias « Reine des Bois », a été arrêtée par des éléments de la Gendarmerie nationale à Yaoundé et présentée à la presse ce 30 octobre 2025.

Dans un audio d’une minute et 11 secondes partagé sur WhatsApp, l’activiste appelle au renversement des institutions de l’État ainsi qu’à l’utilisation des explosifs artisanaux. Elle recommande aussi des enlèvements et des assassinats de personnalités politiques, y compris leurs proches.

Depuis la proclamation des résultats finaux de l’élection présidentielle par le Conseil constitutionnel le 17 octobre 2025, de vives têtes sont nées dans plusieurs villes du Cameroun. Les manifestants contestent le verdict de la Haute Juridiction qui donne Paul Biya vainqueur du scrutin avec 53,66 % des suffrages valablement exprimés contre 35,19 % pour son poursuivant Issa Tchiroma Bakary.

Dans le sillage des manifestations, plusieurs biens ont été mis à sac, des institutions publiques incendiées. Des centaines de manifestants ont été interpellés. « Des manifestations illégales se sont soldées par des pertes en vies humaines et la destruction de biens publics et privés », a reconnu le ministre de l’Administration territoriale Paul Atanga Nji.

 

L’appel au dialogue 

 

L’Union européenne invite de son côté les autorités camerounaises à « identifier les responsabilités, à faire preuve de transparence et à faire justice, afin de lutter contre le recours excessif à la violence et les violations des droits humains », a réagi un porte-parole de la Commission, Anouar El Anouni.

Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme avait demandé des enquêtes après ces violences. « Nous appelons à la retenue, à l’ouverture d’enquêtes et à la fin des violences », avait indiqué le Haut-Commissariat, sur le réseau social X.

Illaria Allegrozzi, analyste sénior d’Afrique pour Human Rights Watch, a également dénoncé « l’usage excessif de la force par les forces de sécurité ». « Les forces de l’ordre devraient protéger les gens et non alimenter la violence », a-t-elle ajouté dans un communiqué de presse.

Par Jean Materne Zambo

GRIT 2025 : Opportunité de faire du Togo un laboratoire africain de la transformation digitale

[DIGITAL Business Africa] – Le Togo aspire à devenir un pôle d’innovation et d’investissement technologique en Afrique. L’ambition est portée par plusieurs initiatives, dont la GRIT. La Grande Rencontre de l’Innovation Technologique au Togo, édition 2025, a été lancée ce mercredi 29 octobre, au Centre international des Conférences de Lomé (CICL).

L’objectif est de stimuler les échanges autour du développement technologique sur le continent, à un moment où la jeunesse africaine s’impose comme un puissant moteur d’innovation et de transformation.

La première journée a réuni startups, investisseurs, partenaires techniques et décideurs publics, dont la ministre de l’Efficacité du Service public et de la Transformation Numérique.

En ouverture des travaux, Cina Lawson s’est montrée plus que convaincue de la transformation que pourrait connaître le Togo sur le plan numérique malgré les préjugés.

« Le Togo est petit par sa taille, mais grand par son ambition. Nous voulons être un laboratoire africain de la transformation digitale, un pays où les idées deviennent réalité et où les entrepreneurs écrivent le futur du continent ».

Et d’ajouter : « De Casablanca à Cape Town, de Nairobi à Lomé, une nouvelle génération de visionnaires croit que l’avenir de l’Afrique sera numérique, inclusif et audacieusement africain ».

Cette ambition, selon la ministre Cina Lawson, s’inscrit pleinement dans la Stratégie Togo Digital 2025, structurée autour de trois axes majeurs, parmi lesquels figure le Startup Act togolais, actuellement en cours d’examen au Parlement.

Le Startup Act togolais a été conçu avec et pour les entrepreneurs, dans le but de créer un environnement propice à la croissance des jeunes entreprises innovantes, à travers des dispositifs tels qu’un fonds de soutien, des regulatory sandboxes, des labels officiels et un registre national géré par l’Agence Togo Digital, garantissant la visibilité et la transparence de l’écosystème.

Par Jean Materne Zambo

Web : Plus de 885 000 définitions disponibles sur Grokipedia en 2 jours, un danger pour Wikipédia ?

[DIGITAL Business Africa] – Wikipédia n’en finit pas de recevoir les coûts de l’intelligence artificielle. Après une chute de 8 % de son trafic en raison de l’IA et des médias sociaux, voilà que le milliardaire américain Elon Musk a lancé, ce 27 octobre 2025, Grokipedia. Il s’agit d’une nouvelle encyclopédie en ligne gratuite générée par une intelligence artificielle.

Dès sa mise en ligne lundi, cette nouvelle encyclopédie numérique, accessible librement en ligne, comptait déjà plus de 885 000 définitions pour sa première version numérotée 0.1. Elon Musk a d’ailleurs promis l’arrivée prochaine d’une version 1.0, « dix fois meilleure » que la 0.1, et qui est déjà « meilleure que Wikipédia ».

Le lancement officiel de Grokipedia avait été reporté  dans un premier temps. Cet ajournement était justifié par la nécessité d’effectuer “un travail supplémentaire pour purger la propagande” selon Élon Musk.  L’entrepreneur accuse Wikipédia de biais idéologiques par une partie des Républicains ( partie de droite aux États-Unis d’Amérique).

Le but de Grokipedia est de concurrencer et d’être une alternative à Wikipédia, dont le multimilliardaire remet en cause la fiabilité. « La vérité, toute la vérité, rien que la vérité », a promis le patron de Tesla et SpaceX, sur X concernant les réponses qui seront données par Grokipedia.

Les données de l’encyclopédie numérique proviennent de l’intelligence artificielle (IA) et de l’assistant d’IA générative Grok ainsi que de plusieurs sources sur chaque page.

Par Jean Materne Zambo