Accueil Blog Page 16

SIGIT : Le Cameroun lance un appel d’offres international pour moderniser le réseau et les interconnexions de la DGI

[Digital Business Africa] – Le Ministère des Finances du Cameroun vient de publier un Avis d’Appel d’Offres International Ouvert (AOIO) majeur, référencé N°00019/AOIO/MINFI/DGI/CCCM‑AG/CIPM‑MINFI/2025, daté du 04 décembre 2025. Cet appel d’offres vise la fourniture, la configuration et la mise en service d’une infrastructure réseau ainsi que la mise en place de liaisons d’interconnexion de secours pour les sites déconcentrés de la Direction Générale des Impôts (DGI), dans le cadre de l’implémentation du Système Intégré de Gestion des Impôts et Taxes (SIGIT).

Ce projet constitue l’un des volets les plus structurants du Programme de Modernisation du Système d’Information de la DGI, financé par la banque allemande KfW.

Deux lots stratégiques pour moderniser l’infrastructure fiscale

L’appel d’offres est divisé en deux lots distincts, chacun correspondant à un pilier essentiel de l’architecture réseau de la DGI :

LOT 1 : Infrastructure réseau informatique locale

– Montant prévisionnel : 1 000 000 euros, soit 655,96 millions FCFA

– Objet : installation d’un réseau informatique local complet dans les sites opérationnels de la DGI.

LOT 2 : Interconnexion de secours (liaisons satellites)

– Montant prévisionnel : 600 000 euros, soit 393,57 millions FCFA

– Objet : mise en place d’une interconnexion satellite de backup pour les sites déconcentrés.

Les deux lots peuvent être remportés par un même soumissionnaire, mais chaque lot doit faire l’objet d’une offre séparée.

Un périmètre technique très complet

Les prestations attendues couvrent l’ensemble de la chaîne technique :

Fournitures

– Routeurs, commutateurs et équipements actifs réseau

– Coffrets et armoires informatiques

– Câbles fibre et cuivre, accessoires de câblage

– Accessoires de rackage 19’’

– Documentation technique et supports de transfert de compétences

Travaux

– Installation des armoires et coffrets

– Fixation des équipements

– Pose des goulottes, panneaux de brassage et câblage informatique

– Installation des équipements pour liaisons satellites

Configuration & intégration

– Mise en service complète des réseaux

– Intégration à la plateforme de supervision de la DGI

– Tests et recette technique

Transfert de compétences & maintenance

– Formation de l’équipe informatique de la DGI

– Maintenance durant la période de garantie

– Assistance pour l’opérationnalisation du nouveau réseau

Des délais stricts : 11 mois par lot

Le calendrier est clairement défini :

– 4 mois pour la livraison des fournitures

– 7 mois pour la mise en place des réseaux

– Soit 11 mois au total pour chaque lot

Un financement assuré par la KfW

Le projet est financé par :

– Le contrat de prêt KfW – République du Cameroun (21 décembre 2018)

– La convention séparée du 4 janvier 2019

– L’avenant du 30 janvier 2025

Ce financement s’inscrit dans la coopération financière germano‑camerounaise pour la modernisation des systèmes fiscaux.

Procédure de soumission : rigueur et conformité

Acquisition du DAO

– Coût : 400 000 FCFA, non remboursables

– Disponible à la DGI (porte 402) ou téléchargeable sur ARMP et COLEPS

Dépôt des offres

– 8 exemplaires papier (1 original + 7 copies)

– 1 copie numérique PDF protégée

– Date limite : 10 juillet 2026 à 13h00

– Mention obligatoire sur l’enveloppe :

« A n’ouvrir qu’en séance de dépouillement »

Caution de soumission

– 10 000 euros (6,56 millions FCFA) pour le LOT 1

– 6 000 euros (3,94 millions FCFA) pour le LOT 2

– Valable 30 jours au-delà de la validité des offres

Ouverture des plis

– 10 février 2026 à 14h00, MINFI, Mvog‑Ada

– Ouverture financière : ultérieure

Critères éliminatoires : une sélection très stricte

Parmi les motifs de rejet immédiat :

– Absence ou non‑conformité de la caution de soumission

– Absence de déclaration d’engagement

– Conflit d’intérêt ou faillite

– Condamnations (corruption, blanchiment, terrorisme, traite humaine, etc.)

– Exclusion par la Banque mondiale ou une banque multilatérale

– Non‑respect des obligations fiscales

– Fausse déclaration

– Note technique < 75 %

– Non‑respect des critères de qualification

Critères de qualification : performance, expérience et capacité technique

Les soumissionnaires doivent démontrer :

– Une situation financière solide

– Une expérience avérée dans des projets similaires

– Une capacité technique et méthodologique complète

– Un service après‑vente fiable

– Une capacité à assurer la maintenance pendant 1 an de garantie + 5 ans supplémentaires

– Une capacité à remplacer pièces et équipements en cas de défaillance

Un jalon majeur pour la transformation numérique fiscale

Cet appel d’offres s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation de l’administration fiscale camerounaise. Après les projets de digitalisation des centres de données, la modernisation du réseau et des interconnexions constitue un socle essentiel pour :

– la fiabilité du SIGIT,

– la sécurisation des flux fiscaux,

– la continuité de service dans les sites déconcentrés,

– la montée en puissance de la fiscalité numérique.

Avec ce projet, la DGI renforce son infrastructure pour offrir un service plus moderne, plus résilient et plus performant aux contribuables.

Par Digital Business Africa

Yaoundé II digitalise l’état civil : un poste avancé 100 % informatisé opérationnel à l’Hôpital central

[Digital Business Africa] — La modernisation numérique des services publics camerounais franchit une nouvelle étape. Le 22 décembre, la commune de Yaoundé II a inauguré à l’Hôpital central un poste avancé d’état civil entièrement digitalisé, symbole fort de l’accélération de la transformation numérique au sein de l’administration locale.

Le maire Yannick Martial Ayissi, accompagné du Directeur général du Bureau national de l’état civil (Bunec), Alexandre Marie Yomo, et du directeur de l’Hôpital central, Pr. Pierre Ongolo Zogo, a procédé à la mise en service de ce guichet numérique, qui a immédiatement produit ses premiers actes de naissance digitalisés remis aux usagers.

Yaoundé II digitalise l’état civil : un poste avancé 100 % informatisé opérationnel à l’Hôpital central

Un guichet numérique pour fluidifier l’accès à l’identité légale

Installé au cœur de l’une des plus grandes formations sanitaires du pays, ce bureau digitalisé vise à :

– accélérer l’enregistrement des naissances et des décès,

– réduire les tracasseries administratives,

– sécuriser et fiabiliser les données d’état civil.

Grâce à un système entièrement informatisé, les enregistrements sont désormais immédiats, sécurisés et conformes aux normes nationales et internationales. Pour le maire de Yaoundé II, cette innovation constitue « une avancée majeure au plan technologique et technique », qui rapproche l’administration des citoyens.

Un service qui change concrètement la vie des familles

Avec ce dispositif, une femme qui accouche à l’Hôpital central peut désormais obtenir l’acte de naissance de son enfant sans se rendre à la mairie. Les documents requis sont traités sur place, et l’acte est délivré avant même le retour au domicile.

Ce modèle réduit :

– les délais,

– les coûts indirects,

– les risques d’erreurs ou de perte d’informations.

Un outil stratégique contre le sous-enregistrement

Ce poste avancé s’inscrit dans la politique nationale visant à réduire le sous-enregistrement des naissances, qui touche encore près de 34 % des enfants au Cameroun.

Sans acte de naissance, l’accès à l’éducation, à la santé, aux droits civiques et aux services numériques reste compromis. La digitalisation devient ainsi un levier de gouvernance, un outil de développement et un pilier de la construction de l’identité légale.

Une collaboration institutionnelle exemplaire

Le DG du Bunec, Alexandre Marie Yomo, a salué l’engagement de la commune de Yaoundé II et la disponibilité de l’Hôpital central, qui a mis à disposition un local équipé selon les standards techniques du Bunec. Cette synergie illustre la dynamique actuelle de modernisation des services publics par le numérique.

Yaoundé II digitalise l’état civil : un poste avancé 100 % informatisé opérationnel à l’Hôpital central

Un signal fort à l’approche du Salon E‑GOV’A 2026

Cette inauguration intervient alors que le Cameroun se prépare à accueillir, du 14 au 16 mai 2026 à Yaoundé, le Salon E‑GOV’A, rendez-vous africain dédié à la transformation numérique des services publics et à l’innovation digitale, organisé par l’association Smart Click Africa et Digital Business Africa.

Le poste avancé de Yaoundé II constitue un exemple concret des avancées que ce salon ambitionne de mettre en lumière :

– digitalisation des services essentiels,

– amélioration de la relation administration‑citoyen,

– montée en puissance de l’e‑gouvernement en Afrique.

Vers un écosystème national de l’état civil digitalisé

Avec ce nouveau bureau informatisé, Yaoundé II confirme son rôle de pionnier dans la digitalisation des services municipaux. Mais l’enjeu est national : bâtir un écosystème d’état civil numérique, interconnecté, fiable et accessible, condition indispensable à une administration moderne, inclusive et orientée données.

Pour le maire, la mise en service de ce bureau s’inscrit dans la vision et la volonté du Chef de l’Etat, S.E Paul BIYA, « grand artisan de cette réforme institutionnelle qui allie impératif social, innovation technique et prouesse technologique »

« C’est une étape importante pour la Cité aux 04 collines dans sa quête quotidienne de rapprocher l’administration de ses concitoyens, de renforcer l’enregistrement des faits d’état civil, et surtout, de garantir à chaque citoyen son droit fondamental à l’identité conformément à la Loi N°2024/016 du 23 Décembre 2024 portant organisation du système d’enregistrement des faits d’état civil au Cameroun », se félicite-t-on du côté de la mairie de Yaoundé II.

Il est donc désormais possible à chaque parent de repartir de l’Hôpital central avec son acte d’état civil informatisé sans avoir à se rendre dans les locaux de l’hôtel de ville communal.

Chaque acte de naissance digitalisé rapproche un peu plus le Cameroun d’une gouvernance publique plus efficace, plus transparente et résolument tournée vers l’avenir.

Par Digital Business Africa

Burkina Faso : Plus de 37 milliards de FCFA mobilisés pour bâtir l’académie technologique

[DIGITAL Business Africa] – Un autre projet pharaonique venu tout droit du Pays des hommes intègres. Le Burkina Faso annonce la construction prochaine de l’Académie technologique dans la commune rurale de Pabré. C’est la substance du Conseil des ministres du 17 décembre 2025, présidé par le capitaine Ibrahim.  Traoré.

Le vivier à talents devrait former sur place des ingénieurs dans les secteurs de la métallurgie, la mécanique, l’énergie, le nucléaire, l’aéronautique, le génie civil, la chimie, les métiers miniers, le digital, la cybersécurité et les télécommunications.

Le financement de cette infrastructure innovante d’une superficie de 60 hectares sera assuré par le budget de l’État, exercice 2025, d’un montant de trente-sept milliards trois cent soixante-neuf millions six cent quarante-huit mille quatre-vingt-neuf (37 369 648 089) F CFA TTC à la première phase.

Les travaux du projet comprendront la réalisation des études architecturales et techniques, et le suivi-contrôle de la réalisation des infrastructures ; la construction d’une administration, des blocs pédagogiques, des amphithéâtres, d’une bibliothèque, des ateliers et laboratoires, une forge, une infirmerie, un pôle logements pour étudiants et enseignants, un réfectoire, un pôle sportif, un foyer étudiant, d’une aire de traitement des déchets, des aires de détentes, des aires de stationnement et d’une zone d’extension future.

Le projet de construction de l’Académie technologique du Faso entre en droite ligne de la vision de développement endogène prôné par le président du Faso.

Le capitaine Ibrahim Traoré qui prend part du 22 au 23 décembre 2025 à la deuxième session des États de l’Alliance des États du Sahel (AES) à Bamako au Mali aux côtés de ses homologues du Mali et du Burkina Faso.

Cette rencontre vise à renforcer la coopération, la solidarité et l’opérationnalisation de la Confédération AES, au service de la paix, de la sécurité et du développement de l’espace sahélien.

Un accord historique portant création de la Télévision de la Confédération AES a été officiellement signé, ce 21 décembre 2025. Il marque une étape décisive dans la consolidation de l’intégration régionale et le renforcement de la souveraineté informationnelle des États membres.

Par Jean Materne Zambo

Fibre Optique, Argent Mobile et Cartes Menteuses : 5 Révélations sur la Révolution Numérique en Afrique

Introduction

Derrière la simplicité d’une carte sur notre téléphone ou la facilité d’un paiement mobile se cache une immense complexité. Les infrastructures, les protocoles et les réglementations qui rendent ces services possibles sont le fruit d’un travail d’ingénierie et de collaboration souvent invisible pour l’utilisateur final.

Récemment, des ateliers d’experts organisés en Afrique Centrale par l’Union Internationale des Télécommunications (UIT) ont mis en lumière des vérités surprenantes sur la construction de cet avenir numérique. Au cours de ces sessions, où des ingénieurs ont planifié le déploiement de fibres optiques et des experts en sécurité ont disséqué les menaces pesant sur la finance numérique, cinq leçons contre-intuitives ont émergé. Elles révèlent la fascinante complexité de la construction d’un écosystème numérique robuste et montrent que le défi mêle haute technologie, bizarreries cartographiques et collaboration humaine.

1. Le code que votre banque vous envoie par SMS n’est peut-être pas si sûr

Beaucoup d’entre nous considèrent le mot de passe à usage unique (OTP) reçu par SMS comme une couche de sécurité robuste pour valider une transaction ou une connexion. C’est une pratique courante, intuitive, mais qui repose sur des fondations fragiles.

La révélation des experts de l’UIT est sans appel : cette méthode est considérée comme hautement risquée. La cause est une vulnérabilité majeure dans un vieux protocole de réseau de télécommunication nommé SS7, qui peut permettre à des acteurs malveillants d’intercepter ces messages textes et de compromettre vos comptes.

La force de la recommandation issue de l’atelier sur la sécurité des services financiers numériques ne laisse aucune place au doute :

L’envoi d’OTP par SMS est fortement déconseillé.

Alors, quelle est l’alternative ? Si l’usage du SMS est inévitable, il doit être “bidirectionnel”, c’est-à-dire qu’il doit exiger une confirmation active de votre part (par exemple, vous obliger à répondre au SMS pour valider la transaction). Cependant, la meilleure pratique est de privilégier des méthodes plus modernes et sécurisées, comme les applications d’authentification dédiées.

2. La carte du monde sur votre téléphone vous ment (et c’est un problème pour l’ingénierie)

Les cartes en ligne que nous utilisons tous les jours, comme Google Maps, utilisent une méthode de représentation de la Terre appelée projection “Mercator”. Si elle est pratique pour la navigation, elle introduit une distorsion massive qui nous donne une perception totalement fausse des superficies. L’exemple le plus frappant est celui du Groenland, qui sur ces cartes apparaît aussi grand que l’Afrique, alors que le continent africain est en réalité 14 fois plus vaste.

Pour comprendre pourquoi, les experts ont utilisé une analogie simple : essayez d’aplatir une peau d’orange sur une table. Il est impossible de le faire sans l’étirer ou la déchirer. De la même manière, toute carte en 2D est une représentation déformée de notre globe en 3D.

Ce concept, qui peut sembler anecdotique, a des conséquences très pratiques. Pour planifier avec précision le déploiement de milliers de kilomètres de fibre optique, les ingénieurs ne peuvent pas se fier à ces cartes. Ils doivent utiliser des systèmes de coordonnées projetées, comme l’UTM (Universal Transverse Mercator), qui divisent le monde en zones plus petites pour minimiser la distorsion localement. C’est la seule façon de calculer des distances et des surfaces réelles, indispensables pour estimer les coûts et la faisabilité d’un projet d’infrastructure.

3. On peut planifier le futur de l’Internet avec des logiciels libres

La planification d’infrastructures nationales critiques, comme les réseaux de fibre optique, semble être une tâche réservée à des bureaux d’études utilisant des logiciels propriétaires extrêmement coûteux. Pourtant, l’une des révélations des ateliers est que des outils puissants, gratuits et open-source démocratisent cette capacité.

Les experts et les régulateurs de la région ont été formés sur QGIS, un logiciel de Système d’Information Géographique (SIG) décrit comme “gratuit, open-source, puissant” et qui constitue une alternative de très haute qualité aux solutions commerciales.

Pour illustrer son potentiel, les participants ont réalisé un exercice concret : en utilisant QGIS et des données ouvertes issues d’OpenStreetMap (souvent surnommé “le Wikipédia des cartes”), ils ont pu modéliser l’extension du réseau de fibre à N’Djamena. Le résultat de l’analyse ? Il faudrait déployer environ 140 km de nouvelle fibre pour connecter 140 écoles de la ville. Fait crucial, l’UIT n’a pas seulement enseigné le logiciel, mais a fourni un modèle pré-configuré pour automatiser cette chaîne complexe d’opérations. Cela transforme la simple utilisation d’un outil gratuit en une capacité à mener des planifications d’infrastructures complexes, reproductibles et automatisées, renforçant l’autonomie et la prise de décision éclairée des régulateurs locaux.

4. Pour optimiser les réseaux de fibre, les experts s’inspirent… d’un champignon

Comment trouver le chemin le plus court et le plus rentable pour connecter des centaines d’écoles ou de localités à un réseau de fibre optique existant, en suivant un réseau routier complexe ? Ce problème, connu sous le nom d’analyse de réseau, est d’une complexité redoutable.

Pour expliquer le principe fondamental derrière les algorithmes qui résolvent ce puzzle, les formateurs de l’UIT ont utilisé une analogie surprenante : celle d’un “champignon (slime mold) trouvant le chemin le plus efficace vers sa nourriture”. Cet organisme unicellulaire est capable, en explorant son environnement, d’optimiser naturellement les connexions entre différentes sources de nutriments pour créer le réseau le plus efficient possible.

Les algorithmes informatiques fonctionnent de manière conceptuellement similaire. Ils modélisent le réseau routier comme un ensemble de nœuds (les carrefours) et d’arêtes (les tronçons de route). Chaque “arête” se voit attribuer un poids, comme sa distance en mètres. L’algorithme calcule ensuite le tracé optimal en minimisant la somme de ces poids. Cette approche d’optimisation, inspirée par la nature, permet de planifier des déploiements d’infrastructures de manière plus rentable, ce qui est absolument crucial pour connecter plus de gens et réduire la fracture numérique.

5. La sécurité de votre argent mobile dépend d’un accord entre régulateurs

Quand on pense à la sécurité des services financiers numériques (SFN), on imagine des applications bien codées, des serveurs sécurisés et un cryptage robuste. Si cette dimension technologique est essentielle, une autre, plus administrative, est tout aussi cruciale : la collaboration entre les régulateurs.

Les risques qui pèsent sur votre argent mobile sont doubles. Ils peuvent provenir des infrastructures de télécommunication à travers des menaces précises comme l’échange de carte SIM (SIM Swap) ou le recyclage de carte SIM, mais aussi des applications financières elles-mêmes. Le problème est que ces deux domaines sont supervisés par des entités différentes : le régulateur des télécoms d’un côté, et le régulateur financier (souvent la banque centrale) de l’autre.

Une conclusion majeure de l’atelier sur la sécurité a donc été la nécessité absolue de formaliser la coopération entre ces deux mondes via un “protocole d’accord (MoU)”. Cet accord permet d’organiser des enquêtes conjointes, de partager des informations sur les menaces et de coordonner la supervision. Sans cette collaboration, les fraudeurs peuvent exploiter les failles qui existent entre les mailles du filet réglementaire. Cette prise de conscience a mené à la décision concrète de créer un groupe de travail régional ad hoc, piloté par l’ARTAC, pour mettre en place ce cadre de coopération.

Conclusion

La construction d’un écosystème numérique robuste et sécurisé en Afrique Centrale est un défi fascinant qui va bien au-delà de la simple pose de câbles ou du lancement d’applications. C’est une aventure qui mêle la physique des projections cartographiques, la bio-inspiration des algorithmes, la cryptographie des protocoles réseau et, surtout, une intense collaboration humaine.

Ces leçons venues d’Afrique Centrale sont un rappel universel que notre avenir numérique ne se construit pas uniquement sur du code, mais aussi sur la précision cartographique, l’inspiration biologique et, par-dessus tout, la coopération humaine. La prochaine vérité surprenante n’est pas une question de “si”, mais de “quand”, et notre capacité à l’apprendre définira la sécurité et l’équité de notre monde connecté.

Par Narcisse Kiouari 

La Chine crée CENI, un réseau de 55 000 km de fibre capable de transférer en 1,6 heure ce qu’internet mettrait une semaine à faire

[DIGITAL Business Africa] – China Environment for Network Innovation pour CENI. C’est le réseau que la Chine vient de créer après 10 ans passée au laboratoire. Le pays a annoncé la mise en service du CENI cette mi décembre 2025. Une initiative  qui résonne comme l’oraison funèbre d’internet.

Il s’agit d’un réseau qui relie 40 villes chinoises via plus de 55 000 km de fibre optique. Le CENI est capable de supporter 128 réseaux hétérogènes simultanément et de mener 4 096 tests de services en parallèle.

L’objectif de CENI est de développer des innovations “5 à 10 ans en avance sur l’industrie” et de « prendre l’initiative dans la compétition internationale en matière de cyberespace ».

Les experts Chinois ont effectué un test de transfert avec le radiotélescope FAST dans la province du Guizhou. Résultat, 72 téraoctets de données transférées vers la province du Hubei en à peine 1,6 heure sur une distance d’environ 1 000 km. Ce qui donne un débit proche des 100 Gbit/s soutenu sur la durée… Sur une connexion fibre grand public à 1 Gbit/s, le même transfert aurait pris environ une semaine, indique des sources chinoises.

D’après Liu Yunjie, le chef scientifique du labo Zijin Mountain, CENI affiche zéro perte de paquets lors des tests avec une gigue de latence inférieure à 20 microsecondes, même à pleine charge, sur un backbone de 13 000 km traversant 13 provinces et gérant 10 000 services déterministes.

Plusieurs sources annoncent que Huawei et Baidu sont déjà favorables à un test de leurs technos respectives, notamment pour des modèles d’IA avec 100 milliards de paramètres, dont chaque itération ne prend que 16 secondes grâce aux débits de CENI pour synchroniser les GPU.

Le support des technologies 5G-A et 6G ainsi que des applications pour l’industrie, l’énergie, la santé et l’éducation sont également prévus. Et leur prochaine étape, ça va être de connecter 100 universités et entreprises leaders au réseau.

Avec ses 221 brevets déposés, 139 droits d’auteur logiciels et 206 normes internationales et nationales, le projet CENI a déjà une  base de propriété intellectuelle. L’infrastructure construit ses propres briques techniques fondamentales.

Plusieurs experts y voient un concurrent à ARPANET, l’ancêtre d’internet lancé en 1969, et à GENI (Global Environment for Network Innovations), le réseau expérimental américain. GENI a cessé ses opérations le 1er août 2023 après près de deux décennies d’expérimentation.

Par Jean Materne Zambo

Sénégal : 15 millions de FCFA répartis aux 3 finalistes du programme de formation à la cybersécurité

[DIGITAL Business Africa] – C’est déjà la fête au ministère de la Communication et de l’Économie numérique. 30 étudiants âgés de 18 à 29 ans, sélectionnés parmi 187 candidats, bénéficient chacun de 5 millions de FCFA. Soit un montant global de 15 millions de FCFA pour soutenir la création de startups et d’emplois qualifiés.

Les bénéficiaires de l’appui sont finalistes du programme pilote de formation à la cyberrésilience et aux cybercompétences destiné aux jeunes. La cérémonie de remise de parchemin a eu lieu le 18 décembre 2025, sous la présidence du représentant du ministre Alioune Sall, avec l’ensemble des partenaires institutionnels, techniques et académiques, dont l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) et Tether.

Le programme s’inscrit dans le cadre de la Vision Sénégal 2050. La vision incarne l’ambition stratégique du pays de bâtir une nation résiliente, inclusive et pleinement souveraine, en harmonie avec ses valeurs, ses ressources et les aspirations de son peuple.

La vision Sénégal 2050 veut repositionner le Sénégal comme un acteur majeur du développement durable en Afrique, en misant sur l’innovation, la valorisation du capital humain, la transition écologique et la souveraineté économique. Il repose sur cinq piliers fondamentaux :

• Une économie productive et compétitive, fondée sur la transformation locale, l’industrialisation et la maîtrise des chaînes de valeur.

• Une société inclusive et équitable, où chaque citoyen bénéficie d’un accès équitable aux services essentiels, à l’éducation, à la santé et à l’emploi.

• Une gouvernance exemplaire, fondée sur la reddition des comptes, la participation citoyenne et la lutte contre la corruption.

• Un territoire durable et connecté, valorisant les potentialités régionales, les infrastructures modernes et la transition numérique.

• Une souveraineté renforcée, tant sur le plan budgétaire que stratégique, pour garantir l’indépendance des choix nationaux

Le programme de l’ ONUDC et Tether est aussi aligné sur les quatre axes du New Deal technologique (horizon 2034) : la souveraineté numérique, la digitalisation des services publics, le développement de l’économie numérique et le leadership africain. Il ambitionne de renforcer les compétences locales tout en sécurisant l’espace numérique national.

Les bénéficiaires se sont également fait former en cybersécurité, droit numérique, politiques publiques, entrepreneuriat digital et sensibilisation à la cybercriminalité.

Par Jean Materne Zambo, source: MCTN 

Africa Tech Summit Nairobi 2026 : IA, fintech, DeFi et climat au cœur de l’agenda tech africain les 11 et 12 février 2026.

[DIGITAL Business Africa] – Les 11 et 12 février 2026, Nairobi accueillera la 8ᵉ édition de l’Africa Tech Summit, l’un des rendez-vous les plus structurants de l’écosystème technologique africain. Organisé au Sarit Expo Centre, l’événement réunira leaders technologiques africains et internationaux, investisseurs, start-ups, régulateurs et décideurs publics autour des grands enjeux de la transformation numérique, de la finance digitale, de l’intelligence artificielle et des technologies climatiques sur le continent.

Après le succès de l’édition 2025, l’Africa Tech Summit Nairobi 2026 s’annonce comme une plateforme stratégique pour stimuler les partenariats, le commerce et l’investissement dans les écosystèmes technologiques africains, à l’intersection de l’innovation, de la régulation et du financement.

Une plateforme panafricaine pour connecter innovation, capital et politiques publiques

Depuis sa création, l’Africa Tech Summit s’est imposé comme un carrefour d’échanges entre grandes entreprises technologiques, opérateurs mobiles, fintechs, acteurs de la DeFi et de la crypto, fonds d’investissement, start-ups de pointe et institutions publiques. L’édition 2026 entend renforcer cette dynamique en favorisant des discussions orientées vers l’impact économique, l’inclusion financière et la croissance durable.

Conférences de haut niveau, panels d’experts, ateliers pratiques, expositions et sessions de networking rythmeront deux jours d’échanges autour des usages concrets des technologies émergentes en Afrique, des modèles d’investissement et des cadres réglementaires nécessaires à leur déploiement.

Quatre grands sommets marqueront cette 8ème édition :

– Africa Money & DeFi Summit

Ce sommet mettra en relation les leaders africains de la fintech et de la finance décentralisée avec des plateformes internationales et des leaders d’opinion. Il explorera les opportunités offertes par la DeFi pour l’inclusion financière, les paiements, l’investissement et les services financiers innovants, à travers conférences, tables rondes et ateliers de mise en relation.

– Africa AI & Digital Summit

Dédié à l’intelligence artificielle, à l’automatisation et aux infrastructures numériques, ce volet analysera la manière dont ces technologies transforment les secteurs clés de l’économie africaine. Il réunira entreprises, investisseurs et régulateurs afin d’identifier des cas d’usage concrets, de structurer des partenariats stratégiques et d’accélérer la transition numérique du continent.

– Africa Climate Tech & Investment Summit

À l’intersection du climat, de la technologie et de l’investissement, ce sommet mettra en lumière les solutions portées par les acteurs africains de la climate tech. Conférences, ateliers et espaces d’exposition favoriseront les échanges entre start-ups, entreprises et investisseurs engagés dans des projets à fort impact environnemental et économique.

African Startups Summit

Véritable vitrine de l’entrepreneuriat technologique africain, ce sommet facilitera la mise en relation entre start-ups, entreprises et investisseurs. Il abordera les opportunités et défis de l’écosystème, avec un accent particulier sur la collaboration, la levée de fonds et le passage à l’échelle des innovations africaines.

Un rendez-vous pour bâtir l’avenir numérique et durable de l’Afrique

L’Africa Tech Summit Nairobi 2026 rassemblera gouvernements, entreprises privées, investisseurs, institutions de financement du développement, entrepreneurs, accélérateurs, consommateurs et autres parties prenantes engagées dans la construction d’un avenir numérique plus inclusif et durable pour l’Afrique.

Pour le Kenya, déjà reconnu comme l’un des hubs technologiques majeurs du continent, l’événement renforce la position de Nairobi comme place stratégique de l’innovation, de l’investissement et des politiques publiques numériques en Afrique.

En bref…

Nom de l’événement

Africa Tech Summit – Kenya 2026

Pays et ville

Kenya, Nairobi

Dates

11 et 12 février 2026

Lieu

Sarit Expo Centre, Nairobi

Grands axes

IA et transformation numérique

Fintech, DeFi et finance digitale

Technologies climatiques et investissement

Entrepreneuriat et start-ups africaines

Formats et temps forts

Conférences, panels, ateliers et expositions

Sessions de networking et de mise en relation investisseurs–start-ups

Rencontres entre régulateurs, entreprises et innovateurs

Public cible

Gouvernements et régulateurs, grandes entreprises technologiques, opérateurs mobiles, fintechs, start-ups, investisseurs, institutions de financement du développement, accélérateurs, médias et acteurs de l’écosystème numérique africain

Site officiel

www.africatechsummit.com/nairobi

En s’imposant comme un hub de convergence entre technologies, capital et politiques publiques, l’Africa Tech Summit Nairobi 2026 confirme son rôle de plateforme clé pour accélérer l’innovation, l’investissement et la transformation numérique en Afrique.

 

Par Digital Business Africa

E-Gov au Cameroun : la Corée injecte 4,6 milliards de F.Cfa pour trois centres de formation à l’ENAM, SUP’PTIC et à l’ISMP

[Digital Business Africa] – Le Cameroun poursuit son projet de modernisation de son administration publique. Grâce à un financement de 4,6 milliards de F octroyé par la République de Corée, trois centres de formation dédiés à la transformation numérique des agents de l’État seront créés au sein de l’ENAM, de SUP’PTIC et de l’ISMP. Une initiative structurante qui vise à doter l’administration camerounaise des compétences nécessaires pour offrir des services publics plus rapides, plus efficaces et pleinement digitalisés.

Trois centres pour former les fonctionnaires à l’ère du numérique

Dévoilés le 16 décembre 2025 à Yaoundé, ces centres de formation constituent le cœur du programme de renforcement des capacités en e-government mis en œuvre avec l’agence coréenne KOICA. Ils auront pour mission de transformer les compétences traditionnelles des agents publics en compétences numériques harmonisées.

ENAM : formation des administrateurs et magistrats à la gouvernance numérique

SUP’PTIC : développement des compétences techniques en systèmes d’information

ISMP : renforcement du management public digitalisé

Ces infrastructures permettront de professionnaliser la digitalisation de l’État, en créant une véritable filière de compétences publiques numériques.

Un centre d’exposition e-Gov pour valoriser les innovations publiques

En complément des trois centres de formation, le projet prévoit également la création d’un Centre d’exposition e-Government.

Ce lieu servira de vitrine technologique pour présenter les plateformes, solutions et innovations numériques développées par l’administration camerounaise. Il jouera un rôle clé dans la diffusion de la culture digitale au sein des institutions publiques.

E-Gov au Cameroun : la Corée injecte 4,6 milliards de F.Cfa pour trois centres de formation à l’ENAM, SUP’PTIC et à l’ISMP

 

Un projet qui sera présenté au Salon E‑Gov’A en mai 2026

Ce programme ambitieux fera l’objet d’une présentation officielle au Salon E‑Gov’A, le grand rendez-vous africain de la gouvernance électronique et de l’innovation digitale, organisé par Smart Click Africa et Digital Business Africa du 14 au 16 mai 2026.

Ce sera l’occasion de dévoiler les maquettes, les objectifs pédagogiques, les technologies prévues et les impacts attendus sur la modernisation de l’État.

La Corée du Sud, à travers la Koica, y présentera ce projet comme un modèle de coopération internationale réussie et un levier majeur pour accélérer la transformation numérique du secteur public.

Une coopération stratégique alignée sur la SND30

Pour le ministre de l’Économie, Alamine Ousmane Mey, ces infrastructures s’inscrivent dans la vision d’une administration « moderne, efficace, productive », indispensable à l’émergence du pays.

E-Gov au Cameroun : la Corée injecte 4,6 milliards de F.Cfa pour trois centres de formation à l’ENAM, SUP’PTIC et à l’ISMP

L’ambassadeur de Corée, Nam Ki-Wook, a rappelé que ces projets contribueront à « moderniser les systèmes administratifs, les rendant plus efficaces et compétents », renforçant ainsi la croissance durable du Cameroun.

Par Digital Business Africa

Cameroun : La commune de Dschang délivre ses premiers actes de naissance informatisés

[DIGITAL Business Africa] – À Dschang dans la région de l’Ouest, le père Noël est passé avec ses rennes. Sous le sapin, la numérisation des actes de l’état civil Le Premier Magistrat municipal, Jacquis Kemleu, a procédé le 17 décembre 2025 à la délivrance des premiers actes de naissance informatisés aux parents en présence de quelques conseillers municipaux, des responsables du Bureau national de l’Etat-civil (BUNEC).

Comme les usages le prévoient, les données sont intégrées dans la plateforme du Système intégré de Gestion de l’Etat-civil (SIGEC). C’est une plateforme pilotée par le BUNEC (Bureau national de l’État-civil) et le MINDDEVEL, avec des projets comme GENESYS.

Elle vise à moderniser l’enregistrement des naissances, mariages et décès, à remplacer les registres manuels par une base de données centralisée et sécurisée, et à permettre l’accès aux actes en ligne via des codes QR.

Ce qui améliore l’efficacité, la transparence et l’accès aux droits, tout en s’alignant sur les objectifs de développement nationaux et mondiaux.

La commune de Dschang rejoint donc plusieurs de ses sœurs. Notamment Garoua II. Le 28 mars 2025, la commune de Garoua II a produit son tout premier acte d’état civil informatisé.

La commune de Bikok dans la région du Centre figure parmi les premières communes à avoir remis un acte d’état civil informatisé.

La commune de Nitoukou est aussi passée par là le 14 mars 2025. Au cours d’une cérémonie symbolique, l’exécutif communal a remis 650 actes de naissance informatisés à certains parents.

La nouvelle approche propose un processus intégré dès la naissance :

• Le médecin accoucheur délivre une attestation de naissance numérisée

• Ce document devient accessible dans tout le pays via le système informatique

• L’état civil établit ensuite l’acte de naissance numérique

Au-delà de ces avancées, plusieurs défis subsistent. Entre autres, l’accessibilité internet dans les zones rurales, la formation du personnel administratif aux outils numériques, l’interconnexion entre les différents services (hôpitaux, mairies, etc.) et la migration des archives papier vers le format numérique.

Par Jean Materne Zambo

Le Cameroun lance claim.evisacam.cm, la plateforme de réclamations après des débits bancaires anormaux sur l’e-Visa

[DIGITAL Business Africa] – Le ministère des Relations extérieures (MINREX) du Cameroun a publié un communiqué officiel ce 17 décembre 2025 faisant état de dysfonctionnements constatés lors de certaines transactions effectuées sur la plateforme e-Visa Cameroun, Evisacam. Selon le MINREX, des usagers pourraient avoir été confrontés à des débits bancaires anormaux au moment du paiement en ligne des frais de visa.

D’après le communiqué, ces situations ont été détectées dans le cadre d’un suivi renforcé des transactions réalisées sur la plateforme Evisacam. Sans en préciser l’ampleur exacte, le ministère reconnaît que des anomalies ont pu affecter certains comptes bancaires d’utilisateurs ayant effectué leurs paiements via les circuits électroniques intégrés au dispositif e-Visa.

Afin d’assurer une prise en charge rapide et efficace des réclamations, le MINREX invite les usagers concernés à remplir un formulaire dédié, accessible en ligne à l’adresse https://claim.evisacam.cm. Cette plateforme de réclamations vise à centraliser les plaintes et à faciliter leur traitement par les équipes compétentes, en collaboration avec les partenaires bancaires impliqués dans les opérations de paiement.

Le ministère des Relations extérieures précise que chaque réclamation enregistrée par ce canal fera l’objet d’un traitement immédiat, avec pour objectif de rétablir rapidement la situation pour les usagers concernés et de corriger les anomalies éventuellement constatées sur leurs comptes.

Dans son communiqué, le MINREX présente ses excuses pour les désagréments causés et remercie les usagers pour leur confiance. Il réaffirme par ailleurs son engagement à renforcer la fiabilité et la sécurité des services numériques liés à la délivrance des visas pour le Cameroun.

Déployé dans le cadre de la modernisation des services consulaires, l’e-Visa Cameroun constitue l’un des piliers de la stratégie de digitalisation portée par le MINREX, visant à simplifier les démarches administratives des voyageurs et à renforcer l’attractivité du pays.

Pour mettre en oeuvre cette innovation, l’Etat du Cameroun avait signé avec Impact Palmares Group un partenariat qui a été récemment consolidé. À travers cette communication, le ministère entend rassurer les usagers sur la capacité de l’administration à détecter et résoudre rapidement les incidents susceptibles de survenir dans le cadre des services publics numériques.

Par Digital Business Africa

RCA : Starlink finalise ses travaux d’installation

[DIGITAL Business Africa] – Starlink en République centrafricaine, c’est (presque) fait. L’opérateur de services internet par satellite a signé une convention pour la finition des travaux d’installation avec le gouvernement centrafricain ce 18 décembre 2025.

L’accord a eté signé entre le ministre de l’Économie numérique, des Postes et Télécommunications, Justin Gourna Zacko et chargée d’affaires de l’ambassade des Etats-unis en RCA Dr. Mélanie Zimmermann . Étaient présents à cette cérémonie, le Premier ministre Félix Moloua, le président de la République S.E le Pr Faustin-Archange Touadéra.

en effet, l’opérateur Starlink mettra a disposition de la RCA une connexion fiable, à haut débit, qui contribuera au développement Économique du pays.

L’arrivee de Starlink selon les autorités va améliorer la qualité de connexion Internet en plus de Stimuler la croissance économique à travers l’attraction des nouvelles entreprises commerciales internationales.

L’opérateur  devrait contribuer à réduire la fracture numérique, notamment dans les zones rurales, à renforcer la couverture Internet nationale et à favoriser la modernisation des services publics, l’éducation en ligne, la télémédecine et un meilleur accès à l’information pour l’ensemble de la population.

La ministre des affaires étrangères  Sylvie Baipo Temon a dans son discours rappelé que, le Président Pr Faustin-Archange Touadera place le développement du secteur numérique au Centre de ses préoccupations pour booster l’Économie du pays.

Côté Starlink, on annonce l’approfondissement de la coopération entre la République centrafricaine et les USA avec la tenue prochaine d’un dialogue bilatéral dans le domaine commercial.

 

Touadéra vite conquis 

 

Contrairement au voisin Cameroun, la RCA a été vite conquise. Les discussions  entre l’opérateur  et le gou centrafricain  sontallées vite. Le 24 septembre 2025, Ryan Goôdnight, directeur général Accès au Marché de l’entreprise américaine SpaceX et le Chef de l’État Touadéra ont eu un échange sur la question de l’implantation de Starlink en RCA aux États-Unis. Ryan Goôdnight, directeur général Accès au Marché de l’entreprise américaine SpaceX, a tenu les mots qu’il fallait pour convaincre le Chef de l’État.

« Le réseau est composé de milliers de satellites qui permettent d’établir des connexions Internet haut débit, même dans les régions éloignées ou mal desservies par les réseaux terrestres ».

Le représentant de l’entreprise américaine SpaceX avait aussi promis de tout mettre en œuvre de manière rapide et avec le concours du gouvernement centrafricain, pour que Starlink soit une réalité en République centrafricaine.

Par Jean Materne Zambo

Tech Revolution Africa 2026 à Lagos: l’écosystème Tech africain en rendez-vous les 30 et 31 janvier 2026.

[DIGITAL Business Africa] – Les 30 et 31 janvier 2026, la ville de Lagos, capitale économique du Nigeria, accueillera la deuxième édition de la « Tech Revolution Africa», une conférence panafricaine dédiée à l’innovation technologique et à la croissance de l’écosystème numérique du continent. L’événement se tiendra au Landmark Event Centre, l’un des principaux espaces de conférences de la métropole nigériane.

Fondée par Glory Olamigoke et David Ogebe, Tech Revolution Africa ambitionne de connecter l’ensemble de la chaîne de valeur technologique africaine. La conférence réunit des milliers de talents, d’acteurs et de leaders du numérique pour échanger, collaborer et débattre des leviers de développement de l’innovation technologique en Afrique.

Startups, investissements et innovation au cœur des échanges

La Tech Revolution Africa se positionne comme une plateforme de mise en relation stratégique entre startups, entreprises technologiques, investisseurs et décideurs publics. L’événement met en lumière des startups africaines, des produits innovants, des idées émergentes et des solutions technologiques à fort impact, contribuant à façonner l’avenir numérique du continent.

Pour cette édition 2026, sont attendues :

  • Plus de 5 000 participants
  • Plus de 60 intervenants de renom
  • Plus de 150 entreprises africaines et internationales
  • Plus de 12 pays participants
  • Plus de 40 sessions et thématiques
  • A noter que 30 % des participants sont des décideurs. 

Deux jours pour apprendre, connecter et conclure

Pendant deux jours, les participants pourront développer leur réseau, approfondir leurs connaissances, accéder à des opportunités de financement et nouer des partenariats stratégiques. Conférences, panels, sessions de networking et rencontres B2B rythmeront l’agenda, avec un objectif clair : accélérer la croissance de l’innovation technologique en Afrique et favoriser la collaboration entre les différents acteurs de l’écosystème.

L’événement en bref :

Nom de l’événement

Tech Revolution Africa 2026

Fondateurs

Glory Olamigoke & David Ogebe

Pays et ville

Nigeria, Lagos

Dates

30 et 31 janvier 2026

Lieu

Landmark Event Centre, Lagos

Public attendu

Entreprises technologiques internationales et africaines, startups, investisseurs, décideurs publics, innovateurs, professionnels, talents et passionnés de technologie

Objectifs clés

Apprentissage, networking, financement, partenariats, conclusion d’accords et mise en valeur de l’innovation Africaine

Thématiques clés

– L’avenir de l’économie numérique africaine

– Pleins feux sur les investisseurs et les sociétés de capital-risque

– Technologies mondiales et économie africaine

– Le pouvoir de la connectivité : 5G, IoT et villes intelligentes

– L’univers des startups

– L’économie créative

– L’IA : façonner l’avenir

– Les nouveaux géants de la Tech : les fondateurs des prochaines licornes africaines

– Les femmes dans la Tech et l’innovation inclusive

– Se lancer dans la Tech

– Politiques gouvernementales et écosystémiques

– L’économie des talents

Site web officiel :

Tech Revolution Africa

Homepage

En s’imposant comme un rendez-vous fédérateur pour les bâtisseurs de l’Afrique numérique, Tech Revolution Africa 2026 confirme le rôle de Lagos comme hub majeur de l’innovation et des technologies sur le continent.

Madagascar : Des points d’accès Wi-Fi (hotspots Internet) bientôt dans des universités

[DIGITAL Business Africa] – Internet à volonté et surtout gratuit sur des campus universitaires. Les étudiants ne pouvaient pas rêver mieux comme cadeau de Noël. Aux commandes de cette initiative, YAS Madagascar en partenariat avec le MNDPT et avec le soutien d’AXIAN Telecom.

Mahefa Andriamampiadana, ministre du Développement numérique, de la Transformation digitale, des Postes et des Télécommunications, a signé, ce 17 décembre 2025, une convention de partenariat avec l’opérateur de télécommunications Yas. Le partenariat porte sur le déploiement des points d’accès Wi-Fi (hotspots Internet) destinés aux étudiants dans les universités.

Ce partenariat s’inscrit dans l’engagement durable de Yas en faveur de l’éducation et de l’inclusion numérique, aux côtés d’initiatives comme Sekoly Yas et l’investissement dans la formation aux métiers du numérique, notamment via son soutien à l’École 42 Antananarivo.

Cette mesure démarre à Antananarivo et Tuléar, puis ce sera Fianarantsoa, Diego et Majunga. Elle s’étendra ensuite aux autres universités du pays, « car la connectivité est aujourd’hui un outil essentiel pour l’apprentissage et la recherche », reconnaît Yas Madagascar.

Pour sa part, Miarintsoa Neilla Andrianasolo, membre du Comité de Digitalisation de l’Université, a rappelé que le numérique permet non seulement un accès élargi aux ressources pédagogiques et scientifiques, mais aussi de valoriser la recherche, de moderniser les services administratifs et de renforcer les compétences des étudiants pour leur insertion professionnelle.

La décision d’intégrer les technologies de l’information et de la communication (TIC) à tous les niveaux de l’enseignement est alignée sur le Plan stratégique du numérique (PSN 2023-2028).

Cette feuille de route ambitieuse vise à transformer l’île en un acteur majeur de l’économie numérique africaine et à augmenter la contribution du numérique au PIB de 1,5 % à 6 % d’ici 2028, en misant sur la libéralisation des télécoms, l’accès universel à Internet, l’e-gouvernement et la formation de 40 000 professionnels, malgré des défis infrastructurels importants.

Grâce à cette stratégie, le gouvernement promeut le renforcement d’une éducation inclusive, adaptée aux normes et besoins actuels, en généralisant l’usage des TIC dans l’enseignement.

Le PSN 2023-2028 comprend, entre autres, la numérisation des supports pédagogiques, l’adaptation des méthodes d’apprentissage et la digitalisation du parcours étudiant, tout en valorisant et sécurisant les compétences et en mettant en place un référentiel formation emploi pour améliorer l’orientation des étudiants.

L’exécutif a lancé en juin 2025 la transformation du Centre national de téléenseignement. En juillet 2025, le PNUD et la Banque mondiale ont organisé un colloque sur la digitalisation de l’enseignement supérieur et son impact.

Rivoarison Randrianasolo, président de l’université d’Antananarivo, a souligné que le numérique constitue « un levier fondamental de transformation, capable d’améliorer la qualité de l’enseignement, de faciliter l’accès au savoir et de préparer les étudiants aux défis d’un monde en constante mutation ».

Par Jean Materne Zambo, source : YAS Madagascar

Bénin : L’ASIN et le ministère en charge du numérique forment 40 jeunes filles en cybersécurité

[DIGITAL Business Africa] – Un heureux présage pour l’inclusion numérique au Bénin. 40 femmes ont suivi une formation en cybersécurité à Sèmè-City Cotonou, à à partir  du 12 décembre 2025. L’initiative est du ministère du Numérique et de la Digitalisation en collaboration avec l’Agence des Systèmes d’Information et du Numérique (ASIN-Bénin).

Cette formation vise à préparer les bénéficiaires à des certifications internationales et faciliter leur insertion professionnelle grâce à l’appui de l’Agence nationale pour la Promotion de l’Emploi (ANPE).

La formation inclut des modules tels que :

• Introduction à la cybersécurité

• Réseautique et sécurité

• Cyberattaques et défense en entreprise

• Réponse aux incidents

Des enseignements complétés par des sessions sur le droit du numérique, l’entrepreneuriat, des workshops et des immersions professionnelles. A terme, les bénéficiaires auront droit à des certifications internationales. Ce qui devrait faciliter leur insertion professionnelle grâce à l’appui de l’Agence Nationale pour la Promotion de l’Emploi (ANPE).

Ce programme formation a été financé par LuxDev et mis en œuvre par l’ASIN-Bénin sous le leadership du ministère du Numérique et de la Digitalisation.

« Cette formation de jeunes filles a pour vocation de créer des conditions pour que davantage de jeunes filles béninoises participent pleinement au développement du numérique, et en particulier à la cybersécurité. », a déclaré Monsieur Ahmed Sacca Yarou, Directeur de Cabinet de la ministre du Numérique et de la Digitalisation.

Cette formation s’inscrit dans le cadre de l’axe stratégique n°3 de la Stratégie nationale de Sécurité Numérique « Développement des compétences et de la culture de la sécurité numérique ».

Sur 1 689 candidatures enregistrées à l’échelle nationale pour cette cohorte, 131 jeunes filles ont d’abord bénéficié d’une formation préparatoire dans plusieurs départements (Atacora, Littoral, Borgou, Plateau et Collines). À l’issue de cette phase, quarante (40) boursières ont été retenues pour suivre un cursus spécialisé en cybersécurité à l’École des Métiers du Numérique. Par ailleurs, les autorités béninoises entendent créer les conditions d’une participation accrue des jeunes filles à l’économie numérique

Par Jean Materne Zambo, source : ASIN-BÉNIN

Cameroun : Paul Biya autorise un accord de prêt de 39,24 MDS de FCFA pour le projet de vidéosurveillance urbaine

[DIGITAL Business Africa] – Le projet d’extension du plan du système intelligent de vidéosurveillance urbaine entre dans sa phase 2. Le président de la République du Cameroun, S.E Paul Biya, a signé ce 17 décembre 2025 un décret autorisant la signature d’un accord de prêt sous forme de crédit-acheteur, d’un montant de 59 821 390,95 euros, soit environ 39 240 260 143 francs CFA.

Le décret indique que le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, Alamine Ousmane Mey, est habilité, avec faculté de délégation, à signer avec la CHINA CITIC BANK CORPORATION LTD (CITIC BANK), branche de Shenzhen, cet accord. Cette enveloppe est allouée pour le financement complémentaire du Projet d’extension, au plan national, du Système Intelligent de Vidéosurveillance Urbaine.

Le projet vise à équiper les villes camerounaises d’un système de vidéosurveillance, afin de lutter plus efficacement contre l’insécurité. 46 milliards de FCFA avaient déjà été débloquée pour la première phase du projet.

Selon les autorités, elle a permis d’installer 1500 caméras de vidéosurveillance dans certaines villes du Cameroun, et de se doter de 2000 postes émetteurs-récepteurs portatifs, dans l’optique de permettre une meilleure surveillance du territoire par la police camerounaise.

La banque asiatique China Construction Bank Corporation (CCBC) avait annulé, en 2024, son financement de 33 milliards de FCFA pour cette deuxième phase. La Caisse autonome d’amortissement (CAA), dans une note de conjoncture sur la dette publique à fin septembre 2024, avait alors révélé.

« La convention signée en 2021 pour le projet d’extension du plan du système intelligent de vidéosurveillance est en cours d’annulation, suite au retrait du partenaire financier initial ».

Plusieurs villes avaient été retenues dans le cadre de l’implémentation de la phase I du projet. Notamment Kribi, dans laquelle se trouve le plus grand port du Cameroun ; Kyé-Ossi et Garoua-Boulaï, villes respectivement frontalières à la Guinée équatoriale et à la Centrafrique. Sans oublier les villes de Waza, Fotokol, Kousseri et Amchidé, situées dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun.

Par Jean Materne Zambo 

Congo : Le lycée Denis Sassou N’Guesso doté d’une salle multimédia

[DIGITAL Business Africa] – Eléves et enseignants du lycée Denis Sassou N’Guesso arrimés à l’éducation numérique. La nouvelle salle multimédia du lycée Denis Sassou N’Guesso a été inaugurée ce 15 décembre 2025 au cours d’une cérémonie présidée par le ministre des Postes, Télécommunications et Économie numérique. Léon Juste Ibombo a souligné que ce projet améliore l’infrastructure éducative et la qualité de l’enseignement.

Plusieurs Congolais saluent cette infrastructure capable d’ offrir des conditions modernes et de développer des compétences numériques des élèves à travers le pays.

Camille Martin sur Facebook : « Grâce à des technologies aussi modernes, notre système éducatif devient de meilleure qualité et offre davantage de possibilités d’épanouissement à nos enfants ».

Marie-Thérèse Kapenga souhaite que les autorités ne s’arrêtent pas en si bon chemin.

« De nos jours, les jeunes ne peuvent pas se passer de compétences numériques, car le monde ne s’arrête pas. Je pense que bientôt, ce type de classe apparaîtra dans d’autres écoles également ».

Il y a trois ans, l’université Denis Sassou N’Guesso, le deuxième établissement public d’enseignement supérieur en République du Congo, recevait sa salle multimédia. Cette infrastructure moderne comprend entre autres : vingt-quatre (24) ordinateurs, le même nombre de tables et de chaises, un vidéo projecteur, un box LTE connectée à internet très haut débit d’une capacité de huit (8) Méga octets.

La salle multimédia de l’université Denis Sassou N’Guesso a été cofinancée par la Fondation de la société de téléphonie mobile MTN et la société pétrolière Chevron à hauteur de plus de soixante millions de francs CFA (60.000.000 FCFA).

Par Jean Materne Zambo

Cameroun : La Douane saisit des kits Starlink alors que l’arrivée officielle de l’opérateur se précise

[DIGITAL Business Africa] – Le déploiement de Starlink au Cameroun se fait attendre. Mais son arrivée officielle ne devrait plus tarder. L’heure est à la finalisation par l’Agence de régulation des télécommunications (ART) du projet de convention de concession et du cahier des charges devant encadrer l’exploitation de ses services d’Internet par satellite. Pour certains, l’attente est longue. Il faut emprunter la voie de l’illégalité. Mais c’est sans compter sur la vigilance des gabelous.

Les éléments du Poste des Douanes d’Obala, Secteur des Douanes du Centre, ont saisi 10 modems Starlink au poste de contrôle de Nkometou vendredi 12 décembre 2025.

Selon les autorités, la saisie est consecutive à la fouille des bagages de soute d’un car de transport en commun. Les appareils saisis ont été acheminés au siège du Secteur des Douanes du Centre, au quartier Mvog-Mbi à Yaoundé, pour les suites contentieuses.

Starlink est la constellation de satellites la plus avancée au monde utilisant une orbite terrestre basse pour fournir une connexion internet à haut débit capable de prendre en charge le streaming, les jeux en ligne, les appels vidéo, et bien plus. Un sérieux concurrent pour l’opérateur des télécommunications CAMTEL, Orange Camerounet MTN Cameroon.  Selon Beaugas Orain Djoyum, DG de Digital Business Africa, son arrivée au Cameroun, annoncée en 2026, ne doit pas être vue comme une menace inévitable, mais comme un révélateur des faiblesses structurelles du marché camerounais.

“Si Camtel accélère le déploiement de la fibre et rend son offre plus compétitive, si Orange, MTN et les autres FAI misent sur le fixe sans fil, et si l’ensemble du secteur diversifie ses services, alors Starlink restera une solution de niche, limitée aux zones rurales isolées et aux entreprises à haut pouvoir d’achat”.

Il faut rappeler que les activités de SpaceX, maison mère de Starlink, sont interdites  sur le sol camerounais depuis 2024. Les équipements de l’opérateur sont systématiquement saisis par les douanes pour des raisons dites « de sécurité nationale et le non-respect de la réglementation des télécommunications ».

Mais la ministre des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng, a confirmé fin novembre 2025, lors de la présentation du budget 2026 à l’Assemblée nationale, que les documents avaient été transmis à la tutelle technique, préalable à l’octroi de la concession.

Par Jean Materne Zambo, source : douanes.cm

Maroc : Le gouvernement mobilise 140 millions de dollars en soutien aux startups

[DIGITAL Business Africa] – Les fruits de la 5ᵉ édition du Forum Digital Now sont palpables. La ministre déléguée chargée de la Transition numérique et de la Réforme administrative, Amal El Fallah Seghrouchni, a annoncé le 12 décembre 2025, la mobilisation d’une enveloppe globale de 1,3 MMDH (140 millions de dollars). L’investissement permettra de développer l’écosystème startup marocain, et s’inscrit dans le cadre de la stratégie Maroc Digital 2030.

Cette stratégie nationale du Maroc pour le numérique et l’intelligence artificielle a été lancée en septembre 2024 par la ministre Ghita Mezzour. Elle a pour objectif de faire du pays un hub numérique durable et compétitif d’ici 2030. Elle s’inscrit dans le cadre des orientations royales, qui placent le numérique comme un levier de croissance économique et de progrès social

Ce budget se décline comme suit :

-750 MDH (81 millions de dollars) pour les programmes de venture building. Réservé aux initiatives de création de coentreprises axées sur le soutien à la création et à la croissance des startups en phase de démarrage

– 450 MDH (49 millions de dollars) dédiés au capital-risque. Cela pour attirer davantage d’investissements privés.

– 70 MDH (7,6 millions de dollars) alloués au réseau Technopark pour étendre et renforcer le réseau de technoparks du pays.

Selon la ministre déléguée chargée de la Transition numérique et de la Réforme administrative, Seghrouchni, le Maroc renforce son écosystème de capital-risque grâce à de nouveaux instruments de financement visant à accroître la participation du secteur privé et à dynamiser l’entrepreneuriat à l’échelle nationale. Ces mesures devraient soutenir la création de 1 000 startups d’ici 2026, avec un objectif à plus long terme d’atteindre 3 000 startups d’ici 2030.

La stratégie dépasse le cadre du financement. Plusieurs initiatives sont conçues pour promouvoir une croissance numérique inclusive, y compris des programmes visant à améliorer l’accès numérique dans les zones rurales et le déploiement des instituts Jazari, qui sont destinés à nourrir les centres d’innovation régionaux et à renforcer les écosystèmes entrepreneuriaux locaux.

Par Jean Materne Zambo 

 

 

Afrique centrale : L’ ARTAC prépare une cartographie des infrastructures à fibre optique

[DIGITAL Business Africa] – Le Tchad abrite l’Atelier sous-régional sur la cartographie des infrastructures de fibre optique. L’événement est coorganisé par l’Assemblée des régulateurs des télécommunications de l’Afrique centrale (ARTAC) et l’ARCEP Tchad du 15 au 18 décembre 2025 à N’Djamena. Selon les autorités, 150 experts, décideurs et acteurs du numérique et de la finance y prennent part.

Les travaux visent à collecter, centraliser et harmoniser les données, à renseigner la plateforme cartographique qui deviendra un outil précieux pour tous, décideurs publics, opérateurs et citoyens. Cela permettra aussi aux pays membres de l’ARTAC d’identifier précisément les zones non desservies ou mal desservies et de prioriser les besoins d’investissement de manière transparente et éclairée. L’atelier tombe à point nommé pour le DG de l’ARCEP Tchad, Haliki Choua Mahamat.

« La fibre optique n’est pas un simple câble, c’est une colonne vertébrale stratégique. Elle relie les territoires, soutient la croissance, rapproche les citoyens et rend possible l’innovation.

Là où elle s’installe… l’État gagne en efficacité, l’économie en compétitivité et la jeunesse en perspective. Mais la vérité nous oblige, nos infrastructures restent encore inégalement déployées, parfois cloisonnées, souvent insuffisamment visibles. Trop souvent, ce que nous avons construit existe sans être pleinement coordonné, partagé ou valorisé.

La cartographie des infrastructures de fibre optique que nous engageons aujourd’hui est un acte de lucidité et de responsabilité collective. Elle permet de voir clair, de planifier juste et d’investir intelligemment. Elle est le socle d’une régulation moderne, anticipatrice et orientée vers l’intérêt général », a-t-il déclaré.

Le DG de l’ARCEP précise qu’il n’y a pas de service numérique performant sans infrastructures fiables, pas d’inclusion financière sans connectivité robuste, pas de souveraineté numérique sans réseau sécurisé. Dans cette même dynamique, ajoute-t-il, la mise en œuvre effective du free roaming au sein de la CEMAC démeure une exigence forte.

Prenant la parole, le président de l’Assemblée des régulateurs des télécommunications de l’Afrique centrale (ARTAC), Christian Katende, a rappelé qu’il est crucial de promouvoir un usage responsable des réseaux sociaux, de lutter contre la cybercriminalité et de soigner la confiance.

Il a présenté les trois piliers pour l’avenir numérique de l’Afrique centrale. Notamment l’harmonisation des régulations pour bâtir un marché numérique intégré, le développement d’infrastructures interconnectées et modernes, et la promotion d’un numérique inclusif et sécurisé.

Par Jean Materne Zambo

 

Gabon : Le Wi-Fi à bord des trains pour une couverture mobile qui tient toujours la route

[DIGITAL Business Africa] – Zones blanches, saturation des antennes… Le Gabon verra bientôt le bout du tunnel. Le Wi-Fi s’apprête à embarquer aux côtés des voyageurs. Mais il faut encore patienter. Les ministères de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation et le ministère des Transports, de la Marine marchande et de la Logistique, en partenariat avec la SETRAG et Airtel Gabon, devront d’abord procéder le 23 décembre 2025 au lancement officiel du projet.

L’initiative  annoncée, ce 15 décembre 2025 dans un communiqué du MENDI, vise à améliorer le confort et l’expérience des usagers du transport ferroviaire à travers l’intégration progressive des services numériques. D’après le site selectra.info, le Wi-Fi embarqué joue un rôle important à plusieurs titres.

«Gabon : Le Wi-Fi à bord des trains pour une couverture mobile qui tient toujours la route Relais collectif : en captant plusieurs réseaux extérieurs et en redistribuant un signal homogène, il mutualise la bande passante et compense en partie l’effet “cage de Faraday” des rames. Autrement dit, l’avenir de la connectivité à bord n’est pas une opposition entre données mobiles et Wifi, mais une alliance des deux.

Coordination: Améliorer le Wifi du train supposera une coordination renforcée entre opérateurs, SNCF et régulateur, mais aussi l’intégration de technologies ».

Des experts en connectivité sont unanimes sur le fait que la couverture mobile ne tient pas toujours la route : tunnels, zones blanches, saturation des antennes… les coupures restent fréquentes. Le Wi-Fi embarqué, en captant le réseau extérieur pour le redistribuer à tous les passagers, joue un rôle clé pour lisser ces aléas et absorber la demande collective. Demain, seule la complémentarité entre une 4G/5G renforcée et un Wi-Fi modernisé garantira une expérience numérique fluide en train.

Les autorités annoncent que, dans une première étape, l’accès Internet à bord permettra exclusivement l’utilisation de l’application WhatsApp.

Les étapes suivantes du projet permettront un élargissement progressif des services, en fonction des performances techniques et de la qualité de service observée. La solution déployée, One Web, est fournie par Airtel Gabon, en collaboration avec la SETRAG.

Le lancement sera marqué par une présentation de la solution et un test de connexion en conditions réelles à bord du train, en présence des autorités et des partenaires », indique le communiqué.

Par Jean Materne Zambo