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Souveraineté numérique : TCHADIX veut bâtir un Internet tchadien plus performant et résilient

[DIGITAL Business Africa] – Le Tchad accélère la structuration de son écosystème Internet national. Réunis ce mai 2026 à l’hôtel Radisson Blu Hotel N’Djamena, les membres de TCHADIX ont ouvert leur Assemblée générale autour du thème : « Pour un internet tchadien plus performant et souverain ». Cette rencontre stratégique rassemble fournisseurs d’accès Internet, opérateurs de téléphonie mobile et acteurs clés du numérique tchadien.

Présidant les travaux, Adoum Djimet Saboun a présenté cette Assemblée générale comme une étape majeure dans la consolidation d’un écosystème numérique national plus accessible, sécurisé et performant. Selon lui, TCHADIX est le fruit d’une démarche collective portée par Agence de Développement des Technologies de l’Information et de la Communication, avec l’implication des principaux acteurs des TIC du pays afin de mettre en place une gouvernance collaborative du point d’échange Internet national.

Le responsable souligne que TCHADIX représente aujourd’hui un levier stratégique pour améliorer la qualité de l’Internet au Tchad, tout en réduisant les coûts de connectivité grâce à l’échange local du trafic Internet entre opérateurs et fournisseurs d’accès.

Structuré sous la forme d’un groupement d’intérêt économique, TCHADIX ambitionne également de renforcer la souveraineté numérique du pays. L’infrastructure vise notamment à encourager l’hébergement local des données et à limiter la dépendance du Tchad vis-à-vis des infrastructures étrangères, dans un contexte mondial marqué par l’accélération de la transformation numérique.

Pour Adoum Djimet Saboun, cette dynamique s’inscrit dans les orientations stratégiques de Haliki Choua Mahamat, dont la vision place les infrastructures numériques et la transformation digitale parmi les priorités nationales. Il a également rappelé que cette ambition rejoint la politique impulsée par Mahamat Idriss Déby Itno en faveur d’un Tchad connecté, moderne et souverain sur le plan numérique.

Afin de renforcer sa gouvernance, TCHADIX s’appuie sur trois organes majeurs : l’Assemblée générale, le Conseil d’administration et le Comité exécutif. Les travaux en cours devraient permettre de finaliser la désignation du Comité exécutif, considéré comme une étape essentielle pour accélérer la mise en œuvre des projets liés à l’interconnexion nationale.

Au cours de cette Assemblée générale, Zahra Ahmed Sidik a été désignée Présidente de l’Assemblée générale pour un mandat de deux ans, marquant une nouvelle phase dans la structuration institutionnelle de TCHADIX.

À travers cette initiative, Agence de Développement des Technologies de l’Information et de la Communication réaffirme son ambition de développer des infrastructures numériques modernes capables de soutenir la croissance de l’économie numérique tchadienne et de garantir un Internet plus stable, sécurisé et souverain pour les populations et les entreprises.

par Loïc SOUOP

Source : ADETIC

Tchad : L’ADETIC célèbre un an du point d’échange Internet TCHADIX, bilan et perspectives

[DIGITAL Business Africa] – Le point d’échange Internet du Tchad souffle sa première bougie. Loin des festivités, les fournisseurs d’accès à internet, opérateurs de téléphonie mobile et plusieurs acteurs du secteur numérique national prennent part à l’Assemblée générale des membres de TCHADIX, qui s’est ouverte ce 20 mai 2026 autour du thème : « Pour un internet tchadien plus performant et souverain ».

Conçu sous la forme d’un Groupement d’intérêt économique, TCHADIX a pour mission de faciliter l’échange local du trafic Internet entre les différents opérateurs et fournisseurs d’accès. Cette infrastructure stratégique vise notamment à réduire les coûts de connectivité, améliorer la qualité des services numériques et renforcer la souveraineté numérique du Tchad.

Un an que TCHADIX est opérationnel. Un bilan s’impose. Quelques points à relever. D’abord l’institutionnalisation : Les textes de base (statuts et règlement intérieur) ont été adoptés sous la forme d’un Groupement d’intérêt économique (GIE) pour assurer une gestion participative.

Ensuite, l’évolution du Bureau : L’Assemblée générale ordinaire a entériné la dynamique institutionnelle, reconduisant l’équipe dirigeante avec à sa tête M. Alamine Khader comme Coordinateur national.

Quelques perspectives et enjeux ont été annoncés à l’ouverture des travaux. Selon le top management, l’infrastructure vise à contrer le phénomène de tromboning (où le trafic local transite inutilement par des serveurs internationaux), permettant ainsi une baisse drastique des coûts de connectivité et une réduction de la latence pour les utilisateurs

Dans son discours, le président du Conseil d’administration de TCHADIX, Adoum Djimet Saboun, par ailleurs directeur général de l’ADETIC, a souligné que cette assemblée générale marque une étape déterminante dans la consolidation d’un écosystème numérique national plus performant, accessible et sécurisé.

TCHADIX est né d’une volonté collective portée par l’Agence de Développement des Technologies de l’Information et de la Communication, à travers un processus participatif ayant mobilisé les principaux acteurs des TIC du pays. Ce cadre de concertation a permis de définir un modèle de gestion inclusif et collaboratif du point d’échange Internet national.

Par Jean Materne Zambo, source: Adetic 

Togo : 38 experts formés en criminalistique numérique par le FBI

[DIGITAL Business Africa] – Les cybercriminels au Togo seront traqués dans leurs retranchements. Qu’il s’agisse du cyberespace ordinaire ou du Dark web, les 38 experts fraîchement formés par le Bureau fédéral d’enquêtes (FBI) auront les outils nécessaires pour lutter contre la cybercriminalité. Blockchain, enquêtes en ligne, traçage de transactions… leurs compétences sont pointues. La formation a été annoncée par l’ambassade américaine ce 15 mai 2026.

Cette formation s’inscrit dans la continuité d’une coopération bien établie. Les forces de sécurité et de défense togolaises bénéficient depuis plusieurs années de formations spécialisées en cybercriminalité dispensées par les services secrets américains (USSS).

La formation est annoncée dans un contexte où la cybercriminalité fait recette au Togo. En témoigne l’histoire d’un jeune Togolais, recruté par des mafias asiatiques au Cambodge sous de fallacieuses promesses d’emploi. Selon son témoignage recueilli par le journal Libération, le jeune homme aurait été victime des scam centers, implantés principalement au Cambodge, en Birmanie et aux Philippines.

Ces officines, selon le journal, génèrent chaque année des milliards de dollars de profits illicites. Leurs opérateurs ciblent délibérément des jeunes Africains, souvent diplômés, maîtrisant les langues étrangères et en quête d’opportunités, des profils idéaux pour mener des opérations de fraude en ligne ciblant l’Europe et l’Amérique du Nord.

Le Togo dispose d’un cadre légal qui encadre le numérique et réprime les infractions en ligne. Notamment la Loi n°2018-026 sur la cybersécurité et la lutte contre la cybercriminalité.  Elle sanctionne les infractions telles que les accès illicites, la pédopornographie, le chantage et la diffusion de fausses nouvelles visant à semer la panique (punissable de 1 à 3 ans d’emprisonnement).Et la Loi n°2019-014 sur la protection des données personnelles, qui encadre la collecte et l’utilisation de vos données numériques.

Le pays a aussi mis en place une Stratégie nationale de cybersécurité (2024-2028) pour renforcer les laboratoires de criminalistique numérique.

Par Jean Materne Zambo

Protection des Données: Les axes stratégiques de la Déclaration finale d’Abidjan adoptée à la 9ème Conférence du RAPDP

[DIGITAL Business Africa] – L’ écosystème du numérique africain se réunit autour d’une thématique sensible : la données à l’épreuve de l’innovation. Du 18 au 21 mai 2026, la Côte d’Ivoire abrite la 9ème Conférence du Réseau Africain des Autorités de Protection des Données personnelles.

Premier acte significatif des travaux : l’adoption de la Déclaration finale d’Abidjan. Un appel à l’action collective pour renforcer la souveraineté numérique et harmoniser les réglementations sur les données en Afrique.

Ce document stratégique trace la feuille de route et es orientations de la régulation des données personnelles pour la période 2026–2030.

Les axes clés de cette déclaration incluent :

• Gouvernance des technologies émergentes : Définir des cadres juridiques stricts pour encadrer l’intelligence artificielle et l’utilisation des algorithmes.

• Coopération continentale : Mutualiser les efforts entre les autorités de protection des données africaines pour faire face aux défis transfrontaliers.

• Vulgarisation des textes : Accélérer la ratification et la mise en œuvre de la Convention de Malabo sur la cybersécurité et la protection des données.

L’événement est organisée par l’Autorité de Régulation des Télécommunications/TIC de Côte d’Ivoire, et est placée sous le thème : « Réguler sans freiner l’innovation : la régulation des technologies innovantes — enjeux, défis et perspectives des autorités de protection en Afrique ».

Présidé actuellement par Iro Adamou, le RAPDP fédère des autorités issues des différentes régions d’Afrique — francophones, anglophones, lusophones et arabophones — dans une dynamique panafricaine de coopération et de mutualisation des expériences.

Au-delà des institutions, les organisateurs insistent sur le caractère citoyen de cette problématique. Gouvernements, entreprises, universités, société civile et utilisateurs du numérique sont appelés à contribuer collectivement à la construction d’un écosystème numérique africain plus sûr, plus éthique et plus souverain.

Par Jean Materne Zambo, source: RAPDP

De la CAF à la Zlecaf : Alexandre Siewe décroche un poste stratégique dans la communication du marché africain unique

[DIGITAL Business Africa] – Le Camerounais Alexandre Siewe entame une nouvelle étape de sa carrière au cœur de l’un des projets économiques les plus ambitieux du continent africain. L’ancien directeur de la communication de la Confédération africaine de football (CAF) a officiellement rejoint, depuis le 13 mai 2026, le secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) à Accra, au Ghana, en qualité de Conseiller principal en charge de la division communication.

L’annonce a été faite par l’intéressé lui-même dans un message publié le 15 mai sur Facebook, où il mêle spiritualité, leadership et vision panafricaine.

« Toute trajectoire a un auteur. Je commence par rendre grâce à DIEU, le Coach des coachs, celui qui compose les équipes que personne n’anticipe et qui place chaque joueur là où il peut être décisif », écrit-il.

Dans ce message, Alexandre Siewe présente sa nomination comme un appel stratégique plutôt qu’une simple promotion professionnelle.

« Ces moments-là, on ne les planifie pas. On les reçoit », affirme-t-il.

Le communicant camerounais révèle avoir été personnellement choisi par Wamkele Mene, secrétaire général de la Zlecaf.

« C’est S.E. Wamkele Mene qui m’a aligné dans son équipe-type », souligne-t-il, en utilisant un vocabulaire inspiré du sport et du management d’équipe.

Une mission au cœur du plus grand marché de libre-échange au monde

Dans son message, Alexandre Siewe rappelle également les ambitions gigantesques de la Zlecaf.

« 55 États. 1,4 milliard de personnes. Une ambition claire : que les Africains commercent davantage entre eux, produisent davantage chez eux, et créent de la richesse qui reste sur le continent », écrit-il.

Pour lui, le projet est déjà entré dans sa phase opérationnelle.

« Le match a commencé en 2021. Nous sommes en train de le jouer. »

La Zlecaf, entrée officiellement en vigueur en janvier 2021, vise à créer un marché continental intégré capable de stimuler le commerce intra-africain, l’industrialisation et les chaînes de valeur régionales.

Dans ce contexte, la communication apparaît désormais comme un levier stratégique majeur pour renforcer l’appropriation du projet par les populations, les entreprises et les décideurs africains.

« Creating One African Market n’est pas un slogan. C’est une promesse faite à un continent », insiste Alexandre Siewe.

Communication stratégique, IA et influence africaine

Le profil du nouveau responsable de la communication de la Zlecaf illustre également la montée en puissance des experts africains de la communication stratégique et de l’intelligence artificielle au sein des grandes institutions continentales.

Avant cette nomination, Alexandre Siewe dirigeait la stratégie chez Hémisphère Media Production Africa et présidait le réseau IA For Africa Initiatives. Consultant-expert en communication stratégique, branding, influence politique et intelligence artificielle, il affirme avoir construit son parcours à travers plusieurs secteurs et pays africains.

« Vingt ans à construire des récits à travers l’Afrique, de l’énergie au football, de la gouvernance de l’IA aux institutions continentales, m’ont conduit ici. Ce n’est pas une arrivée. C’est une mise en jeu », écrit-il.

Selon sa biographie professionnelle, Alexandre Siewe intervient dans une douzaine de pays en Afrique et à l’international, où il accompagne des dirigeants, des gouvernements, des institutions et des fondations dans leurs stratégies d’influence, de transformation et de leadership.

Il est également présenté comme le concepteur du « Système Siewe™ », une méthode de coaching et de stratégie visant à produire des résultats rapides dans les dynamiques de leadership et de communication.

Pour le communicant camerounais, la communication autour de la Zlecaf ne doit pas être perçue comme un simple outil institutionnel.

« Ma mission : faire en sorte que ce projet soit compris, raconté, et approprié par le plus grand nombre. La communication n’est pas la périphérie d’un tel projet. Elle en est une condition », affirme-t-il.

À travers cette nomination, la Zlecaf semble ainsi miser sur une communication plus offensive, narrative et orientée vers l’influence, afin d’accélérer l’adhésion au projet d’intégration économique africaine.

Et sa première mission continentale s’inscrit déjà dans la communication autour d’un événement majeur : Biashara Afrika 2026, organisé du 18 au 20 mai 2026 au Palais des Congrès de Lomé, au Togo, sur le thème : « Dynamiser la transformation économique de l’Afrique grâce à la ZLECAf ».

Co-organisé par le Secrétariat de la ZLECAf et le gouvernement togolais, ce forum réunit plus de 1 500 décideurs politiques, investisseurs et chefs d’entreprise venus réfléchir aux moyens de stimuler le commerce intra-africain, de faciliter l’accès au marché continental et d’accélérer la mise en œuvre concrète de la Zone de libre-échange continentale africaine.

À travers cette nomination, la ZLECAf semble ainsi miser sur une communication plus offensive, narrative et orientée vers l’influence, afin d’accélérer l’adhésion au projet d’intégration économique africaine.

Et la première grande mission continentale d’Alexandre Siewe s’inscrit déjà dans la communication autour d’un événement stratégique : Biashara Afrika 2026, organisé du 18 au 20 mai 2026 au Palais des Congrès de Lomé, au Togo, sous le thème : « Dynamiser la transformation économique de l’Afrique grâce à la ZLECAf ».

Co-organisé par le Secrétariat de la ZLECAf et le gouvernement togolais, ce forum réunit plus de 1 500 décideurs politiques, investisseurs et chefs d’entreprise venus réfléchir aux moyens de stimuler le commerce intra-africain, de faciliter l’accès au marché continental et d’accélérer la mise en œuvre concrète de la Zone de libre-échange continentale africaine.

Par Digital Business Africa

Transformation numérique : le Niger muscle son administration avec un important appui technologique du Projet Villages Intelligents

[DIGITAL Business Africa] – Le Niger franchit une nouvelle étape dans la modernisation de son administration publique. Le vendredi 15 mai 2026, le Ministère de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information a officiellement réceptionné un important lot d’équipements informatiques offert par le Projet Villages Intelligents (PVI), dans le cadre de l’accélération de la transformation numérique de l’État. La cérémonie, organisée dans les locaux du ministère à Niamey, marque un tournant dans le renforcement des capacités technologiques de l’administration nigérienne. Celle-ci est confrontée depuis plusieurs années aux défis de la dématérialisation, de la gestion sécurisée des données et de l’amélioration des performances des services publics.

Le don remis par le Projet Villages Intelligents comprend plusieurs équipements stratégiques destinés à améliorer les conditions de travail des agents publics et à renforcer l’efficacité administrative. Le lot est constitué notamment d’ordinateurs portables et de bureau, de tablettes numériques, d’imprimantes modernes, de serveurs informatiques, ainsi que d’onduleurs et de solutions antivirus destinés à sécuriser les infrastructures numériques du ministère. À travers cette dotation, les autorités entendent réduire les lenteurs administratives, améliorer le traitement des informations et faciliter l’archivage numérique des documents administratifs.

La remise officielle du matériel a été effectuée par le Coordonnateur du Projet Villages Intelligents, Abdou Kané, au Secrétaire général du ministère, Mashoul Abdoul Nasser, en présence de plusieurs responsables administratifs et techniques.

Pour le ministère, cet appui représente bien plus qu’un simple renouvellement du parc informatique. Il s’inscrit dans une dynamique globale de transformation digitale des services publics nigériens, à l’heure où les administrations africaines sont appelées à adopter des outils numériques plus performants afin d’améliorer la qualité des prestations offertes aux citoyens.

« Ce matériel va transformer le quotidien de nos agents. Nous allons optimiser le traitement de l’information, sécuriser nos archives et, surtout, accélérer cette transformation digitale que nous appelons de nos vœux », a déclaré Mashoul Abdoul Nasser lors de la cérémonie.

L’intégration de serveurs et de dispositifs de protection numérique apparaît également comme un enjeu majeur dans un contexte de montée des risques liés à la cybersécurité et à la protection des données administratives sensibles.

À travers cette initiative, le Projet Villages Intelligents confirme son positionnement comme acteur clé de l’inclusion numérique au Niger. Initialement conçu pour favoriser l’accès aux technologies dans les zones rurales, le programme élargit désormais son action au renforcement des capacités numériques des institutions publiques.

L’objectif affiché est de créer un environnement administratif capable de soutenir les ambitions nationales en matière d’économie numérique, de gouvernance électronique et de connectivité territoriale. Dans plusieurs pays africains, les projets de digitalisation des administrations publiques deviennent progressivement des leviers de compétitivité et d’attractivité économique. Le Niger, qui multiplie depuis quelques années les initiatives de modernisation technologique, cherche ainsi à poser les bases d’un écosystème numérique plus structuré.

Au-delà de l’amélioration des conditions de travail des agents, cette dotation devrait contribuer à accélérer plusieurs chantiers liés à la dématérialisation des procédures administratives, à la circulation électronique des documents et à l’optimisation de la gestion interne du ministère.

Les autorités nigériennes ambitionnent notamment de réduire les délais de traitement des dossiers administratifs, de renforcer la traçabilité des informations et d’améliorer l’accessibilité des services publics grâce au numérique.

Cette modernisation intervient dans un contexte continental marqué par l’accélération des politiques de transformation digitale, soutenues aussi bien par les États que par les partenaires techniques et financiers.

Si cette dotation constitue une avancée importante, la question de la maintenance des équipements et de la formation des utilisateurs demeure centrale pour garantir l’efficacité et la pérennité des investissements numériques.

Le Secrétaire général du ministère a d’ailleurs appelé les bénéficiaires à faire un usage responsable et professionnel des équipements afin d’en préserver la durabilité.

À terme, le renforcement des capacités technologiques du Ministère de la Communication pourrait contribuer à faire émerger une administration plus agile, plus efficace et mieux préparée aux exigences de l’économie numérique moderne.

Plus qu’une remise élémentaire de matériel informatique, cette opération symbolise la volonté du Niger de construire une administration connectée, capable de soutenir les ambitions nationales en matière de transformation digitale et d’inclusion numérique.

Par Loic SOUOP

 

Bénin : Les lanceurs d’alerte outillés en investigation par la PPLAAF

[DIGITAL Business Africa] – Le lanceur d’alerte Béninois n’est pas loin de revêtir un manteau de légalité. Un atelier organisé par Social Watch Bénin et la Plateforme de protection des lanceurs d’alerte en Afrique (PPLAAF) se tient le 18 mai 2026. Y prennent part, le représentant du Haut Commissaire à la Prévention de la Corruption, des journalistes d’investigation, des organisations de la société civile et des experts autour des enjeux de l’investigation, de la protection des lanceurs et lanceuses d’alerte, et de la sécurité numérique.

L’atelier s’inscrit dans le cadre du projet « Alerter, Investiuer, Collaborer : Appuyer les acteurs et actrices au cœur de la lutte contre la corruption au Bénin et en Côte d’Ivoire ». L’initiative bénéficie de l’appui financier d’Expertise France.

Selon le site Transparency France, le lanceur d’alerte est une personne qui, de bonne foi et sans contrepartie financière, signale des faits illégaux ou dange pour l’intérêt général : corruption, fraude, atteintes à l’environnement, risques sanitaires, violations des droits humains.

Au niveau africain, l’activité des lanceurs d’alerte est encadrée par la Convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption, le Protocole de la CEDEAO sur la prévention et la lutte contre la corruption. Ces deux  textes ont été signés et ratifiés par le Bénin.

Sur le plan local, la Constitution du Bénin garantit le « droit à la liberté de pensée, de conscience, de religion, de culte, d’opinion et d’expression dans le respect de l’ordre public établi par la loi et les règlements », et assure « la liberté et la protection de la presse ».

La loi 2011-20 du 12 octobre 2011 portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes en République du Bénin qui avait prévu la protection des lanceurs d’alerte a été abrogée en 2020. Renforçant ainsi le vide juridique en matière de protection des lanceurs d’alerte.

Transparency France explique étape par étape l’activité de lanceur d’alerte.

« Pour bénéficier de la protection légale, le lanceur d’alerte doit suivre une procédure définie. L’alerte commence en principe à l’intérieur de l’organisation : un salarié ou collaborateur transmet les faits à son employeur ou au référent désigné.

Si aucune réponse n’est donnée dans un délai raisonnable, ou si la situation est trop grave pour rester interne, le lanceur d’alerte peut alors saisir une autorité externe comme le Défenseur des droits, un régulateur sectoriel ou un juge.

Enfin, en dernier recours, l’alerte peut être rendue publique, par exemple via la presse. Ce parcours vise à garantir à la fois l’efficacité du signalement et la protection de la personne qui alerte ».

Cette formation se tient dans un contexte où l’influenceur béninois Kemi Seba est maintenu en détention en avril 2026 en Afrique du Sud. L’activiste se revendiquant de lanceur d’alerte est recherché par les autorités béninoises pour son soutien présumé à une tentative de coup d’État annoncée au Bénin en décembre 2025.

Par Jean Materne Zambo

Rise Africa 2026 : Yves KOM met en avant les 8 200 jeunes déjà formés par les Orange Digital Centers

[DIGITAL Business Africa] – Le Palais polyvalent des sports de Yaoundé a fait le plein ce samedi 16 mai 2026 à l’occasion de la première édition de Rise Africa 2026, un forum porté par le youtubeur et entrepreneur camerounais Philippe Simo. Devant des milliers de jeunes réunis autour des questions d’entrepreneuriat, d’opportunités et d’avenir numérique, Orange Cameroun, sponsor officiel de l’événement, a profité de cette tribune pour mettre en avant sa vision de l’inclusion numérique et de l’employabilité des jeunes.

Prenant la parole au nom de l’opérateur télécom, Yves KOM, directeur marketing d’Orange Cameroun, s’est d’abord dit impressionné par la mobilisation observée au Palais des sports.

« Nous avons rempli le Palais polyvalent. Je suis émerveillé, je suis impressionné », a-t-il lancé devant un public enthousiaste, avant de souligner la portée symbolique d’un tel rassemblement de jeunes autour d’un forum consacré aux opportunités et à la construction de l’avenir.

Dans une intervention fortement axée sur l’engagement des jeunes et le numérique, Yves KOM a insisté sur le fait que cette mobilisation traduisait une volonté croissante de la jeunesse camerounaise de croire en son propre potentiel.

« Vous avez laissé vos activités, vos plans du samedi pour être ici aujourd’hui parce que vous croyez que le Cameroun peut être une véritable terre d’opportunités », a-t-il déclaré.

Au-delà du discours motivationnel, le responsable marketing d’Orange Cameroun a surtout mis en avant les investissements et les initiatives de l’entreprise en matière de connectivité, de services digitaux et de formation aux métiers du numérique.

Selon lui, Orange Cameroun revendique aujourd’hui près de 7,5 millions de clients connectés grâce à ses offres data et numériques. Il a également évoqué Max It, l’application digitale du groupe, qu’il présente comme l’une des plateformes les plus utilisées au Cameroun après WhatsApp et Facebook.

Mais c’est surtout sur le terrain de la formation numérique que le discours a pris une dimension stratégique. Yves KOM a rappelé l’existence des Orange Digital Centers (ODC), déployés dans plusieurs villes du Cameroun, notamment à Yaoundé, Douala, Garoua, Buea et, récemment, Maroua.

« Ils ont pour but de former gratuitement les jeunes aux métiers d’avenir », a-t-il expliqué.

D’après les chiffres communiqués lors de l’événement, plus de 8 200 jeunes auraient déjà été formés gratuitement au sein de ces centres, plus de 2 500 certifications auraient été délivrées, et plus de 1 200 jeunes auraient pu accéder à un emploi ou à des opportunités professionnelles grâce à ces programmes.

Orange Cameroun affirme également disposer d’une cinquantaine de maisons digitales et d’écoles numériques réparties sur le territoire national, y compris dans certaines zones rurales.

L’intervention d’Yves KOM a également permis de retracer la genèse de Rise Africa Cameroun. Le directeur marketing d’Orange Cameroun a expliqué avoir découvert les conférences de Philippe Simo organisées à l’international, notamment en France, au Canada, au Sénégal et en Côte d’Ivoire, avant de prendre contact avec l’entrepreneur camerounais pour envisager une édition locale.

« Je me suis dit qu’il fallait peut-être offrir la même chose aux Camerounais », a-t-il confié.

L’événement confirme ainsi la montée en puissance des forums orientés vers l’entrepreneuriat, le leadership et l’économie numérique au Cameroun, dans un contexte où les questions d’employabilité des jeunes, de formation aux compétences digitales et de transformation numérique occupent une place croissante dans les politiques publiques et les stratégies des entreprises technologiques.

À travers Rise Africa 2026, Philippe Simo et ses partenaires entendent justement promouvoir une nouvelle narration autour des opportunités africaines, du digital et de l’entrepreneuriat, avec pour ambition de convaincre davantage de jeunes que « le Cameroun est une véritable terre d’opportunités ».

Parmi les principales personnalités mises en avant à cet événement figuraient notamment :

  • Philippe Simo, entrepreneur et promoteur de Rise Africa
  • Yves KOM, Directeur Marketing et Communication, Orange Cameroun
  • Cyrille BOJIKO, PDG du Groupe Balafon Media
  • Louis Paul GUENEBENU, DG Africa Food Distribution
  • Naomi BAKAM, Promotrice de Leelou Baby Foods
  • Lisette Claudia TAME NJAMBE, DG de Ca’Oly.
  • Sylvia NFONBA, Directrice d’Orange Business Cameroun
  • Abakal MAHAMAT, DG de BGFI Bank Cameroun
  • Philippe TAGNE, PDG de Dovv SA

Par Digital Business Africa

Data Sovereignty Summit : L’Éthiopie mise sur une gouvernance rigoureuse fondée sur les données 

[DIGITAL Business Africa] – L’Éthiopie veut accélérer sa souveraineté numérique. Et le gouvernement compte sur une gouvernance axée sur les données. Le Data Sovereignty Summit qui s’est ouvert ce 18 mai 2026 à Addis-Abeba est l’occasion de donner vie à un cadre politique autonome, piloté par les données, soutenu par des enquêtes sur les ménages, le tourisme et les entreprises.

Le Data Sovereignty Summit est une plateforme stratégique pour consolider, démontrer et institutionnaliser cette transition avec les décideurs politiques, les statisticiens, les économistes, les experts juridiques, les technologues, les partenaires au développement, les acteurs du secteur privé et les citoyens.

En marge du Data Sovereignty Summit, le Premier ministre Abiy Ahmed, accompagné de hauts responsables gouvernementaux, a visité une exposition consacrée à la planification nationale et aux systèmes intégrés de données. Ce moment clé du sommet a permis de présenter de nouveaux outils destinés à renforcer la manière dont les informations nationales sont collectées, traitées et exploitées à des fins de politiques publiques.

Les autorités présentes ont pu découvrir des tableaux de bord sectoriels conçus pour appuyer la prise de décision dans les domaines des infrastructures, ainsi que la planification économique et la prestation des services sociaux.

Les systèmes présentés démontrent les efforts entrepris pour améliorer la coordination et la visualisation en temps réel des indicateurs nationaux. Les responsables ont notamment observé comment des plateformes intégrées peuvent soutenir la planification dans les principaux secteurs gouvernementaux. Une exposition qui a mis en lumière l’avenir du développement de l’Éthiopie fondé sur les données.

Zerihun Kebede, du ministère éthiopien de la Planification et du Développement, a affirmé que la  souveraineté numérique de l’Éthiopie est désormais une réalité opérationnelle et non plus une simple ambition. Il a expliqué qu’une plateforme nationale numérique de suivi-évaluation intègre l’ensemble des indicateurs, programmes et Key Performance Indicators (KPI) dans un système unifié et validé, alimenté en temps réel par l’intelligence artificielle à partir de sources de données approuvées.

Selon le ministre Zerihun Kebede, ce système vise à éliminer la fragmentation des statistiques, garantir une version unique et fiable des données nationales et renforcer la redevabilité grâce à des décisions fondées sur des preuves au sein de toutes les institutions publiques.

Par Jean Materne Zambo, source: office of the Prime minister

 

Cameroun : ITGStore lance Añdjeun, une bibliothèque numérique panafricaine de plus de 3 500 ouvrages africains

[DIGITAL Business Africa] – Le Cameroun veut désormais faire du numérique un levier de diffusion massive des savoirs africains. À Douala, l’entreprise ITGStore a officiellement lancé, le 6 mai 2026, la plateforme Añdjeun (https://andjeun.com), une bibliothèque numérique panafricaine qui revendique déjà plus de 3 500 ouvrages accessibles en ligne. Une initiative qui ambitionne de démocratiser l’accès à la connaissance africaine tout en valorisant les identités culturelles du continent à travers les technologies numériques.

Présentée comme une bibliothèque digitale collaborative, Añdjeun cible principalement la jeunesse africaine, avec une offre de contenus variés couvrant aussi bien la littérature africaine que les essais philosophiques, les ouvrages éducatifs ou encore des contenus pratiques liés à l’agriculture, l’élevage et l’apiculture. Les promoteurs annoncent même un objectif de 4 500 titres disponibles dès la première semaine d’exploitation.

Pour Gabriel Fopa, PDG d’ITG Store et promoteur de la plateforme Añdjeun, cette initiative dépasse largement la simple mise à disposition de livres numériques. Elle porte également une ambition intellectuelle et culturelle autour de la souveraineté des savoirs africains.

« Nous offrons à la jeunesse, et à tous ceux qui le souhaitent, l’ensemble des savoirs que l’humanité a déjà produits, des savoirs parfois utilisés pour dominer les autres », explique Gabriel Fopa. Selon lui, l’objectif est aussi de rappeler que chaque territoire africain possède ses propres ressources intellectuelles, culturelles et humaines pour construire son avenir.

Une bibliothèque numérique pensée pour l’Afrique

Accessible depuis tout appareil connecté via le site andjeun.com, la plateforme repose sur un fonctionnement collaboratif inspiré des modèles de type wiki. Les contenus sont progressivement enrichis et validés par les administrateurs afin de garantir leur qualité et leur cohérence avec la vision du projet.

Les concepteurs ont également misé sur une interface simplifiée et des formules d’abonnement adaptées aux réalités économiques africaines. Une stratégie qui vise à réduire les barrières d’accès à la lecture numérique sur le continent, dans un contexte où le coût des ouvrages physiques et les difficultés de distribution limitent encore fortement l’accès aux livres dans plusieurs pays africains.

Au-delà de la technologie, Añdjeun se positionne comme un outil de transmission culturelle et éducative. Une dimension saluée par les autorités publiques présentes lors du lancement officiel.

Pierre Dominique Armand Atangana Mveme, représentant du ministre camerounais de la Jeunesse et de l’Éducation civique, estime notamment que le projet pourrait contribuer aux missions d’éducation civique, d’intégration nationale et d’insertion socio-économique des jeunes portées par le ministère.

Selon lui, cette bibliothèque numérique peut également devenir un instrument de consolidation du vivre-ensemble dans un environnement où les outils numériques prennent une place croissante dans la circulation des connaissances et des valeurs citoyennes.

Le numérique au service de la littérature africaine

L’initiative suscite également un intérêt particulier dans les milieux culturels et littéraires. Pour plusieurs auteurs africains, les plateformes numériques représentent désormais une opportunité majeure pour élargir l’accès aux œuvres africaines et toucher une nouvelle génération de lecteurs connectés.

Junior Haussin, auteur et écrivain camerounais, voit dans Añdjeun « la preuve que nous avons désormais un accès plus fluide et plus large à la lecture ». L’écrivain se réjouit notamment du fait que les lecteurs africains puissent accéder plus facilement à la littérature produite sur le continent.

Cette dynamique s’inscrit dans un mouvement plus large de digitalisation des contenus culturels africains. Face à la montée des usages mobiles et à l’expansion de l’Internet en Afrique, plusieurs acteurs misent désormais sur les plateformes numériques pour préserver, diffuser et monétiser le patrimoine intellectuel africain.

Une ambition panafricaine

Après son lancement au Cameroun, Añdjeun prévoit déjà son expansion dans plusieurs pays d’Afrique centrale, notamment le Tchad, la République centrafricaine et la République du Congo. À terme, les promoteurs espèrent faire de la plateforme une référence panafricaine de la diffusion des savoirs africains.

Cette initiative intervient dans un contexte où les débats sur la souveraineté numérique africaine prennent de plus en plus d’ampleur. Au-delà des infrastructures et des services numériques, plusieurs experts estiment désormais que la maîtrise des contenus, des données et des savoirs constitue également un enjeu stratégique pour le continent.

Le développement de bibliothèques numériques africaines pourrait ainsi contribuer à renforcer l’accès à l’éducation, soutenir les industries culturelles locales et promouvoir une meilleure visibilité des productions intellectuelles africaines dans l’espace numérique mondial.

À travers Añdjeun, le Cameroun rejoint ainsi la liste des pays africains qui cherchent à utiliser les technologies numériques non seulement comme outils économiques, mais aussi comme instruments de transmission culturelle, d’émancipation intellectuelle et de construction d’une identité numérique africaine forte.

Par Digital Business Africa

Djibouti prépare des « Maisons du numérique » pour former les jeunes et réduire la fracture digitale

[DIGITAL Business Africa] – Le gouvernement de Djibouti veut accélérer l’inclusion numérique dans les régions de l’intérieur du pays. Le ministère délégué chargé de l’Économie numérique et de l’Innovation a annoncé le lancement d’une étude de faisabilité en vue de la création de « Maisons du numérique » dans les cinq régions intérieures du territoire.

Selon un communiqué publié le 13 mai 2026, cette étude doit permettre de définir les modalités de déploiement de ces futurs espaces de proximité, présentés comme des instruments de réduction de la fracture numérique et de développement des compétences digitales.

« Les futures Maisons du numérique auront vocation à renforcer l’accès aux compétences numériques, accompagner les populations dans leurs usages du digital, encourager l’innovation locale et favoriser l’émergence d’opportunités économiques au sein des régions », indique le ministère dans une communication relayée sur les réseaux sociaux.

L’initiative s’inscrit dans le cadre du programme E-SKILLS, destiné à renforcer les capacités numériques des jeunes et des femmes. Les autorités ambitionnent de former au moins 3000 bénéficiaires d’ici 2029, pour un investissement estimé à 7 millions d’euros, soit environ 8,1 millions de dollars.

Le projet s’aligne sur plusieurs stratégies nationales, notamment la Vision Djibouti 2035, la feuille de route « Smart Nation » ainsi que le Plan national de développement 2025-2030, qui visent à faire de Djibouti un pôle régional des compétences numériques et de l’innovation technologique.

Au-delà de la modernisation des usages, le développement des compétences numériques apparaît comme un enjeu économique et social majeur pour le pays. Selon Organisation internationale du travail, 90 % des métiers dans le monde nécessiteront des compétences numériques d’ici 2030. De son côté, la Banque mondiale estime que 230 millions d’emplois en Afrique subsaharienne dépendront de ces aptitudes à l’horizon 2030.

À Djibouti, cette problématique se heurte à une situation particulièrement tendue sur le marché de l’emploi. D’après les données de la Banque mondiale, le chômage des jeunes âgés de 15 à 24 ans atteignait 76,32 % en 2024, soit près de cinq fois la moyenne mondiale estimée à 15,7 %.

Les indicateurs liés à l’emploi restent également faibles. Selon le SESRIC, seuls 23,7 % des personnes en âge de travailler occupaient un emploi en 2024, l’un des taux les plus bas parmi les pays membres de l’Organisation de coopération islamique.

Au-delà de la formation, les futures Maisons du numérique pourraient également jouer un rôle dans l’amélioration de l’accès aux services digitaux dans les régions les moins connectées. Selon l’Union internationale des télécommunications, la couverture 4G atteignait 76 % de la population djiboutienne en 2024, tandis que le taux de pénétration d’Internet s’établissait à 65,3 %.

À travers cette initiative, Djibouti tente ainsi de conjuguer inclusion numérique, développement des compétences et lutte contre le chômage des jeunes dans un contexte africain marqué par la montée en puissance des métiers du numérique.

Par Loic SOUOP

Algérie : plus de 22 millions de cartes bancaires en circulation, le e-paiement change progressivement les habitudes

[DIGITAL Business Africa] -L’Algérie accélère sa transition vers une économie moins dépendante du cash. Devant le Conseil de la nation, le ministre des Finances, Abdelkrim Bouzred, a annoncé le 14 mai 2026 que le pays comptait désormais plus de 22 millions de cartes de paiement en circulation à fin mars 2026, dont près de 18 millions de cartes Edahabia émises par Algérie Poste.

Cette évolution s’inscrit dans la stratégie nationale de transformation numérique engagée par les autorités algériennes afin de moderniser les services financiers, renforcer l’inclusion bancaire et accélérer l’adoption des paiements électroniques.

Les indicateurs communiqués par le ministère traduisent une montée en puissance rapide de l’écosystème monétique algérien. Le parc national de distributeurs automatiques de billets (DAB) a atteint 4713 appareils à fin mars 2026, avec environ 235 millions d’opérations enregistrées. Dans le même temps, le nombre de terminaux de paiement électronique (TPE) dépasse désormais les 104 000 unités, contre près de 68 000 à fin 2024.

Cette progression témoigne d’une accélération du déploiement des infrastructures de paiement numérique chez les commerçants et dans les services de proximité.

La croissance se confirme également au niveau des usages. Selon les données du GIE Monétique, les transactions électroniques réalisées via TPE, Internet et mobile ont atteint 939 milliards de dinars, soit environ 7 milliards de dollars, en 2025. Cela représente une hausse de 46 % sur un an.

Le commerce électronique apparaît comme l’un des principaux moteurs de cette dynamique. Plus de 27 millions de transactions en ligne ont été enregistrées durant l’année, pour une valeur supérieure à 145 milliards de dinars. Les services de transfert d’argent via mobile connaissent également une forte progression, notamment grâce aux applications BaridMob et Wimpay.

Pour soutenir cette transformation, les autorités algériennes multiplient les réformes structurelles. En 2024, le gouvernement avait créé une Commission nationale des moyens de paiement électronique afin de renforcer la sécurité des transactions et d’accélérer le développement de la monétique nationale.

L’essor des services publics numériques, la progression du e-commerce et la généralisation progressive du paiement en ligne participent également à l’évolution des habitudes de consommation dans un pays historiquement dominé par les paiements en espèces.

Malgré cette avancée, plusieurs défis persistent. Le cash demeure encore largement prédominant dans l’économie algérienne. Selon des chiffres récemment relayés par le GIE Monétique, moins de 10 % des commerçants disposent actuellement d’un terminal de paiement électronique.

Les autorités entendent néanmoins poursuivre la numérisation des services financiers pour accélérer l’adoption des paiements digitaux. Au-delà de la modernisation des transactions, le gouvernement vise aussi une meilleure traçabilité des flux financiers, la réduction de l’économie informelle et un élargissement de l’inclusion financière à l’échelle nationale.

Par Loic SOUOP

 GSR-26 : l’ART  s’invite au cœur des règles mondiales du numérique et des télécoms

[DIGITAL Business Africa] – Le Cameroun veut désormais peser dans les grandes décisions qui structurent l’avenir du numérique mondial. À travers l’Agence de Régulation des Télécommunications, l’ART, le pays prend part au 26e Symposium mondial des régulateurs (GSR-26) de l’Union internationale des télécommunications, organisé du 12 au 15 mai 2026 à Ankara, en Turquie.

Conduite par le Pr. Philémon Zoo Zame, la délégation camerounaise participe à cette rencontre internationale considérée comme la principale plateforme mondiale de réflexion sur la régulation des télécommunications et de l’économie numérique.

Placée sous le thème « Naviguer à l’ère du numérique », l’édition 2026 du GSR rassemble les dirigeants des autorités de régulation des télécoms et des TIC du monde entier autour des nouveaux défis liés à la transformation numérique. Au centre des débats : la 6G, les constellations satellitaires, l’intelligence artificielle, l’informatique quantique, mais aussi l’adaptation des cadres réglementaires face à l’accélération technologique.

Durant les travaux, les participants ont notamment exploré deux outils stratégiques développés par l’UIT : la Connectivity Planning Platform (CPP) et le Global Economic Model for Spectrum (GEMS). Ces dispositifs permettent d’anticiper les besoins en infrastructures numériques, de mieux orienter les investissements et de renforcer la planification de la connectivité dans les pays émergents.

Pour le Cameroun, ces discussions rejoignent directement les priorités actuelles de l’ART : extension du haut débit, inclusion numérique, amélioration de la gouvernance des données et coopération réglementaire régionale.

Les échanges ont également insisté sur la nécessité de disposer de données fiables pour construire des politiques réglementaires plus prospectives, ainsi que sur le renforcement du Digital Regulation Network (DRN), réseau international dédié à la coopération entre régulateurs.

À travers cette participation, l’ART entend afficher la montée en puissance du système réglementaire camerounais dans les débats internationaux sur la gouvernance numérique. Une présence qui intervient dans un contexte africain marqué par l’expansion de la 5G, l’arrivée des satellites en orbite basse et les enjeux croissants liés à la souveraineté numérique.

Le symposium devrait déboucher sur l’adoption de nouvelles lignes directrices internationales de bonnes pratiques réglementaires, auxquelles le Cameroun contribue également.

En s’impliquant dans ces discussions stratégiques, l’ART cherche à positionner le Cameroun non plus comme simple consommateur de technologies, mais comme acteur engagé dans la définition des futures règles du numérique mondial.

Par Loïc SOUOP

Tchad : La gouvernance des données, parmi les priorités majeure de l’ ADETIC

[DIGITAL Business Africa] – Parmi les enjeux stratégiques de l’ ADETIC, il y a la gouvernance des données. L’ Agence de Développement des Technologies de l’Information et de la Communication veut en faire un levier de souveraineté, de développement et de performance publique.

Une importante réunion stratégique consacrée à la gouvernance des données a été organisée ce 14 mai 2026 , en présence de Madame Maimouna Diop, consultante mandatée par Union africaine dans les locaux de l’ADETIC.

La séance de travail, présidée par le Directeur Général de Agence de Développement des Technologies de l’Information et de la Communication (ADETIC), Adoum Djimet Saboun, intervient dans le prolongement des orientations définies lors de la réunion conduite par le Secrétaire Général du Ministère des Télécommunications, de l’Économie Numérique et de la Digitalisation pour le lancement du processus de mise en œuvre de la SNGD.

Le Directeur Général de l’ADETIC a rappelé l’importance stratégique des données dans la construction d’une administration moderne, performante et sécurisée. Il a présenté les grandes missions de l’Agence ainsi que les réformes engagées pour moderniser les infrastructures technologiques nationales, accélérer la digitalisation des services publics et renforcer l’écosystème numérique tchadien.

Les échanges ont porté sur plusieurs enjeux stratégiques au cœur de la souveraineté numérique du pays :

-la sécurisation et la maîtrise des données publiques ;

-l’ interopérabilité des systèmes d’information;

-la protection des données à caractère personnel ;

-la valorisation des données pour une prise de décision publique plus efficace ;

-le renforcement de la souveraineté numérique ;

-ainsi que la mise en place d’un cadre national de gouvernance des données adapté aux ambitions du Tchad numérique.

À l’issue de cette rencontre, il a été convenu de l’organisation d’une session de formation spécialisée sur la gouvernance des données, prévue le lundi prochain au Radisson Blu Hotel N’Djamena. Cette formation réunira les points focaux et cadres techniques des institutions concernées afin de renforcer les capacités nationales et d’accélérer la mise en œuvre d’une gouvernance des données moderne, efficace et inclusive.

À travers cette initiative d’envergure, le Tchad confirme sa volonté de se positionner comme un acteur engagé de la transformation numérique en Afrique, où la donnée devient désormais un outil stratégique au service de la modernisation de l’État, de l’innovation et du développement durable.

Par Jean Materne Zambo, source : DCRI/ADETIC

Crise au Moyen-Orient : La fibre optique en ligne de mire de l’Iran après les datacenters d’AWS

[DIGITAL Business Africa] – La prochaine cible de l’Iran après les datacenters d’AWS serait les câbles à fibre optique. Les médias israéliens et iraniens en font écho depuis début mai 2026. Ces infrastructures numériques rapporteraient chaque jour aux Américains plus de 10 000 milliards de dollars de transactions financières (système SWIFT, opérations boursières et transferts d’argent) selon l’agence iranienne Tasnim.

La source affirme qu’une interruption de ces infrastructures pourrait provoquer d’importantes perturbations d’Internet et de l’économie numérique mondiale.

Rappelons que 99 % du trafic internet mondial passe par des câbles au fond des océans. La mer Rouge concentre à elle seule 17 % du trafic internet mondial, tandis que le détroit d’Hormuz constitue l’artère numérique vitale de toutes les économies du CCG (Conseil de coopération du Golfe).

 

Les câbles sous-marins en danger

 

Si un internaute en Europe consulte un site web hébergé à Singapour, sa requête transite presque certainement par des câbles sous-marins, et plusieurs des itinéraires les plus courts et à la latence la plus faible passent par le golfe Persique. Lui et les eaux environnantes abritent plusieurs tracés de câbles sous-marins essentiels :

EPEG (Europe-Persia Express Gateway) : câble de 25 000 km reliant l’Europe au Moyen-Orient, puis à l’Inde et à l’Asie du Sud-Est. Il traverse le golfe Persique.

OMRAN : Un câble de 600 km reliant Oman à l’Iran. L’une des principales connexions iraniennes à l’internet mondial.

Câbles Émirats arabes unis-Iran : plusieurs câbles plus courts reliant les points d’échange des Émirats arabes unis aux stations d’atterrissage iraniennes – une partie de l’infrastructure de routage qui a été perturbée lors des attaques de février 2026.

SMW5 (SeaMeWe-5) : L’un des plus longs systèmes de câbles sous-marins au monde, reliant Singapour à la France via le Moyen-Orient.

 

Attaque contre les datacenters d’AWS 

 

La première attaque iranienne sur les infrastructures numériques dans le cadre du conflit au Moyen-Orient remonte au 1ᵉʳ mars 2026. Des drones iraniens avaient ciblé et endommagé des centres de données d’Amazon Web Services (AWS) aux Émirats arabes unis et à Bahreïn.

Ces frappes avaient entrainé des perturbations des services bancaires et cloud dans la région. Deux sites AWS aux Émirats (dont le ME-CENTRAL-1) et un à Bahreïn étaient pris pour cibles, entraînant des inondations par les systèmes d’incendie et la destruction de serveurs. Une réponse au soutien présumé d’AWS aux opérations militaires et de renseignement ennemies.

La guerre numérique actuelle remonte au 28 février 2026, lorsque l’Iran a instauré une politique restrictive de transit dans le détroit d’Ormuz. Cette mesure faisait suite aux frappes conjointes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran. Les USA ont ensuite répondu par un blocus naval total, en coupant l’accès maritime aux ports iraniens, également bien pour les navires entrants et sortants.

Par Jean Materne Zambo

Cameroun : La formation professionnelle au rendez-vous de la transformation numérique

[DIGITAL Business Africa] – À l’horizon 2030, le Cameroun souhaite hisser la formation pratique aux standards modernes. Cela commence par un plan coordonné qui définit des objectifs pour l’atteinte de cet idéal. Le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle (MINEFOP) a procédé ce mercredi 13 mai 2026 à la validation officielle de la Stratégie nationale de Digitalisation de l’Enseignement et de la Formation Techniques et Professionnels (EFTP) au Cameroun.

La stratégie vise à créer un environnement propice à l’innovation pédagogique et à l’acquisition de compétences numériques. Elle est alignée sur le marché du travail. Tant elle permet d’adapter les compétences des apprenants aux besoins réels des entreprises dans un contexte de transformation numérique (IA, robotique).

Elle apporte une amélioration de l’employabilité. Cela en dotant les jeunes de compétences techniques et numériques, elle facilite leur insertion professionnelle et la création d’emplois.

La stratégie offre également la modernisation de la pédagogie. Cela grâce à l’introduction des méthodes d’apprentissage innovantes (simulation, réalité virtuelle, plateformes en ligne) qui renforcent l’engagement et la rétention des compétences.

Autre importance de la stratégie, l’élargissement de l’accès à la formation, l’inclusion et l’équité et le renforcement des capacités. À ce propos, la stratégie prévoit la formation des formateurs et le renforcement des infrastructures numériques dans les centres de formation.

La cérémonie s’est tenue au Centre national de Formation des Formateurs et du Développement des Programmes (CNFFDP) de Yaoundé en présence de Prudence Forchap Nkong, Secrétaire général du MINEFOP et des représentants des administrations publiques, des partenaires techniques et financiers, des experts sectoriels ainsi que des membres de l’équipe technique nationale.

La stratégie est structurée autour de quatre axes stratégiques majeurs. Notamment le renforcement des infrastructures numériques, l’amélioration de la qualité pédagogique, le développement des systèmes d’information et la consolidation de la gouvernance du secteur.

Les travaux d’élaboration de sa stratégie nationale de transformation numérique de l’enseignement et de la formation techniques et professionnels (EFTP) ont été lancés par le MINEFOP à Yaoundé en 2025.

Cette initiative est portée par le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle (MINEFOP), avec l’appui de l’Institut de la Francophonie pour l’éducation et la formation (IFEF) et de plusieurs partenaires internationaux (UNESCO, GIZ, IDEP, UA, BAD, NEPAD).

L’ancien ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Issa Tchiroma Bakary, avait salué une démarche essentielle pour préparer la jeunesse camerounaise aux exigences du marché de l’emploi, où les compétences numériques deviennent incontournables.

Par Jean Materne Zambo, source : MINEFOP

Gabon : Le point d’échange Internet (IXP) GAB-IX prêt à renaître de ses cendres

[DIGITAL Business Africa] – Mark-Alexandre Doumba veut revigorer le point d’échange Internet (IXP) du Gabon. Selon une source locale, le ministre de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation engage une nouvelle phase de relance de GAB-IX, début mai 2026.

Le ministère de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation a engagé une nouvelle phase de relance de GAB-IX, le point d’échange Internet (IXP) du Gabon, dans le but de renforcer l’autonomie numérique du pays et d’améliorer les performances des services Internet.

GAB-IX voit le jour en 2014. Le point d’échange est ouvert à tous les acteurs qui souhaitent se connecter (opérateurs, FAI, sociétés de services, grands comptes, collectivités locales, particuliers, etc.).

Le point d’échange Internet devait permettre aux opérateurs télécoms et fournisseurs d’accès Internet d’échanger directement les données numériques au niveau national, sans devoir faire transiter systématiquement le trafic par des infrastructures situées à l’étranger. Un tel mécanisme contribue à réduire les délais de connexion, limiter les coûts techniques et améliorer la sécurité des échanges numériques.

Mais GAB-IX va faire face à plusieurs difficultés dans son déploiement. Notamment le manque d’implication et de participation des membres fondateurs, le refus de peering, le manque de coopération entre les opérateurs locaux, le non-respect des obligations (cotisation, soutien technique, etc.), la faible densité de contenu et services locaux, la plupart des contenus seront toujours hébergés à l’étranger (ex : Europe) et la disparition de plusieurs FAI.

Conséquences directes : l’infrastructure restera peu utilisée ces dernières années. De plus, depuis 2019, seuls l’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (ANINF) et CanalBox/GVA seront en activité, avec un trafic local limité à environ 80 Mbps.

Malgré les difficultés, quelques signes encourageants permettent de croire en une amélioration du point d’échange Internet national. Gabon Telecom et Airtel Gabon ont récemment reconnecté leurs réseaux à GAB-IX, permettant une hausse immédiate du trafic local, désormais supérieur à 250 Mbps.

Par Jean Materne Zambo

Technologie : Le PDG de Nvidia invité par Trump à la dernière minute au sommet bilatéral USA- Chine

[DIGITAL Business Africa] – Dans la délégation d’investisseurs qui accompagnent Donald Trump en Chine ce 13 mai 2026, un nom manquait. Celui de Jensen Huang, PDG de Nvidia, un homme d’affaires et ingénieur américano-taïwanais. Cette absence va rapidement créer un tollé médiatique. Entendu que Ndivia occupe une place dominante sur le marché mondial des processeurs graphiques.

Les puces H200 de Ndivia alimentent toute une gamme d’appareils électroniques, des smartphones aux équipements médicaux, et elles sont essentielles au fonctionnement de l’intelligence artificielle.

Finalement, d’autres sources à l’instar d’ euronews, CNBC indiquent que Jensen Huang a été invité in extremis à rejoindre le président Trump en Chine. « Jensen participe au sommet à l’invitation du président Trump afin de soutenir les États-Unis et les objectifs de l’administration », a indiqué une source de Ndivia.

Huang s’est rendu en Alaska pour embarquer à bord d’Air Force One. Il va rejoindre la délégation américaine, qui s’apprête à rencontrer le président chinois Xi Jinping jeudi et vendredi.

Trump a confirmé la présence de Huang à bord d’Air Force One et dément l’ information selon laquelle le patron de Nvidia n’a pas été invité. Il a ajouté que l’ouverture de la Chine aux entreprises américaines serait sa « première demande » à son homologue Chinois.

« Je demanderai au président Xi, un dirigeant d’une distinction extraordinaire, d’« ouvrir » la Chine afin que ces personnes brillantes puissent faire des merveilles et contribuer à hisser la République populaire à un niveau encore plus élevé ! », a déclaré Trump,

Pour certains supports médiatiques, comme BFM Tv, cet incident n’est pas fortuit. Il llustre les tensions technologiques croissantes entre les États-Unis et Xi Jinping, président Chinois.

Selon le site developper.com, le PDG de Nvidia, Jensen Huang, reproche à Donald Trump les contrôles à l’exportation américains et déclare que la société ne prévoit désormais plus aucun chiffre d’affaires en provenance de Chine. En 2025, Nvidia annonçait que ses ventes de puces IA avancées à la Chine avaient complètement cessé en raison des contrôles à l’exportation américains.

La même source rapporte que Donald Trump reproche principalement au PDG de Nvidia (Jensen Huang) sa stratégie de contournement des restrictions américaines à l’exportation vers la Chine. L’administration américaine accusé Nvidia de chercher à maximiser ses profits aux dépens de la suprématie et de la sécurité technologiques des États-Unis.

Par Jean Materne Zambo

Enregistrement de la commande publique: la DGI lance registrations.dgi.cm pour remplacer Harmony

[DIGITAL Business Africa] – La Direction Générale des Impôts (DGI) du Cameroun annonce un changement important des procédures d’enregistrement relatives à la commande publique. À travers un visuel de sensibilisation publié sur ses plateformes numériques, l’administration fiscale informe qu’à compter du 11 mai 2026, les usagers devront recourir à une nouvelle plateforme dédiée pour obtenir leurs attestations d’enregistrement en ligne.

Le portail registrations.dgi.cm devient ainsi la nouvelle interface numérique destinée aux opérations d’enregistrement de la commande publique.

Un changement de plateforme pour les opérateurs économiques

Contrairement à une simple digitalisation du service, cette annonce marque surtout une migration vers une nouvelle plateforme numérique. Jusqu’ici, les opérations d’enregistrement de la commande publique étaient déjà effectuées en ligne via la plateforme Harmony 2, utilisée par de nombreux opérateurs économiques et administrations dans le cadre des procédures liées aux marchés publics.

Avec registrations.dgi.cm, la DGI introduit donc un nouvel environnement numérique censé prendre le relais pour les démarches d’enregistrement fiscal liées à la commande publique.

Cette transition intervient dans un contexte plus large de la refonte du système fiscal numérique camerounais. Pour rappel, le ministère des Finances a récemment attribué un marché de plus de 4,7 milliards de FCFA au consortium ARABSOFT (Tunisie), C2D (Canada), ORADIST (Tunisie) et DBS (Cameroun) pour le développement du futur Système intégré de gestion des impôts et taxes (SIGIT).

Ce futur dispositif stratégique est appelé à remplacer progressivement plusieurs plateformes actuellement utilisées par l’administration fiscale camerounaise, notamment FISCALIS, Harmony, OTP (Online Tax Payment), E-Billing, ainsi que certains systèmes de télédéclaration des DSF.

L’objectif affiché par les autorités est d’unifier et de moderniser l’ensemble de l’écosystème fiscal autour d’un système intégré, plus centralisé, automatisé et interconnecté.

Dans ce contexte, le lancement de registrations.dgi.cm apparaît comme l’un des premiers mouvements visibles de la réorganisation progressive des services numériques opérée par la DGI avant l’arrivée du futur SIGIT.

Comment procéder ?

Selon les éléments communiqués par la DGI, la procédure s’effectuera principalement en trois étapes :

  1. Se connecter à la nouvelle plateforme
    Les opérateurs économiques devront accéder au portail registrations.dgi.cm à partir d’un ordinateur ou d’un smartphone connecté à internet.
  2. Suivre les instructions de traitement
    La plateforme guidera ensuite les utilisateurs dans la saisie des informations et le dépôt des éléments nécessaires au traitement du dossier d’enregistrement.
  3. Obtenir l’attestation d’enregistrement
    Après validation de la procédure, l’attestation pourra être obtenue directement en ligne.

Une transition importante pour les acteurs des marchés publics

Pour les entreprises habituées à Harmony, cette transition impliquera probablement une phase d’adaptation aux nouvelles procédures, aux interfaces et aux mécanismes de traitement mis en place par la DGI.

L’enjeu sera notamment d’assurer une continuité fluide des opérations administratives, en particulier pour les entreprises engagées dans les marchés publics, où les délais d’enregistrement peuvent avoir un impact direct sur l’exécution des contrats.

Un exemple concret de l’e-gouvernance en construction

Au-delà du simple changement de plateforme, cette évolution illustre plus largement l’accélération de la transformation numérique des services publics au Cameroun. La digitalisation des procédures fiscales, des paiements électroniques et, désormais, des opérations liées à la commande publique traduit une volonté croissante de moderniser l’administration, de réduire les lourdeurs bureaucratiques et d’améliorer les interactions avec les usagers.

Ces enjeux seront justement au cœur du Salon E-Gov’A 2026, prévu du 14 au 16 octobre 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé sous le thème : « Intelligence artificielle et e-gouvernance : bâtir des services publics efficaces dans une Afrique cashless et paperless ».

Coorganisé par Smart Click Africa et Digital Business Africa et placé sous le haut patronage du Minpostel, cet événement panafricain vise à réunir les administrations publiques, les entreprises technologiques, les institutions financières, les startups et les partenaires internationaux autour des défis de la transformation numérique de l’État.

La modernisation engagée par la DGI à travers les plateformes fiscales numériques pourrait ainsi constituer l’un des cas concrets de transformation administrative susceptibles d’alimenter les discussions sur l’avenir des services publics numériques en Afrique.

Vers une consolidation des services fiscaux numériques

Depuis plusieurs années, la DGI accélère l’intégration des outils numériques dans ses services : télédéclarations, paiements électroniques via Tresor Pay, Mobile Money, OTP/OTM, plateformes CFLP ou encore systèmes de gestion des marchés publics.

Avec registrations.dgi.cm et le futur SIGIT en préparation, l’administration fiscale camerounaise poursuit ainsi la restructuration de son architecture numérique afin de centraliser davantage les procédures, fluidifier les interactions avec les contribuables et améliorer la gestion des recettes publiques.

Par Digital Business Africa

Cameroun : la DGI simplifie le paiement des avis d’imposition via MTN MoMo, Orange Money, OTP et Tresor Pay

[DIGITAL Business Africa] – Les contribuables relevant des Centres de Fiscalité Locale et des Particuliers (CFLP) de Yaoundé peuvent désormais régler leurs avis d’imposition sans se déplacer, grâce aux solutions numériques déployées par la Direction Générale des Impôts (DGI) et le Trésor public camerounais via la plateforme Tresor Pay.

À travers une campagne de communication relayée sur ses canaux digitaux, la DGI explique comment les usagers peuvent effectuer leurs paiements d’impôts et de taxes directement en ligne ou via mobile money, en quelques étapes seulement.

Cette initiative s’inscrit dans la stratégie de modernisation fiscale engagée par l’administration camerounaise. Pour rappel, la Direction Générale des Impôts, à travers la cartographie des centres régionaux des impôts, a structuré la gestion fiscale de Yaoundé autour des Centres de Fiscalité Locale et des Particuliers (CFLP), chargés notamment du suivi fiscal des particuliers et des petits contribuables.

Comment payer ses avis d’imposition en ligne ?

La première option proposée aux contribuables consiste à utiliser la plateforme numérique Tresor Pay accessible à l’adresse : dgi.tresorpublic.cm.

Selon les indications de la DGI, la procédure se déroule en quatre étapes principales :

    1. Accéder à la plateforme
      Le contribuable doit se rendre sur le portail dédié depuis son smartphone, sa tablette ou son ordinateur.
    2. Saisir son numéro de déclaration
      Une fois connecté, il lui est demandé d’entrer son numéro de déclaration ou les références figurant sur son avis d’imposition avant de cliquer sur « Valider ».
    3. Choisir son mode de paiement
      Après validation, plusieurs moyens de paiement sont proposés :
    • Mobile Money (MTN MoMo ou Orange Money);
    • Paiement via Campost ;
    • Paiement via OTP ;
    • Virement bancaire ;
    • Carte Visa ;
    • Express Union.

L’usager sélectionne ensuite le moyen de paiement qui lui convient pour finaliser l’opération.

    1. Imprimer sa quittance
      Une fois le paiement effectué, la plateforme permet d’imprimer immédiatement la quittance officielle. La DGI précise également qu’en cas de perte, le contribuable peut retourner sur la page d’accueil et ressaisir son numéro d’avis d’imposition pour retrouver son reçu.

Des paiements également possibles par codes USSD

Outre la plateforme web, la DGI met également à disposition des codes USSD permettant de payer directement depuis un téléphone mobile, sans connexion internet.

Les contribuables peuvent notamment utiliser :

    • MTN MoMo : *206*1#
    • Orange Money : #150*3*4*2#

Ces solutions sont connectées aux services Campost, Orange Money et MTN MoMo, afin de simplifier les paiements électroniques des contribuables des CFLP.

Vers une fiscalité plus numérique au Cameroun

À travers Tresor Pay et les paiements mobiles associés, l’administration fiscale camerounaise poursuit sa transition vers des services publics davantage digitalisés. L’objectif affiché est multiple : réduire les files d’attente dans les centres fiscaux, sécuriser les transactions, améliorer la traçabilité des recettes publiques et faciliter les démarches des contribuables.

Cette évolution illustre également la place croissante du mobile money dans les services publics au Cameroun, où les solutions numériques deviennent progressivement un levier stratégique pour rapprocher l’administration des citoyens.

Par Digital Business Africa