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À Madrid, le Maroc affirme son leadership africain en cybersécurité et justice numérique

[DIGITAL Business Africa] – À l’occasion du Sommet pré-ministériel consacré à la piraterie, à la cybersécurité et à la justice, qui s’est tenu le 25 février à Madrid en Espagne, le Royaume a déroulé, avec assurance, les grandes lignes de sa stratégie numérique. Un message clair : la transformation digitale du pays n’est plus une promesse, mais un chantier structuré, assumé et déjà visible dans les indicateurs internationaux.

Invitée d’honneur, l’ambassadrice du Maroc en Espagne, Karima Benyaich, a replacé cette dynamique dans la vision portée par Mohammed VI : construire une transition numérique « sécurisée, inclusive et centrée sur l’humain ». Devant des magistrats, des régulateurs et des responsables institutionnels venus d’Europe et d’Amérique latine, elle a insisté sur la cohérence des réformes engagées ces dernières années.

Derrière les discours, des avancées concrètes. Modernisation des infrastructures technologiques, mise en œuvre de stratégies nationales de cybersécurité, renforcement du cadre réglementaire : ces efforts ont permis au Maroc d’atteindre la 34ᵉ place mondiale dans le Global Cybersecurity Index publié par l’Union internationale des télécommunications (UIT). Un classement qui ne relève pas du simple symbole, mais traduit un positionnement stratégique solide à l’échelle régionale.

Au-delà des chiffres, Rabat joue une carte essentielle : la confiance. Dans un monde où les cyberattaques se multiplient et où l’intelligence artificielle redéfinit les équilibres économiques, la sécurité numérique devient un facteur déterminant pour attirer les investisseurs. Le message envoyé à Madrid est limpide : le Maroc veut offrir un environnement digital stable, prévisible et juridiquement sécurisé.

Cette ambition numérique s’inscrit dans un écosystème industriel déjà dynamique. Le Royaume figure parmi les principaux producteurs automobiles du continent et occupe une place stratégique dans l’aéronautique, ainsi que dans certaines industries de défense. Premier investisseur en Afrique subsaharienne et deuxième à l’échelle continentale, le Maroc articule désormais sa politique industrielle avec une stratégie digitale assumée, où cybersécurité et compétitivité vont de pair.

La question judiciaire, elle aussi, était centrale. Mohamed Redouane, vice-président de l’Union internationale des magistrats, a rappelé que la justice ne peut rester à l’écart des mutations technologiques. Face à des cybermenaces de plus en plus sophistiquées, il devient urgent d’accélérer la modernisation des procédures, de renforcer l’indépendance des magistrats et de réduire les délais de traitement. Car sans sécurité juridique, il ne peut y avoir de véritable économie numérique.

Conscient que les cybermenaces ignorent les frontières, le Maroc plaide également pour une coopération internationale renforcée. L’État, selon l’ambassadrice, a un rôle déterminant pour encadrer ces mutations et garantir une utilisation éthique et responsable de l’intelligence artificielle.

La participation marocaine s’est conclue par la remise d’une distinction à l’ambassadrice, saluant l’engagement constant du Royaume en matière de transformation digitale et de cybersécurité. Un geste symbolique, certes, mais révélateur d’une ambition plus large : faire du numérique un levier d’influence, de croissance et de leadership africain.

Par Loïc Souop

Transformation numérique : L’Union internationale des magistrats prône l’accélération de la digitalisation de l’appareil judiciaire

[DIGITAL Business Africa] – Un plaidoyer poignant porté à la tribune du Sommet pré-ministériel sur la piraterie, la cybersécurité et la justice. Le vice-président de l’Union internationale des magistrats (UIM) a rappelé l’urgence de l’accélération de la digitalisation de l’appareil judiciaire. Mohamed Redouane a souligné l’importance stratégique des défis judiciaires à l’ère du numérique.

Il a insisté sur la consolidation de l’indépendance de la justice et l’amélioration de la célérité des procédures. Selon lui, l’adaptation aux mutations technologiques constitue désormais un levier indispensable pour répondre aux exigences de la transformation digitale.

Le vice-président de l’Union internationale des magistrats a mis en exergue l’importance de la justice dans le débat international sur la sécurité juridique, particulièrement face à l’émergence de nouvelles formes de cybercriminalitécybercriminalité.

Le PNUD, en collaboration avec des États, a mis sur pied des outils numériques en vue d’améliorer la gestion de la carrière des magistrats, des détenus et des activités judiciaires. En République démocratique du Congo, des logiciels ont été développés pour l’occasion depuis 2016. Il s’agit notamment du :

• SIGAJ (Système d’Information de Gestion des Activités Judiciaires) pour les parquets et les tribunaux.

• SIGM (Système d’Information de Gestion des Magistrats) pour le Conseil Supérieur de la Magistrature.

• SIGE (Système d’Information de Gestion des Ecrous) pour les prisons avec une application mobile.

L’ambassadrice du Maroc en Espagne, Karima Benyaich, a pour sa part relevé des défis globaux qui accompagnent les opportunités majeures qu’offrent les nouvelles technologies. Selon la diplomate, ces défis requièrent une coopération internationale accrue et des politiques publiques adaptées.

« Le rôle de l’État est essentiel pour accompagner ces mutations », a-t-elle affirmé, plaidant pour une utilisation éthique et responsable de l’intelligence artificielle. L’ambassadrice du Royaume à Madrid a reçu une reconnaissance de l’engagement du Maroc dans les domaines de la transformation digitale et de la cybersécurité.

Le Sommet pré-ministériel sur la piraterie, la cybersécurité et la justice a réuni des responsables judiciaires, des régulateurs et des représentants institutionnels venus notamment d’Amérique latine autour des défis liés à l’intégration des nouvelles technologies dans le secteur de la justice.

Par Jean Materne Zambo

Gabon : Les émissaires de TikTok attendus pour proposer un plan de signalement des contenus litigieux

[DIGITAL Business Africa] – Une délégation du réseau social TikTok est attendue dans les prochains jours au Gabon. Mission : convaincre les autorités pour le rétablissement de la plateforme suspendue par la Haute Autorité de la Communication le 17 février 2026.

Les plateformes concernées par la suspension sont notamment TikTok, YouTube et Facebook. La HAC juge cet acte comme une mesure temporaire pour lutter contre la diffamation et la manipulation politique.

Mais pour le Pr Ondo Ossa, homme politique, cette explication ne tient pas. Il rejette fermement l’idée d’un lien avec la sécurité nationale.

« Les réseaux sociaux critiquent tous les pouvoirs mondiaux. Trump, les réseaux sociaux le prennent à partie tous les jours. Il ne les a pas pour autant stoppés. Macron lui-même ici en France, il est pris à partie par les réseaux sociaux, sans que cela ne justifie une suspension », a-t-il fait remarquer.

Les autorités précisent qu’il ne s’agit pas d’une coupure d’internet, mais d’une mesure ciblant l’accès et l’utilisation de ces réseaux sociaux.

A la suite de la suspension de TikTok au Gabon, la plateforme a pris acte de la décision du régulateur. Nshingu Kazadi, directeur des politiques publiques et des relations institutionnelles de TikTok Afrique francophone, a affirmé comprendre les préoccupations exprimées par l’instance de régulation.

Notamment en lien avec la loi n°019/2016 du 09 août 2016 portant Code de la communication.TikTok assure partager l’engagement des autorités à maintenir un environnement numérique respectueux des droits et de la dignité des citoyens gabonais.

Avant même le début des pourparlers avec la HAC, TikTok a d’ores et déjà pris l’engagement d’intégrer la HAC à son dispositif « TikTok Safety Enforcement Tool ». De plus, TikTok propose de recevoir directement des URL problématiques ainsi que des listes de mots clés sensibles pour optimiser l’identification et la suppression des contenus litigieux. En plus de renforcer la modération des contenus.

Par Jean Materne Zambo

Réseaux sociaux : Le Premier ministre Indien franchit le cap historique des 100 millions d’abonnés

[DIGITAL Business Africa] – Narendra Modi semble susciter de l’admiration dans la sphère politique et même dans la blogosphère. Réputé pour sa sociabilité, son humanisme, le Premier ministre Indien est devenu ce 25 février 2026 le premier dirigeant mondial à atteindre les 100 millions de followers sur Instagram.

Il domine ainsi le quinté complété par le président américain Donald Trump, qui occupe la deuxième marche du podium avec 43,2 millions d’abonnés. Le président Trump est suivi de près par le président indonésien Prabowo Subianto (15 millions). Puis du Brésilien Lula (14,4 millions), du Turc Recep Tayyip Erdoğan (11,6 millions).

L’ Inde a abrité l’IA Impact Summit du 12 au 20 février 2026. Le Premier ministre Narendra Modi a dévoilé jeudi sa vision d’une intelligence artificielle (IA) « éthique et inclusive ».

Modi a présenté la vision indienne « MANAV » pour l’IA, expliquant que l’acronyme signifie : systèmes moraux et éthiques, gouvernance responsable, souveraineté nationale, technologie accessible et inclusive, et systèmes valides et légitimes.

Le Premier ministre a affirmé que cette vision deviendrait « un lien crucial pour le bien-être de l’humanité dans le monde dirigé par l’IA au XXIe siècle ».

Décrivant l’IA comme une force transformatrice, Modi a précisé que « sans direction, elle conduit à la perturbation », mais « avec la bonne direction, elle devient une solution ».

Il a mis en garde contre le risque que les humains « ne deviennent de simples points de données ou matière première pour l’IA », ajoutant que cette technologie devait être démocratisée.

L’IA, selon lui, doit servir de vecteur « d’inclusion et d’autonomisation », notamment pour le Sud global.

Soulignant le rôle de l’Inde dans ce domaine, le Premier ministre a affirmé que le pays « ne se contente pas de participer à la révolution de l’IA » mais qu’il « la dirige et la façonne ».

« L’intelligence artificielle marque un chapitre transformateur dans l’histoire de l’humanité », a-t-il ajouté.

Par Jean Materne Zambo

« 10 milliards $ pour l’IA » : la BAD et le PNUD veulent propulser l’Afrique dans la course mondiale et créer 40 millions d’emplois

[DIGITAL Business Africa] – L’Afrique ne veut plus être simple consommatrice de technologies d’intelligence artificielle. Elle ambitionne désormais d’en devenir un acteur structurant. C’est dans cette dynamique que le groupe de la Banque africaine de développement (BAD), en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), a dévoilé le 23 février 2025 à Nairobi une initiative majeure destinée à mobiliser jusqu’à 10 milliards de dollars pour accélérer le développement de l’IA sur le continent.

Présentée lors du Nairobi AI Forum 2026, l’« Initiative 10 milliards USD pour l’IA » s’inscrit dans une stratégie de transformation structurelle visant à faire de l’intelligence artificielle un levier de croissance inclusive, de compétitivité et de souveraineté numérique. Les financements seront progressivement mobilisés jusqu’en 2035, à travers un partenariat associant institutions financières de développement, gouvernements africains et investisseurs privés.

Pour la BAD, l’objectif est d’éviter un décrochage technologique du continent à l’heure où l’IA redessine les chaînes de valeur mondiales.

« En tant qu’institution multilatérale de développement de premier plan, le Groupe de la BAD tire parti de son avantage comparatif pour s’assurer que l’Afrique ne soit pas laissée pour compte à l’ère de l’IA », a déclaré Nicholas Williams, chef de la Division des opérations TIC du Groupe. Il souligne que l’initiative doit catalyser des investissements structurants capables d’accélérer l’entrepreneuriat technologique, de consolider les écosystèmes de données et d’infrastructures, et de soutenir une croissance inclusive à l’échelle continentale.

La feuille de route élaborée par la BAD repose sur cinq leviers stratégiques : le développement d’infrastructures de données fiables et interopérables, le renforcement des capacités de calcul et d’informatique, la formation de talents spécialisés, la consolidation d’un cadre de confiance réglementaire et l’amélioration de l’accès au capital pour les start-up et entreprises innovantes. Les investissements viseront notamment les centres de données, les infrastructures de calcul haute performance, le financement de jeunes pousses technologiques ainsi que des programmes de formation avancée.

Selon les projections de la BAD, ces investissements pourraient contribuer à la création de jusqu’à 40 millions d’emplois et générer près de 1 000 milliards de dollars supplémentaires sur le PIB du continent à l’horizon 2035. Une phase de mobilisation auprès des gouvernements et des investisseurs internationaux doit désormais transformer cette annonce en engagements financiers concrets.

À travers cette initiative, la BAD et le PNUD affichent une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible de la nouvelle économie mondiale de l’intelligence artificielle, en faisant de l’IA un moteur de développement durable, d’innovation et d’inclusion.

Par Loic SOUOP

Vietnam : Pham Minh Chinh impose la culture du résultat et consacre 3 % du budget d’État à la transformation numérique

[DIGITAL Business Africa] – Le Vietnam engage un tournant stratégique dans sa gouvernance publique. Réuni le 25 février à Hanoï lors de la première session 2026 du Comité directeur gouvernemental sur le développement scientifique et technologique, l’innovation, la transformation numérique et le Projet 06, le Premier ministre Pham Minh Chinh a appelé à un changement décisif : passer d’une gestion administrative axée sur les tâches à une gouvernance fondée sur les résultats mesurables et la satisfaction des citoyens.

Dans un contexte d’accélération de la transformation numérique, le chef du gouvernement a réaffirmé que la science, la technologie, l’innovation et le numérique doivent devenir les principaux moteurs de la croissance économique. Le Projet 06, pilier de cette stratégie, vise à exploiter la base de données nationale sur la population, l’identité numérique et l’authentification électronique pour soutenir le développement socio-économique. Selon le Comité directeur gouvernemental, la base de données démographique est déjà connectée à 15 ministères et agences, une entreprise publique, trois opérateurs télécoms et 34 localités. La plateforme VNeID revendique 94 millions de profils vérifiés et 68 millions de comptes activés.

Le Premier ministre a chargé les ministères des Sciences et Technologies, de la Sécurité publique, de l’Industrie et du Commerce de finaliser rapidement des cadres juridiques innovants, notamment dans l’économie des données et l’intelligence artificielle. Il leur a également demandé de publier les textes d’application des lois récemment adoptées sur la transformation numérique, l’IA, la cybersécurité et le commerce électronique afin d’éviter tout vide réglementaire.

Le ministère de la Sécurité publique devra quant à lui soumettre, dès le premier trimestre 2026, un décret sur les mécanismes spécifiques de développement d’un Centre d’innovation et d’exploitation des données rattaché au Centre national des données. Un mécanisme d’organisation et de fonctionnement de la plateforme nationale de données est attendu au deuxième trimestre 2026, tandis qu’un cadre global de développement de l’économie des données devra être finalisé en septembre. De son côté, le ministère des Finances, en coordination avec la Sécurité publique, élaborera d’ici juin 2026 un cadre juridique sur la tarification des données, les frais d’exploitation, ainsi que les incitations fiscales et mécanismes de financement destinés aux entreprises opérant dans ce secteur.

Signal fort de cet engagement : au moins 3 % des dépenses budgétaires annuelles de l’État seront consacrées à la transformation numérique. Les priorités pour le premier trimestre 2026 incluent les produits technologiques stratégiques tels que l’intelligence artificielle, les drones, l’énergie nucléaire, la transition verte, l’économie créative et le ferroviaire à grande vitesse. Le gouvernement prévoit également le lancement officiel du Centre national des données n° 1, l’extension nationale de la 5G d’ici 2026 et le déploiement commercial de l’Internet par satellite en orbite terrestre basse.

Les résultats avancés par les autorités témoignent d’une dynamique réelle : 2 690 des 3 085 procédures administratives, soit 87,2 %, ont été réduites ou simplifiées, tout comme 1 973 des 2 371 conditions commerciales (83,2 %). Ces réformes auraient permis d’économiser environ 34 600 milliards de dôngs, représentant 28 % des coûts de mise en conformité. Le décaissement des investissements publics a atteint 94,8 % du plan fixé au 31 janvier 2026, soit 858 621 milliards de dôngs engagés. Parallèlement, le Vietnam a lancé la construction d’usines de fabrication de puces électroniques, notamment portées par Viettel et FPT, consolidant ses ambitions industrielles dans les semi-conducteurs.

Malgré ces avancées, des défis persistent. Certaines bases de données nationales essentielles – sécurité sociale, agriculture, santé ou sanctions administratives – restent incomplètes. La couverture 5G demeure inférieure aux objectifs nationaux et les centres de données à grande échelle ne sont pas encore pleinement déployés.

Convaincu qu’une économie numérique axée sur les données et pilotée par l’intelligence artificielle générera une croissance plus durable, Pham Minh Chinh entend moderniser le modèle de gouvernance vietnamien et renforcer la compétitivité nationale dans les années à venir.

Par Loic SOUOP

RD Congo : Améliorer le climat des affaires dans les télécommunications

[DIGITAL Business Africa] – Christian Katende a son rôle à jouer pour rendre attrayante la destination RDC. Le président du Collège de l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC) a été reçu par le ministre d’État, ministre du Plan & CAD, Guylain Nyembo Nyembo, ce 24 février 2026. Les deux personnalités ont traité la question de l’amélioration du climat des affaires dans le secteur des télécommunications, levier stratégique de la transformation économique de la République démocratique du Congo.

Pour cela, il va falloir mobiliser davantage d’investissements et consolider un cadre réglementaire cohérent, stable et incitatif. Et surtout maximiser sur la digitalisation, comme l’a précisé le président du Collège de l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC).

« La digitalisation constitue aujourd’hui un impératif pour renforcer la compétitivité de notre économie. En améliorant le climat des affaires dans les télécommunications, nous créons les conditions d’une expansion durable et inclusive du numérique en RDC », a déclaré Christian Katende.

L’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC) a organisé du 18 au 19 février 2026 la 10ᵉ session ordinaire de la Conférence des régulateurs de l’Assemblée des Régulateurs des Télécommunications de l’Afrique centrale (ARTAC).

L’événement était placé sous le thème : « Stratégie de coopération sous-régionale pour une régulation harmonisée des services de télécommunications par satellites non géostationnaires (NGSO) ».

Plusieurs recommandations ont émergé de ces travaux : l’amendement des statuts révisés de l’ARTAC, accompagné de l’élaboration d’un cahier des charges pour la désignation du secrétaire exécutif et du régulateur de l’État du siège ; l’harmonisation de la régulation des services satellitaires NGSO ; la mise en œuvre de mesures de sécurité sous-régionales applicables aux services financiers numériques ; la prise en compte des résolutions de l’Union internationale des télécommunications (UIT) relatives à l’intégration du genre ; le renforcement de la cybersécurité et de la coopération technique ; ainsi que la promotion de la souveraineté numérique et de l’hébergement local des données.

Par Jean Materne Zambo

E-gov/Cap vert : Le gouvernement lance un portail numérique pour connecter l’Etat, les citoyens et les entreprises

[DIGITAL Business Africa] – Gov.CV, la plateforme numérique qui devrait révolutionner la gouvernance au Cap vert. Le gouvernement a lancé le portail ce 24 février 2026 lors d’une cérémonie organisée au TechPark en présence de membres du gouvernement et d’autres institutions.

Cette plateforme vient se substituer à ses sœurs plateformes utilisées jusque là. Selon le premier ministre, Ulisses Correia , explique que ce portail marque une évolution importante vers un système plus simple et centralisé.

Il précise: « Nous passons de multiples plateformes isolées à un portail unique, avec une seule entrée et une seule sortie pour les services publics ».

L’autre objectif de Gov.CV est d’ améliorer la communication entre les services publics. Jusqu’à présent, les systèmes ne partageaient pas leurs informations, obligeant les citoyens à fournir plusieurs fois les mêmes documents.

Avec GOV.CV, le gouvernement promet plus d’interopérabilité, de sécurité et d’efficacité, ainsi qu’une réduction des démarches administratives. Le premier ministre affirme que « le citoyen cesse de parcourir plusieurs départements pour obtenir des documents que l’État possède déjà », ce qui devrait permettre des procédures plus rapides, plus transparentes et suivies en temps réel.

Le portail sera mis en place progressivement, avec l’intégration continue de services publics numériques. Il doit intégrer progressivement de nombreux services administratifs. Entre autres notamment  l’éducation, la santé ou du commerce.

L’objectif final est de rassembler toute l’administration publique sur cette plateforme et d’harmoniser les paiements afin de réduire les coûts et le temps pour les utilisateurs. Le gouvernement souhaite ainsi renforcer la confiance dans l’État, améliorer la productivité de l’administration et simplifier la vie des citoyens et des entreprises.

Le Cap Vert occupe la 111e sur 193 à l’Indice de développement de l’e- gouvernement des Nations unies (EGDI). Ce qui lui confère un score de 0,6238 sur 1. Un performance classée en dessous de la moyenne mondiale (0,6382 sur 1).

Par Jean Materne Zambo

 

 

Gouvernance et intégration de l’IA : OpenAI s’appuie sur Accenture, BCG, Capgemini et McKinsey

[DIGITAL Business Africa]OpenAI accélère son offensive sur le segment des grandes entreprises. L’éditeur américain d’intelligence artificielle a annoncé la signature de partenariats pluriannuels avec quatre géants mondiaux du conseil Accenture, Boston Consulting Group (BCG), Capgemini et McKinsey & Company dans le but d’accélérer le déploiement d’agents d’intelligence artificielle au sein des grandes organisations.

Cette alliance s’inscrit dans le prolongement du lancement, début février 2026, de Frontier, une plateforme développée par OpenAI pour concevoir, déployer et administrer des “AI coworkers”, présentés comme de véritables collègues virtuels capables d’exécuter des tâches de bout en bout. L’ambition est limpide : intégrer l’IA générative au cœur des processus métiers, en la connectant aux données internes, aux systèmes existants et aux règles opérationnelles des entreprises.

Concrètement, ces agents peuvent traiter une demande client de manière autonome, interroger un CRM, appliquer des règles de conformité, mettre à jour des bases de données ou déclencher des workflows, sans intervention humaine sauf en cas d’exception. L’objectif n’est plus seulement d’assister les collaborateurs, mais de transformer l’organisation du travail.

Dans ce dispositif, BCG et McKinsey interviennent principalement sur les dimensions stratégiques et organisationnelles. BCG accompagne ses clients dans la définition de leur stratégie IA, l’identification des cas d’usage prioritaires, la refonte du modèle opérationnel et la conduite du changement, notamment via son entité technologique BCG X. McKinsey, de son côté, cible les directions générales afin d’élaborer des feuilles de route IA alignées sur les priorités business, avec l’appui de sa branche spécialisée QuantumBlack.

Accenture et Capgemini se concentrent davantage sur l’intégration technique et l’industrialisation. Accenture prend en charge l’architecture data et cloud, la sécurisation des environnements, la conformité réglementaire et le déploiement à l’échelle internationale. Le cabinet souligne d’ailleurs avoir déjà équipé des dizaines de milliers de ses collaborateurs avec ChatGPT Enterprise. Capgemini mettra pour sa part à profit son expertise sectorielle et ses capacités d’intégration pour moderniser les systèmes d’information et assurer l’exploitation continue des agents IA dans les métiers.

Au-delà de l’aspect technologique, l’enjeu est stratégique pour OpenAI. Les grandes entreprises s’appuient traditionnellement sur ces cabinets pour piloter leurs transformations numériques. En intégrant Frontier dans les feuilles de route élaborées par ces acteurs influents, la société dirigée par Sam Altman maximise ses chances d’imposer sa plateforme comme standard dans les stratégies IA des grands groupes.

Cette approche permet également de consolider sa position face à une concurrence accrue sur le marché entreprise, notamment celle de Google, Anthropic ou encore Microsoft.

L’enjeu financier est tout aussi déterminant. Les projets de transformation numérique portés par ces cabinets représentent souvent des investissements de plusieurs dizaines, voire centaines de millions de dollars. Selon des informations relayées dans la presse économique internationale, OpenAI viserait environ 600 milliards de dollars de dépenses cumulées en capacité de calcul d’ici 2030, avec un objectif de chiffre d’affaires supérieur à 280 milliards de dollars à l’horizon de la fin de la décennie. À titre de comparaison, son chiffre d’affaires pour l’exercice écoulé s’élève à 13,1 milliards de dollars.

À travers cette alliance structurante, OpenAI ne cherche pas seulement à déployer des outils d’IA. L’entreprise ambitionne d’ancrer ses technologies au cœur même des modèles opérationnels des grandes organisations, en s’appuyant sur les acteurs qui en définissent les trajectoires stratégiques.

Par Loic SOUOP

 

Coopération : Digitalisation de la Lettre de Voiture Obligatoire et de la taxe à l’essieu sur le corridor Douala–N’Djamena

[DIGITAL Business Africa] – Plus de fluidité du transit Douala–N’Djamena. Le Cameroun et le Tchad tendent vers cet idéal. Les deux parties engagent la dématérialisation de la Lettre de Voiture Obligatoire (LVO) et de la taxe à l’essieu sur le corridor Douala–N’Djamena. La cérémonie d’inauguration a eu lieu ce lundi 23 février 2026 au siège de cette agence sise au quartier petit paris dans l’arrondissement de Kribi premier.

Le BNFT émet  les lettres de voitures obligatoires (LVO), fluidifie le traffic sur les corridors stratégiques Kribi – Douala – Ndjamena  et lutte également contre les tracasseries routières. Il va sans dire que cette réforme vise à sécuriser les recettes publiques, à réduire les fraudes et à fluidifier le transit sur cet axe stratégique pour les échanges entre le Cameroun et le Tchad.

À Kribi depuis 2018, le BNFT était un poste rattaché à l’agence de Douala aujourd’hui, il est devenue une agence autonome. Une volonté de Mme Fatimé Goukounou Waddeye, Ministres des transports de l’aviation civile et de la Météorologie nationale du Tchad.

Emmanuel Kingue le premier adjoint préfectoral représentait le préfet de l’océan, Bouba Hama, à cette cérémonie. Il  a félicité la  “victoire de solidarité fraternelle sur nos frontières” et a invité les transporteurs Tchadiens à veiller à ce que les coûts logistiques n’ “étouffent” pas les consommateurs tchadiens.

Le lancement officiel de la phase pilote de la dématérialisation des procédures de délivrance de la lettre de voiture obligatoire et de la taxe à l’essieu s’est déroulé le 20 février 2026. C’était sous la présidence du directeur général du Bureau National de Fret Terrestre Saleh Youssouf Erda. Et ce, conformément aux instructions de  Fatima Goukouni Weddeye , ministre des Transports, de l’Aviation Civile et de la Météorologie Nationale ainsi que des orientations du gouvernement.

Par Jean Materne Zambo 

Sanction des opérateurs télécoms, Fibre, 5G, cybersécurité, startups : le vrai bilan 2025 du numérique au Cameroun

[DIGITAL Business Africa] – Dans son allocution de présentation des vœux 2026 à la ministre des Postes et Télécommunications, le Secrétaire général du MINPOSTEL, Mohamadou Saoudi, a dressé un état des lieux détaillé de l’action du département ministériel et de l’écosystème du numérique au Cameroun en 2025. Infrastructures, gouvernance sectorielle, cybersécurité, connectivité, innovation, régulation et indicateurs de performance : le discours offre un panorama rare et chiffré de l’avancement réel de la transformation numérique du pays, tout en pointant les défis à relever pour accélérer la cadence en 2026.

Un contexte 2025 sous contraintes, mais une dynamique maintenue
Dans son discours dense et structurée prononcé le 19 février à l’esplanade du MINPOSTEL , Mohamadou Saoudi précise de prime abord que l’année 2025 s’est déroulée dans un environnement international marqué par des pressions inflationnistes, une reprise économique difficile et des tensions géopolitiques persistantes, avec, au plan national, la poursuite de la SND30, la gestion des défis sécuritaires dans l’Extrême-Nord, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, et l’accélération de la transformation numérique de l’État et du secteur postal dans un cyberespace sécurisé.

Malgré ce contexte contraint, le MINPOSTEL « a maintenu son rôle de catalyseur essentiel de la croissance et du développement du pays », selon le Secrétaire général, traduisant une continuité de l’action publique sur les chantiers numériques structurants.

Mohamadou Saoudi à Minette Libom Li Likeng : « Vous êtes la personne idoine pour mener à bon port la barque du MINPOSTEL et du secteur numérique au Cameroun »

Infrastructures et connectivité : fibre, capacités internationales et qualité de service

Sur le front des infrastructures, 2025 a été marquée par des avancées significatives portées par CAMTEL et l’ART. Côté opérateur public, la réparation de segments de fibre endommagés, l’extension des capacités du backbone et des boucles métropolitaines de Yaoundé et Douala, la montée en capacité du câble sous-marin NCSCS de 100 Gbps à 300 Gbps avec une étude vers 2,4 Tbps, ainsi que la préparation du raccordement au câble MEDUSA, ont renforcé la résilience et la capacité du réseau national. À cela s’ajoutent la décongestion de 51 sites dans le cadre du projet Mobile Network Expansion et l’accord pour 250 nouveaux sites, l’optimisation satellitaire via AVANTI, le projet Blue Money, et des travaux d’études pour un backbone fibre le long du corridor ferroviaire Douala-Yaoundé-Ngaoundéré.

Côté régulation, l’ART a intensifié le contrôle de la qualité de service, conduit des audits du réseau national de fibre optique, préparé l’introduction de la 5G, élaboré le cahier de charges pour Starlink Cameroun, mené des concertations avec MTN et Orange, et prononcé 13 sanctions pécuniaires pour manquements. La coordination internationale des fréquences, la lutte contre les brouillages affectant parfois la navigation aérienne, ainsi que la validation de conventions d’interconnexion et de catalogues de partage d’infrastructures, ont complété ce dispositif de supervision.

Écosystème numérique et innovation : startups, données et jeunesse

Le développement de l’écosystème numérique national a été soutenu par des événements structurants et des outils de pilotage. La Semaine de l’innovation numérique 2025, placée sous le thème de la mobilisation de l’intelligence artificielle pour une transformation numérique ambitieuse, les Concertations nationales sur l’IA, le Forum des jeunes sur la gouvernance de l’Internet, ainsi que le concours national du meilleur projet TIC, ont contribué à animer l’écosystème et à valoriser l’innovation locale. Une base de données cartographique des startups numériques a été élaborée, tandis que des investissements ont porté sur la collecte et le traitement des données météorologiques, utiles à l’agriculture et à la gestion des risques climatiques.

PATNUC : politiques publiques, inclusion et plateformes de contrôle

Le Projet d’Accélération de la Transformation Numérique du Cameroun a constitué l’ossature de l’action publique en 2025. Sur le plan des politiques et cadres réglementaires, le Plan Cameroun numérique 2025-2030 a été élaboré, une stratégie de service universel définie, des équipements critiques de cybersécurité acquis au profit de l’ANTIC, et des plateformes de contrôle de la qualité de service installées pour l’ART. Les composantes connectivité et inclusion numérique ont progressé, tout comme les volets solutions axées sur les données pour l’agriculture et la gouvernance de projet, avec un pilotage renforcé des instances de coordination.

Cybersécurité et confiance numérique : équipements, culture et protection des usagers
La sécurisation de l’écosystème numérique a connu un renforcement notable en 2025. Les Journées nationales de cybersécurité, des campagnes de sensibilisation à l’usage responsable des réseaux sociaux, la mise en place d’un laboratoire de cybersécurité à l’Université de Maroua, une plateforme de management de la sécurité des systèmes d’information, un mini centre de veille sécuritaire au MINPOSTEL, ainsi que la révision de la politique nationale de sécurité des réseaux et systèmes d’information, ont consolidé l’architecture nationale de cybersécurité. L’ANTIC a renforcé la sécurité du domaine .cm via le DNSSEC, mené des audits de sécurité dans 66 structures, émis des alertes et bulletins, soutenu des collectivités territoriales décentralisées dans la mise en place de leurs systèmes d’information, et intensifié la lutte contre la cybercriminalité.

Gouvernance sectorielle et capacités humaines

Sur le plan institutionnel, le programme d’appui à la gouvernance interne du MINPOSTEL a permis d’améliorer le cadre de travail et la coordination administrative. SUP’PTIC a poursuivi l’alignement de l’offre de formation aux exigences du numérique, la rénovation d’infrastructures de recherche et le renforcement des capacités des enseignants, contribuant à la formation des compétences nécessaires à l’économie numérique. Au plan international, la participation du Cameroun aux grandes rencontres du secteur, ainsi que l’organisation de l’Africa Digital Expo à Douala, ont renforcé la visibilité du pays et l’alignement sur les standards globaux.

Poste et services numériques : modernisation et e-commerce

Le volet postal, souvent sous-estimé dans la transformation numérique, a connu des avancées concrètes : réhabilitation de bureaux de poste, dotations en équipements IT et énergie solaire, outils de suivi des envois, audit pour la mise en place d’un hub e-commerce sous-régional, restructuration du marché postal, régularisation d’opérateurs et préparation de textes réglementaires. CAMPOST a engagé des chantiers structurants, dont l’upgrade de son data center et l’acquisition d’un core banking system, éléments clés pour la digitalisation des services financiers postaux.

Indicateurs 2025 : des progrès mesurables, mais des marges à combler

Les indicateurs présentés par le Secrétaire général témoignent d’avancées mesurables : la proportion des points de contacts postaux connectés à Internet atteint 84 pour cent, l’Indice de Développement des TIC progresse à 3,5, le taux de réalisation des activités budgétisées du ministère est de 100 pour cent, et l’Indice national de cybersécurité s’établit à 0,48, proche de la cible.

L’exécution budgétaire atteint 90 pour cent pour les dépenses courantes et 93 pour cent pour l’investissement, signal d’une capacité d’absorption en amélioration. Pour autant, des retards et obstacles opérationnels subsistent, appelant à une meilleure coordination interinstitutionnelle et à une accélération de l’exécution des projets.

Un bilan 2025 qui prépare le cap 2026

Au total, 2025 aura été une année de consolidation pour le numérique au Cameroun, marquée par des investissements dans les infrastructures, un renforcement de la régulation, des avancées en cybersécurité et une animation soutenue de l’écosystème d’innovation. Le bilan dressé par le Secrétaire général du MINPOSTEL met en évidence une trajectoire positive, mais encore insuffisante au regard des ambitions de la SND30.

La feuille de route implicite pour 2026 est claire : accélérer l’inclusion numérique, améliorer la qualité de service des réseaux, renforcer la confiance numérique, déployer davantage de capacités internationales et locales, et transformer les progrès techniques en impacts tangibles pour les citoyens, les entreprises et l’administration publique.

Par Digital Business Africa

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2-https://www.digitalbusiness.africa/mohamadou-saoudi-a-minette-libom-li-likeng-vous-etes-la-personne-idoine-pour-mener-a-bon-port-la-barque-du-minpostel-et-du-secteur-numerique-au-cameroun/

Madagascar : 664 000 équipements numériques subventionnés pour briser la fracture digitale et doper l’inclusion

[DIGITAL Business Africa] – À Madagascar, le numérique est désormais érigé en pilier stratégique du développement socio-économique. Le gouvernement entend faire de la digitalisation des services publics un levier de transformation structurelle, avec pour ambition de rapprocher l’administration des citoyens et de stimuler l’économie numérique. Mais face à une fracture digitale encore profonde, l’accès aux équipements reste un défi majeur.

Le 21 février, les autorités malgaches ont officiellement lancé un programme national de commercialisation de 664 000 équipements numériques subventionnés. Sur ce volume, 400 000 terminaux sont spécifiquement réservés aux femmes et aux jeunes filles, traduisant une volonté affichée de réduire les inégalités d’accès et de promouvoir une inclusion numérique plus équitable.

Le dispositif s’appuie sur un réseau de neuf distributeurs officiels contractualisés, chargés d’assurer la transparence du processus et une couverture progressive du territoire, y compris dans les zones rurales. L’initiative est financée dans le cadre du fonds DECIM (Digital and Energy Connectivity for Inclusion in Madagascar), doté d’une enveloppe de 24 millions de dollars, à travers sa sous-composante dédiée aux « équipements numériques abordables ».

Au-delà de l’accès aux terminaux, l’opération s’inscrit dans une stratégie plus large structurée autour du Plan stratégique quinquennal du numérique (PSN) 2023-2028. Ce document de référence fixe l’objectif de positionner Madagascar comme un acteur significatif de l’économie numérique africaine, en misant sur le développement des télécommunications, l’e-gouvernement et l’inclusion digitale. Les autorités ambitionnent de porter la contribution du secteur numérique à 6 % du PIB d’ici 2028, contre 1,5 % en 2019.

Cependant, les défis restent considérables. Selon l’Union internationale des télécommunications (UIT), seuls 18,7 % des Malgaches utilisaient Internet en 2024. Par ailleurs, si 44,4 % de la population disposait d’un téléphone mobile, cette statistique ne distingue pas les appareils basiques des smartphones compatibles avec les services numériques avancés. De son côté, la GSMA souligne que le coût des smartphones demeure un frein important, malgré l’apparition d’appareils à moins de 100 dollars.

La couverture réseau constitue un autre facteur limitant. Fin 2023, les réseaux 2G et 3G couvraient respectivement 88,5 % et 69,2 % de la population, tandis que la 4G atteignait 34,6 % en 2024. La 5G, encore embryonnaire, ne concernait que 6,12 % de la population. À ces contraintes techniques s’ajoutent le coût des offres Internet, le déficit de compétences numériques, les enjeux de cybersécurité et la perception parfois limitée de la valeur ajoutée des services numériques.

En l’état, les 664 000 équipements subventionnés représentent une avancée significative, mais encore marginale au regard d’une population estimée à près de 33 millions d’habitants. Les autorités n’ont pas encore précisé l’existence de phases supplémentaires ni le calendrier d’extension du programme.

En misant sur l’accessibilité des terminaux, Antananarivo pose une première brique essentielle. Reste à transformer l’essai en combinant équipements, connectivité de qualité, formation aux usages et pertinence des services publics numériques. Car au-delà des chiffres, c’est bien l’appropriation effective du digital par les citoyens qui conditionnera l’impact réel de la stratégie numérique malgache.

Par Loic SOUOP

Mohamadou Saoudi à Minette Libom Li Likeng : « Vous êtes la personne idoine pour mener à bon port la barque du MINPOSTEL et du secteur numérique au Cameroun »

[DIGITAL Business Africa] – À l’occasion de la cérémonie de présentation des vœux 2026 au ministre des Postes et Télécommunications, Monsieur Mohamadou Saoudi, Secrétaire général du MINPOSTEL, a dressé le bilan complet de l’action du département ministériel en 2025 et esquissé les priorités pour 2026. Dans cette allocution dense et structurée prononcé le 19 février à l’esplanade du MINPOSTEL, il revient notamment sur les avancées du Projet d’Accélération de la Transformation Numérique du Cameroun (PATNUC), les progrès enregistrés dans le développement de l’écosystème numérique national, le renforcement de la cybersécurité, l’extension des infrastructures de connectivité, la modernisation du secteur postal, ainsi que les actions menées par l’ART, CAMTEL, l’ANTIC et SUP’PTIC.

Le Secrétaire général met également en lumière les indicateurs de performance du secteur, l’exécution budgétaire 2025 et les perspectives ouvertes pour 2026, avec l’ambition de faire éclore les prémices d’une économie numérique renouvelée, catalyseur de croissance et d’emplois pour la jeunesse camerounaise. Digital Business Africa vous propose l’intégralité de ce Discours.

“Your excellency, the Minister of Posts and Telecommunications;

Mohamadou Saoudi à Minette Libom Li Likeng : « Vous êtes la personne idoine pour mener à bon port la barque du MINPOSTEL et du secteur numérique au Cameroun »

  • The Representative of the International Telecommunication Union (ITU) Area Office for Central Africa and Madagascar;
  • Inspectors General;
  • General Managers;
  • Technical Advisers;
  • Inspectors;
  • Directors and Heads of Division;
  • The Director of the National Advanced School of Posts, Telecommunications and Information and Communication Technologies (SUP’PTIC);
  • Regional Delegates following us online;
  • Sub-Directors and Heads of Units;
  • Heads of Services and Offices;
  • Dear collaborators;
  • Distinguished guests;
  • Ladies and Gentlemen,

It is a distinct honour as well as a pleasant duty for me to address you once more today, on behalf of all the staff members of the Ministry of Posts and Telecommunications and the whole P & T sector in our country, on the occasion of the solemn traditional presentation ceremony of new year wishes to the Head of the Government Department in charge of Posts, Telecommunications and Information and Communication Technologies, Mrs Minette LIBOM Li LIKENG.

Beyond the traditional nature of this ceremony, it is first of all a special opportunity of friendly exchange and in-depth brainstorming between the various structures of the national community of Posts, Telecommunications and Information and Communication Technologies. The workshop for public Administrations on the challenges of artificial intelligence in Cameroon under the supervisory authority of MINPOSTEL organised prior to this ceremony constitute one of the most friendly and professional moment shared within the department.

Mohamadou Saoudi à Minette Libom Li Likeng : « Vous êtes la personne idoine pour mener à bon port la barque du MINPOSTEL et du secteur numérique au Cameroun »

When I speak of the genuine pleasure I feel in taking the floor, I can hardly express the gratitude and constant satisfaction that has inspired me since 20 July 2020, when His Excellency Paul Biya appointed me to these high offices. This mark of presidential confidence, which you demonstrate with demanding kindness on a daily basis, is the driving force behind my commitment to serve the state.

Your Excellency,
Permit-me to express my deepest gratitude for your constant support and for giving me the opportunity once again to coordinate this solemn ceremony of presenting New Year’s Wishes.

I would like to seize this happy and memorable occasion, to thank this prestigious assembly of personalities who put aside their busy schedule to massively rekindle with their presence the splendour of this ceremony. It is a great pleasure to have you among the participants.

Your Excellency,
Tradition requires that on the occasion of the presentation of new year wishes, a balance sheet of the activities carried out during the previous financial year is drawn up, before defining the outlines of the current one. This is the task I shall now set forth, pending new instructions that will serve as our roadmap throughout the year 2026.

As you all know, 2025 was a challenging year at the international level, characterised by persistent inflationary pressures, difficult economic recovery, the ongoing Russian–Ukrainian conflict, and deteriorating climatic conditions. At the national level, this context has been marked by the continued implementation of NDS-30, the management of security challenges in the Far North, North-West and South-West regions, the import substitution process, the continuation and acceleration of Cameroon’s digital transformation and the digitisation of the postal service in a secure cyberspace.

Despite a challenging economic and social context, MINPOSTEL, under your enlightened leadership and constant determination, has maintained its role as an essential catalyst for the country’s growth and development.

Mohamadou Saoudi à Minette Libom Li Likeng : « Vous êtes la personne idoine pour mener à bon port la barque du MINPOSTEL et du secteur numérique au Cameroun »

With regard to programme 129 on network densification and improvement of national postal coverage, several activities have been carried out, namely:

  • the rehabilitation and maintenance of six (06) post offices;
  • the provision of IT equipment and solar energy in some post offices;
  • the completion of an infrastructural, technical and operational audit with a view to setting up a sub-regional e-commerce hub for Central Africa in Cameroon;
  • the restructuring of the postal market to ensure healthy and fair competition between operators;
  • the regularisation of illegal operators by MINPOSTEL, pending the creation of a dedicated autonomous entity;
  • an increase in the number of authorised private postal operators from 41 to 44 between 2023 and 2025 (including 42 postal courier services and 2 postal money transfer services);
  • the drafting and submitting to the hierarchy 11 draft texts in compliance with Law No. 2020/0004 of 23 April 2020 governing postal activity in Cameroon;
  • the evaluation of the quality of postal services provided to the public;
  • the development of a tool for processing and tracking postal items;
  • the connection of three (03) post offices to the electricity supply grid;
  • equipping the Lolordof post office with office furniture;
  • assessing the cost of providing the Universal Postal Service (UPS) by CAMPOST for the 2023 financial year in accordance with the regulations in force;

At Cameroon Postal Services (CAMPOST), whose activities we monitor in our capacity as supervisory authority, the following actions were carried out as part of the programme:

  • The general audit of the 2018-2020 financial years by the Directorate-General for Large Enterprises (DGE), which was carried out at the company from January to June 2025.
  • The signing by MINEPAT, MINFI, MINPOSTEL and CAMPOST of the minutes and final report on the implementation of the State-CAMPOST Contract Plan for the 2019, 2020, 2021 and 2022 financial years.
  • the signing with MINFI of an agreement to open and operate a postal current account (CCP) for the benefit of the Public Treasury and postal current accounts (CCP) for the benefit of Local and Regional Authorities (LRAs) for the collection of local tax revenues and the settlement of public expenditure.
  • Receipt of the contract for the development of the Strategic Development Plan (2025-2030), which was awarded to the AFRIQ BRAIN CONSULTING/GROUPE BFC consortium.
  • The continuation of the execution by Moore Stephens of contracts relating to the development of process and risk mapping and the development of the CAMPOST procedures handbook.
  • The continuation of the execution by ORYX Consulting Sarl of the contract for the inventory of CAMPOST‘s fixed assets.
  • Finalisation by the publisher Capital Banker (CBK) of the contract for the acquisition of a CBS core banking system.
  • Finalisation by the HUAWEI/ITG Store consortium of the contract for the ‘Upgrade of the CAMPOST Data Centre’.

S’agissant du programme 130 consacré au développement de l’écosystème numérique national, les actions ci-après ont été entreprises :

  • L’organisation de la 4ème édition de la semaine de l’innovation numérique s’est tenue du 20 au 27 juin 2025, à Yaoundé, sous le thème : « Mobiliser l’intelligence artificielle pour une transformation numérique ambitieuse et répondant aux besoins de la société camerounaise ».
  • L’organisation du concours national du meilleur projet TIC, à l’issue duquel les dix (10) meilleurs projets ont été primés.
  • L’organisation du 7 au 8 juillet 2025 au Palais des Congrès de Yaoundé, de la 2ème édition des concertations nationales sur l’Intelligence artificielle (CONIA), sur le thème « promouvoir une économie numérique inclusive et durable par la mobilisation de l’Intelligence Artificielle pour un Cameroun émergent ».
  • L’organisation de la 5ème édition du Forum des jeunes sur la gouvernance de l’Internet au Cameroun, sous le thème « Jeunesse et transformation numérique : vers un Internet inclusif, sécurisé, et durable ».
  • L’élaboration d’une base de données cartographique des startups numériques au Cameroun.
  • Le renforcement des outils de collecte et de traitement des données météorologiques.
  • La mise en œuvre de la phase II du projet relatif aux données météorologiques.

Dans le cadre du Projet d’Accélération de la Transformation Numérique au Cameroun (PATNUC), plusieurs activités ont été mises en œuvre et sont déclinées comme suit :

Pour la composante I dédiée à la mise en place des Stratégies, des politiques et des réglementations favorables à l’inclusion et à la transformation numérique, l’on peut citer entre autres activités réalisées :

  • La réalisation de l’étude d’évaluation et l’élaboration du Plan Cameroun numérique 2025-2030.
  • L’élaboration d’une stratégie de mise en œuvre du service universel dans les communications électroniques.
  • L’acquisition d’équipements critiques pour la cybersécurité au profit de l’ANTIC.
  • L’acquisition et l’installation de plateformes de contrôle de la qualité de service pour l’ART.

Pour la composante II dédiée à la connectivité et l’inclusion numériques, 05 activités sont achevées, 02 sont en cours d’exécution, 06 sont en phase de passation des marchés et 14 restent à démarrer.

Au niveau de la composante III dédiée à la facilitation de la mise en œuvre de solutions axées sur les données dans le secteur agricole, 32 activités ont été menées à leur terme, 23 actions sont engagées dont 14 en cours d’exécution et 9 en phase de passation des marchés tandis que 14 activités restent à démarrer.

Pour la composante IV dédiée à la coordination, la gestion et l’engagement citoyens, l’accent a été mis sur la consolidation de notre gouvernance à travers le fonctionnement régulier des instances de pilotage. Parallèlement, nous avons veillé à une gestion rigoureuse des ressources, garantissant ainsi la prise en charge des frais opérationnels et la réalisation des acquisitions indispensables à la pérennité de nos missions.

Dans le prolongement de l’action de notre département ministériel, l’Agence de Régulation des Télécommunications (ART) quant à elle, a mené les actions suivantes en droite ligne de ce programme. Il s’agit de :

  • L’élaboration du projet de Convention de Concession et du cahier de charges pour Starlink Cameroun Sarl.
  • L’élaboration d’un document de synthèse pour l’introduction de la 5G.
  • La tenue des concertations avec MTN et Orange pour améliorer la qualité de service.
  • La réalisation de contrôles de couverture et de qualité de service, l’inspection des sites, l’identification des abonnés et la conformité tarifaire.
  • La réalisation de la deuxième phase de l’audit du réseau national de fibre optique.
  • La finalisation de l’étude sur la coexistence fibre optique noire / capacités managées.
  • La signature de 13 décisions de sanctions pécuniaires contre MTN et Orange.
  • La résolution de brouillages de fréquences, dont certains affectant la navigation aérienne.
  • L’audit technique des réseaux d’opérateurs et du réseau fibre optique de CAMTEL.
  • L’acquisition d’équipements pour le laboratoire d’homologation des terminaux.
  • La délivrance de licences, récépissés, accords de fréquences, agréments et attestations d’homologation.
  • La coordination internationale des fréquences pour les réseaux terrestres et satellites.
  • La révocation d’une assignation de fréquences notifiée à ALINK TELECOM.
  • L’examen de 63 rapports d’activités des opérateurs et la production de données de facturation.
  • La validation de 5 conventions d’interconnexion et 6 catalogues de partage d’infrastructures.
  • La participation à la 3ème session extraordinaire de la Conférence des Régulateurs de l’ARTAC.
  • La réalisation de missions conjointes avec l’ARCEP Tchad pour éradiquer les signaux irréguliers au Tchad.
  • La mise en œuvre de la révision de l’Accord de coordination des fréquences Cameroun-Tchad.
  • La signature de l’Accord de coordination des fréquences aux frontières Cameroun-Gabon.
  • La sensibilisation des usagers aux communications électroniques.
  • La finalisation du projet d’extension de la plateforme de contrôle de trafic.

La Cameroon Télécommunications (CAMTEL) a pour sa part, mené les activités ci-après, dans le cadre de ce même programme :

  • La correction des segments de fibres optiques endommagés du backbone de CAMTEL et des last mile des opérateurs MTN et ORANGE.
  • Le lancement des projets d’extension des capacités du backbone et des boucles Métro de Yaoundé et Douala.
  • La mise à niveau du câble sous-marin NCSCS de 100 Gbps à 300 Gbps et l’étude pour l’augmentation à 2,4 Tbps.
  • La décongestion de 51 sites dans le cadre du projet Mobile Network Expansion (MNE) et l’obtention de l’accord pour la construction de 250 nouveaux sites.
  • L’élaboration d’un projet de MoU pour le raccordement du Cameroun au câble sous-marin MEDUSA.
  • L’optimisation des liaisons satellitaires via un contrat avec AVANTI, avec 19 sites réceptionnés en phase pilote.
  • La mise sur pied de l’équipe projet, du Conseil d’Administration et de l’Assemblée Générale pour le projet Blue Money, avec le déploiement technique effectif.
  • La mise à niveau des BRAS et l’amélioration de la qualité de service sur le réseau DATA FTTH.
  • La fourniture et l’installation d’équipements pour le déploiement d’un réseau AIRPON pour 10 000 lignes FTTX.
  • La réalisation des études pour un backbone fibre optique le long des rails Douala-Yaoundé-Ngaoundéré.
  • L’augmentation du maillage par la création de six nouveaux Centres de Transmission Terrestre (CTT).
  • La relance des activités du STEERCO avec MTN Cameroon.
  • La préparation de la signature d’une convention de partenariat entre CAMTEL et SONATREL.
  • La mise à disposition de bandes passantes dédiées pour la CRTV et ELECAM lors des élections et de l’investiture présidentielle.
  • La mise en œuvre d’une organisation spéciale pour garantir une qualité de service optimale pendant les périodes électorales.

Concernant le programme 132 relatif à la sécurisation de l’écosystème national du numérique, les actions suivantes ont été menées à l’instar de :

  • L’organisation de la 2ème édition des journées nationales de cybersécurité tenue à Bafoussam du 16 au 18 septembre 2025.
  • La tenue de campagnes nationales de promotion de la culture de la cybersécurité et de sensibilisation à l’utilisation responsable des réseaux sociaux dans les régions.
  • La mise en place d’un laboratoire de cybersécurité à l’Ecole Nationale Supérieure Polytechnique de l’Université de Maroua.
  • La mise en place d’une plateforme de management de la sécurité des systèmes d’information.
  • L’acquisition des logiciels de sécurité pour la protection des applications web et les équipements de bureau du MINPOSTEL.
  • La mise en place d’un mini centre de veille sécuritaire au Ministère des Postes et Télécommunications.
  • L’élaboration d’un manuel de procédures d’investigation numérique.
  • La révision de la politique nationale de sécurité des réseaux et des systèmes d’information.
  • L’élaboration d’un plan d’actions national de protection des enfants en ligne.

Pour l’Agence Nationale des Technologies de l’Information et de la Communication (ANTIC), les activités menées qui rentrent dans ce programme ont porté sur :

  • L’évaluation du niveau de transformation digitale d’échantillons de structures publiques et privées.
  • L’organisation de l’événement « Digitize Cameroon 2025 » pour le renforcement des capacités des startups.
  • L’élaboration d’une cartographie TIC des structures publiques.
  • Le renforcement de la sécurité du domaine « .cm » avec l’implémentation du DNSSEC.
  • L’appui à plus de 10 Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD) dans la mise en place de leur Système d’Information.
  • L’organisation de séminaires sur la sécurisation des documents administratifs et le renforcement des capacités des opérateurs et des CTD.
  • La sensibilisation de masse et ciblée sur les enjeux du numérique.
  • La lutte contre la cybercriminalité (recensement et fermeture de plateformes d’arnaque, détection de vulnérabilités, fermeture de faux comptes, traitement de plaintes).
  • L’émission d’alertes et de bulletins de sécurité.
  • La mise en place d’une infrastructure de gestion des certificats SSL/TLS.
  • La réalisation d’audits de sécurité dans 66 structures et le suivi des recommandations.
  • L’adhésion au Réseau Interrégional sur la confiance numérique (AAECANet).

Dans le cadre du programme 131 consacré à la gouvernance et l’appui institutionnel dans le sous-secteur des postes et Télécommunications, l’on a pu veiller à la coordination administrative, l’amélioration du cadre de travail et la gouvernance interne du ministère, à travers la réfection des bureaux et l’acquisition du mobilier de bureau et du matériel informatique dans les services centraux et déconcentrés ainsi que la prise en charge des dépenses en personnels.

SUP’PTIC a pour sa part mené les activités suivantes :

  • Le développement et la rénovation des infrastructures innovantes (Intranet, centre de recherches).
  • L’arrimage de l’offre de formation aux exigences du numérique.
  • L’adoption du plan de formation pour renforcer les capacités des enseignants et personnel.
  • La participation au Salon du Génie et du Talent de l’Étudiant Camerounais (GETEC), qui s’est déroulé du 16 au 21 juin 2025 à Yaoundé.

Au plan de la coopération internationale, il est à noter les activités ci-après :
Dans le domaine postal, le Cameroun a pris part du 08 au 19 septembre 2025, à Dubaï aux Émirats Arabes Unis, au 28ème Congrès Postal Universel de l’Union Postale Universelle (UPU) où son siège de membre du Conseil d’Administration a été reconduit.

Dans le domaine des télécommunications et TIC, nous pouvons citer :

  • La visite officielle effectuée à Yaoundé du 13 au 16 mai 2025, par la délégation tchadienne sous la conduite de S.E Dr BOUKAR Michel, Ministre des Télécommunications, de l’Economie Numérique et de la Digitalisation de l’Administration de la République du Tchad.
  • La participation du Cameroun du 02 au 06 juin 2025, à la Conférence sur « le numérique de la Russie industrielle » et au Forum Numérique mondial en Russie.
  • La participation du Cameroun à la Conférence Mondiale de Développement des Télécommunications (CMDT-25) qui s’est tenue du 17 au 28 novembre 2025 à Baku en Azerbaïdjan.
  • L’organisation de la 14ème édition de l’Africa Digital Expo (ADEX) en partenariat avec One Africa Forums du 15 au 16 juillet 2025 à Douala.

Grâce à la réalisation de ces activités, les indicateurs de progression vers l’atteinte des objectifs stratégiques marquent ce qui suit :

  • dans le programme 129, la « Proportion des points de contacts postaux ayant une connexion internet » passe à 84% pour une cible de 84,78% ;
  • dans le programme 130, l’Indice de Développement des TIC (IDI) passe à 3,5 pour une cible de 4,8 ;
  • dans le programme 131, le « Taux de réalisation des activités budgétisées au sein du ministère » est de100% ;
  • dans le programme 132, l’Indice National de Cybersécurité passe à 0,48 pour une cible de 0,5.

D’une manière globale, l’enveloppe budgétaire allouée à notre département ministériel au titre de l’année 2025, a été exécutée à hauteur de 90% pour les dépenses courantes et de 93% pour les dépenses de capital.

Il convient cependant de relever que la mise en œuvre de certaines actions s’est heurtée à des obstacles imprévus, imputable à des contingences indépendantes de la diligence des différents intervenants. Néanmoins, notre département ministériel a pu honorer plusieurs de ses engagements, témoignant ainsi de notre résilience et de notre détermination.

Excellence, Madame le Ministre,
Dans l’exécution des missions et des tâches qui sont quotidiennement les nôtres, notre souci permanent reste et demeure le plein investissement de soi, dans la loyauté et la probité, pour la réalisation des objectifs que nous nous assignons collectivement. Nous resterons toujours à vos côtés et déterminés à remporter de nouvelles victoires sur les multiples chantiers du développement de notre secteur.

Nous formulons le vœu ardent que les acquis consolidés au cours de l’exercice 2025 constituent le socle fertile de nos chantiers futurs. Il nous appartient, dès 2026, d’y faire éclore les prémices d’une économie numérique renouvelée, véritable catalyseur de croissance et génératrice de perspectives d’emploi inédites pour notre jeunesse.

Excellence,
Dans cette perspective très ambitieuse, nous ne doutons pas un seul instant que vous êtes la personne idoine qui peut mener à bon port la barque du MINPOSTEL, voir du secteur.

Pour ce faire, les personnels des Services centraux et déconcentrés, par ma voix, s’engagent à continuer à vous apporter tout le soutien qu’il vous faut pour réussir dans vos hautes et oh combien exaltantes missions, pour le développement du secteur des Postes, des Télécommunications et TIC et surtout pour le plus grand bonheur des communautés.

A cet égard, les personnels des services centraux et déconcentrés, de même que ceux des structures sous tutelle, par ma voix, vous témoigne sa gratitude pour la dynamique managériale du Secteur menée sous vos auspices. Elle ne doute pas un seul instant de votre disponibilité à maintenir le cap, et à garantir chaque jour, à travers le déploiement méthodique des Grands Projets et Programmes du secteur des Postes et Télécommunications, la Marche Sereine et Inexorable du Cameroun vers l’Emergence en 2035.

Excellence Madame le Ministre,
En exprimant ici et maintenant, notre ferme détermination à rester mobilisés autour de vous, pour vous soutenir dans l’accomplissement de votre lourde mission, l’honneur m’échoie, en ce moment tant attendu, de vous présenter, au nom de la Grande famille des Postes, des Télécommunications et des TIC, à votre époux le Révérend Dr LIBOM LI LIKENG, à toute votre famille ainsi qu’à tous ceux qui vous sont chers, nos vœux les meilleurs de santé, de bonheur et de prospérité pour l’année 2026 qui commence. Que la paix et la grâce de Dieu vous accompagnent dans toutes vos actions à venir à la tête de notre département ministériel.

Ayez toujours le Seigneur comme Guide car c’est lui qui vous fera réaliser des choses grandes et insondables.

Vive le secteur des Postes, des Télécommunications et des TIC en pleine mutation ;
Vive le Ministère des Postes et Télécommunications.

BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2026.

Je vous remercie de votre bienveillante attention. »

E-santé & GovTech au Cameroun : Diaspora Santé, la plateforme qui connecte l’expertise mondiale au système de santé national

[DIGITAL Business Africa] – Le ministère de la Santé publique du Cameroun (MINSANTE), le Dr Manaouda Malachie, a officiellement présenté, le 13 février 2026 à Yaoundé, la plateforme numérique « Diaspora Santé Cameroun », un nouvel outil digital conçu pour mobiliser les compétences, les investissements et l’expertise des professionnels de santé camerounais vivant à l’étranger au service du système sanitaire national. À travers cette initiative accessible sur la plateforme web https://diaspora.minsante.cm/, les autorités entendent faire du numérique un levier concret de modernisation de la santé publique, en structurant la contribution de la diaspora dans un cadre sécurisé, traçable et orienté résultats.

Une plateforme numérique au service de la transformation du système de santé

Développée par le MINSANTE, « Diaspora Santé Cameroun » se positionne comme une interface de collaboration entre l’État et les Camerounais de l’étranger. Elle permet aux membres de la diaspora de s’inscrire en ligne, de proposer des projets d’investissement ou d’appui technique, de consulter les besoins prioritaires des structures sanitaires du pays et de suivre l’évolution des initiatives soutenues. Les projets validés bénéficieront d’un suivi technique du ministère ainsi que d’un accompagnement dans les démarches administratives, avec une mise en avant des réussites dans un espace « Success Stories » destiné à valoriser l’impact des contributions et à encourager d’autres engagements.

Numérique et gouvernance sanitaire : structurer, sécuriser, piloter

Pour le ministre de la Santé publique, Dr Manaouda Malachie, l’enjeu est de structurer et de sécuriser la participation de la diaspora afin de la rendre plus efficace et mesurable. La plateforme introduit des mécanismes de pilotage et de gouvernance avec une équipe technique dédiée, des réunions mensuelles d’évaluation des projets et la publication régulière des réalisations. Ce cadre de suivi et de transparence vise à renforcer la confiance des contributeurs et à inscrire les initiatives dans la durée, tout en améliorant la coordination entre les acteurs publics, les établissements de santé et les partenaires de la diaspora.

Mobiliser la diaspora, une orientation présidentielle

L’initiative s’inscrit dans la droite ligne des orientations du Chef de l’État, Paul Biya, qui appelle à intégrer pleinement les compétences de la diaspora dans le développement national. Pour les autorités sanitaires, la santé publique constitue un domaine prioritaire où l’expertise internationale des Camerounais de l’étranger peut produire un impact rapide et structurant, notamment en matière de renforcement des capacités, de transfert de compétences, d’équipement des structures et d’appui à l’innovation médicale. Le ministre a rappelé que « la santé n’est plus l’affaire de quelques spécialistes ; elle est une responsabilité collective », soulignant la nécessité d’actions concrètes et d’une coordination rigoureuse pour améliorer durablement la qualité des soins.

Une plateforme ouverte à des profils variés, au-delà des médecins

Contrairement à une approche centrée uniquement sur les professionnels médicaux, Diaspora Santé Cameroun se veut inclusive. Médecins, chercheurs, ingénieurs biomédicaux, experts en management, investisseurs, étudiants et acteurs humanitaires sont appelés à contribuer. La plateforme propose également un annuaire interne facilitant la mise en relation entre membres de la diaspora, afin de favoriser les partenariats, la constitution d’équipes projets et l’émergence d’initiatives collectives à fort impact. Cette approche écosystémique reflète une compréhension élargie des enjeux de la transformation du système de santé, où les compétences techniques, organisationnelles, financières et numériques se complètent.

Financement, partenariats et durabilité du dispositif

Le financement de l’initiative est assuré par le budget de l’État, consolidé par la contribution de partenaires institutionnels. À terme, la réussite de Diaspora Santé Cameroun dépendra de sa capacité à attirer des projets pertinents, à garantir un suivi rigoureux, et à produire des résultats tangibles sur le terrain, qu’il s’agisse d’amélioration de l’offre de soins, de modernisation d’équipements, de formation du personnel ou d’innovations organisationnelles dans les structures sanitaires.

Quand le numérique devient un outil de politique publique en santé

Avec Diaspora Santé Cameroun, le MINSANTE illustre comment une plateforme numérique peut devenir un instrument de politique publique au service de la gouvernance sanitaire, de la mobilisation des compétences et de la transformation des services. En structurant l’engagement patriotique de la diaspora autour d’un dispositif digital piloté par l’État, les autorités camerounaises font le pari d’un numérique utile, orienté impact, et capable de rapprocher les expertises internationales des besoins concrets du terrain.

Par Digital Business Africa

Transformation numérique, IA et cybersécurité : la ministre Minette Libom Li Likeng trace la feuille de route 2026 sous l’impulsion de Paul Biya

[DIGITAL Business Africa] – À l’occasion de la cérémonie de présentation des vœux de Nouvel An 2026 le 19 février au ministère des Postes et Télécommunications, la ministre Minette Libom Li Likeng a livré un discours fortement orienté vers l’accélération de la transformation numérique de l’État camerounais, le déploiement responsable de l’intelligence artificielle et le renforcement de la cybersécurité, dans la droite ligne de l’ambition du Chef de l’État, S.E. Paul Biya, pour faire du numérique un levier de performance publique, de souveraineté et de croissance.

Dès l’entame, la ministre a rappelé l’orientation présidentielle pour 2026, citant le message du Chef de l’État à la Nation du 31 décembre 2025 : « Nous accorderons parallèlement une attention encore plus soutenue au développement du numérique… ». Elle a souligné que cette orientation constitue « une véritable feuille de route pour l’action gouvernementale », engageant l’ensemble des acteurs publics et privés à faire du numérique un moteur de croissance, d’inclusion sociale et de création d’emplois.

Transformation numérique, IA et cybersécurité : la ministre Minette Libom Li Likeng trace la feuille de route 2026 sous l’impulsion de Paul Biya

Vision présidentielle et transformation numérique de l’État

Minette Libom Li Likeng a insisté sur la cohérence de l’action gouvernementale avec la vision portée par Paul Biya, rappelant que « le Président de la République n’a eu de cesse d’insister, en diverses circonstances, sur l’importance de l’économie numérique ». Elle a également mis en exergue les avancées de 2025 dans le cadre du Projet d’Accélération de la Transformation Numérique du Cameroun (PATNUC), qui traduisent la volonté de concrétiser la vision présidentielle visant à faire de l’économie numérique « un moteur de l’économie nationale ».

Sur le fond, la ministre a réaffirmé l’alignement avec la SND30, qui vise notamment à « moderniser l’administration publique par la transformation digitale des procédures, des services et des modes de gestion, afin d’améliorer l’efficacité et la transparence de l’action publique » et à « promouvoir la gouvernance électronique en déployant des plateformes numériques intégrées au service des citoyens, des entreprises et des administrations ».

Elle y associe l’exigence de souveraineté numérique et la réduction de la fracture numérique, en appelant à « accroître l’inclusion numérique afin de réduire la fracture territoriale, sociale et générationnelle ».

Transformation numérique, IA et cybersécurité : la ministre Minette Libom Li Likeng trace la feuille de route 2026 sous l’impulsion de Paul Biya

Intelligence artificielle, levier stratégique de modernisation

La ministre a placé l’intelligence artificielle au cœur de la modernisation de l’action publique. Revenant sur l’atelier d’imprégnation organisé en amont de la cérémonie, elle a rappelé que l’objectif était « d’analyser les enjeux liés à l’intégration de l’intelligence artificielle dans l’administration publique camerounaise, d’en identifier les opportunités et les conditions de mise en œuvre, et de définir une feuille de route nationale ».

Elle a tranché sans ambiguïté : « l’intelligence artificielle constitue désormais un enjeu stratégique majeur pour la modernisation de l’action publique, tant du point de vue de la performance administrative, de la qualité du service rendu au citoyen, que du renforcement de la souveraineté numérique nationale ». Et de préciser la portée de la rupture technologique en cours : « L’intelligence artificielle ne se résume pas à une simple innovation technologique. Elle constitue un changement de paradigme… ». Dans ce contexte, la ministre estime que « le Cameroun ne saurait rester en marge » et appelle à une action publique « cohérente, anticipative et coordonnée ».

Transformation numérique, IA et cybersécurité : la ministre Minette Libom Li Likeng trace la feuille de route 2026 sous l’impulsion de Paul Biya

Cybersécurité et confiance numérique, condition de la transformation digitale

La cybersécurité a été présentée comme un pilier de la confiance numérique. Minette Libom Li Likeng a rappelé la nécessité de « sécuriser le cyberespace national et protéger les données sensibles, face à l’intensification des menaces cybernétiques ». Elle a évoqué le renforcement des capacités de l’ANTIC et du CERT national, la sensibilisation aux usages responsables des réseaux sociaux et l’accompagnement des jeunes vers les métiers de la cybersécurité. La ministre a également annoncé l’intégration de l’IA « dans la détection automatique des anomalies, des menaces et des comportements malveillants », afin d’améliorer la prévention et la réponse aux incidents.

Mobilisation générale de l’écosystème public-privé

Au cœur du discours, la ministre a lancé un appel à l’engagement collectif, rappelant l’ampleur du chantier :

« Le chantier dans lequel nous sommes résolument engagés, est d’une ampleur exceptionnelle, qui interpelle l’ensemble des acteurs de l’écosystème : l’administration, les services centraux et déconcentrés, les structures sous tutelle, les opérateurs du secteur, les usagers, ainsi que toutes les parties prenantes concernées. »

Elle a insisté sur la nécessité d’un changement de posture : « Ce chantier exige au préalable une véritable conversion au numérique », avant d’appeler à une mobilisation totale des structures placées sous la tutelle du MINPOSTEL : « Il est évident que tous ces défis ne sauraient être relevés sans une mobilisation totale de toutes les structures placées sous la tutelle du MINPOSTEL. »

À l’endroit du secteur privé, l’appel est direct : « Aux acteurs du secteur privé, je lance un appel à un soutien accru à l’action du Gouvernement, afin de contribuer plus activement à la croissance du secteur et, au-delà, à l’émergence du Cameroun à l’horizon 2035. »

E-Gov’A, catalyseur des ambitions de l’État numérique

Dans la dynamique d’engagement collectif prônée par la ministre, le Salon E-Gov’A, organisé par l’association Smart Click Africa et votre plateforme web d’infos stratégiques sur le numérique, Digital Business Africa, s’inscrit comme une plateforme de mobilisation, de dialogue et de co-construction de solutions pour l’État numérique.

Prévu du 14 au 16 mai 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé, sous le haut patronage du ministère des Postes et Télécommunications, le salon se tiendra autour du thème : « Intelligence artificielle et e-gouvernance : bâtir des services publics efficaces dans une Afrique sans cash et sans papier ».

Transformation numérique, IA et cybersécurité : la ministre Minette Libom Li Likeng trace la feuille de route 2026 sous l’impulsion de Paul Biya

E-Gov’A réunira administrations, régulateurs, opérateurs, startups, experts, partenaires techniques et citoyens autour des enjeux de gouvernance électronique, de services publics numériques, d’identité numérique, d’IA responsable et de cybersécurité.

À l’heure où la ministre parle d’un chantier « d’une ampleur exceptionnelle » qui « interpelle l’ensemble des acteurs », le salon entend catalyser les synergies public-privé, valoriser les innovations locales et accélérer la mise en œuvre de solutions concrètes pour des services publics plus efficaces, inclusifs et sécurisés.

Sous la Très Haute Impulsion du Chef de l’État, et alors que 2026 est annoncée comme une étape décisive pour l’intelligence artificielle et la confiance numérique, ce discours constitue une orientation stratégique qui confirme que la transformation numérique n’est plus un chantier technique, mais bien un projet politique structurant pour l’avenir du Cameroun.

Par Digital Business Africa

Lire aussi 1-https://www.digitalbusiness.africa/mohamadou-saoudi-a-minette-libom-li-likeng-vous-etes-la-personne-idoine-pour-mener-a-bon-port-la-barque-du-minpostel-et-du-secteur-numerique-au-cameroun/

2-https://www.digitalbusiness.africa/sanction-des-operateurs-telecoms-fibre-5g-cybersecurite-startups-au-cameroun/

RD Congo : Le gouvernement veut digitaliser l’Examen d’État ou baccalauréat

[DIGITAL Business Africa] – L’Éducation nationale en RD Congo fait sa mue peu à peu. La ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, organise un atelier sur la modernisation et l’optimisation des procédures de gestion des données de l’examen d’ Etat du 23 au 26 février 2026.

Trois jours d’échanges qui permettront à n’en point douter au système de minimiser les erreurs humaines, de renforcer la traçabilité et la sécurité des informations, tout en améliorant la coordination entre les différentes instances impliquées. Sont invités à prendre part à ces travaux, les inspecteurs principaux provinciaux, les directeurs des provinces éducatives et les responsables techniques.

Au terme de l’atelier, plusieurs solutions innovantes pourraient jaillir. Notamment des plateformes de saisie et de traitement sécurisées des notes, des systèmes de vérification biométrique des candidats, des bases de données centralisées permettant un suivi en temps réel, ou encore des portails de publication des résultats accessibles par SMS dans les zones à zones à faible connectivité.

Il est clair que le système éducatif de la République démocratique du Congo se dote de tous les atouts pour s’ériger en modèle d’excellence et référence sur le continent africain tel que souhaité par Raïssa Malu, ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté.

« Notre projet phare est que le système éducatif congolais, que l’école congolaise, soit promu comme un modèle d’excellence en Afrique. Voilà le travail qui va nous occuper et qui est repris dans ce plan quinquennal », a déclaré Raïssa Malu lors de la cérémonie de briefing de la rentrée scolaire 2025-2026 de septembre 2025.

Cet atelier s’inscrit dans la dynamique de mise en œuvre du plan quinquennal du système éducatif congolais 2024-2029. Le document stratégique accorde une place primordiale à l’intégration des technologies de l’information et de la communication.

Le Plan quinquennal repose sur cinq principes directeurs :

1. le dialogue avec les parties prenantes,

2. le renforcement de l’administration,

3. l’investissement dans la formation et le développement des enseignants,

4. la promotion de l’équité et de l’inclusion,

5. et l’intégration des technologies de l’information et de la communication.

Plus encore, il poursuit cinq objectifs stratégiques :

1. Amélioration de l’accès à une éducation de qualité,

2. Promotion de l’équité et de l’inclusion,

3. Renforcement des enseignants et des inspecteurs,

4. Modernisation du système éducatif grâce aux technologies,

5.  Développement de la nouvelle citoyenneté.

Par Jean Materne Zambo, source : RTNC

Côte d’Ivoire : en digitalisant les exonérations pour les énergies renouvelables, Abidjan veut lever les freins fiscaux et accélérer l’investissement vert

[DIGITAL Business Africa] – La Côte d’Ivoire franchit une nouvelle étape dans la modernisation de son administration publique. Dans un contexte marqué par la montée en puissance des investissements dans les énergies renouvelables, les autorités accélèrent la dématérialisation des procédures administratives liées au secteur énergétique, avec l’ambition de bâtir un écosystème public plus agile, transparent et compétitif.

Le 20 février à Abidjan, la Direction générale de l’énergie a procédé au lancement officiel d’une plateforme numérique dédiée aux demandes d’attestations d’exonération de TVA (taxe sur la valeur ajoutée), de TOB (taxe sur les opérations bancaires) et de droits de douane pour les équipements d’énergies renouvelables. À travers cet outil, les importateurs et porteurs de projets peuvent désormais soumettre leurs dossiers en ligne, suivre en temps réel l’évolution de leurs requêtes et interagir directement avec l’administration.

Pour Narcisse Kalifa Éhouman, directeur général de l’Énergie, cette plateforme constitue « une avancée majeure dans la transformation numérique de l’administration énergétique ». Développée en étroite collaboration avec le Guichet unique du Commerce extérieur, elle vise à fluidifier les échanges entre l’État et les opérateurs économiques, tout en renforçant la transparence et la traçabilité des décisions.

Au-delà de la simplification des démarches, l’enjeu est économique. En centralisant et en automatisant le traitement des demandes d’exonération, les autorités entendent réduire les délais d’instruction, limiter les coûts indirects et sécuriser l’environnement réglementaire des projets solaires, éoliens et hybrides. Cette optimisation administrative pourrait contribuer à améliorer la bancabilité des projets et à renforcer l’attractivité du marché ivoirien pour les investisseurs nationaux et internationaux.

L’initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de transformation digitale de l’action publique. Ces dernières années, l’État ivoirien a accéléré l’automatisation des formalités du commerce extérieur, étendu les services fiscaux en ligne et intégré progressivement des outils numériques dans la gestion des services publics économiques. La digitalisation des exonérations énergétiques apparaît ainsi comme une brique supplémentaire dans la construction d’un gouvernement pleinement numérique.

Elle intervient également dans un contexte de transition énergétique accélérée. La Côte d’Ivoire ambitionne de porter la part des énergies renouvelables à environ 42 % à 45 % de son mix électrique d’ici 2030, à travers le déploiement de nouvelles centrales solaires et d’infrastructures énergétiques structurantes destinées à accompagner la croissance de la demande en électricité.

En combinant réforme administrative et stratégie énergétique, Abidjan envoie un signal limpide : la transformation numérique devient un levier central de compétitivité et un accélérateur de la transition verte. À terme, les autorités envisagent d’étendre cette dématérialisation à d’autres procédures sectorielles, avec pour objectif de généraliser le suivi en ligne des démarches stratégiques et d’ancrer durablement la culture du e-gouvernement au cœur de l’action publique.

Par Loic SOUOP

RDC : 500 millions $ pour accélérer le numérique, Kinshasa mise sur les infrastructures et l’e-gouvernement pour changer d’échelle

[DIGITAL Business Africa] – Le gouvernement de la République démocratique du Congo a officialisé, mardi 17 février, l’opérationnalisation d’un financement de 500 millions de dollars destiné à soutenir le développement du numérique. L’annonce a été faite à l’issue d’une séance de travail présidée par le ministre de l’Économie numérique, Augustin Kibassa Maliba, en présence d’une délégation d’experts de la Banque mondiale et de l’Agence française de développement (AFD).

Selon le ministère, les assistances techniques sont en cours de finalisation afin d’engager les investissements autour de deux axes structurants. Le premier concerne le renforcement des infrastructures numériques. Des travaux d’envergure sont prévus pour connecter les principales villes du pays au haut débit, avec un double objectif : améliorer la qualité des services et réduire significativement le coût d’accès à Internet pour les populations et les entreprises. Dans un pays-continent comme la RDC, l’extension des réseaux constitue un prérequis à toute transformation digitale durable.

Le second axe porte sur la digitalisation des services publics et le développement des compétences. La dématérialisation de l’état civil figure parmi les priorités affichées, afin de simplifier les démarches administratives, de fiabiliser les données publiques et de renforcer l’inclusion. Cette composante inclut également des programmes de formation et de renforcement des capacités pour accompagner la modernisation de l’administration et stimuler l’employabilité dans les métiers du numérique.

Cette nouvelle enveloppe s’inscrit dans une dynamique plus large. En juin 2025, la RDC avait signé avec la Banque mondiale une série d’accords de financement d’un montant global de 1,9 milliard de dollars, dont 400 millions spécifiquement dédiés au numérique. L’Union européenne s’est, de son côté, engagée à mobiliser 100 millions d’euros supplémentaires. Ces appuis extérieurs viennent compléter l’effort budgétaire national prévu dans le cadre du Plan national du numérique 2026–2030 (PNN2), lancé en octobre 2025, qui prévoit un investissement public d’un milliard de dollars sur cinq ans.

Pour les autorités, le numérique est désormais identifié comme un levier stratégique de développement socio-économique. Les projections de la GSMA estiment que le digital pourrait générer environ 4,1 milliards de dollars pour l’économie congolaise d’ici 2029, à condition d’investir massivement dans des secteurs clés tels que l’industrie et l’agriculture.

Le défi reste toutefois considérable. La RDC occupe actuellement le 179ᵉ rang sur 193 pays à l’indice de développement de l’e-gouvernement des Nations unies (EGDI), se situant en dessous des moyennes régionale et mondiale. L’opérationnalisation des 500 millions de dollars annoncés constitue ainsi un test grandeur nature pour la capacité du pays à transformer les engagements financiers en résultats concrets sur le terrain.

À travers ce programme, Kinshasa envoie un signal clair aux investisseurs et aux partenaires techniques : la transformation numérique n’est plus une ambition déclarative, mais un chantier structuré, financé et appelé à devenir un pilier de la compétitivité nationale.

Par Loic SOUOP

AI Impact Summit : La déclaration du Sénégal lors du GPAI Global Partnership on Artificial Intelligence

[DIGITAL Business Africa] – Au crépuscule du AI impact Summit tenu à New Delhi, plusieurs pays ont pris des engagements. Notamment le Sénégal, représenté par Alioune Sall. Le ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique a indiqué  le positionnement  du Sénégal sur la gouvernance mondiale de l’IA.

Le ministre Alioune, représentant du chef de l’ Etat, S.E Bassirou Diomaye Faye, a dévoilé la déclaration du Sénégal lors du GPAI (Global Partnership on Artificial Intelligence). Le Sénégal est par ailleurs le premier pays africain à avoir intégré, en 2023, cette initiative internationale regroupant 44 pays membres et dédiée à la promotion d’une intelligence artificielle responsable, centrée sur l’humain et fondée sur une approche multipartite associant gouvernements, secteur privé, monde académique et société civile.

Le ministre Alioune Sall a affirmé :

• La volonté du Sénégal de jouer pleinement son rôle dans la gouvernance internationale de l’intelligence artificielle ;

• L’engagement du pays en faveur d’une IA inclusive, responsable et centrée sur l’humain ;

• La maturité stratégique du Sénégal, parmi les premiers pays africains à s’être dotés d’une stratégie nationale en matière d’IA.

Le Sénégal a également endossé la déclaration finale du Sommet en faveur d’une gouvernance inclusive et responsable de l’intelligence artificielle.

En marge des sessions plénières, le ministre a tenu plusieurs échanges de haut niveau, notamment dans le cadre d’une audience avec le Sous-Secrétaire général des Nations unies et envoyé spécial pour les technologies numériques et émergentes, au cours de laquelle ont été abordés :

• le renforcement des capacités, en particulier des agents de l’Etat,

• la formation aux métiers de l’IA,

• l’interopérabilité des infrastructures numériques,

• et la nécessité de mutualiser les efforts africains dans les initiatives dans le domaine du numérique.

Le périple de la délégation sénégalaise en terre indienne s’est achevée par une visite au Africa AI Village. Ce qui a permis d’échanger avec des innovateurs africains et sénégalais engagés dans le développement de solutions d’IA au service des systèmes publics.

Par Jean Materne Zambo, source : MCTN

Cameroun : Le projet du carnet électronique du patient en couveuse

[DIGITAL Business Africa] – Un patient, un numéro d’identification. Le système sanitaire camerounais se rapproche de cela. Manaouda Malachie a annoncé un projet encore en étude : le carnet électronique du patient. Le ministre de la Santé publique était l’invité de la journaliste Yolande Bodiong dans « ENTRE HÔTE » sur Sun TV, ce dimanche 22 février 2026.

Comme en France, le carnet électronique permet aux chirurgiens esthétiques de consulter, alimenter et partager des documents (comptes rendus, photos, suivis) en toute sécurité, favorisant la coordination des soins et le respect des normes.

Chaque patient en possession de son carnet numérisé, une fois rendu à n’importe quel hôpital du Cameroun, n’aura qu’à donner son identifiant. Cela pour que le médecin ait accès à son parcours clinique et médical.

« Nous travaillons également à la mise en réseau de toutes les formations sanitaires du pays, publiques comme privées. Ce projet permettra aussi un lien entre les structures de santé et les pharmacies. Concrètement, cela veut dire que si vous allez en consultation à l’hôpital Laquintinie de Douala, et que l’on vous réfère à l’hôpital général, vous ne repartirez avec rien », a-t-il indiqué.

Pas besoin d’être bardé de la paperasse. Il vous fait juste des données mentionnées sur un support ou mémorisées si vous en avez la capacité.

« Il suffira de donner votre date de naissance, et votre parcours sera consultable. Quand le médecin vous prescrit un médicament, par exemple du Doliprane, vous n’aurez pas besoin d’ordonnance papier. Vous pourrez vous rendre dans n’importe quelle pharmacie, donner votre date de naissance, et le pharmacien verra que le Doliprane vous a été prescrit ; il vous le délivrera, et vous paierez directement », a-t-il  ajouté.

En France, le carnet électronique du patient fait partie des pièces qui constituent le Dossier médical partagé (DMP). La plateforme numérique iDocteur sert d’interface directe pour le carnet de santé numérique du patient.

Par Jean Materne Zambo