[Digital Business Africa] – A l’ouverture de la rencontre entre CAMTEL et les parties prenantes du secteur des communications électroniques du Cameroun le 25 novembre 2019 au Palais des Congrès de Yaoundé, la ministre des Postes et des Télécommunications, Minette Libom Li Likeng, a affirmé que les collectivités territoriales ont un rôle majeur à jouer dans la digitalisation des services publics. Pour la ministre, à l’ère où la dématérialisation des services publics est encouragée, la fracture numérique devient un enjeu de taille pour le fonctionnement de l’Etat. La vision du Président de la République est que personne ne soit laissé pour compte dans la révolution numérique, rappelle la ministre.
« Au cœur de cette vision, il important d’engager les populations rurales, à participer pleinement au développement de l’économie numérique, via un accès abordable à Internet et aux contenus et à la formation. CAMTEL peut concrétiser cette vision, grâce à une collaboration avec les Collectivités Territoriales Décentralisées », suggère Minette Libom Li Likeng. La ministre affirme que l’instauration d’un véritable partenariat du modèle « Partenariat Public-Privé-Population » dans ce domaine de la digitalisation des services publics, s’impose désormais pour l’inclusion numérique.
« Le développement numérique devient un moyen de dynamisation des collectivités territoriales » « Qu’il s’agisse du développement des infrastructures TIC, de l’accès à l’Internet ou de la fourniture en services TIC, la Collectivité territoriale décentralisée est au cœur du processus, lorsque l’on veut atteindre les populations locales. Dans ce contexte, le développement numérique devient un moyen de dynamisation économique et sociale des Collectivités territoriales décentralisées, grâce aux opportunités qu’il offre », expose la ministre.
D’après les explications de Minette Libom Li Likeng, en fonction de leurs compétences régaliennes et de leur dynamisme individuel, les Collectivités territoriales décentralisées pourraient faire bénéficier aux acteurs locaux que sont, entre autres, les entreprises, les administrations, associations et entités de développement local, les particuliers, notamment les jeunes, le saut qualitatif du numérique en termes de débit et de bande passante et le saut quantitatif en terme de développement de contenus numériques.
D’où sa recommandation aux responsables des collectivités territoriales, de s’approprier progressivement les enjeux du développement numérique. « La révolution digitale ne doit pas être perçue comme un risque par les collectivités, mais plutôt comme une véritable opportunité. Les outils numériques permettent notamment de gagner du temps et en même temps, simplifient et améliorent le service aux usagers. Cependant, cette transformation implique une évolution culturelle et comportementale qui doit amener les collectivités à repenser leurs modes de fonctionnement et leurs pratiques managériales », suggère la ministre. Tout comme la ministre encourage les collectivités territoriales à s’engager davantage sur la voie du numérique et de travailler avec Camtel pour leur besoins de connectivité et pour la définition d’un cadre de transformation numérique.
L’objectif de ces deux journées d’échanges et de réflexion entre CAMTEL et les parties prenantes du secteur des communications électroniques du Cameroun était de présenter le dispositif technique amélioré de Camtel à l’ensemble des acteurs du secteur des communications électroniques, leur présenter les possibilités de collaboration et les nouvelles offres de partenariat pour la commercialisation des services offerts par Camtel. Mais aussi pour discuter des défis et challenges que doit relever l’opérateur public du secteur des télécommunications du Cameroun en faveur des collectivités territoriales.
[Digital Business Africa] – Le ministère de la Décentralisation et du Développement local du Cameroun ne veut pas rester en marge du vent de digitalisation qui souffle progressivement sur les institutions publiques camerounaises. Le dernier né des départements ministériels du Cameroun veut également tirer profit des opportunités du numérique dans la simplification des services rendus aux usagers.
S’exprimant au cours d’une rencontre publique co-organisée avec Camtel le 25 novembre 2019 à Yaoundé, le ministre de la Décentralisation et du Développement local, Georges Elanga Obam, a relevé le caractère incontournable du numérique aujourd’hui. « La révolution numérique a changé notre monde et bouleversé nos habitudes. En mal et en bien. Mais davantage en bien qu’en mal. Les retombées de la transformation numérique de notre société sont nombreuses, lisibles et tangibles. Il s’agit dès lors, et en dépit des dérives consécutives à leur mauvaise utilisation, d’une voie incontournable à emprunter par tous les acteurs pour le développement de nos collectivités et territoires », a-t-il affirmé. C’est pourquoi, dit-il, son département ministériel est engagé dans la digitalisation de ses services. Et cela commence par un domaine précis. Celui de la digitalisation du fichier de l’état civil. « A l’exécution des très hautes instructions du Président de la République, le ministère de la Décentralisation et du Développement local s’est engagé dans une vaste opération de numérisation d’un pan important des services communaux : celui de l’état civil dont nul n’ignore l’importance et la pertinence dans le fonctionnement de toute société qui se veut moderne », indique le ministre. Georges Elanga Obam qui fait savoir que ce chantier structurant a nécessité la mise en place d’un vaste programme baptisé « Le programme de réhabilitation de l’état civil du Cameroun ». Un programme qui vise pour l’essentiel la modernisation du système national de l’état civil à travers son informatisation et la constitution du fichier numérique y afférant, avec tous les effets bénéfiques qui vont avec en terme de sécurisation et de fiabilité des données et des actes, renseigne le ministre. « La mise en œuvre de ce chantier a franchi de nombreux paliers au rang desquels la validation récente du schéma directeur de l’information de l’état civil. Il convient de relever que des expériences pilotes ont été initiées avec des résultats parcellaires non toujours satisfaisants », confie le ministre Georges Elanga Obam.
L’informatisation de l’ensemble du système de l’état civil selon un modèle uniforme arrêté dans un schéma directeur validé par les pouvoirs publics constituera donc le moyen permettant de disposer d’une grande visibilité des approches harmonisées en cette matière. Plus encore, indique le ministre, l’interconnexion des systèmes avec le système installé au BUNEC (Bureau national de l’état civil) qui en découlera constituera elle aussi un apport indéniable.
La modernisation des communes via la digitalisation
Par ailleurs, indique le ministre, les communes camerounaises, premier maillon de la décentralisation chargées de mission générale de développement local, se sont investies depuis quelques années à la modernisation de leurs services à travers l’arrimage aux TIC et l’utilisation des outils numériques. « Sous ce rapport, je citerai l’application positive de certains logiciels pour la comptabilité des communes, notamment les logiciels Sim_ba et Gescord développées et mises en exploitation avec la coopération et avec les partenaires internationaux et nationaux : l’AIMF pour Sim_ba et le PNDP pour l’application Gescord. Les rapports qui nous parviennent des communes de l’utilisation de ces applications sont positifs », relève le ministre.
D’après les informations obtenus par Digital Business Africa auprès du Pndp, SIM_ba est un progiciel qui permet aux gouvernements locaux de maîtriser l’ensemble du processus budgétaire et comptable. “Cela suppose la chaîne budgétaire et comptable qui prend naissance dans les services de l’ordonnateur et s’achève dans les services du comptable public, en l’occurrence le receveur municipal dans les Communes”, apprend-on.
Aussi, le PNDP laisse entendre que sa contribution à travers le progiciel Sim_ba est désormais remplacée par le progiciel Gescord. Un prologiciel non développé par le PNDP qui a plutôt acquis et développé les logiciels Sim_ba et Pro-ADP.
Pro_ADP pour sa part est un outil conçu pour faciliter l’utilisation de la masse de données contenues dans le Plan Communal de Développement (PCD). Ce qui permet de ramener les informations contenues dans le PCD sous divers formats d’exploitation qui vont des données de base d’une commune aux données géo-référencées des infrastructures financées dans les communes. “Le Pro-ADP est une base de données qui nécessite une actualisation régulière. Cette mise à jour permet d’avoir des informations fraiches sur le nombre de nouvelles infrastructures financées, l’existence et le fonctionnement des comités de gestion mis en place autour des ouvrages, l’état d’avancement des travaux sur le terrain, etc. Toute chose qui en bout de chaîne assure la bonne maîtrise des investissements opérés sur le terrain, tous bailleurs confondus”, explique le PNDP.
Bien plus, note Georges Elanga Obam, au-delà de l’amélioration du fonctionnement des services des communes avec l’aide du numérique et de ces applications, les communes et leur populations tirent meilleur partie des télé-centres communautaires installées dans diverses localités à travers la République pour faciliter l’accès à la connaissance, rapprocher les acteurs sociaux, promouvoir le progrès et contribuer au développement. Abondant dans la même sens, la ministre des Postes et des Télécommunications, Minette Libom Li Likeng, affirme qu’il important d’engager les populations rurales, à participer pleinement au développement de l’économie numérique, via un accès abordable à Internet et aux contenus et à la formation.
« Le développement numérique devient un moyen de dynamisation économique et sociale des Collectivités Territoriales Décentralisées, grâce aux opportunités qu’il offre », affirme la ministre qui indique au passage que la transformation numérique implique une évolution culturelle et comportementale qui doit amener les collectivités à repenser leurs modes de fonctionnement et leurs pratiques managériales.
Les deux ministres encouragent les collectivités territoriales à s’engager davantage sur la voie du numérique et de travailler avec Camtel pour leur besoins de connectivité et pour la définition d’un cadre de transformation numérique.
[Digital Business Africa] – La
réunion régionale africaine de suivi et d’examen du SMSI sur le thème : « les
technologies de l’information et des communications au service de la
réalisation des objectifs du développement durable » et la
réunion du groupe des experts sur le thème : « Promouvoir le secteur privé africain
à l’ère du Big Data » se sont ouvertes ce 03 décembre 2019 à
Yaoundé au Cameroun. C’était en présence de la ministre camerounaise des Postes
et Télécommunications, Minette
Libom Li Likeng.
03 décembre 2019. Yaoundé. Hôtel La Falaise. La ministre Minette Libom Li Likeng prononce le discours d’ouverture de la réunion des experts africains rassemblés par l’ECA
Citant les données du cabinet BearingPoint, la ministre estime qu’en 2030, les revenus générés par le Big data en Afrique atteindront 10 milliards de dollars. « Mais combien va rester en Afrique ? Combien de nos jeunes joueront un rôle de premier plan dans la création de cette richesse en fonction de leurs compétences et dans quelle mesure l’économie du Big Data transformera-t-elle nos secteurs privés et notre productivité ? », s’interroge Minette Libom Li Likeng.
Ces questions trouveront un début de réponse à Yaoundé. Durant deux jours, les décideurs, les experts et les entreprises
du secteur des TIC et du secteur privé, les représentants des communautés
économiques régionales et des organisations intergouvernementales, les
représentants des organisations régionales et internationales, les praticiens
des télécommunications, les acteurs de la société civile, les universitaires et
chercheurs vont engager une réflexion sur la place et sur l’avenir des big data
dans le secteur privé en Afrique.
Evaluer les défis du
développement du Big Data en Afrique
Sur la base de leur expertise, les participants sont chargés d’examiner un document de réflexion sur la place et l’avenir du Big data dans le secteur privé en Afrique en vue d’explorer le potentiel du Big data pour accélérer l’innovation pour le développement socio-économique du continent ; d’évaluer la situation actuelle et les défis du développement du Big Data en Afrique ; de fournir des recommandations aux décideurs africains pour le développement du secteur privé dans la réalisation des opportunités du Big data pour la transformation de l’Afrique et la réalisation des Objectifs de développement durable de l’ONU à l’horizon 2030 et de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.
03 décembre 2019. Yaoundé. Hôtel La Falaise. La ministre Minette Libom Li Likeng prononce le discours d’ouverture de la réunion des experts africains rassemblés par l’ECA
Notant que la révolution des données liée à la 4ème
révolution industrielle a donné lieu à une économie numérique mondiale extrêmement
transformationnelle, la ministre Minette Libom Li Likeng a déploré que
l’Afrique, en particulier son secteur privé, soit confrontée à trois défis majeurs
en ce qui concerne le big data qu’elle considère “indispensable” pour
les économies africaines.
D’après Minette Libom Li Likeng, le premier défi est celui de
l’accès aux infrastructures TIC. Puis vient la capacité insuffisante à analyser
les énormes quantités de données générées. Et enfin, le défi de la confiance
dans l’écosystème numérique. Ces défis, explique-t-elle, empêchent les
entreprises africaines de tirer pleinement profit des opportunités offertes par
le big data.
Adama Coulibaly, le Chef de la Section des initiatives
sous-régionales du Bureau sous-régional de la CEA pour l’Afrique centrale qui
représentait le Directeur du Bureau, a déclaré qu’«il est nécessaire que les
pays africains maîtrisent les enjeux du Big Data, afin de l’apprivoiser et d’en
tirer profit tout en garantissant la qualité de l’information produite, en
optimisant le traitement des données et en reliant tous les métiers basés sur le
big data en assurant la sécurité des données »sur le continent.
Mactar Seck de la Section de l’économie verte et de la technologie de la Division de la technologie, des changements climatiques et des ressources naturelles (TCND) de la CEA
Pour sa part, Mactar Seck de la Section de l’économie verte et de la technologie de la Division de la technologie, des changements climatiques et des ressources naturelles (TCND) de la CEA a, durant cette rencontre, souligné l’importance du rôle du secteur privé africain dans l’ère du Big Data. Il a par ailleurs présenté le contexte de l’activité du Centre numérique d’excellence de la CEA sur l’identification numérique, le commerce numérique et l’économie numérique.
[Digital Business Africa] – La réunion régionale africaine de suivi et d’examen du SMSI sur le thème : « les technologies de l’information et des communications au service de la réalisation des objectifs du développement durable » et la réunion du groupe des experts sur le thème : « Promouvoir le secteur privé africain à l’ère du Big Data » se sont ouvertes ce 03 décembre 2019 à Yaoundé au Cameroun. C’était en présence de la ministre camerounaise des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng.
Durant deux jours, les décideurs, les experts et les entreprises
du secteur des TIC et du secteur privé, les représentants des communautés
économiques régionales et des organisations intergouvernementales, les
représentants des organisations régionales et internationales, les praticiens
des télécommunications, les acteurs de la société civile, les universitaires et
chercheurs vont engager une réflexion sur la place et sur l’avenir des big data
dans le secteur privé en Afrique.
Mactar Seck de la Section de l’économie verte et de la technologie de la Division de la technologie, des changements climatiques et des ressources naturelles (TCND) de la CEA a, durant cette rencontre, souligné l’importance du rôle du secteur privé africain dans l’ère du Big Data. Il a par ailleurs présenté le contexte de l’activité du Centre numérique d’excellence de la CEA sur l’identification numérique, le commerce numérique et l’économie numérique. Digital Business Africa l’a rencontré pour son avis sur les défis de l’Afrique dans le secteur du big data.
Mactar Seck : « Le
Big data comme on le dit est le nouveau pétrole »
Mactar Seck de la Section de l’économie verte et de la technologie de la Division de la technologie, des changements climatiques et des ressources naturelles (TCND) de la CEA
La réunion du groupe
des experts qui s’est ouverte ce 03 décembre 2019 à Yaoundé au Cameroun sur le
thème : « promouvoir le secteur privé africain à l’ère du Big Data ».
A quel niveau placez-vous l’importance de cette rencontre ?
L’importance est à plusieurs niveaux. Le Big data comme on
le dit est le nouveau pétrole. Et cela peut donner beaucoup d’opportunités aux
pays africains, notamment dans la création des emplois pour les jeunes
Africains qui ont plus de possibilités avec le Big data. Il offre également des
opportunités de développement de compétences et de savoir-faire, mais surtout des
possibilités d’accès aux nouveaux
marchés.
L’environnement en
Afrique est-il propice pour que les jeunes et le secteur privé africain puissent
effectivement bénéficier des possibilités du big data ?
Les Etats africains sont situés à plusieurs niveaux. Il y a des Etats qui sont avancés dans ce domaine et d’autres moins. En général, le big data existe en Afrique, mais les infrastructures adéquates ne sont pas disponibles. Le cadre réglementaire pour l’utilisation de ces big data pose également problème. Dans plusieurs pays, ce cadre réglementaire n’existe pas. Vous avez comme exemple la Convention de l’Union africaine (UA) sur la cybersécurité et la protection des données à caractère personnel aussi appelée « Convention de Malabo » qui est actuellement ratifiée par six ou sept Etats membres seulement. Cela montre qu’il y a vraiment un gap au niveau réglementaire concernant les big data et concernant les données personnelles et les données publiques. Il n’y a pas encore de législation adéquate à ces problématiques-là dans les pays africains.
Vous envisagez donc
clarifier tout cela et commencer à trouver une solution ici à Yaoundé lors de
ces rencontres…
Mactar Seck de la Section de l’économie verte et de la technologie de la Division de la technologie, des changements climatiques et des ressources naturelles (TCND) de la CEA
Les données en général sont gérées par des multinationales qui ne sont pas situées en Afrique. Ce sont les questions de souveraineté et de sécurité qui sont mis en jeu. Et cela concerne même des questions économiques, éthiques et sociales. Mactar Seck de la CEA
Effectivement ! Ajouté à cela, nous devons définir les
opportunités, les enjeux et aussi faire les recommandations. Il y a des
sessions plénières et les sessions de groupes où des experts réfléchissent sur
les secteurs précis et formulent des réglementations. Ces recommandations
permettront d’appréhender les Big data et de tirer profit.
Vous avez parlé de la Convention de Malabo sur les données à caractère personnel en Afrique. En Europe, il y a déjà le Règlement général sur la protection des données personnelles qui est entrée en vigueur il y a quelques années et qui contient des obligations et devoirs que sont tenus d’appliquer les grands acteurs de l’économie numérique et des big data comme les Gafa. J’ai par exemple discuté avec des responsables de Facebook il y a quelques temps et ils m’ont indiqué qu’ils appliquent en Afrique en grande partie les termes du RGPD. Pourquoi l’Afrique n’a-t-elle pas son propre RGPD, complet incluant toutes les problématiques soulevées par les Big data et les données personnelles, imposé aux Gafa et autres?
C’est effectivement l’un des points de discussion de la réunion de Yaoundé. Faut-il améliorer la Convention de Malabo sur les données personnelles ? Faut-il passer à un RGPD africain ? Ces questions sont sur la table de discussion d’un panel à la réunion qui se tient actuellement à Yaoundé. Les conclusions, nous les auront demain. Les experts vont-ils proposer à la CEA de travailler avec ses partenaires de l’Union africaine pour mettre sur pied un RGPD africain ? Nous le saurons demain.
Les travaux sont actuellement en groupes, mais demain ils seront présentés en plénière. C’est un sujet très important et très sensible. Parce que les données en général sont gérées par des multinationales qui ne sont pas situées en Afrique. Ce sont les questions de souveraineté et de sécurité qui sont mis en jeu. Et cela concerne même des questions économiques, éthiques et sociales. La Convention de Malabo répond en partie à certaines de ces questions, mais toutes les questions ne sont pas traitées au sujet de ces problématiques.
[Digital Business Africa] – La reconnaissance faciale est une technologie de plus en plus utilisée en Chine, aussi bien pour la sécurité que pour des usages beaucoup plus courants, par exemple aux caisses des supermarchés. Désormais, le recours à l’intelligence artificielle et la reconnaissance faciale s’étendent au domaine de l’enregistrement sous identité réelle déjà en vigueur depuis au moins 2013, pour l’achat d’un nouveau numéro de téléphone Les acheteurs d’un smartphone doivent donc se faire enregistrer par reconnaissance faciale afin que leurs données soient gardées comme correspondant au numéro. C’est une mise en application d’une directive publiée en septembre par Pékin et destinée à «préserver les droits légitimes et les intérêts des citoyens en ligne», en renforçant l’enregistrement sous son identité réelle, nous apprend le site du Figaro. La directive prévoit notamment que les opérateurs téléphoniques doivent «utiliser l’intelligence artificielle et tous les moyens techniques possibles» pour s’assurer de l’identité réelle de gens achetant un nouveau numéro de téléphone. Les acheteurs pourront être enregistrés en train de tourner la tête et de cligner des yeux, a expliqué à l’AFP un représentant de l’opérateur China Unicom. Pékin prévoit également de «continuer à augmenter la supervision et les inspections» afin d’assurer le respect de l’obligation d’enregistrement sous identité réelle Le gouvernement chinois surveille donc de plus en plus étroitement les réseaux sociaux pour, dit-il, «promouvoir un développement sain et ordonné d’Internet et protéger la sécurité de l’État et l’intérêt public». En revanche, rien n’a encore été précisé sur les obligations faites aux acheteurs de smartphones en ligne. Ils constituent une partie importante de la clientèle en Chine, surtout parmi les jeunes, précise le site. Gaëlle Massang
[Digital Business Africa] – Avec la tendance générale à la hausse des taux de criminalité et à la violence à l’encontre du personnel de protection et de sécurité publique, la demande pour des solutions de caméras portées sur le corps ne cesse de croitre et augmentera probablement à l’avenir. Face à ce constat, Motorola Solutions a annoncé ce lundi 2 décembre 2019, l’élargissement de son portefeuille de solutions de sécurité vidéo avec de nouvelles solutions permettant aux forces de police de réagir plus efficacement en cas d’urgence. Elles comprennent un portefeuille de caméras portées sur le corps par Edesix, filiale écossaise récemment acquise par Motorola Solutions. Motorola Solutions a également publié le nouveau logiciel de centre de contrôle vidéo Avigilon, qui utilise l’intelligence artificielle pour simplifier et rationaliser le travail des opérateurs de salle de contrôle. Phil Jefferson, vice-président pour le Moyen-Orient et l’Afrique pour Motorola Solutions, a déclaré: « La vidéo est une extension naturelle et primordiale de notre plate-forme de communication essentielle. En exploitant la puissance combinée de la vidéo, de logiciels avancés et de l’intelligence artificielle, les agences de sécurité publique peuvent considérablement améliorer l’efficacité de leurs opérations et renforcer la sécurité des citoyens ». Motorola Solutions se dit confiante que son portefeuille de sécurité vidéo récemment élargi peut aider à promouvoir davantage la sécurité dans des pays comme l’Afrique du Sud. Selon le rapport 2018 de IHS Markit sur les caméras portées sur le corps et la gestion des preuves numériques, la base installée mondiale pour les caméras portées par les forces de l’ordre et la police « augmentera de près de 30% en 2018, dépassant 1,5 million de caméras portées sur le corps en utiliser dans le monde entier », nous indique le site Itnewsafrica. Gaëlle Massang
[Digital Business Africa] – La portabilité est un des grands sujets de crispation des autorités de la concurrence et des législateurs qui la voient comme une condition à la saine compétition des acteurs dans le monde numérique. Les géants du Web ont donc aussi en tête de calmer les autorités de la concurrence, qui multiplient les enquêtes depuis quelques années. Ainsi, Google, Facebook, Apple, Twitter et Microsoft ont fondé en 2017 le Data Transfer Project, un groupe au sein duquel un outil de portabilité a été développé. Grâce à cet outil, présenté ce lundi 02 décembre 2019, il sera désormais possible et facile de transférer ses photos et vidéos préférées depuis son compte Facebook vers Google photos. L’objectif global du projet est de faciliter le transfert d’une plateforme ou d’une application à une autre d’informations type photos ou agendas. Facebook commence donc par les photos et les vidéos. L’option sera dans un premier temps disponible pour les utilisateurs en Irlande, avec un déploiement mondial prévu pour le premier semestre 2020. Tous les transferts de données seront cryptés et un mot de passe sera demandé aux utilisateurs avant le transfert, a indiqué la société dans un article de blog. L’outil sera à la fois plus pratique et plus sécurisé que la procédure actuelle qui consiste pour un particulier à devoir télécharger ses données, les stocker sur son ordinateur ou dans le cloud, puis les remettre en ligne sur un autre service. Dans un livre blanc publié en septembre, Facebook avait déclaré qu’il soutenait la portabilité des données, tout en questionnant ses limites, d’ordre technique et juridique. «Nous sommes favorables à offrir de meilleurs outils de portabilité. Et beaucoup de voix le réclament. Mais il y a peu de lignes directrices sur la façon de le faire», écrivait Erin Egan, VP responsable de la protection de la vie privée de Facebook. Parmi les questions soulevées par le réseau social, celle d’un éventuel recueil de consentement en cas d’export d’une liste d’»amis» vers un autre service. Le règlement européen sur la protection des données (RGPD) a introduit un droit à la portabilité, qui permet à une personne de récupérer les données la concernant pour son usage personnel ou de les transférer vers un autre service. Voire de le faire faire directement par le service si ce transfert est «techniquement possible», ce qui est rarement le cas aujourd’hui. Certaines institutions, dont la Commission européenne, veulent instaurer une portabilité plus forte et même une «interopérabilité» qui permettrait de communiquer avec ses contacts sur d’autres réseaux. Gaëlle Massang
[Digital Business Africa] – Google et Facebook restent dans la ligne de mire des autorités européennes, malgré les amendes record qu’ils ont reçus ces dernières années. La Commission européenne a en effet indiqué ce lundi 02 décembre 2019 avoir entamé une «enquête préliminaire» à l’encontre de Google et de Facebook, afin de savoir comment les géants du web collectent les données personnelles de leurs utilisateurs et à quelles fins. «La Commission a envoyé des questionnaires dans le cadre d’une investigation préliminaire sur les pratiques de Google et Facebook concernant l’utilisation des données» des utilisateurs, a indiqué dans un courriel à l’AFP une porte-parole de l’exécutif européen. «Ces enquêtes portent sur la manière dont les données sont collectées, traitées, utilisées et monétisées, y compris à des fins publicitaires», a ajouté cette porte-parole. Comme à son habitude, la Commission n’a pas précisé à qui avaient été envoyés ces questionnaires. Il s’agit d’une étape préliminaire qui peut déboucher sur une enquête formelle. D’après le site du Figaro, lors d’une conférence à Bruxelles, Nick Clegg, directeur mondial des affaires publiques de Facebook, questionné sur l’investigation de Bruxelles, a refusé de répondre de façon spécifique. Facebook fait l’objet d’enquêtes sur diverses questions «dans le monde entier», a-t-il dit. Il a cependant invité les régulateurs à ne pas se laisser enfermer dans un raisonnement inadapté quand il s’agit de données. «Cette formule que l’on entend souvent – «les données sont du pétrole» – est profondément inutile. Ce n’est pas quelque chose que l’on extrait du sol, que l’on brûle dans un moteur, et voilà», a-t-il dit. «Les données sont infiniment divisibles et infiniment partageables. Les données sont quelque chose que vous pouvez à la fois partager et garder en même temps», a-t-il ajouté. «Pour une entreprise comme Facebook, nous exhortons les régulateurs et législateurs à ne pas se laisser piéger par des comparaisons qui ne s’appliquent pas au monde numérique», a-t-il poursuivi. De son côté, un porte-parole de Google a affirmé, dans un courriel à l’AFP: «nous utilisons les données pour rendre nos services plus utiles et pour afficher des publicités pertinentes». «Nous donnons aux gens les moyens de gérer, supprimer ou transférer leurs données», a-t-il poursuivi. Et de promettre de «continuer à participer avec la Commission à cette importante discussion». La Commissaire européenne Margrethe Vestager a infligé plus de 8 milliards d’euros d’amendes à Google au cours des deux dernières et exigé des modifications de ses pratiques commerciales. Dans la nouvelle Commission européenne, la Danoise est montée en grade: elle est désormais vice-présidente, détient toujours le portefeuille de la concurrence, mais est en outre chargée de la régulation du numérique, nous apprend e site du Figaro. Gaëlle Massang
[Digital Business Africa] – Exit le séminaire international sur la lutte contre le piratage des contenus audiovisuels via Internet. Durant deux jours, du 25 au 26 novembre 2019, des experts africains se sont réunis à Yaoundé au Cameroun pour examiner les solutions permettant à ce que les contenus audiovisuels se retrouvent illégalement sur Internet au détriment des producteurs de ces contenus et même des Etats qui ne bénéficient pas de taxes y afférentes.
Ces assises étaient organisées par le Conseil national de la
Communication (CNC), en collaboration avec le Réseau des instances africaines
de régulation de la communication (Riarc) et l’association Convergence, dont le
but est de protéger et de valoriser la création audiovisuelle africaine. Parmi
leur recommandation, le plaidoyer pour la mise en place par les Etats africains
des cadres juridiques et réglementaires adaptés à l’environnement numérique en
général et à la consommation des produits audiovisuels via Internet en
particulier.
Albert Kamanou :
« Le juge doit pouvoir ordonner au FAI de suspendre un serveur en Chine »
Albert Kamanou, le DG de TNT Africa Cameroun, qui a participé à ces rencontres était l’invité de la CRTV News. Il explique les contours du piratage audiovisuel et donne quelques pistes pour résoudre cette problématique. Pour lui, comme les participants au séminaire l’ont relevé, il faut améliorer la réglementation. Le juge en Afrique doit pouvoir ordonner aux FAI de suspendre un serveur en Chine qui distribue illégalement les contenus audiovisuels en Afrique via Internet. Voir ses explications en Vidéo (Ci dessus et ci-dessous).
Albert Kamanou : “Il faut sensibiliser les jeunes sur les dangers du piratage des Contenus audiovisuels”
Il ne serait pas également superflu de sensibiliser les
jeunes sur les dangers de l’utilisation des contenus audiovisuels piratés,
ajoute le patron de DG de TNT Africa Cameroun. Explications…
Albert Kamanou [TNT Africa Cameroun] : “Il faut sensibiliser les jeunes sur les dangers du piratage des contenus audiovisuels”
[Digital Business Africa] – Quelques mois après avoir levé des ressources pour mener ses activités au Togo, Koosmik se déploie officiellement dans le pays. Elle a en effet lancé son application éponyme ce jeudi 28 novembre à Lomé, nous rapporte le site Togofirst. L’idée est de permettre à 70% de la population togolaise non bancarisée de faire des transferts d’argent, à payer des factures et à réduire les contraintes liées aux transactions. Claude Grunitzky, PCA de Koosmik Togo parle d’« une innovation dans le domaine des TIC ». Avec cette application, le client a droit à un accès gratuit à un ensemble de services financiers. Avec un compte électronique, celui-ci peut en effet faire des transferts d’argent, des transactions notamment l’envoi, la réception et le paiement de factures, précise le site. Cina Lawson, ministre en charge de l’économie numérique et des innovations technologiques estime que l’initiative est belle et a permis de recruter beaucoup de jeunes développeurs togolais. Une cliente relève des innovations : « vous voulez envoyer de l’argent à un proche. Avec les moyens existants, vous êtes obligés d’aller à un point pour faire un dépôt sur son compte. Or si vous avez l’application et que votre proche a la même application, vous pouvez rentrer dans son chat KOOSMIK pour lui envoyer les fonds qu’il reçoit. Les points de dépôts et retraits sont géo-localisables, grâce à l’application », détaille-t-elle. Selon les informations, l’application compte depuis son implantation au Togo, plus de 100 000 utilisateurs, rapporte Togofirst. Par Gaëlle Massang
[Digital Business Africa] – Le vendredi 29 novembre 2019, Sudatel a annoncé la nomination de Sami Yousif Mohamed au poste de directeur général et de président du groupe, avec effet immédiat, apprnd t’on du site iItnewsafrica, nomination qui intervient alors que l’entreprise de télécommunication se prépare à investir massivement dans ses opérations au Soudan et dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest. Selon le site, Yousif travaille pour Sudatel depuis 2013 et était dernièrement Vice-président exécutif en charge des affaires financières et administratives du groupe. Auparavant, il était directeur des finances de The Arab Investment Company, qui appartient aux gouvernements de 14 États arabes. Yousif déclare: «Bien sûr, je suis ravi et honoré de diriger une entreprise que j’admire énormément. Je travaille sur un plan quinquennal pour Sudatel qui nous permettra de croître régulièrement et de répondre aux demandes des entreprises et des consommateurs à travers notre empreinte ». Pour rappel, Sudatel est une société qui fournit des services mobiles et fixes (voix et données) aux entreprises, aux résidents et aux fournisseurs de services Internet du nord et de l’ouest de l’Afrique, ainsi que des services de gros aux opérateurs internationaux. Sudani – l’opérateur national qui fournit des services haut débit mobiles et fixes 4G et 3G aux consommateurs et aux entreprises au Soudan; les services financiers mobiles, y compris le premier service d’argent mobile du pays, sous la marque «Gorooshi»; et d’autres services numériques, notamment un magasin d’applications spécialement conçu pour les consommateurs d’Afrique du Nord. La société a également construit et développe en permanence un vaste réseau de fibres optiques. Les réseaux à large bande sans fil et par satellite complètent cette fibre en couvrant les zones où la fibre n’a pas encore été posée. Par Gaëlle Massang
[Digital Business Africa] – Le patron de Twitter, Jack Dorsey vient de terminer une tournée africaine entamée depuis le 8 novembre. Au terme de son aventure, il se montre interessé à venir vivre en Afrique pour quelques mois au courant de l’année 2020. « Triste de quitter le continent… pour l’instant. L’Afrique définira l’avenir (en particulier celui du bitcoin!) », a commenté Dorsey sur Twitter depuis Addis-Abeba, dernière étape de sa visite africaine, ajoutant que « Je ne sais pas encore où, mais je vivrai ici pendant 3 à 6 mois à la mi-2020. Je suis reconnaissant d’avoir pu expérimenter une petite partie ». Sollicité par The Guardian pour apporter quelques détails sur les déclarations de son chef, Twitter a déclaré dans un email : « Nous n’avons rien à partager au-delà du tweet initial de Jack » apprend t’on du site africanews. Toujours selon le site, Jack Dorsey a entamé son aventure africaine par une étape au Nigeria, avant de se rendre au Ghana, en Afrique du Sud puis de terminer par l’Ethiopie. Dans ces pays, le patron de Twitter a rencontré de nombreux entrepreneurs de la technologie, dont des promoteurs de monnaie électronique telle que le Bitcoin, vecteur selon lui d’un développement économique futur pour l’Afrique. Le réseau social a d’ailleurs annoncé son intention d’intégrer l’utilisation du Bitcoin et l’application de paiement Square sur sa plateforme. Par Gaëlle Massang
[Digital Business Africa] – Après avoir annoncé le mardi 19 novembre 2019, qu’elle se retire du Cameroun, la société de e-commerce suspend cette semaine ses activités en Tanzanie. Dans une déclaration officielle publiée par son site, Jumia a déclaré: «Sur la base de notre examen de la voie du succès, nous avons pris la décision difficile de cesser nos opérations en Tanzanie à compter du 27 novembre 2019». «Bien que la Tanzanie ait un fort potentiel et que nous soyons fiers de la croissance que nous avons vue collectivement à la suite de l’adoption de Jumia, nous devons concentrer nos ressources sur nos autres marchés. Cette décision n’est pas facile, mais nous permettra de concentrer notre attention et nos ressources là où elles peuvent apporter la meilleure valeur et aider Jumia à prospérer. » Selon TechCabal la sortie fait « partie des efforts d’optimisation du portefeuille en cours ». Le site de commerce électronique n’est plus disponible que dans 12 pays africains, et non 14, comme il l’était plus tôt cette année. Rebecca Enonchong, présidente du conseil d’administration de la Fondation AfriLabs, estime que les dernières sorties ne sont pas une surprise. « Je pense que certains pays étaient là pour prouver l’échelle géographique. C’était en grande partie pour conditionner Jumia à la vente», a-t-elle déclaré à TechCabal. Par Gaëlle Massang
[Digital
Business Africa] – Le gouvernement congolais manifeste un intérêt pour la révolution
numérique, facteur d’accélération de la croissance par la création de richesses
et d’emplois. Il est ainsi engagé dans de nombreuses initiatives dans ce sens,
entre autre le projet de couverture national en fibre optique, l’interconnexion
avec les pays voisins, le point d’échange Internet régional, etc.
Ces efforts lui ont valu la reconnaissance de la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique, au travers de la Secrétaire exécutive Mme Vera Songwe qui a ainsi adressé le 13 août 2019 au gouvernement une correspondance dans laquelle elle informait le gouvernement que le Congo a été sélectionné comme pays pilote en Afrique pour le lancement du réseau 5G organisé par la CEA en collaboration avec ses partenaires de l’Union Internationale des Télécommunications.
« Le lancement de cette phase de pilotage du réseau 5G comprendra une série de tests techniques et l’analyse des opportunités y relatives. Ces tests seront exécutés en étroite collaboration avec le gouvernement, les opérateurs de télécommunications locaux, l’Autorité de Régulation des télécommunications à savoir l’ARPCE ainsi que les acteurs du secteur privé afin de saisir les nouvelles opportunités émergentes offertes par la 5G », a déclaré le ministre Léon Juste Ibombo il y a quelques jours lors de son allocution expliquant le choix du Congo pour la phase pilote de la 5G. « Ces tests permettront aussi au gouvernement de prendre toutes les dispositions nécessaires pour la disponibilité et une attribution efficace des bandes de fréquences 5G prenant en compte les projets de déploiement techniques et commerciaux », a-t-il ajouté.
Il
annonce ensuite le lancement officiel de l’appel à manifestation d’intérêt à l’ensemble
des acteurs du secteur concernés pour accompagner le gouvernement dans
l’expérimentation de cette phase de pilotage de la 5G.
« Vous êtes invité à vous rapprocher du
Cabinet du Ministre pour les modalités pratiques. Vous aurez un délai de 7
jours pour vous manifester. Le lancement officiel de ces tests 5G s’effectuera
d’ici le 24 décembre prochain », a-t-il annoncé.
Pour rappel, La 5G est la 5ème génération de technologie réseau mobile conçue pour répondre à la très grande croissance des données et à la connectivité de la société moderne. Elle offre des débits jusqu’à 10x plus rapides que la 4G, donc plus de monde connecté de façon optimale ; des milliards d’objets connectés : le pilotage des voitures autonomes ; objets de santé connectés ; lunettes de réalité virtuelle.
[Digital Business Africa] – Un communiqué de L’autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP) annonce une baisse de 40% des tarifs des offres de services USSD des opérateurs de télécommunications, une décision qui intervient une année après l’ouverture de codes USSD aux Fournisseurs de Services à Valeur Ajoutée (FSVA).
Le but est de renforcer la concurrence dans le secteur des télécommunications et de promouvoir l’innovation. Une façon de permettre aux FSVA « d’avoir accès de manière gratuite, à ces codes en proposant des services aux abonnés de la téléphonie mobile par ce canal », précise le communiqué. Une première expérience cependant pas reluisante note l’ARTP, puisque « au bilan de la première année de mise en œuvre de ladite décision, il apparait clairement que les prix des offres commerciales des opérateurs ne favorisent pas une implémentation diligente des codes attribués et une rentabilité des services déployés».
Aussi l’ARTP, en rapport avec les opérateurs, a introduit dans les catalogues d’interconnexion de l’année 2019, les offres relatives à l’usage de l’USSD et a procédé à une baisse des différents tarifs associés à cette technologie. « Par la décision susmentionnée, l’ARTP apporte une innovation majeure qui consiste en l’ajout d’une prestation dédiée aux FSVA dans le catalogue d’interconnexion des opérateurs en vue d’améliorer des conditions d’exercice de ces acteurs mais également, apporter plus de souplesse dans les futures révisions des tarifs des offres de l’USSD », s’est réjoui l’agence de régulation. Une baisse de 40% a été ainsi opérée sur les tarifs de 2019 qui passent de 500 000 F à 300 000 F.
[Digital Business Africa] – Dans le cadre du projet Central African Backbone (CAB)], le Cameroun et le Gabon ont signé ce jeudi 28 novembre 2019 un Mémorandum d’entente (MoU), en prélude de l’interconnexion physique de leurs réseaux télécoms en fibre optique. Ce MOU a été signé par la ministre camerounaise des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng, et par le ministre gabonais de la Communication et de l’Economie numérique, Rigobert Ikambouayat Ndeka.
Ce MoU a pour objet,
d’une part, de fixer le cadre général et légal de la coopération en matière
d’interconnexion des réseaux de communications électroniques entre les deux
pays, et d’autre part, de mettre en place un Comité, chargé de la mise en œuvre
et du suivi dudit Mémorandum et des conventions y subséquentes.
Pour les signataires, les échanges télécoms entre les deux pays se feront désormais via cette interconnexion et non plus via des câbles sous-marins internationaux. Ce qui va entraîner une baisse des coûts de connectivité. Y compris sur les tarifs de roaming comme annoncé par les deux parties.
Cette
interconnexion coté Gabon est rendue possible grâce au déploiement d’un
Backbone National en fibre optique axe BOOUE-BITAM- EBORO/MEYO-KYE d’une
longueur de 411 KM avec l’appui de la Banque mondiale. La maîtrise d’ouvrage
étant assurée par l’ANINF.
En plus de l’interconnexion avec le CAB1 (Cameroun, République centrafricaine et Tchad) par EBORO, cette dorsale permettra également une interconnexion avec la Guinée équatoriale par MEYO-KIE.
L’Intelligence artificielle (IA) bénéficie d’un regain de notoriété depuis ces dix dernières années. Le concept est né en 1956 avec John McCarthy (Université de Dartmouth) avec ce qu’il appelait la modélisation (mathématique et statistique) du neurone humain. En effet, l’ambition de McCarthy qui était de modéliser le langage humain se solda par un échec cuisant, conduisant à l’arrêt des financements ainsi qu’à la fin des travaux de recherche et projets dans le domaine.
Ce schéma s’est reproduit plus
tard avec l’avènement des Systèmes Experts (logiciels capables de répondre à
des questions expertes comme Dentral[1]),
qui avaient pour ambition d’être capables de reproduire les mécanismes
cognitifs d’un expert dans un domaine donné.
L’engouement autour de l’Intelligence
Artificielle a de nouveau disparu jusqu’à 2007 environ, où le monde s’est remis
à surfer sur la vague de l’IA. Deux logiques s’opposent alors : d’un côté
celle qui pense que l’IA induira des avancées considérables, de l’autre côté
celle convaincue que l’Homme est voué à l’obésité car les robots se
substitueront totalement à nous.
Il est important que chacun (citoyens,
Etats) se familiarise avec ce concept qui se veut vaste et complexe, afin
d’identifier les leviers actionnables pour en tirer le meilleur pour la société,
dans le respect d’un cadre éthique et légal consensuellement défini.
Quelles définitions peut-on adosser à l’intelligence artificielle (IA)
?
La manière la plus simple de représenter
l’IA est de la mettre en perspective dans le contexte humain. L’objectif de
l’IA est de créer des systèmes (ou algorithmes) pouvant fonctionner de manière
intelligente et autonome. Rappelons que la notion d’algorithme renvoie à un
ensemble d’instructions informatiques destinées à s’exécuter soit de manière
autonome (verrouillage d’accès après détection d’une présence), soit
consécutivement à une intervention humaine (calculatrice).
Pour communiquer, l’être humain peut parler et écouter. Cela correspond dans
le domaine de l’IA au traitement du langage naturelle plus connu sous
l’anglicisme « NLP : Natural
Language Processing ». Ce domaine s’articule autour de :
La reconnaissance
vocale. Technique informatique basée sur les statistiques, permettant
d’enregistrer une sonorité vocale (humaine), de l’interpréter et d’en exécuter
les directives. C’est le cas du « Google Home » qui est un assistant
vocal produit par Google et capable par exemple de restituer oralement la
biographie d’une personnalité publique sur simple demande vocale.
La reconnaissance
de texte. Technique informatique permettant de collecter et comprendre un texte
saisi. De nos jours, ces algorithmes sont capables de discerner les émotions
dans un texte, de remettre les mots dans le contexte approprié. Les « Tchat
bot » implémentés dans les sites web en sont une application.
L’être humain peut par ailleurs voir et traiter ce qu’il voit. Cela correspond dans le domaine de l’IA à la Reconnaissance d’images. Technique informatique permettant à un algorithme de détecter des images, puis de les identifier suite à un traitement comparatif sur la base d’un stock d’images historiques. Une des applications de la reconnaissance d’images est la reconnaissance faciale. Qui s’appuie sur des méthodes de probabilités afin de comparer une capture d’image faciale à un gabarit.
L’être humain est doté de la
capacité à reconnaitre des tendances. Cela correspond dans le domaine de l’IA à
la reconnaissance tendancielle plus connu sous l’anglicisme « pattern recognition ».
D’ailleurs, l’IA est bien plus performante que l’humain dans ce domaine. En
effet, elle peut s’appuyer sur des volumes considérables de données (sur
plusieurs dimensions ou axes) en vue de déterminer des modèles mathématiques,
des tendances. C’est sur cette branche de l’IA que l’on rencontre :
Le Machine
Learning (apprentissage automatique)
Technologie informatique
apparue dans les années 1980, permettant à des algorithmes d’identifier des tendances,
de définir des règles statistiques en fonction des données historiques qui lui
sont indiquées. L’objectif étant que ces algorithmes soient capables de prédire
des valeurs en fonction de données futures suivant une logique statistique.
Le Deep
Learning
Méthode
particulière de réalisation du Machine Learning, se situant au carrefour de
trois disciplines : l’informatique, la statistique et la neuroscience. En
effet, cette technique permet de reproduire le fonctionnement cognitif du cerveau
humain afin de permettre à l’algorithme d’apprendre sur la base des données qui
lui sont fournies, en vue de faire deux choses : soit des classifications,
soit de la prédiction, ce dans tous les domaines.
L’être humain peut aussi cerner son environnement et s’y mouvoir avec aisance. Cela correspond dans le domaine de l’IA à la robotique.
Quels enjeux sociaux l’IA soulève t’elle en Afrique ?
Les Etats africains sont
résolument convaincus que la technologie contribuera à adresser des challenges
majeurs. C’est ainsi qu’est née la « Smart Africa Initiave » en 2013
à Kigali.
Les travaux de recherche, de
conception et d’implémentation des applications liées de l’IA devront se
faire :
Dans le respect des droits de l’homme et
des libertés fondamentales : La « donnée » étant à l’IA ce
que l’essence est à l’automobile, plus la quantité de données exploitée par les
algorithmes d’IA est dense et structurée (Big Data), meilleures seront les
résultats des algorithmes. Parmi les données les plus plébiscitées, les données
à caractère personnel (c’est-à-dire les données des individus) sont demandées
pour bon nombre d’applications de l’IA : reconnaissance faciale, analyses
commerciales prospectives, recherches médicales, etc.
Il apparait donc évident que toutes les applications de l’IA devront être implémentées dans le respect des dispositions de la « Convention de l’Union Africaine sur la cyber sécurité et la protection des données à caractère personnel[2] ».
Dans la recherche systématique du bien-être
commun et de la réduction de la pauvreté : Au regard de la pluralité
des domaines d’applications de l’IA (agriculture, santé, mobilités urbaines, performances
d’entreprises, etc.), il est urgent de proposer des solutions innovantes
(basées sur l’IA) dans chacun de ces domaines pouvant fortement contribuer au
développement social.
Focus sur la santé
Certaines épidémies frappent fortement certains
pays africains (Choléra, Typhoïde, Grippes, Ebola). Avec les capacités notamment
de prédiction qu’apporte certaines techniques de l’IA, il sera possible
d’anticiper l’arrivée de ces maladies sur la base de la masse des données
exploitées.
Aussi, dans le domaine de la recherche
pharmaceutique, l’Afrique pourrait accélérer ses processus de recherche et de fabrication
des médicaments (donc réduire les coûts) via une approche prospective des
meilleurs conditions chimiques conditionnant la stabilité des produits
médicamenteux. Ainsi seront mis à la disposition des populations des produits
médicamenteux efficaces et accessibles.
Focus sur la formation et l’emploi
La nécessité de se doter de la « capacité à
faire adéquate », par le renforcement des compétences des ressources
humaines africaines apparait cruciale. Autrement dit, des investissements
doivent être consentis dans la formation afin de répondre aux futurs besoins du
marché de l’emploi en la matière. Cette
approche contribuerait mécaniquement à infléchir la courbe du chômage en
Afrique, indicateur de développement incontestable.
Les Etats Africains se doivent de concevoir des
stratégies inhérentes à l’IA et de mettre en place des partenariats avec le monde
académique et industriel. Des investissements importants dans des programmes de
recherche et dans l’éducation doivent être réalisés. L’arrivée et la résilience
de l’Afrique dans la compétition mondiale de l’intelligence artificielle dépend
fondamentalement des réponses politiques qui seront formulées par les Etats
relativement aux stratégies éducationnelles.
Focus sur
la mobilité urbaine
Le moteur de croissance africaine sera aussi la ville. Et l’un des paramètres pour faire des affaires dans les villes est la question de « mobilité urbaine ».
Quand on sait
que le continent africain représente 2% du parc automobile mondial et 20% du
taux de mortalité routière, on peut s’imaginer que le numérique peut venir en
appui à cet enjeu en vue d’optimiser une meilleure mobilité des personnes et
des biens. Cela peut passer par la mise en place d’applications de mobilité à
l’instar des applications de commande de véhicules de transports comme Uber ou Heetch.
Par-dessus ces applications mobiles, d’autres applications faisant usage
d’intelligence artificielle pourront être déployées afin d’exploiter les
données collectées et améliorer les politiques publiques en matière de
transport et d’infrastructures routières. Il s’agit ici d’une vision
prospective car à ce jour, les acteurs de l’écosystème de la mobilité
s’attèlent à collecter et structurer les données de mobilité.
Adresser tous ces enjeux sociaux (liste non exhaustive) de manière effective oblige les Etats africains à se doter d’une masse de données structurées, considérables et sécurisées : le fameux Big Data.
Les principaux
piliers d’une politique publique en matière d’intelligence artificielle
responsable
Quel que soit le domaine d’application, nous avons vu le potentiel
transformationnel considérable offert par l’IA. La conception et
l’implémentation des applications basées sur l’IA devraient reposer sur une
politique dédiée à l’IA et qui s’articule à minima autour des piliers
ci-après :
Respect des libertés et des droits de
l’Homme : « Les droits de l’Homme et les libertés fondamentales ont la
même valeur dans le monde virtuel que dans le monde réel ».
Les outils et
services basés sur l’IA devraient être en toutes circonstances, respectueux de
la Charte Africaine des droits de l’homme et des peuples[3].
Non-discrimination : prévenir la
création ou le renforcement de discriminations entre individus ou groupes
d’individus.
Des chercheurs
du centre médical Geisinger (Pennsylvanie, USA) ont mis au point un algorithme[4]
basé sur le Deep Learning, qui permet de prédire le décès d’un patient à
horizon un an (arrêt cardiaque). Cet algorithme a pu exploiter les données de
400.000 patients (1,7 millions de rapports d’électrocardiogrammes) et est en
capacité de réaliser les prédictions attendues. Mieux, basé sur sa capacité
d’analyses très poussée, il a pu déceler des cas de patients encore exposés à
des pathologies (quand bien même ces derniers avaient été déclarés sains par le
corps médical). Ce type de prédiction peut conduire à des décisions de
traitements sélective (par exemple pour des raisons d’optimisation des dépenses
publiques, exclure des traitements les patients en sursis identifiés grâce à
l’algorithme).
Sécurité : la course à l’IA est bien réelle. Cet outil doit être pris très au sérieux par l’Afrique, car pouvant contribuer favorablement à l’accélération du développement économique et même social. On ne saurait donc faire l’économie des questions de sécurité des sources de données utilisées (considérées comme des actifs stratégiques) pour les différentes applications de l’IA.
Transparence : rendre accessibles
et compréhensibles les méthodologies de traitement des données, en autorisant des
audits externes.
Les pays africains sont appelés à
prendre conscience individuellement des enjeux de l’Intelligence Artificielle. Toutefois,
ces prises de conscience individuelles devraient converger vers une stratégie commune
impulsée et portée au niveau supranational, c’est-à-dire par l’Union Africaine.
En effet, les investissements dans le domaine demanderont des économies
d’échelle pour des bénéfices communs.
A l’entame de cette tribune, deux logiques ont été présentées : l’une favorable au développement de l’IA car perçue comme facteur de productivité et l’autre convaincue que l’IA conduirait inéluctablement l’humanité à l’obésité. Cette dernière est très présente dans les pays dits industrialisés. De ce fait, une minorité de la classe active dans ces pays est craintive de la destruction des emplois à cause de l’avènement de l’IA. S’il est vrai que cette discipline transformera certains métiers dans les pays précédemment cités, l’Afrique, encore faible d’un secteur secondaire embryonnaire ne saurait être dans un scénario de « destruction-transformation » d’emplois, mais plutôt dans un scénario exclusivement de création d’emplois.
Par Frank William NZOUETOM
Frank William NZOUETOM,
Head of IT Advisory & IT Audit, Mazars Afr. Centrale
Chez Google nous prenons très au sérieux la sécurité sur Internet. Sensibiliser les enfants à la sécurité sur Internet et les aider à adopter un comportement adapté constitue une priorité pour nous. C’est une responsabilité que nous sommes prêts à assumer et que nous partageons avec le gouvernement, les organisations à but non lucratif, la communauté éducative et d’autres acteurs. En cela, lévénement annuel du Web Rangers Africa Summit est important pour nous : il rassemble des apprenants, des enseignants, des décideurs politiques, des organisations à but non lucratif et des entreprises privées dans le but d’échanger et de trouver des solutions innovantes sur la façon d’étendre les programmes d’apprentissage numérique. L’objectif est qu’un plus grand nombre de jeunes et de familles disposent des informations nécessaires pour aller sur Internet en toute sécurité. Lors de l’édition 2019 du Web Rangers Summit qui s’est tenue à Nairobi, au Kenya, nous avons réuni des étudiants participant au programme Web Rangers, qui étaient originaires d’Afrique du Sud, du Nigeria et du Kenya, ainsi que plus de 30 partenaires dans le domaine de la sécurité en ligne. Au cours de ce sommet de deux jours, nous avons expliqué l’importance de rendre l’information et les programmes de sécurité en ligne facilement accessibles dans les écoles et de les diffuser auprès des familles, et présenté des projets dans ce sens. Nous avons aussi fait le point sur les actions en cours pour étendre le programme Web Rangers, ainsi que sur le projet de s’associer au Kenya Film Classification Board et à la Nigerian National Orientation Agency en 2020. Ce partenariat a pour but de lancer un programme d’éducation parentale au numérique avec pour objectif de sensibiliser les tuteurs, les enseignants et les familles aux outils en ligne, lesquels rassemblent les familles pour apprendre, s’amuser et surfer en ligne en toute sécurité.
Cette année, outre le Sommet, nous avons réalisé une partie de nos objectifs d’éducation et de sensibilisation en matière de sécurité sur Internet grâce à des tournées de présentation et à des partenariats avec les gouvernements. Au mois d’octobre, en association avec le Centre des sciences du Cap nous avons octroyé des financements à des organisations locales au Kenya, au Nigeria et en Afrique du Sud pour organiser des tournées d’information sur la sécurité à l’intention des élèves, des parents et des enseignants. Plus de 36 000 élèves, 2 500 parents et 1 400 enseignants ont été formés grâce à ce programme. Au Nigeria, nous avons établi un partenariat avec le Conseil nigérian pour la recherche et le développement en éducation visant à intégrer un nouveau programme de sécurité sur Internet dans les programmes nationaux des écoles primaires et secondaires, avec l’objectif d’atteindre 56 millions d’apprenants (d’une année sur l’autre) une fois le programme pleinement intégré au système scolaire. De même, en Afrique du Sud, nous travaillons en partenariat avec le Département de l’éducation du Cap-Occidental pour mettre en place une action pilote d’intégration du programme sur la sécurité en ligne dans les établissements secondaires publics de la province. Le projet pilote concerne des écoles des districts de Cape Winelands et de Metro South. Au Kenya, nous avons travaillé en collaboration avec l’organisation CODE-IP, le Ministère de la Jeunesse et l’Association des Scouts du Kenya pour faire passer le nombre de Web Rangers à plus de 55 000 dans tout le pays.
En raison du nombre croissant d’internautes, jeunes et adultes que compte l’Afrique, il est désormais impératif de les aider à se protéger des risques d’Internet. Même si nous sommes encore loin de nos objectifs, nous sommes fiers de voir l’impact des actions menées à ce jour. Pour reprendre les mots du professeur de Rosabeth Moss Kanter, professeur à Harvard, : « les petites victoires, les petits projets, les petites différences font souvent d’énormes différences ».
Poste par Fortune Mgwili-Sibanda, Responsable, Affaires gouvernementales et politiques publiques, Afrique subsaharienne
[Digital Business Africa] – Sensibiliser les enfants africains à la sécurité sur Internet et les aider à adopter un comportement adapté en ligne constitue pour Google une priorité. C’est ce qu’indique Fortune Mgwili-Sibanda, la responsable des Affaires gouvernementales et des Politiques publiques de Google en Afrique subsaharienne.
Une tâche qu’elle se dit prête à assumer et à partager avec les gouvernements, les organisations à but non lucratif, la communauté éducative et d’autres acteurs du secteur.
En 2019, Google indique avoir réalisé une partie de ses objectifs d’éducation et de sensibilisation en matière de sécurité sur Internet grâce à des tournées de présentation et à des partenariats avec les gouvernements. « Au mois d’octobre, en association avec le Centre des sciences du Cap nous avons octroyé des financements à des organisations locales au Kenya, au Nigeria et en Afrique du Sud pour organiser des tournées d’information sur la sécurité à l’intention des élèves, des parents et des enseignants. Plus de 36 000 élèves, 2 500 parents et 1 400 enseignants ont été formés grâce à ce programme », indique-t-elle sur le blog de l’entreprise.
Au Nigeria, le moteur de recherche a établi un partenariat avec le Conseil nigérian pour la recherche et le développement en éducation visant à intégrer un nouveau programme de sécurité sur Internet dans les programmes nationaux des écoles primaires et secondaires, avec l’objectif d’atteindre 56 millions d’apprenants (d’une année à l’autre) une fois le programme pleinement intégré au système scolaire.
De même, Google travaille en partenariat avec le Département de l’éducation du Cap-Occidental pour mettre en place une action pilote d’intégration du programme sur la sécurité en ligne dans les établissements secondaires publics de la province. Le projet pilote concerne des écoles des districts de Cape Winelands et de Metro South. Au Kenya, ajoute-t-elle, Google travaille en collaboration avec l’organisation CODE-IP, le Ministère de la Jeunesse et l’Association des Scouts du Kenya pour faire passer le nombre de Web Rangers à plus de 55 000 dans tout le pays.
C’est toujours dans cette perspective que de l’édition 2019 du Web Rangers Summit s’est tenue à Nairobi, au Kenya. Ici, Google a réuni des étudiants étaient originaires d’Afrique du Sud, du Nigeria et du Kenya, ainsi que plus de 30 partenaires dans le domaine de la sécurité en ligne. Au cours de ce sommet de deux jours, le moteur de recherche a expliqué l’importance de rendre l’information et les programmes de sécurité en ligne facilement accessibles dans les écoles et de les diffuser auprès des familles, et présenté des projets dans ce sens.
[Bénin Révélé Mag] – À l’occasion de la rencontre d’échanges tenue le 26 novembre 2019, au siège de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep-Bénin) à Cotonou, entre le Conseil de régulation et les hauts responsables des opérateurs Gsm Spacetel Bénin et Etisalat Bénin, l’institution régulatrice a mis en garde les opérateurs concernés, suite à plusieurs non-conformités persistantes au niveau de cinq indicateurs de performance.
Flavien Bachabi, président du Conseil de régulation, organe de délibérations et de décisions de l’Arcep Bénin, signale que « Cette séance est une mise en garde pour dire qu’il y a des anomalies dans leurs réseaux. C’est persistant, il faut qu’ils trouvent des solutions à cela… ». Il s’exprimait ainsi à la rencontre d’échanges que son institution a eue, avec les opérateurs Gsm ; suite aux anomalies persistantes relevées sur quelques cellules des réseaux.
Selon Flavien Bachabi, cette séance vise à donner le bénéfice de la contradiction aux opérateurs de téléphonie mobile pour expliciter ce qui justifie ces dysfonctionnements et les dispositions pratiques prises pour l’amélioration continue de la qualité de service de leurs réseaux surtout en cette période de fin d’année.
En réalité, grâce son nouveau système de suivi de
la qualité de service et malgré le délai de trois mois (échu en mai dernier)
accordé aux opérateurs Gsm pour se conformer aux nouveaux indicateurs, l’Arcep-Bénin
a malheureusement constaté que ces entreprises ne satisfont toujours pas à cinq
indicateurs de performance pourtant mentionnés dans leurs cahiers des charges.
Il s’agit, selon le président du Conseil de
régulation, « du taux de succès des
appels voix, du taux de coupure des appels voix, du taux de blocage des appels
voix, du taux de coupure de la connexion internet 3Gsurtout chez l’opérateur
Moov, et enfin du débit down link 3G, encore chez Moov ».
« Qu’est-ce
qui justifie ces dysfonctionnements ? Quelles dispositions pratiques sont
prises pour y remédier ? », demande le président Flavien Bachabi aux
directeurs généraux des deux entreprises. Après une série de réponses peu
convaincantes, suivie de la relance des membres de l’Arcep, des responsables
d’associations de consommateurs et des journalistes, les langues des opérateurs
se sont finalement déliées.
Il ressort des interventions des opérateurs Gsm que les non-conformités décelées sont causées par des éléments dépendants et indépendants d’eux. S’agissant des premiers, les responsables des deux structures ont reconnu que leurs réseaux ne couvrent pas tout le territoire béninois. Ce qui justifie les non-conformités relevées surtout vers les zones frontalières. Mais ailleurs, comme à Abomey-Calavi, ils expliquent que ce sont les populations elles-mêmes qui s’opposent à l’implantation des antennes devant renforcer le taux de couverture.
Les chantiers de construction actuellement en
cours dans le pays font que plusieurs de leurs câbles d’extension sont
sectionnés par mégarde et leur réparation dure parfois des jours. Et cela
influe sur l’expérience du consommateur.
Les opérateurs Gsm ont aussi évoqué la
performance des téléphones des clients qui nécessitent plus ou moins des
réglages. Ceci, simplement parce que l’expérience a montré que plusieurs
portables sont bloqués sur une technologie. Autrement, si le téléphone est
bloqué sur 2G, quels que soient les efforts de l’opérateur, le client ne vivra
que l’expérience de 2G. Quand le câble sous-marin est aussi sectionné par un
bateau, cela crée également des perturbations sur les réseaux. Ces derniers
cas, disent-ils, montrent qu’ils ne sont pas directement liés aux problèmes
soulevés. Toutefois, des mesures sont prises et des investissements lourds sont
consentis pour remédier à certains problèmes techniques et d’organisation dont
celui du service après-vente.