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Nigeria : le gouvernement réaffirme la nécessité d’impliquer plus de femmes dans le numérique

[Digital Business Africa] – Le ministre nigérian des communications et de l’économie numérique, Isa Pantami, a marqué la nécessité d’accès au digital pour les femmes afin d’autonomiser davantage les populations et augmenter le potentiel économique.

« La technologie numérique révolutionne le monde en fournissant un accès à l’information, au financement et aux réseaux, qui sont tous nécessaires pour que les femmes atteignent leur plein potentiel économique et créent des communautés plus autonomes, » a déclaré Pantami représenté par F. Istifanus le secrétaire permanent de son ministère et repris par la presse locale, à l’occasion d’un forum tenu récemment à Lagos sous le thème : « connecter les femmes pour la croissance dans l’économie numérique », nous informe ciomag.

Pour lui, il est nécessaire de combler l’écart numérique entre les sexes afin que les femmes ne soient pas laissées hors de la révolution. L’autonomie économique des femmes permet d’après lui de réinvestir dans les familles, les communautés en produisant un effet multiplicateur et stimulateur de croissance et de stabilité.

« Pour stimuler le développement de l’industrie des TIC, il est nécessaire d’élargir la base de la demande. Bien que les femmes constituent environ 50% de la population nigériane, un nombre considérable reste à intégrer dans l’économie des TIC, » a souligné le ministre.

Selon lui, « beaucoup sont incapables d’avoir accès aux produits et services ainsi qu’à l’alphabétisation, créant ainsi des opportunités d’expansion de la demande qui augmenteront les revenus des opérateurs et des fournisseurs de l’industrie des TIC et, par conséquent, du gouvernement ».

D’après le bureau national des statistiques nigérian, les jeunes hommes ont presque deux fois plus de chances d’avoir une carrière dans ce domaine que les femmes. Lesquelles ne représentent en moyenne que 22% du nombre total de diplômés universitaires en ingénierie et technologie annuellement.

Elles représentent également un cinquième du nombre total de personnes travaillant dans ce secteur. Actuellement le pays compte environs 39 initiatives offrant des formations visant à intégrer plus de femmes dans les technologies. Elles sont actives dans une quinzaines d’Etats nigérians. Plusieurs observateurs pensent qu’avec un meilleur financement les nigérianes peuvent être davantage formées et soutenues dans les carrières de la sphère digitale, nous rapporte ciomag.

Gaëlle Massang

Sénégal : le gouvernement prend des mesures fortes pour se positionner parmi les 7 pays leaders africains de l’innovation

[Digital Business Africa] – Le ministre de l’économie Numérique et des télécommunications a exprimé son souhait  de voir le Sénégal se positionner parmi les 7 pays leaders africains. A ce titre, informe, le ministère,  un projet de « loi portant création et promotion de la startup au Sénégal » a été initié et déjà validé en Conseil des Ministres du 06 novembre 2019.

Ce projet de loi a pour objet de mettre en place un cadre incitatif pour la création et le développement des startups au Sénégal basé sur la créativité, l’innovation, l’utilisation des nouvelles technologies, la réalisation d’une forte valeur ajoutée ainsi qu’une compétitivité au niveau national et international. Il a été transmis à l’Assemblée nationale, nous informe socialnetlink.

Dans cette optique, le Ministère a également initié un processus d’identification et de cartographie de l’ensemble des startups du numérique. Ce travail permettra de mieux réorienter et renforcer notre politique d’accompagnement et de soutien de l’éclosion des startups.

Par ailleurs, l’Etat du Sénégal et ses différents démembrements entendent faciliter l’adoption des services émergents comme l’Internet des Objets, le Big Data, l’Intelligence artificielle, les services financiers numériques/Fintechs, le commerce électronique, etc. en levant les éventuelles barrières.

Les réformes, déjà adoptées dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie « Sénégal numérique 2025 », constituent une première série d’actions qui permettront d’accroître l’accès et l’usage de la population aux services de télécommunications, et de promouvoir l’essor d’une économie numérique compétitive et inclusive

Gaëlle Massang

France : L’Autorité de la concurrence inflige 150 millions d’euros d’amende à Google pour abus de position dominante sur le marché de la publicité

[Digital Business Africa] – L’Autorité de la concurrence a annoncé vendredi 20 décembre 2019 avoir infligé 150 millions d’euros d’amende à Google pour abus de position dominante sur le marché de la publicité liées aux recherches (Google Ads).

Le gendarme de la concurrence s’était saisi de ce dossier après une demande de la société Gibmedia, qui édite des sites d’informations sur la météo (info-meteo.fr), les données d’entreprises (info-societe.com) et les renseignements téléphoniques (pages-annuaire.net et annuaires-inverse.net), dont certains offrent des services payants. L’entreprise avait vu son compte Google Ads (anciennement AdWords) suspendu sans préavis. Elle estimait que la procédure suivie par Google et les motifs de la suspension n’étaient pas objectifs, transparents, et non discriminatoires.

L’autorité considère que « les règles de fonctionnement de Google Ads imposées aux annonceurs, sont établies et appliquées dansdes conditions non objectives, non transparentes et discriminatoires ». Des sites étaient suspendus quand d’autres au contenu similaire étaient maintenus, nous renseigne le site businessinsider.

 Elle estime que Google n’a pas une relation équilibrée avec les marques et entreprises, avec des conséquences à la fois pour les clients annonceurs mais aussi pour les utilisateurs du moteur de recherche en les privant d’un accès « à des sites aux modèles économiques innovants ».

L’Autorité a également enjoint à Google de « clarifier les règles de fonctionnement de sa plateforme publicitaire Google Ads et des procédures de suspension des comptes », de certains annonceurs. Google devra publier « un résumé de la décision » sur la page d’accueil de Google.fr et la version de Google.com accessible en France, pendant une semaine.

Au début de l’année 2019, ce sont les autorités européennes qui avaient infligé une amende de 1,49 milliards d’euros pour abus de position dominante de sa plateforme publicitaire AdSense. Outre la sanction financière, l’Autorité ordonne également à Google de lui transmettre chaque année un rapport précisant notamment le nombre de plaintes déposées à son encontre par les internautes français, le nombre de sites et comptes suspendus, la nature des règles violées et les modalités de la suspension.

Google devra également présenter, dans un délai de deux mois, un rapport détaillant les mesures et procédures qu’elle compte mettre en œuvre pour se conformer aux injonctions, et dans un délai de six mois, un rapport détaillant l’ensemble des mesures et procédures qu’elle a effectivement mises en place, nous précise businessinsider.

Gaëlle Massang

Aurélien Nkam [Africa-Shops] : « Le modèle de Jumia au Cameroun était non adapté au marché local »

[Digital Business Africa] – Le Camerounais Aurélien Nkam, promoteur d’Africa-Shops, donne sa lecture de la fermeture il y a quelques semaines de la filiale camerounaise de Jumia. Plus encore, il présente à Digital Business Africa quelques recettes de sa plateforme d’e-commerce Africa-Shops, tout comme il revient sur le différend qui l’oppose au groupe français CFAO.

Digital Business Africa : Quelle analyse faites-vous de la fermeture de Jumia au Cameroun?

Aurélien Nkam : Ces sept dernières années, les différents acteurs de l’e-commerce ont inculqué aux populations camerounaises la culture d’achat en ligne. Aujourd’hui, des centaines de milliers de Camerounais ont déjà adopté ce mode d’achat. Néanmoins, certains acteurs ont décidé de se retirer, car leur modèle économique n’était pas adapté au marché camerounais.

Mais, le secteur de l’e-commerce est mature et l’avenir reste prometteur. Notre concurrent cité a fait les frais de ce modèle non adapté au marché local. Et il n’est pas le seul à avoir fermé boutique après seulement quelques mois ou années d’activité.

Donc, clairement pour nous c’est le modèle économique qui est en cause et non le manque de marché local. La preuve, Africa-shops existe depuis 5 ans. D’où l’importance de rassurer notre clientèle sur la pérennité de nos activités.

Aurélien NKAM

Etre Camerounais, connaître le public, les clients, les besoins, a été un avantage pour nous. Aurélien NKAM

Digital Business Africa : Africa-Shops connaît-il les mêmes problèmes que les autres acteurs de l’e-commerce au Cameroun ?

Aurélien Nkam : Nous sommes installés au Cameroun depuis 2014 et avec du recul, nous sommes parmi les précurseurs en termes d’offres pour ce type de consommation dans notre pays. Et ce n’est pas sans difficultés.  Africa Shops est une start-up africaine et son modèle économique est différent de celui des multinationales européennes. Etre Camerounais, connaître le public, les clients, les besoins, a été un avantage pour nous.

Cependant, notre croissance a ralenti entre 2016 et 2018 lorsque la CFAO (Comptoir Français d’Afrique de l’Ouest) a créé un site e-commerce similaire au nôtre : Africashop sans ‘s’. Ce site a été lancé en 2016 en Côte d’ivoire et au Sénégal deux ans après la mise en ligne de notre site. Ce fut un acte de concurrence déloyale et parasitaire de la part d’une multinationale à l’égard d’une start-up africaine. Ce site a créé la confusion auprès de nos clients. En outre, nous avons dépensé beaucoup de ressources financières pour faire face aux procédures administratives et judiciaires en France, au Cameroun et en Côte d’Ivoire.

Digital Business Africa : Justement où en êtes-vous de la bataille juridique avec CFAO ?Aurélien Nkam : Le tribunal de Nanterre se prononcera sur ce différend en mars 2020. Néanmoins, les clients, qui sont les juges ultimes, ont déjà donné leur verdict. Ils ont sanctionné le modèle économique de CFAO, l’obligeant à fermer son site en 2018. 

Digital Business Africa : Quelles sont les recettes d’Africa-Shops?

Aurélien Nkam : La première recette d’Africa-Shops est celui d’avoir noué des partenariats étendus avec un réseau de fournisseurs restreints. Ce partenariat nous permet de garantir la qualité des articles vendus sur notre portail. Nous livrons en moins de 48 h les articles commandés par nos clients. Notre premier défi est donc logistique. Précision, Africa Shops (www.africa-shops.cm) vend des articles non alimentaires et la sélection des fournisseurs, très rigoureuse est essentielle pour fidéliser nos clients.

Africa Shops

Digital Business Africa : Selon vous, le marché camerounais est-il mature pour le commerce en ligne ?

Aurélien Nkam : Ces sept dernières années, les différents acteurs de l’e-commerce ont inculqué aux populations camerounaises la culture d’achat en ligne. Aujourd’hui, des centaines de milliers de camerounais ont déjà adopté ce mode d’achat.  

Digital Business Africa : Quels sont les ingrédients nécessaires pour la réussite du marché de l’e-commerce au Cameroun ?

Aurélien Nkam : Pour un acteur comme nous, finalement, c’est le rapport de confiance que nous construisons avec nos clients d’une part et avec nos fournisseurs, d’autres part. Donc, l’un des principaux défis est logistique.

Digital Business Africa : À votre avis quels sont les principaux défis à relever pour l’essor du e-commerce en Afrique?

Aurélien Nkam : L’adressage postal et les coûts d’internet pour les particuliers sont des handicaps pour l’essor du e-commerce en Afrique. 

Propos recueillis par Digital Business Africa

Le Tchad adopte un projet de décret portant suppression des frais de roaming pour les pays du G5 Sahel

[Digital Business Africa] – Le ministère des Postes et des Nouvelles technologies de l’information et de la communication a présenté en conseil des Ministres de ce jeudi 19 décembre 2019, un projet de décret portant sur l’exonération des pays du G5 Sahel du paiement des frais d’itinérance pour les communications électroniques internationales entrantes au Tchad.

Cette tempérance contribuera à une plus grande intégration des populations de l’espace G5 Sahel et facilitera les renseignements entre ces pays frères pour une lutte accrue et plus efficace contre le terrorisme. Le Tchad, en prenant cette résolution, réaffirme sa volonté de respecter son engagement pris lors du Sommet du Niger, selon tchadinfos. Cette dynamique enclenchée permet également au Tchad de tirer le bénéfice découlant de la suppression des frais d’itinérance.

L’itinérance ou le « roaming » offre un certain confort et permet aux populations des pays du G5 Sahel de communiquer au tarif local en cas de voyage dans l’un des pays membres tout en conservant leurs numéros d’appel locaux.

Le projet est la concrétisation de la volonté des chefs d’État du G5 Sahel, exprimée lors du sommet de Niamey au Niger en février 2018, et qui a conduit à la formulation et l’adoption d’une résolution portant suppression des frais d’itinérance au sein du G5 sahel au conseil des Ministres du 29 octobre 2019, nous informe tchadinfos.

Gaëlle Massang

Togo : les opérateurs Togocel et Moov s’associent à La Poste pour lancer un projet dans la finance digitale

[Digital Business Africa] –  La Poste togolaise et les opérateurs télécoms, Togocel et Moov, se sont associés pour lancer ce jeudi 19 décembre 2019, le projet baptisé ‘’Réseau d’agents granulaires’’ un nouveau projet dans la finance digitale qui vise les zones rurales.

Le ‘’Réseau d’agents granulaires‘’ met à la disposition des populations en zones rurales des services de la société des postes du Togo. Plus de 100 agents sont déployés à cet effet sur le terrain. Ce nombre devrait atteindre 3000 d’ici 2021. Les populations, avec l’assistance des agents du réseau, pourront aussi facilement payer leurs kits solaires dans le cadre du projet CIZO.

Ce projet qui arrive à maturité a connu une phase pilote depuis août 2019, avec l’appui des partenaires comme la Banque africaine de développement (BAD). A en croire le Directeur Général de la poste, Kwadzo Dzodzro Kwasi, 20 mille transactions électroniques ont été enregistrées au cours de cette phase. De plus, les flux financiers (entrants et sortants) sont estimés à 150 millions de FCFA, nous informe le site Ciomag.

La Poste, à travers ce projet, s’appuie sur le mobile money pour faciliter l’accès des populations aux services comme le payement de leurs factures, les opérations sur les comptes Eco CCP de la poste, des transferts mobile money des deux opérateurs télécoms.

Gaëlle Massang

Nigéria : la fintech Kuda, banque exclusivement numérique, risque de perturber le marché

[Digital Business Africa] – Une banque exclusivement numérique, Kuda, a rejoint la montée en puissance de l’espace FinTech du Nigéria, avec un modèle commercial destiné à perturber le secteur bancaire. Il fournit des services bancaires complets via ses téléphones Android et ses applications iPhones pour permettre aux Nigérians ayant accès à Internet de gérer un compte courant, d’économiser automatiquement de l’argent et de gagner jusqu’à 15% d’intérêt annuel sans le fardeau des frais bancaires.

 « Le fait d’être uniquement numérique nous rend agiles et nous place à la pointe de l’innovation financière », explique Ore Fakorede de Kuda. « Cela supprime également les coûts élevés associés à la gestion d’un réseau de succursales physiques comme le font les banques traditionnelles. Combinés, ils nous donnent un avantage pour surperformer les banques traditionnelles à long terme. »

Cette réduction des coûts permet d’alimenter leur modèle commercial pour exclure les frais de maintenance de carte, de maintenance de compte et de transfert excessif, ce qui permet aux clients d’économiser des milliers de nairas par mois. Il aide également à fournir gratuitement aux clients des cartes de débit à l’échelle nationale, différenciant ainsi leur offre des portefeuilles numériques.

Nous offrons déjà à nos clients qui s’inscrivent avec leur numéro de vérification bancaire (BVN) 25 virements gratuits chaque mois à vie“, ajoute Fakorede. “Nous gagnons de l’argent en investissant des dépôts dans des titres sans risque et adossés au gouvernement ainsi que des frais de transaction que nous facturons aux commerçants. À l’avenir, nous tirerons des revenus des intérêts prélevés sur les prêts.”

Kuda intervient peu après le plan annoncé par la Banque centrale en novembre d’octroyer des licences à davantage de prestataires de paiement dans le but d’élargir l’accès aux institutions financières (IF) et d’améliorer le taux d’inclusion financière du Nigéria à 80% d’ici la fin de 2020. En plus de chercher à briser l’attachement des utilisateurs aux succursales de banques de briques et de mortier existantes, il vise également à réduire les frais

Autorisé par la Banque centrale du Nigéria, Kuda aurait collecté 1,6 million de dollars de financement de pré-amorçage, à la suite d’OPay, Interswitch et PalmPay, qui ont tous collecté d’énormes sommes en 2019, rapporte le site Itnewsafrica.

Gaëlle Massang

Afrique du Sud : Afri Ride, une application mobile sécurisée de partage de trajet est lancée

[Digital Business Africa] – Avec des solutions sur mesure pour la communauté des voyageurs africains, l’application mobile de partage de trajet Afri Ride est désormais disponible en Afrique du Sud et se développera dans d’autres marchés africains dans un avenir proche.

Les facteurs économiques et autres ont rendu le fait d’être propriétaire d’une voiture plus difficile que jamais – avec un nombre moyen de reprises de voiture allant de 600 à 1500 voitures par mois. Il est facile de supposer que les propriétaires de voitures se battent pour remplir suffisamment toutes leurs obligations financières. Afin de contourner les reprises de possession de véhicule, Afri Ride fournit la solution ultime pour subventionner les dépenses associées à la possession d’une voiture, nous informe le site itnewsafrica.

 Joe Moyo, directeur général de l’application de covoiturage, décrit l’application comme incroyablement simple à utiliser. « Tout ce que les utilisateurs ont à faire est de télécharger leurs détails de voyage tels que le lieu de début et de fin, la date de voyage et le nombre de sièges vides disponibles, cela permet alors aux voyageurs se dirigeant dans la même direction de réserver leur siège. »

Afri Ride a intégré un service de chat (Mbira Chat) qui permet aux utilisateurs de communiquer (localisation en direct, SMS, appel vocal ou appel vidéo) avant même de réserver le siège ou la voiture. De plus, Afri Ride protège l’argent de ses utilisateurs en facilitant tous les paiements via une plateforme sécurisée 3D pour éviter toute utilisation frauduleuse par des tiers. L’entreprise dispose également d’un centre d’expérience de contact ouvert 24h / 24.

Gaëlle Massang

Louise Mushikiwabo nomme Henri Eli Monceau au poste de directeur de la Francophonie économique et numérique

[Digital Business Africa] – Il était jusque-là ambassadeur, Représentant permanent de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) auprès des Nations Unies à Genève et à Vienne. Henri Eli Monceau occupera à présent le poste de directeur de la Francophonie économique et numérique. Sa promotion validée la Rwandaise Louise Mushikiwabo, nouvelle SG de l’OIF, est rapportée par le magazine Jeune Afrique dans son édition du 23 décembre 2019. Il est remplacé à son poste à Genève par le Canadien d’origine camerounaise Georges Nakseu Nguefang, ancien directeur des affaires politiques de Michaëlle Jean.

Henri Eli Monceau va donc remplacer le Togolais Kako Nubukpo, suspendu le 5 décembre 2017 par l’ancienne SG de l’OIF, Michaëlle Jean, pour ses positions anti-francs Cfa. Un appel d’offres en vue de son remplacement avait été lancé en avril 2018.

Lire aussi : Michaelle Jean explique les raisons du limogeage de Kako Nubukpo

Le choix final a été porté sur Henri Eli Monceau qui n’a passé qu’à peine une seule année au poste de représentant permanent de l’OIF auprès des Nations Unies à Genève après la présentation de ses lettres de créance au Directeur général de l’ONUV M. Yury Fedotov, le 14 février 2019. Cela fait au total deux ans et sept mois qu’il travaille pour l’OIF.

Henri Eli Monceau
Henri Eli Monceau et les ministres en charge du numérique Aurelie Adam Soulé Zoumarou (Bénin) et Kamissa Camara (Mali)

Au sein de l’OIF, le nouveau directeur était déjà actif dans le secteur du numérique en Afrique. C’est ainsi qu’il a par exemple participé et représenté la SG de l’OIF à Cotonou au Bénin le 31 mai 2019 lors de la première réunion du Réseau francophone des ministres en charge de l’économie numérique. Il avait alors salué l’action de la ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou désignée présidente de ce réseau les 11 et 12 octobre 2018 en Arménie à EREVAN, lors du 17ème Sommet de la francophonie. « Le numérique rebat les cartes. Nous  sommes à l’aube d’une nouvelle civilisation et ceux qui rompent leur épingle du jeu, sont ceux qui auront pris des initiatives fortes pour renouveler le modèle dans lequel nous fonctionnons comme vous Madame la Ministre… Vous faites partie des personnes qui ont compris les enjeux du numérique. Sous votre direction, sous votre magistère et sous celui de vos collègues, l’espace francophone peut imaginer jouer un rôle nouveau», avait-t-il indiqué       

Riche carrière dans le numérique

Henri Eli Monceau a occupé tout au long de sa carrière des postes en lien avec le développement du numérique. Parmi ces postes de responsabilité on peut citer celui de Haut-Représentant des Gouvernements de la Wallonie et de la Fédération Wallonie-Bruxelles (Belgique) pour les Droits fondamentaux, la Société de l’information et l’Économie numérique. C’était de mai 2014 à juin 2017. A cette position, il était en charge de la diplomatie multilatérale dans les domaines des droits de l’homme et de la gouvernance numérique et de l’économie. Durant près de cinq ans, d’octobre 2009 à mai 2014, il a été directeur de cabinet du Vice-Président du Gouvernement de la Wallonie et Ministre de l’Économie, des Nouvelles Technologies et du Commerce extérieur (2009-2014). Ici, il avait la charge la définition et l’implémentation des politiques visant à développer la créativité, l’innovation, les nouvelles technologies et les TIC auprès des jeunes et entrepreneurs.

Henri Eli Monceau a par ailleurs été Directeur de cabinet de la Vice-première Ministre, Ministre de la Mobilité et des Transports du gouvernement fédéral Belge. Ceci de juin 1999 à mai 2003

Ce que le nouveau directeur de la Francophonie économique et numérique pense de l’Afrique.

https://www.facebook.com/208045372567831/videos/1554400087932346/?t=463.

Parmi les autres casquettes à l’actif d’Henri Eli Monceau, celles de Conseiller pour les relations internationales du Ministre de l’Économie et du Commerce extérieur de la Wallonie (2006-2009) ; Co-directeur du programme « Gouvernance multilatérale et démocratie délibérative » au sein de la fondation internationale Notre Europe/Institut Jacques Delors (2004-2009) ; Conseiller auprès de la Commission européenne (1996-1999) ; et Chargé de projet pour les politiques de jeunesse et d’éducation au sein du Forum jeunesse de l’Union européenne (1990-1996).

Henri Eli Monceau

Le nouveau directeur de la Francophonie économique et numérique est titulaire d’un master en Affaires publiques et Relations internationales de l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne et d’un master en Economie du Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM). Il est également diplômé en histoire de l’Université de Louvain.

Par Beaugas – Orain DJOYUM

Une nouvelle équipe dirigeante d’ISOC Cameroun attendue lors de la « Journée Numérique Communautaire ISOC » à Yaoundé

[Digital Business Africa] – Le comité de « Réjuvénation » d’ISOC Cameroun organise le samedi 21 décembre 2019 dans la salle de conférences du bâtiment annexe du MINPOSTEL à Yaoundé à partir de 08 heures une journée dédiée au numérique baptisée « Journée Numérique Communautaire ISOC ». Elle entre en droite ligne avec les principes fondamentaux d’ISOC qui prônent la participation ouverte, l’assistance mutuelle et le partage des connaissances, la collaboration dynamique, la non-discrimination dans le respect de la démocratie et de la déclaration universelle des Droits de l’homme, l’autorégulation, la liberté d’expression, le respect de la vie privée, la sécurité en ligne.

Cet évènement est placé sous le parrainage du MINPOSTEL et sera meublé de deux ateliers de plaidoyer sur les sujets de l’heure liés à l’internet, suivi d’une Assemblée générale extraordinaire qui verra la mise en place d’une nouvelle équipe dirigeante d’ISOC Cameroun.

Parmi les deux principaux intervenants, il faut noter Victor Ndonnang, Community Engagement Manager Africa de l’ISOC. Il présentera le plan d’action 2020 de l’Internet Society avec un accent sur l’implication et l’engagement de la communauté des membres et chapitres. M. Sebastien Bachollet  pour sa part entretiendra les participants sur les possibilités de création d’une communauté Internet locale.

Toutes les entités, les acteurs et la communauté des utilisateurs dans le domaine y sont invités.

Tous attendus

En effet, ISOC (Internet Society) est une organisation internationale de plus mille adhérents répartis dans le monde dans les branches pays qui milite pour la promotion, la vulgarisation et l’utilisation sécurisée et responsable de  l’Internet.

Sa mission consiste à assurer l’essor, l’évolution et l’utilisation de l’internet pour le bienfait de toutes et de tous à travers le monde. Si le plan technique du développement des technologies de l’information et de la communication (TIC) occupe une part importante des travaux d’expertise, le plan sociétal tend à s’imposer fortement dans la mesure où les interlocuteurs actifs et motivés se manifestent de plus en plus nombreux, en provenance de tous les coins de la planète.

Pour Michel TCHONANG LINZE, président du Comité de « Rejuvenation » d’ISOC Cameroun, à l’aube de la 4e révolution industrielle que connaît actuellement l’humanité, celle du numérique, il est important de saisir les opportunités nouvelles offertes par l’internet pour façonner notre avenir. D’où l’intérêt de cette rencontre.

Par Digital Business Africa

Facebook avoue connaître votre emplacement même si vous désactivez vos données de localisation

[Digital Business Africa] – Dans une lettre adressée à deux sénateurs américains le 12 décembre 2019 et relayée sur Twitter mardi 7 décembre 2019, Facebook admet qu’il sait en permanence où vous vous trouvez, que vous ayez activé ou non la géolocalisation sur votre smartphone ou tout appareil mobile possédant l’application.

« Même si quelqu’un n’active pas les données de localisation, Facebook peut tout de même déterminer en partie son emplacement grâce aux informations qu’il fournit à travers ses activités et ses connexions sur nos différents services », a déclaré le groupe californien spécialisé dans la collecte des données personnelles de toutes sortes sur ses quelque 2,2 milliards d’utilisateurs quotidiens d’au moins une de ses plateformes (Instagram, Messenger, WhatsApp, Facebook).

Elles constituent le fondement de son modèle économique : l’exploitation commerciale des profils des consommateurs via le ciblage publicitaire ultra fin, à très grande échelle.  Mais à c propos, Chris Coons, sénateur démocrate, et Josh Hawley, élu républicain, ont écrit au géant il y a près d’un mois pour lui demander des comptes sur la façon dont il collecte ce type de données. “Facebook admet“, a réagi Josh Hawley mardi, en partageant un tweet d’une journaliste de The Hill, qui a publié les trois premières pages de la lettre. “Même si vous désactivez l’option position, ils continuent de traquer votre emplacement pour faire de l’argent (en vous envoyant des pubs)“, continue-t-il. “Pas de contrôle sur vos infos personnelles. (…) C’est pour ça que le Congrès doit agir“, nous informe le site Businessinsider.

Dans sa réponse aux sénateurs, Facebook indique que lorsque les personnes désactivent la géolocalisation, la plateforme dispose tout de même d’indices. Mais ce sont surtout les adresses IP (système d’identification d’une connexion sur internet) qui trahissent les utilisateurs soucieux de confidentialité. Dans ce cas, Facebook précise néanmoins s’arrêter au niveau de la ville ou du code postal, sans chercher à aller plus loin, sauf pour des questions de sécurité, nous indique le site.

Gaëlle Massang

Amazon, Apple et Google vont travailler sur une norme commune pour rendre l’accès plus facile à leurs objets connectés

[Digital Business Africa] – Les trois géants de la tech, Amazon, Apple et Google, ainsi que la fondation Zigbee Alliance, ont décidé de créer une nouvelle norme “libre de droits” pour assurer la compatibilité entre équipements de la maison intelligents « avec la sécurité comme priorité », souligne un communiqué commun. Ce nouveau groupe de travail doit permettre d’unifier la grande variété de normes qui existent aujourd’hui pour fonctionner avec Alexa, l’assistant numérique d’Amazon, Google Assistant ou encore Siri d’Apple.

Ce projet de normes, baptisé Project Connected Home over IP, a pour but « d’améliorer l’expérience des consommateurs qui pour l’heure essayent d’utiliser ces équipements intelligents qui ne sont pas compatibles entre eux », souligne le communiqué.  On ne sait pas à quel horizon les premiers produits compatibles seront lancés. « Nous pensons que ce nouveau protocole pourra être adopté très largement par différents systèmes ainsi que les assistants numériques », ajoute le communiqué.

La fondation Zigbee Alliance, qui se joint à l’effort, avait été créée en 2002 par des grandes marques comme Samsung, Ikea, Legrand ou le distributeur Kroger pour mettre en place une norme universelle pour les équipements intelligents qu’ils produisent ou vendent. L’alliance se concentrera au départ sur les dispositifs de sécurité des maisons connectées, comme les détecteurs de fumée, les portes et serrures intelligentes, les systèmes de sécurité, les prises électriques ou les stores de fenêtre, nous renseigne le site Businessinsider.

Selon le cabinet IDC, cité par CNBC, le marché mondial des appareils électroménagers intelligents devrait croître de 23,5 % sur un an, pour atteindre près de 815 millions d’unités livrées en 2019. Ce chiffre devrait atteindre 1,39 milliard d’appareils en 2023. Il est donc impératif pour les fabricants et distributeurs de faciliter leur utilisation afin d’assurer voire de dépasser ces prévisions.

Gaëlle Massang

La Tanzanie connaît une forte augmentation de l’utilisation des smartphones et de l’Internet mobile

[Digital Business Africa] – Selon des recherches récentes de la société de données et d’analyse GlobalData, il y a une augmentation de l’adoption des smartphones et cela entraînera probablement une nouvelle pénétration d’Internet dans le pays. L’analyse de GlobalData indique que l’utilisation des smartphones en Tanzanie augmentera à un taux de croissance annuel composé (TCAC) relativement rapide de 19% et « représentera plus de 30 millions d’abonnements mobiles » d’ici la fin de 2024.

 Cela signifie que l’utilisation des smartphones en Tanzanie dépassera celle des téléphones portables. Les téléphones portables sont actuellement les principaux types de téléphones portables utilisés en Tanzanie, explique GlobalData, car ils représentent 70% du total des abonnements au téléphone dans le pays. « Cette croissance des smartphones est largement due à l’augmentation des déploiements de réseaux 3G et 4G par des opérateurs mobiles tels que Vodacom et Tigo. Par exemple, Vodacom a ajouté plus de 300 sites 4G, couvrant 23% de la population, et ajouté plus de 190 sites 3G, atteignant 52% de la population en 2018 », a déclaré Lorenzo Solazzo, analyste technologique chez GlobalData et rapporté par le site Itnewafrica.

Solazzo a ajouté que les opérateurs de télécommunications en Tanzanie «proposaient de plus en plus de smartphones 3G et 4G abordables pour stimuler l’utilisation des données mobiles», ce qui soutiendrait également la croissance future. Tigo propose actuellement à ses abonnés des smartphones Tecno S3 3G à prix réduits qui se vendent à environ 29 $ US. Ceci est encore renforcé par des offres centrées sur les données qui incluent un accès gratuit aux applications OTT (Over-The-Top). La plupart des opérateurs en Tanzanie ont des forfaits quotidiens, hebdomadaires et mensuels ciblés pour les réseaux sociaux.

« En outre, la Tanzania Communications Regulatory Authority (TCRA) a exigé que la couverture du haut débit mobile des opérateurs mobiles du pays atteigne 90% de la population d’ici 2024, offrant des opportunités pour de nouveaux déploiements 3G et 4G dans des zones plus rurales et donc une utilisation plus mobile des données, » a expliqué Solazzo

L’Autorité tanzanienne de régulation des communications a en effet déclaré plus tôt cette année que le taux de pénétration d’Internet dans le pays était désormais de 43%, le nombre total d’utilisateurs d’Internet dans le pays passant à 23,1 millions fin 2018. « Sur les 43,6 millions d’abonnés à la téléphonie mobile, 22,2 millions d’entre eux étaient connectés aux services Internet via leurs combinés », a indiqué la TCRA dans un rapport publié en février 2019.

Gaëlle Massang

Le service de paiement mobile MoMo de MTN débarque en Afrique du Sud en janvier 2020

[Digital Business Africa] – MTN MoMo, le service permettant aux clients d’envoyer, de recevoir, d’économiser et de dépenser de l’argent ainsi que de payer des biens et des services à l’aide de leurs téléphones mobiles, devrait être mis en service au début de l’année en Afrique du Sud, après que l’opérateur de réseau mobile a déclaré avoir finalisé ses engagements avec tous les organismes de réglementation concernés, y compris la South African Reserve Bank.

MoMo sera ainsi mis à la disposition de tous les consommateurs via la fonctionnalité USSD sur * 120 * 151 # (les clients MTN peuvent composer * 151 # gratuitement) ainsi que via le téléchargement de l’application dans le Google Play Store et l’App Store d’Apple d’ici le 30 janvier 2020.

 Godfrey Motsa, PDG de MTN SA, a déclaré à cet effet que l’introduction de ce service d’argent mobile est une étape cruciale dans la stratégie de MTN et représente la participation de MTN à la « prochaine phase de convergence croissante que nous voyons entre les services financiers et la technologie mobile. » «Nous avons délibérément choisi la meilleure technologie de pointe pour activer MoMo. À cette fin, MoMo fonctionnera sur le portefeuille convergé Ericsson et nous sommes ravis de travailler en partenariat avec eux dans l’ensemble du Groupe

Felix Kamenga, Directeur Général des Services Financiers Mobiles de MTN SA, déclare quant à lui que, « nous sommes ravis de mettre ce service de paiement à la disposition des Sud-Africains car beaucoup de nos employés restent non bancarisés. Nos recherches montrent qu’environ 11 millions de Sud-Africains ne sont pas bancarisés, tandis que la population adulte reste mal desservie. MoMo vise à combler cet écart avec cette offre innovante d’argent mobile, en fournissant une solution de paiement qui encourage l’inclusion financière. »

Au cours de la phase initiale, MoMo ne sera disponible que pour les clients MTN et offrira des services de base, mais promet de nouvelles innovations au début de 2020 qui visent à faire entrer encore plus de Sud-Africains dans l’économie numérique, nous précise le site Itwebafrica. La fonctionnalité initiale de MoMo permet aux utilisateurs d’envoyer de l’argent à n’importe quel numéro de téléphone portable en SA, d’chetez des services prépayés comme l’électricité, les forfaits de données et SMS, de payer les achats aux points de caisse sélectionnés, d’effectuer des transactions Cash In et Cash Out dans n’importe quel magasin MTN ou agents Mobile Money.

MTN stipule que les utilisateurs de MoMo n’ont pas besoin d’avoir un compte bancaire réel mais doivent être un résident sud-africain, âgé de 18 ans ou plus, avec une pièce d’identité sud-africaine valide. L’utilisateur doit également être un client MTN actif pour pouvoir bénéficier d’offres promotionnelles sélectionnées.

Gaëlle Massang

Des chercheurs annoncent avoir découvert une grave faille dans le chat de groupe de WhatsApp

[Digital Business Africa] – Les chercheurs en sécurité de Check Point ont annoncé mercredi 18 décembre 2019 qu’ils avaient détecté un grave défaut dans WhatsApp, actuellement l’application de messagerie instantanée la plus populaire au monde, détenue par Facebook et utilisée par plus de 1,5 milliard de personnes. Le défaut permettrait à un mauvais acteur de délivrer un message de discussion de groupe destructeur qui produit un crash rapide et complet de l’application entière pour tous les membres de la discussion de groupe.

Pour créer le message malveillant qui aurait un impact sur un groupe WhatsApp, le mauvais acteur devrait être membre du groupe cible (WhatsApp autorise jusqu’à 256 utilisateurs par groupe). À partir de là, le mauvais acteur devrait utiliser WhatsApp Web et l’outil de débogage de son navigateur Web pour modifier des paramètres de message spécifiques et envoyer le texte modifié au groupe. Ce message modifié entraînerait une boucle de blocage pour les membres du groupe, refusant aux utilisateurs l’accès à toutes les fonctions WhatsApp jusqu’à ce qu’ils réinstallent WhatsApp et suppriment le groupe avec le message malveillant.

« Parce que WhatsApp est l’un des principaux canaux de communication au monde pour les consommateurs, les entreprises et les agences gouvernementales, la possibilité d’empêcher les gens d’utiliser WhatsApp et de supprimer des informations précieuses des discussions de groupe est une arme puissante pour les mauvais acteurs. Tous les utilisateurs de WhatsApp doivent se mettre à jour vers la dernière version de l’application pour se protéger contre cette éventuelle attaque », explique Oded Vanunu, responsable de la recherche de vulnérabilité des produits de Check Point, dont les propos sont rapportés par le site Itnewsafrica.

Le crash est si grave que les utilisateurs sont obligés de désinstaller et de réinstaller l’application, afin d’utiliser correctement WhatsApp. En outre, l’utilisateur ne pourrait pas revenir au chat de groupe, ce qui entraînerait la perte de tout l’historique de chat de groupe, indéfiniment. La conversation de groupe ne pourrait alors pas être restaurée après le crash et devrait être supprimée pour arrêter la boucle de crash.

Gaëlle Massang

Internet Society annonce qu’elle va subventionner 13 projets innovants pour la promotion d’Internet dans le monde

[Digital Business Africa] – Internet Society vient de publier un communiqué dans lequel elle annonce qu’elle vient d’attribuer sa première série de subventions à 13 projets innovants visant à déployer les avantages d’Internet à travers le monde. Entre 12.000 et 30.000 dollars ont été dépensés pour motiver davantage ces projets destinés à « améliorer la qualité de la vie des gens partout dans le monde », informe t’elle.

Ces actions ont été déployées dans le cadre de la nouvelle fondation dénommée Internet Society Foundation que vient de lancer ISOC qui va désormais financer « des personnes qui se consacrent à fournir un véritable un véritable accès à un Internet ouvert, connecté à l’échelle mondiale et fiable pour tous les utilisateurs ».

Par ailleurs, les projets retenus ont été sélectionnés sur la base de l’innovation, l’impact sur la communauté, la durabilité et la faisabilité technique, pour ne citer que ces critères.

Gaëlle Massang

Angola : de nouveaux actionnaires se positionnent pour racheter des parts d’Unitel

[Digital Business Africa] – La société PT Ventures, filiale du brésilien OI et MS Télécom, succursale de la société pétrolière Sonango ont récemment annoncé leur retrait du capital de l’opérateur cellulaire Unitel, présidée par la fille de l’ancien chef de l’Etat Isabel Dos Santos. Ils détenaient chacun 25% du capital, et la voie est dès lors ouverte pour une recomposition du capital de la société.

La lettre du continent nous informe qu’un groupe d’investisseurs, regroupés d’Agostinho Kapaia, PDG de la holding Groupe Opaia cherche à racheter dans l’ombre de la présidence les 50% de parts désormais disponibles. L’opération serait soutenue en sous-main par Sonangol, qui serait même prête à garantir l’emprunt que devront souscrire les futurs actionnaires pour financer l’opération, la banque russe Sberbank et le fonds britannique Gerncorp ayant été approchés, selon ce confidentiel.

L’opérateur Unitel est en effet le joyau de l’empire commercial d’Isabel Dos Santos, qui en assure la présidence et dont elle détient 25% via sa société Vidatel. La fille de l’ancien chef de l’Etat a dominé l’économie angolaise sous la présidence de son père.

Mais depuis l’élection de Joao Lourenço en 2017, ce dernier s’applique à rogner les ailes d’Isabel Dos Santos. Selon ce journal, c’est ce qui justifie cette mobilisation de l’administration de Joao Lourenço pour parrainer l’entrée d’Agostinho Kapaia  dans le capital d’Unitel.

Mais Isabel Dos Santos rappelle elle de son côté aux administrateurs d’Unitel qu’elle dispose d’un droit de premier regard sur toute vente d’actions Unitel.

Gaëlle Massang

Cameroun : le gouvernement engage une nouvelle phase dans son opération d’assainissement du secteur postal

[Digital Business Africa] – Depuis le 18 avril 2019, le gouvernement camerounais a lancé un processus d’assainissement du secteur postal, avec l’ouverture officielle à cette date d’une campagne spéciale de recouvrement des créances dues.  Il amorce dès lors ce mercredi 18 décembre 2019 une nouvelle phase de ce processus, par la tenue d’un séminaire de sensibilisation des opérateurs du secteur sur le cadre réglementaire en vigueur dans le pays.  

L’objectif est de faire connaître et adhérer à la vision du gouvernement concernant la politique du secteur, amener les acteurs à maitriser l’environnement juridique à travers l’appropriation des textes législatifs et règlementaires et recueillir leurs propositions en vue d’améliorer le secteur postal. Mais le point marquant de cette activité était la remise des titres portant autorisation d’installation et d’exploitation aux neufs opérateurs qui ont régularisé leur situation et payé la totalité de leurs droits d’entrée.

Cette cérémonie tait présidée par Mme Minette Libom Likeng, ministre des Postes et Télécommunications, dans la salle de conférence de son département ministériel. Il s’agissait ainsi pour le gouvernement de féliciter ces différents acteurs pour leur sens de la citoyenneté, même si beaucoup reste encore à faire : « sur les 141 opérateurs recensés qui, pour certains, ont déposé un dossier au Minpostel sans avoir payé leurs droits d’entrée et pour d’autres qui, tout en continuant dans l’illégalité, n’ont jamais saisi l’administration aux fins de régulariser leur situation administrative, seuls neufs dossiers ont été régularisés », déclare la ministre.

Le marché postal se caractérise aujourd’hui par une situation quasi anarchique, où règne la concurrence déloyale, avec des services de qualité approximative offerts à la clientèle et à des coûts prohibitifs.Minette Libom Li Likeng
Libom Li Likeng
La ministre Minette Libom Li Likeng

Ceci s’explique par l’expansion très rapide du secteur, mais qui s’exerce essentiellement dans l’informel. « En conséquence, le marché postal se caractérise aujourd’hui par une situation quasi anarchique, où règne la concurrence déloyale, avec des services de qualité approximative offerts à la clientèle et à des coûts prohibitifs », précise t’elle.

Pour ces huit premiers mois de campagne, de nombreux opérateurs ont ainsi pu être sensibilisés à Yaoundé, Douala, Bafoussam et N’gaoundéré, des infractions postales ont été constatées, suivis de mise en demeure des contrevenants. La procédure de recouvrement des droits a aussi été engagée, l’Etat ayant pu collecter un montant de 317 375 000 francs cfa.

Et en plus de la régularisation par la signature des titres des neufs opérateurs ayant remplis toutes les procédures requises, onze opérateurs ont aussi effectué un versement partiel de leurs droits d’entrée.

Gaëlle Massang

Windows 10 Mobile : Microsoft va déployer une ultime mise à jour de l’OS mobile en janvier 2020

[Digital Business Africa] – Microsoft a décidé d’accorder un mois de répit supplémentaire à Windows 10 Mobile. Sur son site web officiel, la firme américaine annonce la fin du support pour le 14 janvier. « Windows 10 Mobile, version 1709 arrivera à la fin du service le 14 janvier 2020. Les appareils exécutant Windows 10 Mobile et Windows 10 Mobile Enterprise ne recevront plus de mises à jour mensuelles de sécurité et de qualité contenant une protection contre les dernières menaces de sécurité » explique Microsoft. Windows 10 Mobile tirera donc sa révérence en même temps que Windows 7.

Pour rappel, Windows 10 Mobile était pourtant censé ne plus être pris en charge par Microsoft depuis le 10 décembre dernier. Microsoft a apparemment décidé d’offrir une ultime mise à jour aux appareils toujours sous Windows 10 Mobile. On peut s’attendre à ce qu’un correctif soit déployé dans le cadre du Patch Tuesday du mardi 14 janvier 2020. Ces informations restent encore à confirmer officiellement. Pour l’heure, on ignore encore pourquoi le groupe américain a décidé de prolonger le support de son OS, en fin de vie depuis déjà plusieurs années, précise le site phonandroid.

Même son de cloche du côté de WhatsApp. L’application a décidé de repousser sa disparition sur les téléphones sous Windows 10 Mobile au 31 janvier 2020. Il y a quelques mois, WhatsApp avait pourtant prévenu ses utilisateurs que l’application de messagerie ne fonctionnera plus sur l’OS dès le 31 décembre 2019. Là encore, il n’est pas clair pourquoi WhatsApp a décidé d’offrir un mois supplémentaire aux usagers.

Gaëlle Massang

France : Les artistes de la Sacem seront désormais rémunérés pour leurs œuvres diffusées sur Facebook

[Digital Business Africa] – La Sacem (Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique) a annoncé lundi 16 décembre 2019 que ses sociétaires dont les œuvres sont utilisées et partagées sur le réseau social Facebook seront rémunérés. Ceci grâce à la signature de trois accords avec Facebook.

Ces accords permettront aux membres de la Sacem et aux ayants droit qu’elle représente, d’être valorisés et rémunérés pour l’utilisation de leurs œuvres“, indique le communiqué de la Sacem. Ils concernent l’utilisation du répertoire de la Sacem, mais également de l’éditeur américain Wixen Music Publishing et de la Socan (Société canadienne des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique), dont la Sacem gère les catalogues, nous renseigne franceinfotv.
 
Ces accords de licence couvriront les activités de Facebook, Instagram, Messenger et (du casque de réalité virtuelle) Oculus sur plus de 180 territoires“, est-il précisé. Leurs utilisateurs pourront par exemple créer et partager directement des vidéos intégrant, en guise de bande-son, des œuvres issues des répertoires de la Sacem, de Wixen et de la Socan auxquels ils auront accès. A charge pour Facebook de rétribuer l’ayant droit.

Plusieurs autres fonctionnalités seront lancées pour l’occasion sur Facebook et les autres plateformes précitées. “Nous sommes ravis d’avoir conclu cet accord avec Facebook. Il marque un tournant dans nos efforts visant à garantir que les créateurs soient équitablement rémunérés pour l’utilisation de leurs œuvres sur les plateformes numériques“, se réjouit Jean-Noël Tronc, directeur général-gérant de la Sacem.

La Sacem compte 164.840 membres dont 20.012 créateurs étrangers issus de 166 nationalités et représente plus de 121 millions d’œuvres du répertoire mondial. En 2017, elle a réparti des droits à 300.000 auteurs, compositeurs et éditeurs dans le monde, au titre de 2,4 millions d’œuvres. En décembre, c’est la major Universal Music qui avait la première signé un contrat de licence avec Facebook, valable dans le monde entier et pour plusieurs années.

Mardi dernier, Warner Music Group, a à son tour annoncé avoir signé un accord de même nature avec l’entreprise créée par Mark Zukerberg. Facebook espère à présent en faire de même avec le troisième et dernier major, Sony Music, pour mieux concurrencer YouTube.

Selon des médias américains, le site de vidéos, filiale de Google, s’est déjà entendue en fin d’année dernière avec le trio de majors pour son service de streaming vidéo, nous renseigne franceinfotv.

Gaëlle Massang