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L’Onu accuse le Kenya d’avoir attaqué et détruit les installations de télécommunications de la Somalie

[Digital Business Africa] – C’est un nouveau rapport onusien accablant pour les autorités kenyanes. Selon les experts de l’organisation qui ont remis leur rapport le 11 novembre 2019 au Conseil de sécurité de l’Onu, l’armée kényane a mené ces deux dernières années au moins cinq attaques sur des installations de télécommunications en Somalie. Des attaques qui ont causé la mort d’au moins deux civils.

Suivant le rapport, la quasi-totalité de ces attaques ont eu lieu dans la région de Gedo, dans le sud de la Somalie, à la frontière avec le Kenya. Elles ont été menées sur 12 tours de télécommunications gérées par l’opérateur Hormuud Telecom, installé à Mogadiscio. Ces destructions selon l’Onu visaient à empêcher les militants islamistes shebab d’utiliser le signal de téléphones portables pour déclencher des bombes.

Le Comité d’expert des Nations Unies a indiqué que l’armée kenyane qui a été confrontée à toutes les preuves recueillies sur le terrain a nié son implication dans la destruction de ces installations de télécommunications

Cet épisode intervient alors que les relations entre le Kenya et la Somalie sont de plus en plus tendues. En cause, un différend sur la propriété de vastes secteurs maritimes riches en réserves de pétrole et de gaz et qui s’étend sur plus de 100.000 km2. 

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Ibrahima Kane, l’innovation Kalpay pour garantir l’inclusion financière au Sénégal

[Digital Business Africa] – La diaspora sénégalaise implantée aux Etats-Unis n’en finit pas de s’investir pour le développement de la Teranga et du continent africain.  Ibrahima Kane, fondateur de Kalpay, nous explique sa vision. 

L’histoire d’Ibrahima Kane avec la technologie au Sénégal a démarré par un épisode tout sauf heureux. Un jour, après avoir mangé dans un restaurant de Dakar, il veut payer avec sa carte bancaire. Problème: la maison n’accepte pas les cartes, si c’est juste pour de petits achats. Ce titulaire d’un baccalauréat scientifique, parti de Thiès (à quelques kilomètres de la capitale sénégalaise), se met tout de suite à réfléchir à un système qui résolve le problème à travers la technologie. C’est ainsi qu’il met au point « Kalpay » qui constitue une alternative au paiement par VISA et Mastercard. Ces deux mastodontes du secteur prélèvent une commission de 3 % du montant de la transaction, en plus de la location d’un TPE,- l’appareil où son insère la carte -, qu’il faut payer à 12.000 francs CFA.

Tout part d’un QR Code

Tout cela devient trop couteux aux yeux de notre jeune entrepreneur qui veut faciliter le travail aux commerçants et autres clients. Sa solution, parce que axée sur la technologie, permet de payer moins cher si on l’adopte. Elle procède par un QR Code. L’avantage, en plus de l’accessibilité des tarifs, est que l’on gagne du temps, là où, sur les plateformes USSD, il faut entrer plusieurs chiffres avant de faire son opération. « Dès que le client arrive, il va scanner le QR Code (imprimé sur une feuille blanche). Son téléphone lui montre ensuite le nom et la photo du marchand, il peut alors procéder au paiement », explique fièrement Monsieur Kane basé aujourd’hui aux Etats-Unis, mais sans jamais perdre de vue, une seule fois, les réalités du marché du paiement en Afrique et particulièrement au Sénégal. « En 2017, plus de 15 mille milliards de dollars de paiements marchands ont été réalisés dans le monde par QR Code, ce qui fait plus que les opérations de Mastercard et de VISA réunies », détaille le CEO et fondateur de « Kalpay » qui veut dire portefeuille en Wolof, la langue la plus parlée dans son pays d’origine. 

Objectif : combattre le cash

Dans un Sénégal où le cash est encore important, Ibrahima Kane est convaincu que c’est un véritable marché porteur qu’il faut conquérir d’autant plus que seulement 6 % des paiements dans ce pays d’Afrique de l’Ouest sont digitalisés. Avec plus de 6.000 marchands sur place, la jeune start-up veut atteindre les 20.000 d’ici au mois de février prochain et les 150.000 clients pour la même période. Les objectifs à court terme, c’est d’abord d’atteindre les étudiants, les intellectuels, avant de viser l’autre partie de la population, utilisant un Smartphone, mais n’étant pas très fan de l’utilisation des services financiers numériques. Ayant déjà noué des partenariats avec des fintechs locales que sont In Touch et Wizall pour que ses clients puissent déposer et retirer de l’argent sur leurs plateformes, Docteur Kane pousse plus loin ses ambitions puisqu’il veut transformer « Kalpay » en une banque. En dehors du Sénégal, Ibrahima Kane veut étendre son marché aux autres pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Pour le moment, ses priorités, ce sont la Côte d’Ivoire (2e puissance économique de la zone avec une bonne pénétration des services financiers numériques) et le TOGO où son entreprise compte déjà un solide partenaire, en l’occurrence, un ancien directeur général d’Ecobank TOGO « qui veut travailler avec nous sur le projet ». En effet, la technologie dénommée « Makpay » qu’il déploie sur le continent a particulièrement convaincu beaucoup d’acteurs qui veulent travailler avec son équipe. C’est tout le sens d’ailleurs de la collaboration avec une institution financière basée en Ouganda contre une prise de 20 % du capital de la banque par Monsieur Kane et sa start-up.

Après Kalpay, place à Kalpay Business

A côté de « Kalpay Wallet », il a développé « Kalpay Business » qui permet aux usagers de son application d’avoir toute la liste de leurs ventes en ligne et pouvoir ainsi avoir des garanties auprès des banques au moment de faire un prêt par exemple. L’autre domaine de prédilection de l’actuel vice-président de Metro Spine LLC, une compagnie qui gère 5 cliniques à Washington DC, c’est d’investir dans le secteur de la santé au Sénégal pour s’attaquer, après l’inclusion financière, à l’inclusion sanitaire. Et ça, Ibrahima Kane, titulaire également d’un Master of Public Health de l’Université Georges Washington ne se fait aucun doute quant à ses compétences pour y arriver, puisqu’il est médecine et experts en santé publique, de formation. De belles perspectives qui s’offrent à l’entrepreneur et son pays d’origine.

Ecrit par Rudy Casbi

Cameroun : Le Ministère de la Fonction Publique et MTN Cameroon signent un accord pour la digitalisation de l’administration publique

[Digital Business Africa] – C’est finalement l’entreprise MTN Cameroon qui développera des solutions numériques pour fournir au personnel du ministère de la Fonction publique ainsi qu’à l’ensemble de ses usagers des moyens simples, rapides et sécurisés permettant d’obtenir les informations dont ils ont besoin.

En compétition avec Orange Cameroon et plusieurs autres entreprises, le choix a été finalement porté sur la filiale locale du Sud-africain MTN. L’entreprise leader du secteur des télécommunications au Cameroun en termes d’abonnés a signé « un mémorandum d’entente » avec le ministère de la Fonction publique et de la Réforme administrative (MINFOPRA) ce 13 novembre 2019.

A travers à ce protocole d’accord signé par Joseph LE, le ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative, et Hendrik KASTEEL, le DG de MTN Cameroon, « le MINFOPRA va s’appuyer sur les technologies de l’information et de la communication et l’expertise de MTN pour améliorer la qualité de service rendu aux milliers d’agents de l’Etat qui sollicitent ce ministère dans les dix régions du Cameroun », explique un communiqué de l’entreprise.

Les technologies et l’expertise apportées par MTN permettront ainsi le traitement automatique des réclamations en ligne afin de désengorger les ministères, l’amélioration du système d’information et d’alerte pour mieux renseigner les usagers et éviter les files d’attente et les éventuels déplacements des fonctionnaires de leurs régions vers la capitale, renseigne MTN.

« L’amélioration et la satisfaction des usagers qui sollicitent le ministère que je dirige est une priorité absolue. Les solutions offertes par le numérique sont une opportunité à saisir pour y arriver. Nous espérons donc que ce partenariat avec MTN Cameroon va nous permettre d’atteindre nos objectifs d’efficacité, de réduction des coûts et surtout de satisfaction des agents de l’Etat », a déclaré Joseph LE, le ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative.

Pour Hendrik KASTEEL, le DG de MTN Cameroon, « la signature de ce mémorandum d’entente représente aussi une opportunité et un honneur. Une opportunité de démontrer le savoir-faire de nos experts et la qualité de nos technologies. Et c’est un honneur de bénéficier de cette confiance renouvelée du gouvernement camerounais que nous accompagnons depuis quelques années déjà dans la transformation digitale nécessaire à l’avènement d’une économie numérique viable au Cameroun ».

Certaines institutions étatiques comme la CNPS bénéficient déjà des solutions numériques de MTN Cameroon pour faciliter la qualité de service accordée à leurs usagers. Solutions commercialisées par le département MTN Business de l’entreprise. Présent au Cameroun depuis février 2000, MTN Cameroon est la filiale du groupe sud-africain MTN représenté dans 21 pays avec plus de 230 millions d’abonnés.

Par Digital Business Africa

Au Paris Peace Forum 2019, Emmanuel Macron persiste : « Il faut de nouveaux droits en matière du numérique ! »

[Digital Business Africa] – Le président français a plaidé pour la création de nouveaux droits en matière du numérique ce 12 novembre 2019 à Paris à l’ouverture de la deuxième édition du Forum de Paris sur la Paix. Pour Emmanuel Macron, les pays du monde ont des défis et un agenda partagés.

Parmi ces défis, énumère Emmanuel Macron, celui de la lutte contre les discriminations et l’accès aux droits ; celui de la construction de nouveaux équilibres et de nouveaux droits en matière de numérique notamment le défi technologique et numérique et tout ce qui va avec comme transformation de méthodes de travail, de nos imaginaires et de l’interrelation de nos pays ; celui de la lutte contre le réchauffement climatique et pour la biodiversité ; celui de la lutte contre les migrations et enfin celui de la lutte contre les déséquilibres géographiques.

Parlant des nouveaux droits en matière du numérique, l’on se rappelle qu’en octobre 2019 lors du Conseil des ministres franco-allemand à Toulouse, les deux pays avaient réaffirmé « leur détermination à mettre en œuvre la nouvelle directive européenne sur le droit d’auteur et à assurer le plein respect de ces règles ». « Nous avons récemment renforcé le droit d’auteur au niveau européen en l’adaptant à l’univers numérique. Des acteurs comme Google souhaitent aujourd’hui s’affranchir de ces règles », avait expliqué Emmanuel Macron.

Le système actuel fait renaitre l’unilatéralisme

Ces différentes propositions sont faites après le constat du président français qui pense que le monde vit aujourd’hui « une crise sans précédent de notre système économique et politique mondial ».Ce système étant basé sur l’ouverture et le libre-échangisme. « Ce système de coopération pensé après la deuxième guerre mondiale a formidablement été efficace pendant 70 ans. Il a sorti de centaines de millions de personnes de la pauvreté… Mais, il a fait ré-émergé des inégalités nouvelles parfois dans notre société, il a fracturé les sociétés contemporaines faisant naître aussi une crise de nos démocraties avec un doute dans toutes les démocraties occidentales qui en étaient le pilier, il a fait renaitre l’unilatéralisme… », argumente Emmanuel Macron.

Pour répondre aux grands défis ci-dessus présentés, ajouté au défi de la lutte pour la démocratie et les libertés publiques, le président français indique qu’on a besoin des voies de coopération nouvelles, des alliances nouvelles entre les gouvernements, les organisations internationales, les ONG, Fondations et acteurs académiques et entre les entreprises.
« Le nationalisme c’est la guerre. L’Europe géopolitique, qui est le laboratoire du multilatéralisme, a une part de réponse à la solution… L’Afrique également. Nous avons des destins liés. L’Afrique a longtemps été un objet du multilatéralisme. Elle est en train de devenir un des sujets du multilatéralisme. Elle y prend sa part active et je veux saluer l’engagement des Etats africains ici présents qui prennent leur destin en main et construisent les solutions concrètes… », élabore le président français qui pense que les pays africains doivent également relever le défi politique et qu’il faut travailler ensemble pour cela.
Le plaidoyer de réformes de Paul Biya

Paul-Biya_Mo-Ibrahim

Concernant justement ces voies de coopération nouvelles et ces alliances nouvelles évoquées par Emmanuel Macron, le président camerounais Paul Biya, présent à ce Forum de Paris sur la Paix, a plaidé non seulement pour le renouvellement ou des réformes des textes fondateurs des institutions de Bretton Woods, notamment le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, mais également pour la réforme du Conseil de sécurité de l’Onu. Ceci afin de porter le nombre de ses membres à 26 avec deux Etats africains comme membres permanents disposant du droit de veto, suggère Paul Biya.

S’agissant par exemple du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, le président camerounais estime qu’ils sont désuets. « Ces institutions ont été créées à la fin de la deuxième guerre mondiale. Le monde a changé depuis lors. Il faut tenir compte des nouvelles entités qui participent à présent à la vie internationale. Je pense à l’Afrique. Nous souhaitons que les réformes aient lieu au sein de ces institutions-là », argumente Paul Biya.
Plusieurs chefs d’Etat africains ont participé à ce forum. En plus du président Paul Biya du Cameroun, Félix Antoine Tshisekedi de la RD Congo, Mahamadou Issoufou du Niger, Idriss Déby Itno du Tchad ou encore Faustin Archange Touadera de la RCA y étaient présents.

Paris Peace Forum 2019

Le Forum de Paris sur la Paix, tous les ans du 11 au 13 novembre à la Grande Halle de La Villette à Paris, se veut un lieu de dialogue et de coopération autour des solutions de gouvernance mondiale. C’est aussi un espace de networking, de rencontres bilatérales et de médiations. Plus qu’une conférence, c’est aussi un congrès, un salon et un sommet, structuré autour de trois espaces complémentaires : l’Espace des solutions où toute organisation peut y faire connaître et faire avancer un nouveau projet de gouvernance ; l’espace des débats où les parties prenantes de la gouvernance mondiale y échangent sur des projets, des initiatives et des idées pour affronter les défis contemporains et enfin l’espace innovations où sont présentés les solutions technologiques répondant aux besoins actuels ou à venir du monde.
Par Beaugas-Orain DJOYUM, à Paris

Afrique du Sud : En pleine difficultés financières, Telkom peine à obtenir un repreneur

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[Digital Business Africa] – En Afrique du Sud, la compagnie de téléphonie mobile Telkom, détenu à 40% par l’État sud-africain est en pleine difficulté financière. Avec l’évolution du marché, il a vu son parc abonné au segment de la téléphonie fixe chuter considérablement. Aussi, il est à la recherche d’éventuels investisseurs qui pourront injecter des fonds pour soutenir l’activité, et relever l’entreprise de son marasme.

«Nous sommes toujours à la recherche du bon actif au bon prix. À l’instar d’autres entreprises de télécommunications africaines, le groupe essaie de suivre le rythme de la demande croissante d’Internet et des données associées à l’utilisation des smartphones », explique Sipho Maseko, PDG du groupe.

Dans ce sillage, Telkom a annoncé le 12 novembre 2019 avoir engagé des négociations en vue d’une acquisition prochaine. Toutefois, l’opérateur ne donne aucun détail sur le nom du potentiel acquéreur, encore moins sur sa proposition. Toujours est-il que Telkom avait annoncé avoir été approché par le troisième plus grand opérateur de téléphonie mobile d’Afrique du Sud, Cell C. Depuis lors, aucune nouvelle n’a été rendu publique.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Internet : Orange et Itel lancent la version 4G du smartphone Sanza dans sept pays

[Digital Business Africa] – Le groupe français de télécommunications Orange et la marque de téléphone mobile Itel ont annoncé le 12 novembre 2019 leur association dans le cadre de la commercialisation d’une version 4G du Sanza Phone, le « Sanza XL ». Selon un communiqué des deux entreprises, « A compter de Décembre 2019, ce mobile à reconnaissance vocale sera proposé à environ 28 dollars, dans 7 pays d’Afrique et du Moyen-Orient : Botswana, Cameroun, Côte d’Ivoire, Egypte, Jordanie, Mali et Sénégal. D’autres pays du groupe suivront courant 2020 ».

Pour ce qui est des caractéristiques, par rapport au Sanza, le Sanza XL dispose d’un écran plus grand de 2,8’, une meilleure caméra de 2 Mégapixels, une mémoire interne de 4 GB pour plus de stockage et un accès au haut débit mobile 4G, tout en conservant une excellente autonomie jusqu’à 7 jours selon l’usage.

« Les clients y retrouveront les applications les plus populaires : WhatsApp avec les échanges de messages vocaux dans toutes les langues, Boomplay, YouTube, Facebook et Google Assistant pour piloter certaines fonctions du téléphone avec la voix. Les applications Orange seront également disponibles dans le téléphone : My Orange, Orange Money et Livescreen pour rester informé de ses sujets préférés », poursuit le communiqué.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Côte d’Ivoire : L’université virtuelle livre sa première cuvée

[Digital Business Africa] – En Côte d’Ivoire, le 28 novembre 2019, environ un millier d’étudiants recevront leurs parchemin de fin de formation. Il s’agit de la toute première promotion de l’université virtuelle de Côte d’Ivoire (Uvci), crée en 2015 par le gouvernement ivoirien pour désengorger le système universitaire classique, caractérisé par de nombreuses grèves.

‘‘Aujourd’hui, avec la sortie de la première promotion de 830 étudiants en licence 3, le projet Uvci rentre dans une phase de maturité. L’Uvci est le levier sur lequel le gouvernement s’appuie pour développer l’utilisation des TIC (Technologies de l’information et de la communication) dans l’enseignement d’une manière générale et pour récupérer plus d’étudiants sans diminuer la qualité“, explique à l’AFP le professeur Tiemonan Koné, le directeur général de l’Uvci. Il poursuit en ajoutant que les étudiants qui y sont formés le sont pour le marché de l’emploi et sont ‘‘capables de créer des entreprises numériques“.

Comme son nom l’indique, l’Uvci privilégie Internet comme outil de formation, au dépend des outils classiques tels que les tableaux, les vidéos projecteurs, les power-points et autres. Un choix qui a peiné à se faire accepter au tout début du projet : « Au début, cela a été très difficile. L’Uvci a été vue comme un dépotoir. Son modèle pédagogique d’enseignement en ligne était rejeté », explique Oumou Dosso, directrice de la communication au ministère de l’Enseignement supérieur.

Selon les données de l’Uvci, c’est quelque 6.000 étudiants qui suivent depuis trois ans des cours régulièrement en son sein. Et chaque année, environ 2.500 candidats frappent à la porte de l’Uvci.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Le Top 20 des pays africains où vous pouvez vous rendre sans les tracasseries du visa

[Digital Business Africa] – Au cours de ces trois dernières années et même en 2019, le Bénin est le pays africain qui a affiché la meilleure progression en matière de réformes sur l’octroi des visas en Afrique. C’est ce que révèle la quatrième édition du Rapport sur l’indice d’ouverture sur les visas en Afrique 2019 publié ce 11 novembre 2019 par la Commission de l’Union africaine et de la Banque africaine de développement. Le pays de Patrice Talon qui avait autorisé la gratuité du visa pour une trentaine de pays africains et mis en place un système d’e-visa pour les demandeurs de visa a enregistré en 2019 une progression de +0,704 et un score de 1.000 faisant du Bénin le meilleur pays en Afrique avec les Seychelles.

Pour la première fois, les Africains peuvent voyager en moyenne, vers plus de 27 pays sans visa ou avec un visa à leur arrivée ; L’Éthiopie réalise un bond record de 32 places dans l’indice et entre dans le top 20 des pays les plus ouverts aux visas en Afrique.

Indice d’ouverture sur les visas en Afrique 2019
Indice d’ouverture sur les visas en Afrique 2019 .

La quatrième édition du Rapport sur l’indice d’ouverture sur les visas en Afrique 2019, de la Commission de l’Union africaine et de la Banque africaine de développement révèle que, « pour la première fois, les voyageurs africains ont un accès libéral à plus de la moitié du continent ».

La dynamique et les avancées en matière d’ouverture des visas en Afrique, conformes aux tendances mondiales, indiquent que les décideurs politiques africains sont convaincus des avantages liés à la libre circulation des hommes et femmes d’affaires, des investisseurs, des étudiants et touristes africains.

Le rapport montre également que 47 pays ont amélioré ou maintenu leur indice d’ouverture des visas en 2019. Les voyageurs africains n’ont plus besoin de visas vers un quart des autres pays africains, alors que l’exemption de visa n’était possible que dans un cinquième du continent en 2016. A ce jour, 21 pays africains offrent des facilités de voyage, grâce aux eVisas.

progress of 2019

En 2019, les pays les plus performants en matière d’ouverture des visas figurent parmi les pays les plus attractifs en termes d’investissements directs à l’étranger et bénéficient d’un fort taux de croissance, y compris dans le secteur du tourisme. Avec leur politique d’exemption de visa pour tous les visiteurs africains, les Seychelles et le Bénin restent les deux premiers pays d’Afrique en matière d’ouverture des visas. L’Éthiopie a également enregistré une performance record en progressant de 32 places dans le classement et intégrant ainsi les 20 pays les plus ouverts en Afrique.

« Notre travail sur l’Indice d’ouverture des visas suit les progrès de l’Afrique en matière de libre circulation des personnes. Beaucoup reste encore à faire malgré les efforts réalisés. Pour intégrer l’Afrique, il faut abattre les murs ! La libre circulation des personnes, et en particulier la mobilité de la main-d’œuvre, sont cruciales pour promouvoir les investissements. », a déclaré Akinwumi A. Adesina, président de la Banque africaine de développement.

visa openness

Cependant, les voyageurs africains doivent encore obtenir un visa pour voyager dans un peu moins de la moitié du continent. Les pays doivent assouplir davantage les procédures en introduisant des visas à l’arrivée par exemple. En abolissant les frontières, l’Afrique sera en mesure de tirer profit des avantages de la Zone de libre-échange continentale, du Marché unique africain du transport aérien et du Protocole sur la libre circulation des personnes.

« On ne soulignera jamais assez l’importance de l’intégration régionale dans le développement du continent. Je félicite les États membres qui ont facilité les procédures d’entrée des ressortissants africains sur leur territoire et j’exhorte ceux qui ne l’ont pas encore fait de se joindre à cette dynamique », a déclaré Moussa Faki Mahamat, Président de la Commission de l’Union africaine.

Par Digital Business Africa

Le Bénin affiche la meilleure progression en Afrique en 2019 en matière d’ouverture des visas [Rapport]

[Digital Business Africa] – Au cours de ces trois dernières années et même en 2019, le Bénin est le pays africain qui a affiché la meilleure progression en matière de réformes sur l’octroi des visas en Afrique. C’est ce que révèle la quatrième édition du Rapport sur l’indice d’ouverture sur les visas en Afrique 2019 publié ce 11 novembre 2019 par la Commission de l’Union africaine et de la Banque africaine de développement. Le pays de Patrice Talon qui avait autorisé la gratuité du visa pour une trentaine de pays africains et mis en place un système d’e-visa pour les demandeurs de visa a enregistré en 2019 une progression de +0,704 et un score de 1.000 faisant du Bénin le meilleur pays en Afrique avec les Seychelles.

Pour la première fois, les Africains peuvent voyager en moyenne, vers plus de 27 pays sans visa ou avec un visa à leur arrivée ; L’Éthiopie réalise un bond record de 32 places dans l’indice et entre dans le top 20 des pays les plus ouverts aux visas en Afrique.

progress of 2019

La quatrième édition du Rapport sur l’indice d’ouverture sur les visas en Afrique 2019, de la Commission de l’Union africaine et de la Banque africaine de développement révèle que, « pour la première fois, les voyageurs africains ont un accès libéral à plus de la moitié du continent ».

La dynamique et les avancées en matière d’ouverture des visas en Afrique, conformes aux tendances mondiales, indiquent que les décideurs politiques africains sont convaincus des avantages liés à la libre circulation des hommes et femmes d’affaires, des investisseurs, des étudiants et touristes africains.

Le rapport montre également que 47 pays ont amélioré ou maintenu leur indice d’ouverture des visas en 2019. Les voyageurs africains n’ont plus besoin de visas vers un quart des autres pays africains, alors que l’exemption de visa n’était possible que dans un cinquième du continent en 2016. A ce jour, 21 pays africains offrent des facilités de voyage, grâce aux eVisas.

En 2019, les pays les plus performants en matière d’ouverture des visas figurent parmi les pays les plus attractifs en termes d’investissements directs à l’étranger et bénéficient d’un fort taux de croissance, y compris dans le secteur du tourisme. Avec leur politique d’exemption de visa pour tous les visiteurs africains, les Seychelles et le Bénin restent les deux premiers pays d’Afrique en matière d’ouverture des visas. L’Éthiopie a également enregistré une performance record en progressant de 32 places dans le classement et intégrant ainsi les 20 pays les plus ouverts en Afrique.

visa africa

« Notre travail sur l’Indice d’ouverture des visas suit les progrès de l’Afrique en matière de libre circulation des personnes. Beaucoup reste encore à faire malgré les efforts réalisés. Pour intégrer l’Afrique, il faut abattre les murs ! La libre circulation des personnes, et en particulier la mobilité de la main-d’œuvre, sont cruciales pour promouvoir les investissements. », a déclaré Akinwumi A. Adesina, président de la Banque africaine de développement.

visa openness

Cependant, les voyageurs africains doivent encore obtenir un visa pour voyager dans un peu moins de la moitié du continent. Les pays doivent assouplir davantage les procédures en introduisant des visas à l’arrivée par exemple. En abolissant les frontières, l’Afrique sera en mesure de tirer profit des avantages de la Zone de libre-échange continentale, du Marché unique africain du transport aérien et du Protocole sur la libre circulation des personnes.

« On ne soulignera jamais assez l’importance de l’intégration régionale dans le développement du continent. Je félicite les États membres qui ont facilité les procédures d’entrée des ressortissants africains sur leur territoire et j’exhorte ceux qui ne l’ont pas encore fait de se joindre à cette dynamique », a déclaré Moussa Faki Mahamat, Président de la Commission de l’Union africaine.

Par Digital Business Africa

Rwanda : Le gouvernement s’est servi de Whatsapp pour espionner des opposants de Kagame

[Digital Business Afrika] – C’est un scandale qui illustre une fois encore les failles de confidentialité sur les réseaux sociaux. Et cette fois, c’est l’application de messagerie Whatsapp reconnue dans le monde pour sa forte capacité à protéger la confidentialité des conversations qui est ébranlée. Selon le journal Washington Post, Whatsapp a déposé à la fin du mois d’octobre 2019 une plainte contre la société israélienne NSO, spécialisée dans les logiciels d’espionnage. Cette dernière est accusée d’avoir piraté l’application de messagerie afin de surveiller une centaine de personnes dans le monde, et notamment les opposants politiques de nombreux pays dont le Rwanda du président Paul Kagame.

Sur le principe du piratage, on apprend de Washington Post qu’il est scandaleusement simple : il suffit d’appeler la personne ciblée via WhatsApp. Qu’elle décroche ou pas, le micro et la caméra du smartphone (sous IOS et Android) de la personne visée sont activés à son insu. Il est alors possible de suivre toute l’activité de la personne ciblée. D’après le journal américain, ce logiciel a été utilisé pour surveiller une centaine de personnes dans le monde. Parmi elles, des activistes et opposants politiques au régime rwandais qui se trouvent à l’extérieur du pays.  

On apprend également du journal qu’outre des opposants, des journalistes, des défenseurs des droits de l’Homme de la diaspora ont également été visés. Parmi les personnalités ciblées, Washington Post cite Faustin Rukundo, un opposant  rwandais qui a depuis obtenu la nationalité britannique. En exil depuis 2005, il figure sur une liste d’ennemis du gouvernement rwandais et est par conséquent menacé et traqué par le pouvoir de Kigali. Selon le journal américain, plusieurs autres personnes ont ainsi été surveillées par le gouvernement rwandais, qui a eu accès à toutes les informations, ainsi qu’à tous leurs contacts.

Si les agissements du gouvernement rwandais sont ceux les plus mis en avant, d’autres pays sont également concernés dans cette affaire. En effet, le logiciel israélien d’espionnage a été vendu à l’Arabie Saoudite, au Maroc ou encore Emirats arabes unis et à d’autres pays.

Au total, 1 400 appareils ont été infectés, lors de cette vaste opération de piratage qui a touché une vingtaine de pays. Ainsi, d’après le centre de recherche de l’université de Toronto, c’est ce logiciel espion que l’Arabie Saoudite aurait utilisé pour localiser le journaliste et opposant Jamal Khashoggi, tué dans le consulat d’Arabie Saoudite à Istanbul en octobre 2018.

Notons qu’au départ, cette solution a été conçue pour officiellement “combattre le terrorisme et le crime grave”. Mais voilà, plusieurs gouvernements s’en sont doté, pour viser leurs opposants politiques. L’ONG Amnesty International a saisi un tribunal de Tel-Aviv afin que celui-ci ordonne au gouvernement israélien de révoquer la licence d’exportation du groupe privé NSO.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Afrique de l’Ouest et du Centre : Vers la création de deux réseaux des organisations du secteur privé du numérique dès février 2020

[Digital Business Afrika] – L’Afrique de l’Ouest et du Centre souhaitent désormais coordonner leurs stratégies numériques, tout au moins au niveau des organisations du secteur privé. C’est l’une principale résolution de la réunion des organisations des professionnels du numérique des Etats d’Afrique de, l’Ouest et du Centre tenue les 6, 7 et 8 novembre 2019 à Dakar. Selon le communiqué sanctionnant cette réunion, les présidents des associations des professionnels du numérique du Sénégal,  Côte d’ivoire,  Mali et Cameroun « ont convenu de créer dans chacune des deux régions Ouest et Centrale le Réseau des organisations du secteur privé du numérique ».

De manière détaillée, ce Réseau aura sept principales missions : « le partage et la capitalisation d’expériences couplée à la mise en réseau et en synergie des acteurs ; le plaidoyer sur l’environnement des affaires, juridique, légal et règlementaire ; plaidoyer pour les dispositifs efficaces d’accompagnement de l’entreprenariat numérique ; plaidoyer pour un dispositif spécifique d’accompagnement des startups et de l’innovation ; plaidoyer pour le renforcement et la valorisation du capital humain ; plaidoyer pour l’accès aux financements ; et l’implication dans l’élaboration des directives communautaires touchant au numérique.

Pour ce qui est de la mise en œuvre de ce réseau, on apprend du communiqué que cette charge revient au président de l’Organisation des Professionnels du numérique. Il devra notamment procéder aux formalités administratives pour la création formelle du réseau dans un délai de trois mois. Soit au plus tard en février 2020.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Nigeria : L’opérateur Tizeti lance son réseau 4GLTE

[Digital Business Afrika] – Au Nigéria, l’opérateur Tizeti, spécialiste de la la fourniture de Services Internet par l’énergie solaire en Afrique de l’Ouest, a annoncé le 11 novembre 2019 le lancement de son réseau 4G LTE dans le pays. Dans la foulée de ce lancement, il a indiqué que son service 4G est déjà disponible dans les États de Rivers, Ogun et Edo, Kendall Ananyi. Selon le Président Directeur général de Tizeti, l’objectif  de l’opérateur est d’étendre sa fourniture aux grandes villes du pays ainsi qu’en Afrique de l’Ouest dès 2020.

Ce Lancement suite à la construction de toutes nouvelles tours 4G fonctionnant à l’énergie solaire à Port Harcourt dans l’état de Rivers, où Tizeti offrira ses premiers services 4G et ISP qui seront suivis par de nouvelles tours à l’état Ogun et Edo.

Le prix d’un plan illimité Tizetti est de 9 500 nairas nigérians par mois, soit environ 26 dollars US. La société compte 1,1 million d’utilisateurs uniques et de services Internet, y compris un nouveau service de communication pour entreprises et particuliers de type Skype, ainsi qu’un accès aux sites et services de diffusion vidéo.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Adama Ndiay : « Le digital est un atout non négligeable pour le développement du secteur de l’assurance en Afrique »

[Digital Business Africa] – A l’heure où le monde est de plus en plus tourné vers le digital, les sociétés d’assurances d’Afrique francophone tardent à s’arrimer. Pourtant, « le  digital  est un atout non négligeable pour le développement du secteur de l’assurance en Afrique subsaharienne », affirme Adama Ndiay, Président de la Fédération des sociétés d’assurances de droit national africaine (FANAF).

Lors du Forum des marchés, organisé par la FANAF en collaboration avec l’Association des sociétés d’assurance du Cameroun (ASAC) à Douala le 7 novembre 2019, Adama Ndiay a affirmé que les nouvelles technologies sont des outils capables de booster le taux de l’assurance des pays membres de la FANAF. « Elles peuvent contribuer à  accélérer le traitement des informations, augmenter la chaine de processus de numérisation qui accompagne la matérialisation du sinistre, les assureurs peuvent faire des constats électroniques  à travers une application téléchargeable sur Smartphone qui permet de contacter l’assureur et de déclencher le processus à travers un système intégré. Et pourquoi pas utiliser les drones pour géolocaliser, matérialiser et envoyer des informations sur la plateforme de l’assureur », explique-t-il.

Dans le même sillage,  Mandaw Kandji, le président Directeur général de l’Institut Interafricain de formation en assurance et de gestion des entreprises (IFAGE) pense aussi que la digitalisation est  l’un des défis  du secteur de l’assurance. Notamment dans l’adaptation du cadre réglementaire. « Il urge que la CIMA passe  de la phase d’étude et de réflexion à la définition effective d’un cadre réglementaire pour le développement de ces nouvelles offres en assurant la protection des assurés et de bénéficiaires de contrats par un encadrement et un contrôle adéquats des souscription ainsi qu’une bonne exécution des engagements contractuels électroniques », propose Mandaw Kandji.

FANAF

La 5è édition du Forum des marchés qui  s’est ouverte à Douala le 7 novembre 2019, a permis aux assureurs de mettre également l’accent sur les nouveaux outils pouvant leur permettre de développer leur secteur. Réunis autour du thème : «  relecture du traité CIMA, quelles orientations pour nos marchés après 25 ans de mise en œuvre », les assureurs sont convaincus que ce traité connait aujourd’hui des  insuffisances liées à la lourdeur de certaines de ses dispositions mais aussi aux mutations profondes de l’environnement.  C’est pourquoi, il conviendrait, par conséquent, de l’améliorer, comme le recommande l’Association internationale des contrôles d’Assurances (AICA ou IAIS) : « le secteur des assurances, comme d’autres composantes du système financier, évolue en réaction à un large éventail de forces s’exerçant au niveau mondial dans le domaine social, technologique et économique. Les systèmes et les pratiques de contrôle des assurances doivent être constamment améliorés afin de faire face à ces évolutions ».

C’est donc consciente des enjeux et de l’urgence de procéder à la mise à jour du Traité CIMA que, la FANAF organise la 5ème édition du forum des marchés, les 07 et 08 novembre 2019 à Douala. Objectif principal de cette rencontre : déboucher sur des propositions concrètes de révision et d’amélioration du traité afin de mieux l’articuler face aux défis de développement présents et futurs du secteur des assurances.

Par Digital Business Africa

Cameroun : L’ART va auditer les chiffres d’affaires de MTN, Orange et Nexttel

[Digital Business Africa] – Jusqu’au 9 décembre prochain les cabinets d’audit opérant sur le marché camerounais peuvent soumissionner à l’appel à manifestation d’intérêt lancé par l’Agence de régulation des télécommunications (ART) pour auditer les chiffres d’affaires des opérateurs télécoms MTN, Orange et Nexttel.

Leurs états financiers sur les quatre derniers exercices, de 2015 à 2018, seront passés au peigne fin, afin de vérifier l’authenticité des données financières transmises par chacune à l’ART.

D’après les données publiées par les médias, pour l’exercice 2018, MTN Cameroun a enregistré un chiffre d’affaires de 212 milliards de Fcfa. Pour cette seule année, sa redevance à verser à l’ART devrait s’élever à 9,54 milliards de Fcfa, soit environ 14,6 millions d’euros.

Orange Cameroun a quant à lui déclaré 194,8 milliards de Fcfa de revenus consolidés, soit environ 297 millions d’euros. Sa redevance annuelle à l’ART est de 8,66 milliards de Fcfa, soit près de 13,2 millions euros.

Nexttel, le plus petit du marché camerounais des télécoms et qui fait l’objet d’un litige opposant ses propriétaires, s’est adjugé un chiffre d’affaires de 71,8 milliards de Fcfa en 2017, soit environ 109,6 millions d’euros. Sa redevance annuelle se fixe à 3,2 milliards de Fcfa, près de 4,9 millions d’euros, rapportent plusieurs médias.

Par Digital Business Africa

Les premiers tests de la 5G au Gabon seront effectués par Gabon Telecom sur trois sites à Libreville

[Digital Business Africa] – Après l’annonce du lancement imminent des tests de la 5G au Gabon il y a quelques jours par Lin Mombo, le président de l’Autorité de Régulation des communications Electroniques et des Postes (ARCEP) du Gabon, l’on en sait un peu plus sur l’opérateur télécoms qui effectuera ces tests.

Digital Business Africa a appris de sources autorisées que c’est l’opérateur Gabon Telecom qui procédera à cette expérimentation grandeur nature sur trois sites déployés à Libreville, la capitale politique du pays. La filiale locale du Marocain Maroc Telecom a récemment acquis une infrastructure adéquate permettant le déroulement de ces tests de la 5G dans les meilleures conditions.

En matière de numérique, le Gabon a toujours affiché sa volonté de prendre de l’avance sur les autres pays d’Afrique et d’Afrique centrale en particulier. C’est au terme d’une audience que lui a accordé le 05 novembre 2019 le président gabonais Ali Bongo que Lin Mombo a indiqué que le président lui a demandé de lancer la 5G  au Gabon. Lin Mombo avait alors annoncé le lancement dans les prochains jours des tests sur la 5G dans le pays. 

« Le Président de la République m’a instruit, il y a quelques mois, de faire en sorte que le Gabon soit parmi les premiers pays à expérimenter la technologie 5G de la téléphonie mobile. Je suis venu informer le président Ali Bongo Ondimba que ce champ d’expérimentation va débuter dans quelques jours. Cette expérimentation va commencer au niveau de Libreville. Sur le site de Mbolo, la Sablière, et dans la zone où est situé le bâtiment interministériel », explique Lin Mombo. Dans la foulée, il explique qu’avec « la 5G, les utilisateurs pourront naviguer avec des smartphones allant à une vitesse de 10 Mb/sec. Il s’agit d’une rupture totale avec les anciennes technologies », poursuit le patron de l’Arcep.

https://www.facebook.com/PresidenceGabon/videos/591765351631076/

Avec l’annonce du lancement prochain de ces tests, le Gabon, avec l’expertise de Gabon Telecom, rejoint ainsi l’occurrence  le Nigeria, le Maroc, l’Algérie, l’Afrique du sud et le Lesotho qui expérimentent déjà la 5G.

Par Digital Business Africa

Togo : Axian Group et d’Emerging Capital Partners rachètent 51% du capital de Togocom à 210 milliards de F.CFA

[Digital Business Africa] – Le Gouvernement togolais a annoncé avoir accepté ce 06 Novembre 2019 à Lomé l’offre remise par Agou Holding, un consortium international, composé d’Axian Group « Axian » et d’Emerging Capital Partners « ECP », en vue de l’acquisition de 51% du capital de Togocom, holding détenant Togo Télécom et Togocel, pour une valeur d’entreprise totale de plus de 210 milliards de FCFA. Le consortium entend par ailleurs investir 245 millions d’euros (environ 160 milliards FCFA) sur les sept prochaines années pour révolutionner le secteur numérique au Togo. Un nouveau chapitre dans la transformation digitale du Togo.

Cette opération vise, par l’entrée au capital de Togocom de deux acteurs internationaux combinant expertise sectorielle et capacité financière, à permettre au Togo de devenir la référence régionale en matière de performance très haut débit, d’inclusion financière et de solutions technologiques pour les entreprises.

Axian est un groupe africain à l’empreinte internationale qui intervient dans les secteurs des télécoms, de l’énergie, des services financiers, de l’immobilier et de l’innovation. Le groupe dispose d’une expertise dans les télécoms au travers de ses filiales dans l’océan indien et en Afrique subsaharienne. Sa filiale Telma, l’ancien opérateur historique malgache se classe désormais numéro 1 du secteur dans l’Océan indien (Madagascar, Les Comores, La Réunion et Mayotte). Grâce à la transformation engagée et aux investissements réalisés par Axian, Madagascar dispose aujourd’hui d’une des connexions internet les plus rapides du continent africain ce qui favorise notamment la création d’emplois.

Le Groupe Axian gère aujourd’hui un parc d’environ 10 millions de clients mobiles, 80 000 clients fixes et plus de 3 millions de clients mobile money tout en exploitant plus de 12 000 kilomètres de fibre optique souterraine. Le Groupe Axian est également présent au Sénégal à travers l’opérateur Free, qui connecte plus de 4 millions de clients.

Emerging Capital Partners est, pour sa part, un acteur international majeur du capital-investissement présent en Afrique depuis près de 20 ans. A travers ses 60 investissements, ECP a investi dans plus de 40 pays à travers le continent et a levé plus de 3,2 milliards de dollars en capital-développement à travers ses fonds et ses co-investissements.

ECP bénéficie également d’une forte expertise dans les télécoms, comme en témoignent ses investissements dans MTN Côte d’Ivoire, Orascom Telecom Algérie, Airtel, Wananchi ou IHS. Par cette opération, ECP renouvelle sa confiance dans l’économie togolaise : il y accompagne en effet déjà les développements du groupe bancaire Oragroup, récemment coté à la Bourse Régionale BRVM, depuis 2008 et du groupe industriel panafricain Eranove opérant dans les secteurs de l’eau et l’énergie.

Au service de la transformation digitale du pays 

La transformation digitale est au cœur de la mise en œuvre du Plan National de Développement et cette opération, emblématique vise à répondre aux enjeux du PND ainsi qu’au Plan d’Aménagement du territoire en déployant un réseau mobile et fixe dense et efficace. L’État actionnaire a ainsi jusqu’à présent accompagné le développement de Togocom, lui permettant de devenir un acteur solide, innovant et prêt à entrer dans une nouvelle phase d’accélération de sa croissance. Le Groupe pourra, avec le soutien des nouveaux actionnaires, répondre aux enjeux numériques du Togo.

Agou Holding, consortium composé d'Axian Group et d'Emerging
Agou Holding, consortium composé d’Axian Group et d’Emerging

La priorité du Groupe restera l’amélioration des services pour les Togolais tout en assurant une refonte des plans tarifaires. Il s’attachera en effet à améliorer la couverture de l’internet mobile et soutiendra l’augmentation des taux d’équipements en Smartphones. L’inclusion financière sera également au cœur des ambitions du Groupe en restructurant le réseau de distribution mobile money, en développant l’écosystème de partenariats T-Money et en introduisant de nouveaux services. Ces chantiers majeurs serviront l’ambition du Togo d’être le marché télécoms de référence dans la région en étant le premier pays 100% fibre optique de la région et le premier pays à lancer la 5G.

Un plan stratégique d’envergure pour accompagner cette transformation sur les sept prochaines années

  • Investissement de près de 245 millions d’euros (160 milliards de FCFA) dans les infrastructures fondamentales pour préparer le réseau de Togocom aux enjeux numériques d’avenir : l’amélioration de la connectivité internationale, le renforcement du transport terrestre, la densification du maillage du réseau d’accès très haut débit fibre et mobile.
  • Introduction de nouvelles technologies pour accompagner la digitalisation du Togo : plateformes d’accès facilitées aux fournisseurs de contenus, solutions pour l’e-Administration, outils de communication unifiés pour le secteur privé, solutions IoT sur le réseau 5G pour les secteurs de la logistique (notamment portuaire), des mines et des transmissions.
  • Rationalisation et mise en place des best practices comme la formation et la montée en compétence des équipes de Togocom, la mise en œuvre de synergies des canaux de distribution, le pilotage de la performance et la sécurisation des systèmes d’information.
  • Alignement sur les standards de qualité de services internationaux notamment sur la couverture du réseau, la performance des débits internet, l’efficacité du service client, la proximité du réseau de distribution et la disponibilité des produits et des services.

Fédérer les équipes de Togocom autour d’un projet d’avenir

Les collaborateurs de Togocom qui travaillent au quotidien pour offrir un service de qualité aux Togolais sont au cœur des réussites du groupe et seront acteurs de son succès futur. C’est pourquoi le consortium entend capitaliser sur leurs expertises et leurs savoir-faire pour mener à bien ce projet stratégique. Il s’appuiera sur la réorganisation des équipes de Togocom, qui a été opérée au cours de l’année 2018 dans une logique d’efficience opérationnelle et d’adaptation aux évolutions du marché. Afin de soutenir ce projet de croissance, le consortium entend accompagner la montée en compétences des équipes et déployer plusieurs mesures en faveur du renforcement des ressources sur les activités en croissance, du transfert de savoir-faire, de la formation, de la mobilité internationale et d’une politique de rémunération incitative.

Un processus d’appel d’offres rigoureux et transparent

Cette opération vient conclure un processus de privatisation annoncé en 2018 lors de la présentation de la feuille de route du Gouvernement sur le numérique. Dans le cadre d’un appel d’offres concurrentiel, plusieurs acteurs internationaux ont manifesté leur intérêt pour apporter leur soutien financier et leur expertise au développement de Togocom. Après une étude approfondie, le Gouvernement a sélectionné le consortium qui lui semblait le plus à même de porter l’ambition à long terme de Togocom au bénéfice de tous les Togolais. Pour cette opération, le Gouvernement a sollicité des conseils internationaux de premier plan, en particulier la banque d’affaires Lazard Frères et le cabinet d’avocats Jones Day.

Le Togo, catalyseur d’attractivité des investisseurs internationaux

Le projet du consortium de mettre en œuvre un plan de développement pour Togocom traduit sa confiance dans l’environnement économique et réglementaire togolais. Cela matérialise l’attractivité du climat des affaires au Togo comme attesté par le rapport Doing Business 2020 de la Banque Mondiale qui classe le Togo comme le pays ayant le meilleur climat des affaires en Afrique de l’Ouest. Grâce à la volonté politique du Président Faure Gnassingbé, le Togo a mené ces dernières années une politique de réformes structurelles en vue de mettre en place un cadre réglementaire et institutionnel propice aux opérations financières et aux investissements internationaux. Figurant dans le top 3 des pays ayant mené le plus de réformes au monde depuis 2014, le Togo a ainsi progressé de 59 places au cours des deux dernières années dans le classement de la Banque Mondiale.

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Cina Lawson, ministre des Postes, de l’Économie numérique et de l’Innovation technologique lors de l’Africa CEO Forum 2019.

Madame Cina Lawson, Ministre des Postes, de l’Économie numérique et des Innovations technologiques, a également déclaré : « Cette opération majeure marque une étape importante dans la feuille de route numérique du gouvernement. Elle va nous permettre de devenir le marché de référence des télécoms dans la région et de consolider notre leadership en matière de transformation digitale. Grâce au soutien de ces nouveaux actionnaires, Togocom va accélérer son développement au bénéfice de l’ensemble des Togolais, des entreprises et du rayonnement national. »

Monsieur Sani Yaya, Ministre de l’Économie et des Finances a ajouté : « Grâce aux réformes structurelles menées par le Président de la République et à l’amélioration du climat des affaires, le Togo est devenu un pays parmi les plus attractifs de la région pour les investissements internationaux. En témoigne la volonté du consortium de s’engager à long terme à travers un investissement de 245 millions d’euros pour soutenir le développement de Togocom. Cet investissement conséquent va catalyser la transformation digitale du pays et soutenir la croissance de notre économie. »

Monsieur Hassanein Hiridjee, CEO du groupe Axian déclare : « L’entrée au capital de Togocom s’inscrit dans notre volonté de développer, partout où nous sommes implantés, le meilleur de la téléphonie, de l’internet et des innovations numériques. Nous avons l’ambition de faire de Togocom, l’opérateur national, un leader sur son marché et de chaque Togolais un citoyen du nouveau monde digital. »

Monsieur Vincent Le Guennou, Co-CEO de ECP conclut : « Cet investissement conforte la vocation de ECP de favoriser l’émergence de champions africains dans des secteurs d’activités stratégiques pour le développement des économies africaines. Avec ses nombreuses expériences dans le secteur des télécommunications, ECP apporte une contribution forte au développement de Togocom et à la transformation digitale du Togo. »

Par Digital Business Africa, Source : communiqué

Gabon : Lin Mombo annonce le début imminent des tests de la 5G sur instructions d’Ali Bongo

[Digital Business Africa] – En matière de numérique, le Gabon a toujours affiché sa volonté de prendre de l’avance sur les autres pays d’Afrique et d’Afrique centrale en particulier. Au terme d’une audience que lui a accordé le 05 novembre 2019 le président gabonais Ali Bongo, Lin Mombo, le président de l’Autorité de Régulation des communications Electroniques et des Postes (ARCEP) du Gabon a indiqué que le président lui a demandé de lancer la 5G  au Gabon. Lin Mombo a annoncé le lancement dans les prochains jours des tests sur la 5G dans le pays.  

« Le Président de la République m’a instruit, il y a quelques mois, de faire en sorte que le Gabon soit parmi les premiers pays à expérimenter la technologie 5G de la téléphonie mobile. Je suis venu informer le président Ali Bongo Ondimba que ce champ d’expérimentation va débuter dans quelques jours. Cette expérimentation va commencer au niveau de Libreville. Sur le site de Mbolo, la Sablière, et dans la zone où est situé le bâtiment interministériel », explique Lin Mombo. Dans la foulée, il explique qu’avec « la 5G, les utilisateurs pourront naviguer avec des smartphones allant à une vitesse de 10 Mb/sec. Il s’agit d’une rupture totale avec les anciennes technologies », poursuit le patron de l’Arcep.

https://www.facebook.com/PresidenceGabon/videos/591765351631076/

Avec l’annonce du lancement prochain des tests par les opérateurs, le Gabon rejoint ainsi l’occurrence  le Nigeria, le Maroc, l’Algérie, l’Afrique du sud et le Lesotho qui expérimentent déjà la 5G.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Réseaux sociaux : Jugés ‘‘trop pervers’’, Facebook supprime trois émojis de sa plateforme

[Digital Business Africa] – C’est une histoire qui fera peut-être sourire plus d’une personne. Les emojis pêche, aubergine et gouttes d’eau utilisés dans certains contextes par les internautes sont désormais interdits sur Facebook. La plateforme a décidé il y a une semaine de les censurer au motif que ceux-ci ont une forte connotation sexuelle. C’est la résultante de la dernière modification des ‘‘standards de la communauté’’ de Facebook, une sorte de Code de bonne conduite dans laquelle se trouve l’ensemble des comportements à adopter ou non sur la plateforme.

De manière pratique, toutes les publications, les légendes ou les photos publiées dans les groupes de discussion contenant des émojis ou séries d’émojis à connotations sexuelles seront potentiellement étudiées par Facebook, qui décidera ensuite de les supprimer, et peut-être d’appliquer une sanction. Dans le cas où une sanction sera envisagée, le réseau social fait comprendre que le contexte sera pris en compte.

« Nous limitons également le langage sexuellement explicite qui peut mener à la sollicitation, car certains groupes au sein de notre communauté mondiale peuvent être sensibles à ce type de contenu ou avoir un impact direct sur leur capacité à communiquer avec leurs amis et la communauté en général », explique le réseau social.

De manière plus détaillée, Facebook fait comprendre que cette décision, n’a pas pour but de limiter la liberté d’expression, mais de lutter contre la promotion d’offres de travailleurs et travailleuses du sexe. Ceci, conformément aux termes de son ‘‘standard de communauté’’ qui stipule la limitation de contenus facilitants, encourageants ou coordonnant les rencontres sexuelles entre adultes.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

RD Congo : Un nouveau point d’échange Internet à Lubumbashi

[Digital Business Africa] – En République Démocratique du Congo, la deuxième plus grande ville du pays, Lubumbashi a désormais son point d’échange Internet (IXP). L’annonce de son lancement a été faite le 6 novembre 2019 par l’Internet Society et l’Internet Service Providers Association. Jusqu’ici, l’échange du trafic Internet de Lubumbashi, s’effectuait hors de la région et même très souvent, hors du pays. Ce qui engendre une vitesse de navigation Internet réduite et des coûts d’accès plus élevés. Toutes choses qui seront corrigées avec l’entré en service de ce nouveau point d’échange Internet.

Les équipements, l’assistance et la formation techniques nécessaires au lancement de cet IXP à Lubumbashi (LUBIX) ont été fournis par l’Internet Society, en collaboration avec Facebook. Les deux organisations ont annoncé, en septembre de l’année dernière, un partenariat visant à promouvoir le développement d’infrastructures IXP dans toute l’Afrique.

De manière globale, l’Afrique compte actuellement 45 IXP actifs dans 33 pays. Une majorité d’entre eux ont été mis en service au cours de la dernière décennie, avant de se développer de manière significative, pour atteindre désormais le nombre de plus de 1 000 réseaux connectés.

Notons en rappel qu’un point d’échange Internet est un point d’accès où de multiples réseaux, FAI et fournisseurs de contenu locaux et internationaux interconnectent leurs réseaux plutôt que de le faire via des réseaux tiers. L’échange local du trafic Internet permet non seulement de réduire les coûts de bande passante, mais aussi d’améliorer l’expérience Internet des utilisateurs finaux en assurant le caractère local du trafic.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Aidé par la Chine, le Soudan lance son premier satellite

[Digital Business Africa] – Le Soudan est désormais dans le club très restreint des pays africains disposant de satellite en orbite. Le Conseil souverain, chargé de superviser la transition au Soudan a annoncé le 5 novembre 2019 le lancement en Chine de son tout premier satellite, aidé en cela par la Chine.

Toutefois, l’organe soudanais ne donne aucun détail sur la date, ni le lieu précis du lancement. On sait tout de même qu’il s’agit d’un satellite destiné à la recherche qui sera utilisé dans les domaines militaire, économique et de la technologie spatiale.

Dans un communiqué, le Conseil souverain explique que “La Chine a lancé le satellite car elle est un partenaire dans ce projet. Le satellite a pour objectif de développer la recherche dans la technologie spatiale, de recueillir des données et aussi de découvrir des ressources naturelles pour les besoins militaires du pays’’. Dans la foulée de cette annonce, le porte-parole du Conseil souverain Mohamed al-Fakhi Sulaiman, a indiqué que dans “quelques mois, le satellite sera contrôlé depuis le Soudan“.

Ces annonces illustrent les avancées que réalise le Soudan en matière de recherche spatiale. Depuis 2013 en effet, le pays, alors dirigé par Omar El Béchir avait mis en place l’Institut de la recherche spatiale et aérospatiale (ISRA) dans le cadre d’un programme de développement des technologies spatiales.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE