Accueil Blog Page 207

Strive Masiyiwa [Econet] : Avec la fibre optique, « aujourd’hui, nous sommes au Cameroun » !

[Digital Business Africa] – PDG et fondateur du groupe Econet Wireless présent dans une vingtaine de pays africains, Strive Masiyiwa, par ailleurs homme le plus riche du Zimbabwe (plus de 600 millions de dollars en 2016, selon Forbes), va bientôt débarquer au Cameroun. Du moins, avec la fibre optique. Il l’a affirmé à Kigali au Rwanda ce 08 décembre 2019 alors qu’il participait au festival Kusi Ideas organisé par le Nation Media Group sur le thème : « The Next 60 years in Africa ».  

Après avoir animé un panel avec le président Paul Kagame pour booster les jeunes innovateurs africains, Strive Masiyiwa a indiqué que qualité du leadership en Afrique aujourd’hui le rend optimiste. Car, dit-il, chacun des présidents africains qu’il a rencontrés a validé la vision de son groupe pour la construction des infrastructures numériques.

Il raconte par exemple une anecdote avec le président rwandais Paul Kagame. « Je m’en souviens encore. Lors d’une visite au Rwanda, le président Kagame m’a dit « tu as construit la fibre optique autour de l’Afrique du Sud ». J’ai répondu oui. Et il a rétorqué : « Qu’est-ce qu’il te faut pour installer et déployer la fibre optique jusqu’au Caire en Egypte ? Comment puis-je t’aider ? ». Puis, il a commencé à lancé des appels téléphoniques pour contacter des gens. Et avant la fin de son mandat comme président en exercice de l’Union africaine,  nous avons réussi à installer la fibre optique jusqu’au Caire en Egypte », raconte l’homme d’affaires.

Au Cameroun…

Strive Masiyiwa

Parlant du déploiement de la fibre optique en Afrique, le Président Kagame m’a demandé : « Une fois au Nigeria, j’espère que vous allez arriver au Cameroun… ».Strive Masiyiwa, PDG et fondateur d'Econet Wireless

Le président Kagame ne s’est pas arrêté là. Un autre jour, toujours assis dans le bureau du président rwandais, celui-ci lui a encore demandé : « Etant donné que tu es déjà jusqu’au Caire, quid de l’Afrique de l’Ouest ? Comment puis-je vous aider à arriver jusqu’en Afrique de l’Ouest ? ». Et Strive Masiyiwa de lui répondre : « Est-il possible de nous aider à déployer la fibre optique du Soudan au Nigeria ? ». Comme toujours, le président Paul Kagame l’a aidé à réaliser cela. « Et nous l’avons fait. Aujourd’hui, nous sommes au Cameroun. Et parlant du Cameroun, le Président Kagame m’a demandé : « Une fois au Nigeria, j’espère que vous allez arriver au Cameroun… ». Et aujourd’hui, nous sommes au Cameroun. Nous espérons arriver au Cameroun dans les prochains mois », a affirmé le tycoon zimbabwéen, patron du groupe Econet.

La fibre optique en RD Congo

Le Cameroun n’est pas le seul pays de la CEEAC dans le viseur du patron zimbabwéen. La RD Congo est également un pays où il a déjà commencé à investir. « Nous avons toujours rêvé de construire les infrastructures numériques à travers la RD Congo. Et dès que le président Tshisékedi est arrivé au pouvoir, le président Kagame l’a appelé et ensemble nous sommes allés rencontrer le président Tshisékedi. Nous sommes en ce moment en train de construire ces infrastructures numériques en RD Congo. Nous avons déjà placé la fibre optique à Lumumbashi et bientôt jusqu’au barrage Inga. Et à présent, nous sommes à 37 Km de la frontière avec l’Angola.  Nous espérons arriver à Luanda en février 2020. Cela fera qu’on ait la fibre optique de l’Est à l’Ouest (de l’Afrique, ndlr) », explique Strive Masiyiwa.

Strive Masiyiwa

Croyez en nous ! Nous voulons être votre partenaire pour la construction des infrastructures pour l’Afrique par les Africains. C’est le futur et nous nous devons d’aider nos jeunes Africains à être plus confiants…Strive Masiyiwa, PDG et fondateur d'Econet Wireless

Pour le magnat zimbabwéen,  le secteur privé africain peut jouer un rôle de premier plan dans la construction des infrastructures en Afrique. Y compris pour la construction du barrage Inga qui peine à trouver des financements pour sa réalisation et qui va offrir l’électricité à une bonne partie de l’Afrique. « Croyez en nous pour cela ! Nous voulons être votre partenaire pour la construction des infrastructures pour l’Afrique par les Africains. C’est le futur et nous nous devons d’aider nos jeunes Africains à être plus confiants et prêts à construire. Parce que c’est leur centenaire », a-t-il lancé à l’endroit du président Tshisékedi, lui également présent à cette rencontre.

Liquid Telecom

En plus du secteur de la téléphonie mobile, le groupe Econet Wireless de Strive Masiyiwa possède une trentaine d’entreprise dont Liquid Telecom. Une entreprise dont le slogan est « Building Africa’s Digital Future ». Entendez : Construire le futur de l’Afrique digitale. Elle se présente en fait comme le premier fournisseur indépendant de données, de voix et d’IP en Afrique orientale, centrale et australe.

Mais surtout, Liquid Telecom fournit des services de fibre optique, de satellite et même des services de transport international des communications aux plus grands opérateurs de réseaux mobiles d’Afrique, aux FAI et aux entreprises de toutes tailles. Parlant de fibre optique, son réseau en Afrique se déploie sur plus de 50 000 km.

Par ailleurs, elle fournit des solutions de paiement aux institutions financières, aux détaillants, ainsi que des solutions premium de stockage de données et de communication aux entreprises d’Afrique et d’ailleurs.

C’est avec cette entreprise que le patron zimbabwéen déploie la fibre optique dans la vingtaine des pays où il est présent. Et c’est davantage avec cette entreprise que le géant zimbabwéen compte arriver au Cameroun dans un premier temps. Mais, cela n’exclut pas le déploiement d’autres services numériques. Car Strive Masiyiwa développe aussi le bouquet panafricain de télévision appelé Kwesé TV.

Par Beaugas Orain DJOYUM

Plus sur Liquid Telecom…

Après le Cameroun et la Tanzanie, Jumia met fin à ses opérations au Rwanda en janvier 2020

[Digital Business Africa] – L’unité rwandaise de Jumia Technologies a déclaré qu’elle suspend ses opérations dans le pays après six ans de livraison de nourriture et de boissons.

« Nous regrettons de vous informer que Jumia suspendra nos opérations de livraison à la demande au Rwanda le 9 janvier 2020 », a déclaré ce lundi 09 décembre 2019,  la plateforme de commerce électronique cotée à New York dans un message à ses clients rwandais. Après le Cameroun et la Tanzanie, il s’agit du troisième pays d’Afrique où la plus grande plateforme de commerce électronique du continent ferme ses portes dans un délai d’un mois.

Cette annonce a fait chuter le cours de l’action de Jumia côtée à la bourse de New York, fait observer Financial Times.

Au Financial Times, l’entreprise explique qu’elle est victime d’une concurrence féroce des acteurs du e-commerce comme Amazon qui livrent également en Afrique. Aussi elle explique que ces fermetures entrent dans la stratégie du groupe qui cherche à recentrer ses activités. Car, Jumia qui veut être profitable accumule les pertes au fil des trimestres. L’une des stratégies consistera donc à recentrer les activités du groupe sur JumiaPay, la fintech du groupe qui, elle, affiche une croissance.

Il y a deux semaines, l’entreprise a fermé ses affaires en Tanzanie, une semaine seulement après la fermeture de ses activités au Cameroun. Albert Munyabugingo, directeur général de Jumia pour les opérations rwandaises, a déclaré au New Times que le groupe avait «des problèmes de rentabilité» sur différents marchés, ce qui a motivé la décision de suspendre certaines opérations.

Le groupe souhaite «recentrer ses activités», a déclaré M. Munyabugingo sans faire plus de lumière sur leur activité dans le pays ni mentionner le nombre de clients concernés. L’entreprise avait récemment introduit un service de premier ordre dans lequel ses clients commerciaux avaient le choix de s’abonner à une prestation de service d’un mois et d’obtenir des livraisons sans frais de transport.

La société affirme qu’elle continuera à aider les acheteurs et les vendeurs à faire des affaires en ligne sur son «portail de petites annonces, anciennement appelé Jumia Deals et qui sera désormais le portail principal jumia.rw», nous informe New Times.

Gaëlle Massang

Google Maps pourra bientôt indiquer aux piétons les rues sombres à éviter

[Digital Business Africa] – Google Maps serait en train de développer une fonctionnalité qui indiquerait les rues les plus éclairées, selon le site spécialisé dans le code d’applications, XDA Developers. 

En analysant le code de la dernière version beta de Google Maps, les experts ont remarqué un nouveau calque, “Lightning”. Cette fonctionnalité surlignerait en jaune sur l’application les rues les mieux éclairées, afin de permettre aux utilisateurs d’éviter les chemins peu ou pas illuminés. Le site XDA Developers précise qu’il n’est pas garanti que cette fonctionnalité voit le jour, il ne s’agit pour le moment que de quelques lignes de code. Récolter les données sur l’éclairage des rues du monde entier, et les mettre à jour en temps et en heure, serait un défi énorme pour le géant américain., apprend on du site Businessinsider.

Google n’a pas encore communiqué d’informations à propos de Lightning, mais si elle était intégrée dans l’application de cartographie, cette nouvelle fonctionnalité permettrait à des millions d’utilisateurs, et surtout d’utilisatrices, de se sentir davantage en sécurité. 

 Pour beaucoup de femmes, rentrer seule le soir à pied est synonyme de danger, au point de développer des stratégies, comme mettre ses écouteurs sans musique pour rester aux aguets, marcher vite, avoir une bombe lacrymogène dans son sac, et bien sûr, éviter les rues sombres, jugées plus risquées. 

Gaëlle Massang

La Chine compte se débarrasser de toutes les technologies hi-tech américaines d’ici trois ans

[Digital Business Africa] – Selon une directive révélée par The Financial Times, le gouvernement chinois ne veut plus voir de matériels ou de logiciels d’origine étrangère dans ses organisations et ses institutions d’ici à trois ans. Cette politique de purge high-tech est également connue sous le sobriquet « 3-5-2 », en raison du taux de progression exigé par le gouvernement : 30 % en 2020, 50 % en 2021 et les 20 % restants en 2022.

Selon le site 01Net, c’est un travail colossal, qui nécessitera de remplacer des dizaines de millions d’équipements matériels et de mettre en place une filière de production et d’approvisionnement complète, du petit composant électronique au logiciel applicatif en passant par les disques durs, les processeurs, les firmwares et les systèmes d’exploitation.

Les fournisseurs américains tels que HP, Dell, Microsoft ou Intel sont évidemment les premiers concernés par cette volonté d’isolement chinoise. Pour eux, c’est une très mauvaise nouvelle, car ils vont être exclus d’un marché gigantesque. Les raisons profondes de cette politique sont multiples. Comme beaucoup d’autres pays, la Chine veut que ses infrastructures critiques s’appuient sur des technologies « sécurisées et contrôlables », comme cela est précisé dans la loi de cybersécurité de 2017. La politique agressive des Etats-Unis vis-à-vis de la Chine, et notamment le bannissement de Huawei, a certainement accéléré ce processus.

Gaëlle Massang

Piratage : Microsoft réinitialise le mot de passe de plus de 44 millions de comptes de ses utilisateurs.

[Digital Business Africa] – Microsoft a récemment découvert que 44 millions de ses utilisateurs se servent toujours des mots de passe pourtant piratés par le passé. Après avoir analysé une base de données de trois milliards de comptes utilisateurs, une équipe de recherche de Microsoft sur les menaces a déterminé que plus de 44 millions de comptes avaient un grave problème de sécurité.  Le géant américain a procédé à cette analyse édifiante entre les mois de janvier et de mars 2019, précise le site ZDNet.

Selon Microsoft, ces identifiants piratés mais toujours en usage concernent des comptes de particuliers mais aussi d’entreprises. La firme a donc lancé une large campagne de réinitialisation de ces mots de passe, envoyant un message d’alerte à chacun des comptes concernés.

Selon le site Cnews, le géant américian met notamment en garde contre certaines pratiques à risque, notamment celle qui consiste à utiliser les mêmes identifiants partout sur le net. Même avec un mot de passe solide, le piratage d’un service tiers met à mal la sécurité d’un compte Microsoft, si ce dernier a été créé grâce aux mêmes identifiants. 

Pour vérifier si votre adresse e-mail et identifiant font partie d’une base de données piratée, il est possible d’utiliser un site comme Have I Been Pwned? (que l’on pourrait traduire par «est-ce que je me suis fait avoir?»). Écrivez simplement votre adresse mail dans le champ prévu à cet effet et le site vous indiquera si celle-ci est concernée par une fuite de données personnelles.

Gaëlle Massang

Régulation : L’opérateur de téléphonie mobile MTN Ghana sanctionné par l’Autorité nationale des communications

[Digital Business Africa] – MTN Ghana a écopé de lourdes sanctions de la part de l’Autorité nationale des communications (NCA). Il a ainsi été condamné à payer une amende de plus de 110 000 cédis (19 500 USD), pour ne pas lui avoir fourni, dans les délais impartis, le rapport exigé sur les nombreuses perturbations enregistrées récemment sur son réseau télécoms, nous rapporte le site Agenceecofin.

MTN Ghana est donc sommé de régler ces amendes à la fermeture des bureaux le mercredi 11 décembre 2019. Le retard dans leur règlement ne ferait qu’accroître le montant total à payer, qui viendra s’ajouter aux dédommagements que la société télécoms doit verser aux  consommateurs.

Selon le site Agenceecofin, la dite amende comprend, conformément au barème défini par le régulateur une amende de 50 000 cédis pour défaut d’avertissement de la NCA, le plus tôt possible, et de toutes les personnes concernées, y compris les abonnés, en cas de problèmes de facturation concernant l’achat de service de télécommunication. Ensuite, une amende de 50 000 cédis pour défaut de notification à l’Autorité et à toutes les personnes concernées, y compris les abonnés, de l’inaccessibilité des lignes de l’assistance client. Enfin, une amende de 10 000, pour non-présentation du rapport dans les 24 heures. Chaque jour de retard est frappé d’une amende de 10 000 cédis

Gaëlle Massang

Le siège régional de l’Afrique de l’Ouest de la plateforme africaine du Commerce électronique A-eTrade sera installé en Guinée

[Digital Business Africa] – C’est la toute première Institution régionale de l’Union Africaine que la Guinée abrite depuis son indépendance, ce, malgré le rôle de leader qu’elle joue dans le fonctionnement de l’Institution panafricaine depuis 1963 jusqu’à maintenant. La Guinée a en effet été choisie ce mercredi 4 décembre 2019 pour abriter le siège régional de l’A-eTrade, groupe qui vise à responsabiliser et d’encourager les petites et moyennes entreprises (PME) sur l’ensemble du continent

Selon le site Alternativeguinéee, c’est à la suite de la signature d’un accord de partenariat entre la Commission de l’Union Africaine et le partenaire privé AeTrade en octobre 2018, que la Guinée a été encouragé à exprimer à l’Union Africaine, en janvier 2019, son intérêt d’abriter le siège et/ou l’un des bureaux régionaux des plateformes du commerce électronique en Afrique, candidature motivée par la volonté politique du Président de la République, Professeur Alpha CONDE, de faire pleinement bénéficier à notre pays, les avantages de la quatrième révolution industrielle qui est le Numérique.

Pour les 15 prochaines années trois principaux objectifs sont fixés par A-eTrade group, répartis en trois phases à savoir : la création de 600 000 PME dans le secteur du commerce et contribuant à créer 22 millions d’emplois. Les solutions de commerce électronique, y compris les solutions de paiement et de financement, seront fournies à ces entrepreneurs. Ensuite la création de 5 millions de PME, lesquelles créeront en retour de 80 à 125 millions de nouveaux emplois sur le continent. Sur le long terme, il s’agit d’atteindre un milliard de personnes qui négocient sur les plateformes du groupe A-eTrade.

A-eTrade semble ainsi se positionner durablement pour façonner l’économie du continent au cours de la prochaine décennie, d’ou la fierté du gouvernement guinéen pour ce choix porté sur lui.

Gaëlle Massang

Sénégal : le DG de l’Autorité de Régulation des Télécom Abdoul Ly évalue la qualité de services à travers le pays

[Digital Business Africa] – Le Directeur général de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP), Abdoul Ly est en tournée dans tout le pas afin d’évaluer de plus près la qualité des services dans différentes localités. Après le Sud-est du pays, à Kédougou, puis Tambacounda, il était ce vendredi 6 décembre 2019 à Matam, nous rapporte le site Laviesénégalaise, et il y a exprimé son ambition d’offrir une meilleure qualité des services des postes et des télécommunications aux Sénégalais de tous bords.

Selon l’APS, le directeur général de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes, Abdoul Ly a déclaré avoir été informé de « la mauvaise qualité des réseaux» de téléphonie dans la région de Matam. Ainsi, il a promis de discuter avec les responsables concernés pour l’amélioration de la qualité du réseau.

« Les informations qu’on a ici, à Matam, sont les mêmes que nous avons eues à Tambacounda et à Kédougou (sud-est), à savoir la mauvaise qualité des réseaux… » a dit M. Ly à la fin d’une réunion avec les autorités administratives de la région, sous la houlette du gouverneur, Mouhamadou Moctar Watt.

Abdoul Ly a également parlé d’un ‘’mauvais maillage’’, concernant le réseau téléphonique du territoire régional, à la fin de la réunion tenue à Matam, et il a également promis que des techniciens de l’ARTP vont sillonner la région pour améliorer les installations téléphoniques pour une bonne couverture du réseau.

Gaëlle Massang

Bénin : les plateformes électroniques enregistrent une hausse des opérations financières

[Digital Business Africa] – Les plateformes électroniques ont le vent en poupe au Benin. Selon le journal L’Economique, ces dernières ont réalisé 198,4millions d’opérations pour un montant total de 2.386,4 milliards de francs CFA, en hausse respective de 87% et 27% par rapport à 2017

De même, les points de services financiers numériques se sont multipliés, avec une augmentation de 76%, portant leur nombre à 72.468 au cours de la période sous revue. Les initiatives de services financiers numériques sont au nombre de quatre. Il s’agit de MTN Mobile Money Bénin, Ecobank et la Banque Atlantique, toute deux en partenariat avec ETLISALAT Bénin et enfin ASMAB, qui est un Service financier décentralisé (SFD), autorisé à émettre de la monnaie électronique.

le site Icilomé nous fait état de la situation dans les autres pays membre de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa). Il rapporte ainsi que le Burkina a enregistré 9,6 millions de comptes de monnaie électronique à fin décembre 2018 dont 5,7 millions sont actifs. La locomotive de l’Uemoa, la Côte d’ivoire compte près de 23,5 millions de comptes. La Guinée Bissau quant à elle en dénombre 644.542 comptes en 2018 contre 375.833 en 2017, soit une augmentation de 71,5%.

Au Mali, le nombre de ceux qui disposent d’un compte de monnaie électronique est de 6,22 millions de personnes en 2018 contre 6,83 millions, soit une baisse de 9,4%. Cette situation est imputable aux problèmes sécuritaires auxquels le pays est confronté, qui ont réellement affecté l’activité économique dans certaines zones.

Le Niger pour sa part a connu aussi une baisse d’activité dans le secteur de la monnaie électronique depuis 2016. Le nombre de ceux qui ont un compte de monnaie électronique a augmenté et est établit à 3 millions de personnes en 2018 contre 2,2 millions en 2017. Au Sénégal, le nombre des souscripteurs de la monnaie électronique a enregistré une hausse de 32% en 2018.

Le nombre des souscripteurs aux services financiers électroniques est à environ 7,1 millions. Le dernier pays de la zone, Uemoa, le Togo a environ 3,8 millions de populations qui ont de comptes de monnaie électronique à fin décembre 2018.

Gaëlle Massang

Transformers Summit 2019: Les plus grands innovateurs mondiaux et la Banque Islamique de Développement arrivent à Dakar pour explorer l’avenir des villes du monde

[Digital Business Africa] –  La Banque Islamique de Développement (BID), l’une des plus grandes banques de développement multilatérales au monde, organisera son sommet annuel sur les Transformers à Dakar, organisé en partenariat avec le gouvernement du Sénégal. Transformers Summit 2019: Les plus grands innovateurs mondiaux et la Banque Islamique de Développement arrivent à Dakar pour explorer l’avenir des villes du monde

Le « Transformers Summit » réunira des entrepreneurs et des innovateurs, ainsi que les secteurs privé et public, afin de renforcer l’importance des solutions innovantes pour les villes et les communautés en croissance rapide. Le Transformers Summit de cette année, prévu le lundi 9 décembre, sera inauguré par S.E. Dr. Bandar Hajjar, Président de la BID et S.E. Macky Sall, Président du Sénégal, dans le but de promouvoir les solutions fondées sur la science, la technologie et l’innovation pour remédier à certains défis de développement les plus pressants.

Avant le lancement du Transformers Summit, cette semaine a vu l’arrivée de 34 entrepreneurs à Dakar pour participer à l’Académie des Transformers, ainsi que de 15 participants sénégalais sélectionnés par le gouvernement du Sénégal. Dotés de certaines des innovations les plus prometteuses et des entreprises durables au monde, ces entrepreneurs seront les bénéficiaires du fonds Transform de la BID. L’Académie des Transformers comprend une semaine de sessions expérimentales et pratiques à Dakar, animées par des experts internationaux, qui renforceront les compétences clés des entrepreneurs en affaires.

L’Académie des Transformers se culminera par le Transformers Summit 2019, qui a vu l’annonce d’autres intervenants pour inclure Dr. Ibrahima Khaliloulah DIA, Chef du Département de la Santé numérique, ministère de la Santé et de l’Action sociale, gouvernement du Sénégal, Abdoulaye Sene, Président du Comité Préparatoire de l’Organisation du 9e Forum Mondial de l’Eau « Dakar 2021 », Marjorie Saint Lot, responsable pays Uber pour la Côte d’Ivoire et Yacine Barro Bourgault, Country Manager par intérim de Microsoft pour l’Afrique occidentale et centrale.

Dr. Hayat Sindi, Conseillère en Chef du Président de la BID en Science, Technologie et Innovation, a déclaré : « Je suis ravie d’organiser le Transformers Summit de cette année au Sénégal, un pays qui met l’accent sur le pouvoir de la science, de la technologie et de l’innovation pour affronter les difficultés de développement dans une économie en expansion constante. La population mondiale continuant de croître, il est urgent de résoudre ce problème. Je suis honorée d’avoir rencontré des innovateurs et des entrepreneurs sénégalais impressionnants, qui ont rejoint l’Académie des Transformers, cette semaine. Le moment est venu d’aider les scientifiques et les innovateurs à progresser dans l’amélioration de la durabilité de nos villes. »

S.E. M. Amadou Hott, Ministre Sénégalais de l’Economie, de la Planification et de la Coopération, a déclaré : « Nous sommes ravis d’être le premier pays membre de la BID à accueillir le Transformers Summit et à célébrer l’innovation qui nous aide à améliorer rapidement nos villes. Je félicite les deux présidents de nous avoir permis de nous réunir tous pour débattre de l’importance de la science et de la technologie afin de créer un environnement plus fort et plus résilient pour nos communautés. Nous sommes impatients d’accueillir tout le monde dans notre pays et de montrer au monde certaines des dernières idées venant de notre région. »

S.E. M. Le Président du Sénégal Macky Sall, S.E. M. Amadou Hott, Ministre de l’Economie, de la Planification et de la Coopération du gouvernement du Sénégal et Dr. Hayat Sindi, Conseillère en Chef du Président de la BID en Science, Technologie et innovation, seront accompagnés, notamment, de M. Youssou Ndour, artiste et Ambassadeur de Bonne Volonté de l’UNICEF, M. Forest Whitaker, Fondateur de l’Initiative Whitaker pour la Paix et le Développement (WPDI).

Le Sénégal est le premier pays membre de la BID à accueillir cet événement. L’édition de cette année explorera des thèmes pertinents pour le pays, ainsi que pour l’Afrique de l’Ouest et au-delà de cette région.

Les sessions du panel porteront sur les thèmes suivants du thème plus large de l’avenir des villes intelligentes, notamment :

  • Changement climatique : l’impact du changement climatique sur l’urbanisation et le logement dans les villes en croissance ;
  • Transports et Espaces publics : comment mieux connecter les villes et les communautés du monde ;
  • Education : comment pouvons-nous fournir une éducation pour tous et inspirer la population toujours croissante de jeunes ;
  • Santé : comment améliorer la santé des citadins.

Le fonds Transform

Le « Transformers Summit » fait partie des engagements de la Banque Islamique de Développement en matière de Science, de Technologie et d’innovation (STI). En 2018, la Banque a activement lancé un fonds pour accélérer les progrès dans les villes du monde entier.

Transform est un fonds de 500 millions de dollars pour l’innovation et la technologie qui fournit des capitaux de démarrage aux jeunes entreprises et aux PME afin de faciliter le progrès économique et social dans leurs villes et leurs communautés respectives.

La Banque Islamique de Développement (BID)

La Banque Islamique de Développement (BID) est une banque multilatérale de développement qui œuvre pour améliorer la vie des populations bénéficiaires en favorisant le développement social et économique dans les pays musulmans et les communautés musulmanes à travers le monde, et en produisant un impact à grande échelle. Nous fournissons l’infrastructure nécessaire pour permettre aux populations de mener une vie meilleure et de réaliser leur plein potentiel. Nous sommes au service de 57 pays membres répartis sur quatre continents, touchant ainsi la vie d’une personne sur cinq à travers le monde.

Nous sommes l’une des banques multilatérales de développement les plus actives au monde et l’un des chefs de file mondiaux de la finance islamique. Nos actifs opérationnels dépassent les 16 milliards USD, notre capital souscrit s’élève à 70 milliards USD.

Nous sommes une institution véritablement mondiale, basée à Djedda, Arabie Saoudite, dotée de hubs majeurs au Maroc, Malaisie, Kazakhstan et Sénégal, et de bureaux en Égypte, Turquie, Indonésie, Bangladesh et Nigeria. Nous fournissons aux populations les outils leur permettant de stimuler leur propre progrès économique et social autant que possible, en mettant en place l’infrastructure nécessaire à la réalisation de leur potentiel.

Nous encourageons les solutions innovantes et durables aux plus grands défis de développement dans le monde, tout en travaillant à la réalisation des objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies. Nous créons des partenariats collaboratifs entre communautés et nations, pour œuvrer à la réalisation des ODD en exploitant le pouvoir de la science, de la technologie et de l’innovation, et en favorisant des solutions éthiques et durables aux principaux défis de développement du monde.

Le Groupe de la Banque Islamique de Développement

Le Groupe de la BID a évolué d’une entité unique à un groupe de cinq entités : La Banque Islamique de Développement (BID), l’Institut Islamique de Recherche et de Formation (IRTI), La Société Islamique pour le Développement du Secteur Privé (CID), La Société Islamique pour l’Assurance de l’Investissement et de l’Exportation (ICIEC) et Société Islamique Internationale de Financement du commerce (ITFC).

Par Digital Business Africa, avec ISDB.

Commerce électronique en Afrique : Le siège de la Plateforme établit à Conakry

[Digital Business Africa] – C’était annoncé depuis juillet 2019. Conformément à la décision des chefs d’Etats africains d’établir le siège de la Plateforme africaine du commerce électronique à Conakry en Guinée, le gouvernement guinéen a signé le 4 décembre 2019 l’accord de siège avec le partenaire privé AeTrade Group. Une victoire pour la Guinée qui accueillera ainsi la toute première Institution régionale de l’Union Africaine depuis son indépendance.

« Pour les 15 prochaines années trois principaux objectifs sont fixés, répartis en trois phases à savoir : la création de 600 000 PME dans le secteur du commerce et contribuant à créer 22 millions d’emplois ; les solutions de commerce électronique, y compris les solutions de paiement et de financement, seront fournies à ces entrepreneurs ; ensuite la création de 5 millions de PME, lesquelles créeront en retour de 80 à 125 millions de nouveaux emplois sur le continent… Nous comptons atteindre un milliard de personnes qui négocient sur les plateformes du groupe A-eTrade » explique Mulualem Syoum, le président directeur général de A-eTrade group.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

E-administration : Le Rwanda va numériser et centraliser les données médicales de ses patients

[Digital Business Africa] – Au Rwanda, il sera bientôt possible pour tout médecin d’accéder à l’historique médical d’un patient rwandais qui se présente devant lui. Ce sera la conséquence d’une réforme majeure du gouvernement qui souhaite numériser et centraliser toutes les données médicales des patients rwandais à partir de 2020. Un projet qui rentre dans la Stratégie nationale intégrée de E-santé qui vise à améliorer la prise en charge sanitaire des patients rwandais.

D’après le premier ministre rwandais Edouard Ngirente qui a fait l’annonce de cette réforme, il s’agit de pousser un peu plus loin les bonnes pratiques qui ont déjà cours dans le pays : « un médecin peut accéder aux informations d’un patient sur un ordinateur, mais nous n’avons pas mis ces données dans un système central pour lui permettre d’accéder à leurs antécédents médicaux dans n’importe quel établissement. La prochaine étape consiste à synchroniser les données dans les ordinateurs des hôpitaux […] Ainsi, si vous êtes reçu en consultation à Kigali et partez en mission le lendemain, par exemple à Nyamagabe, le médecin de l’hôpital de Kigeme pourra accéder à vos antécédents médicaux sur un ordinateur », explique le premier ministre.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Télécommunications : L’Egypte va lancer un nouveau satellite en orbite en 2022

[Digital Business Africa] – Le groupe français Thales Alenia Space détenu par Thales (67%) et Leonardo (33%) a annoncé le 4 décembre 2019 la signature d’un contrat, avec l’opérateur égyptien Nilesat, portant sur la construction du satellite de télécommunications géostationnaire Nilesat-301. Ce qui de fait devrait permettre à l’Egypte de se doter d’un satellite supplémentaire.

« Depuis sa position orbitale 7° Ouest, Nilesat-301 viendra en support de la mission Nilesat-201 pour des services en bandes Ku sur la région du Moyen Orient et de l’Afrique du Nord. Nilesat-301 contribuera également à l’extension de fourniture de services de télécommunications et de radiodiffusion numérique directe dans ces mêmes fréquences pour deux nouvelles grandes régions africaines. Il permettra par ailleurs d’offrir des services de connectivité à Haut Débit en bande Ka sur la totalité du territoire Egyptien », explique Thales Alenia Space dans un communiqué.

Le même communiqué indique également que Thales Alenia Space sera chargé de la conception, de la fabrication, des tests et de la recette en orbite du satellite. Aussi, Thales Alenia Space fournira les centres de contrôle de Nilesat au Caire et à Alexandrie. Basé sur la plateforme Spacebus 4000-B2, le satellite, d’une masse au lancement de 4 tonnes, est prévu d’être lancé au cours du premier trimestre 2022. Sa durée de vie en orbite sera supérieure à 15 ans.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Afrique du Sud : Vodacom et MTN menacés de sanctions en raison d’une forte tarification d’Internet mobile

[Digital Business Africa] – En Afrique du Sud, l’organe de surveillance de la concurrence fait planer une épée de Damoclès sur la tête des opérateurs de télécommunications, en particulier MTN et Vodacom. Les deux opérateurs sont épinglés en raison d’une taxation jugée trop élevée des données mobiles Internet. Dans une note rendue publique le 2 décembre 2019, l’institution rappelle qu’elle avait donné un délai de deux mois aux opérateurs télécoms pour baisser les prix, conformément aux canons

«Une  enquête sur les services de données ouverte en août 2017 avait montré que les prix pratiqués par Vodacom et MTN étaient plus élevés en Afrique du Sud que sur les autres marchés africains sur lesquels ils opéraient», met en garde le Commissaire à la concurrence Tembinkosi  Bonakele.

Une mise en garde qui intervient alors que dans son rapport, la Commission recommandait à MTN et à Vodacom de procéder à des « réductions substantielles » des niveaux tarifaires. Elle avait même démontré qu’il était possible pour ces opérateurs de procéder à des réductions de l’ordre de 30 à 50% de leurs tarifs. Pour l’instant, les opérateurs concernés n’ont pas encore réagi.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Fibre optique : Orange lancera un réseau reliant huit pays d’Afrique de l’Ouest en 2020

[Digital Business Africa] – Le groupe Orange consolide ses positions sur le marché africain en matière de télécommunications. L’opérateur a annoncé la construction encours d’un nouveau réseau international (backbone) en Afrique de l’Ouest. Cette infrastructure dont la livraison est prévue pour 2020 s’appuie sur un réseau de fibres optiques terrestres et de câbles sous-marins et bénéficie d’une exploitation centralisée. Ce réseau suprarégional ouest africain sera interconnecté au reste du monde grâce à différentes capacités sous-marines et reliera les principales capitales d’Afrique de l’Ouest : Dakar, Bamako, Abidjan, Accra, Lagos et autres.

« Sans couture, ce réseau offre une résilience forte et une haute disponibilité grâce à des parcours diversifiés. Ainsi, une offre complète de services de connectivité internationale sera proposée avec une livraison accélérée des services : des offres IPL (International Private Line) avec des bandes passantes de 2 Mbps à 100 Gigabits et des offres EPL (Ethernet Private Line) permettant une connexion point à point sécurisée de manière native (L2 VPN) avec une bande passante disponible de 2 Mbps à 10 Gigabits », explique le groupe dans un communiqué.

D’après Orange, ce nouveau réseau est conçu pour offrir de très grandes capacités internationales. Il permettra de soutenir le développement de l’écosystème numérique et de répondre aux besoins des entreprises en Afrique de l’ouest. Il viendra compléter les investissements du groupe dans le câble sous-marin MainOne pour raccorder le Sénégal et la Côte d’Ivoire à l’Europe.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

CÔTE D’IVOIRE : Le câble sous-marin MainOne opérationnel et en service

[Digital Business Africa] – Le groupe Nigérian MainOne a annoncé le 2 décembre 2019 que son câble sous-marin en Côte d’Ivoire est opérationnel et en service, prêt à accueillir ses premiers clients. « Le projet, reconnu comme étant le premier système de câble commercial en service à déployer des capacités de partage de spectre, offrira des capacités permettant d’approfondir les relations de partage d’infrastructures et de réduire les coûts de fourniture de l’accès Internet haut débit dans la sous-région », explique MainOne dans un communiqué.

« L’entrée de MainOne sur le marché de la Côte d’Ivoire facilitera la disponibilité d’infrastructures de classe mondiale, l’accès au datacenter ultra moderne et aux réseaux internationaux pour répondre aux besoins du marché à tout moment. Le réseau déployé veillera à ce que les clients continuent de bénéficier des performances optimales avec les meilleurs temps de latence et disposent d’une grande capacité de bande passante pouvant aller jusqu’à 10Tbps et offrant des connexions directes vers divers réseaux Internet régionaux et mondiaux, notamment le Nigerian Internet Exchange (IXPN), le Ghanaian Internet Exchange (GIX) et London Internet Exchange (LINX) et Amsterdam Internet Exchange (AMSIX) », ajoute l’opérateur dans son communiqué.

De manière générale, les services de connectivité de MainOne fourniront des solutions de haut débit abordables et évolutives, des solutions sécurisées et fiables et des services d’appui aux fournisseurs d’accès Internet en Côte d’Ivoire. Aussi, ils devraient offrir aux entreprises une connectivité Internet fiable, ainsi que des services de communication sécurisée et rapide (IPLC et MPLS) via le câble sous-marin connectant l’Afrique de l’Ouest au reste du monde.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Christophe Guilhou : « Il apparait primordial que l’enseignement du français évolue au même rythme que les évolutions technologiques »

[Digital Business Africa] –  Le Cameroun a célébré le 28 novembre 2019, la première édition de la Journée internationale du professeur de français. Ceci avec le concours de l’Agence universitaire de la Francophonie, de l’Organisation internationale de la Francophonie, de la Fondation alliance française, de la Fédération Internationale des Professeurs de Français, du ministère des Affaires étrangères français et des associations de professeurs de français du Cameroun affiliées à la FIPF (Fédération Internationale des Professeurs de Français).

Occasion pour Christophe Guilhou, ambassadeur de France au Cameroun, de célébrer et de remercier tous ces professeurs de français, qui donnent chaque jour aux élèves camerounais le goût d’apprendre cette langue.

Pour cette première édition, un accent a été mis sur l’innovation et la créativité. « En effet il apparait primordial qu’aujourd’hui l’enseignement du français évolue au même rythme, que les évolutions technologiques, sociales et éducatives qui accompagnent notre époque. Nous refusons l’idée d’un enseignement figé basé sur un modèle unique que l’on se forcerait à exporter sans distinction de lieu et de public », a déclaré Christophe Guilhou.

« Innovation et créativité, voici donc deux rouages indissociables, dont certains professeurs font preuve, lorsqu’ils sont face à des effectifs parfois pléthoriques et multi-niveaux, ou lorsqu’ils manquent de matériel pédagogique. Pour cette journée il a été possible pour des milliers de personnes de proposer une initiative ou un projet innovant via des comités nationaux.
Ces comités, piliers de cette journée, rassemblent les principales institutions engagées
dans le soutien à l’apprentissage du français partout où ce dernier est enseigné », ajoute l’ambassadeur.

« Défendre la langue française est un devoir »
Pour Christophe Guilhou, enseigner la langue française, ce n’est pas juste transmettre un mode de communication, c’est également enseigner une histoire plurielle et un accès à des cultures, des savoirs et des arts diversifiés et riches qui forment le visage de la communauté francophone.
« Charles Aznavour a dit un jour « défendre la langue française est un devoir pour
moi ». S’il est de mon devoir et de ma volonté d’agir également dans ce sens, laissez-moi
vous dire que rien de tout cela ne serait possible sans nos professeurs de français. Voilà
pourquoi nous faisons votre, cette 1ère journée internationale du professeur de français. Pour
qu’au Cameroun soit mis en lumière l’extraordinaire travail que vous réalisez au quotidien », a-t-il lancé à l’endroit des professeurs de français qui ont participé à cette rencontre.

Il s’agit des membres de l’Association Camerounaise des Enseignants de Français présidée par Pr. Marie-Madeleine MBONDJI-MOUELLE, de ceux de l’Association des Enseignants de Français du Cameroun présidé par Dr. Charles Louis ETOUNDI et de ceux de l’Union des Professeurs de Français du Cameroun présidée par Mme Jeanne MBEM. Toutes des associations nationales affiliées à la Fédération Internationale des Professeurs de Français à Paris.

Par Digital Business Africa

Minette Libom Li Likeng : « La révolution digitale ne doit pas être perçue comme un risque par les collectivités territoriales »

[Digital Business Africa] –  A l’ouverture de la rencontre entre CAMTEL et les parties prenantes du secteur des communications électroniques du Cameroun le 25 novembre 2019 au Palais des Congrès de Yaoundé, la ministre des Postes et des Télécommunications, Minette Libom Li Likeng, a affirmé que les collectivités territoriales ont un rôle majeur à jouer dans la digitalisation des services publics.
Pour la ministre, à l’ère où la dématérialisation des services publics est encouragée, la fracture numérique devient un enjeu de taille pour le fonctionnement de l’Etat. La vision du Président de la République est que personne ne soit laissé pour compte dans la révolution numérique, rappelle la ministre.

« Au cœur de cette vision, il important d’engager les populations rurales, à participer pleinement au développement de l’économie numérique, via un accès abordable à Internet et aux contenus et à la formation. CAMTEL peut concrétiser cette vision, grâce à une collaboration avec les Collectivités Territoriales Décentralisées », suggère Minette Libom Li Likeng.
La ministre affirme que l’instauration d’un véritable partenariat du modèle « Partenariat Public-Privé-Population » dans ce domaine de la digitalisation des services publics, s’impose désormais pour l’inclusion numérique.

« Le développement numérique devient un moyen de dynamisation des collectivités territoriales »
« Qu’il s’agisse du développement des infrastructures TIC, de l’accès à l’Internet ou de la fourniture en services TIC, la Collectivité territoriale décentralisée est au cœur du processus, lorsque l’on veut atteindre les populations locales. Dans ce contexte, le développement numérique devient un moyen de dynamisation économique et sociale des Collectivités territoriales décentralisées, grâce aux opportunités qu’il offre », expose la ministre.

D’après les explications de Minette Libom Li Likeng, en fonction de leurs compétences régaliennes et de leur dynamisme individuel, les Collectivités territoriales décentralisées pourraient faire bénéficier aux acteurs locaux que sont, entre autres, les entreprises, les administrations, associations et entités de développement local, les particuliers, notamment les jeunes, le saut qualitatif du numérique en termes de débit et de bande passante et le saut quantitatif en terme de développement de contenus numériques.

D’où sa recommandation aux responsables des collectivités territoriales, de s’approprier progressivement les enjeux du développement numérique. « La révolution digitale ne doit pas être perçue comme un risque par les collectivités, mais plutôt comme une véritable opportunité. Les outils numériques permettent notamment de gagner du temps et en même temps, simplifient et améliorent le service aux usagers. Cependant, cette transformation implique une évolution culturelle et comportementale qui doit amener les collectivités à repenser leurs modes de fonctionnement et leurs pratiques managériales », suggère la ministre.
Tout comme la ministre encourage les collectivités territoriales à s’engager davantage sur la voie du numérique et de travailler avec Camtel pour leur besoins de connectivité et pour la définition d’un cadre de transformation numérique.

L’objectif de ces deux journées d’échanges et de réflexion entre CAMTEL et les parties prenantes du secteur des communications électroniques du Cameroun était de présenter le dispositif technique amélioré de Camtel à l’ensemble des acteurs du secteur des communications électroniques, leur présenter les possibilités de collaboration et les nouvelles offres de partenariat pour la commercialisation des services offerts par Camtel. Mais aussi pour discuter des défis et challenges que doit relever l’opérateur public du secteur des télécommunications du Cameroun en faveur des collectivités territoriales.

Par Digital Business Africa

Georges Elanga Obam : « Le ministère de la Décentralisation s’est engagé dans une vaste opération de numérisation »

[Digital Business Africa] – Le ministère de la Décentralisation et du Développement local du Cameroun ne veut pas rester en marge du vent de digitalisation qui souffle progressivement sur les institutions publiques camerounaises. Le dernier né des départements ministériels du Cameroun veut également tirer profit des opportunités du numérique dans la simplification des services rendus aux usagers.

S’exprimant au cours d’une rencontre publique co-organisée avec Camtel le 25 novembre 2019 à Yaoundé, le ministre de la Décentralisation et du Développement local, Georges Elanga Obam, a relevé le caractère incontournable du numérique aujourd’hui. « La révolution numérique a changé notre monde et bouleversé nos habitudes. En mal et en bien. Mais davantage en bien qu’en mal. Les retombées de la transformation numérique de notre société sont nombreuses, lisibles et tangibles. Il s’agit dès lors, et en dépit des dérives consécutives à leur mauvaise utilisation, d’une voie incontournable à emprunter par tous les acteurs pour le développement de nos collectivités et territoires », a-t-il affirmé.
C’est pourquoi, dit-il, son département ministériel est engagé dans la digitalisation de ses services. Et cela commence par un domaine précis. Celui de la digitalisation du fichier de l’état civil. « A l’exécution des très hautes instructions du Président de la République, le ministère de la Décentralisation et du Développement local s’est engagé dans une vaste opération de numérisation d’un pan important des services communaux : celui de l’état civil dont nul n’ignore l’importance et la pertinence dans le fonctionnement de toute société qui se veut moderne », indique le ministre.
Georges Elanga Obam qui fait savoir que ce chantier structurant a nécessité la mise en place d’un vaste programme baptisé « Le programme de réhabilitation de l’état civil du Cameroun ». Un programme qui vise pour l’essentiel la modernisation du système national de l’état civil à travers son informatisation et la constitution du fichier numérique y afférant, avec tous les effets bénéfiques qui vont avec en terme de sécurisation et de fiabilité des données et des actes, renseigne le ministre.
« La mise en œuvre de ce chantier a franchi de nombreux paliers au rang desquels la validation récente du schéma directeur de l’information de l’état civil. Il convient de relever que des expériences pilotes ont été initiées avec des résultats parcellaires non toujours satisfaisants », confie le ministre Georges Elanga Obam.

L’informatisation de l’ensemble du système de l’état civil selon un modèle uniforme arrêté dans un schéma directeur validé par les pouvoirs publics constituera donc le moyen permettant de disposer d’une grande visibilité des approches harmonisées en cette matière.
Plus encore, indique le ministre, l’interconnexion des systèmes avec le système installé au BUNEC (Bureau national de l’état civil) qui en découlera constituera elle aussi un apport indéniable.

La modernisation des communes via la digitalisation

Par ailleurs, indique le ministre, les communes camerounaises, premier maillon de la décentralisation chargées de mission générale de développement local, se sont investies depuis quelques années à la modernisation de leurs services à travers l’arrimage aux TIC et l’utilisation des outils numériques. « Sous ce rapport, je citerai l’application positive de certains logiciels pour la comptabilité des communes, notamment les logiciels Sim_ba et Gescord développées et mises en exploitation avec la coopération et avec les partenaires internationaux et nationaux : l’AIMF pour Sim_ba et le PNDP pour l’application Gescord. Les rapports qui nous parviennent des communes de l’utilisation de ces applications sont positifs », relève le ministre.

D’après les informations obtenus par Digital Business Africa auprès du Pndp, SIM_ba est un progiciel qui permet aux gouvernements locaux de maîtriser l’ensemble du processus budgétaire et comptable. “Cela suppose la chaîne budgétaire et comptable qui prend naissance dans les services de l’ordonnateur et s’achève dans les services du comptable public, en l’occurrence le receveur municipal dans les Communes”, apprend-on.

Aussi, le PNDP laisse entendre que sa contribution à travers le progiciel Sim_ba est désormais remplacée par le progiciel Gescord. Un prologiciel non développé par le PNDP qui a plutôt acquis et développé les logiciels Sim_ba et Pro-ADP.

Pro_ADP pour sa part est un outil conçu pour faciliter l’utilisation de la masse de données contenues dans le Plan Communal de Développement (PCD). Ce qui permet de ramener les informations contenues dans le PCD sous divers formats d’exploitation qui vont des données de base d’une commune aux données géo-référencées des infrastructures financées dans les communes. “Le Pro-ADP est une base de données qui nécessite une actualisation régulière. Cette mise à jour permet d’avoir des informations fraiches sur le nombre de nouvelles infrastructures financées, l’existence et le fonctionnement des comités de gestion mis en place autour des ouvrages, l’état d’avancement des travaux sur le terrain, etc. Toute chose qui en bout de chaîne assure la bonne maîtrise des investissements opérés sur le terrain, tous bailleurs confondus”, explique le PNDP.

Bien plus, note Georges Elanga Obam, au-delà de l’amélioration du fonctionnement des services des communes avec l’aide du numérique et de ces applications, les communes et leur populations tirent meilleur partie des télé-centres communautaires installées dans diverses localités à travers la République pour faciliter l’accès à la connaissance, rapprocher les acteurs sociaux, promouvoir le progrès et contribuer au développement.
Abondant dans la même sens, la ministre des Postes et des Télécommunications, Minette Libom Li Likeng, affirme qu’il important d’engager les populations rurales, à participer pleinement au développement de l’économie numérique, via un accès abordable à Internet et aux contenus et à la formation.

« Le développement numérique devient un moyen de dynamisation économique et sociale des Collectivités Territoriales Décentralisées, grâce aux opportunités qu’il offre », affirme la ministre qui indique au passage que la transformation numérique implique une évolution culturelle et comportementale qui doit amener les collectivités à repenser leurs modes de fonctionnement et leurs pratiques managériales.

Les deux ministres encouragent les collectivités territoriales à s’engager davantage sur la voie du numérique et de travailler avec Camtel pour leur besoins de connectivité et pour la définition d’un cadre de transformation numérique.

Par B-O.D., Digital Business Africa

Cameroun : Minette Libom Li Likeng exhorte les experts africains à proposer des solutions pour rentabiliser le Big data en Afrique

[Digital Business Africa] –  La réunion régionale africaine de suivi et d’examen du SMSI sur le thème : « les technologies de l’information et des communications au service de la réalisation des objectifs du développement durable » et la réunion du groupe des experts sur le thème : « Promouvoir le secteur privé africain à l’ère du Big Data » se sont ouvertes ce 03 décembre 2019 à Yaoundé au Cameroun. C’était en présence de la ministre camerounaise des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng.

Minette Libom Li Likeng
03 décembre 2019. Yaoundé. Hôtel La Falaise. La ministre Minette Libom Li Likeng prononce le discours d’ouverture de la réunion des experts africains rassemblés par l’ECA

Citant les données du cabinet BearingPoint, la ministre estime qu’en 2030, les revenus générés par le Big data en Afrique atteindront 10 milliards de dollars. « Mais combien va rester en Afrique ? Combien de nos jeunes joueront un rôle de premier plan dans la création de cette richesse en fonction de leurs compétences et dans quelle mesure l’économie du Big Data transformera-t-elle nos secteurs privés et notre productivité ? », s’interroge  Minette Libom Li Likeng.

Ces questions trouveront un début de réponse à Yaoundé. Durant deux jours, les décideurs, les experts et les entreprises du secteur des TIC et du secteur privé, les représentants des communautés économiques régionales et des organisations intergouvernementales, les représentants des organisations régionales et internationales, les praticiens des télécommunications, les acteurs de la société civile, les universitaires et chercheurs vont engager une réflexion sur la place et sur l’avenir des big data dans le secteur privé en Afrique.

Evaluer les défis du développement du Big Data en Afrique 

Sur la base de leur expertise, les participants sont chargés d’examiner un document de réflexion sur la place et l’avenir du Big data dans le secteur privé en Afrique en vue d’explorer le potentiel du Big data pour accélérer l’innovation pour le développement socio-économique du continent ; d’évaluer la situation actuelle et les défis du développement du Big Data en Afrique ; de fournir des recommandations aux décideurs africains pour le développement du secteur privé dans la réalisation des opportunités du Big data pour la transformation de l’Afrique et la réalisation des Objectifs de développement durable de l’ONU à l’horizon 2030 et de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

Minette Libom Li Likeng et experts ECA
03 décembre 2019. Yaoundé. Hôtel La Falaise. La ministre Minette Libom Li Likeng prononce le discours d’ouverture de la réunion des experts africains rassemblés par l’ECA

Notant que la révolution des données liée à la 4ème révolution industrielle a donné lieu à une économie numérique mondiale extrêmement transformationnelle, la ministre Minette Libom Li Likeng a déploré que l’Afrique, en particulier son secteur privé, soit confrontée à trois défis majeurs en ce qui concerne le big data qu’elle considère “indispensable” pour les économies africaines.

D’après Minette Libom Li Likeng, le premier défi est celui de l’accès aux infrastructures TIC. Puis vient la capacité insuffisante à analyser les énormes quantités de données générées. Et enfin, le défi de la confiance dans l’écosystème numérique. Ces défis, explique-t-elle, empêchent les entreprises africaines de tirer pleinement profit des opportunités offertes par le big data.

Adama Coulibaly, le Chef de la Section des initiatives sous-régionales du Bureau sous-régional de la CEA pour l’Afrique centrale qui représentait le Directeur du Bureau, a déclaré qu’«il est nécessaire que les pays africains maîtrisent les enjeux du Big Data, afin de l’apprivoiser et d’en tirer profit tout en garantissant la qualité de l’information produite, en optimisant le traitement des données et en reliant tous les métiers basés sur le big data en assurant la sécurité des données »sur le continent.

Mactar Seck
Mactar Seck de la Section de l’économie verte et de la technologie de la Division de la technologie, des changements climatiques et des ressources naturelles (TCND) de la CEA

Pour sa part, Mactar Seck de la Section de l’économie verte et de la technologie de la Division de la technologie, des changements climatiques et des ressources naturelles (TCND) de la CEA a, durant cette rencontre, souligné l’importance du rôle du secteur privé africain dans l’ère du Big Data. Il a par ailleurs présenté le contexte de l’activité du Centre numérique d’excellence de la CEA sur l’identification numérique, le commerce numérique et l’économie numérique.

Par Digital Business Africa

Lire aussi : Mactar Seck [CEA] : « Faut-il passer à un RGPD africain ? Réponse demain à Yaoundé»