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IA : 6 700 images de « déshabillage » créées sur Grok, Elon Musk annonce des sanctions contre les auteurs

[DIGITAL Business Africa] – Des deepfakes sans précédent. L’intelligence artificielle d’Elon Musk est sous les feux des critiques. Grok, un chatbot construit par xAl, est accusé d’avoir créé environ 6 700 images de « déshabillage » en 24 h début janvier 2026.

L’assistant IA du réseau social X a reconnu vendredi 2 janvier 2026 l’existence de « failles » ayant permis à des utilisateurs d’obtenir de lui des images à caractère sexuel impliquant des mineurs ou des femmes.

« Nous avons identifié des failles dans nos garde-fous et nous les corrigeons de toute urgence – la pédopornographie est illégale et interdite », a communiqué X.

Selon une analyse tierce citée par Bloomberg, il serait impossible de signaler ces images ou de les bloquer. Les responsables gouvernementaux de l’UE, de France, d’Inde et de Malaisie ont initié des enquêtes et menacé d’ester en justice si xAI ne prenait pas des mesures pour prévenir et supprimer les imitations sexuelles de personnes réelles et les images d’abus sexuels sur des enfants (CSAM).

Le patron de X, Elon Musk, menace de sanctionner tous les utilisateurs qui génèrent du contenu illégal.

« Toute personne utilisant ou incitant Grok à produire du contenu illégal subira les mêmes conséquences que si elle téléchargeait du contenu illégal », a-t-il dit.

Dimanche 4 janvier 2026, le compte de sécurité de X a indiqué que les contenus illégaux seraient supprimés et que les comptes qui les publient seraient définitivement suspendus, précisant que l’entreprise collaborerait avec les autorités locales et les forces de l’ordre pour identifier les contrevenants.

Pour rappel, en juillet 2025, xAI a présenté de longues excuses après que Grok a publié une série de commentaires antisémites faisant l’éloge d’Adolf Hitler, se désignant lui-même comme « MechaHitler » et générant du contenu négationniste.

Par Jean Materne Zambo

Donald Trump claque la porte de 66 organisations internationales : l’Afrique contrainte de se réinventer

[DIGITAL Business Africa] –  Le président des États-Unis, Donald J. Trump, a signé un mémorandum présidentiel ce 7 janvier 2026 ordonnant le retrait immédiat des États-Unis de 66 organisations internationales, dont 31 entités du système des Nations unies. Cette décision, présentée par la Maison Blanche comme un acte de « restauration de la souveraineté américaine », a des implications directes et indirectes majeures pour l’Afrique, en particulier dans les domaines du développement économique, du numérique, de la gouvernance, du climat et du commerce international.

Si Washington affirme vouloir réorienter ses ressources vers des priorités strictement nationales, ce désengagement massif redessine en profondeur les équilibres de coopération multilatérale sur lesquels s’appuient de nombreux pays africains.

L’Afrique directement touchée par le retrait américain

Parmi les entités concernées figurent plusieurs institutions onusiennes et intergouvernementales jouant un rôle structurant en Afrique. Le retrait américain signifie, de facto, un arrêt des financements, une baisse de l’influence politique et un affaiblissement opérationnel de ces organisations.

C’est notamment le cas de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), bras économique de l’ONU sur le continent. La CEA accompagne depuis des décennies les États africains dans l’élaboration de politiques publiques liées à l’industrialisation, à l’intégration régionale, à la transformation numérique et à la gouvernance des données. Le retrait des États-Unis, principal contributeur financier indirect via le système onusien, pourrait ralentir plusieurs programmes structurants, notamment ceux liés à l’économie numérique africaine et à la Zone de libre-échange continentale africaine.

Autre entité stratégique affectée : le Bureau du Conseiller spécial pour l’Afrique, qui joue un rôle de coordination entre l’ONU, les gouvernements africains et les partenaires internationaux. Son affaiblissement risque de réduire la capacité de plaidoyer du continent dans les grandes négociations globales.

Un coup dur pour le commerce, l’innovation et l’entrepreneuriat africains

La décision américaine concerne également des institutions clés pour l’économie africaine, à commencer par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED). Cette institution est au cœur de l’accompagnement des pays africains sur les questions de commerce numérique, d’investissements, de politiques industrielles et de souveraineté économique.

Dans le même registre, le retrait américain du Centre du commerce international (ITC) affecte directement les programmes de soutien aux PME africaines, à l’exportation, à l’entrepreneuriat numérique et à l’intégration des startups africaines dans les chaînes de valeur mondiales.

Pour les écosystèmes numériques africains, ces désengagements posent un double risque : moins de financements, mais aussi moins d’expertise technique et d’accès aux marchés internationaux.

Climat, biodiversité et numérique : un retrait à fort impact structurel

L’Afrique figure parmi les régions les plus vulnérables aux changements climatiques, alors même qu’elle en est l’un des plus faibles émetteurs. Le retrait des États-Unis de mécanismes centraux comme la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat et la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques pourrait freiner l’accès de nombreux pays africains aux financements climatiques, aux données scientifiques et aux programmes de transition énergétique.

Or, ces mécanismes sont de plus en plus liés aux politiques numériques, notamment en matière de données environnementales, d’IA appliquée au climat, de systèmes d’alerte précoce et de smart agriculture.

Une recomposition géopolitique aux effets ambivalents pour l’Afrique

Dans son exposé des motifs, Donald Trump assume un rejet clair de ce qu’il qualifie « d’agendas globalistes », accusés de diluer la souveraineté nationale et de gaspiller les ressources des contribuables américains. Cette posture ouvre cependant une nouvelle phase de recomposition géopolitique.

Pour l’Afrique, ce retrait américain pourrait :

  • renforcer l’influence d’autres puissances comme la Chine, l’Union européenne ou les pays du Golfe au sein des institutions multilatérales ;
  • pousser certains États africains à diversifier davantage leurs partenariats stratégiques ;
  • accélérer la recherche de solutions africaines, africainement financées et pilotées.

Mais il comporte aussi des risques importants, notamment une réduction des financements concessionnels, un affaiblissement des cadres normatifs internationaux et une fragmentation accrue des règles du jeu global, y compris dans le numérique.

Vers une souveraineté africaine plus assumée ?

Paradoxalement, cette décision américaine pourrait servir d’électrochoc pour l’Afrique. En se retirant de nombreuses enceintes multilatérales, Washington oblige indirectement le continent à repenser sa dépendance structurelle aux financements extérieurs et à renforcer ses propres institutions régionales, qu’il s’agisse de l’Union africaine, des communautés économiques régionales ou des agences spécialisées.

Dans un monde de plus en plus fragmenté, la souveraineté numérique, économique et institutionnelle de l’Afrique ne pourra plus être une simple rhétorique. Elle devra s’appuyer sur des capacités locales, des données maîtrisées, des infrastructures numériques solides et une diplomatie économique plus affirmée.

La décision de Donald Trump marque ainsi un tournant majeur. Pour l’Afrique, elle constitue à la fois un risque immédiat et une opportunité stratégique de long terme.

Par Digital Business Africa

 

La liste claire et vérifiée des institutions internationales ayant un lien direct avec l’Afrique dont les États-Unis se retirent selon le mémorandum présidentiel du 7 janvier 2026, avec pour chacune son rôle précis sur le continent.

liste des institutions

Institutions du système des Nations unies directement liées à l’Afrique

  1. Commission économique pour l’Afrique (CEA / ECA)
    Organe régional de l’ONU chargé de l’appui aux politiques économiques africaines, de l’intégration régionale, de l’industrialisation, du numérique et de la ZLECAf.
  2. Bureau du Conseiller spécial pour l’Afrique
    Interface stratégique entre l’ONU, les États africains et les partenaires internationaux pour la coordination des priorités du continent.
  3. Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED)
    Acteur clé pour les politiques commerciales africaines, l’économie numérique, l’investissement, la dette et la transformation structurelle.
  4. Centre du commerce international (ITC)
    Soutien direct aux PME africaines, à l’export, à l’entrepreneuriat, aux startups et à l’intégration dans les chaînes de valeur mondiales.
  5. Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA)
    Intervient massivement en Afrique sur la démographie, la santé reproductive, les données populationnelles et les politiques sociales.
  6. Programme des Nations unies pour les établissements humains (ONU-Habitat)
    Acteur central des politiques urbaines africaines, des villes intelligentes, de l’urbanisation durable et de la gouvernance locale.
  7. Université des Nations unies (UNU)
    Formation, recherche appliquée et renforcement des capacités, notamment en Afrique sur le numérique, la gouvernance et le développement durable.
  8. Bureau du Conseiller spécial pour les enfants et les conflits armés
    Très actif en Afrique, continent le plus concerné par les conflits armés suivis par l’ONU.
  9. Bureau du Représentant spécial sur la violence sexuelle en conflit
    Présent sur plusieurs théâtres africains, avec des programmes de prévention, de suivi et de justice transitionnelle.
  10. Bureau du Représentant spécial sur la violence contre les enfants
    Actions ciblées en Afrique sur la protection de l’enfance dans les contextes de crise et de post-conflit.

Institutions climatiques et environnementales cruciales pour l’Afrique

  1. Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC)
    Cadre central pour l’accès de l’Afrique aux financements climatiques, à l’adaptation et aux mécanismes de transition énergétique.
  2. Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC / IPCC)
    Production de données scientifiques utilisées par les États africains pour leurs politiques climatiques et agricoles.
  3. Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES)
    Essentielle pour les politiques de biodiversité, de ressources naturelles et d’agriculture durable en Afrique.
  4. Union internationale pour la conservation de la nature (UICN)
    Très présente en Afrique sur les aires protégées, la biodiversité, la gestion des ressources et les projets environnementaux.
  5. Organisation internationale des bois tropicaux (ITTO)
    Lien direct avec plusieurs pays africains producteurs de bois tropical et les politiques forestières.

Institutions intergouvernementales à impact africain indirect mais structurant

  1. Forum intergouvernemental sur les mines, minéraux, métaux et développement durable
    Important pour les pays africains riches en ressources minières et la gouvernance extractive.
  2. Institut international pour la démocratie et l’assistance électorale (International IDEA)
    Accompagnement des processus électoraux, des institutions démocratiques et de la gouvernance en Afrique.
  3. Organisation internationale du droit du développement (IDLO)
    Travaille sur l’État de droit, la justice, la gouvernance numérique et institutionnelle dans plusieurs pays africains.

Lecture stratégique pour l’Afrique

Le retrait des États-Unis de ces institutions signifie concrètement pour l’Afrique :

  • une réduction potentielle des financements multilatéraux,
  • un affaiblissement de l’expertise technique internationale,
  • une recomposition des rapports de force au sein du système onusien,
  • mais aussi une opportunité de renforcer les mécanismes africains et la souveraineté institutionnelle du continent.

Sénégal : Les contenus numériques bientôt régulés au même titre que les médias traditionnels

[DIGITAL Business Africa] – Un nouveau régulateur du paysage numérique au Sénégal est en gestation. Le Conseil national de Régulation des Médias (CNRM), c’est son nom. Le gouvernement a adopté, ce 7 janvier 2026 en Conseil des ministres, le projet de loi portant création du CNRM. Il devrait remplacer le Conseil national de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA), qui était jusqu’ici chargé de garder un œil sur les médias traditionnels.

Le CNRA avait été créé en 2006. Il régulait principalement la radio et la télévision. Ce qui ne permettait pas de prendre en charge la régulation des médias numériques et des plateformes web. Le nouveau régulateur CNRM va donc étendre son champ d’action aux médias en ligne, aux plateformes numériques et aux créateurs de contenus.

Le projet piloté par la Direction de la communication vise à adapter le cadre juridique à la révolution numérique. Le CNRM devrait couvrir non seulement la radio et la télévision, mais également les médias en ligne, les réseaux sociaux ainsi que les plateformes numériques de diffusion.

Sur son compte X, Habibou Dia, directeur de la Communication au ministère de la Communication, a détaillé les contours de cette refonte.

« Le CNRM permet d’adapter la régulation à cette nouvelle réalité, en couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur de l’information et de la communication », a-t-il expliqué.

Il a également insisté sur la responsabilité des influenceurs et créateurs de contenus : « Lorsqu’ils participent à l’espace public de l’information, ils doivent être soumis à des principes de responsabilité, au même titre que les médias traditionnels, dans le respect des libertés fondamentales ».

Le projet de loi instituant le CNRM avait été présenté à l’Assemblée nationale début décembre 2025 par le ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, Alioune Sall.

Lors des discussions relatives au budget de son département, Alioune Sall avait expliqué que cette nouvelle structure devrait couvrir non seulement la radio et la télévision, mais également les médias en ligne, les réseaux sociaux ainsi que les plateformes numériques de diffusion.

Le projet de loi instituant le CNRM sera soumis à l’Assemblée nationale pour examen et adoption définitive.

Par Jean Materne Zambo

Mobile : Utilisateurs de WhatsApp bannis de la plateforme « sans raison », voici les causes et la solution

[DIGITAL Business Africa] – Des indésirables sur le réseau social WhatsApp. Le problème persiste. Depuis un moment, plusieurs utilisateurs s’en plaignent et ne savent à quel saint se vouer. À Yaoundé, ce 05 janvier 2026, nous avons rencontré Armel Etoa, professeur de lycée. L’air abattu, il regrette de ne plus pouvoir interagir sur WhatsApp avec ses collègues et élèves depuis un certain temps.

« Un jour, je me suis retrouvé avec mon compte WhatsApp suspendu, des messages bloqués. Bref, mon WhatsApp donnait l’impression d’avoir planté.

J’ai désinstallé cette version pour en installer une autre. Mais le problème n’a pas été résolu. Je m’en suis donc remis à celui qui m’a vendu le téléphone. Il m’a expliqué que c’est un problème que rencontrent tous les numéros de série de la marque que j’utilise. Il m’a proposé un autre téléphone… »

Après une enquête auprès de plusieurs passionnés du mobile, nous constatons effectivement que des téléphones Android  seraient la cause du désagrément.

Voici quelques raisons fréquentes évoquées :

– Appareil utilisant une ROM personnalisée non certifiée

– Installation d’une version APK non officielle ou modifiée

– Android rooté ou détecté comme “non sécurisé”

– Certaines marques low-cost sont blacklistées automatiquement par WhatsApp

– Téléphone détecté comme émettant du “spam” ou des connexions suspectes

Conséquence : compte bloqué, fonctionnalités désactivées, bannissement temporaire ou définitif.

Sur internet, nous avons exploré les solutions pour contourner le bannissement sans toutefois changer de terminal. Et à chaque fois, il est recommandé de transformer son Android en “iPhone” virtuel. Pas de crainte. Il ne s’agit pas de changer de téléphone, mais de modifier l’empreinte système pour que ton Android soit reconnu comme un iPhone.

ÉTAPES POUR FAIRE RESSEMBLER TON ANDROID À UN IPHONE

1. Installer un Launcher iOS

– Aller sur Play Store.

– Rechercher “Launcher iOS 17″ (ou iOS 16 Launcher”).

– Installer l’application

Résultat : L’ interface devient visuellement identique à un iPhone (même centre de contrôle, icônes, transitions).

2. Changer l’ID appareil (sans root)

– Installer l’appli Device ID Changer [Non-Root] depuis un site fiable (APKPure, Aptoide).

– Ouvrir → Accorder autorisations.

– Modifier le model

– Exemple :

– Manufacturer : Apple

– Model : iPhone 13 Pro

– Device : iPhone13,3

Par Jean Materne Zambo

Pr Philémon Zoo Zame : « Avec ces plateformes QoS, l’ART va faire respecter les cahiers de charges des opérateurs »

[DIGITAL Business Africa] – Le Projet d’Accélération de la Transformation Numérique au Cameroun (PATNUC) a officiellement rétrocédé, ce mardi 6 janvier 2026, deux plateformes de contrôle de la qualité de service (QoS) des réseaux de communications électroniques à l’Agence de régulation des télécommunications (ART), lors d’une cérémonie organisée à l’immeuble Platinum, siège de l’ART à Yaoundé.

Présidée par la ministre des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng, cette cérémonie marque une étape importante dans le renforcement des capacités techniques du régulateur. Elle s’est tenue en présence du coordonnateur national du PATNUC, Dr Fuaye Kenji Winfred Mfuh, d’un représentant de la Banque mondiale, partenaire du projet, du top management de l’ART, ainsi que de responsables institutionnels et de représentants de la presse.

 

Une acquisition stratégique au cœur de la transformation numérique

Prenant la parole, le coordonnateur national du PATNUC, Dr Fuaye Kenji Winfred Mfuh, a présenté la rétrocession comme l’aboutissement d’un processus structurant pour la transformation numérique du pays. « Cette cérémonie marque l’aboutissement du processus de passation des marchés publics ayant permis l’acquisition d’une plateforme de pointe dédiée à la mesure et au suivi de la qualité de service », a-t-il déclaré.

Selon lui, l’acquisition couvre la fourniture, l’installation et la mise en service de deux plateformes offrant « une solution évolutive, modulaire et robuste pour la collecte et l’analyse des données relatives à la couverture et à la qualité de service des réseaux 2G, 3G, 4G et 5G », avec une ouverture vers les technologies émergentes, « notamment celles basées sur les satellites en orbite basse ».

Des outils techniques complets et immédiatement opérationnels

Dans le détail, Dr Fuaye Kenji Winfred Mfuh précise que « la solution comprend les équipements de mesure nécessaires, les outils de tests sur le terrain (drive tests) ainsi que les logiciels associés ». Elle intègre également « une suite logicielle de post-traitement, d’analyse et de reporting de la qualité de service des réseaux, une infrastructure centralisée, ainsi que les licences et ressources informatiques requises ».

Le coordonnateur du PATNUC a insisté sur la dimension opérationnelle du dispositif : « Les équipes ont été formées à l’utilisation de ces équipements et sont désormais prêtes à être déployées sur le terrain », a-t-il assuré, indiquant que « l’un des premiers usages majeurs de cette solution sera le suivi de la qualité de service dans les sites où ils seront déployés ». L’acquisition inclut par ailleurs une année d’assistance technique.

Un levier pour répondre à la problématique persistante de la qualité de service

Pour le coordonnateur du PATNUC, l’impact attendu va bien au-delà du renforcement matériel.

« Nous sommes convaincus que ces investissements renforceront significativement les capacités opérationnelles du régulateur et constitueront un levier déterminant pour répondre au problème récurrent de la mauvaise qualité de service », a-t-il déclaré.

Ces outils doivent également « améliorer la planification du spectre et préparer le régulateur aux enjeux de la 5G et de la fourniture d’accès Internet via les satellites en orbite basse ».

L’ART s’engage à une utilisation rigoureuse des plateformes

Dans son discours, le directeur général de l’ART, Pr Philémon Zoo Zame, a salué une avancée majeure pour l’institution. « L’acquisition des deux plateformes de contrôle de la qualité de service, financée dans le cadre du PATNUC, est un geste fort que nous saluons avec déférence. Ces équipements de pointe viennent répondre à un besoin crucial », a-t-il déclaré.

Dans un marché marqué par une exigence croissante des consommateurs, ces outils permettront, selon lui, « de renforcer les capacités de la régulation, le contrôle et le suivi des activités des opérateurs ». « Grâce à cette rétrocession, nous pourrons faire un saut qualitatif dans l’exécution de notre mission régalienne de régulation, contrôle et suivi des activités des opérateurs au Cameroun », a-t-il ajouté.

Des engagements fermes face aux attentes des usagers

Face à la ministre, le DG de l’ART a pris des engagements clairs. « Nous mesurons pleinement la valeur et l’importance stratégique de ce matériel », a-t-il affirmé, s’engageant fermement à ce que les plateformes soient utilisées « de manière optimale et rigoureuse », déployées pour garantir le respect des cahiers de charges par les opérateurs télécoms, et maintenues durablement afin de répondre à « l’ambition du Chef de l’État de faire du Cameroun une nation numérique émergente ».

Il a également reconnu que la qualité de service demeure un défi majeur, annonçant notamment « l’audit de la fibre optique », dont les résultats devront permettre à l’ART de formuler des propositions pertinentes en réponse aux attentes des consommateurs.

Pour la ministre, la QoS est devenue un indicateur stratégique

De son côté, Minette Libom Li Likeng a replacé la rétrocession dans un contexte de transformation accélérée des usages numériques. « Aujourd’hui, avec l’essor fulgurant du numérique, la diversification des usages et l’accroissement constant des attentes des consommateurs, la qualité de service s’impose plus que jamais comme un indicateur stratégique », a-t-elle souligné.

Selon la ministre, la QoS n’est plus seulement une exigence technique appliquée aux réseaux par les opérateurs, mais un paramètre déterminant pour « la confiance des usagers, la compétitivité des acteurs du marché et la crédibilité de l’action publique en matière de régulation ».

Vers une régulation fondée sur des données objectives et transparentes

Dans un environnement marqué par la convergence des réseaux et l’exigence accrue de transparence, la ministre a insisté sur la nécessité de disposer de données « objectives, exhaustives et vérifiables ». Ces données constituent désormais, selon elle, « le socle d’une régulation moderne, crédible et fondée sur les faits ».

C’est précisément dans cette logique que s’inscrit la rétrocession des plateformes de contrôle de la QoS. Elles permettront au régulateur de « collecter, analyser et exploiter, en toute autonomie, des données fiables et harmonisées sur la performance réelle des réseaux », offrant ainsi à l’ensemble de l’écosystème une meilleure visibilité sur la qualité des services fournis.

Un enjeu central pour la crédibilité du secteur numérique

Opérationnel depuis mars 2023, le PATNUC vise à accélérer la transition digitale du Cameroun à travers le renforcement des infrastructures, l’inclusion numérique, la modernisation des services publics et le développement d’un écosystème innovant. La rétrocession de ces plateformes de contrôle de la qualité de service s’inscrit dans cette ambition.

Pour l’ART, l’enjeu est désormais de transformer ce renforcement technique en résultats concrets et perceptibles par les usagers, dans un contexte où la qualité de service demeure l’un des sujets les plus sensibles du débat public sur les communications électroniques au Cameroun.

Par Digital Business Africa

Connectivité universelle : le Sénégal explore la voie satellitaire pour élargir l’accès à Internet

[Digital Business Africa] – Malgré des progrès notables dans le déploiement des réseaux mobiles, l’accès effectif à l’internet haut débit reste encore limité au Sénégal. Alors que la 4G couvre environ 97 % de la population et que la 5G se développe progressivement dans les grandes agglomérations, seuls 8,16 millions de Sénégalais, sur près de 18 millions d’habitants, utilisent aujourd’hui l’internet mobile haut débit.

C’est dans ce contexte que les autorités sénégalaises envisagent de nouvelles solutions complémentaires aux infrastructures existantes. Lors de son message à la nation, le 31 décembre 2025, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a annoncé le lancement, à partir de 2026, d’un programme de déploiement d’antennes satellitaires. Cette initiative vise à offrir un accès gratuit à Internet à près d’un million de personnes, en priorité dans les zones rurales et les quartiers périphériques encore insuffisamment couverts par les réseaux terrestres.

Selon la GSMA, l’Association mondiale des opérateurs mobiles, le Sénégal figure parmi les pays les mieux couverts de la sous-région en matière de réseaux mobiles. Le pays compte environ 9,9 millions d’utilisateurs de services mobiles, soit 52 % de la population. Toutefois, la couverture ne se traduit pas toujours par un usage effectif. Le coût des services, la qualité de la connexion et les contraintes d’accès dans certaines zones continuent de limiter l’adoption du haut débit mobile.

Le satellite comme solution complémentaire

L’extension de la fibre optique à l’ensemble du territoire national demeure un projet complexe, nécessitant des investissements importants et des délais conséquents. Dans ce contexte, les solutions satellitaires de nouvelle génération, notamment celles reposant sur des constellations en orbite basse, apparaissent comme une alternative complémentaire. Elles offrent la possibilité d’une mise en service plus rapide, y compris dans les zones difficiles d’accès. Si les modalités d’utilisation des antennes annoncées n’ont pas encore été précisées, leur potentiel dépasse le simple accès à Internet.

Des bénéfices attendus dans plusieurs secteurs

Dans le domaine de l’éducation, une meilleure connectivité pourrait faciliter l’accès aux ressources pédagogiques en ligne, encourager les cours à distance et réduire les inégalités entre établissements urbains et ruraux. Pour les élèves et étudiants, l’internet devient un appui important à la continuité des apprentissages.

Dans le secteur de la santé, l’internet satellitaire pourrait soutenir le développement de la télémédecine, favoriser les échanges entre structures sanitaires et améliorer le suivi des patients, notamment dans les zones enclavées. Il constitue également un outil utile pour la formation continue du personnel soignant et la gestion des situations d’urgence.

Sur le plan économique, l’accès à Internet représente une opportunité pour les petits entrepreneurs, commerçants et agriculteurs, en facilitant l’accès à l’information, aux paiements numériques et aux marchés en ligne. Pour l’administration, cette connectivité renforcée peut contribuer à accélérer la dématérialisation des services publics et à rapprocher les citoyens des démarches administratives.

À travers cette approche, le Sénégal entend compléter ses infrastructures existantes et progresser vers une connectivité plus inclusive. Le recours au satellite s’inscrit ainsi comme un levier supplémentaire pour accompagner le développement des usages numériques et renforcer l’intégration des populations encore peu connectées, à l’horizon 2026.

Par Loïc SOUOP

Mali : La semaine du numérique lancée et placée sous le signe de l’e-gouvernement

[DIGITAL Business Africa] – La Semaine du Numérique est officiellement sur les rails. Alhamdou Ag Ilyène, ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration (MCENMA) , a présidé ce 6 janvier 2026 la conférence de presse annonçant le lancement officiel de la troisième édition de l’événement.

Cette édition maintenue au titre de l’année 2025, se tiendra exceptionnellement du 29 au 31 janvier 2026, en raison d’un agenda institutionnel particulièrement chargé en fin d’année, selon le MCENMA.

Placée sous le thème « Le e-gouvernement à l’ère de l’intelligence artificielle : opportunités et défis pour la culture », cette édition connaîtra la participation du Burkina Faso et du Niger, pays invités d’honneur, dans le cadre de la dynamique de la Confédération des États du Sahel encore appelée Alliance des États du Sahel (AES). Une coopération qui vise l’harmonisation des politiques numériques, la convergence des stratégies d’e-gouvernement et le partage d’expériences en matière d’IA, de cybersécurité et d’identité numérique.

L’initiative du gouvernement malien s’inscrit dans la volonté des autorités maliennes de faire du numérique un levier stratégique de souveraineté, de modernisation de l’administration et de résilience face aux défis contemporains.

le ministre Alhamdou Ag Ilyène a exhorté la jeunesse, les innovateurs et le secteur privé à faire de cette troisième édition de la Semaine du Numérique un temps fort de mobilisation collective pour bâtir un Mali numérique souverain, inclusif et tourné vers l’avenir.

Au programme, un panel ministériel inaugural réunissant les ministres en charge du numérique des trois pays, ainsi que plusieurs panels thématiques consacrés à l’intelligence artificielle, aux services publics numériques, à la création artistique, au financement des TIC et à l’identité numérique.

Les participants vivront aussi un concours national d’innovation numérique viendra également valoriser les startups, les porteurs de projets et les services de l’administration.

Par Jean Materne Zambo, source: MCENMA

Tchad : L’ ADETIC, membre chargé des TIC à l’UIT, c’est officiel !

[DIGITAL Business Africa] – Le Tchad entre au Panthéon de l’Union internationale des télécommunications. Ce mardi 6 janvier 2026, le directeur général de l’Agence de Développement des Technologies de l’Information et de la Communication (ADETIC), Adoum Djimet Saboun, a annoncé, à travers un communiqué, l’adhésion officielle de l’Agence de Développement des Technologies de l’Information et de la Communication au sein de l’ UIT.

L’ADETIC siège désormais au sein de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT), institution spécialisée des Nations unies en charge des TIC en qualité de membre du Secteur du Bureau de Développement des Télécommunications (UIT-D).

Selon l’ADETIC, cette promotion constitue une avancée stratégique majeure pour la mise en œuvre de la politique nationale de transformation numérique. Elle permet à l’Agence de renforcer ses capacités techniques, d’accéder à un réseau international de partenaires et de bénéficier de l’expertise et des meilleures pratiques en matière de développement des télécommunications.

L’ADETIC intègre une plateforme mondiale regroupant 194 États membres et plus de 1000 entités du secteur privé, universitaire et d’organisations internationales. L’Agence réaffirme ainsi son engagement à œuvrer pour un accès universel, équitable et de qualité aux services de communication et d’information, conformément à la vision portée par la stratégie nationale « Tchad Connexion 2030 ». transformation numérique, UIT, ADETIC, Adoum Djimet Saboun, TIC

Il s’agit d’un plan structurant et ambitieux pour accélérer la transformation économique et sociale du pays, attirer les investissements étrangers et faire du Tchad un modèle de développement inclusif et durable en Afrique.

Le plan repose sur quatre piliers :

INFRASTRUCTURES

L’investissement dans les infrastructures stratégiques essentielles, à même de déclencher la dynamique de développement.

POLITIQUES PUBLIQUES

Le renforcement des politiques sociales et des services publics, au service du développement du capital humain du pays et de l’inclusion sociale.

DIVERSIFICATION

La diversification au service du développement économique et industriel et de la pleine exploitation du potentiel du pays.

ECOSYSTEME BUSINESS

L’amélioration significative de l’environnement des affaires afin d’attirer les investissements privés et étrangers, et la poursuite des réformes enclenchées ces dernières années.

Par Jean Materne Zambo, sources : ADETIC, tchadconnexion230.td

RD Congo : Le 1er Master en Droit du numérique lancé pour former des juristes dans des domaines tels que la cybersécurité

[DIGITAL Business Africa] – L’université protestante de Lubumbashi (Sud-Est du pays) aura bientôt sa première cuvée de diplômés en droit du numérique. Le premier Master en Droit du Numérique en République démocratique du Congo a été officiellement lancé ce 3 janvier 2026. C’était lors d’une conférence inaugurale tenue par Brozeck Kandolo.

L’initiateur de ce premier Master en RDC ne doute pas un seul instant de l’importance stratégique de cette discipline dont le but est d’encadrer l’innovation, prévenir les risques liés aux usages numériques et renforcer la confiance dans les services digitaux.

« Le master en Droit du numérique organisé à l’Université protestante de Lubumbashi ambitionne de former des juristes spécialisés capables d’intervenir sur des thématiques majeures telles que la protection des données personnelles, la cybersécurité, le commerce électronique, la régulation des plateformes numériques, ainsi que la gouvernance du numérique en Afrique », a déclaré Brozeck Kandolo, président de la plateforme scientifique Droit numérique.cd.

En clair, la formation confère la maîtrise des aspects juridiques du numérique (données personnelles, cybercriminalité, plateformes en ligne, IA, etc.) tout en comprenant les aspects techniques.

À en croire le promoteur de Droit numérique.cd, Brozeck Kandolo, cette formation se positionne comme une réponse académique et professionnelle aux besoins croissants de sécurité juridique dans l’écosystème numérique congolais. Ce programme bénéficie du soutien du Professeur Junior Mumbala, doyen de ladite faculté, et sous le parrainage du Professeur Kodjo Ndukuma.

Le Master s’étalera sur deux années et ambitionne de former une nouvelle génération de juristes congolais spécialisés dans les questions juridiques liées au numérique : gouvernance des données personnelles, régulation des plateformes, droit de l’intelligence artificielle, cybersécurité, propriété intellectuelle dans l’environnement numérique, entre autres.

Ailleurs comme en France, ces formations, proposées par de nombreuses universités françaises (Lyon 3, Lille, Caen, Assas, etc.) et souvent accessibles après une licence en droit, combinent droit théorique et compétences pratiques pour répondre aux défis de la société numérique.

Par Jean Materne Zambo, source : Droitnumerique.cd

 

Burundi : Les prémices de la monétisation des œuvres numériques [ voici comment gagner de l’argent sur les réseaux sociaux en Afrique]

[DIGITAL Business Africa] – L’une des mesures d’urgence dans le secteur du numérique en 2026 serait sans doute la monétisation au Burundi. Oui, les créateurs de contenus burundais pourront monétiser légalement leurs œuvres.

Le ministre de la Communication et des Médias, Gabby Bugaga, a reçu le 30 décembre 2025 en audience une délégation composée de représentants de la Banque de la République du Burundi (BRB), de l’Agence de Développement du Burundi (ADB), de l’Office Burundais des Recettes (OBR) ainsi que de la plateforme Leaper spécialisée dans la monétisation des contenus numériques.

Cette audience a permis de discuter sur les différentes étapes à suivre pour réussir ce projet. Les parties prenantes ont abordé les différentes étapes techniques, réglementaires et financières nécessaires à la mise en œuvre effective de cette initiative, notamment les mécanismes de paiement, le cadre fiscal, la régulation du secteur ainsi que la sécurisation des transactions numériques.

Selon les autorités, cette initiative s’inscrit dans la vision du Gouvernement du Burundi de développer l’économie numérique, de soutenir l’innovation et de créer de nouvelles opportunités de revenus pour les créateurs de contenus et les acteurs du numérique.

Elle s’inscrit dans un cadre législatif déjà amorcé par une ordonnance ministérielle ayant pris effet le 1ᵉʳ juillet 2025, soumettant les revenus des créateurs de contenus à la législation fiscale en vigueur. L’engagement a été pris par les différents acteurs de travailler en synergie afin de mettre en place un environnement favorable, inclusif et durable.

 

Monétisation en Afrique

 

Selon des médias sociaux spécialisés tels que YouTube, Wikipédia, Stripe et The Societies.media, la monétisation des contenus signifie transformer la création de contenu (articles, vidéos, podcasts, etc.) en une source de revenus. L’on peut utiliser des méthodes comme la publicité (AdSense), les abonnements payants (paywall, Patreon), le marketing d’affiliation, les dons, ou la vente de produits dérivés, pour valoriser l’audience et l’expertise acquises.

Lance Witten, rédacteur en chef à IOL a déclaré qu’il est important pour les publications d’actualités de rencontrer les jeunes publics sur les plateformes qu’ils utilisent régulièrement, par exemple TikTok.

« Chez IOL, nous avons pour mission de TikTokifier nos flux d’informations, nous diffusons du contenu que le public aime sur une plateforme qu’il apprécie et sur un support qu’il est le plus susceptible de consommer », a déclaré Witten.

Kobus Louwrens et Ivor Price, cofondateur de Food for Mzansi Group.Food for Mzansi est une publication sud-africaine qui se concentre sur le secteur de l’agriculture et vise principalement un public jeune. Selon Louwrens, la publication a construit son public en s’établissant comme une publication accessible, une source d’information fiable qui entretient de solides relations avec la communauté.

Food for Mzanzi, de l’avis de Kobus Louwrens, s’est créé un nouveau public, contrairement aux publications sur la santé qui ne ciblent toujours qu’une certaine partie de la population.

Par Jean Materne Zambo, source: jamlab.africa

Fibre optique : Solidarité historique entre opérateurs du Congo pour pallier l’incident sur le câble sous-marin WACS

[DIGITAL Business Africa] – L’année 2026 commence mal pour les pays raccordés au West Africa Cable System (WACS). Le câble a subi un incident international le 2 janvier 2025, occasionnant des perturbations en République du Congo et dans les pays voisins.

Le câble sous-marin WACS est l’un des principaux liens qui connectent le Congo à l’Internet international. Lorsqu’il est touché, cela peut provoquer des perturbations de connexion dans le pays.

Les opérateurs du Congo ont mis sur pied une stratégie pour un retour à la normale. Certains experts des télécommunications et acteurs du secteur saluent une évolution stratégique intéressante par rapport aux incidents précédents.

MTN CONGO et AIRTEL CONGO B tentent de stabiliser le trafic en optimisant les capacités restantes. Cette mutualisation d’actions, jamais observée par la passé, d’après plusieurs  experts, repose sur les accords de partage d’infrastructures et de mutualisation de la bande passante encouragés par l’ARPCE Congo.

Congo Telecom annonce avoir préservé la connexion internet grâce à ses capacités de secours, avec possibles ralentissements aux heures de pointe.

« Malgré la complexité de cette panne internationale, le réseau Congo Telecom demeure fonctionnel. La mise en œuvre de notre stratégie de redondance, via le basculement sur nos capacités de secours, permet d’assurer la continuité de la connectivité Internet sur l’ensemble du territoire, bien que des ralentissements puissent être observés aux heures de forte affluence », indique l’opérateur des télécommunications congolais.

Congo Telecom précise qu’il reste en coordination permanente avec les équipes techniques internationales et ne manquera pas de tenir informés sa clientèle de l’issue des travaux.

Narcisse Kiouari, passionné de communication, a donné son avis sur l’incident.

« Cet incident est une nouvelle preuve que l’investissement dans la diversité des infrastructures est la seule voie pour un pays connecté en permanence. Courage aux équipes techniques locales et internationales qui travaillent d’arrache-pied pour un retour à la normale ! »

Il ajoute que malgré les avancées (5G, fibre fibre optique nationale), l’indépendance aux câbles sous-marins reste un point de vulnérabilité.

Par Jean Materne Zambo

 

 

Côte d’Ivoire : 163 jeunes certifiés dans 7 métiers stratégiques du numérique

[DIGITAL Business Africa] – Le champ professionnel ivoirien s’enrichit de nouvelles graines. 163 jeunes ont reçu des certificats de qualification professionnelle au cours d’une cérémonie présidée ce 30 décembre 2025 par le ministre de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage, N’Guessan Koffi.

Ces 163 auditeurs de la première cohorte du Projet Pilote de Formation-Insertion aux Métiers des Technologies de l’Information et de la Communication ont été formés dans sept métiers stratégiques du numérique. Notamment le développement d’applications, l’analyse de données, la cybersécurité, le Web, l’infographie, le community management et la bureautique professionnelle.

L’objectif du gouvernement, selon le ministre Koffi, est de relever le taux global d’insertion d’ici la fin du 1ᵉʳ trimestre 2026.

“Notre ambition est de porter le taux global d’insertion dans le cadre de ce projet à plus de 80 % d’ici la fin du premier trimestre 2026, en combinant emploi salarié et auto-emploi”, a affirmé le ministre N’Guessan Koffi.

Cette première session de formation, qui s’est déroulée de novembre 2024 à novembre 2025, a tout de même porté des fruits que le ministre Koffi ne se cache pas de savourer.

« Je me réjouis d’indiquer qu’à l’étape de la certification, plus de 98 % des auditeurs sont en stage qualifiant, et qu’environ 40 % d’entre eux se trouvent déjà dans une situation professionnelle favorable, matérialisée par des contrats à durée déterminée, des contrats à durée indéterminée ou des contrats de consultance », a-t-il dit.

Bakagna Jeanne Glawdys, porte-parole des auditeurs, a traduit ses remerciements au gouvernement, partant au ministre N’Guessan Koffi pour cette opportunité.

« Aujourd’hui, nous pouvons dire que nous avons réussi. Nous avons acquis des compétences solides. Nous sommes prêts à affronter les défis du marché du travail et à contribuer à la croissance de notre pays », a-t-elle soutenu.

Delphin Asséké, titulaire d’un Brevet de Technicien supérieur en Réseau informatique et Télécoms vient d’avoir un CQP en cybersécurité :

« J’ai beaucoup appris à travers cette formation en cybersécurité, notamment tout ce qui concerne les techniques de traque des cybercriminels. Je me sens prêt à affronter le marché du travail ».

Ce succès, le ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle et de l’Apprentissage le doit aux partenaires du METFPA, de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte d’Ivoire et des entreprises GOMYCODE, SAH ANALYTICS, Siata Sakanoko, Coordonnatrice du Projet etc.

Ces formations ont été alliées au cours théoriques, ateliers pratiques, stages professionnels et projets concrets, conformément aux standards du Certificat de Qualification Professionnelle institué par l’État, a noté le patron du METFPA.

Le Projet Pilote de Formation-Insertion aux Métiers des Technologies de l’Information et de la Communication est mis en œuvre dans le cadre du Programme de l’École de la Deuxième Chance (E2C).

Par Jean Materne Zambo, source : METPA

De la vision à l’action : 2026, l’année numérique du Cameroun ?

[Digital Business Africa] – Dans l’édition du 30 décembre 2025 de Cameroon Tribune, je plaide pour un soutien concret aux startups locales, une cybersécurité renforcée, des services publics totalement numérisés et accessibles, ainsi qu’une gouvernance transparente des données personnelles, avec la mise en place effective de l’Autorité nationale de protection des données à caractère personnel.

Mon vœu : voir les engagements du Chef de l’État durant la campagne électorale de 2025 se transformer en leviers de croissance réels pour nos génies locaux.

Mon espoir : voir émerger un réel écosystème numérique inclusif, innovant et réellement utile à tous.

C’est donc avec une grande attention que j’ai accueilli le message à la nation du chef de l’État, S.E. Paul Biya, le soir du 31 décembre 2025. En annonçant une provision de 50 milliards de FCFA dans le budget 2026 pour le financement des projets portés par les jeunes, le Président apporte un début de réponse concret à nos attentes.

On ne va pas se mentir : avec cette annonce au début de ce septennat de la “Grandeur” et de l’Espérance, nous comptons bien solliciter et bénéficier (en Grandeur) de ce levier pour faire avancer nos projets, tels que le salon E-Gov’A ou encore Digital Business Africa. Projets dont l’objectif est clair : participer activement à la transformation digitale et à la modernisation de notre société.

Ce qu’il faut retenir des promesses présidentielles pour notre écosystème numérique :

  • Une attention accrue au développement du numérique.
  • Le déploiement du Plan spécial de promotion de l’emploi des jeunes.
  • 50 milliards de FCFA mobilisés pour transformer l’innovation en réussite économique.

Cette volonté politique rejoint donc parfaitement la mission que nous portons avec passion depuis 15 ans chez Digital Business Africa.

Depuis une décennie et demie, nous parcourons le Cameroun et le continent pour :

  • Sensibiliser les gouvernements et les entreprises aux enjeux de la transformation digitale.
  • Inspirer les talents africains en mettant en lumière les réussites technologiques locales.
  • Tracer les voies de l’innovation numérique à travers des analyses stratégiques qui font aujourd’hui autorité, non seulement au Cameroun, mais aussi dans toute l’Afrique.

Notre expertise est le fruit d’un engagement constant en faveur d’une Afrique connectée, souveraine et compétitive.

Le Salon E-Gov’A : faire converger les moyens et les ambitions

Cette année, avec l’association Smart Click Africa, nous donnons un coup d’accélérateur à cette vision en organisant E-Gov’A (E-Gov Africa Summit, Expo & Awards), le salon de l’e-Gov et de l’innovation digitale en Afrique, du 14 au 16 mai 2026 à Yaoundé. Ce sera sous le haut patronage du ministère des Postes et Télécommunications.

Beaugas et minette Libom Li Likeng

Le thème retenu est au cœur des enjeux actuels : « Intelligence artificielle et e-gouvernance : bâtir des services publics efficaces dans une Afrique cashless et paperless »

Dans la foulée des annonces présidentielles, E-Gov’A se présente comme la plateforme opérationnelle idéale pour canaliser ces nouvelles ressources vers les projets les plus structurants.

Nous sommes convaincus que la synergie entre les pouvoirs publics et des initiatives comme la nôtre — qui œuvrent pour la dématérialisation, l’innovation digitale et la promotion du génie local — sera le facteur déterminant pour transformer cette enveloppe budgétaire en un impact réel et durable pour tous les Camerounais.

Beaugas et minette Libom Li Likeng 2

C’est une opportunité unique pour nos startups de démontrer leur savoir-faire et d’accompagner le gouvernement dans la concrétisation de ses grandes ambitions de modernisation et de dématérialisation.

Le temps de la concrétisation

Le Président l’a réitéré avec force dans son message : « L’amélioration de la situation des femmes et des jeunes sera au centre de mes priorités, tel que je m’y suis engagé ».

Dès lors, soutenir E-Gov’A, Smart Click Africa et Digital Business Africa — tous portés par des jeunes camerounais engagés depuis 15 ans — c’est tout simplement donner corps à cette vision présidentielle. C’est transformer une promesse en un impact mesurable pour la modernisation de notre société.

L’avenir commence maintenant. À nous — pouvoirs publics, acteurs privés et innovateurs — de veiller à ce que cette dotation devienne un moteur durable de transformation digitale et non une parenthèse sans lendemain.

Ensemble, faisons du numérique le moteur de notre émergence.

Bonne et heureuse année 2026./.

Par Beaugas Orain Djoyum, DG d’ICT Media Strategies et directeur de publication de Digital Business Africa

 

Mes attentes exprimées dans Cameroon Tribune du 31 décembre 2025

« Un soutien concret aux startups locales »

“Lors de la campagne électorale en vue de l’élection présidentielle, le président Paul Biya a promis de faciliter la création de solutions numériques locales répondant aux besoins locaux, ainsi que de soutenir les start-up locales. En 2026, j’attends donc du gouvernement un soutien concret aux startups locales, une cybersécurité renforcée, des services publics totalement numérisés et accessibles, ainsi qu’une gouvernance transparente des données. Avec notamment la mise en place de l’Autorité nationale de protection des données à caractère personnel. L’objectif est la mise en place d’un écosystème numérique inclusif, innovant et utile à tous.”

 

Extraits du discours du président Paul Biya du 31 décembre 2025 :

Cameroun Pour 2026, Paul Biya mise sur le numérique et débloque 50 milliards de FCFA

“Nous accorderons parallèlement une attention encore plus soutenue au développement du numérique, au renforcement de notre tissu industriel, à la transformation agroalimentaire et à l’assainissement du climat des affaires.”

“Je voudrais vous redire, que l’amélioration de la situation des femmes et des jeunes sera au centre de mes priorités, tel que je m’y suis engagé.”

“Le Gouvernement, sous mon autorité, veillera à la mise en œuvre effective du Plan spécial de promotion de l’emploi des jeunes, dont les lignes directrices ont été présentées lors de ma prestation de serment.”

“D’ores et déjà, une provision de 50 milliards de francs CFA a été constituée dans le budget de l’État pour l’exercice 2026. Elle est dédiée au financement des premières tranches de projets initiés par les jeunes.”

“Je veillerai également à l’application des mesures visant à améliorer la promotion des femmes et à garantir une plus grande participation des jeunes dans la gestion des affaires publiques.”

Cameroun : Pour 2026, Paul Biya mise sur le numérique et débloque 50 milliards de FCFA pour l’entrepreneuriat des jeunes

[Digital Business Africa] – Dans son traditionnel message à la Nation du 31 décembre 2025, le président Paul Biya a tracé les grandes lignes économiques de l’année à venir. Entre l’accélération de la transformation digitale et le soutien massif à l’auto-emploi, le chef de l’État camerounais place l’innovation et la jeunesse au cœur de son nouveau septennat.

Le cap est fixé. Pour l’exercice 2026, le Cameroun entend passer à la vitesse supérieure dans sa stratégie de développement. Au premier rang des priorités énumérées par le président Paul Biya, le numérique s’affirme plus que jamais comme le levier transversal de la croissance nationale.

Le numérique comme moteur de l’émergence 

Fidèle à sa vision de la “SND30“, le Chef de l’État a réitéré son engagement à accorder une “attention encore plus soutenue au développement du numérique”. Cette volonté s’accompagne d’une ambition claire : densifier le tissu industriel et booster la transformation agroalimentaire grâce aux nouvelles technologies.

Pour les acteurs de la Tech camerounaise, ce signal fort laisse présager un renforcement des infrastructures de connectivité et un soutien accru aux startups locales.

50 milliards de FCFA pour booster l’emploi des jeunes

L’annonce phare de ce discours est sans doute la concrétisation financière du Plan spécial de promotion de l’emploi des jeunes. Pour transformer les promesses en actes, le Président a annoncé qu’une provision de 50 milliards de francs CFA a été prévue dans le budget de l’État pour 2026.

“Cette enveloppe est dédiée au financement des premières tranches des projets initiés par les jeunes”, a précisé Paul Biya.

Ce fonds de démarrage constitue une opportunité majeure pour les jeunes entrepreneurs du secteur digital, souvent confrontés au défi du financement de l’amorçage (seed funding).

Inclusion : Les femmes et la gestion publique au centre

Au-delà de l’aspect purement financier, le message présidentiel insiste sur l’aspect inclusif de la gouvernance :

  • Promotion du genre : Une attention particulière sera portée à l’amélioration de la situation des femmes.
  • Participation politique : Le Chef de l’État s’est engagé à garantir une plus grande implication des jeunes dans la gestion des affaires publiques, un signal fort pour le renouvellement de la classe dirigeante.

Un climat des affaires à assainir

Conscient que les investissements ne peuvent prospérer sans un cadre serein, le Président a également promis de veiller à “l’assainissement du climat des affaires”.

Pour Digital Business Africa, cet engagement est crucial pour attirer davantage d’investissements directs étrangers (IDE) dans le secteur des télécoms et de l’économie numérique.

En 2026, le défi du gouvernement sera donc de transformer ces 50 milliards de FCFA en emplois durables et de faire de la “Startup Nation” camerounaise une réalité tangible pour les milliers de jeunes diplômés du pays.

Selon Beaugas Orain DJOYUM, DG d’ICT Media STRATEGIES, le fonds annoncé doit soutenir de manière équitable et juste les meilleurs projets numériques du Cameroun, ainsi que des projets tels qu’E-Gov’A, Smart Click Africa et Digital Business Africa, tous portés par des jeunes camerounais engagés depuis 15 ans. Pour lui, ce sera « tout simplement donner corps à cette vision présidentielle et transformer une promesse en un impact mesurable pour la modernisation et la transformation digitale de la société camerounaise».

Par Digital Business Africa

Coopération : Le Ghana ambitionnne de former 30 000 professionnels de l’IA sur 3 ans

[DIGITAL Business Africa] – Au cours des trois prochaines années, le Ghana compte avoir une ressource humaine qualifiée dans le domaine de l’ IA. 30.000 professionnels devraient renforcer la participation du Ghana à l’écosystème mondial de l’IA et du numérique.

C’est l’une des résolutions prises lors d’une rencontre entre le ministre de la Communication, des Technologies numériques et de l’Innovation, Samuel Nartey George, et une délégation de l’Université de Tokyo a quelques jours du nouvel an (2026).

Le projet est aligné sur le programme « Développement des ressources en IA/Science des données pour la croissance économique de l’Afrique ». Il est mené par le laboratoire Matsuo de l’Université de Tokyo. L’ objectif du programme est de renforcer les capacités africaines en IA en étendant le programme Global Consumer Intelligence sur le continent.

Autres projets stratégiques bientôt déployés au Ghana : le programme de dispensassions et le programme « One Million Coders ».

Le Programme de dispensassions pour le Ghana sera destiné aux étudiants des universités publiques et certaines écoles secondaires sélectionnées. Les participants recevront des certifications liées à l’employabilité et aux compétences numériques pratiques. Les cours se tiendront en anglais et de façon virtuelle c’est-à-dire en ligne.

Pour le programme « One Million Coders » qui vise à former 1 million de jeunes en quatre ans, l’exécutif s’est déjà rapproché de partenaires potentiels comme TikTok, TECHAiDE, Google, Huawei, Microsoft, AWS, Code Racoon. La Banque mondiale estime que 230 millions de métiers en Afrique subsaharienne nécessiteront des compétences numériques d’ici 2030.

D’autres points ont été abordés lors des échanges, notamment le soutien à l’entrepreneuriat en partenariat avec le PNUD et les opportunités d’emploi via des collaborations entre entreprises japonaises et startups locales facilitées par la JICA.

Par Jean Materne Zambo

IA: Meta débourse plus de 2 milliards de dollars pour racheter la startup Manus évaluée à 500 millions de dollars

[DIGITAL Business Africa] – Ce pourrait être une belle pioche pour la pépite Manus. Fondée en 2022 par Xiao Hong, Yichao Peak Ji et Tao Zhang, trois jeunes ingénieurs chinois, et installée à Singapour, la startup a accepté plus de 2 milliards de dollars de Meta. L’acquisition a été annoncée lundi 29 décembre 2025.

Valorisée à 500 millions de dollars selon Bloomberg, elle a passé la barre des 100 millions de dollars de revenus annuels récurrents mi-décembre 2025. Du jamais vu, en si peu de temps. L’objectif de Meta est de rivaliser avec d’autres chatbots conversationnels comme ChatGPT, Gemini et bien d’autres.

Mais surtout d’ intégrer un peu plus le modèle économique de l’abonnement à ses sources de revenus. Puisque l’entreprise ne propose pas encore de système d’abonnement pour ses services IA. Cette acquisition pourrait ainsi servir de tremplin vers des modèles payants.

Manus propose trois formules d’abonnement pour son mode pro. Les prix vont de 20 dollars par mois pour l’offre de base à 40, puis 200 dollars par mois pour des fonctionnalités plus avancées et une utilisation presque sans limite

Pour Meta, Manus IA n’a pas été choisi uniquement pour le modèle économique.

« La capacité d’un agent à résoudre des problèmes imprévus dans un environnement ouvert (comme internet) est considérée comme une étape cruciale vers l’AGI. Les investissements massifs servent à entraîner des modèles de plus en plus capables de raisonnement complexe et de planification à long terme. »

.

 

De son côté, la startup Manus espère être à la hauteur des espérances.

« Depuis son lancement, Manus s’est concentré sur la création d’un agent d’IA à usage général conçu pour aider les utilisateurs à s’attaquer à la recherche, à l’automatisation et aux tâches complexes. (…) Nous croyons au potentiel des agents autonomes, et ce développement renforce le rôle de Manus en tant que couche d’exécution. »

 

Manus, en plus de l’envelloppe reçue, pourrait elle profiter de la puissance de calcul offerte par l’infrastructure de Meta.

Par Jean Materne Zambo 

RD Congo : VODACOM, ORANGE et Airtel sommés d’améliorer la QoS à Sankuru dans les “meilleurs délais”

[DIGITAL Business Africa] – Les acteurs de l’écosystème télécom en RDC sont interpellés par la tutelle. Objet : la mauvaise qualité de services dans la province du Sankuru. Dans un communiqué publié ce 30 décembre 2025, le ministre des Postes et Télécommunications, Maître José Panda, a écrit aux sociétés VODACOM, ORANGE et Airtel pour demander l’amélioration de la qualité de leurs services dans la province, cette localité située au centre.

Selon le ministre, les populations se plaignent du réseau cellulaire et de la connectivité offerts par les différents opérateurs de téléphonie mobile. Un désagrément qui a un impact sur les services administratifs et les activités économiques de la province.

“À cet effet, je vous demande de remédier, dans les meilleurs délais, à la qualité des services offerts dans cette partie du pays, conformément aux obligations contenues dans votre cahier des charges”, a-t-il fait savoir.

Le ministre Maître José Panda a également chargé le directeur de l’ARPTC et le secrétaire général aux PTNTIC de veiller de manière régulière et rigoureuse au contrôle de la qualité des services des opérateurs de téléphonie mobile et de fourniture d’accès à Internet.

Au président de l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC), Maître José Panda instruit de prendre des dispositions nécessaires pour remédier à ces désagréments. Le même message a été adressé au directeur général du Fonds du Service universel.

Le FDSU est un organisme public investi d’une double mission : administrative et technique. Le Fonds doit favoriser l’accès aux communications, aux technologies de l’Information et de la Communication dans les zones rurales et péri-urbaines. Il promeut aussi l’inclusion numérique et stimule le développement.

Le Fonds a été créé selon la Loi n°20/017 (2020) des télécoms et des TIC, la Loi n°08/009 (2008) des établissements publics. Il est placé sous la tutelle du ministère des Postes, Télécoms.

Par Jean Materne Zambo, source : MPT 

Cameroun, CEMAC : jusqu’à quand « dealer » nos problèmes numériques avec des solutions étrangères ?

Le numérique est devenu un levier stratégique pour le développement du Cameroun et des pays de la zone CEMAC. Digitalisation des services publics, paiements mobiles, plateformes de services, e-administration, e-santé : les ambitions sont claires et légitimes. Pourtant, une réalité persiste, souvent passée sous silence :

La majorité des besoins et problèmes numériques locaux continuent d’être traités par des solutions négociées, conçues, hébergées et pilotées hors de la région. Ce choix, présenté comme pragmatique ou inévitable, est en réalité lourd de conséquences. Car derrière chaque logiciel importé, chaque plateforme clé en main et chaque « MoU » signé, ce sont en réalité des décisions structurantes qui échappent aux territoires, des données stratégiques qui quittent la région, des opportunités économiques locales qui s’évaporent et des compétences forcément mal ou sous utilisées, lorsqu’elles le sont réellement.

Au Cameroun, plusieurs projets de digitalisation de services publics ont montré leurs limites dès leur déploiement. Des plateformes administratives peinent à fonctionner dans des zones où la connexion est instable, où le coût de la data reste élevé et où l’accompagnement humain est indispensable. Le problème n’est pas l’absence de technologie, mais l’absence d’adaptation aux réalités locales. Une solution pensée pour Paris, New york ou Pekin ne peut être simplement transposée à Garoua, Bertoua ou Kousséri. Et lorqu’un local propose une innovation, elle est souvent bloquée par l’auto-censure du « made in Cameroon ».

Dans la CEMAC, le paradoxe est encore plus frappant dans le secteur des paiements et des services de proximité. Alors que le mobile money est massivement utilisé par les populations, de nombreuses plateformes de services continuent d’ignorer les usages réels des commerçants, des artisans et des collectivités locales. Résultat : des outils sophistiqués, coûteux, mais peu adoptés sur le terrain.

Cette dépendance numérique pose une question de fond : quelle souveraineté voulons-nous exercer à l’ère digitale ? Lorsque les données des citoyens, des entreprises et des territoires sont stockées et exploitées à l’extérieur, lorsque les évolutions technologiques dépendent de prestataires étrangers, la capacité de pilotage stratégique des États et des collectivités s’en trouve affaiblie.

Pourtant, les compétences existent. Le Cameroun et les pays de la CEMAC regorgent de développeurs, d’ingénieurs, de chefs de projet, d’entrepreneurs numériques. Ce qui manque, ce ne sont pas les talents, mais des cadres clairs, des projets structurants et une volonté politique forte de partir des besoins des territoires plutôt que des solutions toutes faites.

Il est temps de changer de logique. Le numérique ne doit plus être pensé uniquement comme un outil technique, mais comme un projet de territoire. Cela implique de concevoir des plateformes locales, modulaires et ouvertes, capables d’intégrer progressivement les services essentiels : accès aux services publics, commerce local, paiements, information citoyenne, emploi de proximité. Cela implique aussi de former des profils hybrides capables de faire le lien entre technologie, usages et réalités sociales.

Les solutions étrangères ont leur place, mais uniquement dans des partenariats équilibrés, c’est à dire rentables parce que valorisés localement. Elles doivent s’inscrire dans des projets pilotés localement, avec un véritable transfert de compétences, une gouvernance partagée et une création de valeur mesurable sur les territoires. Sans cela, elles ne font que renforcer une dépendance déjà bien installée.

La question n’est donc plus de savoir si le Cameroun et les pays de la CEMAC doivent se digitaliser. Ils le sont déjà. La vraie question est de savoir qui pilote, pour qui, au bénéfice de quels territoires et…pour quelle durée ?

Tant que cette question restera sans réponse claire, le numérique restera un outil importé, mal approprié et insuffisamment transformateur. Il est encore temps d’agir. Le numérique peut devenir un levier puissant de développement, d’inclusion et de souveraineté pragmatique pour l’Afrique centrale. Mais à une condition : partir des territoires, faire confiance aux compétences locales/Diasporas et assumer une vision stratégique claire. Le reste n’est qu’illusion technologique et « bla bla » électoraliste.

Par Pierre Ndjop POM, Conseil en stratégie et Transformation Numérique

RD Congo: Lancement de la transmission électronique de la liasse documentaire du commerce extérieur

[DIGITAL Business Africa] – La RD Congo vise une meilleure intégration dans le commerce international. La Première ministre Judith Suminwa a lancé la transmission électronique de la liasse documentaire du commerce extérieur le 29 décembre 2023. Cette révolution permettant l’échange numérique et automatique des documents entre le système S-ONE de la SEGUCE et SYDONIA World de la DGDA.

Une réforme qui vient mettre fin à la circulation physique des dossiers, simplifier les procédures d’importation, d’exportation et de transit et renforcer la transparence, la traçabilité et la mobilisation des recettes publiques.

• Dématérialisation complète des documents commerciaux

• Réduction des délais et des tracasseries

• Fluidité accrue entre opérateurs économiques et administrations

• Alignement sur les standards du commerce international

À la clé, une réduction des coûts et des délais pour les opérations d’importation, d’exportation et de transit des marchandises.

L’initiative du gouvernement va également assurer la transparence totale, garantir la traçabilité et faire respecter les normes. Cela sans toutefois avoir un impact sur les opérations économiques. Assurances données par le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku.

« Je voulais rassurer les opérateurs économiques que cette réforme ne constitue un blocage aux opérations commerciales. Au contraire, ça va réduire le cout, le délai et renforcer la transparence et faire en sorte que les agents qui étaient tracassés à gauche et à droite ne le soient plus », a-t-il souligné.

Pour sa part, la Première ministre a parlé d’une révolution historique pour la RDC qui consolide davantage son intégration dans le commerce international.

« L’effectivité de la transmission électronique de la liasse documentaire marque un pas décisif dans le développement du numérique en appui avec le gouvernement. Avec cette avancée majeure, la RDC vient de prendre une décision décisive dans la droite ligne des objectifs de développement durable », a fait savoir Judith Suminwa.

Le ministre des Finances, Doudou Fwamba, est convaincu qu’avec la dématérialisation, les procédures sont désormais simplifiées, et la mobilisation des recettes publiques devrait accroitre en RDC avec la lutte contre la fraude douanière.

La réforme entraîne aussi dans son sillage la réduction des délais, une traçabilité renforcée, une transparence accrue et une lutte frontale contre la fraude. Le gouvernement y voit un levier décisif pour améliorer le climat des affaires, sécuriser les recettes publiques et ancrer davantage la RDC dans les standards du commerce international.

Par Jean Materne Zambo, source: Primature 

TCHAD IA 2025 : le gouvernement place la recherche scientifique au cœur de la souveraineté numérique

[Digital Business Africa] – Le Centre National de la Recherche pour le Développement (CNRD) a lancé la première édition des Journées scientifiques sur l’intelligence artificielle, un rendez-vous inédit baptisé TCHAD IA 2025. Pendant deux jours, du 29 au 30 décembre 2025 à N’Djamena, chercheurs, universitaires, experts internationaux et institutions publiques se réunissent pour réfléchir aux fondements d’une intelligence artificielle souveraine, adaptée aux réalités et aux ambitions du Tchad.

Le Ministère des Télécommunications en première ligne

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Dr Boukar Michel, ministre des Télécommunications et de l’Économie numérique, aux côtés du Dr Tom Erdimi, ministre d’État chargé de l’Enseignement supérieur, et du Pr Mahmoud Youssouf Khayal, directeur général du CNRD.

Dans son allocution, le ministre des Télécommunications a rappelé l’importance stratégique de cette initiative pour l’avenir du pays. Il a salué une étape « structurante dans l’architecture nationale de la recherche scientifique », soulignant la nécessité d’un rapprochement concret entre la science, l’innovation et l’action publique.

Pour lui, l’intelligence artificielle n’est pas un simple outil technologique :

« L’Intelligence Artificielle est un outil de modernisation de l’État, d’optimisation des politiques publiques et de création de valeur économique. »

Il a insisté sur la vision portée par TCHAD IA 2025 : faire du Tchad un pays producteur de solutions numériques, capable de concevoir ses propres technologies, plutôt que de dépendre exclusivement d’innovations importées.

Un programme scientifique ambitieux et international

L’événement réunit des participants venus de six pays, dont le Tchad, la France, la Chine et le Sénégal.
Au programme : 32 articles scientifiques et 9 conférences couvrant des thématiques clés pour le développement national :

– santé intelligente
– agriculture de précision
– cybersécurité
– éducation numérique
– environnement et climat

Ces thématiques s’inscrivent pleinement dans la stratégie nationale de transformation numérique pilotée par le Ministère des Télécommunications et de l’Économie numérique.

Recherche, éducation et souveraineté technologique

Le Dr Boukar Michel a également insisté sur le rôle central de la formation et de la recherche dans l’appropriation de l’IA.
Il a rappelé que :

« L’Intelligence Artificielle ne remplace pas l’enseignant ; elle renforce la valeur de celui qui sait transmettre et former l’esprit critique. »

Un message fort adressé aux jeunes chercheurs tchadiens, invités à développer des solutions locales répondant aux besoins du pays, notamment dans les secteurs prioritaires définis par le gouvernement.

Un soutien concret à la recherche nationale

En marge des travaux, six ouvrages spécialisés sur l’intelligence artificielle ont été remis au CNRD. Ce geste symbolique traduit la volonté du Ministère des Télécommunications et de l’Économie numérique d’accompagner durablement :

– la montée en compétences des chercheurs,
– la production scientifique nationale,
– et la valorisation des connaissances dans le domaine de l’IA.

Vers une IA tchadienne, souveraine et utile

Avec TCHAD IA 2025, le Tchad franchit une nouvelle étape dans la construction d’un écosystème numérique fondé sur la recherche, la compétence locale et la souveraineté technologique.
Le pays affirme ainsi son ambition : devenir un acteur capable de produire ses propres solutions d’intelligence artificielle, au service du développement, de la modernisation de l’État et de l’inclusion numérique.

Par Digital Business Africa