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Le Congo Brazza ratifie la Convention de l’Union africaine sur la cybersécurité et la protection des données à caractère personnel

[Digital Business Africa] – Après délibération et adoption par l’Assemblée nationale et le Sénat, le président de la République du Congo, Dénis Sassou-N’guesso, a promulgué le 20 août 2020 la loi autorisant le Congo à ratifier la Convention de l’Union africaine sur la cybersécurité et la protection des données à caractère personnel.  Un décret dans le même ordre a été signé le même jour à Brazzaville par le président de la République.

La Convention de l’Union africaine (UA) sur la cybersécurité et la protection des données à caractère personnel, aussi appelée « Convention de Malabo », avait été adoptée le 27 juin 2014. Cette convention se veut instrument fédérateur à vocation continentale dans le domaine de la cybersécurité et de la protection des données à caractère personnel.

Convaincus de la nécessité de mobiliser l’ensemble des acteurs publics et
privés (États, collectivités locales, entreprises du secteur privé, organisations de
la société civile, médias, institutions de formation et de recherche etc.) en faveur
de la cybersécurité ; préoccupés par l’urgence de la mise en place d’un dispositif permettant de faire face aux dangers et risques nés de l’utilisation de l’informatique et des fichiers sur les individus dans le souci de respecter la vie privée et les libertés tout en favorisant la promotion et le développement des TIC dans les pays membres de l’Union Africaine ; les Etats membres de l’Union africaine avaient estimé en 2014 qu’il était nécessaire, face à l’actualité de la cybercriminalité, véritable menace pour la sécurité des réseaux informatiques et le développement de la société de l’information en Afrique, de fixer les grandes orientations de la stratégie de répression de la cybercriminalité, dans les pays membres de l’Union africaine.

Ceci en prenant en charge leurs engagements actuels aux plans sous régional, régional et international. C’est ainsi qu’ils avaient mis en place la Convention de l’Union africaine sur la cybersécurité et la protection des données à caractère personnel. Les États membres de l’UA sont invités à signer, ratifier et adhérer à cette convention de Malabo. C’est désormais chose faite pour le Congo Brazza.

Une loi locale déjà promulguée

En juin 2020, le parlement congolais avait déjà adopté la loi sur la cybercriminalité et la cybersécurité. Une loi constituée de 108 articles qui répriment à divers niveaux les crimes commis via les TIC. Entre autres innovations, la nouvelle loi sanctionne les atteintes à la confidentialité et à l’intégrité des systèmes d’information, l’introduction frauduleuse de données dans un système d’information, l’interception frauduleuse de données d’un système d’information, ou encore des infractions relatives aux données à caractères personnelles.

Quelques mois plus tôt, au cours d’un conseil ministériel, le président de la République, Dénis Sassou Nguesso, avait invité Léon Juste Ibombo, le ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique, à présenter le projet de loi relatif à la cybersécurité.

Présentant le projet de loi contre la cybercriminalité, Léon Juste Ibombo avait indiqué que l’essor des technologies de l’information et de la communication (TIC) a favorisé de profondes mutations dans la manière de concevoir et de réaliser les activités humaines, et que de façon paradoxale, la révolution technologique a également favorisé l’irruption de nouveaux dangers et de graves menaces. Des agissements répréhensibles de toutes sortes, attentatoires tant aux intérêts des particuliers qu’à ceux de la chose publique se multiplient. Il en est ainsi de la fraude en ligne, de la diffusion de contenus pornographiques mettant en scène des enfants, du piratage, de l’usurpation d’identité, du traitement illicite de données à caractère personnel, etc.

Ainsi, les acteurs du monde criminel ont su tirer profit de l’insécurité du cyberespace qui découle de la vulnérabilité et de l’insuffisante maîtrise des TIC. Un phénomène nouveau dénommé cybercriminalité, trouvant son espace de prédilection dans l’environnement dématérialisé, est apparu. Sa particularité réside dans sa transnationalité, son immatérialité, sa volatilité et l’anonymat de ses acteurs.

Il fallait donc adapter la législation pénale congolaise aux spécificités de la délinquance numérique, aussi bien en droit substantiel qu’en droit procédural. De fait, le texte proposé s’inspirait largement des instruments juridiques internationaux et communautaires et résolvait ainsi la question de la transposition, dans la législation nationale, des normes régionales et communautaires.

Ce texte avec ses cent huit articles répartis en trente-trois chapitres et cinq titres, définit les infractions liées aux TIC ainsi que les peines encourues par les délinquants tant correctionnels que criminels.

C’est le cas des atteintes à la confidentialité, à l’intégrité, à l’introduction et à l’interception frauduleuse des données, des systèmes d’information, au traitement illicite des données à caractère personnel.

Sont également prévus et punis par cette loi, l’abus de dispositifs et de l’association de malfaiteurs informatiques, la pornographie infantile, la xénophobie par le biais d’un système d’information, la violation des normes relatives à la publicité par voie électronique, à la prospection directe, à la cryptologie.

Enfin, cette loi n’exclut pas les cas de vol, d’extorsion, d’abus de confiance, d’escroquerie, de recel de l’information électronique, de tous actes dolosifs, de blanchiment de capitaux, et d’exploitation illicite des données à caractère personnel. Tout comme, il est fait état des infractions portant sur les atteintes au droit d’auteur, sur l’usurpation d’identité numérique, sur les atteintes à la défense nationale et sur la responsabilité pénale des personnes morales.

Le titre III, quant à lui, définit les techniques procédurales et probatoires en matière d’infractions commises par le biais des TIC. Sont ainsi définis à ce titre, le système de preuve électronique en matière pénale, les modalités de perquisition, d’interception de données informatisées et du pouvoir d’injonction dont disposent le procureur de la République et le juge d’instruction à l’égard de toute personne, pour produire et communiquer les données informatiques spécifiées, en sa possession ou sous son contrôle.

Tenant compte du caractère transnational de cette catégorie d’infractions, le titre IV fixe les modalités de coopération et d’entraide judiciaires internationales.

Par Digital Business Africa

Stratégies : Après l’Afrique du Sud, Facebook ouvrira un second bureau africain à Lagos au Nigeria en 2021

[Digital Business Africa] – Le réseau social américain Facebook a annoncé ce 18 septembre 2020 l’ouverture d’un bureau à Lagos, au Nigéria. Son deuxième bureau sur le continent africain après celui installé à Johannesburg en Afrique du Sud en juin 2015. Destiné à soutenir l’ensemble de la région de l’Afrique subsaharienne, le bureau nigérian devrait être opérationnel au deuxième semestre 2021 et sera le premier sur le continent à abriter une équipe d’ingénieurs experts construisant pour l’avenir de l’Afrique et au-delà, apprend-on.

Le bureau de Facebook accueillera différentes équipes au service du continent, dans tous les domaines de l’entreprise, notamment les ventes, les partenariats, les politiques publiques, la communication ainsi que des ingénieurs.

Selon Ime Archibong, Directeur Expérimentation nouveaux produits chez Facebook, “l’ouverture de notre nouveau bureau à Lagos, au Nigéria, offre de nouvelles et passionnantes opportunités en matière d’innovation numérique développées à partir du continent et à diffuser dans le reste du monde. A travers l’Afrique, nous voyons un immense talent dans l’écosystème technologique, et je suis fier qu’avec l’ouverture prochaine de notre nouveau bureau, nous construisions des produits pour l’avenir de l’Afrique et du reste du monde, pilotés par des Africains. Nous sommes impatients de contribuer davantage à l’écosystème technologique africain”.

Le déploiement de ce bureau Facebook fait suite à l’ouverture en 2018 de NG_Hub, le premier espace phare de Facebook au Nigéria, mis en place en partenariat avec CcHub. Il intervient également après l’ouverture en 2019 d’un centre d’opérations pour les petites entreprises à Lagos, en partenariat avec Teleperformance.

“Notre nouveau bureau au Nigéria représente une étape importante qui renforce notre engagement continu dans la région”, a commenté Kojo Boakye, Directeur des affaires publiques de Facebook pour l’Afrique. “Notre mission en Afrique n’est pas différente de celle qui nous anime dans d’autres régions du monde – construire une communauté et rapprocher le monde. Je suis enthousiasmé par les possibilités que cela créera, non seulement au Nigéria, mais aussi dans toute l’Afrique”, ajoute-t-il.

Depuis l’ouverture de son premier bureau à Johannesbourg en 2015, Facebook a réalisé un certain nombre d’investissements sur le continent, visant à soutenir et à développer l’écosystème technologique, à étendre et à fournir des infrastructures de connectivité fiables et à aider les entreprises à se développer au niveau local, régional et mondial. Cela inclut le développement de 2Africa, le plus grand projet de câble sous-marin au monde qui fournira la capacité et la fiabilité Internet dont ont besoin les pays d’Afrique, ainsi que des programmes de formation continue sur le continent qui soutiennent diverses communautés, notamment les étudiants, les PME, les créateurs numériques, les femmes entrepreneurs, les start-up et les développeurs. 

Nunu Ntshingila, Directeur régionale Afrique de Facebook, se félicite de cette avancée : “Nous sommes ravis d’annoncer notre nouveau bureau au Nigéria. Cinq ans après l’ouverture de notre premier bureau sur le continent à Johannesburg, en Afrique du Sud, nous continuons à investir et à soutenir les talents locaux, ainsi que les différentes communautés qui utilisent nos plateformes. Le bureau de Lagos jouera également un rôle clé dans l’expansion de nos services à nos clients à travers le continent.”

Par Digital Business Africa

Lire aussi : Dès le 01er octobre 2020, Facebook va appliquer à ses abonnés la TVA de 19,25% sur la vente des publicités au Cameroun

Cameroun : La ICT University organise ses journées portes ouvertes ce 25 septembre 2020 à Yaoundé

Cameroun : La ICT University organise ses journées portes ouvertes ce 25 septembre 2020 à Yaoundé

[Digital Business Africa] – La ICT University (ICT-U)invite les nouveaux et anciens bacheliers camerounais à participer à la grande journée d’orientation qu’elle organise au sein de son campus de de Messassi-dispensaire au lieu-dit ICT University ou (université américaine) à Yaoundé, dès 10 heures précises ce 25 septembre 2020.

Au cours de ces journées portes ouvertes, les jeunes bacheliers seront gratuitement édifiés  sur les filières à choisir pour continuer les études supérieures et surtout sur les débouchées qu’offrent les formations dispensées à la ICT-U.

Ces jeunes participeront à une conférence sur les filières professionnelles  porteuses de développement. Il est aussi prévu une visite guidée des locaux du campus ICT-U et des ateliers d’imprégnation selon les différents départements académiques de la ICT-U.

Pour l’année académique 2020-2021, la ICT-U qui dispensait ses cours en anglais a innové en lançant la section francophone de ses formations en Technologies de l’information et de la communication,  Systèmes informatiques et réseaux,  Informatique et Génie logiciel.

La ICT-U offre plusieurs formations en cycle Licence, Master, Doctorat. Trois rentrées sont prévues pour l’année académique 2020-2021 : octobre 2020, février 2021 et juillet 2021.

Les forces de la ICT University

Pr Victor Mbarika

Le Pr Victor Mbarika, fondateur de la ICT-U, invite les Camerounais à postuler et étudier à la ICT-U qu’il a fondée en 2012. D’après lui, les avantages sont nombreux : « La ICT University est un établissement d’enseignement supérieur entièrement accrédité. Pourquoi se concentrer uniquement à envoyer vos enfants et vos proches en occident, alors qu’ils peuvent avoir l’opportunité d’un enseignement supérieur américain de premier ordre à 1 / 10ème du coût des études aux États-Unis ou en Europe. Nous disposons de plusieurs campus dans différents pays africains, mais notre campus principal est basé au Cameroun. Les étudiants qui choisissent de ne pas faire les cours sur place au campus peuvent accéder à tous nos programmes de formation, du baccalauréat au doctorat, en ligne. Pour ceux d’entre vous qui travaillant en Amérique, en Europe ou dans d’autres régions du monde, avec de lourdes charges de travail, vous pouvez postuler à nos programmes en ligne. Ils sont très abordables comparés à ce que proposent les institutions basées aux États-Unis, en Europe ou dans d’autres institutions en occident. Nos diplômes sont évalués par des agences internationales aux États-Unis, en Europe et au Canada. Cela signifie que votre diplôme sera reconnu internationalement », argumente le Pr Victor Mbarika.

Parlant de la ICT-U il y a quelques années lors de la cérémonie de remise des diplômes dans cette université, l’ancien ambassadeur des États-Unis au Cameroun, S.E. Michael Stephen Hoza (2014 à 2017), avait salué cette initiative et invité les Camerounais à suivre les formations dispensées par cette université. « Le Professeur Victor Mbarika aurait pu rester et séjourner aux États-Unis où il est professeur distingué. Il a choisi de retourner au Cameroun et de redonner aux jeunes comme vous, l’espoir par l’éducation. L’ambassade des États-Unis soutient les contributions essentielles de la diaspora, notamment dans la mesure où elles concernent la formation des prochains leaders et dirigeants du Cameroun », avait indiqué Michael Stephen Hoza.

Par Digital Business Africa

Pour la première fois, l’Asecna et ses partenaires vont offrir des services de navigation par satellite

[Digital Business Africa] – L’Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA) a initié la diffusion d’un signal SBAS (Satellite-Based Augmentation System) sur l’Afrique et l’Océan Indien, fournissant ainsi le premier service SBAS ouvert sur cette partie du globe via le satellite NIGCOMSAT-1R, géré et exploité par Nigerian Communications Satellite Ltd sous l’autorité du Ministère fédéral des Communications et de l’Economie numérique du Nigeria.

Ce premier service ouvert est disponible dans le cadre du programme “SBAS pour l’Afrique et l’Océan Indien” qui vise à fournir de manière autonome des services SBAS sur le continent, afin d’augmenter les performances de positionnement fournies par les constellations de navigation par satellite GPS et Galileo.

« Grâce à une précision, ramenée à l’ordre du mètre, et à l’amélioration de l’intégrité, de la disponibilité et de la continuité des applications liées à la sécurité, ces services SBAS amélioreront la sécurité et l’efficacité des vols en Afrique. Ils bénéficieront également à de nombreux domaines économiques, comme au transport maritime, ferroviaire et terrestre et à des applications grand public, favorisant la sécurité des usagers, l’efficacité économique et le développement durable », expliquent l’Asecna et ses partenaires dans un communiqué.

Le service ouvert qui a été émis vise essentiellement à réaliser des essais techniques et à entreprendre, en collaboration avec les compagnies aériennes partenaires, des démonstrations sur le terrain pour les avions et les hélicoptères, afin de démontrer les bénéfices des futurs services SBAS de sauvegarde de la vie humaine, sont attendues à partir de 2024. Il comprendra également des services de positionnement précis (PPP) et d’alerte pour les populations, dont les performances seront prouvées par d’autres démonstrations sur le terrain.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Prix Anzisha 2020 : Voici la liste des 20 finalistes retenus

[Digital Business Africa] – Le comité de sélection du Prix d’innovation Anzisha a rendu public le 17 septembre 2020 les noms des 20 meilleurs finalistes retenus pour la phase finale de l’édition 2020 de sa compétition. Ces 20 présélectionnés l’ont été parmi 1 200 candidats, qui ont décidés chacun de tenter leur chance en déposant des projets. « De ces candidatures sont nées 20 entreprises détenues à 45 % par des femmes et représentant des secteurs tels que l’agriculture, l’industrie et l’éducation », précise le Prix dans un communiqué.

A titre d’illustration, parmi les projets les plus innovants qui ont été sélectionnés, figure celui de Alaa Moatamed, 21 ans, cofondatrice de Presto, une société qu’elle décrit comme l’une des principales plateformes de gestion des livraisons en Égypte. L’initiative fournit aux propriétaires d’entreprises un service de livraison abordable et pratique pour leurs clients. Autre projet, celui de Benjamin Mushayija Gisa, 20 ans, originaire du Rwanda. Il fabrique et conditionne des produits naturels biologiques pour la consommation et à des fins cosmétiques sous forme de lotions et de savon à la noix de coco.

« L’année 2020 a connu un changement global dans l’avenir du travail. Les candidats de cette année ont personnifié la résilience et l’innovation dont l’Afrique a besoin au moment où nous nous dirigeons vers un avenir post-COVID-19 » explique Melissa Mbazo-Ekepenyong, Directrice adjointe du Prix Anzisha cité dans le communiqué.

Les nominés du Prix Anzisha 2020 sont :

Mustapha Zeroual, 22 ans, Maroc : fondateur d’IA4YOU, une initiative commerciale et sociale qui conçoit différents systèmes et plateformes numériques en utilisant l’intelligence artificielle.

Aseitu Olivia Kipo, 22 ans, Ghana : fondatrice de l’entreprise agricole Kobaa-Ok qui se concentre sur la production et la vente de légumes et fournit des services de formation et de conseil à d’autres agri-entrepreneurs ayant des entreprises agricoles.

Omonlola Loïs Aniambossou, 21 ans, Bénin : fondateur d’Abiathar Services, une entreprise qui offre des services d’installation, de surveillance et de réparation aux propriétaires d’appareils électriques.

Ian Khonje, 20 ans, Malawi : fondateur d’une entreprise agroalimentaire innovante appelée Ian Khonje Food Processers (IKFP) qui achète des baobabs bruts à de petits exploitants agricoles, tant au Malawi qu’au Mozambique, et qui produit et conditionne de la confiture de baobab.

Les candidats de cette année ont personnifié la résilience et l’innovation dont l’Afrique a besoin au moment où nous nous dirigeons vers un avenir post-COVID-19

Mohamed Bah, 22 ans, Sierra Leone : fondateur d’Information For All (IFA), une ONG qui construit des foreuses et répare des puits d’eau et des toilettes, permettant la durabilité de l’eau et l’hygiène pour les communautés privées d’eau.

Benjamin Mushayija Gisa, 21 ans, Rwanda : fondateur de Kaso, une entreprise manufacturière qui fabrique et conditionne des produits naturels biologiques à la fois pour la consommation (par exemple, miel, thé, huiles, bicarbonate de soude) et à des fins cosmétiques (par exemple, lotions, cire d’abeille, savon de noix de coco).

Joshua Adabie Armah, 22 ans, Ghana : fondateur de PopKing Ghana, une entreprise qui vend du pop-corn frais en plusieurs saveurs à des vendeurs au Ghana.

Adjei Nyamekye, 17 ans, Ghana : fondateur de Mosquito Trapping and Emergency LED Bulbs, une initiative qui vend des ampoules de pointe qui fournissent 12 heures d’électricité de secours en cas de panne de courant et qui piègent les moustiques.

Wilfred Chege, 20 ans, Kenya : co-fondateur de Shulemall Limited, une plateforme de commerce électronique qui vend des uniformes, des livres scolaires, de la papeterie, etc. aux élèves des internats.

Abdelouahab Toukkart, 22ans, Maroc : fondateur d’Isla Pack, une entreprise qui transforme le papier industriel usagé en boîtes et emballages pour articles de confiserie.

Mahlatse Matlakana, 22 ans, Afrique du Sud : fondatrice de Wozilex, une entreprise agroalimentaire qui produit et vend des légumes.

Abdul Dumbuya, 21 ans, Sierra Leone : co-fondateur d’une entreprise sociale qui produit du gingembre brut et le transforme en poudre de gingembre. L’entreprise sociale utilise 25 % de ses revenus générés pour soutenir des programmes éducatifs.

Saly Sarr, 22 ans, Sénégal : fondateur de SallyMaa, une marque de mode qui conçoit et fabrique des accessoires en cuir tels que des talons et des sandales pour les femmes de tous âges.

Frida Agbor-Ebai Nenembou, 20 ans, Cameroun : fondatrice de Supreme Sparkle, une entreprise aux multiples facettes qui propose des services de couture, de salon et de spa.

Jonathan Paul Katumba, 22 ans, Ouganda : fondateur de Minute5, un service de livraison d’épicerie en ligne axé sur les produits agricoles frais. Minute5 s’approvisionne en fruits, légumes et d’autres produits frais auprès de petits exploitants agricoles, puis les livres aux consommateurs et aux entreprises.

Alaa Moatamed, 21 ans, Égypte : co-fondatrice de Presto, l’une des principales plateformes de gestion des livraisons en Égypte. L’entreprise permet aux propriétaires d’entreprises de fournir un service de livraison abordable et pratique à leurs clients.

Hamidu Biha, 22 ans, Ouganda : fondateur de Biha Eco Venture, une entreprise de recyclage innovante qui utilise les coquilles d’œufs de volaille pour fabriquer divers produits écologiques, notamment du charbon écologique et des tuiles écologiques.

David Denis, 22 ans, Tanzanie : fondateur de Cutoff Recycle, une entreprise de recyclage des déchets de cheveux humains basée en Tanzanie.

Matina Razafimahefa, 22 ans, Madagascar: fondatrice d’une entreprise innovante EdTech basée à Madagascar. L’entreprise fournit, forme et prépare de jeunes Africains hautement qualifiés dans le domaine des compétences numériques spécifiques à l’industrie.

Ijeje Hephzibah, 20 ans, Nigéria : Co-fondatrice de Recyclift, une société de recyclage basée au Nigéria, dont l’activité se concentre uniquement sur le recyclage des bouteilles en plastique et des bouchons de bouteilles en plastique.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Ethiopie : Le régulateur dévoile les conditions de la libéralisation du secteur des télécoms

[Digital Business Africa] – En Ethiopie, progressivement, on en sait un peu plus sur les conditions de libéralisation du secteur des télécommunications annoncée depuis 2019 par le premier ministre Abiy Ahmed. Dans ce sillage, ce dernier a reçu le 7 septembre 2020 des responsables nationaux exerçants dans le secteur des télécommunications afin de recueillir leurs avis sur le déroulement de l’ouverture du secteur.

D’après la chaîne Fana Broadcasting qui a couvert les audiences, il en est ressorti que l’Etat Ethiopien conservera 55% du capital d’Ethio Telecom, et restera de fait l’actionnaire majoritaire. La participation de 40% restante sera vendue à une entreprise internationale. Pour ce qui est des 5% restants, il sera offert aux citoyens qui voudront bien en acheter, et avoir leur mot à dire dans la gestion de cette entreprise publique.

Enfin, pour ce qui est de l’octroi de deux licences aux opérateurs internationaux, on apprend également que des critères de sélection ont été définis. Il s’agit notamment de l’exigence pour les entreprises d’avoir avoir « un nom, une expérience et une technologie de niveau mondial ». Jusqu’ici, plusieurs firmes multinationales ont manifesté leur intérêt pour le marché éthiopien des télécommunications. Parmi elles, le français Orange, ou encore les sud-africains MTN et Vodacom.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Dès le 01er octobre 2020, Facebook va imposer à ses abonnés la TVA de 19,25% sur la vente des publicités au Cameroun

[Digital Business Africa] – Evolution majeure dans la facturation des publicités Facebook au Cameroun. A compter du 1er octobre 2020, tous les annonceurs dont le pays commercial est le Cameroun devront s’acquitter d’une TVA supplémentaire de 19,25% sur les services publicitaires achetés. 19,25% étant le pourcentage de la taxe sur la valeur ajoutée applicable au Cameroun.

L’entreprise de Mark Zuckerberg a informé les abonnés et annonceurs camerounais de ce changement via un mail envoyé ce 17 septembre 2020. Facebook indique également que tous les annonceurs et abonnés sollicitant les services publicitaires ne sont pas obligés de saisir un numéro d’identification fiscale camerounais.

« Cependant, si vous êtes inscrit à la TVA et que vous fournissez votre numéro d’identification fiscale, votre numéro d’identification fiscale apparaîtra sur vos reçus d’annonces. Cela peut vous aider à récupérer la TVA que vous avez payée aux autorités fiscales camerounaises si vous êtes une entreprise immatriculée à la TVA au Cameroun », précise l’équipe de  Facebook Business.

D’après Facebook, la TVA sera ajoutée chaque fois qu’un client est facturé pour les publicités achetées à des fins professionnelles ou personnelles. « La TVA étant ajoutée en plus des frais, vous n’atteindrez pas votre seuil de facturation plus rapidement, mais vous pourriez être facturé plus que le montant de votre seuil de facturation. Si vous payez pour des publicités Facebook avec un mode de paiement prépayé, la TVA est comptabilisée au taux applicable lorsque votre compte publicitaire est alimenté pour déterminer le solde total disponible », peut-on lire sur le site web de Facebook.

Pour ajouter son numéro d’identification fiscale à son compte publicitaire Facebook, les abonnés et annonceurs sont invités à accéder aux paramètres du compte et défiler jusqu’au champ intitulé “Numéro d’identification TVA” où ce numéro peut être ajouté.

Par Digital Business Africa

Sénégal : Facebook lance son programme #SheMeansBusiness pour former 1 500 femmes entrepreneures aux compétences numériques

[Digital Business Africa] – Le réseau social  Facebook a lancé ce 16 septembre 2020 à Dakar au Sénégal son  programme #SheMeansBusiness visant à former gratuitement 1 500 femmes entrepreneures aux compétences numériques d’ici la fin de l’année 2020. L’initiative, soutenue par la Délégation générale à entrepreneuriat rapide des femmes et des Jeunes (DER) du Sénégal, vise à inspirer, autonomiser et former les femmes entrepreneures à créer et développer leurs propres entreprises grâce aux outils digitaux. 

Le programme #SheMeansBusiness propose aux femmes chefs d’entreprise une formation en ligne gratuite axée sur l’acquisition de compétences numériques et commerciales utiles pour la gestion de leur activité. La formation couvre également des domaines tels que la gestion des opérations, la gestion financière et le leadership et sera assurée au Sénégal par Smart Ecosystems for Women (SEW), un acteur spécialisé dans l’accompagnement de l’entreprenariat féminin en Afrique.

“SEW accompagne des partenaires engagés auprès des femmes sur tout le continent. Nous sommes fières de déployer le programme #SheMeansBusiness de Facebook au Sénégal et sommes convaincues qu’il aura un vrai impact pour les femmes entrepreneures car le digital est vital avec la crise que nous vivons pour renforcer la résilience des entreprises”, a commenté Seynabou Thiam, fondatrice de SEW.

#SheMeansBusiness de Facebook vise à soutenir plus de 1 500 femmes à travers le Sénégal d’ici la fin de l’année 2020 et leur permettre de constituer un réseau de femmes chefs d’entreprise. Après le Nigéria et l’Afrique du Sud, le Sénégal sera le troisième pays en Afrique sub-saharienne à bénéficier du programme et le premier en Afrique francophone.

L’initiative de Facebook est lancée en pleine crise économique et sanitaire liée à la pandémie de la COVID-19 qui met à rude épreuve les petites entreprises en Afrique et dans le reste du monde. 

Pour Balkissa Idé-Siddo, responsable affaires publiques de Facebook pour l’Afrique francophone, il s’agira de construire une communauté où les femmes entrepreneures peuvent partager leurs expériences et demander conseil à leurs pairs. “Les femmes entrepreneures du Sénégal font des choses étonnantes, rêvent en grand et créent des entreprises inspirantes. Les aider à faire mieux ne fera que favoriser la croissance de l’économie, surtout en cette période difficile de pandémie mondiale. Avec #SheMeansBusiness, nous voulons leur fournir les ressources nécessaires à la poursuite de leurs objectifs”, affirme-t-elle.

Par Digital Business Africa

L’UIT lance Connect2Recover pour renforcer l’infrastructure numérique dans les pays touchés par la COVID-19

[Digital Business Africa] – L’Union internationale des télécommunications (UIT) a annoncé le 9 septembre 2020 le lancement de l’initiative Connect2Recover, avec le soutien du ministère de l’Intérieur et des Communications du Japon et du Centre d’aide humanitaire et de secours du Roi Salman d’Arabie saoudite. L’initiative vise à aider les pays à se relever de la crise sanitaire de la Covid-19 en élargissant l’accès à une connectivité financièrement abordable et fiable.

D’après l’UIT, l’initiative Connect2Recovers’adressera dans un premier temps, principalement à certains pays d’Afrique, qui figurent parmi les pays les moins bien connectés et sont durement touchés par la pandémie sur le plan socio-économique.


De manière générale, l’initiative Connect2Recover comprendra trois grands axes. « Elle consistera dans un premier temps à élaborer une méthodologie permettant de repérer les lacunes dans l’utilisation des réseaux et des technologies numériques au niveau national et de mettre en évidence les obstacles qui s’y opposent… En deuxième lieu, sur la base de cette méthodologie, l’initiative Connect2Recover aidera les pays à évaluer leurs besoins, les lacunes qu’ils ont pu constater et les obstacles auxquels ils se heurtent, et à concevoir des stratégies destinées à garantir que l’infrastructure et les écosystèmes numériques soutiennent comme il se doit la reprise des activités et le retour à la “nouvelle normalité”. Enfin, l’initiative Connect2Recover aura pour but de concevoir et de mettre en œuvre des projets pilotes visant à tester des solutions techniques concrètes allant dans le sens des stratégies et politiques nationales des pays », explique l’UIT dans un communiqué.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

RD Congo – Cobalt : Apple, Microsoft, Google, Dell et Tesla nient leur implication dans le travail des enfants

[Digital Business Africa] – C’est en décembre 2019 que l’affaire avait fait grand bruit. Un collectif International Rights Advocates (IRAdvocates) spécialisé dans la poursuite d’actions en justice contre des multinationales avait porté plainte aux Etats-Unis devant la Cour fédérale américaine contre des géants du numérique, notamment Apple, Microsoft, Google, Dell et Tesla. Ils les accusaient d’avoir « aidé et encouragé le travail d’enfants dans les mines de cobalt en RDC ». Désormais, on connait quelle est la ligne de défense de ces multinationales. Dans une motion de rejet adressée la Cour fédérale américaine à la fin août 2020, les entreprises affirment rejeter sur la forme la compétence de l’institution pour connaître de cette affaire.

Dans le fonds, elles disent être dédouanées par le fait qu’elles n’ont jamais acheté de cobalt à des enfants, mais à des entreprises fournisseur dont : le chinois Huayou Cobalt et l’anglo-suisse Glencore qui sont eux directement mises en cause. Le consortium d’entreprises va même plus loin, et affirme que les enfants qui ont été blessés ou qui sont morts dans ces mines de cobalt ne travaillaient pas sous la contrainte, tout au moins, dans le sens de la loi américaine sur la traite des personnes. Une position qui n’est pas surprenante, lorsqu’on sait qu’au lendemain du dépôt de la plainte, Apple avait réfuté ces accusations.

Elle affirmant « être au courant de ce tragique quotidien que vivent de milliers d’enfants au Congo ». Cependant elle rappelait qu’elle oblige le sous-traitant à se confronter à un audit de ses salariés pour être sûr que le cobalt qui lui est vendu n’est pas récolté par des enfants. En cas de refus, Apple affirme abandonner « immédiatement l’idée de signer un contrat avec ce sous-traitant ». Dans la foulée, Apple affirmait être certaine qu’aucun enfant au Congo ne travaille pour le cobalt présent dans les batteries de ses appareils.

Seulement, ces affirmations sont remises en cause par la plainte de 79 pages que le collectif International rights advocates (IRAdvocates), a déposé devant la Cour fédérale américaine au nom de 14 plaignants qui ont accepté d’être parties civiles. Les plaignants accusent les multinationales d’avoir tiré profit du travail forcé d’enfants dans les mines de cobalt en RDC. Plus encore, les avocats assurent avoir la preuve que ces sociétés ont aidé et encouragé les propriétaires des sites miniers concernés où les plaignants ont subi des abus.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Avec le CIR, l’UIT lance un projet de réduction de la fracture numérique au Burundi, en Éthiopie et en Haïti

[Digital Business Africa] – Depuis le 7 septembre 2020, l’Union internationale des télécommunications (UIT) et le Cadre intégré renforcé (CIR) ont lancé un projet de coopération qui devra améliorer l’écosystème numérique et renforcer les compétences numériques des femmes dans les pays les moins avancés (PMA), et particulièrement au Burundi, en Éthiopie et en Haïti.

Dans un communiqué conjoint, les deux institutions expliquent qu’en mutualisant leurs ressources, elles intensifieront les activités menées en faveur des femmes au Burundi, en Éthiopie et en Haïti. Les capacités afférentes aux politiques générales seront renforcées, de sorte que les pouvoirs publics soient mieux à même de tenir systématiquement compte de la problématique hommes-femmes dans le domaine des technologies de l’information et de la communication (TIC).

Suivant le communiqué, le projet sera axé sur des activités de terrain à l’échelle nationale et consistera en particulier à : « travailler avec les pouvoirs publics et divers décideurs pour faire en sorte que les politiques relatives à l’économie numérique tiennent compte de la problématique hommes-femmes ; travailler avec les partenaires institutionnels et divers membres de l’écosystème local pour préparer les femmes en âge de travailler à évoluer dans le monde numérique; et travailler avec le secteur privé pour créer des débouchés économiques dans le monde numérique pour les femmes en âge de travailler ».

Plus que jamais, les technologies numériques sont un vecteur essentiel de débouchés économiques pour les femmes. Ce partenariat entre l’UIT et le CIR permettra de fournir un appui vital, sur le plan des politiques générales, pour faire en sorte que le secteur des TIC se développe durablement là où il y en a le plus besoin, et profitera aux femmes, qui auront la possibilité d’accéder et de recourir aux TIC pour contribuer pleinement à l’économie“, affirme le Secrétaire général de l’UIT, Houlin Zhao.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Côte d’Ivoire – Cameroun : Huawei ratisse large via son programme « Seeds for the future 2020 »

[Digital Business Africa] – Le groupe chinois Huawei a annoncé la formation au Cameroun au cours des prochaines semaines de 40 jeunes dans le secteur des TICs. Dans le même temps, l’opérateur a choisi en Côte d’Ivoire 30 jeunes dont 07 filles qui devraient recevoir la même formation. Ces initiatives rentrent dans le cadre du projet « Seeds for the future 2020 » de Huawei qui entend ainsi former en immersion en Chine et en Afrique des jeunes africains à devenir des futurs leaders dans le secteur des TIC.

Dans le cadre du programme, les jeunes sont appelés à découvrir la langue et la culture chinoise, ainsi que bénéficier d’une immersion dans l’économie numérique. Les bénéficiaires sont sélectionnés lors d’auditions en lignes devant un jury, et proviennent des plus de 250 institutions devenues des fournisseurs de talents au programme « Seeds for the future » depuis 2008, date de lancement du programme. Depuis cette date, l’initiative a bénéficié à un total de 3 500 apprenants, originaires de 100 pays.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Facebook lance sa campagne #LoveLocal, en soutien aux PME locales au Moyen-Orient et en Afrique du Nord

[Digital Business Africa] – Le géant américain Facebook a lancé en Afrique du Nord et au Moyen-Orient sa campagne #LoveLocal. Il s’agit d’une initiative dont l’objectif est de soutenir les petites et moyennes entreprises (PME) locales exerçantes dans le secteur du numérique dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. Celles-là même qui ont été parmi les plus touchées pendant la pandémie COVID-19.

De manière pratique, la campagne vise à apporter un soutien au développement à ces entreprises en mettant à leur disposition des ressources qui facilitera leur relance économique : « Grâce à #LoveLocal, Facebook permettra aux gérants d’entreprises d’accéder au Centre de formation pour les PME du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord – une plateforme comprenant jusqu’à 40 webinaires en ligne disponibles gratuitement que les entreprises peuvent utiliser pour maîtriser une gamme d’outils numériques couvrant le marketing digitale et le commerce électronique, et pour développer et accroître leur présence commerciale en ligne. Les cours ont été développés en partenariat avec des plateformes de commerce électronique connus et des partenaires Facebook tels qu’ecomz, Expand Cart et Zid », explique Facebook dans un communiqué.

Dans le même sillage, Ramez Shehadi, le directeur général pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, de Facebook fait savoir que « notre campagne #LoveLocal vise à soutenir les entreprises locales et à inciter les communautés locales à s’engager davantage avec elles dans tout effort visant à assurer la subsistance et la croissance des PME maintenant et à l’avenir ».

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Afrique : Huawei veut injecter 100 milliards de dollars dans le développement de la connectivité

[Digital Business Africa] – Le groupe chinois Huawei entend investir au cours des dix prochaines années un montant global de 100 milliards de dollars dans le développement de la connectivité en Afrique. L’annonce est de Chakib Achour, le directeur marketing stratégique de Huawei Maroc–Afrique du nord, cité par nos confrères de Afriqueitnews.

« Dans un état d’esprit collaboratif avec des institutions régionales voire nationales, le Groupe Huawei se déploie pour rebondir la croissance de l’économie numérique en Afrique. Néanmoins, il est nécessaire de mettre en place une politique nationale volontariste et une régulation et juridique souple pour permettre l’émergence des initiatives innovantes, mais aussi un cadre rigoureux afin de protéger les usagers et de vérifier la qualité des services proposés », explique le responsable.

A travers cet investissement, le groupe marque une fois de plus son recentrage sur l’Afrique, alors qu’il est en très mauvaise posture sur les marchés américains et européens, où il est accusé par les gouvernements d’espionnage massif. Dans ce sillage, l’opérateur a été exclu des marchés de la 5G aux Etats-Unis où il est sous sanction, mais également dans certains pays européens.

 Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Congo : Une association de Consommateurs réclame un siège au Conseil de l’ARPCE

[Digital Business Africa] – Au Congo Brazza, le ministre des Postes, des Télécommunications et des Communications électroniques Léon Juste Ibombo a été saisi le 3 septembre 2020 par l’Observatoire congolais des droits des consommateurs (O2CD). Cette association de Consommateurs souhaite obtenir du ministre un siège au sein du conseil de gestion de l’Agence de régulation des Postes et des Communications électroniques (ARPCE), le régulateur du secteur des télécommunications.

« Il est vrai que la loi organique de l’agence ne prévoit pas une représentativité des associations des consommateurs, mais aujourd’hui les bonnes pratiques dans tous les pays même la capitalisation des agences de régulation dans notre pays voudraient que les associations des consommateurs qui sont les principaux acteurs du secteur puissent être représentées au sein de ce comité pour faire part de leur préoccupation », explique Mermans Babounga Ngondo, le secrétaire exécutif de l’O2CD.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Tech : Samsung annonce la sortie prochaine d’un smartphone entièrement transparent

[Digital Business Africa] – Le géant sud-coréen Samsung pousse un peu plus loin la barre dans le développement des Smartphones de dernière génération. Il devrait développer prochainement un smartphone entièrement transparent, qui offrira une visibilité jusqu’à l’arrière du téléphone. L’information a été dénichée par le site Let’s Go Digital qui a retrouvé le brevet demandé et obtenu par Samsung auprès de l’USPTO, le Bureau américain des brevets et des marques de commerce.

Selon le site qui cite la description du brevet, il pourrait s’agir d’un écran rigide ou flexible à même de se plier ou d’être enroulé. Au vu de la complexité à trouver l’entièreté des composants totalement transparents comme les caméras, les batteries ou les cartes SIMS, le brevet évoque la possibilité d’avoir un Smartphone dont l’écran ne serait transparent qu’en partie.

L’idée d’un Smartphone entièrement transparent fait son chemin depuis de nombreuses années. Sony avait déjà développé un prototype de smartphone transparent avec un écran à double face. Seulement, l’idée de Samsung va plus loin en n’intégrant aucune bordure sur son écran. Dans ce sillage, des entreprises à l’instar du japonais NTT ont déjà développé et présenté des prototypes de batteries entièrement transparentes comme du verre.

Toujours dans le registre des appareils entièrement transparents, le Chinois Xiaomi vient de lancer sa télévision entièrement transparente. Seulement, les unités de traitement de ce téléviseur sont logées dans le socle de la télévision.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

L’ICANN veut rembourser les frais d’accès à l’Internet liés à la pandémie

[Digital Business Africa] – La Société pour l’attribution des noms de domaines et des numéros sur Internet (ICANN) a annoncé le 31 août 2020 le lancement du programme pilote de remboursement de frais d’accès à Internet liés à la pandémie de la Covid 19. De manière pratique, ce programme pilote approuvé par le Conseil d’administration propose aux membres de la communauté qui ont une capacité Internet limitée une aide financière pour augmenter la bande passante de leur connexion Internet pendant l’ICANN69.

Des remboursements allant jusqu’à 60 USD seront accordés aux candidats éligibles pour augmenter la bande passante de leur connexion Internet pendant la durée ou le cycle de facturation du mois d’octobre 2020. Les services doivent être fournis par une entité commerciale ou un fournisseur de services Internet et doivent concerner spécifiquement l’Internet ou les données cellulaires. Le prestataire doit également fournir des documents attestant des frais liés à la montée en gamme du service, en format numérique ou papier.

« Il est important que nous continuions à identifier des moyens nouveaux et innovateurs de réduire les barrières à la participation pour que les membres de la communauté puissent contribuer et avoir voix au chapitre », explique Maarten Botterman, le président du Conseil d’administration de l’ICANN qui ajoute : « Ce programme pilote est un pas important vers cet objectif. »

Les membres de la communauté intéressés doivent envoyer leur demande avant l’ICANN69. Pour bénéficier de cette aide, les candidats devront satisfaire aux critères d’éligibilité du programme. La date limite de dépôt du formulaire de demande est le vendredi 2 octobre 2020 à 23h59 GMT.

Le formulaire est disponible ici. Pour de plus amples informations sur le programme et sur les critères d’éligibilité, cliquez ici. Un document de questions fréquentes (FAQ) est également disponible ici.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Taxe GAFA : Les géants du numérique vont répercuter la taxe sur leurs clients

[Digital Business Africa] Après trois années de bataille juridique, la taxe Gafa de 3% du nom des géants du numérique que sont Google, Apple, Facebook et Amazon leur a été défavorable, vu qu’au final, l’impôt sera bel et bien appliquée. Seulement, contrairement à ce qui était envisagé par les Etats Européens, la nouvelle taxe ne sera pas payée pas les entreprises visées, mais par les clients de ces géants du numérique, qui sont entre autres les créateurs d’applications et les annonceurs.

Dans une annonce, Apple a fait savoir que désormais, l’argent reversé aux développeurs et éditeurs d’applications achetées sur l’Appstore  « seront calculés sur la base du prix hors taxes ». Ce qui de manière mécanique, ouvre la voie à une augmentation des prix hors taxes des applications, ce qui permettrait aux éditeurs d’applications de se mettre également à l’abri de cette taxe. De ce fait, c’est sur l’utilisateur final que sera répercutée la taxe, et c’est lui qui la paiera au final. 

Du côté de Google, la taxe est également répercutée sur les annonceurs, vu que ce sont eux qui fournissent l’essentiel du chiffre d’affaire de Google. Dans une note adressée à ses clients, Google les prévient clients qu’à partir de novembre, des frais supplémentaires seront facturés aux annonceurs au Royaume-Uni, en Turquie et en Autriche. Et suivant la note, l’augmentation correspond à la valeur de la nouvelle taxe.

La politique de répercussion de la taxe sur les clients est également appliquée chez Amazon. Ici, depuis le 1er septembre 2020, le groupe a annoncé l’augmentation de l’ordre de 2% des frais des vendeurs tiers. Pour l’instant, Facebook n’a pas encore annoncé de quelle façon il répercutera cette taxe. Toujours est-il qu’il devrait faire sa communication au cours des prochains jours.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Gabon : L’Arcep met en garde Gabon Telecom et Airtel contre « l’épuisement inexplicable » des crédits de communication

[Digital Business Africa] – L’autorité de régulation des communications électroniques et de la Poste du Gabon a publié ce 04 septembre 2020 un communiqué mettant en garde les opérateurs de télécommunications locaux de ce qu’il qualifie « d’épuisement inexplicable du crédit monétaire ».

En effet, Lin Mombo, le président du conseil de régulation de l’Arcep, explique que depuis quelques temps l’Arcep reçoit de nombreuses plaintes faisant état d’une inadéquation entre les débits internet fournis par les opérateurs des réseaux de communications électroniques, les volumes des données internet souscrits par leurs abonnés respectifs et ceux qui sont en définitive réellement consommés par ces derniers.

« Il ressort que certains abonnés constatent avec étonnement l’épuisement inexplicable du crédit monétaire de leurs comptes après quelques utilisations minimes des données internet souscrites. Par ailleurs, les utilisateurs font observer que, après épuisement de leur forfait internet, les systèmes mis en place par les opérateurs débitent automatiquement les comptes bonus et principal sans leur aval, les privant ainsi de la possibilité de gérer personnellement leur crédit pourtant destiné aux appels vocaux », indique Lin Mombo dans son communiqué. 

Face à ces situations récurrentes, l’ARCEP met en garde les opérateurs sur ces dérives et les invite « instamment » à remédier à ces pratiques visant à léser le consommateur.

L’ARCEP rappelle par conséquent que tout manquement des opérateurs aux obligations prescrites par leurs cahiers de charges, à savoir la taxation, la facturation des services et la publication des tarifs sont passibles de sanctions.

Aussi, l’ARCEP invite les opérateurs à communiquer de manière plus transparente sur les tarifs des offres permanentes et promotionnelles des services voix et internet pour ainsi présenter clairement aux utilisateurs les différents modes de facturation desdites offres.  

Par Digital Business Africa

Côte d’Ivoire : Les Etats-Unis offrent au gouvernement un logiciel de données pour améliorer le système de santé

[Digital Business Africa] – En Côte d’Ivoire, c’en est fini avec le projet Open Data Center for Health. D’une durée de deux années, ce projet visait à fournir aux responsables de la santé de Côte d’Ivoire des données informations et outils d’aide à la décision. Ce projet a officiellement été clôturé le 27 août 2020. A l’occasion, le gouvernement des Etats-Unis via l’USAID a remis officiellement au ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique un Centre de données pour améliorer l’allocation des ressources de santé pour la prévention et le traitement du VIH/SIDA.

Selon l’USAID, cette plateforme remise au gouvernement ivoirien intègre et visualise les données de sources multiples, utilisant des cartes et des tableaux de bord. Elle devrait être un outil particulièrement pratique pour les décideurs et les agents de santé.

« Nous espérons que le système OpenDCH aidera les décideurs de tout le pays à exploiter les données pour une prise de décision fondée sur des preuves et, à terme, permettra de mettre fin au sida d’ici 2030. En ayant plusieurs sources de données intégrées, géolocalisées et visualisées sur une carte dynamique, les décideurs ont la capacité de voir facilement où se trouvent les points chauds du VIH / SIDA, ce qui leur permet d’allouer des ressources aux zones dans le besoin», explique Bruno Senou, le représentant de l’USAID

Le système sera désormais hébergé par le Programme National de Lutte contre le Sida (PNLS), dont la salle des serveurs a été rénovée avec un système de sécurité amélioré et un câble en fibre optique pour pouvoir héberger l’infrastructure technologique requise pour le portail.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE