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RD Congo : VODACOM, ORANGE et Airtel sommés d’améliorer la QoS à Sankuru dans les “meilleurs délais”

[DIGITAL Business Africa] – Les acteurs de l’écosystème télécom en RDC sont interpellés par la tutelle. Objet : la mauvaise qualité de services dans la province du Sankuru. Dans un communiqué publié ce 30 décembre 2025, le ministre des Postes et Télécommunications, Maître José Panda, a écrit aux sociétés VODACOM, ORANGE et Airtel pour demander l’amélioration de la qualité de leurs services dans la province, cette localité située au centre.

Selon le ministre, les populations se plaignent du réseau cellulaire et de la connectivité offerts par les différents opérateurs de téléphonie mobile. Un désagrément qui a un impact sur les services administratifs et les activités économiques de la province.

“À cet effet, je vous demande de remédier, dans les meilleurs délais, à la qualité des services offerts dans cette partie du pays, conformément aux obligations contenues dans votre cahier des charges”, a-t-il fait savoir.

Le ministre Maître José Panda a également chargé le directeur de l’ARPTC et le secrétaire général aux PTNTIC de veiller de manière régulière et rigoureuse au contrôle de la qualité des services des opérateurs de téléphonie mobile et de fourniture d’accès à Internet.

Au président de l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC), Maître José Panda instruit de prendre des dispositions nécessaires pour remédier à ces désagréments. Le même message a été adressé au directeur général du Fonds du Service universel.

Le FDSU est un organisme public investi d’une double mission : administrative et technique. Le Fonds doit favoriser l’accès aux communications, aux technologies de l’Information et de la Communication dans les zones rurales et péri-urbaines. Il promeut aussi l’inclusion numérique et stimule le développement.

Le Fonds a été créé selon la Loi n°20/017 (2020) des télécoms et des TIC, la Loi n°08/009 (2008) des établissements publics. Il est placé sous la tutelle du ministère des Postes, Télécoms.

Par Jean Materne Zambo, source : MPT 

Cameroun, CEMAC : jusqu’à quand « dealer » nos problèmes numériques avec des solutions étrangères ?

Le numérique est devenu un levier stratégique pour le développement du Cameroun et des pays de la zone CEMAC. Digitalisation des services publics, paiements mobiles, plateformes de services, e-administration, e-santé : les ambitions sont claires et légitimes. Pourtant, une réalité persiste, souvent passée sous silence :

La majorité des besoins et problèmes numériques locaux continuent d’être traités par des solutions négociées, conçues, hébergées et pilotées hors de la région. Ce choix, présenté comme pragmatique ou inévitable, est en réalité lourd de conséquences. Car derrière chaque logiciel importé, chaque plateforme clé en main et chaque « MoU » signé, ce sont en réalité des décisions structurantes qui échappent aux territoires, des données stratégiques qui quittent la région, des opportunités économiques locales qui s’évaporent et des compétences forcément mal ou sous utilisées, lorsqu’elles le sont réellement.

Au Cameroun, plusieurs projets de digitalisation de services publics ont montré leurs limites dès leur déploiement. Des plateformes administratives peinent à fonctionner dans des zones où la connexion est instable, où le coût de la data reste élevé et où l’accompagnement humain est indispensable. Le problème n’est pas l’absence de technologie, mais l’absence d’adaptation aux réalités locales. Une solution pensée pour Paris, New york ou Pekin ne peut être simplement transposée à Garoua, Bertoua ou Kousséri. Et lorqu’un local propose une innovation, elle est souvent bloquée par l’auto-censure du « made in Cameroon ».

Dans la CEMAC, le paradoxe est encore plus frappant dans le secteur des paiements et des services de proximité. Alors que le mobile money est massivement utilisé par les populations, de nombreuses plateformes de services continuent d’ignorer les usages réels des commerçants, des artisans et des collectivités locales. Résultat : des outils sophistiqués, coûteux, mais peu adoptés sur le terrain.

Cette dépendance numérique pose une question de fond : quelle souveraineté voulons-nous exercer à l’ère digitale ? Lorsque les données des citoyens, des entreprises et des territoires sont stockées et exploitées à l’extérieur, lorsque les évolutions technologiques dépendent de prestataires étrangers, la capacité de pilotage stratégique des États et des collectivités s’en trouve affaiblie.

Pourtant, les compétences existent. Le Cameroun et les pays de la CEMAC regorgent de développeurs, d’ingénieurs, de chefs de projet, d’entrepreneurs numériques. Ce qui manque, ce ne sont pas les talents, mais des cadres clairs, des projets structurants et une volonté politique forte de partir des besoins des territoires plutôt que des solutions toutes faites.

Il est temps de changer de logique. Le numérique ne doit plus être pensé uniquement comme un outil technique, mais comme un projet de territoire. Cela implique de concevoir des plateformes locales, modulaires et ouvertes, capables d’intégrer progressivement les services essentiels : accès aux services publics, commerce local, paiements, information citoyenne, emploi de proximité. Cela implique aussi de former des profils hybrides capables de faire le lien entre technologie, usages et réalités sociales.

Les solutions étrangères ont leur place, mais uniquement dans des partenariats équilibrés, c’est à dire rentables parce que valorisés localement. Elles doivent s’inscrire dans des projets pilotés localement, avec un véritable transfert de compétences, une gouvernance partagée et une création de valeur mesurable sur les territoires. Sans cela, elles ne font que renforcer une dépendance déjà bien installée.

La question n’est donc plus de savoir si le Cameroun et les pays de la CEMAC doivent se digitaliser. Ils le sont déjà. La vraie question est de savoir qui pilote, pour qui, au bénéfice de quels territoires et…pour quelle durée ?

Tant que cette question restera sans réponse claire, le numérique restera un outil importé, mal approprié et insuffisamment transformateur. Il est encore temps d’agir. Le numérique peut devenir un levier puissant de développement, d’inclusion et de souveraineté pragmatique pour l’Afrique centrale. Mais à une condition : partir des territoires, faire confiance aux compétences locales/Diasporas et assumer une vision stratégique claire. Le reste n’est qu’illusion technologique et « bla bla » électoraliste.

Par Pierre Ndjop POM, Conseil en stratégie et Transformation Numérique

RD Congo: Lancement de la transmission électronique de la liasse documentaire du commerce extérieur

[DIGITAL Business Africa] – La RD Congo vise une meilleure intégration dans le commerce international. La Première ministre Judith Suminwa a lancé la transmission électronique de la liasse documentaire du commerce extérieur le 29 décembre 2023. Cette révolution permettant l’échange numérique et automatique des documents entre le système S-ONE de la SEGUCE et SYDONIA World de la DGDA.

Une réforme qui vient mettre fin à la circulation physique des dossiers, simplifier les procédures d’importation, d’exportation et de transit et renforcer la transparence, la traçabilité et la mobilisation des recettes publiques.

• Dématérialisation complète des documents commerciaux

• Réduction des délais et des tracasseries

• Fluidité accrue entre opérateurs économiques et administrations

• Alignement sur les standards du commerce international

À la clé, une réduction des coûts et des délais pour les opérations d’importation, d’exportation et de transit des marchandises.

L’initiative du gouvernement va également assurer la transparence totale, garantir la traçabilité et faire respecter les normes. Cela sans toutefois avoir un impact sur les opérations économiques. Assurances données par le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku.

« Je voulais rassurer les opérateurs économiques que cette réforme ne constitue un blocage aux opérations commerciales. Au contraire, ça va réduire le cout, le délai et renforcer la transparence et faire en sorte que les agents qui étaient tracassés à gauche et à droite ne le soient plus », a-t-il souligné.

Pour sa part, la Première ministre a parlé d’une révolution historique pour la RDC qui consolide davantage son intégration dans le commerce international.

« L’effectivité de la transmission électronique de la liasse documentaire marque un pas décisif dans le développement du numérique en appui avec le gouvernement. Avec cette avancée majeure, la RDC vient de prendre une décision décisive dans la droite ligne des objectifs de développement durable », a fait savoir Judith Suminwa.

Le ministre des Finances, Doudou Fwamba, est convaincu qu’avec la dématérialisation, les procédures sont désormais simplifiées, et la mobilisation des recettes publiques devrait accroitre en RDC avec la lutte contre la fraude douanière.

La réforme entraîne aussi dans son sillage la réduction des délais, une traçabilité renforcée, une transparence accrue et une lutte frontale contre la fraude. Le gouvernement y voit un levier décisif pour améliorer le climat des affaires, sécuriser les recettes publiques et ancrer davantage la RDC dans les standards du commerce international.

Par Jean Materne Zambo, source: Primature 

TCHAD IA 2025 : le gouvernement place la recherche scientifique au cœur de la souveraineté numérique

[Digital Business Africa] – Le Centre National de la Recherche pour le Développement (CNRD) a lancé la première édition des Journées scientifiques sur l’intelligence artificielle, un rendez-vous inédit baptisé TCHAD IA 2025. Pendant deux jours, du 29 au 30 décembre 2025 à N’Djamena, chercheurs, universitaires, experts internationaux et institutions publiques se réunissent pour réfléchir aux fondements d’une intelligence artificielle souveraine, adaptée aux réalités et aux ambitions du Tchad.

Le Ministère des Télécommunications en première ligne

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Dr Boukar Michel, ministre des Télécommunications et de l’Économie numérique, aux côtés du Dr Tom Erdimi, ministre d’État chargé de l’Enseignement supérieur, et du Pr Mahmoud Youssouf Khayal, directeur général du CNRD.

Dans son allocution, le ministre des Télécommunications a rappelé l’importance stratégique de cette initiative pour l’avenir du pays. Il a salué une étape « structurante dans l’architecture nationale de la recherche scientifique », soulignant la nécessité d’un rapprochement concret entre la science, l’innovation et l’action publique.

Pour lui, l’intelligence artificielle n’est pas un simple outil technologique :

« L’Intelligence Artificielle est un outil de modernisation de l’État, d’optimisation des politiques publiques et de création de valeur économique. »

Il a insisté sur la vision portée par TCHAD IA 2025 : faire du Tchad un pays producteur de solutions numériques, capable de concevoir ses propres technologies, plutôt que de dépendre exclusivement d’innovations importées.

Un programme scientifique ambitieux et international

L’événement réunit des participants venus de six pays, dont le Tchad, la France, la Chine et le Sénégal.
Au programme : 32 articles scientifiques et 9 conférences couvrant des thématiques clés pour le développement national :

– santé intelligente
– agriculture de précision
– cybersécurité
– éducation numérique
– environnement et climat

Ces thématiques s’inscrivent pleinement dans la stratégie nationale de transformation numérique pilotée par le Ministère des Télécommunications et de l’Économie numérique.

Recherche, éducation et souveraineté technologique

Le Dr Boukar Michel a également insisté sur le rôle central de la formation et de la recherche dans l’appropriation de l’IA.
Il a rappelé que :

« L’Intelligence Artificielle ne remplace pas l’enseignant ; elle renforce la valeur de celui qui sait transmettre et former l’esprit critique. »

Un message fort adressé aux jeunes chercheurs tchadiens, invités à développer des solutions locales répondant aux besoins du pays, notamment dans les secteurs prioritaires définis par le gouvernement.

Un soutien concret à la recherche nationale

En marge des travaux, six ouvrages spécialisés sur l’intelligence artificielle ont été remis au CNRD. Ce geste symbolique traduit la volonté du Ministère des Télécommunications et de l’Économie numérique d’accompagner durablement :

– la montée en compétences des chercheurs,
– la production scientifique nationale,
– et la valorisation des connaissances dans le domaine de l’IA.

Vers une IA tchadienne, souveraine et utile

Avec TCHAD IA 2025, le Tchad franchit une nouvelle étape dans la construction d’un écosystème numérique fondé sur la recherche, la compétence locale et la souveraineté technologique.
Le pays affirme ainsi son ambition : devenir un acteur capable de produire ses propres solutions d’intelligence artificielle, au service du développement, de la modernisation de l’État et de l’inclusion numérique.

Par Digital Business Africa

Cameroun : Avec seulement 67 507 abonnés fixes, CAMTEL voit son parc chuter de 12 % tandis que le trafic international bondit de +36 547 % en 2024

[Digital Business Africa] – L’Observatoire 2024 du marché des communications électroniques publié par l’Agence de Régulation des Télécommunications (ART) révèle une dynamique contrastée du réseau fixe au Cameroun. Entre baisse continue du parc d’abonnés, explosion du trafic international et stagnation des revenus, le segment fixe de CAMTEL traverse une phase charnière.

Un parc d’abonnements en chute de 12,46 % : le fixe continue de perdre du terrain

Le nombre d’abonnements actifs sur le réseau fixe de CAMTEL est passé de 77 114 en 2023 à 67 507 en 2024, soit une baisse de 12,46 %.

Cette contraction confirme la tendance structurelle observée depuis plusieurs années :

– montée en puissance des réseaux mobiles (MTN, Orange, Nexttel)

– migration des usages vers les solutions internet sans fil

– désintérêt progressif pour la téléphonie fixe traditionnelle

 

La télédensité fixe recule également, passant de 0,28 % à 0,24 %, ce qui signifie qu’en 2024, seulement 0,24 ligne fixe existe pour 100 habitants. Le fixe reste donc marginal dans un marché dominé par le mobile.

Trafic voix : un bond spectaculaire, porté par l’international

Malgré la baisse du parc, le trafic voix en provenance du réseau fixe connaît une croissance remarquable.

Le volume total passe de 2,35 millions de minutes en 2023 à 5,37 millions en 2024, soit une hausse de +128,65 %.

Mais la donnée la plus spectaculaire concerne le trafic international :

– 1 884 minutes en 2023

– 690 435 minutes en 2024

– soit une progression vertigineuse de +36 547,29 %

Cette explosion pourrait s’expliquer par :

– une meilleure exploitation des capacités internationales de CAMTEL

– une demande accrue en communications professionnelles

– un repositionnement stratégique sur les services internationaux

Revenus : une légère hausse, mais une stagnation structurelle

Les revenus générés par les services fixes atteignent 165,2 milliards FCFA en 2024, soit une progression modeste de 0,41 % par rapport à 2023.

Cette stabilité s’explique par le rôle central de CAMTEL comme :

– principal fournisseur de capacités de transmission nationales et internationales

– seul concessionnaire du transport des communications électroniques au Cameroun

Cependant, la faible croissance laisse entrevoir une phase de stagnation, malgré l’importance stratégique du réseau fixe dans l’écosystème télécom national.

Interconnexion : baisse de 10 % des tarifs, mais pas encore répercutée aux consommateurs

Les tarifs d’interconnexion voix appliqués par CAMTEL ont diminué de 10 %, passant :

– de 9 FCFA à 8,1 FCFA en heures pleines

– de 7 FCFA à 6,3 FCFA en heures creuses

Cette réduction s’inscrit dans la politique de l’ART visant à :

– encourager la concurrence

– réduire les coûts de terminaison

– favoriser une baisse des prix finaux

Cependant, les tarifs de détail restent inchangés depuis 2021, signe que la baisse des coûts d’interconnexion n’a pas encore été transmise aux abonnés.

Un secteur fixe en transition profonde

Les données de l’Observatoire 2024 montrent un secteur fixe en pleine recomposition :

– baisse du parc

– faible pénétration nationale

– revenus stagnants

– trafic international en forte croissance

Le réseau fixe conserve néanmoins un rôle stratégique dans l’économie numérique camerounaise, notamment grâce aux infrastructures de transport et aux capacités internationales opérées par CAMTEL.

Par Digital Business Africa

Gabon–Huawei : un partenariat stratégique pour accélérer la souveraineté numérique et l’innovation locale

[DIGITAL Business Africa] – Le Gouvernement de la République gabonaise et Huawei Technologies (Gabon) franchissent une nouvelle étape dans leur coopération numérique. Le 23 décembre 2025, les deux parties ont procédé à la signature d’un protocole d’accord (MoU), sous l’autorité du ministre de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation, M. Mark-Alexandre Doumba, en présence de Madame Wang Lei, PDG CEMAC de Huawei pour l’Afrique centrale.

Cette signature s’inscrit dans la continuité de l’audience accordée récemment à Huawei par le Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement, S.E. Brice Clotaire Oligui Nguema. Elle vient matérialiser une volonté politique claire : faire du numérique un levier structurant du développement économique, de l’innovation et de la modernisation de l’administration gabonaise.

À travers ce protocole d’accord, l’État gabonais et Huawei, leader mondial des technologies de l’information et de la communication, s’engagent à collaborer autour de plusieurs axes stratégiques de la transformation numérique nationale. L’ambition affichée est de bâtir un écosystème numérique robuste, inclusif et durable, au service de la vision présidentielle d’un Gabon moderne et compétitif.

Le partenariat repose sur trois piliers structurants.

D’abord, la mise en place d’un comité de projet conjoint chargé d’identifier, de piloter et de prioriser les projets numériques à fort impact.

Ensuite, l’intégration des start-up et des entreprises gabonaises dans les différents chantiers, afin de stimuler l’innovation locale et de renforcer l’écosystème numérique national.

Enfin, un accent particulier est mis sur le transfert de compétences et le renforcement des capacités, condition essentielle pour assurer la montée en expertise des talents locaux et consolider la souveraineté numérique du pays.

Dans ce cadre, les deux parties entendent consolider et étendre des initiatives déjà engagées, notamment le programme des écoles connectées, tout en lançant de nouveaux projets structurants nécessitant une expertise technologique de pointe.

À partir de 2026, ces projets sont appelés à servir de catalyseurs pour les initiatives portées par les start-up gabonaises, en favorisant l’émergence de solutions innovantes adaptées aux réalités locales.

Cette coopération stratégique mobilisera plusieurs acteurs institutionnels et techniques de l’écosystème numérique gabonais, notamment la Présidence de la République, l’ANINF, l’ARCEP, SING SA, le Centre Gabonais de l’Innovation, l’Institut Africain d’Informatique, l’INPTIC, l’AGEOS ainsi que la Société de Patrimoine des Infrastructures Numériques (SPIN).

Avec ce partenariat, le Gabon confirme sa volonté d’accélérer sa transformation numérique et de positionner le digital comme un moteur clé de croissance, d’innovation et de création d’emplois, en s’appuyant sur des partenariats technologiques de premier plan.

Par : Loïc SOUOP

Source : Ministère de l’économie numérique, de la digitalisation et de l’innovation du Gabon.

Télécoms en 2024 au Cameroun : record d’investissements, Internet mobile en tête, mais qualité de service préoccupante

[DIGITAL Business Africa] – Le secteur des communications électroniques confirme son rôle de pilier de l’économie nationale, avec une progression marquée de ses principaux indicateurs entre 2023 et 2024, selon les données de l’Observatoire annuel du marché national des communications électroniques publiées par l’Agence de régulation des télécommunications.

En 2024, le niveau global des investissements du secteur a atteint 194,49 milliards de FCFA, contre 143,54 milliards de FCFA en 2023, soit une hausse spectaculaire de 35,49 %. Cette dynamique d’investissement s’accompagne d’une croissance de l’emploi direct, passé de 6 029 à 6 194 postes, en progression de 2,74 %, tandis que les emplois indirects sont estimés à 4 336 sur les deux exercices.

Un chiffres d’affaires de 1 022,35 milliards de FCFA en 2024

Le chiffre d’affaires déclaré du secteur a également enregistré une évolution significative, passant de 865,93 milliards de FCFA en 2023 à plus de 1 022,35 milliards de FCFA en 2024, soit une augmentation de 18,06 %. Cette performance renforce la contribution du secteur au produit intérieur brut, qui progresse de 2,92 % à 3,16 %, représentant un gain de 0,24 point. La contribution à l’investissement national suit la même tendance, passant de 2,53 % à 3,18 %, soit une amélioration de 0,67 point.

Sur le segment des communications électroniques fixes, la tendance est contrastée. Le nombre d’abonnements actifs sur le réseau filaire de l’opérateur fixe recule de 12,46 %, passant de 77 114 à 67 507 abonnés. En revanche, le trafic voix sortant connaît une forte progression, atteignant 5,38 millions de minutes en 2024 contre 2,35 millions de minutes en 2023, soit une hausse de 128,65 %. Cette évolution traduit un usage plus intensif du réseau fixe malgré l’érosion de la base d’abonnés.

31,52 millions d’abonnés actifs à la téléphonie mobile

Le marché des communications électroniques mobiles demeure le moteur principal du secteur. En 2024, le nombre d’abonnements actifs aux réseaux mobiles s’élève à 31,52 millions, contre 27,21 millions un an plus tôt, soit une croissance de 15,81 %. Toutefois, les usages traditionnels continuent de reculer. Le trafic voix sortant baisse de 11,61 %, passant de 32,98 milliards à 29,15 milliards de minutes. Le trafic SMS chute encore plus fortement, avec un repli de 36,28 %, à 1,88 milliard de SMS en 2024 contre 2,95 milliards en 2023.

Cette évolution des usages se reflète dans les indicateurs de consommation. La consommation moyenne mensuelle de voix par abonné recule de 27,06 %, à 77,09 minutes, tandis que la consommation moyenne mensuelle de SMS tombe à 5 messages par abonné, en baisse de 45,08 %. L’ARPU mensuel sur les réseaux mobiles diminue de 6,67 %, passant de 1 558 FCFA à 1 454 FCFA.

Paradoxalement, certains revenus unitaires progressent. Le revenu moyen par minute de communication augmente de 19,47 %, atteignant 7,73 FCFA, et le revenu moyen par SMS bondit de 34,35 %, à 4,42 FCFA. En revanche, le revenu moyen mensuel par gigaoctet de données recule de 6,88 %, s’établissant à 460 FCFA, traduisant une pression concurrentielle accrue sur les offres data.

Progression des abonnés à l’internet mobile : + 19,19%

L’accès à Internet constitue désormais le principal moteur de croissance du secteur. Les abonnements actifs à l’Internet mobile progressent de 19,19 %, passant de 12,63 millions à 15,05 millions. Le total des abonnements Internet, tous supports confondus, atteint 15,10 millions en 2024, contre 12,67 millions en 2023, soit une hausse de 19,15 %.

Cette montée en puissance de l’Internet se traduit par une explosion des volumes de données échangées. Le trafic des données sur le réseau de l’opérateur fixe progresse de 8,12 %, à 92,42 millions de Go. Sur les réseaux mobiles, la croissance est encore plus marquée, avec un trafic passant de 534,10 millions de Go à 687,44 millions de Go, soit une augmentation de 28,71 %.

Dans l’ensemble, les données de l’Observatoire annuel confirment une transformation profonde du marché des communications électroniques. Le secteur s’éloigne progressivement des services traditionnels de voix et de SMS au profit de l’Internet mobile et des usages data, tout en renforçant sa contribution à la croissance économique nationale. Une dynamique qui pose toutefois des défis majeurs en matière d’investissement, de qualité de service et de soutenabilité des modèles économiques, dans un contexte de baisse continue des revenus unitaires sur les services de données.

Qualité de service préoccupante malgré les investissements annoncés

Malgré la forte hausse des investissements enregistrée en 2024, la question de la qualité de service des communications électroniques demeure un point de crispation majeur. En 2025 de nombreux acteurs du numérique, entreprises utilisatrices et consommateurs finaux ont continué de dénoncer, tout au long de l’année, des perturbations récurrentes des services voix et data, des lenteurs sur l’Internet mobile ainsi que des coupures jugées excessives dans certaines zones urbaines et périurbaines.

Cette situation, en décalage avec l’ampleur des investissements annoncés par les opérateurs, a conduit le régulateur à intervenir. L’Agence de régulation des télécommunications a ainsi infligé des sanctions financières à Orange Cameroun et MTN Cameroon pour manquements répétés aux obligations de qualité de service, rappelant que la croissance des investissements doit impérativement se traduire par une amélioration tangible de l’expérience utilisateur.

Cet épisode questionne la qualité et l’efficacité réelle de ces investissements et met en lumière une réalité centrale pour le secteur : l’urgence de transformer l’effort financier consenti en gains concrets de performance réseau, de continuité de service et de qualité d’expérience pour les usagers.

Par Digital Business Africa

Cameroun : Avec seulement 67 507 abonnés fixes, CAMTEL voit son parc chuter de 12 % tandis que le trafic international bondit de +36 547 % en 2024

[Digital Business Africa] – L’Observatoire 2024 du marché des communications électroniques publié par l’Agence de Régulation des Télécommunications (ART) révèle une dynamique contrastée du réseau fixe au Cameroun. Entre baisse continue du parc d’abonnés, explosion du trafic international et stagnation des revenus, le segment fixe de CAMTEL traverse une phase charnière.

Un parc d’abonnements en chute de 12,46 % : le fixe continue de perdre du terrain

Le nombre d’abonnements actifs sur le réseau fixe de CAMTEL est passé de 77 114 en 2023 à 67 507 en 2024, soit une baisse de 12,46 %.

Cette contraction confirme la tendance structurelle observée depuis plusieurs années :

– montée en puissance des réseaux mobiles (MTN, Orange, Nexttel)

– migration des usages vers les solutions internet sans fil

– désintérêt progressif pour la téléphonie fixe traditionnelle

 

La télédensité fixe recule également, passant de 0,28 % à 0,24 %, ce qui signifie qu’en 2024, seulement 0,24 ligne fixe existe pour 100 habitants. Le fixe reste donc marginal dans un marché dominé par le mobile.

Trafic voix : un bond spectaculaire, porté par l’international

Malgré la baisse du parc, le trafic voix en provenance du réseau fixe connaît une croissance remarquable.

Le volume total passe de 2,35 millions de minutes en 2023 à 5,37 millions en 2024, soit une hausse de +128,65 %.

Mais la donnée la plus spectaculaire concerne le trafic international :

– 1 884 minutes en 2023

– 690 435 minutes en 2024

– soit une progression vertigineuse de +36 547,29 %

Cette explosion pourrait s’expliquer par :

– une meilleure exploitation des capacités internationales de CAMTEL

– une demande accrue en communications professionnelles

– un repositionnement stratégique sur les services internationaux

Revenus : une légère hausse, mais une stagnation structurelle

Les revenus générés par les services fixes atteignent 165,2 milliards FCFA en 2024, soit une progression modeste de 0,41 % par rapport à 2023.

Cette stabilité s’explique par le rôle central de CAMTEL comme :

– principal fournisseur de capacités de transmission nationales et internationales

– seul concessionnaire du transport des communications électroniques au Cameroun

Cependant, la faible croissance laisse entrevoir une phase de stagnation, malgré l’importance stratégique du réseau fixe dans l’écosystème télécom national.

Interconnexion : baisse de 10 % des tarifs, mais pas encore répercutée aux consommateurs

Les tarifs d’interconnexion voix appliqués par CAMTEL ont diminué de 10 %, passant :

– de 9 FCFA à 8,1 FCFA en heures pleines

– de 7 FCFA à 6,3 FCFA en heures creuses

Cette réduction s’inscrit dans la politique de l’ART visant à :

– encourager la concurrence

– réduire les coûts de terminaison

– favoriser une baisse des prix finaux

Cependant, les tarifs de détail restent inchangés depuis 2021, signe que la baisse des coûts d’interconnexion n’a pas encore été transmise aux abonnés.

Un secteur fixe en transition profonde

Les données de l’Observatoire 2024 montrent un secteur fixe en pleine recomposition :

– baisse du parc

– faible pénétration nationale

– revenus stagnants

– trafic international en forte croissance

Le réseau fixe conserve néanmoins un rôle stratégique dans l’économie numérique camerounaise, notamment grâce aux infrastructures de transport et aux capacités internationales opérées par CAMTEL.

Par Digital Business Africa

Gabon: Accord entre le gouvernement et Huawei Technologies sur la transformation numérique nationale

[DIGITAL Business Africa] – Huawei Technologies et le gouvernement gabonais accordent leurs violons pour donner une note positive à la transformation numérique nationale. Le ministre de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation, Mark-Alexandre Doumba et Wang Lei, PDG CEMAC de Huawei pour l’Afrique centrale, ont procédé le 23 décembre 2025 à la signature d’un protocole d’accord (MoU).

L’accord est consécutif à l’audience accordée à Huawei par le président de la République, chef de l’État et chef du Gouvernement, S.E. Brice Clotaire Oligui Nguema.Selon le MENDI, cet accord matérialise la volonté conjointe de l’État gabonais et de Huawei, leader mondial des technologies, de collaborer sur plusieurs axes stratégiques de la transformation numérique nationale.

Le partenariat repose sur trois piliers structurants :

▪️ la mise en place d’un comité de projet conjoint, chargé d’identifier, de piloter et de prioriser les projets numériques ;

▪️ l’intégration des startups et entreprises gabonaises, afin de renforcer l’écosystème numérique national et favoriser l’innovation locale ;

▪️ le transfert de compétences et le renforcement des capacités, pour garantir la montée en expertise nationale et la souveraineté numérique.

Dans ce cadre, les deux parties entendent consolider et étendre des initiatives existantes, notamment le programme des écoles connectées, tout en lançant de nouveaux chantiers structurants nécessitant une expertise technologique de pointe.

Le MENDI annonce qu’ à partir de 2026, ces projets ont vocation à servir de leviers pour les initiatives portées par les start-up gabonaises, contribuant à l’émergence d’un Gabon moderne, innovant et résolument tourné vers l’avenir numérique, conformément à la vision du chef de l’État.

Rappelons que le Gabon a promulgué une ordonnance historique sur la digitalisation en septembre 2025. Cette réforme ambitieuse introduit un cadre légal structurant pour la mise en place de l’e-Gouvernement, la modernisation des services publics et l’essor de l’économie numérique gabonaise.

Le texte fixe les fondations d’un écosystème numérique moderne, inclusif et sécurisé.

– Elle rapproche les services publics des citoyens grâce à des processus digitalisés et plus transparents ;

– Elle stimule l’innovation dans l’ensemble du tissu économique ;

– Elle offre un socle juridique clair pour la gouvernance numérique et la protection des données. Une ordonnance pour une République numérique forte

Le texte poursuit plusieurs objectifs clés. Notamment:

• Améliorer l’efficacité, la performance et la transparence de l’action publique ;Renforcer la lutte contre la corruption par la traçabilité des démarches administratives ;

• Favoriser l’équité d’accès aux services numériques dans toutes les régions du pays ;

• Garantir la sécurité et l’interopérabilité des systèmes d’information de l’État ;Créer des emplois et soutenir l’innovation locale à travers le numérique.

Par Jean Materne Zambo, source: MENDI

Côte d’Ivoire : 15 097 licences eGOUV et Teams acquises par le ministère du Budget et du Portefeuille de l’État

[DIGITAL Business Africa] – L’administration du budget se modernise à l’ère du numérique. L’Agence nationale du Service universel des Télécommunications (ANSUT) propulse le ministère du Budget et du Portefeuille de l’État dans une autre dimension de l’e-gouvernement.

L’ANSUT a annoncé ce 29 décembre 2025 que le ministère du Budget et du Portefeuille, en collaboration avec le ministère de l’Économie numérique, des Télécommunications et de l’Innovation, a acquis 15 097 licences pour l’utilisation des comptes de messagerie professionnelle eGOUV et Teams.

Ces licences offrent un environnement professionnel sécurisé et productif, essentiel pour le fonctionnement des administrations publiques et des entreprises.

Selon Microsoft, Teams Premium ajoute des capacités de réunion améliorées (filigranes, chiffrement de bout en bout), des analyses et une gestion à grande échelle. Les licences permettent aux services informatiques de gérer de manière centralisée les utilisateurs, les accès et les appareils, assurant une normalisation et une sécurité de l’environnement numérique.

Sans licence, les services sont limités ou désactivés après une courte période d’essai.De plus, les licences garantissent un environnement standardisé. Pour les organisations (comme eGOUV), elles créent un cadre de travail cohérent, sécurisé et conforme aux exigences de l’administration.

Avec elles, c’est la productivité assurée : Les licences donnent accès à un ensemble complet d’outils qui facilitent la collaboration, la communication et la gestion quotidienne.

 

À propos de l’ANSUT

 

Acteur clé de l’État ivoirien pour garantir que le numérique soit un levier de développement accessible à tous, l’ANSUT est investie d’une mission importante :

Garantir l’accès universel aux TIC : Assurer que tous les Ivoiriens, y compris dans les zones reculées, aient accès aux services de base des télécommunications et du numérique, conformément à la politique de service universel.

Développement des infrastructures : construire et déployer des infrastructures numériques (fibre optique, stations de base, etc.) pour étendre la couverture et améliorer la qualité des services.

Soutien à la transformation numérique : Participer à la mise en œuvre de la Stratégie nationale de Développement du Numérique (SNNCI) et accompagner les initiatives de digitalisation de l’État et des entreprises.

Gestion des financements : gérer les fonds dédiés aux projets d’investissement dans le secteur des TIC.

Inclusion numérique et équité : œuvrer pour un développement technologique qui réduit la fracture numérique et favorise l’équité et le progrès pour tous les citoyens.

Par Jean Materne Zambo, ansut.ci

Sénégal: Les prix des services mobiles chutent de 3,5 % en 2024 et se stabilisent en 2025 [IPSM-ARTP]

[DIGITAL Business Africa] – Fluctuation des prix des services mobiles au Sénégal entre 2023 et 2025. L’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes a lancé l’Indice des Prix des Services mobiles ce 23 décembre 2025.

Le nouvel outil au service de la transparence tarifaire indique que les prix des services mobiles chutent de 3,5 % en 2024 par rapport à 2023 et se sont stabilisés en 2025 après une hausse au premier trimestre et un repli au deuxième trimestre.

L’IPSM est un outil scientifique de mesure de l’évolution du niveau général des prix des services mobiles. Selon l’ARPT, il est élaboré dans un contexte marqué par la diversité des offres et la complexité des plans tarifaires.

Il permet également de situer le Sénégal par rapport à des pays présentant des configurations similaires en matière de télécommunications.

La cérémonie de restitution du rapport a été présidée par le DG de l’ Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP), Dahirou Thiam en présence de son homologue de l’ANSD, Dr Abdou Diouf.

Au-delà des résultats, l’IPSM constitue un instrument d’aide à la décision pour les pouvoirs publics et un baromètre de suivi du marché. Il marque une avancée significative vers une régulation fondée sur la donnée, la concertation et l’amélioration continue, en cohérence avec les orientations nationales en matière de transformation numérique.

Cette initiative s’inscrit dans la volonté de renforcer la transparence tarifaire et la régulation par la donnée dans le secteur des communications électroniques au Sénégal.

L’ARTP œuvre à la promotion d’un secteur des télécommunications dynamique et compétitif, fondé sur une concurrence saine et loyale, au bénéfice des consommateurs, des opérateurs et de l’économie nationale.

Par Jean Materne Zambo, source: ARTP

Afriland First Bank renforce sa gouvernance : Dieudonné Hervé Ayissi nommé directeur général adjoint

[DIGITAL Business Africa] – Afriland First Bank Cameroun a annoncé la nomination de M. Dieudonné Hervé Ayissi au poste de Directeur Général Adjoint, lors d’une session ordinaire de son Conseil d’administration tenue à Yaoundé, le 12 décembre 2025. Cette décision stratégique annoncée le 18 décembre 2025 vise à consolider l’équipe dirigeante de la première institution bancaire du Cameroun et à accélérer la mise en œuvre de sa stratégie de développement pour 2026.

Dieudonné Hervé Ayissi devient ainsi deuxième directeur général adjoint (DGA), aux côtés du premier DGA en fonction, Youssoufa Bouba, qui conserve son poste. Les deux DGA travailleront sous la coordination de l’actuel directeur général, Célestin Guela Simo.

Un profil stratégique pour une institution de référence

Titulaire d’un Executive MBA de la Southern Polytechnic State University (Atlanta, USA) et du PKFOKAM Institute of Excellence, M. Ayissi cumule 16 années d’expérience au sein du groupe Afriland First Bank, dont 10 années à des postes stratégiques au sein de la filiale camerounaise. Sa nomination s’inscrit dans une logique de renforcement de la gouvernance exécutive, en cohérence avec les ambitions de performance, de transparence et de création de valeur durable portées par le Conseil d’administration.

Une banque leader, au service de l’innovation et du progrès socio-économique

Afriland First Bank, acteur majeur du secteur bancaire camerounais et référence régionale en Afrique centrale, affiche des indicateurs solides au 31 octobre 2025 :

– Actifs totaux : 2 489,5 milliards FCFA  

– Encours de crédits : 1 627 milliards FCFA  

– Dépôts clients : 1 840 milliards FCFA  

Financements aux États et institutions sous-régionales : plus de 488 milliards FCFA via des émissions obligataires et bons du Trésor

Ces chiffres traduisent une capacité d’intervention robuste, au service des particuliers, des entreprises et des institutions, avec des solutions financières innovantes et adaptées aux besoins du marché.

Une gouvernance proactive et tournée vers l’avenir

La nomination de M. Ayissi, encore soumise à l’approbation des autorités administratives et de supervision compétentes, marque une nouvelle étape dans la consolidation de la gouvernance d’Afriland First Bank.

L’institution réaffirme ainsi son engagement envers ses clients, ses partenaires institutionnels et l’ensemble de ses parties prenantes, en garantissant la continuité de ses activités et la solidité de son pilotage stratégique.

Vers une nouvelle dynamique de performance

À travers cette décision, Afriland First Bank confirme sa volonté de s’appuyer sur des profils expérimentés et visionnaires pour piloter sa croissance. Le renforcement de son équipe dirigeante intervient dans un contexte où les enjeux de transformation digitale, d’inclusion financière et de financement des économies africaines exigent des réponses agiles, structurées et ambitieuses.

 

Par Digital Business Africa 

Haliki Choua Mahamat (DG ARCEP Tchad) appelle à une régulation moderne et à une souveraineté numérique partagée

Du 15 au 18 décembre 2025, N’Djamena a accueilli un atelier sous-régional majeur consacré à la cartographie des infrastructures de fibre optique et à la Clinique des services financiers numériques, organisé par l’ARTAC et l’Union internationale des télécommunications (UIT).

A l’ouverture  de cette rencontre, le Directeur général de l’ARCEP Tchad, M. Haliki Choua Mahamat, a livré un discours puissant, empreint de vision stratégique et d’un profond sens des responsabilités régionales.

« Une rencontre qui dépasse le cadre technique »

Dès les premiers mots, le DG de l’ARCEP Tchad a donné le ton : l’atelier n’est pas un simple rendez-vous technique, mais un moment de convergence, où les régulateurs, les institutions communautaires, les opérateurs et les experts unissent leurs forces pour dessiner un futur numérique commun.

Accueillant les délégations venues de toute l’Afrique centrale, il a salué « une communauté de régulateurs, une intelligence collective et une vision partagée du futur numérique africain », tout en souhaitant aux participants de découvrir un Tchad hospitalier, résilient et tourné vers l’avenir.

🇹🇩 Hommage aux autorités tchadiennes et reconnaissance institutionnelle

Dans son allocution, Haliki Choua Mahamat a rendu un hommage appuyé au Président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, dont la vision en matière de souveraineté et de modernisation du pays constitue « le socle de toutes les actions publiques ».

Il a également salué le Premier ministre, l’Ambassadeur Allamaye Halina, pour son engagement dans les réformes structurelles, ainsi que le ministre des Télécommunications, de l’Économie numérique et de la Digitalisation de l’administration, Dr Boukar Michel, dont il a souligné « la rigueur intellectuelle exceptionnelle » et le soutien constant aux actions du régulateur.

La fibre optique, « colonne vertébrale stratégique » de l’Afrique centrale

Le DG de l’ARCEP a rappelé que la fibre optique n’est pas un simple câble, mais un pilier de souveraineté et de compétitivité.
Elle relie les territoires, soutient la croissance, rapproche les citoyens et ouvre des perspectives nouvelles pour la jeunesse.

Mais il a aussi pointé les défis persistants :

  • infrastructures inégalement déployées
  • réseaux cloisonnés
  • manque de visibilité globale
  • absence de coordination régionale

La cartographie des infrastructures apparaît ainsi comme un acte de lucidité et de responsabilité collective. Pour Haliki Choua Mahamat, elle est « le socle d’une régulation moderne, anticipatrice et orientée vers l’intérêt général ».

Services financiers numériques : inclusion et souveraineté 

Le DG a rappelé que les services financiers numériques ne peuvent prospérer sans infrastructures fiables et sécurisées.
Ils constituent un levier d’inclusion, de dignité économique et de modernisation de l’État.

La tenue de la Clinique des Services Financiers Numériques, en marge de l’atelier, illustre cette complémentarité entre infrastructures et innovation.

Free Roaming CEMAC : une exigence politique et citoyenne

Haliki Choua Mahamat a insisté sur l’importance de la mise en œuvre effective du Free Roaming dans la CEMAC, véritable symbole de l’intégration numérique régionale.
Il a rappelé que la responsabilité collective des régulateurs est de transformer les décisions politiques en bénéfices concrets pour les citoyens.

« L’Afrique centrale n’a pas besoin de promesses, mais de cohérence et de confiance »

Le DG de l’ARCEP a invité les participants à travailler avec méthode, transparence et ambition. Il a salué les équipes de l’ARCEP pour leur engagement et leur professionnalisme, tout en assumant avec humilité les éventuelles imperfections organisationnelles.

Son message final est clair : bâtir une Afrique centrale connectée, intégrée, résiliente et tournée vers l’avenir.

Par IMS

ARTAC, des infrastructures de fibre optique, Dr Boukar Michel UIT

Dr Boukar Michel : « Sans infrastructures numériques solides, il n’y a ni intégration régionale, ni souveraineté numérique »

N’Djamena a accueilli, du 15 au 18 décembre 2025, un atelier sous-régional majeur consacré à la cartographie des infrastructures de fibre optique et au développement des services financiers numériques, organisé conjointement par l’ARTAC et l’Union internationale des télécommunications (UIT).

En ouvrant les travaux, le ministre tchadien des Télécommunications, de l’Économie numérique et de la Digitalisation de l’administration, le Dr Boukar Michel, a livré un discours fort, plaçant la coopération régionale et la souveraineté numérique au cœur des priorités de l’Afrique centrale.

Dès l’entame de son allocution, le ministre a rappelé l’enjeu central : la transformation numérique n’est plus un choix, mais une condition de stabilité, de compétitivité et de souveraineté pour les États de la sous-région.

Dans un contexte marqué par l’immensité géographique, les défis logistiques et les disparités territoriales, le Tchad affirme que la coopération régionale est la seule voie possible pour relever les défis de la connectivité, de la cybersécurité et de la confiance numérique.

« Aucun pays, seul, ne peut relever les défis de la connectivité », a insisté le ministre, saluant la présence des régulateurs, institutions communautaires, opérateurs et partenaires techniques venus de toute l’Afrique centrale.

La cartographie de la fibre : un outil de souveraineté et de planification stratégique

Le ministre a souligné que, malgré les investissements massifs réalisés ces dernières années dans la fibre optique, la sous-région fait encore face à :

  • des zones stratégiques non connectées
  • des infrastructures qui se superposent faute de coordination
  • une cartographie incomplète des réseaux
  • une interconnexion régionale encore insuffisante

Ce manque de visibilité constitue un frein majeur à l’investissement et à l’intégration numérique.

Pour le ministre, la cartographie n’est pas un simple exercice technique :
c’est un instrument de souveraineté, un outil d’aide à la décision, un levier de rationalisation des investissements et un accélérateur d’interconnexion régionale.

« Cartographier, c’est planifier intelligemment, éviter les doublons coûteux, sécuriser nos infrastructures critiques et attirer des financements crédibles », a-t-il déclaré.

Services financiers numériques : inclusion, dignité et confiance 

Le second pilier de l’atelier porte sur les services financiers numériques, présentés comme un moteur d’inclusion et de dignité économique.

Le ministre a rappelé que ces services rapprochent l’État du citoyen, donnent une voix économique aux populations vulnérables et transforment l’innovation en opportunités concrètes.
Mais il a également averti : sans réseaux fiables et sécurisés, l’innovation reste un mirage.

Une Afrique centrale qui avance ensemble

Le ministre a salué l’engagement de l’UIT, de l’ARTAC, des régulateurs nationaux, de la CEMAC, de la BEAC et de l’ensemble des partenaires présents.

Le message est clair : l’Afrique centrale avance, ensemble.

Il a également interpellé les opérateurs télécoms et fournisseurs d’accès à Internet, les invitant à plus d’investissement, plus d’innovation et plus de qualité de service.

« La transformation numérique n’est ni un slogan, ni une mode »

Pour le Tchad, sous l’impulsion du Président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, le numérique est désormais au cœur du projet national de développement, de modernisation de l’État et d’intégration régionale.

Le ministre a appelé les participants à faire de cet atelier un tournant stratégique vers :

  • une planification coordonnée
  • une connectivité inclusive
  • une Afrique centrale interconnectée, souveraine et compétitive

 

« La carte que nous dessinons aujourd’hui, c’est celle du futur numérique de nos peuples », a-t-il conclu en déclarant ouverts les travaux de l’atelier ARTAC–UIT.

Par IMS

20 ans de chantiers numériques structurants : Huawei met en lumière ses réalisations majeures au Cameroun

[Digital Business Africa] – Vingt ans après son installation au Cameroun, Huawei a célébré le 19 décembre à Yaoundé deux décennies d’un partenariat public‑privé devenu l’un des piliers de la transformation numérique du pays. Une soirée anniversaire riche en symboles, présidée par Mme Minette Libom Li Likeng, Ministre des Postes et Télécommunications, représentant personnel du Premier Ministre, Chef du Gouvernement.

Autour d’elle, plusieurs membres du gouvernement, des responsables diplomatiques chinois et les dirigeants régionaux et nationaux de Huawei ont rappelé la profondeur d’une coopération qui a façonné l’écosystème numérique camerounais depuis 2005.

Un partenariat stratégique consolidé par l’État camerounais

La célébration a été l’occasion de revisiter les moments clés de cette collaboration, notamment la signature en 2018 de l’Accord de Partenariat Stratégique dans le domaine des TIC, autorisé par le Président de la République, S.E. Paul Biya.
Cet accord a ouvert la voie à une accélération des projets structurants, positionnant Huawei comme un partenaire technique majeur de l’administration et du secteur privé.

Pour Olylia Wang Lei, Directeur Général de Huawei Cameroun, cette relation repose sur une confiance mutuelle :

« Ces vingt années témoignent de notre engagement constant aux côtés du Cameroun. Nous sommes fiers d’avoir contribué à l’essor numérique du pays et réaffirmons notre volonté de poursuivre ce partenariat stratégique pour bâtir ensemble un avenir digital, inclusif et durable. »

20 ans d’investissements, d’infrastructures et de modernisation des services publics

En deux décennies, Huawei a accompagné plusieurs administrations et entreprises publiques dans la modernisation de leurs infrastructures :

Infrastructures et services publics

– Déploiement des réseaux de télécommunications aux côtés de CAMTEL
– Modernisation des services postaux avec CAMPOST
– Digitalisation des services de la CNPS
– Appui aux opérateurs privés MTN et Orange
– Construction de centrales solaires photovoltaïques dans les zones rurales avec le MINEE
– Soutien à la DGSN dans les projets de ville intelligente
– Équipement du MINESEC avec 100 Idea Hubs dans le cadre du projet Smart Classroom
– Modernisation du système de communication de la Gendarmerie nationale

Ces projets ont contribué à renforcer la résilience numérique du pays et à améliorer la qualité des services publics.

Un employeur local et un catalyseur de compétences numériques

Huawei Cameroun, c’est aussi plus de 300 employés, dont 76 % de Camerounais, un engagement fort en faveur de l’employabilité locale.

La soirée a donné la parole à plusieurs collaborateurs emblématiques, dont :
– Omer Fotsing, employé depuis 2005, témoin de l’évolution de l’entreprise
– Nzuépaze Tioua Nelly Ornella, jeune diplômée revenue de Chine pour rejoindre Huawei en 2024
– Li Yanquing, ingénieur chinois installé au Cameroun depuis 7 ans
– Edmonde Djiokeng Teboh, Directrice du développement Business et gestion des partenaires CEMAC, symbole de la montée en compétences interne

Programmes de formation

Huawei a également investi massivement dans la formation des jeunes Camerounais via :
– Seeds for the Future
– Huawei ICT Academy
– Huawei ICT Competition

Près de 15 000 étudiants ont déjà été formés grâce à ces programmes, en partenariat avec le Ministère de l’Enseignement supérieur.

Une célébration tournée vers l’avenir

Placée sous le thème « Innovation et partenariat stratégique au service du développement de l’économie numérique du Cameroun », la soirée a mêlé culture, témoignages, rétrospectives et perspectives.

Une exposition photo retraçait les grandes étapes de la coopération sino‑camerounaise dans le numérique.

La présence d’artistes camerounais de renom a donné une dimension festive à un événement qui marque surtout le lancement d’une nouvelle ère de transformation digitale, alignée sur la Stratégie Nationale de Développement 2020‑2030 (SND30).

Vers les 20 prochaines années : un engagement renouvelé

En clôturant la cérémonie, Olylia Wang Lei a rappelé le sens de cette aventure : « Depuis notre arrivée en 2005, nous avons eu le privilège d’accompagner le gouvernement et le secteur privé dans le processus de développement numérique. Le Cameroun est une terre d’accueil, et nous sommes déterminés à poursuivre cette mission. »

Avec des infrastructures renforcées, une expertise locale en expansion et un partenariat stratégique consolidé, Huawei Cameroun se projette déjà vers les défis technologiques des prochaines décennies : cloud souverain, cybersécurité, IA, connectivité rurale, énergies renouvelables et services publics intelligents.

Pour la ministre des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng, représentant le Premier ministre,

« le gouvernement apprécie l’implication de Huawei dans le développement de
l’économie numérique au Cameroun. Ce d’autant plus que Huawei est arrivé au moment où notre pays était en train de bâtir sa démarche pour se digitaliser avec le développement des infrastructures. Donc, c’est Huawei qui a contribué à accompagner le Cameroun dans la pose de la fibre optique et leur intervention a évolué d’année en année au point où par l’expérience avérée et la qualité des prestations de Huawei, ils sont devenus un partenaire stratégique du Cameroun”.

La ministre par ailleurs que le Cameroun a besoin de partenaires stratégiques dans un modèle de partenariat gagnant- gagnant.

“Nous avons besoin d’un partenaire internationalement connu, expérimenté. Il y a d’autres secteurs à embrasser. Nous invitons Huawei à faire un peu plus d’efforts pour s’arrimer aux priorités de l’économie nationale et pour apporter véritablement leur expertise dans d’autres activités comme on les voit faire dans le monde entier”, a suggéré Minette Libom Li Likeng.

Par Digital Business Africa

Après l’e-Visa, voici l’autre chantier d’Impact Palmarès Group au Cameroun : L’Imprimerie Nationale entre dans l’ère de la Très Haute Sécurité

[DIGITAL Business Africa] – Le Groupe Impact Palmarès R&D SAS poursuit son offensive technologique au Cameroun. Après avoir révolutionné l’accès aux visas avec la plateforme d’e‑Visa, l’entreprise dirigée par Giresse J TELLA s’attaque désormais à un autre pilier de la souveraineté numérique : l’Imprimerie Nationale.

Un contrat de Partenariat Public-Privé de 20 ans a été signé à Yaoundé le 28 novembre 2025 entre l’État du Cameroun représenté par le ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi, et le groupe Impact Palmarès R&D SAS représenté par son PDG Giresse J. Tella.

L’objectif affiché est de transformer cette institution en une imprimerie de très haute sécurité, capable de produire des documents sensibles conformes aux standards internationaux.

 Une infrastructure stratégique pour l’État et le continent

Ce chantier de modernisation vise à faire de l’Imprimerie Nationale une référence sous-régionale en matière de production documentaire sécurisée. À terme, elle pourra répondre aux besoins des administrations publiques, des clients privés, et des États africains en quête de solutions souveraines.

Les cinq missions clés de la réhabilitation :

– 🔁 Relancer la production des Journaux officiels, socle de la transparence institutionnelle.
– 🏛 Fournir les documents essentiels au fonctionnement des administrations publiques.
– 🏢 Servir les clients privés avec des prestations de haute sécurité.
– 🛂 Produire des titres hautement sécurisés : passeports, cartes d’identité, permis de conduire.
– 🌐 Créer un écosystème numérique autour de la chaîne de production confidentielle.

 Une vision présidentielle et continentale

Lors de son allocution, Giresse J TELLA a exprimé sa reconnaissance envers Son Excellence Paul BIYA, saluant son rôle de garant de la souveraineté numérique. Il a affirmé :

« Je prends ici le ferme engagement de veiller à ce que la transparence, la rigueur et le professionnalisme soient les seuls leviers qui orienteront la collaboration. »

Ce projet incarne une ambition continentale : faire du Cameroun un hub de production documentaire sécurisé pour l’Afrique et au-delà.

Digital Business Africa suivra de près l’évolution de ce chantier, qui pourrait bien redéfinir les standards africains en matière de sécurité documentaire, de gouvernance numérique et de partenariats public-privé.

Par Digital Business Africa

Gov’athon 2025/Sénégal : La startup AgriDataGov reçoit le 1ᵉʳ prix et 20 millions de FCFA

[DIGITAL Business Africa] – Pour sa solution de gestion et de suivi des intrants agricoles, AgriDataGov distance ses concurrents au Gov’athon 2025. La plateforme est un rendez-vous majeur célébrant l’innovation technologique au service de la transformation des services publics au Sénégal.

La startup portée par la structure Sunu Impact a empoché la somme de 20 000 000 de FCFA pour son premier prix ce 23 décembre 2025. Mieux, le projet est classé dans le domaine de la souveraineté alimentaire.

Le deuxième prix revient à Sen Don, une plateforme innovante dans le domaine de l’hygiène publique et sanitaire. La solution est portée par la startup Wadaradji et propose des solutions sur le don de sang, a remporté le deuxième prix. Elle est portée par la startup Wadaradji.

Le troisième prix est allé à Tontouma Bot du même nom d’équipe, qui propose des solutions basées sur l’intelligence artificielle au service de l’expérience usager.

Côté encouragement, Kay Bay, Pass Bi et Ecolo ont été nominés. Tandis que Green Sponges, une startup qui évolue dans l’environnement et le cadre de vie, a été plébiscitée prix coup de cœur du jury.

Au total, 21 solutions ont été présentées dans ce concours. Notamment MineWatch (surveillance des ressources minières), Kaaraange (gestion intelligente des déchets médicaux), AgridataGov (gestion et suivi des intrants agricoles), Tontouma (modernisation de l’accueil dans les services publics), PaySetal (valorisation intelligente des déchets domestiques), Kay Signé (signature numérique à distance), Sotilma (arrosage intelligent), E-Santé (suivi médical digitalisé).

Tous ces projets bénéficieront d’un accompagnement institutionnel pour une mise en œuvre concrète au service des populations.

Pour le ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, « le Gov’athon 2025 restera comme un moment fort de l’innovation publique au Sénégal. Un moment où l’intelligence collective, la créativité et l’engagement citoyen se sont mis au service de l’action publique et de la transformation de l’État. »

Le Gov’athon s’engage à faire émerger des solutions innovantes appelées à évoluer vers des Startups d’État ou des projets portés par l’administration. Ces initiatives bénéficieront d’un portage institutionnel fort de la CEAC et de ses équipes expérimentées, ainsi que d’un renforcement technique et en compétences, combinant incubation, incitations réglementaires et fiscales, accès à la commande publique et mécanismes de financement adaptés, afin d’assurer leur mise à l’échelle et leur impact durable au service des politiques publiques et des citoyens.

Par Jean Materne Zambo

 

N’Djamena 2025 : l’ARTAC, l’ARCEP Tchad et l’UIT tracent la nouvelle feuille de route numérique de l’Afrique centrale

Après quatre jours d’échanges techniques, de concertation stratégique et de travaux intensifs, l’atelier sous-régional ARTAC–UIT, accueilli par l’ARCEP Tchad du 15 au 18 décembre 2025, s’est achevé sur une série de recommandations fortes destinées à accélérer l’intégration numérique de l’Afrique centrale.

Au cœur des discussions : la cartographie de la fibre optique, la sécurité des services financiers numériques et la mise en œuvre effective du Free Roaming dans la CEMAC.

Cette rencontre, marquée par les interventions structurantes du ministre tchadien des Télécommunications, Dr Boukar Michel, du DG de l’ARCEP Tchad, Haliki Choua Mahamat, et du Président exécutif de l’ARTAC, Christian Katende Mukinay, a confirmé une dynamique régionale fondée sur la coopération, la souveraineté numérique et la modernisation des infrastructures.

Une semaine stratégique pour l’avenir numérique de la sous-région 

 

Dès l’ouverture, le ministre Dr Boukar Michel a rappelé que la transformation numérique n’est plus une option, mais une condition de souveraineté, de compétitivité et de stabilité pour les États de la sous-région.
Il a insisté sur la nécessité d’une coopération régionale renforcée, affirmant qu’aucun pays ne peut relever seul les défis de la connectivité, de la cybersécurité et de la confiance numérique.

Le DG de l’ARCEP Tchad, Haliki Choua Mahamat, a pour sa part souligné que la fibre optique constitue « une colonne vertébrale stratégique » pour l’économie numérique, et que la cartographie est un acte de lucidité et de responsabilité collective.

 

Quant au président exécutif de l’ARTAC, Christian Katende Mukinay, il a rappelé que l’ARTAC, depuis 2004, est le cadre privilégié de concertation et d’harmonisation réglementaire en Afrique centrale. Il a insisté sur trois priorités :

  • harmoniser les régulations,
  • moderniser et interconnecter les infrastructures,
  • promouvoir un numérique inclusif et sécurisé.

Fibre optique : vers une cartographie régionale harmonisée

 

Les travaux des 15 et 16 décembre ont permis :

  • une introduction aux principes de l’analyse géospatiale,
  • un partage des données existantes dans les États membres,
  • l’exploration d’applications avancées pour analyser la connectivité,
  • la définition d’un cadre commun pour alimenter une plateforme cartographique régionale.

Cette cartographie vise à :

 

  • identifier les zones non ou mal desservies,
  • éviter les doublons d’infrastructures,
  • optimiser les investissements publics et privés,
  • renforcer l’interconnexion régionale,
  • soutenir la planification stratégique des États.

Services financiers numériques : renforcer la sécurité et la confiance

 

Le 17 décembre a été consacré à une Clinique de sécurité des Services Financiers Numériques (SFN), organisée avec l’appui du laboratoire de sécurité de l’UIT.

Les participants ont travaillé sur :

 

  • l’évaluation pratique de la sécurité des applications,
  • l’identification des vulnérabilités systémiques,
  • l’adoption de cadres d’assurance de sécurité alignés sur les recommandations de l’UIT,
  • la définition de contrôles prudentiels régionaux.

L’objectif : renforcer la cyber-résilience, protéger les utilisateurs et consolider la confiance dans les services financiers digitaux, moteur de l’inclusion économique.

Free Roaming CEMAC : cap sur le 10 février 2026

 

La réunion des experts du 18 décembre a porté sur l’état d’avancement du Free Roaming en Afrique centrale, avec un objectif clair :
respecter le calendrier CEMAC fixant la mise en œuvre complète au 10 février 2026.

 

Les recommandations clés :

Pour les opérateurs

  • Mise en œuvre du Free Roaming dans les délais impartis.
  • Utilisation exclusive du lien direct SIP, conformément aux décisions ministérielles.

Pour les régulateurs

  • Suivi strict du règlement des dettes inter-opérateurs
  • Application des sanctions en cas de non-respect des obligations.
  • Veille à la mise en œuvre effective du Free Roaming via SIP.
  • Respect de la date butoir fixée par la CEMAC.

Pour la CEMAC

 

  • Accompagner les États dans la levée des surtaxes sur les communications électroniques.
  • Associer les opérateurs aux prochaines réunions techniques.

Ces mesures visent à garantir une mobilité numérique fluide, une baisse des coûts pour les usagers et une intégration régionale renforcée.

Une organisation saluée et une coopération renforcée

 

Par la voix de sa Secrétaire permanente, l’ARTAC a adressé de chaleureux remerciements au DG de l’ARCEP Tchad, Haliki Choua Mahamat, et à ses équipes pour la qualité de l’accueil et de l’organisation, depuis l’aéroport jusqu’aux sessions de travail.

Les délégations ont également apprécié :

 

  • l’excursion détente,
  • l’ambiance conviviale,
  • les attentions particulières, dont la remise de cadeaux,
  • le dîner de clôture célébrant l’hospitalité tchadienne.

Les experts de l’UIT et les représentants des pays membres ont exprimé leur pleine satisfaction quant aux résultats obtenus​.

Une Afrique centrale interconnectée, sûre et inclusive

 

À travers cet atelier, l’ARCEP Tchad, l’ARTAC et l’UIT réaffirment leur engagement commun à bâtir une Afrique centrale interconnectée, sûre, inclusive et solidaire, où la coopération sous-régionale devient un levier majeur de la transformation digitale et du développement durable.

Les recommandations issues de N’Djamena constituent désormais une feuille de route opérationnelle pour accélérer :

  • la modernisation des infrastructures,
  • la sécurité des services numériques,
  • l’intégration régionale,
  • et la souveraineté numérique de la sous-région.

Par IMS

Afrique centrale : Christian Katende Mukinay (ARTAC) trace la feuille de route d’une intégration numérique ambitieuse et coordonnée

La semaine numérique du 15 au 18 décembre 2025 à N’Djamena a marqué un tournant majeur pour l’Afrique centrale. Trois événements structurants — l’atelier régional sur la cartographie de la fibre optique, la Clinique de sécurité des services financiers numériques et l’évaluation du Free Roaming — a réuni régulateurs, experts, opérateurs et institutions internationales autour d’une ambition commune : bâtir une Afrique centrale interconnectée, sécurisée et inclusive.

En ouvrant les travaux, le Président exécutif de l’Assemblée des Régulateurs des Télécommunications de l’Afrique centrale (ARTAC), Christian Katende Mukinay, a livré un discours dense, visionnaire et profondément ancré dans les enjeux stratégiques de la région.

« Une semaine stratégique pour l’avenir numérique de l’Afrique centrale »

Pour Christian Katende Mukinay, cette rencontre n’est pas un simple rendez-vous technique, mais un moment fondateur, où les États membres choisissent la coordination, la transparence et l’action collective.

Il a salué l’accueil du Tchad et le leadership de l’ARCEP Tchad, dirigée par Haliki Choua Mahamat, soulignant que cette hospitalité témoigne de l’engagement du pays en faveur de l’intégration numérique régionale.

Il a également remercié l’Union internationale des télécommunications (UIT), partenaire clé et « pierre angulaire » des efforts de modernisation numérique en Afrique centrale.

ARTAC : harmoniser, moderniser, intégrer

Créée en 2004, l’ARTAC est un cadre essentiel de concertation et de coordination entre les régulateurs de la sous-région.
Christian Katende Mukinay a rappelé que sa mission principale est l’harmonisation des réglementations dans les communications électroniques et les postes.

Cette mission se traduit par :

  • la mise en œuvre du Free Roaming à moindre coût
  • la coopération renforcée avec les organisations régionales et internationales
  • la modernisation des infrastructures et des cadres réglementaires
  • la construction d’un marché numérique intégré en Afrique centrale

Pour le Président exécutif, l’avenir numérique de la région repose sur trois piliers :

  1. Harmonisation des régulations
  2. Développement d’infrastructures interconnectées et modernes
  3. Promotion d’un numérique inclusif, sécurisé et responsable

Des défis stratégiques à anticiper : IA, cybersécurité, fracture numérique

Christian Katende Mukinay a insisté sur la nécessité d’anticiper les transformations majeures qui redessinent les marchés numériques :

  • l’essor des systèmes satellitaires non-géostationnaires
  • le déploiement de l’intelligence artificielle, nécessitant une régulation éthique et sécurisée
  • la réduction de la fracture numérique
  • la lutte contre la cybercriminalité
  • la promotion d’un usage responsable des réseaux sociaux

Pour lui, seule une régulation moderne, coordonnée et proactive permettra à la région de tirer pleinement parti de ces innovations.

Fibre optique : « le sang de l’économie numérique »

L’atelier sur la cartographie de la fibre optique ouvre la semaine.
Le Président exécutif a rappelé que la fibre est la colonne vertébrale de l’économie numérique, mais que sa couverture reste encore fragmentée, mal documentée et inégalement déployée.

L’objectif est clair :

  • collecter et harmoniser les données
  • alimenter une plateforme cartographique régionale
  • identifier les zones non desservies
  • prioriser les investissements
  • renforcer la transparence et la planification

Cette cartographie sera un outil précieux pour les décideurs publics, les opérateurs et les citoyens.

Services financiers numériques : renforcer la confiance et la sécurité

À partir du 17 décembre, les travaux se sont concentré sur la sécurité des services financiers numériques (SFN).
Avec l’appui du Laboratoire de sécurité des SFN de l’UIT, les participants ont évalué:

  • la sécurité des applications et infrastructures
  • les vulnérabilités systémiques
  • les cadres d’assurance de sécurité
  • les contrôles prudentiels régionaux

Pour Christian Katende Mukinay, renforcer la cyber-résilience est indispensable pour garantir la confiance du public et soutenir l’inclusion financière.

Free Roaming : un acte politique pour l’intégration régionale

La semaine se clôturera par l’évaluation de la mise en œuvre du Free Roaming en Afrique centrale.
Pour le Président exécutif, la suppression des surtaxes d’itinérance est plus qu’une réforme technique : c’est un symbole fort de l’intégration régionale.

Les travaux ont permis de :

  • harmoniser les tarifs
  • lever les blocages techniques
  • garantir la transparence pour les usagers

« Construire une Afrique centrale connectée, résiliente et tournée vers l’avenir »

Christian Katende Mukinay a conclu en saluant les équipes de l’ARTAC et les participants pour leur engagement.
Il a exprimé sa conviction que les recommandations issues de cette semaine permettront :

  • de moderniser les infrastructures
  • de sécuriser les services financiers numériques
  • de renforcer l’intégration régionale
  • et de propulser l’Afrique centrale vers un avenir numérique inclusif et durable

Par IMS

Pascal Naudin : « Grâce à des technologies basées sur l’IA, la solution XDR de Kaspersky offre une vision globale des attaques multi-vecteurs »

[Digital Business Africa] – Présent en Afrique depuis plus de vingt ans, Kaspersky s’appuie aujourd’hui sur des équipes techniques et commerciales locales qui accompagnent quotidiennement les PME et leurs partenaires africains, dans un contexte où les menaces et les solutions évoluent en permanence.

C’est ce qu’affirme, dans cet entretien avec Digital Business Africa, Pascal Naudin, Head of B2B – Morocco, Tunisia, West & Central Africa, chez Kaspersky. Il présente par ailleurs les principaux obstacles qui empêchent les PME africaines de mettre en place une protection efficace tout en proposant les solutions idoines de Kaspersky.

Digital Business Africa : Pourquoi les stratégies de cybersécurité des PME africaines restent-elles souvent théoriques plutôt qu’opérationnelles ?

Pascal Naudin : De nombreuses PME, en Afrique comme ailleurs, partent du principe que leur taille les protège naturellement contre les cyberattaques. Cette perception conduit à considérer la cybersécurité comme un sujet secondaire, souvent limité à quelques mesures de base, telles que la protection des postes de travail ou des serveurs.

La menace cyber reste par ailleurs encore trop souvent associée aux seuls virus. Dans ce contexte, les PME se tournent vers des solutions grand public, conçues pour des usages individuels. Si ces outils suffisent pour des postes isolés, ils deviennent inadaptés dès lors que les systèmes sont interconnectés au sein d’un réseau d’entreprise. À ce stade, la surface d’attaque augmente fortement et nécessite une approche bien plus structurée.

Digital Business Africa : Quels sont les principaux obstacles empêchant les PME de mettre en place une protection efficace ?

Pascal Naudin : La priorité d’une PME reste son activité opérationnelle : produire, vendre, facturer, gérer les stocks, la logistique ou encore la relation client. Les décisions sont donc guidées par des considérations économiques immédiates, et la cybersécurité est souvent perçue comme un coût, sans retour sur investissement visible à court terme.

Or, la cybersécurité est par nature évolutive. Les solutions doivent être régulièrement mises à jour, surveillées et ajustées. Beaucoup de PME ne disposent ni des ressources financières ni des compétences internes pour recruter un spécialiste informatique à temps plein, ce qui freine fortement le passage à une protection réellement opérationnelle.

Digital Business Africa : Quelles failles opérationnelles observez-vous le plus souvent dans les PME africaines ?

Pascal Naudin : Il s’agit avant tout d’une sous-évaluation du risque, plutôt que d’un manque de professionnalisme. La majorité des PME n’a pas pleinement conscience de l’intensité des menaces cyber ni de leurs conséquences potentielles. La sécurité physique des locaux ou la protection des documents papier est bien intégrée, mais le risque numérique demeure abstrait tant qu’aucun incident ne survient.

Dans ce contexte, les investissements en cybersécurité sont encore perçus comme contraignants, et non comme stratégiques. Cette situation est aggravée par une pénurie locale de compétences en cybersécurité, ce qui rend la sécurisation des systèmes d’information particulièrement complexe sans accompagnement externe.

Digital Business Africa : Pouvez-vous partager des situations de terrain illustrant ces vulnérabilités ?

Pascal Naudin : Les cas rencontrés sont nombreux. Certaines PME continuent, par exemple, d’utiliser des solutions de sécurité dont les licences ont expiré, ce qui les prive de toute protection effective, parfois sans qu’elles en aient pleinement conscience.

Dans d’autres situations, des solutions de sécurité grand public sont installées individuellement sur chaque poste, sans coordination ni vision d’ensemble. Ces outils peuvent être adaptés à un usage personnel, mais ils sont inefficaces face à des menaces capables de se propager discrètement à l’ensemble d’un parc informatique professionnel.

Digital Business Africa : Comment les PME peuvent-elles passer d’une cybersécurité théorique à une protection réelle et efficace ?

Pascal Naudin : La première étape consiste à reconnaître que la digitalisation n’est plus un projet, mais une réalité. Factures, courriels, prises de rendez-vous ou échanges professionnels reposent aujourd’hui largement sur des canaux numériques. Dans ce contexte, chaque terminal — ordinateur ou smartphone — peut devenir le point d’entrée d’une attaque.

Il existe désormais des solutions adaptées à la taille et à la maturité de chaque entreprise, capables de fonctionner de manière interconnectée. Mais l’un des leviers les plus simples et les plus efficaces reste la sensibilisation des utilisateurs. Ces derniers étant les premières cibles des attaques de phishing, des campagnes régulières permettent de réduire significativement la surface d’attaque et le risque d’incident.

Digital Business Africa : En quoi la transition de l’EDR vers le XDR représente-t-elle une avancée pour les PME ?

Pascal Naudin : Il y a encore quelques années, un antivirus suffisait à donner un sentiment de sécurité. Aujourd’hui, les attaques sont plus sophistiquées, plus furtives et plus difficiles à détecter. Les solutions EDR ont déjà marqué une avancée majeure en répondant aux menaces de nouvelle génération.

Le XDR va plus loin en élargissant le périmètre d’analyse : au-delà des postes de travail, il intègre également le trafic réseau et les environnements cloud. Grâce à des technologies basées sur l’intelligence artificielle, la solution XDR de Kaspersky offre une vision globale des attaques multivecteurs et permet une détection et une réponse bien plus cohérentes.

Digital Business Africa : Quel rôle joue la sensibilisation des employés dans la réduction des risques cyber ?

Pascal Naudin : L’utilisateur doit devenir le premier pare-feu de l’entreprise. Un programme de sensibilisation structuré peut réduire la propagation des attaques jusqu’à 80 %. La cybersécurité ne repose donc pas uniquement sur des outils technologiques, mais aussi sur une culture partagée, portée par le top management.

Concrètement, les modules de formation permettent d’apprendre à reconnaître un e-mail de phishing ou une tentative d’ingénierie sociale. Un simple clic peut suffire à déclencher, à l’insu de l’utilisateur, des attaques majeures telles que des ransomwares ou des vols de données.

Digital Business Africa : Pourquoi l’appui de partenaires technologiques tels que Kaspersky est-il essentiel pour les PME africaines ?

Pascal Naudin : Face à la sophistication croissante des cybermenaces, l’isolement n’est plus une option. La cybersécurité repose sur le partage des expertises et la coopération entre acteurs.

Le réseau de partenaires de Kaspersky joue un rôle clé dans cette approche. Régulièrement formés, ces partenaires garantissent des déploiements conformes aux meilleures pratiques. Présent en Afrique depuis plus de vingt ans, Kaspersky s’appuie aujourd’hui sur des équipes techniques et commerciales locales qui accompagnent quotidiennement les PME et leurs partenaires, dans un contexte où les menaces et les solutions évoluent en permanence.

Propos recueillis par Beaugas – Orain DJOYUM