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La Guinée vers la mise en place du point d’échange internet

Suite à la mission de l’expert poly conseil, Alexis Pastre, les acteurs du secteur des télécommunications ont établi une politique de mise en place du point d’échange internet appelé Internet Exchange Point (IXP) en anglais, a constaté votre quotidien Guinéenews.

C’est la salle de réunion du ministère des Postes et Télécommunications qui a servi de cadre à la restitution des travaux en présence des opérateurs téléphoniques et autres acteurs des télécommunications ce mardi 18 février 2014.

Pour Serge Ziehi, Chef service Télécoms à ETI SA, cet atelier est la « conclusion des études menées pour établir toutes les contraintes, les possibilités de mettre en place le point d’échange sur le plan technique, économique et juridique ».  Et de préciser « aujourd’hui, nous avions une claire vision de ce qu’il faut faire et on a encore beaucoup de détails à mettre en place concernant l’exécution même du projet. Aujourd’hui, tout le monde est sur une base commune et on a compris qu’il y a une motivation globale de tous les opérateurs, de tous les acteurs. On a pu établir les bases pour mettre en place de façon effective, le point d’échange internet », estime-t-il.

Avec la mise en place du point d’échange internet, le coût de la communication va considérablement baisser ainsi que la rapidité, quant à elle, va augmenter. Un message envoyé entre les opérateurs n’a plus besoin de passer par le Portugal ou un pays d’Europe, il lui suffit juste de passer par le serveur de Kipé et revenir à qui de droit, apprend-on.

L’expert Alexis Pastre indique qu’avec l’IXP, le problème d’interconnexion pour tous les opérateurs en Guinée va s’améliorer considérablement  et permettra d’optimiser tout ce qui est trafic international avant de préciser « c’est la meilleure qualité-service pour les utilisateurs avec rapidité et réactivité ».

A en croire Cellou Diallo, Coordonnateur du projet WARCIP Guinée, ce point d’échange internet est une infrastructure additionnelle physique qui permet aux fournisseurs d’accès à internet de s’interconnecter entre eux et d’échanger les informations, a-t-il indiqué. Sa mise en place effective, contribuera à l’amélioration des conditions de connectivité qui jusque-là, ne répond pas à la grande satisfaction des populations guinéennes.

Une bonne connexion à en entendre les experts, demande plusieurs étapes. Après l’arrivée du câble sous-marin qui raccorde les pays liés à la mer, la suite logique est dira l’expert français de « gérer les backbones, fibres optiques, les IXP ou encore les Data Center qui permettent d’héberger le contenu ». Et de rajouter « cela prend du temps mais avec la concurrence qu’il y a en Guinée et avec un bon nombre d’opérateurs, c’est quelque chose qui va arriver inévitablement ».

Le mode de fonctionnement de la mise en place du point d’échange internet était au cœur du débat. Les uns ont souhaité le mode associatif ouvert à tous les opérateurs dont les avantages sont multiples, a-t-on appris de Cellou Dalein. Contrairement à la guinéenne de large bande (La GUILAB) qui a un accès limité aux opérateurs de téléphonies et fournisseurs internet.

En charge de ce point d’échange internet, le WARCIP Guinée est un projet d’infrastructures de connexion ouest-africain financé par la Banque mondiale qui se trouve actuellement dans huit pays et qui a fait ses preuves en Guinée à travers le transport du câble sous-marin.

 

Source : Guinée News

 

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