Guerre des prix dans les télécoms : deux sociétés recourent à la concurrence déloyale !

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Que se passe-t-il exactement dans le secteur des télécommunications en RDC où l’on assiste à la guerre des prix sous la barbe de l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo ? Car, certains experts de ce domaine important au Congo-Kinshasa accusent l’ARPTC de rester inactive face à cette situation.

Deux opérateurs des télécommunications se livrent à une guerre sans pitié en recourant à des méthodes illicites pour attirer la clientèle.

Ce qui, aux yeux des experts, est incompréhensible dans la mesure où tous les deux opérateurs ont été à l’origine de la décision N°067/ARPTC/CLG/2013 du 25 septembre 2013 portant encadrement des tarifs de détail voix applicables par exploitants des réseaux et services de télécommunications ouverts au public en RD Congo.

Pareilles circonstances, soutiennent les mêmes experts, tendraient à établir la complicité de l’ARPTC. Car, la décision N°067/ARPTC/CLG/2013 du 25 septembre 2013 aurait été, non seulement monnayée, mais aussi irréfléchie. Dans ces conditions, soutient-on, le pouvoir d’achat des RD-Congolais étant faible, il serait prématuré de procéder à la fixation des prix aussi exorbitants en intra et interconnexion. « Vous voulez dire le prix plancher ? C’est charabia. Il n’a jamais existé. Ce fut une décision injuste prise tout simplement pour satisfaire aux intérêts des égoïstes qui veulent monopoliser le marché des télécommunications », confie un cadre de l’ARPTC visiblement agacé par certaines pratiques encore en vogue aujourd’hui qu’il semble attribuer à la hiérarchie de sa structure.

Voilà qui pousse les observateurs avertis à lui donner raison là où, indiquent-ils, un seul individu peut décider d’immobiliser toute une nation. “Aujourd’hui, sur le marché des télécommunications, pas la peine de porter des lunettes pour se rendre compte du dumping entre les deux sociétés des télécommunications”. Car, ajoute-t-on, “leur mesure négociée et obtenue de l’ARPTC fixe pour la période allant de 2013 à 2014, en intra réseau, -pendant les heures chargées et les jours ouvrables-, la minute de communication à 10 cents. Pendant les heures creuses, soit de 21h00’ à 5h59’, et les jours fériés, la minute d’appel est fixée à 0,05 cents. Mais, ce qu’ils appliquent est tout autre. Chez la première société qui se veut le géant des télécoms en RDC, par exemple, grâce à une offre alléchante, rien qu’avec 100 unités, tout abonné en mode pré paiement peut effectuer des appels illimités en intra réseau pendant 24 heures. Mieux, l’offre est automatiquement renouvelable”.

Pendant ce temps, expliquent les mêmes observateurs, une deuxième société qui battait déjà record avec les prix les plus bas en intra réseau ne manque pas d’imagination. Grâce à une nouvelle cartouche, avec 6 unités seulement, chaque abonné peut appeler, pendant une minute ou plus, l’abonné d’un autre réseau. « Incroyable mais vrai », s’indignent les observateurs. « Les prix sont désormais cassés même en interconnexion. A l’ARPTC, c’est le silence radio. Manikunda semble dépassé. Il ne peut plus rappeler à l’ordre ses poulains qui se comportent désormais en vrais gangsters. Personne ne fait plus semblant de respecter quoi que ce soit. Tout se fait désormais au vu et au su de tout le monde », lance-t-on face à la situation qui sévit actuellement.

QUAND LA CUPIDITE DE DEUX SOCIETES PREJUDICIE D’AUTRES OPERATEURS

Que dire alors d’autres opérateurs qui sont chaque jour préjudiciés par les deux cupides ? La question reste posée. « Toutes les argumentations spécieuses du genre » la politique du libre prix fait perdre au Trésor public des millions de dollars américains chaque mois « avancée par l’ARPTC et soutenue par certains opérateurs des télécommunications ont démontré leurs limites ? Ce n’était qu’un tissu de mensonge et rien d’autre », tranchent des experts des télécoms. A leurs yeux, l’explication est pourtant claire : « Lorsque les gens achètent beaucoup de cartes de recharge, l’Etat aussi gagne beaucoup par la TVA et la taxe d’accise. Or, quand la communication coûte trop cher, la tendance est de beaucoup plus économiser, donc éviter de faire trop d’appels de peur de consommer plus ». C’est dire qu’il y a à boire et à manger dans le secteur des télécommunications en RDC.

Source : Mediacongo.net

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