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Afrique du Sud : Naspers va lancer ses activités d’e-commerce à Amsterdam

[Digital Business Africa] – Le groupe technologique sud-africain Naspers a annoncé le 25 mars 2019 qu’il introduirait à la Bourse d’Amsterdam ses activités de commerce électronique. D’après l’agence Reuteurs qui révèle l’information, il s’agit de la dernière étape en date d’une réorganisation destinée à réduire son écart de valorisation avec celle de sa participation dans le chinois Tencent. « L’introduction en Bourse sera une opportunité attrayante pour les investisseurs technologiques internationaux d’accéder à notre portefeuille unique d’actifs internet à travers le monde », explique le directeur général, Bob van Dijk, cité dans un communiqué.

Créé il y a une centaine d’années à Stellenbosch, en Afrique du Sud, Naspers, qui était auparavant un éditeur de journaux, est devenu un géant de 103,75 milliards de dollars (91,67 milliards d’euros), mais l’essentiel de cette valorisation repose sur sa participation d’un tiers dans le capital du conglomérat technologique chinois Tencent. La participation de Naspers dans Tencent est valorisée environ 122 milliards de dollars, soit 17% de plus que Naspers, bien que le groupe sud-africain détienne d’autres actifs comme OLX, le plus grand site de petites annonces en Inde et au Brésil et la plate-forme mobile Letgo, concurrente de Craiglist aux États-Unis.

La nouvelle entité, qui sera également introduite en Bourse à Johannesburg, regroupera les participations de Naspers dans les plus grands sites des marchés émergents, notamment le plus grand réseau social russe, mail.ru, le site indien de voyages en ligne MakeMyTrip et la société brésilienne de livraison de repas à domicile iFood. Naspers devrait introduire en Bourse 25% du capital de la nouvelle société et en conserver 75%.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Côte d’Ivoire : Le Système intégré de gestion des impôts, la nouvelle plateforme numérique de l’administration fiscale

[Digital Business Africa] – En Côte d’Ivoire, le gouvernement qui entend élargir l’assiette fiscale s’est doté d’une nouvelle plateforme numérique dans ses opérations de collecte d’impôts. Le Système intégré de gestion des impôts (SIGICI) offre d’avantage au contribuable ivoirien d’obtenir une vue beaucoup plus large sur les activités de l’administration fiscale en disposant de données beaucoup plus fiables.

« Les utilisateurs peuvent ainsi accéder au fichier des contribuables et connaître leur situation fiscale complète. Le SIGICI garantit un mécanisme de rapprochement bancaire automatisé avec une sécurisation des procédures d’encaissement  et de génération des quittances sécurisées ». D’après  Moussa Sanogo, le Secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre chargé du budget et du portefeuille de l’Etat qui a lancé la nouvelle plateforme, l’objectif visé est d’abandonner les anciennes méthodes de travail pour migrer vers le tout numérique. Dans ce sillage, il annonce prochainement la numérisation et l’automatisation des procédures foncières en Côte d’Ivoire, ce qui devrait permettre d’améliorer la collecte de l’impôt foncier.

Dans la foulée, Moussa Sanogo évoque également la facturation électronique pour améliorer le rendement de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et élargir la base fiscale. Cette solution devrait permettre d’avoir des données fiables sur les activités de l’administration fiscale en matière de gestion des contribuables, du suivi de la fiscalité professionnelle, de la fiscalité immobilière et mobilière, du contrôle fiscal, du recouvrement, de la comptabilité et des statistiques.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

GSMA : L’opérateur angolais Unitel prend les commandes de l’Association africaine de lutte contre la fraude et la sécurité

[Digital Business Africa] – Alors qu’il était en concurrence avec le groupe de télécommunications sud-africain MTN ainsi que Wana Corporate au Maroc, l’opérateur angolais Unitel a été élu le 20 mars 2019 pour présider le groupe AFASG (Association africaine de lutte contre la fraude et la sécurité) de la GSMA, un groupe de travail spécifique consacré au traitement des problèmes de fraude et de sécurité critiques pour le secteur des télécommunications en Afrique.

Le mandat a une durée de deux ans, renouvelable pour deux autres, après évaluation du travail effectué et sous réserve d’une nouvelle élection. Cette nomination résulte d’un processus de candidature fondé sur la présentation d’un plan de leadership stratégique pour le Groupe en Afrique, soumis à la considération de ses membres. Le rôle de président sera assuré par le directeur des risques, de la fraude et de la sécurité d’Unitel, José Carlos Sobreira Martins

L’AFASG regroupe les principaux groupes de télécommunication en Afrique, tels que: Orange (18 opérations en Afrique); MTN (18); Airtel (16); Vodafone / Vodacom (8) et Millicom / Tigo (4), ainsi que d’autres opérateurs de téléphonie mobile et membres associés, tels que des fournisseurs de technologies tels que Ericsson et Huawei.

AFASG est une entité qui fait partie de l’association GSMA, qui représente à son tour les intérêts internationaux de tous les opérateurs de télécommunications mobiles du monde. Il existe plus de 800 opérateurs de téléphonie mobile et plus de 350 sociétés associées appartenant au vaste écosystème de la téléphonie mobile.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Grace au numérique, les Etats africains peuvent accroitre leurs recettes de 12 à 20% (CEA)

[Digital Business Africa] – En Afrique, en ayant recours aux services du numérique, les Etats pourraient augmenter jusqu’à 20% la rentabilité de la collecte des recettes dans les caisses publiques. C’est ce qu’affirme la Commission économique pour l’Afrique des Nations Unies dans son Rapport économique sur l’Afrique 2019, publié le 23 mars 2019 à Marrakech au Maroc.

Le rapport estime que les pays africains peuvent accroître les recettes de l’État de 12% à 20 % en adoptant un cadre politique qui renforcera la collecte des recettes, notamment grâce à la numérisation des économies africaines – celle-ci pouvant accroître la mobilisation des recettes de 6 %.

« La numérisation peut élargir la base fiscale en permettant d’identifier les contribuables et en les aidant à respecter leurs obligations fiscales. En améliorant les déclarations d’imposition et la gestion des impôts, elle donne à l’État la possibilité de mobiliser davantage de recettes. Les systèmes d’identification numérique apportent des gains d’efficacité qui pourraient économiser aux contribuables et à l’État jusqu’à 50 milliards de dollars par an d’ici à 2020 », détaille le rapport de la CEA.

De manière précise, la CEA identifie le numérique comme étant l’un des principaux moyens auquel peuvent recourir les Etats africains pour financer leur développement accéléré grâce à une hausse des recettes fiscales. Bien utilisé, la CEA pense que le numérique pourrait jouer un rôle clé dans le développement économique du continent, ceci, à 10 ans de la date butoir fixée par les Nations Unies pour atteindre les Objectifs de développement durable, soit en 2030.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Face aux sanctions américaines, Huawei se dote de son propre système d’exploitation pour contourner Android

[Digital Business Africa] – Face aux menaces des sanctions qu’imposent les Etats-Unis et l’Union européenne  au géant des télécoms chinois Huawei, l’opérateur envisage désormais d’autonomiser l’entièreté de sa chaine de production. Dans ce sillage, et en prévision d’une éventuelle interdiction d’utiliser le système d’exploitation américain Android, le PDG de Huawei Richard Yu, a annoncé que l’opérateur a développé son propre système d’exploitation : « C’est notre plan B. Mais bien sûr, nous préférons travailler avec les écosystèmes de Google et de Microsoft », explique Richard Yu.

Même si dans son propos, le patron de Huawei essaie de relativiser, l’on comprend clairement que face à la dure réalité des sanctions, le géant chinois se dirige vers une indépendance complète de sa chaine de production, surtout vis-à-vis des Etats-Unis et de l’Europe. Une indépendance qui sera toutefois étendue dans la durée, du fait de la dépendance que Huawei a aujourd’hui avec des géants américains comme  Google, Microsoft et Qualcomm. De l’aveu même du patron de Huawei, « L’économie américaine profite de nous. Dans cette industrie, personne ne peut tout faire tout seul. Chacun doit travailler avec d’autres entreprises ».

Notons que toutes ces annonces interviennent dans un contexte de guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine. Huawei, fleuron chinois des télécommunications est la principale cible américaine. D’ailleurs l’entreprise fait l’objet d’une procédure judiciaire aux Etats-Unis pour Vol de technologie et violation de sanctions. Aussi, le gouvernement américain met la pression sur ses alliés européens de cesser d’utiliser les équipements 5G de Huawei, au prétexte que ceux-ci seraient un outil d’espionnage en faveur de la Chine. En retour, le groupe télécoms a porté plainte contre les Etats-Unis. En attendant l’issue de cette procédure judiciaire, Huawei travaille à rendre sa chaine de production indépendante vis-à-vis des Etats-Unis.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Télécommunications : Les OTT ont fait perdre 20 milliards de F CFA à la Sonatel en 2018

[Digital Business Africa] – « La Sonatel perd 20 milliards de francs CFA du fait des appels entrants internationaux via les OTT ». Cette phrase est de Sékou Dramé, le directeur général de la Sonatel, qui s’exprimait le 21 mars 2019 à l’occasion du Pencum Sonatel, une rencontre organisée par le management de l’opérateur pour échanger avec la presse sur la situation de l’entreprise ou dans le secteur des télécommunications. L’occasion pour la direction du groupe Sonatel d’évoquer la tentaculaire question des OTT (Whatsapp, Facebook, Viber…), qui persiste, et qui a miné les résultats du groupe en 2018, en dépit de la bonne santé financière née d’un chiffre d’affaire de 1 022 milliards de F Cfa en en 2018, soit 5% de croissance par rapport à 2017.

On apprend ainsi du management de la Sonatel que la présente des OTT a plombé sa résultat net, avec une perte de 20 milliard engendrée : « 2/3 des appels entrants internationaux sont effectués par le canal des OTT. ». Ce qui logiquement, a fait fondre les bénéfices issus du segment voix, au profit de celui data, qui n’est pas tout autant rentable. La Sonatel dit également faire face au phénomène de fraude sur les appels. Ce qui a toutefois engendré des pertes de 5 milliards de F Cfa. Cumulé avec les 20 milliards liés à l’utilisation des OTT, le seul segment voix engendre des pertes de 25 milliards de F Cfa chez la Sonatel.

Quoi qu’il en soit, la publication de ces données relance l’éternel débat sur la régulation ou à défaut, l’encadrement des OTT sur le continent africain.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Connectivité : Selon la GSMA, 71% de la population mondiale sera connecté en 2025

[Digital Business Africa] – En 2025, 71% de la population mondiale sera connectée à Internet. Selon la GSMA, la plus grande association au monde qui regroupe les opérateurs des télécommunications, la population mondiale marquera une grande avancée en matière de connectivité au cours des prochaines années. Dans une étude dont les conclusions ont été rendues publiques le 21 mars 2019, le monde compte actuellement 5,1 milliards d’abonnés à des offres mobiles. Ce qui représente un pourcentage de 67% de la population mondiale. Soit une hausse de 5% par rapport à l’année 2013.

Loin de s’essouffler, la GSMA prévoit une poursuite de cette croissance au cours des prochaines années. Selon l’étude, le monde comptera 700 millions d’abonnés mobiles supplémentaires au cours des six prochaines années soit d’ici 2025. Cela représentera une couverture du mobile de 71%. De quoi porter le chiffre d’affaires du secteur à plus de 4,8 trillions de dollars, soit 4,8% du PIB mondial. Un montant qui devrait encore aller en augmentant dans les prochaines années du fait de l’émergence du protocole 5G, qui devrait contribuer à hauteur de 2,2 trillions de dollars à l’économie mondiale dans les 15 prochaines années.

La région qui bénéficiera le plus de cette croissance sera selon l’étude l’Asie-Pacifique où devrait résider environ la moitié des abonnés, mais également l’Afrique sub-saharienne qui devrait abriter un peu moins du quart de ces abonnés. Dans la même foulée, la GSMA indique que ces avancées devraient également être profitables à la connectivité mondiale. Elles devraient permettre à 1,4 milliard de personnes supplémentaire d’accéder pour la première fois aux services Internet. A l’échelle mondiale, ce sera alors 5 milliards d’internautes qui seront connectés en 2025, soit 60% de la population mondiale, contre 47% actuellement.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Europe – Pratiques anticoncurrentielles : Google écope d’une troisième amende

[Digital Business Africa] – Le géant américain d’Internet Google est une nouvelle fois la cible de la Commission européenne. L’organe européen a annoncé ce 21 mars 2019 avoir sanctionné à nouveau Google, qui devra s’acquitter d’une amende de 1,49 milliard d’euros pour pratiques anticoncurrentielles. Il s’agit en fait de la troisième amende infligée Google par la Commission européenne, en l’espace de trois ans. Cette fois, la Commission de l’Union européenne sanctionne les activités de Google dans la publicité en ligne, où le géant américain est accusé d’abuser de sa position dominante.

« Google a consolidé sa position dominante dans le domaine des publicités contextuelles en ligne et s’est prémunie contre la pression concurrentielle en imposant des restrictions contractuelles anticoncurrentielles aux sites web tiers. Ces pratiques sont illégales. Du fait de ce comportement qui a perduré pendant plus de 10 ans, les autres sociétés se sont vu refuser la possibilité d’affronter la concurrence sur la base de leurs mérites et d’innover et les consommateurs ont été privés des avantages de la concurrence », explique Margrethe Vestager, la commissaire européenne en charge de la politique de la concurrence dans l’Union.

Selon le journal spécialisé numerama.com, de manière spécifique, la Commission de l’Union européenne  reproche trois principales griefs à Google. « A partir de 2006, Google a inclus des clauses d’exclusivité dans ses contrats. Autrement dit, les éditeurs n’étaient pas autorisés à placer des publicités contextuelles de concurrents sur leurs pages de résultats de recherche. La décision concerne les éditeurs dont les accords passés avec Google exigeaient ce type d’exclusivité pour tous leurs sites web ; A partir de mars 2009, Google a progressivement commencé à remplacer les clauses d’exclusivité par des clauses appelées « Premium Placement ». Elles obligeaient les éditeurs à réserver l’espace le plus rentable sur leurs pages de résultats de recherche aux publicités de Google et exigeaient un nombre minimal de publicités de Google. Par conséquent, les concurrents de Google étaient dans l’impossibilité de placer leurs publicités contextuelles dans les zones les plus visibles et les plus visitées des pages de résultats de recherche des sites web ; A partir de mars 2009, Google a aussi inclus des clauses obligeant les éditeurs à disposer de l’accord écrit de Google avant de pouvoir modifier la manière dont les publicités concurrentes étaient affichées. Cela signifiait que Google pouvait contrôler le degré d’attractivité, et donc le taux de visite, des publicités contextuelles concurrentes ».

Des pratiques que la Commission juge anticoncurrentielle, et qui empêchent aux rivaux de Google de placer leurs annonces contextuelles sur des sites de premier plan ou ayant un intérêt commercial. Notons en rappel qu’en 2017, la Commission avait infligé une première amende de plus de 2,4 milliards d’euros pour pratiques déloyales sur le secteur de la recherche en ligne. La seconde était intervenue en 2018, où le montant de l’amende avait été revu à la hausse, soit 4,3 milliards d’euros pour des pratiques illicites dans l’écosystème Android, qui permettaient à Google de renforcer sa position dominante, principalement dans le domaine de la recherche web.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Cybersécurité : L’UE adopte de nouvelles mesures et accentue sa vigilance vis-à-vis de Huawei et de la 5G

[Digital Business Africa] – Face à la montée progressive de la cybercriminalité, le parlement européen a adopté, sur proposition du président de la Commission européenne (CE), Jean-Claude Juncker, de nouvelles mesures qui devraient renforcer la cyber sécurité dans l’espace européen, mais également de se prémunir davantage contre ce qu’elle considère comme étant « la menace chinoise ».

De manière pratique, le parlement européen a voté en faveur du renforcement du rôle de l’Agence européenne pour la sécurité des réseaux et de l’information (ENISA) ainsi que pour la création d’un cadre de certification commun pour les services, systèmes et équipements informatiques. Aussi, le vieux continent va accentuer le volet recherche et investissement en investissant plus de deux milliards d’euros dans le programme «Europe numérique» ainsi que dans le programme Horizon Europe, avec un investissement de fond de 63,5 millions d’euros dans quatre projets pilotes.

Le parlement européen s’est également dit préoccupé par la montée de la présence chinoise dans le secteur du numérique. Dans sa déclaration, le parlement évoque sa « profonde inquiétude face aux récentes allégations selon lesquelles des équipements 5G pourraient avoir des portes dérobées permettant aux fabricants et aux autorités chinoises d’avoir un accès non autorisé à des données et télécommunications privées et personnelles dans l’UE ». Une inquiétude attisée par les États-Unis qui a déjà été à l’origine d’une régression du chinois Huawei en Amérique et en Europe. Désormais, le géant chinois des télécommunications se recentre sur l’Afrique, qui pour l’instant, lui est moins réticente.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Bénin : MTN écope d’une nouvelle amende de 1,3 milliards de F.Cfa

[Digital Business Africa] – Au Bénin, c’est une mauvaise nouvelle pour la filiale locale du groupe de télécommunications sud-africain MTN Spacetel. La filiale vient de recevoir de la part de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep) une amende de 1,345 milliard de F CFA pour « non-respect des obligations liées à l’exploitation de sa licence ». Cela représente 1  % du chiffre d’affaires de Spacetel pour le compte de l’exercice de 2017. Cette devra être réglée dans un délai de 60 jours, à compte de la date à laquelle la sanction lui a été notifiée, soit le 12 mars 2019.

De manière concrète, le régulateur reproche à MTN Bénin des « irrégularités et  manquements » sur certaines de ses offres, principalement les « Forfaits maxi bonus » qui ont été observés par une mission de contrôle de l’Arcep tenue du 17 au 31 décembre 2018. Ces griefs sont notamment « manquements à plusieurs obligations contractuelles » de l’opérateur : commercialisation cumulative de l’ancienne et de la nouvelle offre autorisée ; défaut d’implémentation de certaines options de la nouvelle offre autorisée au profit de la commercialisation des anciennes options ; double implémentation d’une option avec des avantages différents sur le réseau ; maintien de la tarification de 1 franc la seconde avec une durée de validité de 24 heures  contrairement à l’offre autorisée qui est de 0,85 franc la seconde avec une durée de validité de 48 heures ; maintien de la facturation des SMS à 14 francs au lieu de 5 francs autorisés ; impossibilité pour les abonnés de choisir sur le réseau l’option sans Internet lors de l’activation du forfait Maxi Bonus, et autres.

Le 14 janvier 2019, l’opérateur avait été officiellement notifié de ces remarques. Il avait alors réagi en réfutant la plupart de ces accusations, affirmant par exemple que « le processus d’implémentation d’une offre ne permet pas la coexistence de l’ancienne et de la nouvelle offre dans le même menu d’activation… Il n’est pas techniquement possible d’obtenir sur le même menu d’activation, une même offre implémentée deux fois avec des avantages différents ».

Visiblement pas suffisant pour convaincre le régulateur à renoncer à sanctionner l’opérateur dans son portefeuille. Au cours des prochains jours, MTN Bénin ouvrira certainement une manche de négociation avec l’Arcep pour réduire au maximum l’importance de cette amende, qui intervient après une précédente de 134,4 milliards de francs CFA pour non versement de redevances au titre des années 2016 et 2017.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Lionel Zinsou : « En Afrique, le numérique et le microcrédit entraîneront une révolution financière »

[Digital Business Africa] – En marge de la 6e édition du Forum international Afrique développement organisé à Casablanca par le groupe bancaire marocain Attijariwafa Bank, les 14 et 15 mars 2018, l’ancien Premier ministre du Bénin, Lionel Zinsou,  dresse, pour Digital Business Africa, les perspectives de développement de l’économie numérique sur le continent africain.

Digital Business Africa : Le thème de l’économie numérique en Afrique est omniprésent dans les fora et discussions en Afrique. De manière concrète, qu’est-ce que cela représente aujourd’hui en Afrique ?

Lionel Zinsou : L’économie numérique c’est le principal instrument de gain de productivité. C’est essentiel sur les paiements. Cela va devenir essentiel sur la banque et le crédit. Le Numérique et le microcrédit entraîneront une révolution financière. Cela devient essentiel dans l’agriculture, dans tous les domaines et surtout dans l’éducation et la télémédecine. C’est certainement aujourd’hui le premier facteur de progrès, qui nous ajoutera un ou deux points de croissance simplement sur la révolution numérique qui est en cours.

Digital Business Africa : Comment évaluez-vous sa croissance sur le continent africain comparé aux autres continents ?

Lionel Zinsou : Elle est beaucoup plus rapide que prévue sur le continent africain. C’est une réponse aussi forte, c’est une réponse beaucoup plus forte que d’autres continents. Il y a pratiquement que la Chine qui répond avec la même puissance à la transformation numérique.

Digital Business Africa : Malgré cette belle croissance, plusieurs difficultés persistent sur le continent…

Lionel Zinsou : Bien évidemment, vous ne pouvez pas arriver immédiatement au meilleur niveau. Il y a encore des problèmes d’interopérabilité, des problèmes de réseau, de couverture et autres. Mais, il faut tout de même être sensible au fait que c’est une révolution et elle concerne, tout au moins via la téléphonie, au moins 700 – 800 millions d’habitants sur l’ensemble de l’Afrique.

Propos recueillis par Jephté TCHEMEDIE

Lire aussi : Inclusion financière au Bénin : Comment Patrice TALON révolutionne la microfinance digitale

Isidore BIYIHA : « Les évolutions du numérique nécessitent un temps d’adaptation »

[Digital Business Africa] – En marge de la 6e édition du Forum international Afrique développement organisé à Casablanca par le groupe bancaire marocain Attijariwafa Bank, les 14 et 15 mars 2018, Isidore BIYIHA, le président du Comité exécutif de l’Alliance africaine pour le commerce électronique (Aace) évoque les enjeux du développement de l’économie numérique en Afrique.

Digital Business Africa : Quelle est l’intérêt que vous avez à participer au Forum international Afrique Développement ?

Isidore BIYIHA : Ma présence se justifie à deux titres. En premier, en tant que directeur général du Guichet unique du commerce extérieur de Douala, et en tant que président de l’Alliance africaine pour le commerce électronique, c’est-à-dire le regroupement des Guichets unique d’Afrique. Je me réjouis d’être là, parce que c’est un forum de très haut niveau. Je pense que c’est une occasion très indiquée pour des échanges sur des préoccupations que nous partageons tous à savoir l’intégration régionale, mais également la digitalisation.

Ce sont des préoccupations qui sont au cœur de notre association. Tous nos projets sont des projets d’interopérabilité, de voir comment les Guichets Unique peuvent communiquer entre eux. C’est un sujet sur lequel nous travaillons depuis un certain moment. On parle de digitalisation également, ce qui est un sujet d’actualité.

Digital Business Africa : Les évolutions digitales dans les Guichets Uniques rencontrent encore quelques résistances sur le terrain. Quelles sont les principales barrières ?

Isidore BIYIHA : Je crois qu’il faut partir d’un constat : c’est que nous ne reviendrons plus en arrière. L’économie numérique est une évolution irréversible. Pour ce qui concerne le Cameroun, c’est une orientation très forte du chef de l’Etat. C’est évident qu’il s’agit d’un nouveau mode opératoire. C’est une autre manière de fonctionner. Et dans tous les pays du monde, dès qu’il y a un changement fondamental, il est tout à fait normal qu’on observe une forme de réticence. Il s’agit davantage d’une réticence liée au fait qu’on n’a juste pas envie de changer des habitudes. Au Cameroun, nous avons un programme qui est très important et qui est au cœur de notre plan d’action. Il s’agit de la conduite du changement.  

Digital Business Africa : Quid du challenge que représente la formation ?

Justement, il faut que tous les acteurs, tous ceux qui sont concernés comprennent qu’il faut se former, qu’il faut s’informer et s’adapter à ce nouveau contexte. Nous ne pouvons pas dire aujourd’hui que nous avons un choix à faire. Il faut simplement trouver la bonne formule pour y aller.

Cela veut dire que nos jeunes qui sortent de l’école commencent à se former. A cet effet, un certain nombre de programmes de formation a déjà été mis sur pied pour que nos jeunes ne soient pas complètement déphasés par rapport à ces évolutions. En résumé, je crois que les évolutions du numérique nécessitent un temps d’adaptation. Et je souhaite que ce temps soit le plus court possible.

Propos recueillis par Jephté TCHEMEDIE

Sénégal : Qui sont les 20 membres du Conseil national du numérique

[Digital Business Africa] – Au Sénégal, c’est désormais officiel : le Conseil national du numérique est une réalité et prend forme. L’organe qui a été créé depuis 2018 est désormais au complet avec la nomination par le ministère de la Communication des Télécommunications, des Postes et de l’Economie numérique des membres qui formeront ce Conseil.

De manière concrète, le Conseil national du numérique devra jouer un rôle consultatif. Il se chargera d’étudier et de donner son avis au gouvernement sur les questions qui lui seront présentées. Composé de vingt membres, ce Conseil national du numérique présidé par Ibrahima Nour Eddine Diagne regroupe en son sein des acteurs issus des entités publiques, privés ainsi que ceux de la société civile.

Les 20 membres du CNN

Ibrahima Nour Eddine DIAGNE, Administrateur général de GAINDE 2000 ;

Meissa Déguène NGOM, PDG du Groupe CHAKA ;

Makhtar FALL, Président IAMG ;

Serigne BARRO, DG People Input ;

Omar CISSE, DG InTouch ;

Yaya DIALLO, DG IDYAL ;

Mamadou THIAM, DG NEDGE ;

Omar Guèye NDIAYE, DG Sonatel Multimédia- Directeur de la stratégie et du Développement (SONATEL)

Maimouna Dia DIONE, DG SenTrust ;

Ndèye Absa GNINGUE, Responsable de l’Innovation Numérique à la BAD ;

Aissatou SOW, Directeur secteur publique Afrique francophone de Intel ;

Ndèye Maimouna DIOP, Présidente ISOC ;

Basile NIANE ; DG Socialnetlink ;

Modibo DIOP, Expert- Consultant International en Energie, Infrastructures, Eau et TIC ;

Alex CORENTHIN, Maître de Conférence titulaire du Département Génie Informatique de l’ESP ;

Karim SY, Fondateur de Jokkolabs ;

Antoine NGOM, Président OPTIC ;

Pape Demba DIALLO, Directeur exécutif en charge du processus d’Investissement et des secteurs TIC, Santé, Infrastructures, Transport, Industries, Tourisme et Services- FONSIS ;

Seydina NDIAYE, Directeur Centre des Réseaux et Systèmes d’Information- MESRI ; et

Mor Ndiaye MBAYE, Spécialiste en TIC et base de données, Conseiller- ARTP.

Suivant son acte de création, le Conseil aura en charge : La mise en œuvre des choix et des orientations de politiques, programmes et projets nationaux dans les domaines des communications électroniques et de l’économie numérique ; La coordination des programmes des différents organismes et établissements relatifs aux communications électroniques et à l’économie numérique ; La formulation de l’accélération du rythme des créations d’entreprises exerçant dans le domaine des communications électroniques et de l’économie numérique et le développement de leurs capacités d’exportation et d’emploi ; Les propositions, conseils, recommandations et avis sur les questions relatives aux communications électroniques et à l’économie numérique ainsi que sur les projets et initiatives publics et privés ayant pour objectif de développer et promouvoir l’économie numérique dans tous les secteurs ; La coordination des différentes actions dans le secteur des communications électroniques et de l’économie numérique, et au suivi de la mise en œuvre des plans stratégiques de développement du secteur y compris le plan « Sénégal Numérique ».

Lire aussi : Cameroun : Vivement un Conseil national du numérique. Par Beaugas – Orain DJOYUM, DG de ICT Media STRATEGIES

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Congo Brazza – sécurisation des recettes de l’Etat : Vers la mise en place d’un hub de paiement digital

[Digital Business Africa] –Au Congo, c’est la solution des autorités pour plus de transparence dans la collecte des ressources fiscales. Le ministère des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique travaille actuellement à mettre en place un hub national de paiement digital, qui sera entièrement dédié à la collecte de la taxe de 1% sur les transactions financières électroniques menées par les grandes, les petites et les moyennes entreprise, tel que prévoit la loi de finances 2019.

De manière pratique, ce hub de paiement digital devrait automatiser la collecte de cette taxe, mais davantage, contrôler le flux de transfert, de manière à offrir à l’Etat une réelle vue sur les transactions qui ont cours, et d’éviter de se faire leurrer par des chiffres d’affaires factices des opérateurs du secteur. Aussi, elle aura l’avantage d’interconnecter toutes les institutions financières du pays, allant des banques aux établissements de micro finance.

Selon les prévisions faites par le ministère des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique, la mise en place de cette taxe devrait permettre de consolider le budget annuel de l’Etat avec un apport de plus de 11 milliards de F Cfa par an.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Tourisme : Google va aider les membres de l’OMT à améliorer leurs compétences numériques

[Digital Business Africa] –La promotion de la connaissance, de l’éducation et de l’expansion du tourisme est au cœur du partenariat signé entre Google et l’Organisation mondiale du tourisme (OMT). Google aidera les membres de l’OMT à faire face aux nouvelles tendances numériques et aux défis liés à l’évolution du tourisme et dont le secteur a besoin, pour exploiter pleinement son potentiel de développement et sa contribution à la durabilité.

« Cet accord avec Google va de pair avec l’attention particulière que l’OMT porte à l’éducation, au développement des compétences et à l’emploi, fil conducteur de toutes les actions que nous menons cette année.  Google est un membre affilié de l’OMT et ce partenariat montre à quel point la collaboration entre secteur public et secteur privé est importante pour promouvoir le tourisme en tant que vecteur du développement durable », explique Pololikashvili, Secrétaire général de l’OMT.

Selon Lutz Behrendt, leader de l’industrie du voyage, de Google: « Plus de la moitié des recettes du tourisme dans l’UE font aujourd’hui l’objet de recherches ou de réservations en ligne. En dotant les ministères du tourisme des compétences, des outils et des programmes dont ils ont besoin pour la commercialisation et la protection en ligne, nous espérons que les possibilités d’emplois et de revenus dans ce secteur augmenteront. Suite à un programme touristique similaire que nous avons mis en œuvre en Grèce, 68% des entreprises participantes ont confirmé avoir obtenu des résultats concrets après notre formation, par exemple un plus grand nombre de visiteurs sur leur site web ou dans leurs activités. »

Sur le continent africain, même si les tendances numériques ne sont pas aussi élevées qu’en Europe, on observe tout de même une place de plus en plus importante du numérique dans l’activité touristique. Cet accord pourrait donc aider les pays africains à booster, à l’instar de l’Europe, leurs compétences en matière de développement touristique.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Eric Pela Ondobo : « Mon rôle, positionner CAMTEL comme l’opérateur majeur des télécommunications au Cameroun »

[Digital Business Africa] –  Le conseil d’administration de l’opérateur historique du Cameroun Cameroon Telecommunications (Camtel) a procédé à la nomination de ses cadres et directeurs le 11 mars 2019. Parmi eux, Eric Pela Ondobo, nommé Chef de cellule de la communication digitale de CAMTEL, cellule rattachée au cabinet de la DG, Judith Yah Sunday épouse Achidi. Dans cet entretien avec Digital Business Africa, il explique comment il entend travailler.

Digital Business Africa : Merci Monsieur Eric Pela Ondobo de vous présenter aux internautes et lecteurs de Digital Business Africa…

Eric Pela Ondobo : Je suis Eric Pela Ondobo, diplômé de l’Ecole Supérieure des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication de Yaoundé, dans la filière Relations Pupliques et titulaire d’un MBA en management du secteur public en Afrique. Je travaille chez CAMTEL depuis 2006. D’abord, comme agent temporaire, ensuite comme cadre d’appui à la Division de la Communication, à partir de 2008.

En 2010, j’ai eu ma première nomination en qualité de Chef de service de la communication commerciale à la Direction Commerciale et Marketing. Deux ans plus tard, en 2012, j’avais été promu à la fonction de Chef du département marketing dans la même direction. Il faut dire qu’à toutes ces importantes fonctions, j’avais alors le plaisir de bosser dans le cadre de mon domaine de prédilection, à savoir la communication.

Toujours en cette même année 2012, j’ai été désigné en qualité de Chef de Cabinet du DG. Une mission que j’ai exercée durant deux ans, jusqu’en 2014 où je suis allé accomplir les fonctions de Représentant Régional de l’Est.

En 2016, je suis rappelé à Yaoundé, porté à la fonction de Chef de département de la communication commerciale et institutionnelle à la Direction marketing et communication. Et, depuis le 11 mars 2019, je suis désormais le Chef de cellule de la communication digitale de CAMTEL.

Digital Business Africa : Vous avez effectivement été nommé Chef de cellule de la communication digitale de CAMTEL. Pouvez-vous nous présenter cette Cellule ?

Eric Pela Ondobo : La CCD est une entité qui a été mise en place depuis en peu  plus de trois ans déjà, en fin 2015. L’ambition du management de l’entreprise visait à investir sérieusement la sphère digitale aux fins de promouvoir l’image de marque et les services offerts par CAMTEL. Il s’agit d’assurer la visibilité du label CAMTEL et de développer sa notoriété en faisant usage des différentes plateformes digitales.

Le véritable enjeu de la communication aujourd’hui se situe dans la maîtrise de l’espace digital. Nous entendons donc montrer nos muscles à ce niveau et offrir à nos publics de magnifiques expériences dans les différentes formes de relations que nous entretenons.Eric Pela ONDOBO

Vous savez que les usages de nos jours tendent à se concentrer sur les multiples dérivés du numérique, notamment dans les domaines du commerce, de la finance, du marketing, de la communication, des médias, etc. Si nous voulons rester connectés et interagir avec le marché, alors nous devons veiller à notre présence sur les espaces de grande fréquentation, à savoir le web, les réseaux sociaux et les médias électroniques. Le véritable enjeu de la communication aujourd’hui se situe dans la maîtrise de l’espace digital. Nous entendons donc montrer nos muscles à ce niveau et offrir à nos publics de magnifiques expériences dans les différentes formes de relations que nous entretenons.

Digital Business Africa : Comment entendez-vous imprimer votre marque à la tête de cette cellule de la communication digitale ?

Eric Pela Ondobo : J’estime que mon rôle est de faciliter la diffusion de la vision du top management de l’entreprise, non seulement dans ce qu’elle est de promesse et d’engagement pour un meilleur accès aux TIC,  mais surtout de positionner CAMTEL comme l’opérateur majeur des télécommunications au Cameroun. Il s’agit d’une œuvre collective à réaliser, d’un environnement collaboratif qu’il y a lieu de consolider, en accord avec toutes les parties prenantes, les collaborateurs, les autres entités internes, les partenaires externes, etc. il faudra surtout innover, simplifier et faire preuve de diligence.

Propos recueillis par Beaugas-Orain DJOYUM

Cameroun : Camtel recrute des anciens cadres de MTN pour relancer ses performances

[Digital Business Africa] – Le conseil d’administration de l’opérateur historique Cameroon Telecommunications (Camtel) a procédé à la nomination de ses cadres et directeurs le 11 mars 2019. Des nominations qui étaient attendues depuis décembre 2018 et qui ont été ajournées à trois reprises par le conseil. Ceci après la nomination de la nouvelle directrice générale de la Camtel, Judith Yah Sunday, épouse Achidi, il y a quelques mois par le président de République, Paul Biya. Ce sont donc les premières nominations sous le règne de Judith Yah Sunday.

De ces nominations, on observe la désignation de cadres et directeurs débauchés hors de la maison Camtel. C’est par exemple le cas de Georges Mpoudi Ngole, ancien DSI de MTN Cameroon et qui était jusqu’à son départ de la filiale camerounaise du groupe de télécoms sud-africain en mars 2018,  DG de la branche MTN Business. Georges Mpoudi Ngole a lancé il y a quelques semaines Cowork.Africa, un espace de coworking propulsé par sa structure Diamond Business Technologies. A Camtel, il occupe désormais le poste de Directeur des réseaux IP, du Multimédia et des Services.

Autre recrue, ancien de MTN Cameroon, Christian Gilbert Ngono Onguene (photo à gauche) nommé directeur des Infrastructures. Celui-ci a été Directeur technique de MTN Cameroon durant sept ans de 2008 à 2015. Il a passé au total 13 ans à MTN Cameroon provenant de Camtel qu’il avait quitté en 2001. Depuis 2015, il est le CEO de Broad Communication.

Le nouveau Directeur commercial est également nouveau dans la maison Camtel. Il s’agit de Léon Jean Blaise Ottou Bounougou qui a été Regional Dealers Sales Supervisor à MTN Cameroon dans la région du Sud-Ouest. Il a également travaillé à YooMee et à Orange Cameroun, apprend-on.

Des recrues d’ailleurs

A la Direction de la Planification et des projets, une autre recrue en la personne de Claude Bouli Belobo, un ancien du Feicom où durant 15 ans il a été directeur de la Cellule Stratégie et Qualité. Il a quitté ce Fonds spécial d’équipement des communes en 2014.

La nouvelle DG de Camtel a également comme Chef de la Division de l’Audit et du Management des risques est également un nouveau qui débarque dans la barque Camtel. C’est Robert Zintsem. L’on observe également deux nouveaux dans les services spéciaux : Francis Sone Mbong et Suzane Ebiketie qui sont nommés chargés d’études dans les services de la sécurité.

Ce qui fait dire à certains observateurs que ces débauchages particuliers pourraient donner un nouvel souffle et de nouvelles performances à Camtel dont les activités telcos battent de l’aile face à ses concurrents que sont MTN (leader des opérateurs mobiles), Orange et Nexttel.

Digital Business Africa reviendra dans les jours qui viennent sur ces différentes nominations signées uniquement par un administrateur (nom non signalé) et par le PC de Camtel, Mohamadou Saoudi, avec des analyses et avis d’experts.

Voir l’intégralité de ces nominations.

Par Digital Business Africa

Pour sa transformation numérique en Afrique, Vista Bank choisi Temenos

[Digital Business Africa] – Le groupe bancaire mondial américain a annoncé avoir choisi Temenos, spécialiste des logiciels bancaires  pour ‘‘dynamiser son parcours de transformation numérique’’ sur le continent africain. Ainsi, la banque équipera ses systèmes informatiques de Temenos Infinity, un logiciel de front office numérique révolutionnaire, et de Temenos T24 Transact, la prochaine génération de services bancaires de base. Outre ces produits, Vista Bank a également sélectionné les modules d’analyse avancée, de reporting, de gestion des risques et de la conformité, ainsi que le produit Payments Hub de Temenos.

« En mettant en œuvre les logiciels Temenos, la banque pourra introduire plus rapidement de nouveaux produits et services, soutenir ses ambitions de croissance et poursuivre son objectif de devenir l’institution financière de référence grâce à des services bancaires innovants sur ses marchés respectifs. Cela permettra également à la banque d’offrir à ses clients des services de pointe via des canaux numériques renforcés, tout en répondant aux attentes croissantes de ses clients en matière de capacités, de produits et de services améliorés lors de l’exécution de leurs transactions bancaires », explique la Banque dans un communiqué.

Le modèle de banque régionale de Temenos, qui inclut des fonctionnalités préconfigurées et les meilleures pratiques locales, permettra à Vista Bank de se conformer aux exigences réglementaires spécifiques tout au long de son expansion. Présent actuellement via un réseau de 43 agences réparties en Sierra Leone, Guinée et Gambie, le groupe a pour objectif d’étendre son empreinte sur l’Union monétaire ouest-africaine et sur le marché de l’Afrique centrale, avec une présence dans 15 pays d’ici à 2025.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Kenya – E-commerce : Safaricom s’associe au géant chinois Alibaba pour booster les achats en ligne

[Digital Business Africa] – Au Kenya, c’est une association qui devrait avoir une incidence haussière sur les opérations de e-commerce dans le pays. L’opérateur leader du marché kényan des télécommunications Safaricom s’est associé avec le géant mondial du e-commerce Alibaba pour rendre possible les achats des clients sur la plateforme AliExpress.com sans carte bancaire, en utilisant simplement le service de paiement mobile M-pesa. Pratiquement, cela signifie qu’Ant Financial, la filiale d’Alibaba qui gère les services de paiement du portail, va proposer M-Pesa comme l’un des moyens de paiement. Selon l’opérateur, les transactions seront libellées en shillings kenyans.

Alors qu’Aliexpress représente actuellement 46% du total des achats en ligne internationaux du Kenya, la plateforme prend ainsi une longueur d’avance sur ses principaux concurrents que sont eBay et Amazon. Dans le même temps, il s’agit également d’une aubaine pour Safaricom qui voit son célèbre service M-Pesa poursuivre son expansion à l’étranger, porté par le boom du commerce en ligne au Kenya et à l’international.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Maroc : Le gouvernement va investir 5,4 millions de dirhams pour développer le système de douane numérique «BADR »

[Digital Business Africa] – Au Maroc, alors que le gouvernement souhaite un élargissement des revenus douanier, il a annoncé un renforcement du système informatique « BADR » utilisé par la douane pour le dédouanement des marchandises aux postes frontières. De manière spécifique, il s’agit d’enrichir ce dispositif informatique avec de nouvelles fonctionnalités. Une opération dont le coût est estimé à 5,4 millions de dirhams marocains.

Avec l’introduction de ces nouvelles fonctionnalités, le système « BADR » sera désormais accessibles et utilisables par de nouveaux acteurs de la chaine fiscale, dont 5 200 douaniers. Aussi, la plateforme devra améliorer la qualité du service ainsi que la transparence des agents maritimes et aériens, les consignataires et les dépoteurs, les transitaires et les chefs d’entreprises ainsi que les transporteurs. Aussi, la plateforme sera modernisée chez les banquiers qui l’utilisent pour valider les cautions bancaires.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE