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Christelle Romer : « Le datacenter de Camtel est surtout un bijou offert au Cameroun dans le secteur des télécoms »

[Digital Business Africa] – Le nouveau datacenter de Camtel et les différents forfaits de communication offerts par la Cameroon Telecommunications (Camtel) pendant la crise sanitaire de la Covid-19 ont été en vedette ce 21 juillet 2020 lors du premier webinar baptisé Camtel Digital Talk organisé par l’opérateur historique des télécommunications. Rencontre organisée sur le thème : « Covid-19 et la numérisation : le choix de survie des entreprises ».

Camtel Digital Talk

Trois intervenants ont donné leur avis et recommandations sur ce thème, à savoir : Christelle Romer, la directrice Marketing et Communication de Camtel, Blaise Etoa, le directeur Marketing, Communication et Qualité de Société générale Cameroun et Antony Same, le CEO de ST Digital. Le débat était modéré par Lionel Mbiandjeu, le chef service communication digitale de Camtel.

Interrogée sur les raisons de la création du datacenter de Camtel, Christelle Romer a indiqué que cette infrastructure vient enrichir l’écosystème des télécommunications du Cameroun et même de l’Afrique centrale. Pour elle, ce datacenter certifié Tiers 3 garantit un niveau de qualité et d’exigence exemplaires qui va permet de répondre aux besoins de tous ceux qui ont besoin de stocker leurs données et de mieux développer l’économie numérique.

Romer Christelle

C’est une réponse nationale qui permet de pouvoir stocker ces données localement et développer des applications qui vont contribuer à l’essor de l’économie numérique au Cameroun. L’on parle davantage du e-commerce et des paiements en ligne, ce sont des solutions qui ne seront plus forcément hébergées ailleurs. C’est un investissement fait par Camtel, mais c’est surtout un bijou dans le secteur des télécommunications qui est offert au Cameroun. Christelle Romer

« Aujourd’hui, quoi qu’on dise, la plupart de nos données sont stockées ailleurs. Avec ce data center, nous  allons pouvoir stocker localement nos contenus et avoir une maîtrise parfaite de nos données. Je ne dis pas que les données stockées ailleurs ont un souci. Mais, il est toujours mieux de les stocker chez soi. Aujourd’hui il y a la Covid-19. Demain, il pourrait avoir une autre catastrophe qui fasse en sorte qu’on ne puisse pas atteindre ces données si jamais elles sont à l’extérieur », argumente la directrice marketing et communication de Camtel.

Christelle Romer relève que ce datacenter vient poser un défi aux entreprises camerounaises, aux  développeurs, sociétés qui veulent fournir des applications et services numériques que les Camerounais  utilisent à l’instar de la banque, les services web et  télécoms. « C’est une réponse nationale qui permet de pouvoir stocker ces données localement et développer des applications qui vont contribuer à l’essor de l’économie au Cameroun. L’on parle davantage du e-commerce, ce sont des solutions qui ne seront plus forcément hébergées ailleurs. C’est un investissement fait par Camtel, mais c’est surtout un bijou dans le secteur des télécommunications qui est offert au Cameroun », ajoute la DMC de Camtel.

Quid de l’hébergement web ? « Concernant l’hébergement web, le datacenter est là il n’attend plus que les développeurs et clients. Nous offrons tous les services d’hébergement web et de données », répond Christelle Romer.

Datacenter Camtel
Le datacenter de Camtel à Zamengoué

Caractéristiques du datacenter de Camtel 

Le datacenter de Camtel situé à Zamengoué a été inauguré par la ministre des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li likeng, le 10 juillet 2020. Pour Camtel, cette infrastructure construite par Huawei est l’un des projets phares du deuxième volet du Programme National Broadband Network (NBN2) de l’opérateur historique.

Le complexe qui abrite ce datacenter est bâti sur une superficie de 3 019 m2. Pour la Dg de Camtel, Judith Yah Sunday épouse Achidi, il s’agit là du « meilleur et du plus grand Data Center de l’Afrique centrale ».

Judith Yah Sunday
Juditj Yah Sunday, épouse ACHIDI, DG de Camtel.

Certifié Tiers trois à la conception, il  est constitué de d’une salle serveurs de 400 m² d’une capacité de 05 cubes soit 130 baies ; d’une salle de supervision de 08 positions de travail ; d’un Système automatisé de gestion d’énergie de 440 KW de puissance ondulée avec 03 transformateurs de 800 KVA, 04 groupes électrogènes de 1000 KVA et 40,000 litres de cuve à gasoil ; d’un système de détection et de lutte contre les incendies et enfin d’un système de gestion des accès et de caméras de surveillance.

« Cette infrastructure vient combler un vide réel et enrichir significativement l’écosystème des télécommunications au Cameroun et même dans la sous-région. Il va contribuer à développer l’économie numérique en facilitant l’accès à l’hébergement des plateformes de services, catalyseur de l’éclosion du génie créatif de notre jeunesse à l’instar des startups qui disposent dès à présent d’un outil local, répondant aux standards internationaux, moins coûteux, sécurisé et plus accessible », s’en vantait la DG Judith Yah Sunday, lors de l’inauguration de cette infrastructure.

Par Digital Business Africa

Faux, Facebook n’a pas supprimé le groupe « Le Cameroun c’est le Cameroun » à la demande du gouvernement camerounais !

[Digital Business Africa] – Le groupe Facebook « Le Cameroun c’est le Cameroun » a été suspendu de Facebook le 29 juillet 2020. La suspension de ce groupe créé en mai 2011 et qui compte aujourd’hui 218 435 membres a duré 24h. Expliquant les raisons de cette suspension, Mathieu Youbi, l’un des administrateurs et créateur de ce groupe, a indiqué sur son profil Facebook que ce groupe a été suspendu à la demande du gouvernement camerounais.

« Facebook m’informe qu’à la demande du gouvernement camerounais ils vont devoir fermer temporairement mon forum LCCLC, qui selon eux, “salit l’image du Cameroun et porte atteinte aux efforts de modernisation de l’Etat en construction”. De nombreux activistes pro changement se verront bloqués de Facebook dans les jours qui viennent.

Ce qui est forcément une atteinte à notre droit d’expression. On comprend pourquoi une équipe de Facebook a séjourné au Cameroun aux frais du contribuable. Je ne vais pas me plaindre, car j’ai intégré que le régime a fait ce qu’il fait de mieux et qui est son bilan : La répression… », écrit Mathieu Youbi qui est par ailleurs sympathisant du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), parti politique d’opposition.

https://www.facebook.com/mathieu.youbi/posts/10157803244806491

Digital Business Africa a contacté Mathieu Youbi afin d’avoir le message précis envoyé par Facebook pour expliquer cette suspension. Mathieu Youbi répond qu’il n’a reçu aucun message direct de Facebook. « Ils ne m’ont envoyé aucun message après la suppression du groupe. Tout comme ils ne nous ont donné aucune raison expliquant le rétablissement du groupe», confie-t-il.

A la question de savoir pourquoi il affirme que cette suspension est faite à la demande du gouvernement camerounais, Mathieu Youbi, explique qu’il est dans un groupe WhatsApp des administrateurs des groupes Facebook de l’Afrique qui contient les membres et experts de Facebook et où un message dans ce sens leur avait été envoyé bien avant. « Dans ce groupe, ils avaient posté une semaine auparavant le message selon lequel Facebook va bientôt supprimer les groupes qui jouent contre l’image de leur pays. Pour moi, cela veut dire les groupes qui salissent l’image du Cameroun. Donc, la suppression ne nous a pas surpris, on a plutôt été surpris de la rapidité dans la mise en oeuvre de la mise en garde qu’on avait reçu», explique le fondateur du forum LCCLC.

L’explication de Facebook

Pour en avoir le cœur net, Digital Business Africa a contacté Facebook pour savoir les raisons de cette suspension temporaire. C’est ainsi qu’un porte-parole de Facebook nous confirme que Facebook ne saurait répondre favorablement à la demande d’un Etat de suspendre un groupe Facebook quelconque.   « Les allégations selon lesquelles Facebook aurait fermé des pages ou groupes sur demande du gouvernement camerounais sont purement et simplement fausses. Nous démentons catégoriquement ces affirmations », dément fermement ce porte-parole de Facebook qui s’est confié à Digital Business Africa.

Ce porte-parole de Facebook explique que leur priorité à Facebook est d’assurer à leurs utilisateurs une expérience authentique et sûre. « Dans cet objectif, nous avons mis en place des politiques qui interdisent et sanctionnent certains comportements sur la plateforme qui peuvent sembler inauthentiques ou dangereux. Elles s’appliquent à nos utilisateurs partout où ils se trouvent à travers le monde. Dans ce cas précis, ce groupe LCCLC a été suspendue par erreur par nos outils automatisés et est à présent restaurée », explique ce porte-parole de Facebook. Pour Mathieu Youbi, Facebook devait faire un communiqué dans ce sens.

De la visite de Facebook au Cameroun

Concernant le séjour d’une équipe de Facebook au Cameroun en août 2019, le groupe de Mark Zuckerberg indique que du 19 au 23 août 2019 les responsables  politiques publiques de Facebook en Afrique francophone se sont rendus au Cameroun dans le cadre d’une visite de travail ordinaire.

Pour le groupe, ce déplacement s’inscrivait dans le cadre des visites que l’équipe effectue régulièrement à travers tous les pays d’Afrique francophone pour échanger avec les parties prenantes et acteurs locaux, notamment les autorités publiques, la société civile et les ONG.

« L’agenda de cette visite couvrait une série d’activités à Douala, Yaoundé et Kribi dont des rencontres avec des organisations de la société civile, différents organismes gouvernementaux, des experts locaux du numérique et comprenait également des sessions de formation sur la sécurité en ligne », rappelle Facebook.

Pour Facebook, ces différentes rencontres sont autant d’occasions pour encourager l’engagement civique sur la plateforme tout en soulignant la sécurité des utilisateurs. « Dans le cadre de ses visites de terrain à travers le continent, les équipes de Facebook sont fréquemment amenées à rencontrer un éventail de parties prenantes et acteurs locaux, notamment les autorités publiques, la société civile et les ONG. Ces déplacements sont entièrement pris en charge par Facebook conformément à nos politiques d’éthique et de conformité. La visite au Cameroun n’était en rien différente de ces prises de contact habituelles », confie le porte-parole de Facebook.

Lors d’une de ces visites au Cameroun,  Beaugas Orain Djoyum, le DG d’ICT Media Strategies,  avait d’ailleurs animé avec cette équipe de Facebook une session de formation des acteurs de la société civile camerounaise sur les Fake News.

https://www.facebook.com/beaugas/posts/10216987147620750

Des demandes des gouvernements

Peut-il arriver que des gouvernements demandent à Facebook de supprimer post, un compte, un groupe ou d’avoir accès aux données d’un utilisateur ? La réponse est oui. Cela est déjà arrivé et ces demandes n’ont pas toujours prospéré.

Lire aussi : Ces 12 pays africains qui exigent de Facebook l’accès aux données personnelles des utilisateurs

« Nous avons en place un processus très strict pour traiter les demandes des gouvernements s’ils estiment que quelque chose sur Facebook viole la loi locale. Et nous rejetons toute demande trop vague, trop large ou qui ne répond pas aux exigences légales », explique ce porte-parole de Facebook.

« Lorsque nous recevons une demande d’un gouvernement, poursuit le porte-parole, nous l’examinons d’abord au regard des standards de la communauté Facebook. Si nous déterminons que le contenu enfreint nos politiques, nous le retirons. Si le contenu ne viole pas nos politiques, nous effectuons un examen juridique minutieux pour confirmer la validité du rapport. Dans les cas où les signalements ne sont pas valides, sont trop généraux ou ne sont pas conformes aux normes internationales, nous demandons des éclaircissements ou ne prenons aucune mesure. »

Dans tous les cas, Facebook explique  que lorsqu’il constate qu’un contenu enfreint effectivement une législation locale, il peut le rendre indisponible dans le pays ou le territoire concerné et publier la demande de ce gouvernement dans son  rapport semestriel sur la transparence. Ce rapport répertorie les demandes par pays.

Le groupe Facebook a également mis en place des algorithmes pour limiter la portée des contenus qui enfreignent aux règles standards de la communauté ou aux lois locales. « Nous avertissons également les gens lorsque nous restreignons un contenu qu’ils ont publié sur la base d’un rapport de violation présumée de la loi locale et nous les avertissons également lorsqu’ils essaient de voir un contenu qui est restreint dans leur pays », précise ce porte-parole de Facebook.

Invité à l’émission le Débrief de l’Actu sur Canal 2 International ce 31 juillet 2020, Beaugas Orain Djoyum, le DG d’ICT Media Strategies, a également expliqué qu’il serait très difficile pour Facebook d’accéder à la demande d’un gouvernement au risque de subir les implications négatives que cela pourrait occasionner.

Par Digital Business Africa

Cameroun : Le ministère des Finances met sur pied le système informatique ESD-Soft pour automatiser le calcul des « rappels » afin d’accélérer leur paiement

[Digital Business Africa] – Ils sont nombreux les fonctionnaires et agents de l’Etat qui attendent durant des années le paiement des rappels de solde (communément appelés « rappels ») dus par l’Etat.  Pour réduire les délais de ces paiements, le ministère des Finances a mis sur pied une application visant à automatiser ces calculs. Il s’agit du système informatique ESD-Soft.

Calculs des rappels de solde : place à la digitalisation

Les personnels du Minfi chargés de la production des états de sommes dues ont durant deux jours (du 28 au 29 juillet 2020) été formés et à l’utilisation de cette application dont la phase pilote vient de s’achever, après 10 mois d’essai.

Robert Simo Kegne, le directeur des dépenses du personnel et des pensions du Minfi qui s’est confié à Cameroon Tribune explique qu’à travers cette nouvelle application, il est question d’alléger les souffrances des travailleurs du secteur public en garantissant la standardisation, la célérité, la traçabilité et l’archivage des documents dans la production des états de sommes dues. 

Pour Cyrill Edou Alo’o, directeur général du Budget, qui a présidé la cérémonie d’ouverture de cette session de formation, le séminaire de formation des agents du Minfi a pour objectif de rendre les acteurs compétents à l’utilisation de ce nouvel outil. D’après lui, cette première phase de mise en production a pour objectif d’éprouver la solution afin de la rendre robuste et envisager sereinement son utilisation dans tous les services en charge de la gestion de la solde et des pensions à l’horizon 2021.

A ce jour, l’application ESD-Soft est expérimentée au service du contentieux et des prestations familiales et a déjà permis de réduire le temps de traitement des dossiers de plusieurs semaines à quelques heures.   

Cameroon Tribune rappelle que par le passé, à la direction des dépenses du personnel et des pensions (DDPP) du ministère des Finances ce n’était pas aisé pour un fonctionnaire ou agent de l’Etat de se faire payer son « Rappel ».

Ceci pour de nombreuses raisons parmi lesquelles la non-maitrise des délais de production du fait de la multiplicité des acteurs ainsi que des lourdeurs et lenteurs administratives ; l’obligation pour le bénéficiaire de fournir certains documents tels que la preuve des paiements antérieurs ; l’impossibilité de retracer les retenues, mettant à mal la sincérité budgétaire et causant un manque à gagner pour le système de retraite, sans oublier les erreurs de calcul, etc.

« Il est par exemple arrivé qu’un fonctionnaire aille à la retraite sans avoir perçu tous les avantages pécuniaires dont il a bénéficié durant sa carrière. Cela plombe même la mise en paiement de sa pension, car il faut prendre le temps de tout vérifier, de calculer ses états de sommes dues et d’obtenir les visas nécessaires afin de liquider tous ces arriérés », confie à CT Gislain Romaric Meleu, le chef de la cellule informatique à la DDPP. 

Avec l’application ESD-Soft, le Minfi croît que ces tracasseries ne seront plus que de tristes souvenirs.

Par Digital Business Africa

Aurélie Adam Soulé Zoumarou fait le point de la riposte digitale du Bénin face à la Covid-19 et exalte la vision et l’anticipation de Patrice Talon

[Digital Business Africa] – Invitée au Connect Live, web conférence organisée par La Tribune d’Afrique le 28 juillet 2020, la ministre du Numérique et de la Digitalisation du Bénin, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, n’a pas manqué d’exposer et de magnifier l’action de son pays pour apporter une réponse digitale face aux contraintes de la Covid-19. Le thème de la rencontre était d’ailleurs « Transformation digitale en Afrique, l’effet Covid-19 ».

Pour la ministre, « le Bénin n’a pas attendu la Covid-19 pour amorcer notre transformation digitale. Avec cette crise, nous avons compris pourquoi le chef de l’Etat Patrice Talon a eu raison de placer le numérique au cœur de son action », a-t-elle indiqué d’entrée de jeu. Le Président de la République Patrice Talon, a en effet, dès son accession à la magistrature suprême, placé la digitalisation des services publics comme une priorité.

Lire aussi : Pour réussir son programme « Bénin révélé », Patrice Talon mise sur l’e-administration et les TIC

C’est d’ailleurs pourquoi Patrice Talon a créé un département ministériel uniquement consacré au numérique et à la digitalisation du pays piloté par Aurélie Adam Soulé Zoumarou.

Parlant de l’action du gouvernement béninois dans le domaine du digital pour faire face à la Covid-19, Aurélie Adam Soulé Zoumarou évoque en premier l’effort du pays pour donner la bonne information aux citoyens. « La première chose que j’ai constaté c’est la place de l’information juste, correcte et à jour dans la vie des citoyens. Lorsque les Béninois se sont retrouvés face à cette incertitude liée à l’évolution de la maladie, la première chose c’est que les gens avaient besoin d’avoir accès à l’information fiable. Nous avons donc répondu à ce besoin en exploitant la plateforme gouvernementale d’information qui existait déjà (www.gouv.bj/coronavirus, ndlr). Les équipes de communication gouvernementale se sont activées pour créer des contenus numériques et des contenus multimédias dans différents formats… », explique Aurélie Adam Soulé Zoumarou.

Aussi, plusieurs administrations sont passées au télétravail, les numéros verts ont été ouverts et mis à la disposition des populations avec des téléconseillers répondant même dans les langues nationales.

Aurelie Adam Soulé Zoumarou

E-gouvernance

Comme action concrète, la ministre rappelle que la fourniture de services publics s’est très vite transformée. Le gouvernement a lancé le 26 mars 2020 le portail national des services publics, unique point d’entrée vers les services proposés par l’administration publique béninoise.

Désormais au Bénin, pour accéder aux différents services proposés par les structures étatiques, il faut passer par l’adresse : www.service-public.bj. Une plateforme de procédures administratives mise en place par l’Etat pour centraliser les services publics. Dès son lancement, les citoyens béninois pouvaient avoir accès aux informations sur plus de 250 services publics avec 37 services dématérialisés et 31 e-services de l’administration regroupés et désormais disponibles sur ce guichet unique.

Lire aussi : Le Bénin lance service-public.bj, le portail web permettant déjà la réalisation de 37 procédures administratives en ligne

A ce jour, le nombre de services publics dématérialisés a doublé. « Nous avons constaté l’engouement des populations à l’utilisation de cette plateforme en cette période de Covid-19 où elles ont du mal à se déplacer et à se mouvoir comme d’habitude. Aujourd’hui, la plateforme intègre les informations sur 370 services publics avec environ 80 services dématérialisés et accessibles en ligne », a confié la ministre.

Dans le secteur de l’éducation, relève également la ministre, le pays a mis en place le 23 juillet 2020 un site web d’e-learning. Aujourd’hui, les candidats aux différents examens et concours nationaux (élèves, collégiens/lycéens, étudiants) peuvent désormais, grâce au portail www.eresultats.bj, consulter en ligne et recevoir dans leurs boîtes mail, les résultats de leurs examens et concours dès la fin des délibérations sans se déplacer vers les lieux d’affichage habituels. « Ce qui permet d’éviter des agglutinations dans les centres d’affichage », explique la ministre qui précise que toutes ces initiatives ont été des éléments clés dans la gestion de la riposte contre le Covid-19.

Lire aussi : Digitalisation des résultats des examens et concours nationaux au Bénin : Le gouvernement lance la plateforme eRESULTATS

Il faudra peut-être ajouter à cela le lancement en mai 2020 de la plateforme web monentreprise.bj qui permet aux Béninois de créer une entreprise étant à domicile sans toutefois se rendre dans un bureau.

Lire aussi : Dématérialisation des services publics : Créer son entreprise en quelques clics désormais une réalité à Abomey-Calavi et Porto-Novo

Le coup de pouce du secteur privé

En plus de l’action des pouvoirs publics, le secteur privé et la société civile se sont mobilisés pour apporter des solutions digitales face à la Covid-19, relève avec insistance la ministre qui indique que ceux-ci ont répondu à l’appel du président Patrice Talon invitant chacun des béninois à contribuer à la lutte contre cette pandémie.

« Nous avons relevé un fort engouement du secteur privé. Plus encore, la Task Force Innov Covid-19 a permis de révéler un certain nombre de solutions digitales pour gérer la crise. Je vais en citer deux : Corona Check a mis en place un outil en ligne pour évaluer le risque d’avoir été en contact avec une personne contaminée et la conduite à tenir. Nous avons également Robot Covid qui a permis de lutter contre les fake news et de mettre à disposition des populations la bonne information », a énuméré la ministre.

Au finish, elle se réjouit de ce que la gestion du changement des comportements des populations a été plus rapide. Comme enseignement pour l’Afrique, Aurélie Adam Soulé Zoumarou indique qu’il est nécessaire de continuer sur cette lancée de digitalisation des services publics et avoir une attitude d’anticipation comme le Bénin l’a fait.

« Cette crise est venue révéler quelque chose de fondamental,  c’est que ce notre capacité d’adaptation sera toujours remise en cause. Dans cette transformation digitale, ce ne sont pas forcément les plus grandes puissances et les plus grands pays qui vont le plus s’en sortir, mais ce sont les pays les plus agiles dans la transformation digitale qui s’en sortiront mieux. C’est ce que je crois. Et ce n’est pas parce que je suis le ministre de la digitalisation. La transformation digitale des Etats africains a montré qu’il y a du chemin à parcourir et qu’il faut accélérer le pas », plaide-t-elle.

Par Beaugas Orain DJOYUM

Cameroun : Les avancées et défis de la dématérialisation des services publics au ministère de la Fonction publique

[Digital Business Africa] – Depuis le 07 juin 2020, les Camerounais désirant participer aux concours lancés par la Fonction publique n’ont pas forcément besoin de se déplacer. Le ministère de la Fonction publique et de la Réforme administrative (MINFOPRA) a mis sur pied la plateforme web http://concoursonline.minfopra.gov.cm/ permettant aux usagers de s’inscrire en ligne aux différents concours lancés par ce département ministériel.

A ce jour, 28 juillet 2020, Digital Business Africa a appris que le Minfopra comptabilise déjà près de 3300 comptes ont été créés et près de 600 candidatures enregistrées via cette plateforme web. « Nous observons aussi une forte mobilité des candidats, car près de 72% de candidatures reçues utilisent le téléphone portable et près de 60% de candidatures proviennent des zones reculées en dehors des grandes métropoles qui n’ont plus besoin de se déplacer », confie à Digital Business Africa Joseph Le, le ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative.

Cette plateforme numérique est une preuve de la volonté de ce département ministériel à digitaliser ses services. Déjà, dès son arrivée au Minfopra, Joseph Le avait rendu public son mail professionnel.

Le la dès le départ

Dans sa toute première note d’information du 17 avril 2018, après sa nomination le 02 mars 2018  à la tête de ce département ministériel, Joseph LE mis à la disposition des usagers et des agents publics son adresse mail professionnelle : [email protected]. Ceci à la disposition des usagers non  satisfaits des services offerts par son département ministériel.

Aussi, le ministre, dans sa note d’information, rappelait aux personnels de l’Etat et aux usagers de son département ministériel qu’afin d’éviter les déplacements à risques et parfois onéreux dépensés pour le suivi des dossiers à Yaoundé la capitale et pour faciliter leur renseignement, le site web du ministère www.minfopra.gov.cm reste disponible avec une possibilité de suivre en ligne l’évolution de son dossier.

Plus tard, toujours dans une volonté de digitalisation des services publics, le  13 novembre 2019, le MINFOPRA et la compagnie de téléphonie mobile MTN CAMEROON ont signé un accord permettant à MTN de soutenir le MINFOPRA dans ses stratégies de proximité avec les usagers du MINFOPRA, par des moyens de diffusion facile de leurs informations.

Sur un plan pratique, grâce à ce partenariat, les usagers pourront entre autres recevoir toutes les informations concernant leurs dossiers, lieux d’examen, salle et même numéros de tables pour les candidats devant passer un examen organisé par le MINFOPRA ou encore recevoir des notifications concernant leurs modalités de prise de service pour des candidats admis à un concours organisé par le MINFOPRA.

Projets et défis du Minfopra

Si ces initiatives constituent des pas significatifs, beaucoup reste à faire. Parmi les défis à relever, la finalisation de l’implémentation du SIGIPES II (Système informatique de gestion intégrée des personnels de l’Etat et de la solde),  qui se présentait dès le début de l’année 2020 comme le projet phare du Minfopra.

Avec la version II du Sigipes, il est en effet attendu une intégration des outils numériques et des avancées technologiques les plus récentes en matière de gestion des ressources humaines (GRH). Ce qui permettra la rationalisation des dépenses de personnels, la maîtrise de la dette salariale, l’organisation de la fonction publique locale avec le contexte actuel de l’accélération de la décentralisation, la maîtrise du phénomène d’affectation, de mobilité entre les ministères, d’abandon des postes et de décès non déclarés.

Plus encore, il est prévu que le SIGIPES II intègre la biométrie afin de garantir l’identification des agents publics, l’amélioration de l’assiduité des agents à leur poste de travail, l’éradication du phénomène d’agents fictifs et d’indemnités indues.

En début d’année, Joseph Le précisait alors que ce projet va considérablement améliorer les conditions de travail des personnels de l’Etat. Aussi, indiquait-il, la mise en œuvre de ce projet participera à la préservation de la souveraineté de l’Etat et sa crédibilité vis-à-vis des bailleurs de fonds. Car, expliquait-il, plusieurs autres réformes budgétaires en cours dépendent de la mise en service du SIGIPES II.

Déjà, le Minfopra, en collaboration avec l’IAI-Cameroun, a mis en formation une bonne partie de son personnel à l’appropriation de ce nouveau système. « Après le déploiement du nouveau SIGIPES, cette formation réussie sera à nouveau implémentée à l’endroit de toute la chaîne  de la gestion des ressources humaines de tous les départements ministériels, pour non seulement la bonne maîtrise de l’application, mais aussi la maîtrise de l’outil informatique », explique à Digital Business Africa Joseph LE.

Numérisation des archives 

A ce jour, apprend-on, du côté du Minfopra, les projets numériques de dématérialisation qui sont les défis de ce département ministériel sont donc : la dématérialisation complète de toutes les procédures de recrutement dans la fonction publique ; la numérisation des archives ; le suivi en ligne du traitement des dossiers et la notification des actes de carrière via les plateformes actuelles  de communication numériques; et bien entendu comme indiqué plus haut, la  mise en œuvre intégrale du Sigipes II.

Préalable  à ne pas oublier

Pour une meilleure intégration de la dématérialisation des services publics dans l’administration camerounaise, il ne faudrait pas faire fi de l’importance de la mise en place de certaines institutions et organes de facilitation.   Car, au sein des organisations étatiques, plusieurs initiatives individuelles non coordonnées se mettent en place.

L’on se rappelle par exemple qu’à l’issue des travaux du Colloque national sur la modernisation de la Fonction publique camerounaise, qui s’est tenu du 13 au 15 janvier 2020, à l’Hôtel de ville de Yaoundé, parmi les recommandations des experts, l’on a relevé non seulement la nécessité de la création d’une plateforme interministérielle pour l’élaboration et de la mise en œuvre de la stratégie de modernisation des services publics, mais aussi, la création d’un Comité national chargé de la transformation du numérique au sein de l’Administration publique camerounaise. Ces deux instances sont toujours attendues.

Par Beaugas Orain DJOYUM

Joseph LE : « Dématérialisation des procédures de recrutement ; numérisation des archives, suivi en ligne des dossiers et Sigipes II sont nos défis »

[Digital Business Africa ] – Le ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative du Cameroun, Joseph LE, dans un entretien avec Digital Business Africa, fait le point sur quelques avancées et défis de la dématérialisation des services publics dans son département ministériel.  

Digital Business Africa : Vous avez lancé le 07 juin 2020 la plateforme web http://concoursonline.minfopra.gov.cm/ permettant aux usagers de s’inscrire en ligne aux différents concours lancés par le MINFOPRA. A ce jour, quel bilan faites-vous de son utilisation près de deux mois après ?

Joseph LE : La mise en place de cette plateforme s’inscrit déjà en droite ligne de la volonté impulsée par le Chef de l’Etat, S.E. Paul BIYA, soucieux de la modernisation de l’administration publique camerounaise.

En plus, au vu du contexte sanitaire actuel, il devenait impératif de disposer d’un moyen permettant de faciliter la procédure d’inscription aux concours administratifs organisés par le MINFOPRA.

Il est important de rappeler ici que l’inscription en ligne est un pan du Projet de dématérialisation du processus de recrutement des agents  publics, en cours d’implémentation dans le département ministériel dont j’ai la charge. Comme toute réforme induit un changement et une nouvelle façon de procéder, nous pouvons relever depuis la mise en ligne de cet outil le 07 Juin 2020, que les candidats prennent progressivement la main. Ils sont déjà assez nombreux qui utilisent la plateforme.

Joseph LE

Ainsi, des données exploitées, il  ressort que près de 3300 comptes ont été créés à ce jour et près de 600 candidatures ont été enregistrées. Nous observons aussi une forte mobilité des candidats, car près de 72% de candidatures reçues utilisent le téléphone portable et près de 60% de candidatures proviennent des zones reculées en dehors des grandes métropoles qui n’ont plus besoin de se déplacer.

Tout Ceci a été rendu possible grâce à la collaboration mise en place avec  le ministère de l’Administration territorial, afin de déconcentrer au niveau des sous-préfectures la signature de certains documents exigés, qui relevaient de la compétence exclusive du Préfet et du Gouverneur.

Digital Business Africa : Combien de concours ont été lancés et mis en œuvre à travers cette plateforme web ?

Joseph LE : En dehors des concours organisés par l’ENAM qui dispose d’une plateforme consacrée à cet effet, tous les autres concours lancés par le MINFOPRA sont accessibles à travers la plateforme concoursonline.minfopra.gov.cm. Je tiens à rappeler que pour cette année les dossiers sont également déposés de manière physique dans  nos délégations régionales, étant donné que  nous sommes dans une période transitoire. D’ici l’année prochaine, l’ensemble des candidatures devraient être reçues à travers cette plateforme.

Digital Business Africa : D’après vous, toutes les inscriptions se font en ligne sur ce site web spécialisé. Et les épreuves orales en visioconférence. Quels sont les outils que vous avez choisi pour implémenter ces visio-conférences et pourquoi ces outils-là ?

Joseph LE : Les épreuves orales dès cette année se feront dans toutes nos  délégations régionales en dehors de celle du Centre, par vidéoconférence afin de garantir l’accès équitable à tous les candidats. Rappelons que jusqu’à présent toutes les phases orales étaient organisées exclusivement au centre unique de Yaoundé, ce qui pouvait être un handicap pour des candidats résidents dans des zones éloignées de notre capitale politique.

Cette prouesse technologique sera effective grâce au partenariat scellé entre le MINFOPRA et le Centre d’Excellence Technologique Paul BIYA   (IAI-Cameroun) qui a permis d’implémenter notre propre plateforme de vidéoconférence mise en œuvre à travers notre réseau privé d’interconnexion entre les services centraux et nos dix délégations régionales. Le déploiement de cette solution a été rendue possible grâce à nos ingénieurs informaticiens, au travers des outils technologiques actuels permettant de garantir la sécurité et la fluidité dans nos échanges.

Joseph LE

Il faut noter qu’il y a une vision globale qui est celle de la dématérialisation des procédures. En termes de digitalisation des services du MINFOPRA, nous devons procéder à la dématérialisation de la procédure de recrutement ; à la numérisation des archives ; au suivi en ligne du traitement des dossiers et la notification des actes de carrière via les plateformes actuelles de communication numériques et enfin à la mise en œuvre du nouveau Sigipes.Joseph LE

Digital Business Africa : Parmi les difficultés rencontrées sur cette plateforme, certains candidats ont évoqué « la validation des timbres fiscaux présents sur les documents numérisés ». Quelles sont les dispositions prises pour que cela puisse se faire en ligne et pour que la Direction générale des Impôts (DGI) puisse apporter un appui pour l’authentification desdits documents ?

Joseph LE : La validation des timbres fiscaux sur des documents scannés est une difficulté réelle, du fait des outils de falsification des documents disponibles dans des secrétariats bureautiques un peu partout. Pour pallier  cette difficulté une concertation interministérielle fructueuse a eu lieu sous ma présidence avec toutes les administrations impliquées dans la dématérialisation du processus de recrutement et d’ici peu, il ne sera plus question d’apposer un quelconque timbre sur les documents exigibles. Les candidats seront invités à payer directement au travers d’une plateforme implémentée au niveau des services des impôts et une consolidation sera faite instantanément avec notre plateforme d’inscription en ligne.

Digital Business Africa : A l’issue des travaux du Colloque national sur la modernisation de la Fonction publique camerounaise, qui s’est tenu du 13 au 15 janvier 2020, à l’Hôtel de ville de Yaoundé sous votre initiative, parmi les recommandations des experts, l’on a relevé non seulement la nécessité de la création d’une plateforme interministérielle de l’élaboration et de la mise en œuvre de la stratégie de modernisation des services publics, mais aussi, la création d’un comité national chargé de la transformation du numérique au sein de l’administration publique camerounaise. Ces deux instances sont-ils déjà mis sur pied ?

Joseph LE : La plateforme interministérielle de l’élaboration et de la mise en œuvre de la stratégie de modernisation des services publics a déjà amorcé la réflexion sur la dématérialisation des procédures administratives au sein des administrations publiques de manière générale et plus précisément au MINFOPRA.

De même, je n’oublierai pas de faire mention de la concertation récente avec mon homologue du Ministère des Enseignements secondaires et des correspondances adressées au MINESUP et au MINEDUB, à l’effet d’identifier et d’implémenter une plateforme d’authentification des différents diplômes délivrés par les établissements dont ils sont les tutelles. Car, faudrait-il encore le rappeler, l’authentification des diplômes reste le principal maillon faible dans le processus de recrutement des agents publics.

Quant au comité national chargé de la transformation du numérique au sein de l’administration publique camerounaise, des réflexions très poussées sous la coordination des services du Premier ministre, Chef du Gouvernement, ont commencé à travers le comité en charge de la gouvernance électronique dans l’administration.

Digital Business Africa : Il avait également été recommandé l’acquisition des outils de travail modernes. Le Minfopra s’est-il doté de nouveaux outils modernes de travail ?

Joseph LE : Après le colloque, cette recommandation avait été immédiatement implémentée à travers la formation à l’usage des TIC de tout le personnel du MINFOPRA au Centre d’Excellence technologique  Paul Biya.  

De même, le MINFOPRA à travers un financement spécial du chef de l’Etat s’est doté de nouveaux outils modernes de travail. Soit près de 200 ordinateurs complets et des imprimantes, mais aussi la réhabilitation du réseau informatique. C’est une indication claire de ce que le MINFOPRA entend faire dans la vulgarisation des TIC.

Après le déploiement du nouveau SIGIPES (Système informatique de Gestion Intégrée des Personnels de l’Etat et de la Solde), cette expérience de formation réussie sera à nouveau implémentée à l’endroit de toute la chaîne  de la gestion des ressources humaines de tous les départements ministériels pour non seulement la bonne maîtrise de l’application, mais aussi la maîtrise de l’outil informatique.

Actuellement, chaque agent public peut, à partir de notre site web, suivre l’évolution de sa carrière. De plus, dans la nouvelle application, chaque agent public aura un accès individuel (compte utilisateur) qui lui permettra de suivre personnellement sa carrière, ce qui induit implicitement l’apprentissage et l’utilisation de l’outil informatique.

Digital Business Africa : Pour avoir une administration publique digitale, il est important de vulgariser et de mieux apprendre l’usage des TIC à tous les agents publics qui ne sont pas toujours bien avisés et bien formés. Cela figurait d’ailleurs parmi les recommandations du Colloque national sur la modernisation de la Fonction publique.  Comment le Minfopra entend-il participer à la vulgarisation de l’usage des TIC à l’endroit de tous les agents publics camerounais ?

Joseph LE : A ce jour les besoins du MINFOPRA en termes de digitalisation de ses services sont énormes. Nous avons juste amorcé le processus qui ne sera complet que lorsque le papier ne sera presque plus utilisé dans l’administration.

Digital Business Africa : Quels sont à ce jour les besoins et défis du Minfopra en termes de digitalisation de ses services ?

Joseph LE : Il faut noter qu’il y a une vision globale qui est celle de la dématérialisation des procédures. En termes de digitalisation des services du MINFOPRA, nous devons procéder à la dématérialisation de la procédure de recrutement ; à la numérisation des archives ; au suivi en ligne du traitement des dossiers et la notification des actes de carrière via les plateformes actuelles  de communication numériques et enfin à la mise en œuvre du nouveau Sigipes.

Digital Business Africa : Quels sont à ce jour les projets de digitalisation des services publics que vous avez jusqu’ici entrepris au Minfopra et dont vous êtes le plus fier ?

Joseph LE : Comme nous l’avons dit plus haut, la modernisation du MINFOPRA est en marche et tous les axes de réflexion sont aussi importants les uns que  les autres.

Propos recueillis par Beaugas Orain DJOYUM

Guy Kamgaing : « Les accords acquis avec MTN et Orange ont permis à StarNews de cibler une audience massive »

[Digital Business Africa] – Vous êtes producteur de contenus vidéos et vous êtes déjà demandé pourquoi vous n’êtes pas directement payé quand vous publié une vidéo exclusive sur Facebook ou YouTube ? Si oui, StarNews apporte une réponse à votre préoccupation. Cette plateforme web de vidéos accessible à l’adresse Url https://www.starnewsmobile.com/ rétribue les producteurs de vidéos sur sa plateforme.

Le Camerounais Guy Kamgaing qui pilote l’équipe de cette aventure entrepreneuriale depuis 2016 présente StarNews comme un réseau de chaînes de vidéos mobiles. L’une des forces de cette initiative réside dans le fait qu’elle soit également accessible via le code Ussd des opérateurs télécoms avec qui StarNews a signé des accords de collaboration. Et les vidéos ne sont pas les seuls services de StarNews…

Guy Kamgaing l’explique dans cet entretien avec Beaugas Orain Djoyum de Digital Business Africa. Aussi, il présente la particularité de cette innovation en indiquant comment ils ont réussi à convaincre de grands opérateurs télécoms de l’Afrique comme MTN, Orange et Moov à adhérer à cette solution web de vidéos via mobile.

Plus encore, l’ancien consultant senior de PwC servant les clients Télécommunications, Internet et Médias à Los Angeles et en Suisse, explique comment les autres opérateurs télécoms africains, tout comme les producteurs de contenus, peuvent tirer un bénéfice substantiel via ce projet.

Digital Business Africa : StarNews se présente comme un réseau de chaînes vidéos mobiles qui permet aux célébrités et aux marques de s’engager, de commercialiser et de monétiser leurs bases de fans auparavant difficiles à atteindre en Afrique. Concrètement, comment cela se passe-t-il par exemple si une artiste comme Daphné veut monétiser ses vidéos à travers StarNews et à sa base de 2,5 millions de fans sur Instagram ?

Guy Kamgaing : StarNews est un service de vidéo par abonnement qui fournit aux clients des contenus vidéo exclusifs de leurs célébrités ou marques préférées. Grâce à cette plateforme, les clients peuvent recevoir des messages personnalisés, accéder à des vidéos des coulisses et même mieux connaître leur star par le biais de messages directs et d’appels vidéo exclusifs.

Pour une artiste comme Daphné sa façon de monétiser son talent est de signer un contrat de distribution avec StarNews, de créer et réserver du contenu vidéo pour sa chaîne StarNews qui pourra être ensuite vendu à des abonnés sur les puissantes plateformes que sont MTN, Orange ou Moov.

Chaque abonné supplémentaire lui permettra d’augmenter ses revenus. Plus elle aura d’abonnés sur sa chaîne, plus ses revenus augmenteront. C’est aussi simple que ça ! StarNews assure la promotion et le marketing à travers le digital, les réseaux sociaux, campagnes SMS, ou spots TV.

Digital Business Africa : Quels sont les autres services de StarNews ?

Guy Kamgaing : Nous avons une grande variété de contenus allant de la musique, à la comédie, aux nouvelles, aux gens, à la nourriture, au sport, à la culture, à la beauté, au fitness et bien d’autres choses encore comme StarCall ou bientôt un nouveau produit dans la musique grâce aux partenariats signés avec Universal Music et Sony Music.

Nous sommes présents dans quatre pays (Côte d’Ivoire -CiV-, Congo, Cameroun et Afrique du Sud) sur un total de cinq réseaux combinant plus de 50 millions d’abonnés. Nous préparons des lancements au Nigeria et Ghana en fin d’année.

Digital Business Africa : Quotidiennement, quel est le nombre d’infos et de vidéos qui circulent en moyenne dans le réseau StarNews ?

Guy Kamgaing : Nous avons plus de 60 chaînes entre l’Afrique francophone et anglophone. De nouveaux contenus sont mis à jour quotidiennement ce qui représente en moyenne plus de 80 infos et vidéos. Une notification est envoyée quotidiennement par SMS avec un lien url. Il vous suffit de cliquer dessus pour pouvoir regarder le contenu de votre choix.

Digital Business Africa : Pourquoi un fan devrait-il par exemple s’abonner à StarNews plutôt que d’aller suivre l’actualité et les vidéos de ses stars préférées sur leurs différents comptes sur les réseaux sociaux, car ces stars mettent régulièrement à jour leur compte Instagram, Facebook ou Youtube ?

Guy Kamgaing : La spécificité du contenu présenté sur les chaînes StarNews est qu’il est exclusif et présente des moments uniques que seuls les abonnés ont la chance de regarder sur leur mobile. Aussi, les abonnés ont accès à des privilèges comme des communications personnelles avec leurs artistes préférés grâce à StarCall, la possibilité de gagner des places de concerts, des points de fidélités et des cadeaux.  Donc, l’expérience d’un abonné sur StarNews va bien au-delà de visionner des vidéos.

Digital Business Africa : Pour un simple abonné de MTN Cameroon ou de MTN Côte d’Ivoire par exemple, comment fait-il pour s’abonner à StarNews afin d’avoir les infos des stars et monétiser sa liste d’amis ?

Guy Kamgaing : StarNews propose différents modèles d’abonnements en fonction des pays et opérateurs partenaires. Pour MTN Cameroon par exemple, il le fait via le menu USSD et bientôt via le web. C’est très simple, rapide et peu cher. Il est possible de s’abonner à plusieurs chaines. Actuellement, seuls les producteurs de contenus peuvent monétiser leurs listes de fans. Cela sera possible pour tout abonné en début 2021

Guy Kamgaing

Starnews est un réel moyen pour les producteurs de contenus en Afrique de gagner de l’argent. La plateforme a été créée par un Africain pour les Africains. Et c’est une plateforme qui permettra de libérer le potentiel créatif des Africains et permettre de redonner au contenu africain ses lettres de noblesse.Guy Kamgaing

Digital Business Africa : Vous dites travailler avec les opérateurs mobiles comme MTN et Orange en Afrique pour distribuer le contenu et les infos sur les stars. Comment cette collaboration se passe-t-elle ?

Guy Kamgaing : StarNews est un réseau de chaînes vidéo mobiles qui donne accès à ses utilisateurs à un contenu riche et varié, grâce en effet à de solides partenariats de distribution et de marketing avec des opérateurs mobiles panafricains tels que MTN, Orange et Moov.

Ces opérateurs nous donnent la possibilité d’entrer en contact avec leurs utilisateurs afin de communiquer et promouvoir StarNews. Ils participent également à la promotion de StarNews via des campagnes ciblées vers les utilisateurs les plus à même d’utiliser la plateforme. Les revenus générés sont donc en partie partagés avec l’opérateur ainsi qu’avec le fournisseur de contenu. Chaque opérateur offre sa propre méthode de souscription et est enregistré indépendamment dans notre système

Digital Business Africa : Cela dit, comment êtes-vous parvenus à convaincre les opérateurs Orange et MTN à adopter ce projet ? Ils n’ont pas posé des conditions drastiques ?

Guy Kamgaing : Les géants des télécoms ont très vite compris l’opportunité et le potentiel de ce service unique qui apporte un contenu local et innovant; ainsi que les revenus pouvant rapidement être générés, le tout à moindre cout.

Ce modèle de consommation de contenus en Afrique a fait ses preuves et notre offre a séduit les opérateurs de par la qualité du contenu proposé, les partenariats que nous avons déjà en place et les revenus que celui-ci peut générer.

Il va également dans l’intérêt des opérateurs de maximiser la promotion de StarNews afin d’obtenir des résultats optimaux. Les accords acquis avec MTN et Orange ont permis à StarNews de cibler une audience massive, à l’affût des dernières nouveautés en termes de divertissement et d’éducation. 

StarNews

Digital Business Africa : Que gagnent les opérateurs télécoms africains à adopter StarNews, du moins pour ceux qui ne l’ont pas encore adopté ?

Guy Kamgaing : Générer des revenus quotidiens sans investissement en infrastructure et en acquisition de contenu en proposant un service attractif et innovant. Voilà l’opportunité qu’offre StarNews aux opérateurs télécoms, avec une solution clef en main qui ne nécessite quasiment aucun  investissement quotidien  de la part de leurs équipes.

En faisant confiance à StarNews, les opérateurs télécoms proposent à leurs abonnés un service unique et un contenu de qualité. Un avantage concurrentiel qui peut jouer en leur faveur lors du choix de sélection d’un opérateur pour une ouverture de ligne ou pour une recharge de crédit. 

Digital Business Africa : Quelle est la petite histoire qui se cache derrière StarNews? Comment est-elle née ?

Guy Kamgaing : La petite histoire est que StarNews est née d’un ras-le-bol de constater l’image négative de l’Afrique dans les médias dans le monde entier, alors que nous savons que l’Afrique est le continent de la joie, la bonne humeur et de l’humanité. 

Nous savons que l’Afrique est riche et généreuse; que l’Afrique est un continent magnifique.  Il fallait trouver un moyen de montrer cette Afrique et il fallait trouver un moyen pour que les Africains le fasse.  D’où l’idée de StarNews.

Digital Business Africa : Quelles sont vos ambitions avec ce projet ?

Guy Kamgaing : Starnews est un réel moyen pour les producteurs de contenus en Afrique de gagner de l’argent.  La plateforme a été créée par un Africain pour les Africains. Et c’est une plateforme qui permettra de libérer le potentiel créatif des Africains et permettre de redonner au contenu africain ses lettres de noblesse. 

Je reste convaincu que grâce à StarNews l’Afrique pourra produire des contenus de meilleure qualité et que nous pourrons diffuser ces contenus dans le monde entier.  Mon ambition est que l’image de l’Afrique soit bien représentée, reconnue, appréciée et respectée dans le monde entier. Ceci bien évidemment à travers ses contenus originaux, exclusifs et de qualité que l’on retrouvera bien entendu également sur StarNews.

Propos recueillis par Beaugas Orain DJOYUM

Cameroun : Minette Libom Li Likeng lance la seconde édition du concours national du meilleur projet TIC

[Digital Business Africa] – Pour la seconde année consécutive, le ministère des Postes et
Télécommunications a lancé ce lundi 27 juillet 2020, la deuxième édition de la Semaine de
l’innovation numérique.

Pour la ministre Minette Libom Li Likeng qui a procédé à ce lancement officiel, il s’agira de détecter, recenser, évaluer, primer et accompagner les meilleurs projets d’innovation
numérique de l’année 2020 au Cameroun.

Cameroun : La ministre Libom Li Likeng a remis des certifications à des jeunes de fin de formation à la réparation de téléphones
Minette Libom Li Likeng, ministre des Postes et Télécommunications du Cameroun.

Les candidats devront veiller à ce que leur projet soit innovant et à fort potentiel : « innovation de produit, de service, de procédé, d’organisation, etc. ».

D’après le règlement du concours, les projets invités à concourir peuvent être un projet de création ex-nihilo ou un projet d’activités nouvelles mises en œuvre par des structures existantes.

L’inscription au concours national du meilleur projet TIC se fait exclusivement en ligne, via un formulaire à renseigner sur le site web du concours à l’adresse Url www.ictinnovationweek.cm. Le règlement du concours et bien d’autres informations s’y trouvent également. Les inscriptions au sont ouvertes du 28 juillet au 17 août 2020 à 15h30 min.

Calendrier du concours national 2020 du meilleur projet TIC

Les 15 meilleurs projets présélectionnés pour la première phase seront invités à Yaoundé pour la phase finale du concours. Pendant trois jours, les présélectionnés bénéficieront de séances de coaching, de partage d’expérience et de formations spécialisées. Puis, les 15 présélectionnés seront conviés à faire une présentation orale (pitch) et une démonstration pratique de leurs projets devant un grand jury.

Ce concours comporte deux types de prix distincts : le Prix Spécial du Président de la République et les Prix Catégoriels. Le prix spécial du Président de la République est décerné au meilleur projet du concours et les prix catégoriels sont décernés aux autres lauréats.
Ces prix et récompenses seront remis par la ministre des Postes et Télécommunications lors de la cérémonie de remise des prix qui aura lieu le 28 août 2020.

L’an dernier, c’est l’équipe d’Agrix Tech, représentée par Mariben Chiato et Dorothée Mvondo, co-fondatrices d’Agrix Tech, qui avait remporté le prix spécial du Président de la République, Paul Biya, dans le secteur du numérique. L’équipe s’en était tirée avec récompense d’une valeur totale de 50 000 000 de francs Cfa.

Agrix Tech est une application, qui, grâce à son intelligence artificielle intégrée, permet aux agriculteurs, à l’aide d’une photo de la plante malade, de savoir de quelle maladie souffre la plante et surtout de savoir comment éradiquer la maladie et quel produit utiliser pour ce faire.

Voir l’ensemble des prix attribués en 2019 ici : Cameroun : Et le gagnant du prix spécial du Président de la République dans le numérique est AGRIX TECH !

Avec ces initiatives, la ministre Minette Libom Li Likeng estime que l’économie numérique a véritablement commencé à prendre corps au Cameroun. « Cette 2è édition de la Semaine de l’innovation numérique apparait donc comme une opportunité précieuse pour stimuler l’ingéniosité de notre jeunesse. Celle-ci doit la saisir. C’est-à-dire inscrire ses inventions dans le sens de l’Histoire en marche. C’est alors qu’elle répondra de manière pertinente aux exhortations du Président de la République, qui nous honore encore une fois, de son prestigieux parrainage de l’évènement », a déclaré la ministre lors de son allocution.

Par Digital Business Africa

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Côte d’Ivoire : Orange et NSIA lancent officiellement Orange Bank Africa, une banque digitale pour l’Afrique de l’Ouest

[Digital Business Africa] – Le groupe français des télécommunications Orange et le groupe ivoirien de bancassurance NSIA, ont annoncé ce 23 juillet 2020 le lancement des activités commerciales d’Orange Bank Africa à Abidjan en Côte d’Ivoire. D’après les deux groupes, Orange Bank Africa, dirigée par Jean-Louis Menann-Kouamé, a pour ambition de proposer aux clients une offre de crédit et d’épargne simple et accessible à tout moment depuis son mobile. Si cette banque commence à Abidjan, Orange Bank Africa a vocation à s’étendre au Sénégal, au Mali et au Burkina Faso.

« Orange Bank Africa répondra aux besoins d’une grande partie de la population, souvent exclue du monde bancaire classique, en lui permettant d’emprunter ou épargner de faibles montants essentiels pour leur quotidien. Dès son lancement, Orange Bank Africa proposera, à travers le canal Orange Money, une offre d’épargne et de micro crédit permettant d’emprunter à partir de 5.000 FCFA de façon instantanée depuis son mobile», indique le communiqué conjoint.

La stratégie d’Orange dans les services financiers mobiles en Afrique vise à offrir des solutions accessibles au plus grand nombre quel que soit leur niveau de revenu ou leur lieu d’habitation. Ainsi, l’objectif d’Orange Bank Africa est de devenir l’acteur de référence de l’inclusion financière en Afrique de l’Ouest.

Commentant le lancement officiel de cette banque digitale, Stéphane Richard, le président directeur général d’Orange, indique que les nouvelles technologies sont nécessaires pour renforcer l’inclusion financière et soutenir le développement économique, comme le mobile money l’a prouvé au cours des dernières années. « L’activité bancaire est nouvelle pour Orange en Afrique, reconnaît-il. Elle s’inscrit en parfaite cohérence avec notre stratégie d’opérateur multi-services et notre volonté d’être moteur de la transformation digitale du continent. Grâce à notre association avec NSIA, un autre leader du marché africain, nous facilitons l’accès aux services bancaires au plus grand nombre, à travers des services simples et essentiels, pour le bénéfice de tous nos clients. »

Jean Kacou Diagou, PDG du groupe NSIA, pour sa part indique que « depuis 25 ans, le Groupe NSIA élabore des solutions de banque et d’assurance adaptées aux besoins des populations africaines avec pour objectif de les rendre accessibles au plus grand nombre. Nous le savons, la digitalisation bancaire est une condition sine qua non de l’inclusion financière de nos populations. Nous sommes donc fiers d’avoir pu joindre notre expertise et notre capital humain à ceux d’Orange pour la création de la banque 100% digitale : Orange Bank Africa. »

Au cœur des transactions financières depuis plusieurs années, Orange Money et les services digitaux ont vu leur importance renforcée et leur adoption accélérée en période de crise sanitaire. Dans ce contexte, Orange a la conviction que le Mobile Banking a un véritable rôle à jouer en Afrique.

Le groupe Orange

Le groupe français Orange est l’un des principaux opérateurs de télécommunications dans le monde, avec un chiffre d’affaires de 42 milliards d’euros en 2019 et 145 000 salariés au 31 mars 2020, dont 85 000 en France. Le groupe servait 253 millions de clients au 31 mars 2020, dont 208 millions de clients mobile, 21 millions de clients haut débit fixe. Orange est présent dans 26 pays. C’est également l’un des leaders mondiaux des services de télécommunications aux entreprises multinationales sous la marque Orange Business Services.

En décembre 2019, le Groupe a présenté son nouveau plan stratégique « Engage 2025 » qui, guidé par l’exemplarité sociale et environnementale, a pour but de réinventer son métier d’opérateur. Tout en accélérant sur les territoires et domaines porteurs de croissance et en plaçant la data et l’IA au cœur de son modèle d’innovation, le groupe entend être un employeur attractif et responsable, adapté aux métiers émergents.

NSIA

Le groupe ivoirien NSIA pour sa part est un groupe de services financiers qui intègre des produits et services bancaires et d’assurances. Le groupe NSIA est fort de trois banques, trois succursales bancaires, 21 Compagnies d’Assurances, une société́ de gestion et d’intermédiation (SGI), une société́ de gestion des OPCVM, une société́ immobilière, une société́ de courtage en réassurance et une fondation. Il compte près de 3 000 employés.

Par Digital Business Africa. Source : Orange, Nsia

Cameroun : Baisse drastique du nombre d’enregistrements des noms de domaine en .Cm passant de 135 000 en 2017 à 39 000 en 2020

Mise à jour du 23 juillet 2020, à 15h36. Précisions. La rédaction de DIGITAL BUSINESS AFRICA a été contactée par M. Éric Josué BOUMNDJEL, directeur à l’Antic, pour apporter des précisions à cet article. D’après lui, le journal en ligne Actu Cameroun et le Quotidien de l’Economie s’étaient trompés en publiant en 2017, se basant sur sa présentation lors d’une conférence à Douala, que le pays comptait jusqu’à 135 671 noms de domaine enregistrés en .Cm.

Le journaliste d’Actu Cameroun avait fait une erreur en rapportant ce nombre, dit-il. “Ma présentation lors de cette conférence à Econuma parlait bien de 35 671 noms de domaine enregistrés en. CM et non de 135 671. J’avais appelé le journaliste pour qu’il modifie cette erreur qui avait été reprise par d’autres médias“.

Le présent article de DIGITAL BUSINESS AFRICA a été rédigé sur la base de ces 135 671 noms de domaine en 2017. Avec cette précision faite, pour 35 671 noms de domaine en .Cm enregistrés en 2017 et avec 39 000 noms de domaine à ce jour en juillet 2020, il faut plutôt noter ou lire que le Cameroun a enregistré 3 329 nouveaux noms de domaine en .Cm en trois ans. Les raisons de ce faible taux d’enregistrement en .Cm restent les mêmes que celles indiquées dans l’article.

[Digital Business Africa] – Le Cameroun a enregistré une perte de 96 000 noms de domaine en .Cm en trois ans. En 2017, le pays comptait 135 000 noms de domaine. A ce jour, le Cameroun compte juste 39 000 noms de domaine enregistrés en .Cm. Ce dernier chiffre a été indiqué par des responsables de l’Antic présents ce 20 juillet 2020 à Yaoundé à la salle de conférence du Minpostel dans le cadre de la session extraordinaire du Cercle de Concertation Permanente Public-Privé du Secteur des Postes et Télécommunications (en abrégé CPPT).

Le pays a pris conscience de cette chute importante dans l’enregistrement des noms de domaine en . Cm. C’est l’une des raisons pour lesquelles la ministre des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng, a pris une décision le 22 juin 2020 qui instruit l’Agence nationale des technologies de l’information et de la communication (ANTIC) chargée de la gestion de ce domaine, à procéder à la vente du nom de domaine de premier niveau du Cameroun à deux mille (2000) F.CFA, toutes taxes comprises.

Du 01er juillet 2020 au 01er octobre 2020, tout citoyen camerounais peut donc enregistrer le .Cm auprès des 14 registrars agréés au tarif de 2000 francs F.Cfa seulement.

.Cm à 2000 francs Cfa au Cameroun

Mais, qu’est-ce qui explique cette chute drastique de l’enregistrement des noms de domaine en .CM ? Digital Business Africa a appris auprès de l’Antic que la première raison est due aux suspensions des noms de domaine opérées par l’Antic. « Ceux qui acquièrent des noms de domaine pour des activités de pornographie ou encore pour des activités de hacking ou propagation des virus par exemple perdent leur noms de domaine qui sont suspendus par l’Antic. Car l’Antic dispose d’une charte de nommage que doit respecter tous ceux qui achètent le .Cm. Cette charte de nommage est disponible sur le site web de l’Antic et ceux qui s’y écartent perdent leur .Cm. De milliers de noms de domaine ont été suspendus dans ce sens », explique notre source.

Plus encore, nombreux sont ceux qui, après un an, ne renouvellent pas toujours leurs noms de domaine une fois acquis. « De nombreuses personnes ont également perdu leur noms de domaine faute de non renouvellement », apprend-on.

Aussi, il faut noter que le 23 mars 2017, invité à la 2ème édition du forum Econuma dédié à la Petite et moyenne entreprise et à la TPME, avec pour thème « La transformation numérique de l’entreprise au Cameroun », Eric Josué Boumndjel, alors chef d’antenne régionale de l’Antic de Douala, avait laissé entendre que le .cm souffre de préjugés et d’une crise de confiance. « Je pense qu’il y a un problème de confiance; ce n’est pas seulement dans les télécommunications. Beaucoup de Camerounais ont l’impression que les produits étrangers sont meilleurs que ceux du pays », avait-il expliqué avant de présenter les multiples avantages du .Cm. Ses explications sur Actu Cameroun.

« Nous pensons que tous les promoteurs camerounais devraient avoir le .cm, parce qu’il y va de la souveraineté de notre pays. On ne peut pas développer l’économie numérique avec le .com tout comme on ne peut pas développer l’agriculture de notre pays avec le cacao étranger. Pour développer l’économie de notre pays, il faut des contenus locaux, il faut l’extension locale »,  avait-il alors déclaré. Argument valable à ce jour.

Par B-O.D.

Cameroun : Le personnel de Camtel se forme auprès du Consupe pour éviter les fautes de gestion

[Digital Business Africa] – Le personnel de l’opérateur historique des télécommunications du Cameroun, Camtel, suit un atelier de formation du en matière de sécurisation du patrimoine public. Cette formation qui a débuté ce lundi 20 juillet 2020 se tient jusqu’au mercredi 22 juillet à Yaoundé dans les locaux des services du Conseil supérieur de l’Etat.

L’atelier qui se déroulera en six sessions a pour objectif de sensibiliser les dirigeants et personnels de la Camtel sur le cadre normatif et institutionnel régissant les entreprises publiques au Cameroun, ainsi que sur le régime de responsabilités et de sanctions applicables.

En effet, le contexte général est marqué depuis quelques années au Cameroun par la multiplication des missions de contrôle et de vérification mettant en cause des responsables des entités publiques à tous les titres, devant le Conseil de discipline budgétaires et financière, à l’issue desquels de lourdes sanctions sont prononcés alors que les concernés ignorent les contours de ces sanctions ainsi que des mécanismes y conduisant.

La Camtel se voit donc particulièrement interpellée, au vu des ressources importantes qu’elle génère pour déployer ses activités. Elle a donc saisi dans une correspondance le 07 novembre 2019 les services du Consupe afin qu’un séminaire de sensibilisation soit organisé au profit de son personnel.

La formation a été précédée par une cérémonie d’ouverture présidée par  la Ministre Déléguée à la Présidence de la République chargé du Contrôle Supérieur de l’Etat, Rose Mbah Acha Fomundam,  qui déclare que « le Consupe est le gendarme de l’Etat, mais par ailleurs nous sommes tenus d’accompagner les ordonnateurs gestionnaires des crédits publics sur le plan méthodologique, technique et même pédagogique, et nous le faisons à travers des séminaires comme ceux-ci ».

Elle ajoute par ailleurs que « mes formateurs ici présents sont doués et prêts à répondre à toutes leurs questions, nous souhaitons qu’en tant qu’auditeur externes, dès notre prochaine descente à Camtel, nous constatons qu’ils se sont améliorés en terme de gestion de leur budget. Nous comptons ainsi beaucoup sur les dirigeants de Camtel pour qu’on trouve moins de fautes de gestion à Camtel, pas pour nous faire plaisir mais parce que c’est leur devoir car l’ignorance n’est pas une défense »

Mme la directrice générale de Camtel, Judith Yah Sunday, a quant à elle déclaré que « Camtel est une entreprise d’Etat et nous avons le devoir de nous assurer que dans cette entreprise dont on nous a confié la charge, toutes les actions que nous menons, les actes que nous posons se fassent selon les lois et les règlements qui encadrent la gestion des entreprises publiques. »

Gaëlle Massang

Cameroun : les acteurs publics et privés des communications électroniques se rencontreront désormais une fois tous les trois mois

[Digital Business Africa] – « Nous avons aussi saisi cette opportunité pour annoncer, en application des hautes directives du Premier Ministre, l’institution d’une fréquence trimestrielle pour les sessions du CPPT ». C’est l’une des annonces de Minette Libom Li Likeng, la ministre des Postes et Télécommunications.

Elle s’adressait ainsi ce 20 juillet 2020, à la clôture de la session extraordinaire du Cercle de Concertation Permanente Public-Privé du Secteur des Postes et Télécommunications (en abrégé CPPT). Ce cercle qui se tenait donc habituellement une fois par an se tiendra désormais une fois tous les trois mois. Ceci afin de mieux adresser les problèmes du secteur et d’explorer et de trouver des solutions.

D’après la ministre, la rencontre d’hier a permis de rappeler les dispositions et les mesures prises par le gouvernement en vue de garantir une saine concurrence entre acteurs  du secteur des Télécommunications, et en particulier le segment des communications électroniques.

« Les travaux nous ont donné l’occasion de réitérer l’engagement ferme du gouvernement à tout mettre en œuvre pour la création d’un environnement des affaires, propice au développement et à l’épanouissement du secteur privé, créateur d’emplois et des richesses », a indiqué Minette Libom Li Likeng.

Plateforme de concertation et de dialogue entre le Gouvernement, les entreprises du secteur des Postes et Télécommunications et la société civile, le CPPT a pour objet de rassembler les acteurs publics, ceux du privé et la société civile, pour adresser les préoccupations soulevées, ainsi que les défis qui se font jour dans le secteur, afin d’y apporter des solutions appropriées.

Sa création s’inscrit en droite ligne de la volonté du Gouvernement, de promouvoir un dialogue permanent entre l’Etat et les milieux d’affaires. La session actuelle se tient près de deux ans après la dernière, et elle est placée sous le thème « Les atouts de l’environnement des affaires au Cameroun, pour garantir une saine concurrence dans le secteur des communications électroniques. ».

Cette 4è session extraordinaire du CPPT se tient en effet quelques mois après l’arrivée d’un nouvel acteur dans le domaine des communications mobiles à savoir l’opérateur public historique Camtel. D’où les différentes thématiques retenues à l’ordre du jour, à savoir : Les enjeux de l’arrivée d’un 4ème operateur dans le marché des communications électroniques ; l’amélioration des relations entre le régulateur et les opérateurs pour une saine concurrence et le rôle des associations des consommateurs.

Gaëlle Massang

Maroc : 1,8 milliard de dollars de chiffre d’affaires pour Maroc Telecom au 1er semestre 2020

[Digital Business Africa] – Au Maroc, l’opérateur Maroc Telecom a rendu publics ses résultats pour le compte du premier semestre 2020. Des performances globalement à la hausse, avec un chiffre d’affaire de 1,8 milliard de dollars. Ce qui représente une hausse de 2,7% par rapport à la même période en 2019.

D’après l’opérateur, cette belle performance réalisée durant la crise sanitaire liée à la pandémie de la Covid 19 est attribuable au segment Data mobile, qui a particulièrement été sollicité durant la période de confinement, tout comme le Data Fixe qui a également progressé au Maroc. Aussi, les services de mobile Money en nette progression à l’international ont contribué à consolider les résultats de l’opérateur.

Dans le sillage de la progression du chiffre d’affaire, Maroc Telecom a également vu son parc d’abonné croître, pour atteindre 68,4 millions de client au premier semestre de 2020, en augmentation de 9,1% par rapport à la même période un an plus tôt. Une performance qui provient en partie de l’intégration de Tigo Tchad dans le giron du Groupe depuis le 1er juillet 2019.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Zimbabwe : Accusé de blanchiment d’argent, l’opérateur Econet nie tout en bloc

[Digital Business Africa] – Au Zimbabwe, le principal opérateur de téléphonie mobile, Econet Wireless, a nié le 20 juillet 2020 une accusation de blanchiment d’argent et a qualifié ‘‘d’illégal’’ un mandat de perquisition émis par la police. En effet, au moment d’émettre le mandat, la police zimbabwéenne avait déclaré qu’elle enquêtait sur des soupçons de blanchiment d’argent. Les enquêteurs avaient demandé à l’opérateur de leur divulguer les détails des clients et les enregistrements de toutes les transactions effectuées au cours du premier semestre 2020.

“Le mandat de perquisition et de saisie est illégal et constitue une violation du droit du requérant à la vie privée ainsi que du droit à la vie privée des abonnés du requérant”, explique le directeur général d’Econet Wireless, Douglas Mboweni (photo), dans des documents déposés à la Haute Cour. Il ajoute : “Les warrants sont calculés pour enrager les abonnés d’Econet et les conduire vers d’autres opérateurs de téléphonie mobile”.

Dans la foulée, Douglas Mboweni a déclaré qu’un haut responsable du parti ZANU-PF au pouvoir a accusé Econet Wireless et la compagnie d’assurance Old Mutual d’être à l’origine de la baisse de la valeur du dollar zimbabwéen. Ainsi, Chris Mutsvangwa, un ancien ministre, est récemment apparu à la télévision menaçant Econet d’une action similaire au coup d’État militaire de 2017 qui a évincé le dirigeant de longue date Robert Mugabe.

La référence au coup d’État trahit un programme visant à détruire Econet et à le retirer de sa position de leader sur le marché au profit d’un autre opérateur“, maintient Douglas Mboweni. Il ajoute que “ce que fait le mandat de perquisition et de saisie, c’est de criminaliser la nation tout entière et d’enfreindre le droit à la vie privée et à la dignité de toute la nation sans aucune raison valable“.

Le mois dernier, le gouvernement a brusquement suspendu les transactions d’argent mobile fournies par les opérateurs de téléphonie, la plate-forme la plus utilisée pour effectuer et recevoir des paiements dans ce pays en crise.

Le porte-parole du gouvernement Nick Mangwana a accusé les plates-formes de transfert d’argent mobile d’être à l’origine de l’inflation galopante, et a déclaré que le gouvernement avait la preuve que les fournisseurs de services téléphoniques étaient impliqués dans des activités illicites qui sabotaient l’économie. Le gouvernement a également suspendu le commerce à la bourse du pays, qu’il a accusé d’être complice d’activités financières illicites.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Côte d’Ivoire : MTN va s’offrir un nouveau siège à 20 milliards de F Cfa

[Digital Business Africa] – En Côte d’Ivoire, la filiale locale du groupe de télécommunications MTN a annoncé à la fin juin 2020 son projet de se doter d’un nouveau siège dans la capitale Abidjan. A cet effet, elle a signé avec le groupe Teyliom, un contrat pour la construction de ce siège à Port-Bouët dans le sud d’Abidjan pour un coût total de 20 milliards FCFA. Il sera situé dans la nouvelle zone « Akwaba Business Park» non loin de l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan.

Pour le Directeur général de MTN Côte d’Ivoire, Djibril Ouattara (photo), « ce nouveau siège répondra aux normes les plus rigoureuses au monde en matière de construction durable et de bien-être de ses occupants». 

Sur les spécificités du projet, on apprend de MTN Côte d’Ivoire que son nouveau siège sera bâti sur 1,5 hectare. Les travaux devraient débuter en décembre 2020 pour une durée d’environ 20 mois.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Cameroun : Voici Syampe, le système d’agrégation qui permet désormais de payer les impôts en ligne via tous les moyens de paiement électronique

[Digital Business Africa] – Au Cameroun, outre les cartes bancaires, il est désormais possible de payer ses impôts via mobile money, le moyen de paiement le plus utilisé par la population.

L’annonce est de la Direction générale des impôts (DGI) qui informe de la mise sur pied du Syampe, le Système d’agrégation des moyens de paiements de l’État.

Sur le site web de la Direction générale du budget (DGB), il est précisé que SYAMPE permet non seulement au contribuable de contrôler pleinement ses frais de contribuable sans se déplacer vers les administrations compétentes pour les suivis, mais elle vous fournit également des relevés sécurisés, automatiques et authentifiées de toutes les opérations fiscales et non fiscales. « Ce qui représente un gain en temps considérable tout en mettant à votre disposition un module de tous les moyens de paiement unifiée à disposition sur une seule plateforme. La facilité du tout en un », explique la DGB.

Pour la DGI, « ce nouveau portail de gestion des transactions gouvernementales s’adresse aux chefs d’entreprise, aux commerçants, aux étudiants, aux employés ou à toutes les autres professions confondues. Le but de cette plateforme numérique est de mettre à disposition des contribuables tous les moyens de paiement unifié et ainsi faciliter le paiement des taxes fiscales et non fiscales, le tout de manière simple, sécurisée et authentifiée ».

Syampe

Sur la plateforme Syampe qui se réclame simple d’utilisation, les nouveaux usagers peuvent utiliser un tutoriel pour se familiariser. Déjà, il existe deux processus pour effectuer un paiement sur cette plateforme. Le premier, via le paiement direct. Le contribuable ne dispose pas nécessairement d’un compte utilisateur. Le second implique la création d’un compte utilisateur sur la plateforme SYAMPE.  Une fois connecté, le contribuable a un accès direct à son espace de contribuable où il trouvera des notifications, son profil d’utilisateur ainsi qu’un tableau de bord et tous les services qui l’accompagne. 

Aussi, le contribuable a à sa disposition un ensemble d’outils qui leur permet d’accéder à l’historique et de suivre leurs situations et leurs opérations fiscales. Ils peuvent également faire des réclamations directement depuis la plateforme. Pour les télédéclarations, les contribuables camerounais peuvent déjà se connecter en ligne via l’url http://teledeclaration-dgi.cm/

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Télécoms : Avec une pénétration mobile de 62%, le Kenya se pose en leader de l’Afrique de l’Est

[Digital Business Africa] – En Afrique de l’Est, difficile de faire sans le Kenya, notamment dans le secteur de la téléphonie mobile. D’après l’opérateur Airtel Africa, présent dans plusieurs pays de la sous-région, le Kenya possède un taux de pénétration mobile de 62%. Ce qui fait le lui le pays disposant du plus fort taux de pénétration mobile, devant la Zambie (54%), la Tanzanie (49%), le Nigeria (45%), l’Ouganda (42%) et la République démocratique du Congo (39%).

A l’intérieur même du marché kenyan, le régulateur indique un taux de pénétration du mobile à 114,8% au cours du trimestre clos en décembre 2019. Ce qui se justifie par l’enregistrement de plusieurs cartes SIM par abonné auprès des opérateurs concurrents. Logiquement, ces abonnés entendent bénéficier des prix les plus bas des offres concurrentiels de différents opérateurs.

Toujours est-il que cette situation souligne le fort potentiel de ce marché, qui est en soi une grosse opportunité de croissance pour les fournisseurs de services mobiles.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Cameroun : Une « incompréhension » avec le partenaire sud-coréen retarde le projet de passation des marchés publics en ligne « E-procurement »

[Digital Business Africa] – Au Cameroun, le projet « E-procurement » qui vise la mise en service d’une plateforme de passation en ligne des marchés publics piétine. Alors que le mémorandum d’entente entre la partie camerounaise et sud-coréenne a été signé depuis novembre 2018, la seconde phase du projet n’est toujours pas engagée.

La faute, d’après une note du ministère de l’Economie à « une incompréhension de la part de l’ambassade de Corée relativement aux procédures internes du Cameroun qui exigent la signature des documents contractuels “Arrangement” pour chaque phase du projet ».

Cependant, le Minepat affirme que l’incompréhension a été levée, ou du moins, est en train de l’être, à la suite d’une réunion d’urgence tenue le 14 juillet 2020, et présidée par le secrétaire général du ministère des Marchés publics.

Il a notamment été décidé au cours de celle-ci que le ministère des Marchés publics doit désormais travailler en étroite collaboration avec l’agence de développement de la Corée, la Koica.

De cette collaboration, un draft de protocole d’accord co-signé de la partie coréenne et camerounaise sera soumis à l’ambassade de Corée avant le 10 août 2020 pour pouvoir insérer le projet dans le budget de l’exercice 2021.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Algérie : L’ancien ministre des télécoms Moussa Benhamadi décédé en détention des suites de la Covid 19

[Digital Business Africa] – En Algérie l’ancien ministre des Télécommunications Moussa Benhamadi qui a effectué son mandat sous Abdelaziz Bouteflika est décédé le vendredi 17 juillet 2020 des suites de la Covid 19, alors qu’il se trouvait en détention préventive.

D’après son frère Hocine Benhamadi qui s’exprimait chez nos confrères du quotidien Liberté en dénonçant le manque de suivi médical dont aurait normalement bénéficié l’ancien ministre, « Moussa Benhamadi est décédé vendredi. Il avait contracté le virus le 4 juillet et ce n’est que le 13 du même mois qu’il a été évacué en urgence vers un hôpital à Alger ».

L’ancien ministre Moussa Benhamadi avait été placé en détention préventive dans la prison d’El Harrach le 19 septembre 2019. Il est accusé avec son frère Abderahmane lui aussi en détention préventive de corruption.

Ceci, dans le cadre d’une affaire de corruption liée au groupe familial spécialisé dans le montage de produits électroniques Condor Electronics. Il subit ainsi les conséquences de la vaste enquête anti-corruption lancée par la justice algérienne sous la pression du mouvement anti régime « Hirak », qui vise notamment les barons de l’ancien régime d’Abdelaziz Bouteflika.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Soudan : L’armée va traquer les militants et journalistes qui l’insultent sur Internet

[Digital Business Africa] – Au Soudan, l’armée a annoncé ce 18 juillet 2020 qu’elle allait désormais poursuivre en justice les journalistes et militants qui “l’insultent”. Dans un communiqué, elle affirme que “des actions légales pourront être engagées contre des militants, journalistes et autres, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays“, s’ils insultent l’armée.

Dans la foulée de cette annonce, l’armée dit avoir nommé un officier spécialisé dans la cybercriminalité qui sera chargé de traquer sur Internet toute personne qui tient des propos insultants contre elle.

Pour justifier cette décision, l’armée évoque “sa patience qui est à bout face aux insultes et aux accusations dont elle est l’objet et qui s’inscrivent dans un plan visant à porter atteinte à l’armée et au système de sécurité” soudanais.

Cette annonce ne devrait pas calmer les tensions et la méfiance entre la population soudanaise et son armée. Ceci, alors même que des militants accusent régulièrement l’armée de ne pas avoir protégé des manifestants qui s’étaient installés pour un sit-in devant le siège de l’armée en avril 2019, réclamant d’abord la destitution de Omar El Béchir, l’ancien président, puis le transfert du pouvoir aux civils. 

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE