[Digital Business Africa] – Face aux défis croissants d’insécurité et de désordre dans le secteur des motos-taxis, la commune de Yaoundé IV vient de franchir un cap décisif. Le 27 août 2025, le Sous-préfet Akondi Elvis Mbahangwen a officiellement lancé la plateforme numérique SICOS Motors, une initiative du maire Gabriel Biyina Effila visant à identifier et encadrer les conducteurs de motos dans la localité.
Cette innovation marque un tournant dans la gestion du transport urbain. Grâce à un système d’enregistrement digital, chaque conducteur inscrit reçoit un gilet équipé d’un QR code, d’une photo, d’un GPS, d’une carte de circulation communale et des plaques. Ces éléments permettent de suivre les déplacements en temps réel, renforçant ainsi la sécurité des passagers et la responsabilité des conducteurs.
Le Directeur Général de la société en charge du projet, Dekga Moise Jean Noe, précise que l’application est disponible sur le Play Store et que l’inscription se fait via les services numériques des mairies. Les conducteurs doivent fournir une pièce d’identité, un numéro de téléphone, un contact d’urgence et s’acquitter de 10 000 FCFA. Pour ceux qui rencontrent des difficultés financières, un plan de paiement est proposé afin de garantir une accessibilité équitable.
Du côté des syndicats, Jules Marie Mbazoa Tsoungui, Président national du Comotacam, salue cette avancée. Selon lui, la géolocalisation permettra une intervention rapide en cas d’urgence et contribuera à réduire les comportements à risque tels que le stationnement anarchique ou les actes d’agression. Il encourage vivement les conducteurs à s’inscrire, soulignant que cette démarche est bénéfique pour tous : conducteurs, passagers et autorités.
Au-delà de la technologie, cette plateforme incarne une volonté politique forte : intégrer les mototaximen dans un cadre structuré, les protéger contre les manipulations politiques et leur offrir une reconnaissance sociale. Comme l’a rappelé le Sous-préfet, « il est temps que les conducteurs privilégient le travail et la famille, et non les intérêts partisans ».
Par Digital Business Africa