Réseaux sociaux : la bourde du lieutenant Moussodji sur Gabon Télévision fait le buzz

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(TIC Mag) – C’est un passage télévisé qui fait le buzz sur les réseaux sociaux depuis le 24 mai 2016. Venu lire un communiqué relatif au concours d’entrée au prytanée militaire, au journal de 20 heures de Gabon télévision, le lieutenant Fustel Marien Moussodji s’est complètement planté quelques secondes après avoir pris la parole : « Il s’agit d’une occasion singulière donnée aux Gabonais des deux sexes, de poursuivre leur scolarité dans un environnement épargné des grèves… » Après cette phrase, le militaire semble être désorienté, et lâche juste après : « Oh je suis foutu !!! Je suis mort !!!».

La bourde aurait peut-être pu passer inaperçue. Seulement, son intervention était en direct, à une heure d’audimat maximal. Malgré la bonne volonté de la journaliste qui s’est proposé de lui venir en aide en procédant à la lecture de son communiqué, le lieutenant Moussodji a choisi de ne plus délivrer son message.

Dans la foulée, la vidéo s’est retrouvée sur les réseaux sociaux, suscitant des commentaires souvent très critiques : «Devant des milliers de téléspectateurs, le lieutenant a mis en doute l’intégrité de la nation tout entière et, partant, celle du chef de l’Etat. A travers cette affirmation, il a publiquement et internationalement déjugé Ali Bongo, qui s’efforce de redorer tant bien que mal, l’image du pays », a commenté un internaute. « Suite à cette erreur grossière et au regard des réalités locales, l’on comprend mieux sa réaction », a réagi un acteur de la société civile. D’autres par contre demandent de ne pas tenir rigueur au lieutenant qui a été victime d’un stress occasionné par les projecteurs et les caméras.

D’après le journal Gabon Review qui cite des sources au ministère gabonais de la Défense nationale, la phrase dans « un environnement épargné des grèves » figurait dans la première mouture du communiqué. Elle a ensuite été ôtée du fait qu’elle pouvait laisser penser à l’entretien par le pouvoir d’une école gabonaise à deux vitesses : l’une avec grèves, l’autre sans grèves. Il se trouvait cependant que le lieutenant Moussodji avait mémorisé son texte avant que cette phrase ne soit retirée.

L’extrait vidéo du journal de 20h de Gabon Télévision

L’émotion et la pression du plateau de la télévision ont fait rejaillir la phrase interdite. On apprend également que suite à cet incident, Fustel Marien Moussodji a été interné à l’Hôpital d’instruction des armées Omar Bongo Ondimba, pour une hausse de tension artérielle. 

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