[DIGITAL Business Africa] – Des auxiliaires de justice d’un autre genre. Leur champ d’intervention est le Web. 30 Data Protection Officers (DPO) ou Délégués à la protection des données reçu leurs parchemins à l’occasion du troisième anniversaire du Code du Numérique ce jeudi 12 mars 2026.
Ils seront chargés de conseiller les administrations, de former le personnel, de mener des audits de sécurité et de servir de point de contact avec les autorités conformément au Code du numérique. L’article 222 du Code dispose :
« Les Délégués à la protection des données sont innovation de la lois sur le Code du numérique adoptée en 2023.
« Le responsable du traitement désigne un délégué à la protection des données à caractère personnel pour garantir que les traitements ne soient pas susceptibles de porter atteinte aux droits et libertés des personnes concernées. Le délégué est chargé notamment de :
– Assurer, d’une manière indépendante, l’application interne des dispositions du présent livre ;
-Tenir un registre des traitements effectués par le responsable du traitement, contenant les informations visées à l’article 168 de la présente Ordonnance-loi ».
Augustin Kibassa, ministre de l’Économie numérique, a rappelé la place que le numérique occupe dans la politique du chef de l’État, S.E Félix Tsisekedi.
« Le Président de la République a fait du numérique un levier de la croissance, ainsi je remercie les organisateurs d’avoir organisé les séries de formations et le lancement du réseau de protection des données personnelles (Data protection officer) », a-t-il déclaré.
Les données numériques, une véritable mine d’or à protéger jalousement, en atteste Augustin Kibassa, ministre de l’Économie numérique.
« Le numérique guide tout, et dans cet écosystème la donnée comme information ou renseignement digital a une valeur importante, parce que derrière chaque donnée se cache une personne et une personne implique les droits et libertés, donc ceux liés à la vie privée », a-t-il renseigné.
Jocelyne Kalume, présidente du réseau des délégués à la protection des données numériques, a rappelé le rôle déterminant que l’Afrique doit jouer dans cette ruée vers la donnée.
« Les Américains créent, les Européens réglementent et les Chinois copient, mais quel serait le rôle de l’Afrique ? Au Congo, depuis mars 2023, nous avons l’avantage du Code numérique qui veut que chaque entité, qui traite des données personnelles, puisse se munir d’un délégué qui veillera au respect des données personnelles », a-t-elle soutenu.
Au cours du troisième anniversaire du Code du numérique, un autre réseau de Data protection officer a été lancé.
Par Jean Materne Zambo









