Pour Julie Owono, le projet Internet.org de Facebook  comporte au moins deux tromperies

(TIC Mag) – Initialement, le projet Internet.org de Facebook implémentée par sa société Free Basics est un projet qui vise à apporter une connexion Internet gratuite à plus d’un milliards d’africains. De prime à bord, l’initiative semble louable, et appréciée d’une partie des observateurs, surtout dans un contexte où le continent est encore peu couvert. Seulement, pour d’autres il provoque une levée de bouclier. C’est le cas de Julie Owono, du bureau Afrique de l’ONG «Internet sans frontières», qui s’est exprimée dans une interview qu’elle a accordée à Radio France Internationale. D’après elle, le projet Internet.org comporte des « tromperies » qui méritent d’être relevées.

« Dans le cas de Free Basics il y a au moins deux tromperies sur lesquelles il faut insister. La première c’est que Facebook ne propose pas un accès gratuit à internet à travers Free Basics, c’est à dire un accès à tout le savoir créé et constitué par l’humanité jusqu’à présent, mais simplement à Facebook, d’une part, et surtout à d’autres sites de base que Facebook aura présélectionné. La deuxième chose sur laquelle nous pensons qu’il y a tromperie, c’est évidemment la question de la gratuité. Il y a un adage bien connu qui dit que si un produit est gratuit, c’est que c’est vous la marchandise. Et en l’occurrence, effectivement, la question des données personnelles de ceux qui utilisent Free Basics se pose. Quand vous souscrivez ce service-là, vous acceptez que Facebook partage vos données personnelles avec des tiers. Or, on ne sait pas qui sont ces tiers. Tout ceci concourt à dire qu’évidemment, Free Basics n’est pas une bonne aubaine pour les pays africains », explique Julie Owono.

Certains pays, à l’instar de l’Inde se sont déjà catégoriquement opposés au déploiement de ce projet sur son territoire après que des membres de la société civile se soient tous accordée à dire qu’aussi bien sur le point de la vie privée les données personnelles que sur la question de la neutralité du net, l’entreprise Facebook ne proposait pas un service qui corresponde à l’architecture et à la philosophie d’internet. Mais pour l’instant en Afrique, le projet semble connaitre l’adhésion de plusieurs pays. Et malgré l’explosion du satellite de Facebook en début septembre, Mark Zuckerberg expliquait que son projet pourra connaitre certes quelques retards, mais sera au final implémenté sur le continent.

  1. J’ai lu avec beaucoup d’intérêt votre article sur la violence féminine dans internet, un sujet pour lequel je ne tarirai pas, apparemment. Mais, si vous en convenez, je voudrais relever que l’absence d’une législation dédiée dans un ordre juridique interne déterminé ne peut empêcher les instances juridictionnelles et administratives de prendre leurs responsabilités. Autrement dit, l’on peut procéder par analogie en transposant, en empruntant et en appliquant aux activités numériques les qualifications, les procédures et les sanctions classiques. Le principal argument de cette approche en serait que le numérique est moins une incrimination autonome que l’outil de commission de l’acte considéré. Par ailleurs, au regard de la nature de cyberdélit qui recouvre ces incriminations, l’on peut utilement emprunter et faire usage à bon escient des dispositions d’autres pays en convoquant les mécanismes de responsabilité liés au lieu du délit ou au lieu du dommage, le cas échéant. Ce qui permettrait de connaître, au moyen d’une bonne manœuvre, de tous les aspects des litiges. En résumé, il n’est pas toujours utile de légiférer dans un espace géographique étatique déterminé pour tirer toutes les conséquences juridiques d’une incrimination.

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