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Numérique en Afrique : le Malawi sollicite l’expertise du Ghana pour accélérer sa transformation digitale
[DIGITAL Business Africa] – Le Malawi entend s’appuyer sur l’expérience du Ghana afin d’accélérer sa transformation numérique et de renforcer les bases de son économie digitale. Cette volonté de coopération a été exprimée en marge du Mobile World Congress 2026, organisé à Barcelone du 2 au 5 mars, un rendez-vous international qui réunit gouvernements, entreprises technologiques et acteurs majeurs de l’écosystème numérique.
Lors de cet événement, le ministre malawite de l’Information et de la Numérisation, Shadric Namalomba, a invité son homologue ghanéen, Samuel Nartey George, à établir un partenariat bilatéral visant à reproduire au Malawi les succès du Ghana en matière d’innovation numérique et de transformation digitale.
Dans une interview accordée au média Techfocus24 et relayée par son ministère, Samuel Nartey George a indiqué que le Malawi souhaite bénéficier de l’expertise ghanéenne dans plusieurs domaines clés du numérique. Parmi les secteurs identifiés figurent notamment la fintech, les systèmes d’identification numérique, la connectivité du dernier kilomètre, l’énergie pour l’accès à Internet en zones rurales, l’e-gouvernement, les environnements de travail intelligents, l’agritech, l’edutech, la healthtech ainsi que les solutions intégrant l’intelligence artificielle.
Afin de concrétiser cette coopération, le ministre ghanéen prévoit de conduire prochainement une délégation composée de 15 à 20 entreprises technologiques du Ghana au Malawi. Cette mission aura pour objectif d’accompagner le déploiement de plusieurs solutions numériques, notamment dans les domaines de l’identification nationale, des services fintech et des plateformes d’e-gouvernement.
« Pour commencer, je leur partagerai une copie de nos législations révisées afin qu’ils puissent s’en inspirer et les adapter à leurs besoins. Je leur transmettrai également notre stratégie en matière d’intelligence artificielle afin qu’ils puissent s’appuyer dessus », a expliqué Samuel Nartey George.
Cette dynamique de coopération intervient dans un contexte où le Malawi cherche à faire du numérique un moteur de développement socio-économique inclusif. Le pays a notamment lancé le programme Digital Malawi, soutenu par la Banque mondiale, dont l’objectif est de jeter les bases d’une économie et d’une administration publique davantage axées sur les technologies numériques afin d’améliorer l’accès aux services pour les citoyens.
Les autorités malawites reconnaissent toutefois que la transformation numérique ne repose pas uniquement sur les infrastructures technologiques. Selon le gouvernement, il est tout aussi essentiel d’investir dans le leadership numérique, un cadre réglementaire favorable, des institutions garantes de la transparence ainsi que dans le développement des compétences numériques.
Malgré ces ambitions, le Malawi reste confronté à plusieurs défis structurels. Dans l’Indice de développement de l’e-gouvernement des Nations unies (EGDI), le pays occupe la 163ᵉ place mondiale en 2024, avec un score de 0,3753, inférieur aux moyennes régionale et mondiale. Selon l’Union internationale des télécommunications (UIT), le Malawi affiche également un score de 35 sur 100 à l’Indice de développement des TIC 2025, avec un taux de pénétration d’Internet estimé à seulement 18 %.
Sur le plan de la cybersécurité, le pays se situe au troisième niveau (tier 3) sur cinq dans l’indice mondial de cybersécurité de l’UIT, ce qui traduit des progrès dans les cadres réglementaires et organisationnels, mais également des efforts encore nécessaires en matière de mesures techniques, de renforcement des capacités et de coopération internationale.
À l’inverse, le Ghana figure parmi les pays africains les plus avancés dans ce domaine. Il est classé au premier niveau mondial de maturité en cybersécurité par l’UIT, tandis qu’il occupe la 108ᵉ place à l’EGDI, avec un score de 0,6317, supérieur aux moyennes de l’Afrique de l’Ouest et du continent.
L’expertise ghanéenne en matière de transformation numérique suscite d’ailleurs un intérêt croissant sur le continent. Avant le Malawi, la Zambie avait également manifesté son intention de s’inspirer du modèle ghanéen pour accélérer la modernisation de son écosystème numérique.
Cette coopération Sud-Sud pourrait ainsi contribuer à renforcer l’intégration technologique africaine et à accélérer la transition numérique de plusieurs économies du continent.
Par Loic SOUOP
Maroc : le programme “Stay Cashless” accélère la digitalisation des paiements dans le tourisme
[DIGITAL Business Africa] – Le Maroc accélère la modernisation de son industrie touristique en misant sur les paiements numériques. Le ministère du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire a lancé, le 18 février 2026 à Rabat, le programme “Stay Cashless”, en partenariat avec Attijariwafa Bank et Visa. Cette initiative vise à promouvoir les paiements électroniques dans l’écosystème touristique, tout en accompagnant les très petites, petites et moyennes entreprises (TPME) dans leur transition vers des solutions de paiement modernes.
Selon les autorités marocaines, ce partenariat public-privé doit permettre de simplifier et sécuriser les transactions pour les visiteurs internationaux, tout en facilitant l’accès des opérateurs touristiques aux technologies financières. L’objectif est d’améliorer l’expérience des touristes, dont les habitudes de consommation évoluent vers les paiements dématérialisés, mais également de renforcer la compétitivité du secteur face aux grandes destinations mondiales.
« La majorité des touristes préfèrent le paiement électronique. Il est donc essentiel que le Maroc favorise cette voie. Notre tourisme national connaît une dynamique exceptionnelle grâce à la vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Avec 20 millions de touristes enregistrés en 2025 et environ 138 milliards de dirhams de recettes grâce au secteur, et pour rester dans cet élan, il faut que la digitalisation des paiements se développe »,déclare FATIM-ZAHRA AMMOR, ministre marocaine du Tourisme.
Concrètement, le programme permettra aux opérateurs touristiques : hôtels, restaurants, agences de voyage ou encore commerces liés au tourisme d’accepter plus facilement les paiements électroniques grâce à des solutions telles que les terminaux de paiement modernes, les portefeuilles numériques et la conversion dynamique de devises (DCC). Ce mécanisme permet notamment aux voyageurs de payer dans leur monnaie d’origine, améliorant la transparence et la confiance dans les transactions.

Les entreprises participantes bénéficieront également d’un accompagnement technique et commercial, incluant la formation à l’usage des outils numériques, des conditions tarifaires préférentielles sur les solutions de paiement et un appui à la digitalisation de leurs activités.
« Renforcer la compétitivité des acteurs, accompagner la digitalisation de l’ensemble des entreprises touristiques. Je dirais même plus largement l’écosystème touristique. Mais au-delà de l’amélioration de l’expérience des nouvelles solutions innovantes de paiement et d’un programme d’accompagnement des PME touristiques dans leur digitalisation et leur distribution. »HAMID BENTAHAR, président de la Confédération nationale du tourisme marocain
Selon les premières estimations du ministère du Tourisme, plus de 1 000 professionnels du secteur devraient être équipés de solutions de paiement numériques sécurisées dans le cadre de cette initiative. Cette démarche s’inscrit dans la stratégie nationale de transformation digitale du Maroc et dans la feuille de route touristique 2023-2026, qui vise notamment à atteindre 26 millions de touristes à l’horizon 2030, dans la perspective de la Coupe du monde 2030 que le Royaume coorganisera avec l’Espagne et le Portugal.

Pour les partenaires financiers, le programme constitue également un levier d’inclusion financière. D’après Visa, les paiements numériques contribuent à améliorer la traçabilité des transactions, à réduire l’économie informelle et à faciliter l’accès des petites entreprises aux services financiers.
En modernisant les moyens de paiement et en accompagnant la transformation digitale des acteurs du tourisme, le Maroc cherche ainsi à consolider son positionnement comme destination touristique innovante et compétitive, tout en soutenant l’intégration des TPME dans l’économie numérique.
Par Loic SOUOP
Royaume-Uni – Politique migratoire : Pourquoi Londres suspend les visas étudiants camerounais malgré un faible volume de demande d’asile
[DIGITAL Business Africa] – La décision du gouvernement britannique du 04 mars 2026 d’imposer un « visa brake » visant notamment le Cameroun continue de susciter des interrogations. Les statistiques officielles du Home Office montrent en effet que le pays d’Afrique centrale ne figure pas parmi les principales nationalités qui demandent l’asile au Royaume-Uni. Pourtant, Londres a choisi de suspendre les visas étudiants sponsorisés pour les ressortissants camerounais, invoquant une hausse rapide des demandes d’asile par certaines voies d’entrée légales.
Très vite, le haut-commissaire du Royaume-Uni au Cameroun, Matt Woods, a déclaré dans un communiqué que « dès le 26/03/26, les demandes de visa des ressortissants camerounais relevant de la catégorie Student Visa seront REFUSÉES, selon le mécanisme du “Visa Brake” introduit par le gouvernement britannique pour certaines catégories de visas. ». Tout en expliquant plus tard, dans une vidéo, que plus de 30 % des Camerounais ayant obtenu un visa étudiant ces deux dernières années ont ensuite demandé l’asile, en violant ainsi les termes de leur visa.
Selon les données du ministère britannique de l’Intérieur pour l’année 2025, les demandes d’asile proviennent majoritairement de pays tels que le Pakistan (10 638 demandes), l’Érythrée (8 948), l’Iran (7 419) et l’Afghanistan (6 462). Plusieurs autres nationalités dépassent également largement le seuil de 5 000 demandes.

À l’inverse, le Cameroun n’apparaît pas dans le Top 20 des nationalités ayant enregistré le plus de demandes d’asile. Les ressortissants camerounais sont regroupés dans la catégorie « Other », qui rassemble l’ensemble des nationalités représentant chacune un volume de demandes plus faible.
Cette réalité statistique soulève donc une question centrale : pourquoi Londres cible-t-il le Cameroun alors que son poids global dans les demandes d’asile reste relativement limité ?
Top 20 des nationalités demandant l’asile au Royaume-Uni en 2025
| Rang | Nationalité | Demandes d’asile | Décisions initiales | Protections accordées | Refus | Taux d’acceptation |
| 1 | Pakistan | 10 638 | 16 054 | 5 201 | 10 853 | 35% |
| 2 | Eritrea | 8 948 | 10 017 | 8 748 | 1 269 | 87% |
| 3 | Iran | 7 419 | 11 487 | 7 113 | 4 374 | 58% |
| 4 | Afghanistan | 6 462 | 11 946 | 4 616 | 7 330 | 34% |
| 5 | Bangladesh | 6 247 | 8 981 | 1 174 | 7 807 | 16% |
| 6 | Sudan | 5 869 | 7 450 | 7 029 | 421 | 94% |
| 7 | India | 5 751 | 4 095 | 23 | 4 072 | 0% |
| 8 | Somalia | 4 777 | 3 330 | 1 237 | 2 093 | 35% |
| 9 | Nigeria | 2 904 | 3 623 | 856 | 2 767 | 28% |
| 10 | Vietnam | 2 428 | 3 515 | 659 | 2 856 | 19% |
| 11 | Brazil | 2 416 | 1 592 | 14 | 1 578 | 1% |
| 12 | Iraq | 2 370 | 4 252 | 1 284 | 2 968 | 29% |
| 13 | Sri Lanka | 2 243 | 4 114 | 1 090 | 3 024 | 29% |
| 14 | Ethiopia | 2 096 | 2 065 | 1 189 | 876 | 57% |
| 15 | Syria | 1 959 | 660 | 64 | 596 | 9% |
| 16 | Turkey | 1 883 | 4 988 | 977 | 4 011 | 19% |
| 17 | Albania | 1 816 | 1 874 | 121 | 1 753 | 5% |
| 18 | Yemen | 1 776 | 2 594 | 2 506 | 88 | 97% |
| 19 | Ukraine | 1 503 | 2 040 | 256 | 1 784 | 12% |
| 20 | China | 1 471 | 1 717 | 230 | 1 487 | 11% |
Dans le même temps, les visas étudiants délivrés aux Camerounais restent relativement modestes, oscillant autour de quelques centaines par an. Les données issues du Home Office britannique indiquent par exemple :
| Année | Nombre de demandes |
| 2018 | 262 |
| 2019 | 262 |
| 2020 | 249 |
| 2021 | 437 |
| 2022 | 520 |
| 2023 | 489 |
| 2024 | 455 |
| 2025* | 507 |
Une décision basée sur les ratios plutôt que sur le volume
L’explication avancée par le Home Office ne repose pas sur le volume total des demandes d’asile, mais sur leur évolution récente et les voies d’entrée utilisées. Le gouvernement britannique affirme avoir constaté une forte hausse des demandes d’asile déposées par des personnes entrées légalement au Royaume-Uni, notamment avec des visas étudiants.
Les autorités indiquent que les demandes d’étudiants originaires de quatre pays — l’Afghanistan, le Cameroun, le Myanmar et le Soudan — auraient augmenté de plus de 470 % entre 2021 et 2025.
Selon les déclarations du Home Office, les demandes d’étudiants originaires du Cameroun auraient augmenté de plus de 330 % sur la même période. Sur le site web du ministère britannique de l’Intérieur, les données détaillées sur le nombre exact d’étudiants camerounais ayant demandé l’asile ne sont toutefois pas publiées. Digital Business Africa reviendra sur cette question dans un prochain article.
Néanmoins, une analyse croisée des données du Home Office apporte un éclairage supplémentaire. Les statistiques montrent que le nombre de demandes d’asile déposées par des Camerounais déjà présents au Royaume-Uni — c’est-à-dire des demandes enregistrées « In Country » par les demandeurs principaux (étudiants, touristes, travailleurs ou autres statuts) — est passé d’environ 101 cas en 2021 à 544 en 2025.
Lorsque l’on compare ces deux séries statistiques, un phénomène particulier apparaît. En 2024 et 2025, le nombre de demandes d’asile déposées par des Camerounais déjà présents au Royaume-Uni dépasse le nombre de visas étudiants délivrés au cours de ces mêmes années.
En 2024, par exemple, 478 demandes d’asile « In Country » ont été enregistrées pour 455 visas étudiants délivrés. En 2025, les statistiques indiquent 544 demandes d’asile pour 507 visas étudiants délivrés (données disponibles jusqu’en septembre).
Ce ratio inhabituellement élevé semble constituer l’un des principaux signaux d’alerte pour les autorités britanniques.
Tableau comparatif Cameroun vs Nigeria des demandes d’asile faites par les résidents au Royaume-Uni (étudiants, touristes, travailleurs ou autres statuts)
| Année | Cameroun | Nigeria |
| 2010 | 80 | 716 |
| 2011 | 76 | 657 |
| 2012 | 104 | 863 |
| 2013 | 111 | 882 |
| 2014 | 125 | 860 |
| 2015 | 129 | 880 |
| 2016 | 147 | 1130 |
| 2017 | 205 | 1013 |
| 2018 | 185 | 802 |
| 2019 | 214 | 818 |
| 2020 | 102 | 480 |
| 2021 | 101 | 490 |
| 2022 | 218 | 667 |
| 2023 | 167 | 704 |
| 2024 | 478 | 1721 |
| 2025 | 544 | 1846 |
Ratio Cameroun : Visas étudiants vs demandes d’asile
| Année | Visas étudiants | Demandes d’asile | Ratio Asile / Visa |
| 2018 | 262 | 185 | 71 % |
| 2019 | 262 | 214 | 82 % |
| 2020 | 249 | 102 | 41 % |
| 2021 | 437 | 101 | 23 % |
| 2022 | 520 | 218 | 42 % |
| 2023 | 489 | 167 | 34 % |
| 2024 | 455 | 478 | 105 % |
| 2025 (jusqu’en septembre 2025) | 507 | 544 | 107 % |
NB: Demande d’asile, comprenant tous les Camerounais au Royaume-Uni
Jusqu’en 2023, les demandes d’asile restent inférieures au nombre de visas étudiants délivrés. Une analyse croisée des statistiques du Home Office montre qu’en 2024 et 2025, le nombre de demandes d’asile déposées par des Camerounais déjà présents au Royaume-Uni dépasse celui des visas étudiants délivrés au cours de ces mêmes années. Ce ratio inhabituellement élevé, même sur un volume global relativement limité, pourrait expliquer la décision des autorités britanniques de restreindre l’accès aux visas étudiants pour cette nationalité.
Un contraste frappant avec le Nigeria
La comparaison avec d’autres pays africains éclaire davantage la logique du gouvernement britannique. Le Nigeria, par exemple, est l’une des principales nationalités étudiantes au Royaume-Uni.
Les données du Home Office indiquent que plus de 58 000 visas étudiants ont été délivrés à des Nigérians en 2022. Même après un recul récent, le pays compte encore plus de 25 000 visas étudiants en 2025 (données jusqu’en septembre).
Dans le même temps, les demandes d’asile déposées par des Nigérians déjà présents au Royaume-Uni restent faibles par rapport. En 2025, on dénombre 1 846 demandes d’asile « In Country – Main Applicant » pour plus de 25 000 visas étudiants délivrés, soit un ratio d’environ 7 %.
Ratio Nigeria : Visas étudiants vs demandes d’asile
| Année | Visas étudiants | Demandes d’asile | Ratio Asile / Visa |
| 2018 | 5641 | 802 | 14 % |
| 2019 | 7027 | 818 | 12 % |
| 2020 | 9876 | 480 | 5 % |
| 2021 | 27011 | 490 | 2 % |
| 2022 | 58673 | 667 | 1 % |
| 2023 | 40869 | 704 | 2 % |
| 2024 | 21109 | 1721 | 8 % |
| 2025 (jusqu’en septembre 2025) | 25362 | 1846 | 7 % |
Pour le Cameroun, ce ratio dépasse en revanche 100 % certaines années, ce qui signifie que les demandes d’asile enregistrées peuvent être comparables, voire supérieures, au nombre de visas étudiants délivrés.
Comparaison révélatrice des ratios Cameroun vs Nigeria
| Année | Ratio Cameroun | Ratio Nigeria |
| 2022 | 42 % | 1 % |
| 2023 | 34 % | 2 % |
| 2024 | 105 % | 8 % |
| 2025 | 107 % | 7 % |
Autrement dit, même si le nombre total d’étudiants camerounais au Royaume-Uni reste faible, la proportion de demandes d’asile parmi les personnes déjà présentes dans le pays apparaît nettement plus élevée.
Une transformation du système d’asile britannique
Cette situation s’inscrit dans une transformation plus large du système d’asile britannique. Selon le Home Office, près de 39 % des demandes d’asile déposées au Royaume-Uni en 2025 proviennent désormais de personnes entrées légalement sur le territoire, notamment avec des visas étudiants ou de travail.
Les statistiques du ministère indiquent qu’au cours de l’année se terminant en décembre 2025, 39 095 demandeurs d’asile détenaient un visa ou une autre forme de séjour avant de déposer leur demande.
Parmi eux :
- 35 % détenaient un visa de travail
• 32 % détenaient un visa étudiant
• 19 % détenaient un visa de visiteur
• 14 % détenaient d’autres formes de séjour
Ces chiffres illustrent une évolution majeure : une part croissante des demandes d’asile émane désormais de personnes entrées légalement au Royaume-Uni.
Pourquoi ce sujet concerne aussi l’écosystème numérique africain
Au-delà des questions migratoires, ce dossier concerne également l’écosystème technologique africain. Une part importante des étudiants africains qui se rendent au Royaume-Uni choisit des formations dans des domaines liés aux technologies, notamment l’informatique, la science des données, l’ingénierie, la cybersécurité ou encore l’intelligence artificielle.
Selon les statistiques de l’Agence britannique des statistiques de l’enseignement supérieur (HESA), les étudiants internationaux au Royaume-Uni se concentrent principalement dans des domaines tels que Business and Management, l’informatique (Computing/IT), l’ingénierie et les sciences sociales, qui figurent parmi les filières les plus populaires dans les universités britanniques.
Pour de nombreux étudiants camerounais, les universités britanniques représentent ainsi une voie d’accès à des compétences technologiques avancées qui sont ensuite valorisées dans les secteurs du numérique, des télécommunications, de la fintech ou encore de l’innovation.
La décision britannique de suspendre certains visas étudiants pourrait donc avoir des implications au-delà des questions migratoires, en touchant également les trajectoires de formation de nombreux jeunes Africains dans les domaines stratégiques des technologies et du numérique.
C’est aussi pour cette raison que Digital Business Africa, média spécialisé dans l’actualité des TIC, des télécommunications et de l’innovation en Afrique, s’intéresse à cette décision et à ses éventuelles conséquences sur les dynamiques de formation et de circulation des compétences numériques entre l’Afrique et les grands pôles technologiques internationaux.
Une mesure qui interroge la cohérence de la politique migratoire
Malgré les explications avancées par Londres, la décision continue de susciter des interrogations. Si le Cameroun présente un ratio élevé entre visas étudiants et demandes d’asile, le volume global reste très inférieur à celui de plusieurs autres nationalités présentes dans le système d’asile britannique.
La question posée dépasse donc largement le seul cas camerounais. Pourquoi choisir de suspendre l’accès aux visas étudiants pour l’ensemble d’une nationalité plutôt que de traiter directement les situations individuelles dans lesquelles des titulaires de visas étudiants demandent l’asile après leur arrivée au Royaume-Uni ? Et pourquoi une telle mesure intervient-elle alors que d’autres pays, comme le Nigeria, continuent d’envoyer des dizaines de milliers d’étudiants vers les universités britanniques chaque année ?
Au-delà du débat migratoire, cette décision renvoie en réalité à une transformation plus profonde : celle de la géopolitique mondiale de la formation et des talents. Depuis deux décennies, les grandes universités anglo-saxonnes sont devenues des pôles majeurs de formation pour les élites scientifiques, technologiques et entrepreneuriales du Sud global.
Dans ce contexte, les politiques de visas étudiants ne relèvent plus seulement de la gestion administrative des migrations. Elles deviennent aussi des instruments de politique économique, scientifique et géopolitique.
La décision britannique pose dès lors une question plus large pour l’Afrique : dans un monde où les grandes puissances durcissent progressivement leurs politiques migratoires, comment les pays du continent pourront-ils continuer à former, attirer et retenir les compétences technologiques dont dépend leur transformation numérique ?
Pour les universités britanniques, les étudiants africains et les écosystèmes numériques émergents du continent, l’évolution de ces politiques pourrait bien annoncer une nouvelle phase de la compétition mondiale pour les talents.
Par Beaugas Orain DJOYUM
Lire aussi :
Royaume-Uni : Londres suspend les visas étudiants pour les Camerounais après une explosion des demandes d’asile
[DIGITAL Business Africa] – Le Royaume-Uni durcit sa politique migratoire et place désormais le Cameroun parmi les pays visés par une mesure exceptionnelle de restriction des visas. Dans une annonce publiée le 4 mars 2026, le Home Office britannique a indiqué l’instauration pour la première fois d’un « emergency brake » (frein d’urgence) sur certains visas, après une hausse jugée préoccupante des demandes d’asile déposées par des personnes arrivées par des voies légales.
Cette décision concerne quatre pays : l’Afghanistan, le Cameroun, le Myanmar et le Soudan. Concrètement, Londres va mettre fin à la délivrance de visas d’études sponsorisés pour les ressortissants de ces États, tandis que les visas de travail qualifié seront également suspendus pour les ressortissants afghans.

Selon les autorités britanniques, cette mesure est motivée par l’augmentation rapide des demandes d’asile déposées par des étudiants entrés légalement au Royaume-Uni. Entre 2021 et 2025, ces demandes auraient progressé de plus de 470 % dans les quatre pays concernés. Au Cameroun et au Soudan, les demandes d’asile introduites par des étudiants auraient augmenté de plus de 330 % sur la période.
Le Home Office affirme également que le nombre de personnes demandant l’asile après une entrée légale au Royaume-Uni a fortement progressé ces dernières années. En 2025, ces cas représentaient 39 % des 100 000 demandes d’asile enregistrées dans le pays. Au total, plus de 133 000 personnes auraient demandé l’asile après être arrivées légalement au Royaume-Uni au cours des cinq dernières années.
Les autorités britanniques expliquent que cette situation pèse lourdement sur les finances publiques. Le système d’aide aux demandeurs d’asile coûterait actuellement plus de 4 milliards de livres sterling par an aux contribuables britanniques. Près de 16 000 ressortissants des quatre pays concernés bénéficieraient actuellement d’un soutien public, dont plus de 6 000 hébergés dans des hôtels.
La ministre britannique de l’Intérieur, Shabana Mahmood, prend une décision qu’elle qualifie d’« inédite ». « La Grande-Bretagne offrira toujours refuge aux personnes qui fuient la guerre et les persécutions, mais notre système de visas ne doit pas être détourné », a-t-elle déclaré. « C’est pourquoi je prends la décision sans précédent de refuser des visas aux ressortissants qui cherchent à exploiter notre générosité. »
Cette mesure s’inscrit dans un durcissement plus large de la politique migratoire britannique. Le gouvernement prévoit de présenter de nouvelles réformes législatives visant à « restaurer l’ordre et le contrôle aux frontières ». Londres indique également vouloir réduire les « facteurs d’attraction » qui encouragent les migrations irrégulières vers le Royaume-Uni.
Les nouvelles restrictions entreront officiellement en vigueur le 26 mars 2026, à la suite d’une modification des règles d’immigration prévue le 5 mars.
Selon les statistiques officielles du Home Office britannique, le Cameroun figure parmi les dix premiers pays africains dont les ressortissants obtiennent des visas d’études sponsorisés pour le Royaume-Uni. Entre 2018 et 2025, 3 181 visas étudiants ont été délivrés à des Camerounais, plaçant le pays à la 10e position en Afrique, loin toutefois derrière le Nigeria qui domine largement avec plus de 195 000 visas accordés sur la même période.
Visas étudiants sponsorisés accordés au Cameroun par le Royaume Uni
| Année | Nombre de demandes |
| 2018 | 262 |
| 2019 | 262 |
| 2020 | 249 |
| 2021 | 437 |
| 2022 | 520 |
| 2023 | 489 |
| 2024 | 455 |
| 2025* | 507 |
Top 10 des pays africains ayant obtenu des visas étudiants sponsorisés au Royaume Uni
| Rang | Pays | Nombre total de visas |
| 1 | Nigeria | 195 568 |
| 2 | Ghana | 23 933 |
| 3 | Egypt | 12 978 |
| 4 | Kenya | 12 805 |
| 5 | Morocco | 6 878 |
| 6 | South Africa | 4 921 |
| 7 | Zimbabwe | 4 398 |
| 8 | Algeria | 4 387 |
| 9 | Uganda | 3 491 |
| 10 | Cameroon | 3 181 |
Pour les ressortissants camerounais, cette décision pourrait avoir des conséquences importantes, notamment pour les étudiants souhaitant poursuivre leurs études au Royaume-Uni. Le pays figure en effet parmi les destinations privilégiées pour les formations supérieures internationales, notamment dans les domaines du management, des technologies et de la finance.
Cette évolution intervient dans un contexte global de durcissement des politiques migratoires en Europe et dans plusieurs pays occidentaux, où les gouvernements cherchent à mieux contrôler les flux migratoires tout en maintenant des dispositifs d’accueil pour les réfugiés considérés comme les plus vulnérables.
Elle pourrait également relancer le débat au Cameroun sur les dynamiques migratoires, l’attractivité des universités locales et les politiques de mobilité internationale des étudiants.
Par Digital Business Africa
Cameroun : La 1ère classe intelligente au secondaire inaugurée, 40 millions de FCFA pour les 12 lauréats de l’Agritech Innovation Challenge [postulez !]
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[DIGITAL Business Africa] – Le lycée général Le Clerc accueille la toute première classe intelligente au secondaire. Le premier ministre, Joseph Dion Ngute, a inauguré l’infrastructure ce 3 mars 2026 à Yaoundé. La salle comprend des ordinateurs, des tableaux interactifs, des outils collaboratifs…
Offerte par le Commonwealth Enterprise and Investment Council, la classe intelligente devrait accélérer le processus de transformation numérique dans l’enseignement secondaire au Cameroun. Une infrastructures révolutionnaire selon Simon Leung, maître d’ouvrage.
« L’infrastructure est capable de fonctionner pleinement, même dans des endroits où celles traditionnelles sont limitées. Là est d’ailleurs l’idée qui a motivé la conception de cette salle de classe », a-t-il dit.
Le Commonwealth Enterprise and Investment Council ne compte pas s’arrêter à Yaoundé, 350 autres écoles secondaires à travers le Cameroun seront également équipées de classes intelligentes, a promis le chef du Gouvernement.
Le projet est né d’un partenariat entre le gouvernement camerounais, le Conseil des entreprises et des investissements du Commonwealth et l’entreprise technologique Promethean, et ambitionne de préparer les élèves aux exigences du monde numérique et de rompre avec le modèle strictement magistral.
Agritech Innovation Challenge : 40 millions de FCFA à distribuer aux 12 lauréats
Pour cette deuxième édition de l’Agritech Innovation Challenge, le nombre de lauréats devant se partager la cagnotte de 40 millions de FCFA passe de 10 à 12. Les candidatures sont ouvertes depuis le 27 février 2026 jusqu’au 15 mars 2026. Le concours s’adresse aux startups proposant des solutions innovantes dans l’agriculture, l’élevage, la pêche ou la finance agricole.
Vous avez jusqu’au 15 mars 2026 pour postuler via :
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– LinkedIn : https://www.linkedin.com/company/patnuc/
– Facebook : https://web.facebook.com/patnuc
– Chaîne WhatsApp : https://whatsapp.com/channel/0029VafFjsy0bIdjXMeeDZ3h
L’ Agritech Innovation Challenge est porté parle Projett d’Accélération de la Transformation numérique au Cameroun (PATNUC). C’est un programme structurant qui vise à faire du numérique un levier de développement inclusif, au service de l’État, des citoyens et du monde agricole.
– Stratégie, politiques et réglementation numériques
Mettre en place un cadre juridique, institutionnel et réglementaire moderne pour sécuriser, encadrer et stimuler le développement du numérique au Cameroun.
– Connectivité et inclusion numériques
Étendre l’accès à Internet et aux infrastructures numériques, notamment dans les zones rurales et au sein des services publics essentiels (écoles, hôpitaux, collectivités).
– Agriculture numérique basée sur les données
Déployer des plateformes numériques agricoles, valoriser les données (sols, production, élevage) et accompagner les agriculteurs et startups AgriTech vers plus de productivité et de valeur.
– Gestion du projet et engagement citoyen
Assurer une gouvernance efficace, le suivi-évaluation, la communication, la transparence et l’implication active des citoyens.
Par Jean Materne Zambo, source: patnuc.cm
Algérie : une stratégie nationale 2025-2029 pour renforcer la cybersécurité et protéger la souveraineté numérique
[DIGITAL Business Africa] – Face à la multiplication des menaces dans le cyberespace, l’Algérie se dote d’une nouvelle feuille de route pour renforcer la sécurité de ses systèmes d’information. L’Agence de sécurité des systèmes d’information du ministère de la Défense nationale a présenté, mardi 3 mars, la Stratégie nationale 2025-2029 pour la sécurité des systèmes d’information, un document validé par le président Abdelmadjid Tebboune.
Cette stratégie vise à structurer la réponse de l’État face à la montée des cybermenaces et à améliorer la résilience numérique du pays dans un contexte marqué par l’accélération de la transformation digitale. Elle repose sur plusieurs axes prioritaires, notamment le renforcement des capacités techniques, l’amélioration de la coordination entre les institutions publiques, ainsi que le développement de mécanismes plus efficaces de prévention et de gestion des crises cyber. Les autorités entendent également intensifier les actions de sensibilisation auprès des administrations, des entreprises et des citoyens, afin de promouvoir une culture de cybersécurité à l’échelle nationale.
Selon le ministère de la Défense nationale, cette stratégie poursuit trois objectifs majeurs : protéger les infrastructures critiques, sécuriser les données sensibles de l’État et assurer la continuité des services publics face aux risques numériques. À travers cette initiative, le gouvernement ambitionne également de renforcer la souveraineté numérique du pays et de restaurer la confiance dans l’environnement digital national.
Cette initiative intervient dans un contexte de forte pression cyber. D’après les données publiées par l’entreprise de cybersécurité Kaspersky, l’Algérie a subi plus de 70 millions de cyberattaques en 2024. Sur la même période, plus de 13 millions de tentatives de phishing ainsi que près de 750 000 pièces jointes malveillantes ont été détectées et neutralisées, illustrant l’ampleur des menaces visant les systèmes numériques du pays.
Sur le plan international, l’Algérie se situe actuellement au niveau « établissement » (T3) dans la 5ᵉ édition de l’International Telecommunication Union Global Cybersecurity Index 2024, un classement qui reflète un cadre de cybersécurité déjà structuré mais encore en phase de consolidation.
Au-delà des enjeux de sécurité nationale, le renforcement des capacités de cybersécurité apparaît également comme un impératif économique. À l’échelle mondiale, la cybercriminalité représente aujourd’hui un coût annuel de plusieurs milliers de milliards de dollars pour les entreprises et les États. Dans ce contexte, la stratégie 2025-2029 entend créer un environnement numérique plus sûr afin de soutenir le développement de l’économie digitale algérienne et de protéger les investissements liés à la transformation numérique.
Par Loic SOUOP
MWC 2026 : La GSMA sélectionne 6 pays africains pour tester les smartphones 4G à 40$
[DIGITAL Business Africa] – La Global System for Mobile Communications (GSMA) milite pour un accès au smartphone pour tous. Le Mobile World Congress a été l’occasion pour l’organisation de réaffirmer cet engagement. Une table ronde organisée par la GSMA ce 2 mars 2026 a réuni les acteurs de l’écosystème du numérique, notamment des Africains, pour trouver les solutions adéquates à la fracture numérique.
Parmi ces solutions, il y a la commercialisation de smartphones 4G d’entrée de gamme à 40 dollars. Objectif : réduire le coût des smartphones d’entrée de gamme dans le monde entier et accélérer l’inclusion numérique sur les marchés où l’accessibilité financière demeure un obstacle majeur.
La généralisation des smartphones 4G abordables pourrait connecter des dizaines de millions de personnes, leur donnant ainsi accès à l’éducation, aux soins de santé, aux services financiers, au commerce électronique et aux outils basés sur l’IA.
Ces projets est l’une des recommandations du MWC Kigali en 2025 et constitue une avancée significative pour traduire l’alignement de l’industrie en actions concrètes sur le terrain selon Vivek Badrinath, directeur général de la GSMA.
« Les smartphones abordables sont la clé de l’inclusion numérique et financière, des opportunités économiques et de l’innovation. 3,1 milliards de personnes bénéficient d’une couverture mobile, mais ne sont pas connectées à Internet mobile ».
Six pays africains ont été identifiés pour expérimenter la mesure. Il s’agit notamment de la République démocratique du Congo (RDC), de l’Éthiopie, du Nigéria, du Rwanda, de la Tanzanie et de l’Ouganda.
« Avec le G6, le groupe des principaux opérateurs africains, nous exprimons clairement notre volonté de commercialiser des appareils 4G à bas prix. Dans un contexte mondial de hausse des coûts de la mémoire, les gouvernements ont un rôle crucial à jouer pour réduire la fracture numérique. La suppression des taxes et droits d’importation sur les smartphones 4G d’entrée de gamme sera essentielle pour atteindre une échelle significative », a poursuivi Vivek Badrinath, directeur général de la GSMA.
Augustin Kibassa Maliba, ministre de l’Économie numérique, n’y voit aucun inconvénient. Il a indiqué que même avec des avancées en matière de connectivité et de services digitaux, la transformation numérique restera limitée si la population ne dispose pas de smartphones pour accéder à ces services.
Augustin Kibassa Maliba a ainsi annoncé la volonté du gouvernement de travailler avec les opérateurs, la Banque centrale et les partenaires du secteur afin de structurer des solutions adaptées à la réalité congolaise.
Par Jean Materne Zambo, source : gsma.com, MEN RDC
JIF 2026/Cameroun : Minette Libom Li Likeng découvre les saveurs du ministère des Postes et Télécommunications
[DIGITAL Business Africa] – Les femmes du MINPOSTEL troquent leurs équipements informatiques et autres contre tabliers et ustensiles de cuisine. Vêtues de tenues traditionnelles, la TUTELLE (organisation des femmes du MINPOSTEL) organise la foire de la gastronomie ce 5 mars 2026. Histoire de faire valoir le talent culinaire de ces employées et d’afficher son attachement à la culture camerounaise.

Un mélange de fumets émis par des plats raffinés envahit l’esplanade du ministère. Toutes les dix régions du Cameroun sont représentées. Les visiteurs scrutent avec attention les mets savamment présentés par celles qui les ont concoctés.
La ministre des Postes et Télécommunications passe par là. Minette Libom Li Likeng, sourire aux lèvres, découvre les savoir culinaire de ses collaboratrices. Comme elle, d’autres employés du MINPOSTEL visitent les stands avant de s’attabler dans espace aménagé pour la circonstance.
La foire gastronomique attire les regards des passants. Des produits Made in Cameroon écument les étales des exposants. Boissons, friandises, huiles… Tout y est pour soutirer au premier venu le billet de banque enfui dans la poche. L’événement connait plusieurs activités. Notamment la journée portes ouvertes, des expositions, des jeux et animations diverses. Le tout sous des rythmes endiablés du terroir.
Cette foire de la gastronomie est organisée en prélude à la 41ᵉ édition de la Journée internationale de la Femme qui se tiendra le 8 mars 2026. Le thème de cette édition est « Droit. Justice. Action. Pour toutes les femmes et les filles ».
Par Jean Materne Zambo
Cameroun : l’État injecte 29,7 milliards de FCFA dans le Plan stratégique national de Santé numérique 2026-2030
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[DIGITAL Business Africa] – Le système de santé national va recevoir un soin de revitalisation. Le ministère de la Santé publique a officiellement lancé son Plan stratégique national de Santé numérique 2026-2030, ce 4 mars 2026 . aLa cérémonie a été présidée par Boukar Oumate, inspecteur général des Services administratifs, représentant du ministre de la Santé publique, le Dr Manaouda Malachie.
Ce plan est doté d’un budget global de 29 007 000 000 FCFA sur cinq ans. Le PSNSN constitue un investissement stratégique pour l’avenir sanitaire du pays. Selon les autorités sanitaires, il permettra d’améliorer l’accès aux soins, de réduire les délais de prise en charge, de renforcer la traçabilité et la transparence, ainsi que de mieux gérer les urgences sanitaires.
À l’horizon 2030, le plan dotera le Cameroun d’un écosystème de santé numérique intégré, interopérable, sécurisé, inclusif et centré sur le patient, tout en garantissant la souveraineté des données de santé.
Selon Cette nouvelle feuille de route marque une étape décisive dans la transformation structurelle du système de santé camerounais. Elle traduit la volonté de l’État de faire du numérique, un levier stratégique de modernisation, de performance, d’équité et de souveraineté.
À terme, la santé numérique permettra de :
• Répondre aux besoins de santé de la population et l’amélioration des conditions de vie par l’accès aux meilleurs soins de santé
• garantir aux patients la prise de bonnes décisions sur leur état de santé et de jouir des soins de santé efficaces, efficients, et personnalisés.
• Impulser la Couverture santé universelle (CSU)
• Renforcer l’urbanisation des systèmes d’informations sanitaires ;
• Assurer un flux des données durable, sécurisé, et efficace au sein du système d’information sanitaire
• Garantir la mise en œuvre standardisée des outils et logiciels du système
• Améliorer l’infrastructure TIC qui est le socle du système d’information sanitaire
• Promouvoir une forte utilisation des données
Le plan a été validé à l’issue d’un atelier tenu du 1ᵉʳ au 4 décembre 2025. Le ministère de la Santé publique réuni avait réuni des experts nationaux, des partenaires techniques et des représentants institutionnels pour analyser le contenu du plan.
Par Jean Materne Zambo, source : Cellcom MINSANTE
Conflit au Moyen-Orient : l’intelligence artificielle s’impose comme un nouvel outil stratégique du renseignement militaire
[DIGITAL Business Africa] – Dans le conflit en cours au Moyen-Orient, l’intelligence artificielle prend une place de plus en plus importante dans l’analyse du renseignement militaire. Les États-Unis s’appuient désormais sur des systèmes d’IA capables de traiter rapidement d’immenses volumes d’informations provenant de multiples sources : rapports de terrain, images satellites, communications interceptées ou encore simulations de scénarios militaires. L’objectif est clair : gagner du temps dans l’analyse des données et aider les décideurs militaires à prendre des décisions plus rapides dans un environnement opérationnel particulièrement complexe.
Parmi les outils utilisés figure Claude, développé par l’entreprise américaine Anthropic. Ce modèle d’intelligence artificielle peut analyser et synthétiser de grandes quantités d’informations issues du renseignement afin d’aider les analystes à repérer des tendances, identifier des menaces potentielles ou encore explorer différents scénarios opérationnels. Selon plusieurs médias internationaux, cette technologie aurait été mobilisée pour analyser des données stratégiques et soutenir la planification de certaines opérations américaines dans la région.
L’utilisation de cette IA s’inscrit dans le cadre d’un contrat signé l’an dernier entre Anthropic et le United States Department of Defense, estimé à près de 200 millions de dollars. Cet accord porte sur l’exploitation de modèles d’intelligence artificielle pour renforcer les capacités d’analyse du renseignement militaire. Toutefois, l’entreprise a tenu à encadrer strictement cette collaboration. Elle a notamment exclu toute utilisation de ses technologies pour la surveillance massive de citoyens américains ou pour le développement de systèmes d’armes entièrement autonomes sans contrôle humain.
Au-delà de ce partenariat, l’épisode illustre une transformation plus profonde des stratégies militaires contemporaines. Grâce à l’intelligence artificielle, les armées peuvent aujourd’hui analyser beaucoup plus rapidement des données complexes, anticiper certains scénarios et mieux coordonner leurs opérations. Une évolution qui modifie progressivement la manière dont les États planifient et conduisent leurs interventions.
Dans un contexte de tensions persistantes au Moyen-Orient, cette dynamique montre à quel point l’intelligence artificielle devient un outil stratégique dans la conduite des conflits modernes. Désormais, la capacité à analyser rapidement l’information et à en tirer des décisions opérationnelles peut peser lourd dans l’équilibre des forces sur le terrain.
Par Loic SOUOP
IA : OpenAI subit des désinstallations de 295 % après l’accord avec le Pentagone, Claude en profite
[DIGITAL Business Africa] – L’accord entre OpenAI et le département de la Défense des États-Unis (Pentagone) n’a pas eu un écho favorable parmi certains utilisateurs. Les frappes américaines sur l’Iran divisent les citoyens du monde. Fin février 2026, Sam Altman, patron d’Open AI, a autorisé le Pentagone à utiliser son modèle d’intelligence artificielle ChatGPT, sous réserve de « garanties » strictes.
Une décision qui n’est pas sans conséquence. Selon Sensor Tower, les désinstallations de l’application mobile ChatGPT aux États-Unis ont bondi de 295 % d’un jour à l’autre le samedi 28 février. Quand on sait que le taux de désinstallation quotidien habituel du modèle de langage était de 9 % au cours des 30 derniers jours.
Les téléchargements de ChatGPT aussi ont pris un coup. Après avoir augmenté de 14 % d’un jour à l’autre vendredi, avant que la nouvelle du partenariat ne soit rendue publique, les téléchargements aux États-Unis ont chuté à 13 % samedi. Ils sont tombés à 5 % dimanche, prolongeant le ralentissement pendant le week-end.
Un rapport d’Appfigures montre que Claude a atteint la première place de l’App Store américain du 28 février 2026 au 2 mars 2026. Soit une progression de plus de 20 places par rapport au 22 février 2026.
Le rapport a également noté que Claude était devenue l’application iPhone gratuite n° 1 dans six pays en dehors des États-Unis, notamment en Belgique, au Canada, en Allemagne, au Luxembourg, en Norvège et en Suisse.
Si ChatGPT est abhorré par les utilisateurs en raison de son implication dans les frappes américaines sur l’Iran, Claude n’en est pas dispensé. Selon des informations publiées par le Wall Street Journal, le département américain de la Défense aurait utilisé le modèle d’IA Claude d’Anthropic pour faciliter la collecte de renseignements, l’identification des cibles et les simulations de champ de bataille pendant l’opération.
Par Jean Materne Zambo
Côte d’Ivoire : Alerte Deepfake ! L’image et la voix du chef de l’État clonées pour promouvoir un site d’investissement
[DIGITAL Business Africa] – L’image et la voix du chef de l’ Etat de la Côte d’Ivoire contrefaites. Un deepfake qui donne froid dans le dos. En moins d’une heure ce 4 mars 2026, la vidéo totalise plus de mille vues.
On peut y voir la journaliste de France 24 Fatimata Wane-Sagna, l’ex-ministre du Commerce ivoirien, homme d’affaires, Billon ainsi que le président de la République, S.E Alassane Ouattara, parler d’un supposé business d’investissement.
Une vidéo montée de toute pièce pour convaincre les populations de souscrire aux services de la plateforme Ouattara « Billon capital ». Sur le synthé de ce deepfake, il est écrit : « Le président Alassane Ouattara a accordé une licence officielle à la plateforme Ouattara et Billon Capital ” .
Un deepfake est une technique de manipulation utilisant l’intelligence artificielle pour reproduire la voix et le visage d’une personne et générer des vidéos extrêmement réalistes.
C’est pourquoi l’accent, le timbre vocal et la gestuelle utilisés dans cette vidéo collent presque aux personnes clonées. On peut aussi remarquer la synchronisation des lèvres avec le son. L’auteur s’est servi certainement de réseaux de neurones complexes, notamment les Réseaux Antagonistes Génératifs (GAN).
Selon le site proofpoint, cette technologie permet de superposer des visages ou de cloner des voix avec un réalisme saisissant en entraînant des algorithmes sur de vastes bases de données d’images et de sons. Dans environ % des cas, l’œil nu peut se faire avoir.
Quelques détails peuvent toutefois indiquer qu’il s’agit d’un deepfake. D’abord l’absence du logo de la chaine (France 24), ensuite la charte chromatique (couleurs) dans la vidéo. Un synthé (bandeau) blanc et bleu foncé, avec une police sans-serif moderne en majuscules. La deuxième ligne du bandeau est en majuscules.
Pendant que la chaîne France 24 utilise un bandeau semi-transparent noir/gris foncé. Ici, la police est sans-serif moderne. La ligne 1 est en bas-de-casse. La ligne 2 du bandeau ou synthé est en majuscules.
Par Jean Materne Zambo
Congo : 39 millions $ pour accélérer la transformation numérique et combler la fracture digitale
[DIGITAL Business Africa] – La République du Congo a validé un budget de 21,872 milliards de francs CFA (39,3 millions $) pour l’exercice 2026 du Projet d’accélération de la transformation numérique (PATN), selon les informations rapportées par la presse locale. Cette enveloppe vise à poursuivre les initiatives visant à connecter le pays au réseau Internet à haut débit et à renforcer les services numériques publics.
Michel Ngakala, coordonnateur du PATN, a indiqué que le comité de pilotage s’engageait à assurer la continuité des projets déjà lancés, notamment la connectivité des zones rurales, la construction d’un centre multimédia et le déploiement d’applications numériques pour le ministère de l’Intérieur, selon Adiac-Congo.
À l’horizon 2027, le PATN prévoit des mesures structurantes pour réduire la fracture numérique : desservir les zones blanches, digitaliser l’état civil, créer un portail unique des services publics, former 1 200 jeunes aux compétences numériques, et connecter les universités publiques telles que l’Université Marien-Ngouabi et l’Université Denis-Sassou Nguesso. Le renforcement de la cybersécurité figure également parmi les priorités.
Ces ambitions s’inscrivent dans un contexte où le Congo accuse encore un certain retard en matière de gouvernance numérique. Selon le dernier indice de développement de l’e-gouvernement des Nations unies (EGDI), le pays se classe 166ᵉ avec un score de 0,3391, légèrement au-dessus de la moyenne d’Afrique centrale (0,3354), mais en deçà de la moyenne africaine (0,4247) et mondiale (0,6382).
Sur le plan des infrastructures, la couverture réseau du pays est relativement étendue, mais l’adoption reste limitée. L’Union internationale des télécommunications (UIT) indique qu’en 2023, la couverture 2G atteignait 89,3 % de la population, tandis que la 3G et la 4G couvraient respectivement 87 % et 77,5 % en 2024. Malgré ces chiffres, seulement 47,3 % de la population avait accès à Internet, et plusieurs zones blanches subsistent.
La cybersécurité demeure un défi majeur. En 2024, le Congo a été classé Tier 4 dans l’indice mondial de cybersécurité de l’UIT, avant-dernier palier. Si le pays obtient des résultats relativement satisfaisants en matière de cadre législatif (14,12/20) et de coopération internationale (8,87/20), il reste en retard sur les volets techniques, organisationnels et de développement des capacités.
Avec ce budget pour 2026, le PATN entend non seulement étendre la connectivité et les services numériques, mais aussi consolider les bases d’une gouvernance numérique plus solide et plus inclusive, essentielle pour accélérer le développement socio-économique du pays.
Par Loic SOUOP
Connectivité sécurisée et IA : Orange Business et Tech Mahindra engagent un partenariat stratégique international
[DIGITAL Business Africa] – La branche dédiée aux services aux entreprises du groupe français Orange Business, filiale du groupe télécom Orange SA basé à Paris, et le géant indien des services numériques Tech Mahindra, dont le siège est situé à Pune en Inde, ont annoncé l’ouverture de négociations exclusives en vue de conclure un partenariat stratégique sans prise de participation. Cette initiative vise à combiner la puissance d’un opérateur télécom européen historique avec l’agilité d’un leader asiatique des services IT pour répondre à la demande croissante des entreprises internationales en matière de transformation numérique sécurisée et optimisée par l’intelligence artificielle.
Le projet prévoit la mise en place d’une approche commerciale conjointe, articulée autour d’un renforcement des synergies régionales, du développement commun de solutions innovantes et de la valorisation des plateformes existantes d’Orange Business. L’objectif est de proposer aux multinationales des solutions de connectivité sécurisée, de cloud, de cybersécurité et d’automatisation à grande échelle, tout en améliorant la performance opérationnelle et la rapidité d’exécution.
Selon les résultats financiers publiés par Orange SA, le groupe français a enregistré un chiffre d’affaires de 44,1 milliards d’euros en 2023, avec une contribution significative de son pôle entreprises. Orange Business opère dans plus de 65 pays et accompagne des milliers de clients internationaux, notamment en Europe, en Afrique et au Moyen-Orient. De son côté, Tech Mahindra a réalisé environ 6,5 milliards de dollars de chiffre d’affaires sur l’exercice fiscal 2023-2024 et emploie plus de 150 000 collaborateurs dans plus de 90 pays, consolidant sa position parmi les principaux fournisseurs mondiaux de services numériques et d’externalisation.
Dans le cadre de ce partenariat envisagé, une partie du support client international d’Orange Business serait externalisée au bénéfice de Tech Mahindra, tout comme certaines activités situées hors de France liées à la cotation, à la gestion des commandes, à la facturation et aux services après-vente. Orange Business continuerait néanmoins à gérer directement les services de bout en bout pour des segments stratégiques, notamment les opérations en France, et à garantir une conformité stricte avec les réglementations françaises et européennes, en particulier en matière de protection des données et de cybersécurité.
Une revue approfondie des opérations, processus, outils et indicateurs de performance doit permettre d’identifier les domaines où l’expertise de Tech Mahindra en automatisation, industrialisation et gestion à grande échelle pourrait générer le plus d’impact. L’ambition affichée est d’accroître la scalabilité, d’optimiser les coûts opérationnels et de renforcer la compétitivité internationale d’Orange Business, tout en améliorant l’expérience client.
Ce projet s’inscrit dans l’ambition stratégique d’Orange Business de devenir le leader mondial incontesté des services de connectivité sécurisée pour les entreprises. Aliette Mousnier-Lompré, CEO d’Orange Business, évoque un « puissant catalyseur de croissance » permettant d’optimiser l’impact commercial et l’excellence opérationnelle du groupe, tout en restant fidèle aux valeurs de confiance, de performance et de responsabilité portées par l’opérateur français.
De son côté, Mohit Joshi, CEO et Managing Director de Tech Mahindra, met en avant une vision commune fondée sur les piliers « Grow, Empower, Transform », avec l’objectif d’aider les entreprises à accélérer leur transformation numérique dans un environnement mondial de plus en plus connecté.
Dans un contexte où les dépenses mondiales en transformation numérique devraient dépasser les 3 000 milliards de dollars d’ici 2026 selon les estimations du cabinet IDC, ce rapprochement entre un acteur européen majeur des télécommunications et un champion indien des services IT illustre la recomposition en cours du marché mondial des services numériques aux entreprises.
La concrétisation de ce partenariat demeure toutefois conditionnée à l’issue des processus de consultation avec les instances représentatives du personnel concernées, conformément aux exigences légales en vigueur, notamment en France. Si les négociations aboutissent, cette alliance pourrait renforcer la présence internationale d’Orange Business, tout en consolidant l’ancrage européen de ses activités stratégiques et en élargissant l’empreinte mondiale de Tech Mahindra.
Par Loic SOUOP
Santé : le Vietnam enclenche une révolution numérique pour désengorger ses hôpitaux et moderniser les soins.
[DIGITAL Business Africa] – Le Vietnam engage une nouvelle phase de modernisation de son système de santé, avec une priorité claire : améliorer la qualité des soins tout en réduisant la surcharge des hôpitaux tertiaires. Réunie le 2 mars à Hô Chi Minh-Ville, la conférence nationale du secteur a confirmé l’accélération de la transformation numérique comme levier central de cette réforme.
La ministre de la Santé, Dào Hông Lan, a indiqué que le système national d’examens et de traitements médicaux s’oriente vers un modèle plus efficace, centré sur le patient et davantage ancré dans les soins de santé primaires. En 2025, près de 200 millions de consultations ont été assurées à l’échelle nationale, dont environ 180 millions prises en charge par l’assurance maladie, illustrant la pression constante sur les infrastructures sanitaires.
Dans ce contexte, les autorités ont engagé une simplification administrative d’ampleur. Le nombre de procédures liées aux examens et traitements médicaux est passé de 106 à 19, soit une réduction de plus de 80 %. Cette rationalisation vise à fluidifier le parcours des patients et à renforcer la performance opérationnelle des établissements.
La numérisation progresse également sur le terrain. Environ 30 millions de citoyens disposent désormais d’un dossier médical électronique, tandis que plus de 1 200 hôpitaux publics et privés ont déployé ce dispositif. L’objectif est de structurer une base de données nationale complète pour améliorer la continuité des soins, le suivi médical et la gestion hospitalière.
Le ministère poursuit en parallèle l’actualisation du cadre juridique encadrant les activités d’examens et de traitements, afin d’aligner le secteur sur les grandes orientations nationales en matière de protection et d’amélioration de la santé publique. Plusieurs projets stratégiques sont en cours, notamment le développement des soins préhospitaliers d’urgence, la promotion du tourisme médical et la mise en œuvre de la stratégie nationale de santé à l’horizon 2030, avec une vision à 2045.
La pression budgétaire reste un enjeu majeur. Avec un PIB estimé à 514 milliards de dollars en 2025, dont environ 27 milliards consacrés à la santé (soit 5,2 %), une croissance projetée de 10 % en 2026 impliquerait une hausse d’environ 3 milliards de dollars des dépenses sanitaires pour maintenir le même niveau d’investissement relatif. Cette dynamique renforce la nécessité d’optimiser les ressources existantes grâce aux outils numériques.
Parmi les chantiers prioritaires figurent la finalisation de la base de données nationale des examens et traitements médicaux, l’intégration des dossiers médicaux électroniques à l’application d’identification numérique VNeID, l’amélioration du contrôle qualité, le déploiement de techniques médicales avancées et l’extension de la télémédecine.
La conférence a également marqué le lancement du « Portail de garantie de paiement des frais hospitaliers ». Cette plateforme automatise les processus d’enregistrement et de règlement, réduisant la charge de travail des services administratifs et raccourcissant les délais d’attente pour les patients.
En plaçant l’efficacité, la digitalisation et l’expérience patient au cœur de sa stratégie, le Vietnam confirme sa volonté de bâtir un système de santé plus résilient et adapté à ses ambitions économiques.
Par Loic SOUOP
Le DG de la GSMA, Vivek Badrinath, prescrit l’accélération du déploiement de la 5G pour être compétitifs
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[DIGITAL Business Africa] – À Barcelone, on ne se contente pas seulement d’admirer les innovations présentées. Le DG de la GSMA, Vivek Badrinath, a tiré la sonnette d’alarme concernant le faible déploiement de la technologie 5G parmi les pays, notamment ceux d’Europe. Selon Vivek Badrinath, le continent plafonne aujourd’hui à seulement 3 % de déploiement 5GSA (« Standalone » ou autonome). Autrement dit une architecture réseau 5G complète et indépendante, fonctionnant sans aucune infrastructure 4G.
Une contre-performance qui risque de desservir les pays face aux concurrents comme la Chine et les États-Unis, qui semblent avoir une longueur d’avance sur la 5G autonome (5GSA), avec des applications concrètes d’automatisation industrielle dans les ports et les usines.
« Si nous ne déployons pas correctement la 5G… nous serons hors jeu. On peut parler autant qu’on veut de compétitivité, mais sans réseaux pour soutenir ces technologies, nous n’avancerons pas », estime Badrinath.
D’après le DG de la GSMA, ce retard relève d’un « problème de la poule et de l’œuf ». Et d’ajouter que “Sans couverture étendue, les entreprises européennes ne peuvent pas investir dans la robotique ou l’IA dépendantes de la 5G ; faute de demande, le déploiement reste donc au point mort”.
Pendant que le DG de la GSMA s’indigne du faible déploiement de la 5GSA en Europe, en Afrique, la 3G stable reste encore un luxe. Le rapport de l’Union internationale des Télécommunications, publié en juillet 2025 et intitulé “Measuring Digital Development: Facts and Figures 2024“, est relativement accablant.
Sslon ne rapport, en 2024, seulement 38% de la population africaine était connectée à Internet, un chiffre bien loin de la moyenne mondiale de 68%. Plus encore, environ 16% de la population dépend encore de la 3G pour se connecter, avec des débits réduits.
Le rapport de l’UAT indique que le déploiement de la 5G en Afrique est majoritairement assuré par les opérateurs mobiles sur un modèle non autonome (NSA). Ce modèle utilise le réseau central 4G existant, complété par un réseau d’accès radio 5G, pour améliorer les services haut débit.
La 5G offre une plus grande vitesse, une latence dix fois inférieure à celle de la 4G, la capacité de connecter un nombre important d’appareils et la possibilité pour ces appareils de communiquer entre eux en temps réel en échangeant des informations pour obtenir différents résultats selon le type de données acheminées et analysées.
Par Jean Materne Zambo, sources : UAT, Euronews
Innovation : Un téléphone humanoïde fait sensation au Mobile World Congress 2026
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[DIGITAL Business Africa] – Adeptes de technologies et de l’innovation, vous êtes servis. L’entreprise chinoise Honor a dévoilé son Robot Phone à l’ouverture du Mobile World Congress 2026 ce premier mars 2026 à Barcelone.
Le terminal mobile présenté par Honor mêle téléphonie mobile et robotique. Cet appareil est doté d’une intelligence artificielle multimodale capable de comprendre son environnement. Une manière pour Honor de transformer le smartphone en un compagnon actif nanti de capacités physiques, et non plus seulement en un cerveau virtuel.
La caméra peut suivre les mouvements, garder un sujet dans le cadre et même ajuster son comportement pendant un appel vidéo pour que le visage reste bien centré quand la personne se tourne.
La firme veut s’associer à la référence allemande centenaire de l’imagerie cinématographique. ARRI devrait apporter sa touche Image Science, notamment le rendu des couleurs et la gestion de la lumière, pour rapprocher les outils pro du grand public.
Le lancement du robot phone d’Honor est prévu pour le second semestre 2026, initialement en Chine, pour un tarif estimé autour de 2000 euros.
Deux autres innovations ont également été présentées. La première, baptisée Aéroport du futur. L’espace devra illustrer comment la connectivité transforme l’industrie aéronautique et le transport aérien, des compagnies aériennes et des aéroports aux systèmes de traitement des bagages.
La deuxième innovation porte le nom de « Nouvelles Frontières ». Elle ira au-delà de l’IA pour présenter des technologies émergentes, notamment l’informatique quantique, la robotique et les réseaux non terrestres (NTN) tels que les satellites.
Le Mobile World Congress (MWC) 2026 se tient du 2 au 5 mars 2026 à Barcelone, en Espagne. Cette plateforme majeure de l’industrie mobile réunit les acteurs du mobile, les télécommunications et les technologies
Par Jean Materne Zambo
Coopération : Le Luxembourg envisage de créer un centre de Référence des Métiers du Numérique au Sénégal
[DIGITAL Business Africa] – Le Luxembourg et le Sénégal consolident leur coopération numérique. Le ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, Alioune Sall, a reçu en audience S.E Laure Huberty, Ambassadrice du Grand-Duché de Luxembourg, accompagnée du Représentant résident de LuxDev, l’Agence de Développement Luxembourgeoise.
Les deux parties ont abordé deux projets stratégiques, dont la structuration de l’écosystème FinTech et le projet de création d’un Centre de Référence des Métiers du Numérique.
S’agissant de l’animation de la communauté FinTech au Sénégal, cette initiative a pour objectifs d’améliorer le cadre réglementaire de la finance technologique, de créer des synergies au sein de l’espace UEMOA, de renforcer des liens entre finance, innovation numérique et cybersécurité.
Selon le MCTN, cette approche du ministère s’inscrit pleinement dans la vision du Sénégal d’un numérique au service de l’inclusion financière et de la compétitivité régionale conformément au New Deal technologique, feuille de route nationale pour la transformation numérique.
Par ailleurs, le Centre de Référence des Métiers du Numérique, l’Agence de Développement Luxembourgeoise veut en faire un hub intégré. Selon la vision de LuxDev, l’infrastructure devrait réunir académie, startups et entreprises ; un centre de formation aux métiers stratégiques, notamment en cybersécurité ; et un levier de montée en compétences et d’employabilité des jeunes.
Le ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, Alioune Sall, a mis en avant le lancement, le 20 novembre 2025, de la Start-up Act, dispositif stratégique de labellisation des startups innovantes et des Structures d’Accompagnement à l’Entrepreneuriat (SAE).
L’initiative Start-up Act permet d’identifier et de structurer un vivier national de startups à fort potentiel ; de renforcer l’attractivité de l’écosystème ; de préparer la mise en place d’un fonds de fonds destiné à mobiliser des investisseurs autour de projets alignés avec les priorités de Sénégal 2050.
Par Jean Materne Zambo, MCTN
Conflit Iran-USA : Une filiale cloud d’Amazon touchée par des frappes de missiles et de drones
[DIGITAL Business Africa] – Les infrastructures numériques font les frais du conflit qui oppose Israël soutenu par les USA à l’Iran. L’un des datacenters du géant américain du e-commerce Amazon a été frappé ce premier mars 2026 par des missiles et des drones iraniens, selon le Jerusalem Post et des médias iraniens.
Les données AWS d’Amazon sont un ensemble d’informations numériques stockées, traitées et gérées sur la plateforme de cloud computing Amazon Web Services (AWS). Elles regroupent des bases de données, des fichiers d’objets (S3), des analyses Big Data et des données de machine learning, sécurisées dans des centres de données mondiaux pour un accès à la demande.
L’entreprise n’a ni confirmé ni infirmé que l’incident survenu dans le centre de données des Émirats arabes unis était directement lié aux frappes iraniennes. Amazon a cependant déclaré : « Vers 4 h 30 PST, l’une de nos zones de disponibilité (mec1-az2) a été touchée par des objets qui ont heurté le centre de données, créant des étincelles et un incendie. »
Conséquences directes : les services Amazon EC2 et RDS sont devenus indisponibles dans la zone touchée ainsi que les volumes EBS. Les API réseau ont renvoyé des erreurs en cascade, en particulier sur AllocateAddress et AssociateAddress.
La récupération a été progressive : cette nuit du 2 mars 2026, vers 03 h 00 du matin (heure française), les API commençaient à revenir, mais AWS n’avait toujours pas d’estimation pour le rétablissement complet de l’alimentation électrique au moment où nous écrivons ces lignes.
AWS a recommandé aux clients de basculer sur d’autres zones de disponibilité ou d’autres régions, et de restaurer leurs sauvegardes les plus récentes. Mais le calvaire perdure pour les clients qui n’avaient pas de redondance multizones.
Les pompiers ont coupé l’alimentation électrique de l’établissement pendant que les équipes s’efforçaient d’éteindre l’incendie. Toutefois, toute interruption prolongée pourrait affecter un large éventail de services numériques dans la région.
Par Jean Materne Zambo, sources : jpost.com


