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Congo : Serge ou Frédéric NZE ? Confusion autour de l’identité du nouveau ministre des Postes, des Télécoms et de l’Économie numérique

[DIGITAL Business Africa] – De l’expertise avérée au ministère des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique. Léon Juste Ibombo cède le fauteuil à Frédéric Nzé, passionné par la transformation numérique financière. C’est ce que relayent la plupart des sites d’information locaux à la suite du décret n° 2026-6176 du 24 avril 2026 du chef de l’État, S.E. Denis Sassou-Nguesso. Sans toutefois apporter de précisions ni de détails. Car le décret portant nomination du nouveau gouvernement dit le contraire.

 

Le décret indique bel et bien qu’il s’agit de « M. Serge Nze » qui, informé de la « bonne » nouvelle, a adressé un message de gratitude au président de la République pour la confiance placée en lui.

Message repris par plusieurs comptes sur les réseaux sociaux.

Dans la vidéo annonçant également le gouvernement, on parle de Serge NZE. Suivre à partir de la neuvième minute (9 min 42 s).

Dans la foulée, les messages de félicitations ont déferlé. Sur le post de Serge NZE, il faut scroller la section des commentaires pour espérer trouver un démenti officiel. Que non. Une telle confusion peut également être source d’arnaques en ligne. Certains abonnés estiment que, sur le plan légal, le ministre est celui dont le nom figure dans le décret.

Les différentes plateformes numériques de la Primature, du ministère en charge  du numérique et de la Présidence de la République n’ont apporté aucune précision ni le moindre portrait du promu pour dissiper la confusion qui a gagné les esprits.

De plus, aucun communiqué officiel n’est signé pour confirmer qu’il s’agit d’une confusion entre Serge NZE et Frédéric NZE, ou que Frédéric a pour second prénom Serge. Sur les réseaux sociaux, d’autres indiquent que ce sont les fils de l’ancien ministre Pierre Nze, co-fondateur du PCT, principal parti politique du pays.

Sans communication officielle, la confusion persiste donc. Mais si l’on s’en tient aux dires et aux écrits des médias locaux congolais, qui n’indiquent pas leurs sources, le nouveau ministre est Frédéric Nzé, entrepreneur engagé et passionné par la transformation digitale et financière en Afrique.

L’expert en technologie (ici, en image d’archives avec son prédécesseur, Léon Juste Ibombo) est le PDG d’Akieni, une entreprise congolaise spécialisée dans la digitalisation des services publics et privés depuis 2023. Son ambition est de préparer l’Afrique de demain en formant une jeunesse compétente, prête à s’approprier les outils numériques et à contribuer à la croissance du continent.

Frédéric Nzé est également cofondateur d’Akieni Academy, une plateforme de formation visant à développer les compétences numériques des jeunes talents africains. Tout comme CAPI Think Tank, qui élabore des stratégies d’innovation et de développement économique pour le continent.

Depuis 2022, il dirige Kamoa Ltd, une fintech innovante opérant en Afrique de l’Est et de l’Ouest, qui facilite l’accès au crédit grâce à l’analyse de données alternatives, favorisant ainsi l’inclusion financière des populations non bancarisées. Le Techpreneur a par ailleurs dirigé Ohakam LTD. Il est diplômé de l’ENSAE de Paris M.s.c, Mathematics & Economics en 1992.

Par Jean Materne Zambo

 

Tunisie : l’ONE scelle une alliance stratégique avec l’ICT Africa Summit pour accélérer l’expansion des entrepreneurs africains

[Digital Business Africa] – L’Organisation Nationale des Entrepreneurs (ONE) de Tunisie franchit une nouvelle étape dans sa stratégie d’ouverture continentale. En marge de l’édition 2026 de l’ICT Africa Summit, tenue du 21 au 23 avril à Alger, l’organisation a officialisé un partenariat stratégique de cinq ans avec l’un des plus prestigieux rendez-vous technologiques du continent.

Cette alliance vise à renforcer les passerelles entre l’écosystème entrepreneurial tunisien et les dynamiques de transformation numérique qui redessinent aujourd’hui l’économie africaine. À travers cet accord, l’ONE entend offrir à ses membres un accès privilégié à des opportunités de financement, de partenariats stratégiques et d’expansion commerciale à l’échelle régionale et continentale.

Au-delà d’un partenariat institutionnel modeste, cette collaboration traduit une volonté affirmée de connecter davantage les entrepreneurs tunisiens aux grands réseaux d’innovation africains. Elle s’inscrit dans la vision portée par l’ICT Africa Summit, qui ambitionne d’accélérer la transition numérique du continent, de promouvoir les technologies émergentes et de stimuler les synergies entre les secteurs public et privé.

Pour l’ONE, cette alliance représente un levier important pour accompagner ses membres dans un environnement économique de plus en plus compétitif et digitalisé. En rejoignant cette plateforme d’influence continentale, l’organisation renforce sa capacité à positionner les PME tunisiennes sur des marchés plus larges et à favoriser leur intégration dans les chaînes de valeur africaines.

Créée en 2020, l’Organisation Nationale des Entrepreneurs fédère un large éventail d’acteurs de l’économie réelle tunisienne. Elle regroupe notamment les propriétaires de petites et moyennes entreprises, les très petites entreprises, les artisans, les professions libérales ainsi que les opérateurs des secteurs agricole, industriel, commercial et des services. Son approche transversale lui confère un rôle central dans la représentation du tissu entrepreneurial national.

De son côté, l’ICT Africa Summit s’impose comme une plateforme majeure de convergence technologique en Afrique. Né de la fusion de trois événements phares le Digital Africa Summit, le salon ICT Maghreb et ALVETIC, dédié aux métiers et à la formation numérique, ce rendez-vous annuel réunit décideurs publics, investisseurs, experts et porteurs de projets autour des grands enjeux du numérique africain.

L’édition 2026, organisée au Palais des expositions des Pins maritimes à Alger, a une nouvelle fois servi de carrefour stratégique pour les discussions sur l’innovation, l’investissement technologique et la coopération économique interafricaine.

Avec cette alliance, la Tunisie confirme sa volonté de renforcer sa présence dans les grands espaces de coopération numérique africaine, tout en consolidant la compétitivité de ses entrepreneurs sur un marché continental en pleine mutation.

Par Loic SOUOP

Citation du jour : « L’intelligence artificielle est une véritable révolution » – Christel Heydemann souligne l’urgence d’innover vite

[Digital Business Africa] À l’heure où l’intelligence artificielle redéfinit les modèles économiques mondiaux, Christel Heydemann, Directrice générale d’Orange, rappelle avec force que cette technologie n’est plus une simple tendance, mais une transformation structurelle profonde.

« L’intelligence artificielle est une véritable révolution. Ce qui impressionne le plus, c’est la vitesse à laquelle elle progresse, avec des innovations toujours plus rapides. Son potentiel est immense : nous l’utilisons pour améliorer l’expérience client, optimiser nos réseaux, gagner en efficacité et accompagner nos clients dans la sécurisation de leurs données », affirme la dirigeante.

Cette déclaration illustre parfaitement la stratégie engagée par Orange, qui place l’IA au cœur de sa transformation opérationnelle et de sa relation client. Dans un contexte où les opérateurs télécoms font face à une pression croissante sur la performance, la cybersécurité et la personnalisation des services, l’intelligence artificielle devient un levier incontournable de compétitivité.

Le groupe mise notamment sur l’automatisation intelligente pour améliorer la qualité de service, anticiper les incidents réseau et renforcer la protection des données sensibles. L’IA permet également d’optimiser les parcours clients grâce à des outils prédictifs et conversationnels plus performants.

Au-delà de la performance technologique, cette vision traduit aussi une volonté plus large : celle d’accompagner les entreprises et les États africains dans leur transition numérique, en intégrant des solutions responsables, sécurisées et adaptées aux réalités locales.

Alors que l’Afrique accélère sa transformation digitale, la réflexion portée par Christel Heydemann rappelle une évidence : l’enjeu n’est plus de savoir si l’IA doit être adoptée, mais à quelle vitesse elle doit être intégrée dans les stratégies de croissance.

Dans un environnement économique de plus en plus piloté par la donnée, l’intelligence artificielle s’impose ainsi comme l’un des principaux moteurs de la compétitivité future.

Par Loic SOUOP

Guinée : Mamadi DOUMBOUYA appelle à un usage responsable du numérique face aux dérives sur les réseaux sociaux

[Digital Business Africa] – Dans un contexte marqué par la montée des tensions entre influenceurs, créateurs de contenus et acteurs de l’espace public numérique en Guinée, le président Mamadi Doumbouya a pris la parole pour rappeler les principes fondamentaux qui doivent encadrer l’usage des réseaux sociaux et de la liberté d’expression dans le pays.

À travers une déclaration solennelle adressée aux citoyens, le chef de l’État a salué « l’engagement et la vitalité de la jeunesse », tout en reconnaissant « le rôle important que jouent les acteurs du numérique, les journalistes et les blogueurs dans l’animation du débat public pour une gouvernance participative en République de Guinée ».

Cette reconnaissance intervient dans un environnement numérique de plus en plus influent dans la vie politique, sociale et économique du pays, où les plateformes sociales sont devenues de véritables espaces de mobilisation, d’information et parfois de confrontation.

Mais pour le président guinéen, cette liberté ne peut exister sans responsabilité. « La liberté d’expression, à laquelle nous sommes profondément attachés, s’accompagne d’un devoir : celui du respect de l’autre, de la vérité et de notre cohésion nationale », a-t-il déclaré.

Une mise au point qui intervient alors que plusieurs affrontements verbaux entre influenceurs et personnalités publiques ont récemment alimenté la polarisation sur les réseaux sociaux, avec des contenus parfois marqués par des insultes, des accusations sans fondement et des discours de haine.

Pour Mamadi Doumbouya, ces dérives numériques constituent une menace directe pour la stabilité sociale. « Les propos injurieux, les discours de haine et les divisions ne sauraient constituer une voie pour bâtir la Guinée que nous appelons tous de nos vœux. Notre force réside dans notre unité, notre capacité à dialoguer et à construire ensemble, dans le respect mutuel », a-t-il insisté.

Le président appelle ainsi à une réorientation de l’usage des réseaux sociaux vers des finalités plus constructives. Il invite les citoyens, particulièrement les jeunes et les influenceurs, à faire du numérique un levier de développement plutôt qu’un instrument de fracture.

« Faisons des réseaux sociaux un espace de contribution positive, d’idées constructives et d’engagement au service du développement de notre pays », a-t-il lancé.

Cette sortie présidentielle remet au centre du débat la question de la gouvernance numérique et de la responsabilité citoyenne dans l’écosystème digital africain. À l’heure où les réseaux sociaux façonnent l’opinion publique et influencent fortement les dynamiques sociales, la régulation ne repose pas uniquement sur les institutions, mais aussi sur l’éthique individuelle des utilisateurs.

En Guinée comme ailleurs sur le continent, le défi n’est plus seulement l’accès au numérique, mais la qualité de son usage.

« L’avenir de la Guinée ne se construira ni dans l’invective, ni dans la division, mais dans le travail, la solidarité et la recherche constante du bien-être de nos populations », a conclu le président.

Un message fort qui résonne bien au-delà des frontières guinéennes, à l’heure où l’Afrique cherche à bâtir un espace numérique plus responsable, inclusif et porteur de progrès collectif.

Par Loic SOUOP

Tchad : Haliki Choua Mahamat « confiant » des diplômés de l’université virtuelle de N’Djamena

[DIGITAL Business Africa] – Le ministre des Télécommunications, de l’Économie numérique et de la Digitalisation de l’Administration continue sa campagne de prise de contact avec les entités sous tutelle. Ce 23 mars 2026, c’était au tour de l’équipe dirigeante de l’Université virtuelle de N’Djamena d’être reçue par Haliki Choua Mahamat.

Le président de l’Université Virtuelle de N’Djamena, Dr Mahamat Charfadine Salim, a présenté au ministre Haliki Choua Mahamat les missions et les difficultés rencontrées de l’Université virtuelle de N’Djamena.

Le ministre des Télécommunications, de l’Économie numérique et de la Digitalisation de l’Administration a réaffirmé tout son soutien à l’Université virtuelle pour l’atteinte de ses objectifs et l’amélioration continue de son offre de formation.

Haliki Choua Mahamat s’est dit particulièrement confiant quant aux compétences des jeunes talents formés localement. Il a réitéré son engagement à les accompagner, tout en menant les plaidoyers nécessaires auprès des instances compétentes afin que les bénéficiaires de ces formations acquièrent les expertises indispensables pour contribuer efficacement au développement de l’économie numérique du pays, selon le ministère.

Dans la même journée du 23 avril 2026, le ministre Haliki Choua Mahamat a reçu un autre invité : le représentant du HCR au Tchad, Dossou Patrice Ahouansou. L’objectif de la rencontre était de poser les bases d’une collaboration entre le ministère et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), notamment dans le domaine du numérique et de l’accès aux services services digitaux pour les populations vulnérables.

Les acteurs réunis ont échangé sur les perspectives de coopération, en particulier en matière de connectivité, d’inclusion numérique et d’amélioration de l’accès aux services pour les réfugiés et les communautés qui les accueillent.

Là encore, le ministre des Télécommunications, de l’Économie numérique et de la Digitalisation de l’Administration, Haliki Choua Mahamat, a réaffirmé la volonté du gouvernement de promouvoir un écosystème numérique inclusif, capable de répondre aux besoins de toutes les couches sociales, y compris les plus vulnérables.

Par Jean Materne Zambo, source : AT/ABB

Derrière chaque clic, il y a une vie. Adoptez le Réflexe Smart click.

[Smart Click Africa] – L’espace numérique camerounais traverse une zone de turbulences. Ce qui devait être un levier d’émancipation, d’innovation et de participation citoyenne s’apparente de plus en plus, pour une frange d’usagers, à un espace de règlement de comptes, de stigmatisation et de violence symbolique.

L’actualité récente, marquée par l’interpellation de la cyberactiviste Aïcha Kamoise à la suite d’une plainte déposée par l’homme d’affaires Steven Nbienou Kouadjo, PDG de NBIKO TV, illustre à quel point les tensions numériques peuvent rapidement basculer dans le domaine judiciaire. La comédienne est accusée d’avoir tenu des propos injurieux et provocateurs sur les réseaux sociaux à l’encontre de Nbiko TV, de son PDG et de son épouse.

Entre prises de position passionnées, campagnes de soutien et lynchage numérique, une réalité s’impose : le débat public en ligne au Cameroun perd ses repères.

Face à cette dérive et sans préjuger de l’issue judiciaire de cette affaire, il devient impératif de replacer la responsabilité au cœur de l’usage des outils numériques.

Car derrière chaque clic, il y a une vie.

La banalisation des violences numériques : un risque systémique

Le cyberespace camerounais n’est plus seulement un lieu d’échanges ; il est devenu, dans certains cas, un tribunal parallèle où l’injure, la diffamation, l’atteinte à l’honneur et le cyberharcèlement sont érigés en modes d’expression.

Cette banalisation n’est pas anodine. Elle traduit une crise plus profonde : celle de la régulation sociale du discours à l’ère numérique. L’illusion d’anonymat, la recherche de visibilité à tout prix et la viralité des contenus créent un environnement propice aux dérives.

Or, ces dérives sont juridiquement encadrées :

  • L’injure dégrade le débat sans produire de valeur ;
  • La diffamation détruit la réputation sur la base d’allégations non prouvées ;
  • L’atteinte à l’honneur fragilise la dignité individuelle et collective ;
  • Le cyberharcèlement installe une violence répétée aux conséquences psychologiques parfois irréversibles.
  • Le discours de haine fracture la société en ciblant des personnes ou des groupes en raison de leur appartenance raciale, religieuse, tribale ou ethnique.

Au-delà des individus directement visés, c’est le tissu social lui-même qui est affecté. Perte d’estime de soi, familles exposées, carrières brisées, réputation numérique durablement altérée : les dégâts dépassent largement le cadre de l’écran et peuvent aller de la dépression au suicide.

Le numérique n’est pas un espace hors-la-loi

Contrairement à une idée encore répandue, Internet n’est pas une zone de non-droit. Le Cameroun dispose d’un arsenal juridique clair pour encadrer les usages numériques et sanctionner les abus.

Un principe fondamental doit être rappelé : à l’ère du numérique, chaque internaute est à la fois éditeur, diffuseur et responsable. Cette responsabilité ne s’arrête pas à la publication. Elle s’étend à la diffusion.

Partager une information non vérifiée, relayer une accusation sans preuve, amplifier une rumeur, porter atteinte à l’honneur d’autrui, tenir des propos injurieux ou tenir des discours de haine sur le web — c’est potentiellement s’exposer à des poursuites judiciaires.

Beaucoup pensent être à l’abri derrière un écran ou derrière un faux compte. Pourtant, des astuces existent pour retrouver l’identité et la localisation des comptes anonymes ou des faux comptes. Car il existe des collaborations et des échanges entre ces réseaux sociaux, les fournisseurs d’adresses e-mail, les opérateurs de téléphonie et les gouvernements. De plus, les adresses IP peuvent être retracées.

Encore une fois, la loi ne se limite pas à interdire la publication de fausses informations et d’injures : elle impose également la responsabilité de leur diffusion. Si vous ne disposez ni de preuves ni de sources crédibles, le simple fait de liker ou de cliquer sur « Partager » peut vous exposer à des poursuites judiciaires.

  1. Loi n°2010/012 du 21 décembre 2010 sur la cybercriminalité et la cybersécurité
  • Article 78 alinéa 1 (fausses nouvelles) :
    « Est puni d’un emprisonnement de six (06) mois à deux (02) ans et d’une amende de 5 000 000 à 10 000 000 de FCFA, ou de l’une de ces deux peines seulement, celui qui publie ou propage, par voie de communications électroniques ou d’un système d’information, une nouvelle sans pouvoir en rapporter la preuve de véracité ou justifier qu’il avait de bonnes raisons de croire à la vérité de ladite nouvelle. »
  • Article 78 alinéa 2 :
    « Les peines prévues à l’alinéa 1 ci-dessus sont doublées lorsque l’infraction est commise dans le but de porter atteinte à la paix publique. »
  • Article 77 alinéa 1 (outrage race ou religion) :
    « Est puni d’un emprisonnement de deux (02) à cinq (05) ans et d’une amende de 2.000.000 (deux millions) à 5.000.000 (cinq millions) F CFA,ou de l’une de ces deux peines seulement, celui qui, par la voie de communications électroniques ou d’un système d’information, commet un outrage à l’encontre d’une race ou d’une religion.

 

  • Article 77 alinéa 2 (outrage race ou religion) :

 

(2) Les peines prévues-à l’alinéa 1 ci-dessus sont doublées lorsque l’infraction est commise dans le but de susciter la haine ou le mépris entre les citoyens. »

  1. Code pénal camerounais (Loi n°2016/007 du 12 juillet 2016)

Le Code pénal sanctionne clairement les atteintes à l’honneur et à la dignité :

  • Article 305 – Diffamation :
    « Est puni d’un emprisonnement de six (06) jours à six (06) mois et d’une amende de 5 000 à 2 000 000 de francs, ou de l’une de ces deux peines seulement, celui qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération d’une personne en lui imputant des faits dont il ne peut rapporter la preuve. »
  • Article 307 – Injure :
    « Est puni d’un emprisonnement de cinq (05) jours à trois (03) mois et d’une amende de 5 000 à 100 000 francs, ou de l’une de ces deux peines seulement, celui qui adresse à une personne une expression outrageante, un terme de mépris ou une invective ne renfermant l’imputation d’aucun fait. »
  1. Discours de haine – Code pénal (Loi n°2019/020 du 24 décembre 2019)
  • Article 241 nouveau, alinéa 1 – Outrage à la tribu ou à l’ethnie :

« Est puni d’un emprisonnement de un (01) à deux (02) ans et d’une amende de trois cent mille (300 000) à trois millions (3 000 000) de francs, celui qui, par quelque moyen que ce soit, tient des discours de haine ou procède aux incitations à la violence contre des personnes en raison de leur appartenance tribale ou ethnique. »

  • Article 241 nouveau, alinéa 3 :

« Lorsque l’auteur du discours de haine est un fonctionnaire au sens de l’article 131 du présent Code, un responsable de formation politique, de média, d’une organisation non gouvernementale ou d’une institution religieuse, les peines prévues à l’alinéa 1 ci-dessus sont doublées et les circonstances atténuantes ne sont pas admises. »

Imposer le Réflexe Smart : une exigence citoyenne

Dans ce contexte, il ne suffit plus d’appeler à la prudence. Il faut instaurer une culture.

C’est le sens du « Réflexe Smart » promu par Smart Click Africa : un mécanisme simple, mais structurant, qui doit précéder chaque publication, chaque commentaire, chaque partage.

Quatre questions doivent guider tout acte numérique et se poser avant tout post:

  • Est-ce vrai ?
  • Est-ce utile ?
  • Est-ce bienveillant ?
  • Est-ce assumable devant la loi ?

Ce réflexe n’est pas une contrainte. C’est une condition de maturité numérique.

Il ne s’agit pas de restreindre la liberté d’expression, mais de la responsabiliser. Car une société démocratique forte ne se construit pas sur le bruit, l’injure, la diffamation ou le discours de haine, mais sur la qualité du débat.

Pour un espace numérique crédible, responsable et constructif

Le Cameroun ambitionne de renforcer son économie numérique, d’accélérer la digitalisation de ses services publics (objet du prochain Salon E-Gov’A du 14 au 16 octobre 2026 à Yaoundé e-gov.africa) et de positionner son écosystème technologique sur l’échiquier africain. Cette ambition ne saurait prospérer dans un environnement numérique marqué par la défiance, la violence et l’irresponsabilité.

Il est temps de réhabiliter l’éthique de la parole numérique.

Il est temps de transformer le clic en un acte conscient.

Il est temps d’imposer le Réflexe Smart.

Smart Click Africa: Je clique pour construire, pas pour détruire.

Par Beaugas-Orain DJOYUM
Président de l’association Smart Click Africa
Directeur de publication, Digital Business Africa

AgriTech Innovation Challenge : L’équipe du PATNUC prépare le sol

[DIGITAL Business Africa] – Les préparatifs du bootcamp de l’AgriTech Innovation Challenge s’intensifient. À quelques jours du lancement de la deuxième édition du concours prévue du 28 au 30 avril, l’équipe du projet Projet d’Accélération de la Transformation Numérique au Cameroun (PATNUC) en collaboration avec Inter’Activ, a tenu hier une séance de travail ce 22 avril 2026. La rencontre a également permis d’anticiper sur l’organisation de la grande finale, qui se tiendra du 4 au 7 mai 2026.

Cette nouvelle édition est portée par le PATNUC, en collaboration avec le MINPOSTEL, le MINADER, le MINEPIA et la Banque mondiale. Elle vise à identifier, valoriser et accompagner les solutions numériques innovantes qui transforment durablement le secteur agropastoral au Cameroun. L’acte 2 se présente donc comme une plateforme stratégique de visibilité, de partenariats et d’impact pour les startups agritechs, les jeunes et les femmes entrepreneurs.

Le projet Projet d’Accélération de la Transformation Numérique au Cameroun (PATNUC) est un programme structurant qui vise à faire du numérique un levier de développement inclusif, au service de l’État, des citoyens et du monde agricole.

– Stratégie, politiques et réglementation numériques

Mettre en place un cadre juridique, institutionnel et réglementaire moderne pour sécuriser, encadrer et stimuler le développement du numérique au Cameroun.

– Connectivité et inclusion numériques

Étendre l’accès à Internet et aux infrastructures numériques, notamment dans les zones rurales et au sein des services publics essentiels (écoles, hôpitaux, collectivités).

– Agriculture numérique basée sur les données

Déployer des plateformes numériques agricoles, valoriser les données (sols, production, élevage) et accompagner les agriculteurs et startups AgriTech vers plus de productivité et de valeur.

– Gestion du projet et engagement citoyen

Assurer une gouvernance efficace, le suivi-évaluation, la communication, la transparence et l’implication active des citoyens.

Le PATNUC a été lancé le 23 août 2023, et est financé par la Banque mondiale à hauteur de 60 millions de dollars.

Par Jean Materne Zambo, source : PATNUC

Côte d’Ivoire : De beaux jours attendent la digitalisation des services publics

[DIGITAL Business Africa] – Moderniser l’administration ivoirienne. Le chantier progresse. Le maître d’ouvrage poursuit l’œuvre entamée par ses prédécesseurs. Djibril Ouattara, ministre de la Transition numérique et de la Digitalisation, a reçu ce 22 avril 2026, une délégation de Huawei Afrique de l’Ouest, conduite par son président Afrique de l’Ouest, Auguste Dong, afin d’explorer des solutions concrètes pour moderniser nos services publics.

Lors des discussions, les deux parties ont abordé plusieurs points. Dont les solutions de Huawei pour la digitalisation des administrations, déjà éprouvées sur le continent, notamment en Algérie ; l’expérience du groupe autour des super applications gouvernementales ; la vision du ministère : convergence des services de l’État et déploiement d’une super application au service du citoyen ivoirien.

Le choix de l’entreprise chinoise pour accompagner le gouvernement ivoirien dans cette tâche n’est pas anodin. Huawei résout de soutenir la transition de l’Afrique vers une ère numérique intelligente. L’entreprise se présente comme un acteur majeur de la transformation numérique et de la modernisation des services publics en Afrique. Le géant de la technologie agit principalement comme fournisseur d’infrastructures technologiques (TIC) et de solutions de cloud computing.

Huawei déploie aussi des solutions de datacenters intelligents, des réseaux de campus gouvernementaux et des réseaux métropolitains (MAN) aux fins d’améliorer l’efficacité administrative.

À côté de Huawei, il y a d’autres partenaires comme la Corée du Sud pour accompagner la transformation digitale des services publics en Côte d’Ivoire. Le 16 avril 2025, le gouvernement a signé une convention de 10 millions de dollars, soit un peu plus de 6 milliards de FCfa, avec la Corée du Sud à travers la Korea International Cooperation Agency (Koica), l’agence gouvernementale sud-coréenne. La convention s’inscrit dans le cadre du Projet d’Appui à la Modernisation et à la Transformation de l’Administration publique en Côte d’Ivoire. Le projet quinquennal (2025–2029) vise à accélérer le processus de modernisation et de transformation de l’administration.

Le projet s’articule autour de trois (3) composantes majeures : la digitalisation du système de formation de l’École nationale d’Administration (ENA) ; le développement du système d’information et le renforcement du dispositif de formation du ministère et le perfectionnement des compétences des fonctionnaires et agents de l’État.

Le résultat escompté est l’émergence d’une nouvelle génération d’agents publics compétents, engagés et pleinement outillés pour répondre aux défis de la construction d’une Côte d’Ivoire plus moderne, inclusive, solidaire et toujours au travail, selon les autorités.

Par Jean Materne Zambo

Éducation numérique : La Zambie projette de connecter 2 500 écoles supplémentaires d’ici fin 2026

[Digital Business Africa] La Zambie franchit une nouvelle étape décisive dans sa quête de souveraineté numérique à travers la modernisation de son système éducatif. Le gouvernement a récemment annoncé son intention de raccorder 2 500 établissements scolaires supplémentaires au réseau internet d’ici la fin de l’année 2026. Ce passage à l’échelle bénéficie d’un soutien stratégique de poids, les géants des télécommunications et le secteur financier national s’étant officiellement engagés à accompagner le ministère de l’Éducation dans cette extension massive de la connectivité. Cette synergie public-privé vise à briser les barrières de l’apprentissage traditionnel en introduisant des outils numériques dans des salles de classe autrefois limitées en ressources.

Pour Noriana Muneku, secrétaire permanente au ministère de l’Éducation, cette collaboration permet déjà de migrer vers un modèle d’apprentissage personnalisé et inclusif. Selon le dernier Education Statistics Bulletin 2025, le déploiement des outils de l’information et de la communication (TIC) offre aux apprenants la flexibilité d’évoluer à leur propre rythme, dépassant ainsi les rigidités des méthodes d’enseignement classiques. Cette ambition s’appuie notamment sur le succès du « Digital Learning Passport », une plateforme lancée avec le concours de l’UNESCO, de l’UNICEF et de Microsoft, qui permettait déjà à plus de 300 000 utilisateurs en 2024 d’accéder à des contenus pédagogiques alignés sur le programme national.

Cependant, le défi de la « connectivité réelle » reste entier au regard des statistiques actuelles. Sur les 13 987 écoles que compte le pays, si plus de 8 000 disposent d’internet pour des besoins administratifs, seules 5 487 l’utilisent effectivement pour l’enseignement, et à peine 3 276 bénéficient d’une connexion jugée réellement fiable. Au-delà de la fibre optique et du satellite, le succès de cette transformation numérique demeure tributaire de l’infrastructure de base : le rapport 2025 souligne que 5 812 écoles zambiennes ne sont toujours pas raccordées au réseau électrique, constituant un obstacle majeur à l’utilisation durable des équipements informatiques.

En analyse de fond, la Zambie illustre une tendance forte en Afrique australe où régulateurs, banques et opérateurs convergent pour financer l’avenir numérique. Toutefois, comme dans de nombreux pays du continent, le déploiement massif de l’IA et des manuels numériques se heurtera inévitablement au mur de l’accès à l’énergie, premier maillon indispensable de la chaîne de valeur éducative. L’équation zambienne devra donc impérativement intégrer la pérennité des réseaux et la formation continue des enseignants pour transformer ces investissements technologiques en véritables leviers de réussite scolaire.

Par Loic SOUOP

Souveraineté numérique et IA : Le plaidoyer du commissaire Papa Guèye pour une « Doctrine Africaine » de défense

[Digital Business Africa] – Au cœur des échanges du Forum de Dakar sur la paix et la sécurité, la question de l’autonomie technologique a dominé les débats. Entre guerre informationnelle et nécessité d’une cyberdéfense mutualisée, le commissaire divisionnaire Papa Guèye a tracé les contours d’une stratégie continentale pour ne plus « subir » les révolutions technologiques.

Le numérique et l’intelligence artificielle (IA) ne sont plus de simples vecteurs de croissance économique, mais de véritables instruments de puissance qui redéfinissent les équilibres stratégiques mondiaux. Ce constat, posé avec fermeté par le commissaire de police divisionnaire Papa Guèye, directeur de l’École nationale de la cybersécurité, souligne une mutation profonde : l’IA a transformé les dynamiques de défense en comprimant le « temps stratégique ». Dans ce nouvel environnement, la vitesse d’exécution est devenue le facteur déterminant de la supériorité opérationnelle : « Celui qui agit le plus vite, frappe le plus juste et prend l’avantage », a-t-il affirmé, rappelant que la souveraineté numérique est désormais une réalité opérationnelle incontournable pour les États.

Pour le directeur de cet établissement à vocation sous-régionale, ces mutations technologiques accélèrent les logiques de confrontation et déplacent les champs d’affrontement traditionnels. La survie stratégique repose désormais sur une capacité d’anticipation accrue, laquelle doit s’appuyer sur la détection des « signaux faibles » et une compréhension fine des transformations de l’environnement sécuritaire, dépassant ainsi la simple gestion de crise réactive. Un enjeu majeur émerge dans cette course à la puissance : la domination informationnelle. Le contrôle et l’exploitation de l’information constituent aujourd’hui un champ de bataille à part entière, capable de stabiliser un État ou, au contraire, de le fragiliser de manière irréversible à travers la perception et l’influence.

Face à cette « guerre informationnelle », Papa Guèye préconise une transformation radicale des secteurs de la sécurité et de la défense. L’intégration de l’IA dans le renseignement et les dispositifs stratégiques n’est plus une option, car « ne pas anticiper, c’est déjà subir ». Pour structurer cette riposte, il plaide pour l’élaboration d’une véritable « doctrine africaine » reposant sur cinq piliers fondamentaux : la souveraineté algorithmique, la résilience, l’anticipation, la domination informationnelle et la mutualisation des ressources. Seule une approche collective permettra au continent de relever les défis posés par ces technologies de rupture.

Cette stratégie doit se traduire par des mesures concrètes : sécurisation des infrastructures critiques, développement des compétences locales et mise en place d’une cyberdéfense à l’échelle du continent. Le commissaire a insisté sur l’urgence de créer des structures dédiées à l’IA stratégique, avec une priorité accordée au renseignement dans des secteurs vitaux tels que l’énergie, les télécommunications et les processus électoraux.

En écho à cette analyse, Nabeelah Wada Aliyu, experte en stratégie Cloud chez Galaxy Backbone Limited (Nigéria), a pointé du doigt la dépendance persistante de l’Afrique. En important massivement des technologies et des cadres réglementaires exogènes, le continent limite son autonomie stratégique et fragilise sa capacité d’action. Selon elle, l’Afrique doit impérativement cesser d’être un simple marché d’importation pour devenir l’architecte de son futur numérique. Cela exige des investissements massifs dans les systèmes de données locaux et les infrastructures de stockage, tout en intégrant les impératifs de sécurité dès la conception des outils numériques.

Par Loic SOUOP

Burundi : La Stratégie nationale de l’Intelligence artificielle validée [axes et objectifs]

[DIGITAL Business Africa] – Une étape significative dans la transformation numérique du Burundi. Le gouvernement vient de valider la Stratégie nationale de l’Intelligence artificielle. Après deux jours de réflexion ( du 21 au 22 avril 2026), les représentants du PNUD Burundi et du ministère des Finances, du Budget et de l’Economie numérique ont donné une nouvelle trajectoire à l’intelligence artificielle au Burundi. Faisant officiellement de cette technologie émergente un moteur concret de progrès social pour chaque citoyen comme l’a indiqué Jonas Mfouatie, Représentant résident IA du PNUD au Burundi.

« L’IA représente une opportunité de renforcer la performance des services publics et de stimuler l’innovation en faveur de la transformation économique », a-t-il dit.

Selon Jonas Mfouatie, Représentant résident IA du PNUD au Burundi, cette initiative reflète la vision et le leadership du gouvernement du Burundi pour faire du numérique un levier d’accélération du développement. Jonas Mfouatie a également relevé que la mobilisation des acteurs publics, privés, académiques et de la société civile traduit une volonté commune de placer l’innovation au service du développement durable, de la compétitivité et de l’inclusion.

La Stratégie nationale de l’Intelligence artificielle qui vient d’être validée par les autorités repose sur cinq axes stratégiques. Dont la gouvernance et leadership public. Elle prévoit la création de la Commission Nationale de l’Intelligence Artificielle (CNIA) et d’un Centre d’Intelligence Stratégique (CIS).

Ensuite, l’Infrastructure digitale et données. Le résultat escompté parmi tant d’autres est l’amélioration de la connectivité et gestion des données. Troisième axe: la formation, la recherche et le développement des compétences locales en IA.

Le soutien à l’offre d’IA, l’éthique, l’ inclusion et conformité devraient se ressentir par une utilisation responsable de l’IA représentent les 4e, 5e et 6e axes de la stratégie dont les secteurs prioritaires restent l’agriculture (détection de maladies des plantes), la santé, et l’ éducation.

La Stratégie nationale de l’intelligence artificielle du Burundi est aligné sur la « Vision Burundi Émergent 2040 et Développé 2060 ».

Par Jean Materne Zambo, source : PNUD Burundi

RD Congo : L’urgence de connecter les territoires les plus éloignés

[DIGITAL Business Africa] – L’avenir du numérique en RD Congo était au centre des débats entre des cadres du FDSU, des ministères en charge de l’Economie numérique, Postes Télécommunication et de l’ARPTC. L’ UNESCO et le Fonds de Développement du Service Universel (FDSU) et Internet Society (ISOC) ont tenu un atelier stratégique sur la connectivité ce 21 avril 2026 à Kinshasa.

Cette concertation a permis de renforcer la coordination interinstitutionnelle et à doter les participants d’outils nécessaires pour concevoir, financer et soutenir des réseaux communautaires inclusifs, adaptés aux réalités locales, notamment en zones rurales et enclavées.

L’atelier a réuni le DG du FDSU, Paterne Kadiat, et du Vice-Président de ISOC AFRICA, Dawit Bekele, le Représentant de l’UNESCO en RDC, Dr Isaias Barreto da Rosa le représentant de l’UNESCO, qui a souligné l’urgence de connecter les territoires les plus éloignés, en vue de rapprocher les citoyens des opportunités économiques, éducatives et sociales offertes par le numérique. Selon Augustin Kibassa Maliba, ministre de l’ Économie numérique, le taux de pétrole pénétration internet en RDC est de 34% en 2026 contre 16% en 2019.

Un taux relativement faible. Ce qui constitue un frein au développement pour un pays. Le numérique permet par exemple le développement du commerce à distance ( e-commerce), grâce auquel ventes et achats se font via le réseau.  , Avec à la clé des gains de temps et d’argent.

Sur le plan administratif, Internet offre également d’énormes facilités, notamment dans la centralisation des données ou en rendant plus faciles les démarches administratives.

Toutefois, des initiatives sont annoncées ou déjà prises pour réduire le fossé numérique. Pendant le MWC 2026, la RD Congo a été retenueparmi les pays africains qui serviront de marchés tests pour la vente des terminaux 4G entre 30 et 40 dollars.

Une autre mesure pour réduire la fracture numérique, l’autorisation des services Starlink en RDC depuis mai 2025. La technologie devrait offrir un internet haut débit par satellite.

Par Jean Materne Zambo ( UNESCO)

E-education/RD Congo : Certains modules d’enseignement digitalisés

[DIGITAL Business Africa] – Le slogan “éducation pour tous” en RD Congo vaut son pesant d’or. Le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté (EDU-NC) et l’ UNESCO croient à cet idéal. Les experts du ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté ont présenté, ce lundi 20 avril, à Kinshasa, des modules digitaux destinés aux enseignants et aux directeurs d’écoles en fonction. Cela après neuf jours de mission.

Au cours de cet atelier, les participants ont pu évaluer, selon les autorités, les résultats obtenus, identifier les acquis à consolider et dégager des pistes pour les prochaines phases du projet.

Les modules prioritaires digitalisés concernent la lecture, l’écriture, les mathématiques, les pédagogies inclusives, le leadership et l’initiation au numérique.

Une avancée majeure dans le domaine de la formation continue en témoigne Christelle Nsambu, directrice-cheffe de service à la Direction de l’éducation à la vie courante (DEVC), représentant le secrétaire général du ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté.

« Cette initiative permet d’élargir la couverture de la formation et d’améliorer les pratiques pédagogiques ainsi que la gestion scolaire sur l’ensemble du territoire. Elle contribue également à moderniser les dispositifs institutionnels tout en consolidant le rôle des structures nationales de pilotage », a-t-elle déclaré.

Même son de cloche pour le représentant de l’UNESCO en RDC, Isaias Barrett Da Rosa.

« Elle (cette initiative) permet de lever les contraintes d’accessibilité géographique et logistique, tout en proposant des formations flexibles, inclusives et adaptées à un environnement parfois marqué par un déficit de compétences », a-t-il indiqué.

En numérisant ces contenus, le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté compte rehausser le niveau des personnels en zones rurales. Selon le représentant de l’UNESCO en RDC, Isaias Barrett Da Rosa, ces modules constituent « un socle essentiel » pour améliorer les pratiques de classe et renforcer les compétences professionnelles, tout en traduisant la vision d’un système éducatif « capable de s’adapter et d’évoluer, en plaçant l’enseignant et le directeur d’école au cœur du changement ».

La mission de neuf jours des autorités avec la collaboration de l’ UNESCO s’est déroulée du 12 au 20 avril 2026 à Mbanza-Ngungu, dans la province du Kongo Central, dans le cadre du projet EFFICACE.

Par Jean Materne Zambo, source : edu-nc.gouv.cd

Académie virtuelle du CAMES: Développer l’enseignement supérieur numérique en Afrique

[DIGITAL Business Africa] – L’enseignement supérieur africain œuvre à bâtir un édifice académique numérique commun et ambitieux. Le Conseil des ministres du Conseil africain et malgache pour l’Enseignement supérieur (CAMES) abrite du 20 au 23 avril 2026 un atelier fondateur de l’Académie virtuelle du CAMES (AVI-CAMES) à Conakry (Guinée).

La cérémonie de lancement  de l’atelier a été présidée par la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique de la République de Guinée, Dr Diaka Sidibé, présidente en exercice du Conseil des ministres du CAMES, en présence d’autres maîtres du savoir, à l’instar du secrétaire général du Conseil africain et malgache pour l’Enseignement supérieur – CAMES, Pr Souleymane Konaté, qui a présenté le rôle futur de cette institution futuriste.

« L’AVI-CAMES constituera, à terme, un centre de services scientifiques et pédagogiques dédié aux États, aux IESR, aux organisations sous-régionales/ régionales, aux collectivités locales…” a-t-il dit.

L’objectif de l’AVI-CAMES est de digitaliser et mutualiser les ressources pédagogiques entre universités africaines. L’institution représente, selon le CAMES, un outil ambitieux de capitalisation des acquis et de mutualisation des ressources, au service des États membres et des Institutions d’Enseignement supérieur et de Recherche.

La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique de la République de Guinée, Dr Diaka Sidibé, présidente en exercice du Conseil des ministres du CAMES, a promis :

« Par l’AVI-CAMES, nous créons un levier de développement des compétences sans frontières, permettant à nos chercheurs et étudiants de rayonner à l’échelle internationale », a-t-elle dit.

Le secrétaire général du Conseil africain et malgache pour l’Enseignement Supérieur – CAMES, Pr Souleymane Konaté, a rappelé les grands défis de l’Enseignement supérieur et les enjeux du développement du numérique et de l’Intelligence artificielle pour l’Afrique.

Par Jean Materne Zambo

Gabon : jusqu’à 50 millions FCFA d’amende, le pays serre la vis sur les réseaux sociaux et l’intelligence artificielle

[Digital Business Africa] – Le Gabon renforce considérablement son cadre juridique du numérique avec l’adoption de l’ordonnance nᵒ 0011/PR/2026 du 26 février 2026, officiellement publiée le 8 avril dernier. À travers ce texte composé de 55 articles répartis en 11 chapitres, les autorités redéfinissent en profondeur les règles encadrant l’usage des réseaux sociaux, des plateformes numériques ainsi que le recours à l’intelligence artificielle sur le territoire national. L’objectif affiché est de mieux contrôler l’espace numérique, lutter contre les abus en ligne et renforcer la cybersécurité.

L’une des mesures les plus marquantes de cette réforme concerne la fin de l’anonymat sur Internet. Désormais, toute personne souhaitant accéder à une plateforme numérique devra obligatoirement fournir son nom, son domicile ainsi que son numéro d’identification personnel (NIP). Les fournisseurs de services numériques auront également l’obligation de vérifier l’identité des utilisateurs résidant au Gabon, instaurant ainsi un système de traçabilité renforcée des activités en ligne. Cette disposition vise notamment à limiter les faux profils, les campagnes de désinformation et les infractions commises sous couvert d’anonymat.

Le texte introduit également un durcissement de la responsabilité des utilisateurs. Chaque internaute devient pleinement responsable des contenus qu’il publie sur les réseaux sociaux. Une responsabilité dite « solidaire » est également instaurée pour les personnes impliquées dans la diffusion massive de contenus jugés illicites, notamment par le partage ou la viralisation de publications sensibles. Les administrateurs de groupes sur les réseaux sociaux sont eux aussi directement concernés, avec une obligation de modération active et de signalement des dérives observées dans leurs communautés numériques.

L’encadrement de l’intelligence artificielle constitue un autre pilier majeur de cette ordonnance. Le texte impose davantage de transparence sur les contenus générés par des systèmes automatisés et interdit formellement les deepfakes lorsqu’ils portent atteinte à la dignité des personnes ou servent des objectifs de manipulation. L’usurpation d’identité réalisée à l’aide d’outils d’intelligence artificielle est désormais considérée comme une circonstance aggravante, traduisant la volonté du législateur de prévenir les dérives liées aux technologies génératives.

Sur le plan de la protection des mineurs, la majorité numérique est désormais fixée à 16 ans. En dessous de cet âge, l’accès aux réseaux sociaux sera soumis à une autorisation parentale obligatoire. Les plateformes devront mettre en place des dispositifs de vérification d’âge ainsi que des mécanismes de filtrage afin de limiter l’exposition des jeunes utilisateurs aux contenus violents, haineux ou à caractère pornographique. Cette orientation rapproche le Gabon des nouvelles tendances internationales en matière de protection de l’enfance dans l’environnement numérique.

Le dispositif prévoit également une procédure judiciaire accélérée permettant à une autorité compétente d’ordonner en urgence le retrait de contenus sensibles ou la suspension de comptes dans un délai de 24 heures. Un droit de réponse obligatoire sous 48 heures est également instauré en cas de mise en cause publique. Sur le plan répressif, les sanctions prévues sont particulièrement dissuasives : les opérateurs défaillants s’exposent à des amendes pouvant atteindre 50 millions de FCFA, tandis que certaines infractions graves liées à la cybersécurité ou à la diffusion de contenus illicites pourront entraîner des peines d’emprisonnement. Les acteurs du numérique disposent toutefois d’une période transitoire de 12 mois pour se conformer à ces nouvelles exigences.

Cette réforme s’inscrit dans un contexte plus large de renforcement de la gouvernance numérique au Gabon. Depuis plusieurs semaines, l’accès aux réseaux sociaux fait déjà l’objet de restrictions temporaires sous l’impulsion de la Haute Autorité de la Communication. Si cette ordonnance vise à formaliser durablement le cadre légal du numérique, elle soulève également plusieurs interrogations, notamment sur la protection des données personnelles, le respect de la vie privée et la capacité réelle des grandes plateformes internationales à adapter leurs standards globaux à des exigences nationales spécifiques.

Le défi sera aussi technique qu’économique. La vérification systématique des identités, la modération automatisée des contenus et la conformité réglementaire exigeront des investissements importants de la part des opérateurs et des plateformes numériques. Le Gabon entre ainsi dans une nouvelle phase de sa transformation digitale, où innovation, cybersécurité et régulation devront désormais avancer de manière étroitement liée.

Par Loic SOUOP

Banda KANI sur Balafon TV : « Le numérique est un couteau : sans projet stratégique national, les réseaux sociaux deviendront l’arme de notre propre déstabilisation »

[DIGITAL Business Africa] – Invité ce matin sur le plateau de l’émission Sacré Matin sur Balafon TV, Banda Kani, figure politique bien connue, a livré un diagnostic sans concession sur la gestion du cyberespace camerounais. Pour lui, l’État semble avoir démissionné face à la « jungle » des réseaux sociaux, mettant en péril non seulement l’image de marque du pays, mais aussi l’équilibre mental des futures générations.

Un État « consommateur » face au défi stratégique

Pour Banda Kani, le problème racine est l’absence de vision souveraine sur les outils numériques. Il déplore que le Cameroun subisse la technologie au lieu de la piloter.

« Les Africains dans les réseaux sociaux, c’est quoi ? On consomme comme on consomme le portable. Le premier consommateur, c’est l’État lui-même. Il faut un projet stratégique en matière du numérique dans notre pays. »

L’invité souligne un paradoxe flagrant : alors que le Chef de l’État avait annoncé la création d’une « armée numérique », le désordre semble s’être généralisé, alimenté par la fuite récurrente de documents confidentiels qui inondent les plateformes. Selon lui, cette porosité numérique est la preuve d’une « faiblesse stratégique » où les outils de l’État sont détournés pour des batailles de clans internes.

Un cadre législatif jugé obsolète

Interrogé sur le rôle des institutions de régulation comme l’ANTIC, Banda Kani se montre sceptique. S’appuyant sur des échanges avec des experts en cybersécurité, il affirme que l’arsenal juridique actuel est totalement déconnecté de la vitesse du web.

« Le dispositif législatif est très faible. Et ça se traduit par l’excès de laisser-aller qui fait loi dans nos réseaux sociaux. Un État doit se protéger parce que pour protéger tout le monde, il faut que l’État soit en mesure de se protéger lui-même. »

Il appelle à une « fermeté extrême » et à un renforcement de l’écosystème juridique pour mettre fin au sentiment d’impunité qui règne sur la toile, où « n’importe quel quidam peut s’attaquer à l’honneur d’un citoyen » en un clic.

Le numérique, entre menace et opportunité de développement

Au-delà de la répression, c’est la question de l’éducation et de la maîtrise de l’outil qui préoccupe Banda Kani. Citant l’exemple de la Chine, il plaide pour une régulation stricte de l’accès aux réseaux sociaux, notamment pour les mineurs, afin de préserver « l’architecture mentale » des enfants face à la puissance dévastatrice des écrans.

Banda Kani prévient donc que le numérique est une arme à double tranchant dont le Cameroun doit impérativement reprendre le contrôle.

« L’outil numérique est très puissant. Ça va vite, très vite. Ça peut être un puissant moyen de relever nos sociétés, mais s’il n’y a pas un véritable projet stratégique, ça va être le moyen par lequel on va nous déstabiliser. »

Par Loic SOUOP

« Le digital n’est plus une option, c’est le cœur de notre métier » : Willy Mulamba détaille l’offensive numérique d’EquityBCDC en RDC

[DIGITAL Business Africa] – Portée par les ambitions continentales d’Equity Group Holdings, la filiale congolaise EquityBCDC accélère son rythme. Avec un objectif de 30 millions de clients d’ici 2030, la banque mise sur une convergence inédite entre présence physique et transformation digitale radicale. Son directeur général, Willy Mulamba, dévoile sa stratégie pour 2026 : faire du mobile Banking le levier majeur de l’inclusion financière et du développement économique en République démocratique du Congo.

Dans le paysage bancaire de la République démocratique du Congo, EquityBCDC (filiale à 84,1 % du géant kényan Equity Group Holdings) s’impose comme un acteur pivot. Après une année 2025 marquée par une croissance robuste et le succès du produit « Libanga », l’institution financière se projette vers un exercice 2026 placé sous le signe de l’hyper-digitalisation.

La banque dans la poche : l’accélération digitale

Pour Willy Mulamba, l’enjeu ne réside plus dans la transition élémentaire vers le numérique, mais dans son accélération.

« En 2026, notre priorité absolue est l’accélération de la transformation digitale. Nous voulons que chaque Congolais puisse porter sa banque dans sa poche », affirme-t-il.

Cette stratégie vise à réduire la fracture géographique dans un pays aux dimensions continentales. En investissant massivement dans le mobile Banking, EquityBCDC entend transformer l’interaction bancaire : d’une simple transaction, elle doit devenir un outil d’émancipation accessible à tous, y compris dans les zones les plus reculées.

Sécurité et résilience : le rempart cyber

Qui dit digitalisation accrue dit exposition aux risques. Sur ce point, le top management se veut rassurant. L’établissement applique les standards internationaux du groupe, s’appuyant sur un centre de surveillance opérationnel 24 h/24.

Mais pour le DG, la technologie ne fait pas tout : « La protection des données commence par une vigilance partagée ». Un investissement continu dans l’éducation numérique des clients accompagne donc le déploiement des infrastructures techniques pour contrer les menaces cybernétiques.

L’hyperproximité comme modèle de croissance

Malgré l’offensive numérique, EquityBCDC ne délaisse pas le terrain. Le modèle défendu est celui d’une convergence entre le digital et le “cash”. Le réseau d’agents « EquityBCDC Express » continue de s’étendre pour sécuriser et fluidifier la circulation fiduciaire, notamment pour les PME et les entrepreneurs locaux.

Cette résilience s’illustre particulièrement dans l’Est du pays. Malgré les crises politiques et sécuritaires, la banque maintient ses opérations en adaptant ses canaux numériques là où la mobilité est entravée.

« Nous croyons que l’inclusion financière est un facteur de stabilité et de reconstruction », souligne Willy Mulamba.

Vers un standard financier mondial

Le marché congolais gagne en maturité, porté par une exigence accrue en matière de transparence et de conformité (compliance). En alignant ses pratiques sur les standards mondiaux et en s’appuyant sur l’écosystème social d’Equity Group Foundation, EquityBCDC ne cherche pas seulement la place de leader, mais celle de la banque « la plus utile » au développement de la RDC.

Par Loic SOUOP

Source : Forbes Afrique

Chine : des robots humanoïdes pulvérisent les records humains au semi-marathon de Pékin

[DIGITAL Business Africa] – La Chine franchit un nouveau cap dans la robotique avancée. Lors du semi-marathon technologique organisé dimanche 19 avril 2026 à Pékin, plusieurs robots humanoïdes ont surpassé les performances humaines sur la distance de 21 kilomètres, illustrant les progrès spectaculaires du pays dans le domaine de l’intelligence artificielle embarquée, de la mobilité autonome et de la robotique de précision.

L’événement a réuni 12 000 coureurs humains et plusieurs robots humanoïdes de conception chinoise, évoluant sur des parcours parallèles afin d’éviter tout risque de collision. Cette démonstration grandeur nature visait à tester les capacités athlétiques, l’endurance mécanique ainsi que l’autonomie décisionnelle des machines dans un environnement réel.

Le robot vainqueur, développé par le constructeur technologique chinois Honor, a terminé l’épreuve en seulement 50 minutes et 26 secondes, battant ainsi le record du monde du semi-marathon humain établi récemment par l’athlète ougandais Jacob Kiplimo à Lisbonne. Une performance qui marque un tournant symbolique dans la compétition entre capacités humaines et intelligence mécanique.

Les équipes de Honor, ancienne filiale de Huawei, ont d’ailleurs occupé les trois premières places du podium, exclusivement avec des robots autonomes, confirmant leur avance technologique sur ce segment stratégique.

Cette édition 2026 contraste fortement avec celle de 2025, marquée par de nombreux incidents techniques ayant empêché la majorité des robots de terminer la course. À l’époque, le meilleur temps robotique dépassait encore 2 heures et 40 minutes, soit plus du double du chrono du vainqueur humain.

Autre évolution majeure cette année : près de la moitié des robots participants ont couru de manière totalement autonome, sans pilotage à distance. Cette avancée témoigne des progrès réalisés en navigation intelligente, en traitement en temps réel et en adaptation dynamique aux conditions de course.

Selon Du Xiaodi, ingénieur chez Honor, le robot vainqueur a bénéficié d’un an de développement intensif, avec notamment des jambes de 90 à 95 cm conçues pour reproduire la foulée des coureurs d’élite, ainsi qu’un système de refroidissement liquide dérivé des technologies utilisées dans les smartphones haut de gamme du groupe.

Au-delà de la performance sportive, ces innovations ouvrent des perspectives industrielles majeures. L’amélioration de la vitesse, de la stabilité structurelle et de la gestion thermique pourrait être transférée vers des applications industrielles, logistiques ou médicales, renforçant ainsi la place de la robotique humanoïde dans l’économie numérique mondiale.

Par Loic SOUOP

VivaTech 2026 : Trois ministères ivoiriens lancent un recrutement massif de startups pour le Pavillon Côte d’Ivoire à Paris [Postulez]

[Digital Business Africa] – Le gouvernement ivoirien, à travers une synergie ministérielle inédite, offre une prise en charge totale aux startups locales souhaitant exposer au Pavillon Côte d’Ivoire lors de la prochaine édition de Viva Technology à Paris. Les entrepreneurs ont jusqu’au 21 avril 2026 pour postuler.
La Côte d’Ivoire passe à l’offensive pour l’édition 2026 de Viva Technology, le rendez-vous mondial de l’innovation et des startups. Dans une dynamique de promotion de l’écosystème “Made in Côte d’Ivoire“, le Ministère de la Transition Numérique et de l’Innovation Technologique a annoncé l’ouverture des candidatures pour sélectionner les pépites qui représenteront le pays au cœur de la capitale française.

Un accompagnement 100% pris en charge

Pour lever les barrières financières souvent liées à l’internationalisation, l’État ivoirien mise sur une collaboration étroite entre trois portefeuilles stratégiques :
* Le Ministère de la Transition Numérique et de l’Innovation Technologique ;
* Le Ministère de la Promotion de la Jeunesse (via l’Agence Emploi Jeunes) ;
Le Ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat.
Les startups sélectionnées bénéficieront d’un pack complet incluant le billet d’avion aller-retour, l’hébergement à Paris, ainsi que le précieux Pass exposant.

Objectif : Scaler et séduire les investisseurs

L’enjeu de cette mission est clair : permettre aux entrepreneurs ivoiriens de sortir de leurs frontières nationales pour se confronter au marché global.
Le Pavillon Côte d’Ivoire servira de vitrine pour :
1. Pitcher devant des investisseurs internationaux de premier plan.
2. Nouer des partenariats stratégiques avec des géants de la tech.
3. Scaler (accélérer la croissance) en s’inspirant des meilleures pratiques mondiales.
“C’est une opportunité unique pour nos pépites locales de démontrer que l’innovation ivoirienne possède la maturité nécessaire pour s’imposer sur la scène internationale”, souligne-t-on en substance au sein du comité d’organisation.

Comment postuler ?

Les startups intéressées doivent soumettre leur dossier via le formulaire officiel avant la date butoir du mardi 21 avril 2026 à 23h59.
Alors que la compétition entre les hubs technologiques africains (Nigéria, Kenya, Égypte, Sénégal) s’intensifie, la Côte d’Ivoire confirme, par cette initiative, son ambition de devenir le leader incontesté de la tech en Afrique francophone.
Par Digital Business Africa

Burundi : Le ministère des Finances cité dans une affaire de gré à gré pour des contrats informatiques évalués à 30 millions de dollars

[DIGITAL Business Africa] – L’affaire des marchés informatiques au ministère des Finances, du Budget et de l’Economie numérique prend de l’épaisseur. King Umurundi Freedom, une organisation à but non lucratif engagée pour les droits humains, la démocratie et la bonne gouvernance au Burundi, remet en cause l’acquisition et la mise en place d’un Système intégré de Gestion des Finances publiques du Burundi (SIGFP_BI) par le ministère dirigé par le Dr. Alain Ndikumana.

L’organisation King Umurundi Freedom dénonce des marchés informatiques sensibles, des soupçons de favoritisme, des conflits d’intérêts allégués, une procédure relancée dans des conditions contestées et un projet soutenu par la Banque mondiale, dont l’enveloppe pourrait atteindre 30 millions de dollars américains.

Selon la circulaire ministère de la Communication, des Technologies de l’information et des Médias du 17 mars 2025, le SIGFP_BI doit pouvoir servir tous les ministères et les institutions constitutionnelles.

Les exigences en matière de qualifications sont : (a) Capacité financière : (b) (i) (ii) (i) Disposer d’avoirs liquides ou avoir accès à des actifs non grevés ou des lignes de crédit, etc. autres que l’avance de démarrage éventuelle, à des montants suffisants pour subvenir aux besoins de trésorerie nécessaires à l’exécution du marché objet de la présente demande de propositions à hauteur d’un montant au moins égal à Cinq Cent Mille (500,000.00) Dollar US ou l’équivalent dans un autre instrument librement convertible et net de ses autres engagements.

La justification est établie par des déclarations appropriées des banques ou organismes financiers habilités : Avoir un Chiffre d’Affaires annuel moyen d’au moins un million cinq cents mille (1,500,000.00) de Dollar US ou l’équivalent dans un autre instrument librement convertible, au cours des cinq dernières années fiscales du pays d’origine du soumissionnaire.

Les entreprises soumissionnaires devraient avoir réalisé avec succès et preuves à l’appui au moins un (01) marché de développement d’un système intégré de gestion des finances publiques capable de gérer le programme budgétaire, au cours de la période commençant le 1ᵉʳ janvier 2014 à la date de soumission de la proposition, d’une valeur minimale équivalente à deux millions (2,000,000.00 US$) de dollars néanmoins.

Le système d’exploitation requis pour le SIGFP_BI est Microsoft Server 2019 Enterprise ou une version supérieure, que ce soit pour les serveurs de bases de données ou les serveurs d’applications.

À en croire l’organisation King Umurundi Freedom, l’entreprise adjudicatrice du projet appelée MEDIABOX ne cocherait pas toutes les cases de l’appel à candidatures. D’après King Umurundi Freedom, MEDIABOX n’apparaît pas comme un prestataire parmi d’autres. L’entreprise est décrite comme l’acteur central d’un système présumé d’influence autour de marchés publics stratégiques, indique l’organisation.

Par Jean Materne Zambo