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RD Congo : L’urgence de connecter les territoires les plus éloignés

[DIGITAL Business Africa] – L’avenir du numérique en RD Congo était au centre des débats entre des cadres du FDSU, des ministères en charge de l’Economie numérique, Postes Télécommunication et de l’ARPTC. L’ UNESCO et le Fonds de Développement du Service Universel (FDSU) et Internet Society (ISOC) ont tenu un atelier stratégique sur la connectivité ce 21 avril 2026 à Kinshasa.

Cette concertation a permis de renforcer la coordination interinstitutionnelle et à doter les participants d’outils nécessaires pour concevoir, financer et soutenir des réseaux communautaires inclusifs, adaptés aux réalités locales, notamment en zones rurales et enclavées.

L’atelier a réuni le DG du FDSU, Paterne Kadiat, et du Vice-Président de ISOC AFRICA, Dawit Bekele, le Représentant de l’UNESCO en RDC, Dr Isaias Barreto da Rosa le représentant de l’UNESCO, qui a souligné l’urgence de connecter les territoires les plus éloignés, en vue de rapprocher les citoyens des opportunités économiques, éducatives et sociales offertes par le numérique. Selon Augustin Kibassa Maliba, ministre de l’ Économie numérique, le taux de pétrole pénétration internet en RDC est de 34% en 2026 contre 16% en 2019.

Un taux relativement faible. Ce qui constitue un frein au développement pour un pays. Le numérique permet par exemple le développement du commerce à distance ( e-commerce), grâce auquel ventes et achats se font via le réseau.  , Avec à la clé des gains de temps et d’argent.

Sur le plan administratif, Internet offre également d’énormes facilités, notamment dans la centralisation des données ou en rendant plus faciles les démarches administratives.

Toutefois, des initiatives sont annoncées ou déjà prises pour réduire le fossé numérique. Pendant le MWC 2026, la RD Congo a été retenueparmi les pays africains qui serviront de marchés tests pour la vente des terminaux 4G entre 30 et 40 dollars.

Une autre mesure pour réduire la fracture numérique, l’autorisation des services Starlink en RDC depuis mai 2025. La technologie devrait offrir un internet haut débit par satellite.

Par Jean Materne Zambo ( UNESCO)

E-education/RD Congo : Certains modules d’enseignement digitalisés

[DIGITAL Business Africa] – Le slogan “éducation pour tous” en RD Congo vaut son pesant d’or. Le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté (EDU-NC) et l’ UNESCO croient à cet idéal. Les experts du ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté ont présenté, ce lundi 20 avril, à Kinshasa, des modules digitaux destinés aux enseignants et aux directeurs d’écoles en fonction. Cela après neuf jours de mission.

Au cours de cet atelier, les participants ont pu évaluer, selon les autorités, les résultats obtenus, identifier les acquis à consolider et dégager des pistes pour les prochaines phases du projet.

Les modules prioritaires digitalisés concernent la lecture, l’écriture, les mathématiques, les pédagogies inclusives, le leadership et l’initiation au numérique.

Une avancée majeure dans le domaine de la formation continue en témoigne Christelle Nsambu, directrice-cheffe de service à la Direction de l’éducation à la vie courante (DEVC), représentant le secrétaire général du ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté.

« Cette initiative permet d’élargir la couverture de la formation et d’améliorer les pratiques pédagogiques ainsi que la gestion scolaire sur l’ensemble du territoire. Elle contribue également à moderniser les dispositifs institutionnels tout en consolidant le rôle des structures nationales de pilotage », a-t-elle déclaré.

Même son de cloche pour le représentant de l’UNESCO en RDC, Isaias Barrett Da Rosa.

« Elle (cette initiative) permet de lever les contraintes d’accessibilité géographique et logistique, tout en proposant des formations flexibles, inclusives et adaptées à un environnement parfois marqué par un déficit de compétences », a-t-il indiqué.

En numérisant ces contenus, le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté compte rehausser le niveau des personnels en zones rurales. Selon le représentant de l’UNESCO en RDC, Isaias Barrett Da Rosa, ces modules constituent « un socle essentiel » pour améliorer les pratiques de classe et renforcer les compétences professionnelles, tout en traduisant la vision d’un système éducatif « capable de s’adapter et d’évoluer, en plaçant l’enseignant et le directeur d’école au cœur du changement ».

La mission de neuf jours des autorités avec la collaboration de l’ UNESCO s’est déroulée du 12 au 20 avril 2026 à Mbanza-Ngungu, dans la province du Kongo Central, dans le cadre du projet EFFICACE.

Par Jean Materne Zambo, source : edu-nc.gouv.cd

Académie virtuelle du CAMES: Développer l’enseignement supérieur numérique en Afrique

[DIGITAL Business Africa] – L’enseignement supérieur africain œuvre à bâtir un édifice académique numérique commun et ambitieux. Le Conseil des ministres du Conseil africain et malgache pour l’Enseignement supérieur (CAMES) abrite du 20 au 23 avril 2026 un atelier fondateur de l’Académie virtuelle du CAMES (AVI-CAMES) à Conakry (Guinée).

La cérémonie de lancement  de l’atelier a été présidée par la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique de la République de Guinée, Dr Diaka Sidibé, présidente en exercice du Conseil des ministres du CAMES, en présence d’autres maîtres du savoir, à l’instar du secrétaire général du Conseil africain et malgache pour l’Enseignement supérieur – CAMES, Pr Souleymane Konaté, qui a présenté le rôle futur de cette institution futuriste.

« L’AVI-CAMES constituera, à terme, un centre de services scientifiques et pédagogiques dédié aux États, aux IESR, aux organisations sous-régionales/ régionales, aux collectivités locales…” a-t-il dit.

L’objectif de l’AVI-CAMES est de digitaliser et mutualiser les ressources pédagogiques entre universités africaines. L’institution représente, selon le CAMES, un outil ambitieux de capitalisation des acquis et de mutualisation des ressources, au service des États membres et des Institutions d’Enseignement supérieur et de Recherche.

La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique de la République de Guinée, Dr Diaka Sidibé, présidente en exercice du Conseil des ministres du CAMES, a promis :

« Par l’AVI-CAMES, nous créons un levier de développement des compétences sans frontières, permettant à nos chercheurs et étudiants de rayonner à l’échelle internationale », a-t-elle dit.

Le secrétaire général du Conseil africain et malgache pour l’Enseignement Supérieur – CAMES, Pr Souleymane Konaté, a rappelé les grands défis de l’Enseignement supérieur et les enjeux du développement du numérique et de l’Intelligence artificielle pour l’Afrique.

Par Jean Materne Zambo

Gabon : jusqu’à 50 millions FCFA d’amende, le pays serre la vis sur les réseaux sociaux et l’intelligence artificielle

[Digital Business Africa] – Le Gabon renforce considérablement son cadre juridique du numérique avec l’adoption de l’ordonnance nᵒ 0011/PR/2026 du 26 février 2026, officiellement publiée le 8 avril dernier. À travers ce texte composé de 55 articles répartis en 11 chapitres, les autorités redéfinissent en profondeur les règles encadrant l’usage des réseaux sociaux, des plateformes numériques ainsi que le recours à l’intelligence artificielle sur le territoire national. L’objectif affiché est de mieux contrôler l’espace numérique, lutter contre les abus en ligne et renforcer la cybersécurité.

L’une des mesures les plus marquantes de cette réforme concerne la fin de l’anonymat sur Internet. Désormais, toute personne souhaitant accéder à une plateforme numérique devra obligatoirement fournir son nom, son domicile ainsi que son numéro d’identification personnel (NIP). Les fournisseurs de services numériques auront également l’obligation de vérifier l’identité des utilisateurs résidant au Gabon, instaurant ainsi un système de traçabilité renforcée des activités en ligne. Cette disposition vise notamment à limiter les faux profils, les campagnes de désinformation et les infractions commises sous couvert d’anonymat.

Le texte introduit également un durcissement de la responsabilité des utilisateurs. Chaque internaute devient pleinement responsable des contenus qu’il publie sur les réseaux sociaux. Une responsabilité dite « solidaire » est également instaurée pour les personnes impliquées dans la diffusion massive de contenus jugés illicites, notamment par le partage ou la viralisation de publications sensibles. Les administrateurs de groupes sur les réseaux sociaux sont eux aussi directement concernés, avec une obligation de modération active et de signalement des dérives observées dans leurs communautés numériques.

L’encadrement de l’intelligence artificielle constitue un autre pilier majeur de cette ordonnance. Le texte impose davantage de transparence sur les contenus générés par des systèmes automatisés et interdit formellement les deepfakes lorsqu’ils portent atteinte à la dignité des personnes ou servent des objectifs de manipulation. L’usurpation d’identité réalisée à l’aide d’outils d’intelligence artificielle est désormais considérée comme une circonstance aggravante, traduisant la volonté du législateur de prévenir les dérives liées aux technologies génératives.

Sur le plan de la protection des mineurs, la majorité numérique est désormais fixée à 16 ans. En dessous de cet âge, l’accès aux réseaux sociaux sera soumis à une autorisation parentale obligatoire. Les plateformes devront mettre en place des dispositifs de vérification d’âge ainsi que des mécanismes de filtrage afin de limiter l’exposition des jeunes utilisateurs aux contenus violents, haineux ou à caractère pornographique. Cette orientation rapproche le Gabon des nouvelles tendances internationales en matière de protection de l’enfance dans l’environnement numérique.

Le dispositif prévoit également une procédure judiciaire accélérée permettant à une autorité compétente d’ordonner en urgence le retrait de contenus sensibles ou la suspension de comptes dans un délai de 24 heures. Un droit de réponse obligatoire sous 48 heures est également instauré en cas de mise en cause publique. Sur le plan répressif, les sanctions prévues sont particulièrement dissuasives : les opérateurs défaillants s’exposent à des amendes pouvant atteindre 50 millions de FCFA, tandis que certaines infractions graves liées à la cybersécurité ou à la diffusion de contenus illicites pourront entraîner des peines d’emprisonnement. Les acteurs du numérique disposent toutefois d’une période transitoire de 12 mois pour se conformer à ces nouvelles exigences.

Cette réforme s’inscrit dans un contexte plus large de renforcement de la gouvernance numérique au Gabon. Depuis plusieurs semaines, l’accès aux réseaux sociaux fait déjà l’objet de restrictions temporaires sous l’impulsion de la Haute Autorité de la Communication. Si cette ordonnance vise à formaliser durablement le cadre légal du numérique, elle soulève également plusieurs interrogations, notamment sur la protection des données personnelles, le respect de la vie privée et la capacité réelle des grandes plateformes internationales à adapter leurs standards globaux à des exigences nationales spécifiques.

Le défi sera aussi technique qu’économique. La vérification systématique des identités, la modération automatisée des contenus et la conformité réglementaire exigeront des investissements importants de la part des opérateurs et des plateformes numériques. Le Gabon entre ainsi dans une nouvelle phase de sa transformation digitale, où innovation, cybersécurité et régulation devront désormais avancer de manière étroitement liée.

Par Loic SOUOP

Banda KANI sur Balafon TV : « Le numérique est un couteau : sans projet stratégique national, les réseaux sociaux deviendront l’arme de notre propre déstabilisation »

[DIGITAL Business Africa] – Invité ce matin sur le plateau de l’émission Sacré Matin sur Balafon TV, Banda Kani, figure politique bien connue, a livré un diagnostic sans concession sur la gestion du cyberespace camerounais. Pour lui, l’État semble avoir démissionné face à la « jungle » des réseaux sociaux, mettant en péril non seulement l’image de marque du pays, mais aussi l’équilibre mental des futures générations.

Un État « consommateur » face au défi stratégique

Pour Banda Kani, le problème racine est l’absence de vision souveraine sur les outils numériques. Il déplore que le Cameroun subisse la technologie au lieu de la piloter.

« Les Africains dans les réseaux sociaux, c’est quoi ? On consomme comme on consomme le portable. Le premier consommateur, c’est l’État lui-même. Il faut un projet stratégique en matière du numérique dans notre pays. »

L’invité souligne un paradoxe flagrant : alors que le Chef de l’État avait annoncé la création d’une « armée numérique », le désordre semble s’être généralisé, alimenté par la fuite récurrente de documents confidentiels qui inondent les plateformes. Selon lui, cette porosité numérique est la preuve d’une « faiblesse stratégique » où les outils de l’État sont détournés pour des batailles de clans internes.

Un cadre législatif jugé obsolète

Interrogé sur le rôle des institutions de régulation comme l’ANTIC, Banda Kani se montre sceptique. S’appuyant sur des échanges avec des experts en cybersécurité, il affirme que l’arsenal juridique actuel est totalement déconnecté de la vitesse du web.

« Le dispositif législatif est très faible. Et ça se traduit par l’excès de laisser-aller qui fait loi dans nos réseaux sociaux. Un État doit se protéger parce que pour protéger tout le monde, il faut que l’État soit en mesure de se protéger lui-même. »

Il appelle à une « fermeté extrême » et à un renforcement de l’écosystème juridique pour mettre fin au sentiment d’impunité qui règne sur la toile, où « n’importe quel quidam peut s’attaquer à l’honneur d’un citoyen » en un clic.

Le numérique, entre menace et opportunité de développement

Au-delà de la répression, c’est la question de l’éducation et de la maîtrise de l’outil qui préoccupe Banda Kani. Citant l’exemple de la Chine, il plaide pour une régulation stricte de l’accès aux réseaux sociaux, notamment pour les mineurs, afin de préserver « l’architecture mentale » des enfants face à la puissance dévastatrice des écrans.

Banda Kani prévient donc que le numérique est une arme à double tranchant dont le Cameroun doit impérativement reprendre le contrôle.

« L’outil numérique est très puissant. Ça va vite, très vite. Ça peut être un puissant moyen de relever nos sociétés, mais s’il n’y a pas un véritable projet stratégique, ça va être le moyen par lequel on va nous déstabiliser. »

Par Loic SOUOP

« Le digital n’est plus une option, c’est le cœur de notre métier » : Willy Mulamba détaille l’offensive numérique d’EquityBCDC en RDC

[DIGITAL Business Africa] – Portée par les ambitions continentales d’Equity Group Holdings, la filiale congolaise EquityBCDC accélère son rythme. Avec un objectif de 30 millions de clients d’ici 2030, la banque mise sur une convergence inédite entre présence physique et transformation digitale radicale. Son directeur général, Willy Mulamba, dévoile sa stratégie pour 2026 : faire du mobile Banking le levier majeur de l’inclusion financière et du développement économique en République démocratique du Congo.

Dans le paysage bancaire de la République démocratique du Congo, EquityBCDC (filiale à 84,1 % du géant kényan Equity Group Holdings) s’impose comme un acteur pivot. Après une année 2025 marquée par une croissance robuste et le succès du produit « Libanga », l’institution financière se projette vers un exercice 2026 placé sous le signe de l’hyper-digitalisation.

La banque dans la poche : l’accélération digitale

Pour Willy Mulamba, l’enjeu ne réside plus dans la transition élémentaire vers le numérique, mais dans son accélération.

« En 2026, notre priorité absolue est l’accélération de la transformation digitale. Nous voulons que chaque Congolais puisse porter sa banque dans sa poche », affirme-t-il.

Cette stratégie vise à réduire la fracture géographique dans un pays aux dimensions continentales. En investissant massivement dans le mobile Banking, EquityBCDC entend transformer l’interaction bancaire : d’une simple transaction, elle doit devenir un outil d’émancipation accessible à tous, y compris dans les zones les plus reculées.

Sécurité et résilience : le rempart cyber

Qui dit digitalisation accrue dit exposition aux risques. Sur ce point, le top management se veut rassurant. L’établissement applique les standards internationaux du groupe, s’appuyant sur un centre de surveillance opérationnel 24 h/24.

Mais pour le DG, la technologie ne fait pas tout : « La protection des données commence par une vigilance partagée ». Un investissement continu dans l’éducation numérique des clients accompagne donc le déploiement des infrastructures techniques pour contrer les menaces cybernétiques.

L’hyperproximité comme modèle de croissance

Malgré l’offensive numérique, EquityBCDC ne délaisse pas le terrain. Le modèle défendu est celui d’une convergence entre le digital et le “cash”. Le réseau d’agents « EquityBCDC Express » continue de s’étendre pour sécuriser et fluidifier la circulation fiduciaire, notamment pour les PME et les entrepreneurs locaux.

Cette résilience s’illustre particulièrement dans l’Est du pays. Malgré les crises politiques et sécuritaires, la banque maintient ses opérations en adaptant ses canaux numériques là où la mobilité est entravée.

« Nous croyons que l’inclusion financière est un facteur de stabilité et de reconstruction », souligne Willy Mulamba.

Vers un standard financier mondial

Le marché congolais gagne en maturité, porté par une exigence accrue en matière de transparence et de conformité (compliance). En alignant ses pratiques sur les standards mondiaux et en s’appuyant sur l’écosystème social d’Equity Group Foundation, EquityBCDC ne cherche pas seulement la place de leader, mais celle de la banque « la plus utile » au développement de la RDC.

Par Loic SOUOP

Source : Forbes Afrique

Chine : des robots humanoïdes pulvérisent les records humains au semi-marathon de Pékin

[DIGITAL Business Africa] – La Chine franchit un nouveau cap dans la robotique avancée. Lors du semi-marathon technologique organisé dimanche 19 avril 2026 à Pékin, plusieurs robots humanoïdes ont surpassé les performances humaines sur la distance de 21 kilomètres, illustrant les progrès spectaculaires du pays dans le domaine de l’intelligence artificielle embarquée, de la mobilité autonome et de la robotique de précision.

L’événement a réuni 12 000 coureurs humains et plusieurs robots humanoïdes de conception chinoise, évoluant sur des parcours parallèles afin d’éviter tout risque de collision. Cette démonstration grandeur nature visait à tester les capacités athlétiques, l’endurance mécanique ainsi que l’autonomie décisionnelle des machines dans un environnement réel.

Le robot vainqueur, développé par le constructeur technologique chinois Honor, a terminé l’épreuve en seulement 50 minutes et 26 secondes, battant ainsi le record du monde du semi-marathon humain établi récemment par l’athlète ougandais Jacob Kiplimo à Lisbonne. Une performance qui marque un tournant symbolique dans la compétition entre capacités humaines et intelligence mécanique.

Les équipes de Honor, ancienne filiale de Huawei, ont d’ailleurs occupé les trois premières places du podium, exclusivement avec des robots autonomes, confirmant leur avance technologique sur ce segment stratégique.

Cette édition 2026 contraste fortement avec celle de 2025, marquée par de nombreux incidents techniques ayant empêché la majorité des robots de terminer la course. À l’époque, le meilleur temps robotique dépassait encore 2 heures et 40 minutes, soit plus du double du chrono du vainqueur humain.

Autre évolution majeure cette année : près de la moitié des robots participants ont couru de manière totalement autonome, sans pilotage à distance. Cette avancée témoigne des progrès réalisés en navigation intelligente, en traitement en temps réel et en adaptation dynamique aux conditions de course.

Selon Du Xiaodi, ingénieur chez Honor, le robot vainqueur a bénéficié d’un an de développement intensif, avec notamment des jambes de 90 à 95 cm conçues pour reproduire la foulée des coureurs d’élite, ainsi qu’un système de refroidissement liquide dérivé des technologies utilisées dans les smartphones haut de gamme du groupe.

Au-delà de la performance sportive, ces innovations ouvrent des perspectives industrielles majeures. L’amélioration de la vitesse, de la stabilité structurelle et de la gestion thermique pourrait être transférée vers des applications industrielles, logistiques ou médicales, renforçant ainsi la place de la robotique humanoïde dans l’économie numérique mondiale.

Par Loic SOUOP

VivaTech 2026 : Trois ministères ivoiriens lancent un recrutement massif de startups pour le Pavillon Côte d’Ivoire à Paris [Postulez]

[Digital Business Africa] – Le gouvernement ivoirien, à travers une synergie ministérielle inédite, offre une prise en charge totale aux startups locales souhaitant exposer au Pavillon Côte d’Ivoire lors de la prochaine édition de Viva Technology à Paris. Les entrepreneurs ont jusqu’au 21 avril 2026 pour postuler.
La Côte d’Ivoire passe à l’offensive pour l’édition 2026 de Viva Technology, le rendez-vous mondial de l’innovation et des startups. Dans une dynamique de promotion de l’écosystème “Made in Côte d’Ivoire“, le Ministère de la Transition Numérique et de l’Innovation Technologique a annoncé l’ouverture des candidatures pour sélectionner les pépites qui représenteront le pays au cœur de la capitale française.

Un accompagnement 100% pris en charge

Pour lever les barrières financières souvent liées à l’internationalisation, l’État ivoirien mise sur une collaboration étroite entre trois portefeuilles stratégiques :
* Le Ministère de la Transition Numérique et de l’Innovation Technologique ;
* Le Ministère de la Promotion de la Jeunesse (via l’Agence Emploi Jeunes) ;
Le Ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat.
Les startups sélectionnées bénéficieront d’un pack complet incluant le billet d’avion aller-retour, l’hébergement à Paris, ainsi que le précieux Pass exposant.

Objectif : Scaler et séduire les investisseurs

L’enjeu de cette mission est clair : permettre aux entrepreneurs ivoiriens de sortir de leurs frontières nationales pour se confronter au marché global.
Le Pavillon Côte d’Ivoire servira de vitrine pour :
1. Pitcher devant des investisseurs internationaux de premier plan.
2. Nouer des partenariats stratégiques avec des géants de la tech.
3. Scaler (accélérer la croissance) en s’inspirant des meilleures pratiques mondiales.
“C’est une opportunité unique pour nos pépites locales de démontrer que l’innovation ivoirienne possède la maturité nécessaire pour s’imposer sur la scène internationale”, souligne-t-on en substance au sein du comité d’organisation.

Comment postuler ?

Les startups intéressées doivent soumettre leur dossier via le formulaire officiel avant la date butoir du mardi 21 avril 2026 à 23h59.
Alors que la compétition entre les hubs technologiques africains (Nigéria, Kenya, Égypte, Sénégal) s’intensifie, la Côte d’Ivoire confirme, par cette initiative, son ambition de devenir le leader incontesté de la tech en Afrique francophone.
Par Digital Business Africa

Burundi : Le ministère des Finances cité dans une affaire de gré à gré pour des contrats informatiques évalués à 30 millions de dollars

[DIGITAL Business Africa] – L’affaire des marchés informatiques au ministère des Finances, du Budget et de l’Economie numérique prend de l’épaisseur. King Umurundi Freedom, une organisation à but non lucratif engagée pour les droits humains, la démocratie et la bonne gouvernance au Burundi, remet en cause l’acquisition et la mise en place d’un Système intégré de Gestion des Finances publiques du Burundi (SIGFP_BI) par le ministère dirigé par le Dr. Alain Ndikumana.

L’organisation King Umurundi Freedom dénonce des marchés informatiques sensibles, des soupçons de favoritisme, des conflits d’intérêts allégués, une procédure relancée dans des conditions contestées et un projet soutenu par la Banque mondiale, dont l’enveloppe pourrait atteindre 30 millions de dollars américains.

Selon la circulaire ministère de la Communication, des Technologies de l’information et des Médias du 17 mars 2025, le SIGFP_BI doit pouvoir servir tous les ministères et les institutions constitutionnelles.

Les exigences en matière de qualifications sont : (a) Capacité financière : (b) (i) (ii) (i) Disposer d’avoirs liquides ou avoir accès à des actifs non grevés ou des lignes de crédit, etc. autres que l’avance de démarrage éventuelle, à des montants suffisants pour subvenir aux besoins de trésorerie nécessaires à l’exécution du marché objet de la présente demande de propositions à hauteur d’un montant au moins égal à Cinq Cent Mille (500,000.00) Dollar US ou l’équivalent dans un autre instrument librement convertible et net de ses autres engagements.

La justification est établie par des déclarations appropriées des banques ou organismes financiers habilités : Avoir un Chiffre d’Affaires annuel moyen d’au moins un million cinq cents mille (1,500,000.00) de Dollar US ou l’équivalent dans un autre instrument librement convertible, au cours des cinq dernières années fiscales du pays d’origine du soumissionnaire.

Les entreprises soumissionnaires devraient avoir réalisé avec succès et preuves à l’appui au moins un (01) marché de développement d’un système intégré de gestion des finances publiques capable de gérer le programme budgétaire, au cours de la période commençant le 1ᵉʳ janvier 2014 à la date de soumission de la proposition, d’une valeur minimale équivalente à deux millions (2,000,000.00 US$) de dollars néanmoins.

Le système d’exploitation requis pour le SIGFP_BI est Microsoft Server 2019 Enterprise ou une version supérieure, que ce soit pour les serveurs de bases de données ou les serveurs d’applications.

À en croire l’organisation King Umurundi Freedom, l’entreprise adjudicatrice du projet appelée MEDIABOX ne cocherait pas toutes les cases de l’appel à candidatures. D’après King Umurundi Freedom, MEDIABOX n’apparaît pas comme un prestataire parmi d’autres. L’entreprise est décrite comme l’acteur central d’un système présumé d’influence autour de marchés publics stratégiques, indique l’organisation.

Par Jean Materne Zambo

À Washington, Equity Group et la RDC engagent une alliance stratégique pour accélérer l’inclusion numérique et financière

[DIGITAL Business Africa] – En marge d’une mission officielle aux États-Unis, une convergence stratégique s’esquisse entre les autorités congolaises et un acteur bancaire panafricain de premier plan. Au cœur des discussions : faire du numérique un levier structurant de transformation économique en République démocratique du Congo.

À Washington, le ministre de l’Économie numérique, Augustin Kibassa Maliba, a échangé avec une délégation du groupe Equity Group Holdings, conduite par son CEO James Mwangi. Cette rencontre illustre une dynamique de rapprochement entre politiques publiques et secteur financier autour d’un objectif commun : accélérer la digitalisation des services et démocratiser l’accès aux outils numériques.

Une alliance public-privé au service de la transformation digitale

L’intérêt manifesté par Equity Group ne relève pas d’une simple logique d’expansion bancaire. Il s’inscrit dans une approche plus systémique, où les institutions financières deviennent des acteurs clés de la transformation digitale des États.

Pour le gouvernement congolais, l’enjeu est clair : structurer des partenariats capables de soutenir la mise en œuvre de politiques publiques numériques ambitieuses, tout en garantissant leur accessibilité à l’ensemble de la population. Le ministre a ainsi insisté sur la nécessité de traduire rapidement ces échanges en actions concrètes, dans un contexte où les attentes en matière de services numériques sont croissantes.

Un modèle intégré : technologie, équipements et financement

Au cœur des discussions figure un modèle combinant trois dimensions essentielles : l’accès aux technologies, la disponibilité des équipements et des mécanismes de financement adaptés.

Cette approche vise notamment à lever l’un des principaux freins à la transformation numérique en Afrique : le coût d’accès aux outils digitaux. En facilitant l’acquisition de terminaux connectés à des conditions financières accessibles, tout en garantissant une connectivité abordable, le partenariat envisagé pourrait contribuer à élargir significativement la base des utilisateurs de services numériques.

Au-delà de l’équipement, l’ambition est également de renforcer l’usage. L’accès facilité à des services bancaires numériques, à des plateformes administratives ou à des programmes publics digitalisés pourrait ainsi transformer en profondeur la relation entre l’État et les citoyens.

Inclusion financière et numérique : un levier de développement

L’initiative portée par Equity Group s’inscrit dans une tendance de fond observée sur le continent : la convergence entre inclusion financière et inclusion numérique. En Afrique, ces deux dynamiques sont de plus en plus indissociables.

En facilitant l’ouverture de comptes bancaires via des canaux digitaux et en réduisant les barrières d’entrée, les institutions financières jouent un rôle déterminant dans l’élargissement de l’accès aux services formels. Parallèlement, la digitalisation des services publics permet d’améliorer leur efficacité, leur transparence et leur portée.

Dans le cas de la RDC, pays à fort potentiel démographique et économique, cette double inclusion pourrait constituer un accélérateur majeur de croissance.

Une opportunité stratégique pour la RDC

Cette initiative intervient dans un contexte où plusieurs pays africains cherchent à accélérer leur transition vers des économies numériques. Pour la RDC, l’enjeu est de structurer un écosystème capable de soutenir cette transformation à grande échelle.

Le rapprochement avec un groupe comme Equity, reconnu pour ses capacités d’innovation et sa présence régionale, pourrait ainsi offrir des opportunités en matière de transfert de compétences, de déploiement de solutions technologiques et de mobilisation de financements.

Reste désormais à transformer cette volonté commune en partenariats opérationnels, avec des résultats tangibles pour les citoyens et les entreprises.

Vers une nouvelle génération de partenariats en Afrique

Au-delà du cas congolais, cette rencontre illustre une évolution plus large du rôle des acteurs privés dans les politiques de transformation numérique en Afrique. Les banques, longtemps perçues comme de simples financeurs, s’imposent désormais comme des partenaires technologiques et stratégiques.

Ce repositionnement pourrait redéfinir les modèles de collaboration entre États et secteur privé, en mettant davantage l’accent sur des solutions intégrées, orientées vers l’impact et l’inclusion.

Dans cette perspective, l’initiative en cours entre la RDC et Equity Group pourrait bien préfigurer une nouvelle génération de partenariats, où finance, technologie et politiques publiques convergent pour accélérer le développement numérique du continent.

Par Digital Business Africa

RD Congo : Des jeunes engagés à promouvoir la paix et la sécurité à l’Est (Goma) via les NTIC

[DIGITAL Business Africa] – La ville de Goma en proie à l’insécurité pourrait connaître une relative accalmie. Et cela ne se fera pas par la force du feu, mais par celle des mots. Des jeunes de l’organisation UWEMA ASBL ont initié, mi-avril 2026, un projet non violent visant à promouvoir la paix et la sécurité à travers les nouvelles technologies de l’information et de la communication( NTIC)

Ces jeunes engagés ont choisi pour armes les idées, qui pourront décocher à travers différents types de contenus édifiants, notamment des vidéos, des publications sur les réseaux sociaux et des messages de sensibilisation.

L’initiative s’inscrit dans le cadre du projet « Femmes, Paix et Sécurité en Afrique centrale ». L’initiative bénéficie du financement de l’Agence française de Développement (AFD).

Fatuma est l’une des jeunes membres de l’organisation. Le Consortium femme, paix et sécurité en Afrique centrale rapporte que la jeune fille « incarne parfaitement l’impact de cette initiative. Depuis longtemps, elle nourrissait le désir de sensibiliser à la paix, mais se sentait souvent limitée dans ses moyens d’expression. Grâce à la formation reçue, elle a acquis les compétences nécessaires pour créer et diffuser du contenu engageant. Aujourd’hui, à travers ses publications sur Facebook, elle sensibilise activement sa communauté et favorise les échanges autour de la paix, de la Résolution 1325 et de la cohésion sociale ». 

Comme Fatuma, d’autres jeunes de l’organisation UWEMA ASBL, via leurs différentes plateformes, peuvent aborder des thématiques essentielles telles que la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies, la cohabitation pacifique, la prévention des conflits et le vivre-ensemble.

La résolution 1325 est le premier document formel et légal issu du Conseil de sécurité le 30 octobre 2000. Le texte impose aux différentes parties d’un conflit de respecter le droit des femmes et de soutenir leur participation aux négociations de paix et à la reconstruction post-conflit. La résolution 1325 a été initiée par Netumbo Nandi-Ndaitwah, alors ministre des Affaires féminines de la Namibie, lors de la présidence de ce pays du Conseil de sécurité[].

Par Jean Materne Zambo, source : @FPSACentrale (X)

Botswana : l’Université du Botswana lance un programme de réalité virtuelle pour moderniser l’apprentissage et stimuler l’innovation

[DIGITAL Business Africa] – L’Université du Botswana, à travers son hub d’innovation UniPod, a officiellement lancé le 16 avril son premier programme local de réalité virtuelle (VR), en partenariat avec le Mafikeng Digital Innovation Hub (MDiHub). Cette initiative marque une étape importante dans l’intégration des technologies immersives au service de l’éducation et de la recherche dans le pays.

La solution développée permet aux utilisateurs de visiter et d’interagir virtuellement avec les infrastructures du centre, notamment les laboratoires, sans nécessité de présence physique. Elle introduit ainsi une nouvelle approche de l’apprentissage, fondée sur l’immersion et l’interactivité, tout en facilitant l’accès à des équipements souvent limités ou difficiles d’accès.

Selon Richie Moalosi, directeur d’UniPod, la réalité virtuelle s’impose aujourd’hui comme une technologie clé de la quatrième révolution industrielle. Elle permet de reproduire des environnements réels dans un univers numérique, offrant aux utilisateurs la possibilité d’explorer, d’expérimenter et d’apprendre à distance. Le programme lancé constitue, à ce titre, une première expérience locale structurée, accessible à un large public.

Au-delà du secteur académique, cette innovation ouvre des perspectives dans plusieurs domaines stratégiques. Dans l’éducation, elle favorise un apprentissage plus interactif et expérientiel. Dans le tourisme et l’industrie minière, elle permet de simuler des environnements complexes et de proposer des visites immersives. Elle pourrait également soutenir l’émergence de nouveaux modèles économiques, notamment dans la production de contenus numériques et les services liés aux expériences virtuelles.

Le développement de cette solution a été rendu possible grâce à la collaboration avec le Mafikeng Digital Innovation Hub, dont l’expertise a contribué à structurer et accélérer le projet. Cette dynamique s’inscrit dans un marché mondial en pleine expansion. Selon des estimations du cabinet Grand View Research, le marché de la réalité virtuelle pourrait atteindre 69,6 milliards de dollars d’ici 2028, contre 15,81 milliards de dollars en 2020, soit un taux de croissance annuel moyen de 18 %.

Dans ce contexte, le Botswana affiche clairement son ambition de se positionner sur les technologies émergentes. À travers ce type d’initiatives, le pays entend renforcer ses capacités locales, soutenir l’innovation et améliorer l’employabilité des jeunes. Développer la réalité virtuelle pourrait ainsi contribuer à diversifier l’économie nationale et à accélérer la transition vers des secteurs à forte valeur ajoutée.

 

Par Loic SOUOP

 

 

ICT Africa Summit 2026 : Alger accueille un rendez-vous stratégique pour accélérer la transformation numérique du continent

[DIGITAL Business Africa] – L’édition 2026 de l’ICT Africa Summit se tiendra du 21 au 23 avril au Palais des Expositions des Pins Maritimes à Alger. Placé sous le patronage de plusieurs départements ministériels clés, notamment ceux en charge de l’Intérieur, des Télécommunications, des Startups et de la Formation professionnelle cet événement panafricain ambitionne de renforcer la dynamique de transformation numérique du continent tout en positionnant l’Algérie comme un hub technologique de référence en Afrique.

Considéré comme l’un des principaux rendez-vous africains dédiés aux technologies de l’information et de la communication, le sommet réunira une large diversité d’acteurs : décideurs publics, dirigeants d’entreprises, startups, investisseurs, universitaires et représentants d’institutions. L’objectif est de favoriser les échanges, les partenariats et les investissements autour des enjeux structurants du numérique.

Fort du succès de l’édition précédente, qui avait rassemblé plus de 15 000 visiteurs et 150 exposants, l’ICT Africa Summit franchit un nouveau cap en 2026 avec la structuration de quatre forums thématiques majeurs : HealthTech, e-Government, TransportTech et Oil & Gas. Ces espaces permettront d’aborder, de manière concrète et sectorielle, les défis liés à la modernisation des systèmes de santé, à la digitalisation des services publics, à l’optimisation de la mobilité intelligente et à la transformation numérique de l’industrie énergétique.

Au-delà de ces thématiques, le sommet ouvrira également le débat sur des enjeux stratégiques tels que la souveraineté numérique, la cybersécurité, le développement des villes intelligentes, l’essor des entreprises innovantes, l’éducation numérique et l’industrie 4.0. Ces problématiques, désormais centrales pour les économies africaines, seront au cœur des échanges entre experts et décideurs.

Le programme prévoit un ensemble d’activités à forte valeur ajoutée : conférences de haut niveau, panels d’experts, ateliers techniques, démonstrations de solutions innovantes, rencontres B2B, concours de startups ainsi qu’une exposition internationale réunissant entreprises, institutions et centres de recherche. L’accent sera particulièrement mis sur le renforcement des partenariats public-privé, considérés comme essentiels pour accélérer l’adoption des technologies numériques à l’échelle du continent.

Dans un contexte de compétition technologique mondiale accrue, l’événement mettra en avant la nécessité pour l’Afrique de développer une vision intégrée et prospective de sa souveraineté numérique. Celle-ci passe notamment par le renforcement des infrastructures de connectivité terrestres, maritimes et spatiales afin de garantir une meilleure maîtrise des flux de données.

À cet égard, l’Algérie entend illustrer son positionnement à travers ses avancées en matière d’infrastructures numériques. Le pays s’apprête notamment à franchir le seuil des trois millions de foyers raccordés à la fibre optique (FTTH), avec une amélioration continue de la couverture et des débits Internet. Un modèle établi sur une forte volonté politique et des investissements soutenus, qui pourrait inspirer d’autres pays africains dans la construction de leur avenir numérique.

Avec cette nouvelle édition, l’ICT Africa Summit confirme son rôle de plateforme stratégique pour accompagner l’Afrique dans son ambition de bâtir un écosystème numérique robuste, inclusif et compétitif.

Par Loic SOUOP

RD Congo : Augustin Kibassa Maliba plaide pour plus d’investissements américains pour stimuler la transformation digitale du pays

[DIGITAL Business Africa] – L’implication accrue de capitaux dans la transformation digitale de la RD Congo est l’une des sollicitations du ministre de l’Économie numérique. Augustin Kibassa Maliba a présenté la RDC comme une destination de rêve aux investisseurs américains ce 15 avril 2026. « Investir en RDC, c’est investir dans l’un des marchés les plus prometteurs d’Afrique », a-t-il dit.

Le patron du numérique a rencontré les investisseurs, les responsables du Département d’État des États-Unis et les décideurs économiques à l’initiative de la Chambre de commerce des États-Unis, en collaboration avec le Atlantic Council dans le cadre du programme Digital fast track.

Ce programme stratégique vise à booster le PIB africain d’ici 2030 via la numérisation. Le Digital fast track se concentre sur le Booster le PIB africain d’ici 2030 via la numérisation d’infrastructures robustes (centres de données) et de services numériques pour moderniser le secteur public.

Le ministre Augustin Kibassa Maliba a insisté sur le poids stratégique du marché congolais, avec plus de 100 millions d’habitants, majoritairement jeunes et connectés, et a plaidé pour une implication accrue des capitaux américains dans la transformation digitale du pays.

Cette ambition, a dit le ministre, se structure autour de trois axes majeurs : le déploiement d’infrastructures numériques modernes, la mise en place d’une identité numérique sécurisée et le développement d’une économie digitale dynamique axée sur l’innovation et l’inclusion financière.

Le point d’orgue de cette rencontre a été la signature d’un protocole d’accord avec la société américaine Cybastion, porteuse du programme Digital fast track.

Par Jean Materne Zambo

Taxe sur le mobile money en Afrique : Un frein à l’inclusion financière pour le FMI, l’analyse d’un expert, les solutions de la GSMA

[DIGITAL Business Africa] – La taxe sur l’argent (mobile money) divise. Si d’un côté, elle sert de boost au PIB de l’État, de l’autre côté, on crie au frein à l’inclusion financière. La Global System for Mobile Communications (GSMA) a publié un rapport ce 12 avril 2026, où elle interpelle les autorités sur cette mesure fiscale.

Selon la GSMA, la taxation accrue du mobile money en Afrique entraîne une baisse du volume des transactions et encourageant le retour au cash. Avec un impact direct sur les ménages à faible revenu. L’introduction de taxes (ex: 1% au Ghana ou 0,2% au Cameroun) provoque une baisse significative des volumes de transactions (jusqu’à -51% en Centrafrique), rapporte la GSMA.

D’après le Olivier Djaba, Expert des questions financières, cela provoque une baisse massive de 40 % au Cameroun et de 47 % en RCA de la valeur mensuelle des transactions taxées. Mais pas que : la taxe pousse les utilisateurs à délaisser le numérique pour revenir à l’argent liquide, renforçant l’informalité de l’économie.

L’analyste souligne que « le coût d’efficacité (perte sèche) représente environ 35 % des revenus collectés. Pour 1 dollar récolté, l’économie perd bien plus en opportunités. De quoi attirer l’attention du FMI. Selon le Fonds Monétaire International (FMI), la taxation du mobile money en Afrique, bien que visant à accroître les recettes fiscales, est régressive et freine l’inclusion financière. Elle pénalise disproportionnément les populations non bancarisées et rurales, entraînant une baisse de l’usage au profit des espèces. Ces taxes, souvent faibles en rendement (environ des recettes fiscales), réduisent la numérisation.

Olivier Djaba rappelle la taxation élevée sur l’acquisition des téléphones portables et des intrants. L’actualité s’y prête au Cameroun. Même s’il faut reconnaître qu’il ne s’agit pas d’une nouvelle taxe appliquée aux téléphones mais d’une modalité de collecte (digitalisée) de droits et taxes selon les autorités.

Toutefois, Olivier Djaba indique que ces taxes sont un obstacle à l’accès et une entrave à l’Inclusion numérique.

« Alors que des téléphones basiques suffisent pour le Mobile Money, toute surtaxe à l’entrée empêche des millions d’individus non bancarisés de rejoindre le système financier numérique », observe-t-il.

Une étude du centre international pour la fiscalité et le développement daté de juillet 2024 ressort l’aspect néfaste des taxes sur le mobile money.

« En taxant les SFN (Services Financiers Numériques) plus lourdement que les services financiers traditionnels, comme c’est souvent le cas, on prend le risque de fausser le marché et de décourager l’adoption de ces services.

L’incidence sera probablement plus importante pour les acteurs du marché dont les revenus sont plus faibles. C’est notamment le cas lorsque la taxe est fixée à un pourcentage fixe des frais facturés par les opérateurs, car ces frais représentent une part plus importante des transactions de faible valeur », indique l’étude.

Face à cette fiscalité régressive, la GSMA propose des solutions :

– Introduire des seuils pour les transactions de moindre valeur afin de protéger les consommateurs à faible revenu. Ces seuils peuvent être mis à jour.

– Les personnes ayant des besoins spéciaux et les groupes d’épargne pourraient être exemptés de taxes pour inciter leur accès et leur utilisation de services financiers.

– Assurer l’équité avec les autres produits financiers, en particulier la banque.

– Avoir un impact important sur les politiques de prélèvement de l’argent mobile.

– Équilibrer les revenus générés par la taxe avec les aspects négatifs.

– Les prélèvements devraient être faciles à comprendre et à mettre en œuvre pour les consommateurs et les entreprises. La stabilité et la prévisibilité de l’environnement fiscal est important pour maintenir la confiance et certitude d’investissement.

– Les prélèvements sur l’argent mobile devraient être discutés par toutes les institutions.

– Assurez-vous que les évaluations d’impact des prélèvements soient effectuées ex-ante.

Par Jean Materne Zambo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

🇨🇲Coupure du direct papal : CAMTEL dément toute panne et renvoie la responsabilité à la CRTV

[DIGITAL Business Africa]– Moins de vingt-quatre heures après le communiqué de la Cameroon Radio Television (CRTV) évoquant une « indisponibilité de la fibre optique » comme cause de la coupure du direct lors de la visite du Pape Léon XIV au Cameroun, CAMTEL a réagi avec fermeté. Dans une mise au point publiée le 16 avril 2026, la société nationale des télécommunications rejette catégoriquement toute responsabilité dans l’incident et apporte des précisions techniques détaillées.

CAMTEL dément toute panne sur son réseau

Selon le communiqué signé par Mme Judith Yah Sunday épse Achidi, directrice générale de CAMTEL, « aucune indisponibilité de ses infrastructures, ni faille de son réseau n’est à évoquer ».

Les équipes techniques déployées sur le terrain n’ont relevé aucune rupture de liaison par fibre optique ni aucune panne du réseau Internet pendant la retransmission du discours papal au Palais de l’Unité.

CAMTEL précise que son Centre de supervision des réseaux n’a enregistré aucun dysfonctionnement et qu’aucune réparation n’a été effectuée, rappelant qu’une intervention sur la fibre ne pourrait matériellement se faire en moins de dix minutes. De plus, les autres utilisateurs de la fibre, notamment PRC TV, ont continué à émettre sans interruption.

La CRTV aurait privilégié d’autres dispositifs de diffusion

La mise au point de CAMTEL révèle que la CRTV avait choisi de ne pas utiliser le réseau CAMTEL comme source principale de diffusion :

– À l’aéroport de Nsimalen et sur le trajet vers le Palais de l’Unité, la CRTV s’appuyait sur son propre dispositif satellitaire Fly Away, laissant la fibre comme solution de secours.
– Au Palais de l’Unité, la retransmission reposait sur un système TVU, utilisant les données mobiles d’autres opérateurs locaux — un détail visible à l’écran lors du direct.

Ainsi, le signal principal de diffusion ne transitait pas par la fibre optique de CAMTEL, ce qui, selon l’entreprise, exclut toute implication de son réseau dans la coupure.

Un appel à l’audit technique conjoint

Tout en déplorant « l’accusation publique et hâtive » dont elle estime avoir été victime, CAMTEL se dit ouverte à un audit technique conjoint avec la CRTV et les autorités publiques pour « rétablir la vérité des faits ».

L’entreprise souligne également que si une panne de la fibre optique s’était réellement produite, elle aurait affecté tous les utilisateurs du réseau, y compris PRC TV, qui a pourtant continué à émettre sans aucune interruption durant le direct papal — un argument que CAMTEL présente comme une preuve supplémentaire de la stabilité de son infrastructure.

L’entreprise rappelle avoir déployé des moyens exceptionnels pour renforcer la connectivité sur tous les sites liés à la visite papale.

Un épisode révélateur des tensions

Cet échange de communiqués entre deux institutions publiques met en lumière des tensions techniques et institutionnelles, ainsi qu’une bataille de responsabilités autour d’un incident survenu lors d’un événement national majeur.

En off, certains cadres de Camtel affirment que la CRTV aurait cherché à détourner l’attention d’un choix technologique discutable, allant jusqu’à suggérer que la chaîne publique aurait voulu rendre moins audibles certains passages sensibles du discours du Pape Léon XIV à l’égard des autorités, avant d’imputer la panne à Camtel.

Retrouvez en tout cas les punchlines du Pape Léon XIV à Yaoundé sur la chaîne WhatsApp de Digital Business Africa.

Et un responsable de Camtel de glisser, avec humour : « On a passé l’année à étudier Enéo, la CRTV est venue à l’examen. »

Par Digital Business Africa

PROMOTE 2026 : Partenariat renouvelé entre Afriland First Bank et la Fondation Inter-Progress pour connecter les entreprises

[DIGITAL Business Africa] – Afriland First Bank et la Fondation Inter-Progress célèbrent les noces de cire (quatre ans de mariage). Pour renforcer cette union, Célestin Guela Simo, DG d’ Afriland First, et Pierre Zumback, Haut conseiller attaché à la présidence de la Fondation internationale Inter-progress, ont signé une convention de partenariat ce 15 avril 2026 à Yaoundé.

Ce qui fait d’Afriland first Bank le partenaire majeur de la dixième édition du Salon International de l’Entreprise, de la PME et du Partenariat de Yaoundé (PROMOTE), qui se tiendra du 12 au 21 juin 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé.

Le thème de cette foire biennal est : « Entreprises privées et environnement des affaires : « Quels repères face aux défis économiques nationaux et internationaux ? ».

Comme en 2024, Afriland First Bank revêt le costume de partenariat majeur. Et ce n’est pas un fait de hasard comme l’atteste Pierre Zumback, Haut conseiller attaché à la présidence de la Fondation internationale Inter-progress.

« Afriland First Bank contribue de façon exemplaire à réussir le tournant qu’il se prend dès lors pour améliorer l’utilIté et l’attractivité d’un salon d’affaires comme PROMOTE, reconnu comme le lieu de rencontres stratégiques pour booster les affaires, les entreprises, l’économie camerounaise, en rappelant que l’entreprise (AFB) est le cœur où se fabrique la richesse », a avoué Pierre Zumback.

De son côté, Célestin Guela Simo, DG d’Afriland First, a reconnu que cette confiance placée en « la Fisrt Bank » est amplement méritée.

« Si ce partenariat traverse les années avec autant de solidité, c’est parce qu’il ne repose ni sur la routine, ni sur la commodité. Il repose sur une vision partagée ; une convergence profonde de convictions sur le rôle que doivent jouer les acteurs économiques dans la transformation de notre continent », a-t-il dit.

 

À propos du Salon PROMOTE

 

Le salon PROMOTE c’est une plateforme d’échanges, avec un gisement de contacts et d’informations qui, à travers ses espaces d’exposition, les rencontres professionnelles, les conférences et débats, les animations économiques et culturelles, permet d’élaborer des stratégies utiles pour le développement des entreprises tout d’abord au Cameroun, en Afrique Centrale, pour le continent et au-delà.

Le salon PROMOTE, c’est 9 jours de visibilité, pour le positionnement et la promotion.

Par Jean Materne Zambo

🇨🇲Visite du Pape au Cameroun : la CRTV attribue la coupure du direct à une défaillance de la fibre optique gérée par Camtel

[DIGITAL Business Africa] – Lors de la retransmission en direct de la visite de Sa Sainteté le Pape Léon XIV, la CRTV a subi une interruption de quelques minutes, suscitant de vives réactions du public. Dans un communiqué officiel, la chaîne publique attribue la panne à une défaillance de la fibre optique gérée par Camtel, ainsi qu’à une instabilité du réseau Internet.

Un incident qui relance le débat sur la fiabilité des infrastructures numériques nationales lors d’événements à forte audience.

La Cameroon Radio Television (CRTV) a présenté ses excuses au public ce 15 avril 2026, après cette interruption du direct consacré à la visite de Sa Sainteté le Pape Léon XIV au Cameroun. L’incident, survenu en pleine retransmission d’un événement suivi à l’échelle nationale et internationale, a rapidement suscité des interrogations, avant que la chaîne publique ne publie un communiqué officiel pour en préciser les causes.

Une panne attribuée à l’indisponibilité de la fibre optique : un renvoi implicite vers Camtel

Dans son communiqué signé par le directeur général de la CRTV, *Charles Ndongo* (photo), il est expliqué que la coupure est due à l’indisponibilité de la fibre optique et à une instabilité du réseau Internet.

La mention de la fibre optique, première cause avancée, renvoie implicitement à *Camtel,* opérateur historique des télécommunications et principal gestionnaire de la fibre optique au Cameroun.

Cette formulation, sans citer directement l’entreprise, laisse transparaître un transfert de responsabilité à l’opérateur historique, dirigé par *Judith Yah Sunday épse Achidi*, dont le rôle central dans la gestion du backbone national est bien connu des acteurs du secteur.

La CRTV assure toutefois que la cause a été identifiée, que la situation est désormais rétablie et que l’ensemble de ses services « fonctionne normalement ».

Un incident qui met en lumière la fragilité des infrastructures critiques

Cet épisode rappelle les défis persistants auxquels les diffuseurs africains font face, même lorsqu’ils disposent d’équipements modernes.
La dépendance aux infrastructures numériques — fibre optique, réseaux IP, plateformes hybrides — rend les chaînes particulièrement vulnérables aux ruptures de service, surtout lors d’événements à forte audience où la tolérance à l’erreur est quasi nulle.

Pour un direct d’une ampleur digne d’une visite papale, la moindre instabilité technique se transforme immédiatement en un enjeu d’image, de crédibilité et de souveraineté numérique.

Transparence et excuses publiques

La CRTV a présenté ses « sincères excuses » aux téléspectateurs, auditeurs et partenaires, tout en remerciant son « fidèle public pour sa compréhension ».

Dans un environnement médiatique de plus en plus exigeant, cette réactivité institutionnelle contribue à maintenir la confiance du public, même en cas de crise technique.

Un rappel stratégique pour l’écosystème numérique camerounais

Pour Digital Business Africa, cet incident souligne une réalité incontournable :
La fiabilité des infrastructures numériques nationales constitue un enjeu stratégique pour les médias, les institutions et l’État. Et l’entreprise qui gère ces infrastructures numériques se doit de prendre toutes les dispositions idoines en pareille circonstance.

La redondance des liens, la sécurisation des flux, la supervision en temps réel et la coordination entre diffuseurs et opérateurs d’infrastructures deviennent des impératifs, surtout lors d’événements nationaux majeurs. Dispositions à prendre par tous les acteurs engagés.

Par Digital Business Africa

Gouvernance, transparence : le Pape appelle le Cameroun à briser les chaînes de la corruption

[DIGITAL Business Africa] – En visite officielle au Cameroun, le Pape Léon XIV a adressé, ce 15 avril ​2026 depuis le Palais de l’Unité à Yaoundé, un message fort aux autorités publiques, à la société civile et au corps diplomatique. Au-delà de l’appel spirituel, son discours s’inscrit dans une lecture profondément politique et institutionnelle des défis du pays : gouvernance, paix, jeunesse et crédibilité des institutions.

Un plaidoyer pour des institutions fortes et crédibles

Face aux autorités camerounaises, le Souverain pontife a insisté sur la nécessité de consolider l’État de droit et de restaurer la confiance entre les citoyens et les institutions. Il a notamment appelé à une gestion transparente des ressources publiques et à un renforcement de la crédibilité des institutions, considérées comme des piliers essentiels de la stabilité.

Dans une interpellation directe, il a exhorté les dirigeants à « briser les chaînes de la corruption », dénonçant un phénomène qui fragilise l’autorité publique et entrave le développement. Une déclaration qui résonne particulièrement dans un contexte africain où la gouvernance constitue un levier stratégique de transformation économique et sociale.

Paix, sécurité et cohésion nationale : une priorité stratégique

Le Pape Léon XIV a également abordé les tensions sécuritaires dans certaines régions du Cameroun, appelant à rompre avec les logiques de violence au profit d’une paix durable fondée sur la justice, le dialogue et l’inclusion.

Pour lui, la stabilité ne peut être réduite à une approche sécuritaire : elle repose sur un équilibre entre la sécurité, le respect des droits humains et l’inclusion sociale. Il a ainsi encouragé une approche globale impliquant les pouvoirs publics, la société civile et les acteurs communautaires.

Gouverner autrement : du pouvoir à la responsabilité

S’appuyant sur la pensée de saint Augustin, le chef de l’Église catholique a rappelé une conception exigeante de l’action publique : gouverner, c’est servir. Il a appelé les responsables politiques à adopter une posture fondée sur l’écoute, l’intégrité et la recherche du bien commun, incluant toutes les composantes de la société.

Ce positionnement rejoint les débats actuels sur la modernisation de l’action publique en Afrique, notamment dans un contexte de transformation digitale où la transparence, la redevabilité et l’efficacité deviennent des exigences centrales.

Jeunesse, capital humain et développement

Le discours papal a également mis l’accent sur le rôle stratégique de la jeunesse. Face aux défis du chômage et de l’exclusion, Léon XIV a plaidé en faveur d’un investissement accru dans l’éducation, la formation et l’entrepreneuriat.

Pour les décideurs, ce message renvoie directement à la nécessité de structurer des politiques publiques capables de retenir les talents, de stimuler l’innovation et d’accompagner l’émergence d’une économie numérique inclusive.

Société civile, femmes et dialogue : des leviers sous-exploités

Le Pape a souligné le rôle clé de la société civile, des leaders religieux et des femmes dans la consolidation de la paix et de la cohésion sociale. Il a notamment insisté sur la nécessité d’intégrer davantage les femmes aux processus décisionnels, les considérant comme des actrices majeures de stabilité et de transformation.

Coopération internationale et diplomatie des valeurs

Enfin, Léon XIV a exprimé sa volonté de renforcer les relations entre le Saint-Siège et le Cameroun, tout en appelant à une coopération internationale fondée sur la dignité humaine, la justice et la solidarité.

Dans un contexte global marqué par les incertitudes, il a positionné le Cameroun comme un pays disposant des ressources humaines et culturelles nécessaires pour construire un modèle de développement fondé sur la paix, la gouvernance et l’inclusion.

Une interpellation aux décideurs

Au-delà de sa dimension religieuse, cette intervention du Pape s’apparente à une feuille de route implicite pour les décideurs publics et privés. Elle met en lumière les conditions indispensables à une transformation durable : des institutions solides, une gouvernance exemplaire, un investissement dans le capital humain et l’inclusion de toutes les forces vives de la nation.

Les extraits marquants du discours du Pape Léon XIV 

​Par Digital Business Africa

Zambie : paiement mobile money déployé sur les péages pour fluidifier le trafic et sécuriser la collecte des recettes routières

[DIGITAL Business Africa] – L’Agence nationale du fonds routier (National Road Fund Agency) a lancé un système de paiement via mobile money sur l’ensemble des postes de péage qu’elle exploite à travers la Zambie. Cette réforme s’inscrit dans une stratégie de modernisation de la collecte des redevances routières, avec pour objectifs la réduction des congestions, l’amélioration de l’efficacité opérationnelle et la sécurisation des transactions.

Présentée le dimanche 12 avril 2026 par le responsable des relations publiques de la NRFA, Alphonsius Hamachila, cette initiative marque une nouvelle étape dans la transformation numérique de la gestion des infrastructures routières du pays.

Le dispositif mobile money vient s’ajouter aux moyens de paiement existants, notamment les espèces et la carte électronique E-Toll, portant à trois le nombre d’options disponibles pour les usagers. Selon la NRFA, cette diversification vise à accélérer les transactions, limiter la manipulation de liquidités et améliorer la fluidité du trafic aux postes de péage.

Dans la pratique, le paiement est effectué directement via téléphone mobile. L’agent saisit le numéro du conducteur au poste de péage, puis la transaction est validée instantanément, permettant un passage plus rapide et plus sécurisé.

L’agence précise toutefois que ce système ne s’applique pas aux postes de péage opérant dans le cadre de partenariats public-privé (PPP), qui conservent leurs propres mécanismes de gestion.

Cette initiative intervient dans un contexte de forte expansion du mobile money en Zambie. Selon la Banque de Zambie, le secteur a enregistré des transactions dépassant 100 milliards de kwachas (environ 5,2 milliards de dollars) en mars 2025, un record historique qui confirme l’adoption massive des paiements numériques dans l’économie nationale.

En intégrant le mobile money à la gestion des péages, les autorités ambitionnent également d’améliorer la transparence des recettes, de réduire les risques liés à la manipulation des espèces et de renforcer les ressources destinées à l’entretien et à la modernisation du réseau routier national.

Par Loic SOUOP