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Cameroun : l’État injecte 29,7 milliards de FCFA dans le Plan stratégique national de Santé numérique 2026-2030

[DIGITAL Business Africa] – Le système de santé national va recevoir un soin de revitalisation. Le ministère de la Santé publique a officiellement lancé son Plan stratégique national de Santé numérique 2026-2030, ce 4 mars 2026 . aLa cérémonie a été présidée par Boukar Oumate, inspecteur général des Services administratifs, représentant du ministre de la Santé publique, le Dr Manaouda Malachie.

Ce plan est doté d’un budget global de 29 007 000 000 FCFA sur cinq ans. Le PSNSN constitue un investissement stratégique pour l’avenir sanitaire du pays. Selon les autorités sanitaires, il permettra d’améliorer l’accès aux soins, de réduire les délais de prise en charge, de renforcer la traçabilité et la transparence, ainsi que de mieux gérer les urgences sanitaires.

À l’horizon 2030, le plan dotera le Cameroun d’un écosystème de santé numérique intégré, interopérable, sécurisé, inclusif et centré sur le patient, tout en garantissant la souveraineté des données de santé.

Selon Cette nouvelle feuille de route marque une étape décisive dans la transformation structurelle du système de santé camerounais. Elle traduit la volonté de l’État de faire du numérique, un levier stratégique de modernisation, de performance, d’équité et de souveraineté.

À terme, la santé numérique permettra de :

• Répondre aux besoins de santé de la population et l’amélioration des conditions de vie par l’accès aux meilleurs soins de santé

• garantir aux patients la prise de bonnes décisions sur leur état de santé et de jouir des soins de santé efficaces, efficients, et personnalisés.

• Impulser la Couverture santé universelle (CSU)

• Renforcer l’urbanisation des systèmes d’informations sanitaires ;

• Assurer un flux des données durable, sécurisé, et efficace au sein du système d’information sanitaire

• Garantir la mise en œuvre standardisée des outils et logiciels du système

• Améliorer l’infrastructure TIC qui est le socle du système d’information sanitaire

• Promouvoir une forte utilisation des données

Le plan a été validé à l’issue d’un atelier tenu du 1ᵉʳ au 4 décembre 2025. Le ministère de la Santé publique réuni avait réuni des experts nationaux, des partenaires techniques et des représentants institutionnels pour analyser le contenu du plan.

Par Jean Materne Zambo, source : Cellcom MINSANTE

 

Conflit au Moyen-Orient : l’intelligence artificielle s’impose comme un nouvel outil stratégique du renseignement militaire

[DIGITAL Business Africa] – Dans le conflit en cours au Moyen-Orient, l’intelligence artificielle prend une place de plus en plus importante dans l’analyse du renseignement militaire. Les États-Unis s’appuient désormais sur des systèmes d’IA capables de traiter rapidement d’immenses volumes d’informations provenant de multiples sources : rapports de terrain, images satellites, communications interceptées ou encore simulations de scénarios militaires. L’objectif est clair : gagner du temps dans l’analyse des données et aider les décideurs militaires à prendre des décisions plus rapides dans un environnement opérationnel particulièrement complexe.

Parmi les outils utilisés figure Claude, développé par l’entreprise américaine Anthropic. Ce modèle d’intelligence artificielle peut analyser et synthétiser de grandes quantités d’informations issues du renseignement afin d’aider les analystes à repérer des tendances, identifier des menaces potentielles ou encore explorer différents scénarios opérationnels. Selon plusieurs médias internationaux, cette technologie aurait été mobilisée pour analyser des données stratégiques et soutenir la planification de certaines opérations américaines dans la région.

L’utilisation de cette IA s’inscrit dans le cadre d’un contrat signé l’an dernier entre Anthropic et le United States Department of Defense, estimé à près de 200 millions de dollars. Cet accord porte sur l’exploitation de modèles d’intelligence artificielle pour renforcer les capacités d’analyse du renseignement militaire. Toutefois, l’entreprise a tenu à encadrer strictement cette collaboration. Elle a notamment exclu toute utilisation de ses technologies pour la surveillance massive de citoyens américains ou pour le développement de systèmes d’armes entièrement autonomes sans contrôle humain.

Au-delà de ce partenariat, l’épisode illustre une transformation plus profonde des stratégies militaires contemporaines. Grâce à l’intelligence artificielle, les armées peuvent aujourd’hui analyser beaucoup plus rapidement des données complexes, anticiper certains scénarios et mieux coordonner leurs opérations. Une évolution qui modifie progressivement la manière dont les États planifient et conduisent leurs interventions.

Dans un contexte de tensions persistantes au Moyen-Orient, cette dynamique montre à quel point l’intelligence artificielle devient un outil stratégique dans la conduite des conflits modernes. Désormais, la capacité à analyser rapidement l’information et à en tirer des décisions opérationnelles peut peser lourd dans l’équilibre des forces sur le terrain.

Par Loic SOUOP

IA : OpenAI subit des désinstallations de 295 % après l’accord avec le Pentagone, Claude en profite

[DIGITAL Business Africa] – L’accord entre OpenAI et le département de la Défense des États-Unis (Pentagone) n’a pas eu un écho favorable parmi certains utilisateurs. Les frappes américaines sur l’Iran divisent les citoyens du monde. Fin février 2026, Sam Altman, patron d’Open AI, a autorisé le Pentagone à utiliser son modèle d’intelligence artificielle ChatGPT, sous réserve de « garanties » strictes.

Une décision qui n’est pas sans conséquence. Selon Sensor Tower, les désinstallations de l’application mobile ChatGPT aux États-Unis ont bondi de 295 % d’un jour à l’autre le samedi 28 février. Quand on sait que le taux de désinstallation quotidien habituel du modèle de langage était de 9 % au cours des 30 derniers jours.

Les téléchargements de ChatGPT aussi ont pris un coup. Après avoir augmenté de 14 % d’un jour à l’autre vendredi, avant que la nouvelle du partenariat ne soit rendue publique, les téléchargements aux États-Unis ont chuté à 13 % samedi. Ils sont tombés à 5 % dimanche, prolongeant le ralentissement pendant le week-end.

Un rapport d’Appfigures montre que Claude a atteint la première place de l’App Store américain du 28 février 2026 au 2 mars 2026. Soit une progression de plus de 20 places par rapport au 22 février 2026.

Le rapport a également noté que Claude était devenue l’application iPhone gratuite n° 1 dans six pays en dehors des États-Unis, notamment en Belgique, au Canada, en Allemagne, au Luxembourg, en Norvège et en Suisse.

Si ChatGPT est abhorré par les utilisateurs en raison de son implication dans les frappes américaines sur l’Iran, Claude n’en est pas dispensé. Selon des informations publiées par le Wall Street Journal, le département américain de la Défense aurait utilisé le modèle d’IA Claude d’Anthropic pour faciliter la collecte de renseignements, l’identification des cibles et les simulations de champ de bataille pendant l’opération.

Par Jean Materne Zambo

Côte d’Ivoire : Alerte Deepfake ! L’image et la voix du chef de l’État clonées pour promouvoir un site d’investissement

[DIGITAL Business Africa] – L’image et la voix du chef de l’ Etat de la Côte d’Ivoire contrefaites. Un deepfake qui donne froid dans le dos. En moins d’une heure ce 4 mars 2026,  la vidéo totalise plus de mille vues.

On peut y voir la journaliste de France 24 Fatimata Wane-Sagna, l’ex-ministre du Commerce ivoirien, homme d’affaires,  Billon  ainsi que le président de la République, S.E Alassane Ouattara, parler d’un supposé business d’investissement.

Une vidéo montée de toute pièce pour convaincre les populations de souscrire aux services de la plateforme Ouattara « Billon capital ». Sur le synthé de ce deepfake, il est écrit : « Le président Alassane Ouattara a accordé une licence officielle à la plateforme Ouattara et Billon Capital ” .

 

Un deepfake est une technique de manipulation utilisant l’intelligence artificielle pour reproduire la voix et le visage d’une personne et générer des vidéos extrêmement réalistes.

C’est pourquoi l’accent, le timbre vocal et la gestuelle utilisés dans cette vidéo collent presque aux personnes clonées. On peut aussi remarquer la synchronisation des lèvres avec le son. L’auteur s’est servi certainement de réseaux de neurones complexes, notamment les Réseaux Antagonistes Génératifs (GAN).

Selon le site proofpoint, cette technologie permet de superposer des visages ou de cloner des voix avec un réalisme saisissant en entraînant des algorithmes sur de vastes bases de données d’images et de sons. Dans environ % des cas, l’œil nu peut se faire avoir.

Quelques détails peuvent toutefois indiquer qu’il s’agit d’un deepfake. D’abord l’absence du logo de la chaine (France 24), ensuite la charte chromatique (couleurs) dans la vidéo. Un synthé (bandeau) blanc et bleu foncé, avec une police sans-serif moderne en majuscules. La deuxième ligne du bandeau est en majuscules.

Pendant que la chaîne France 24 utilise un bandeau semi-transparent noir/gris foncé. Ici, la police est sans-serif moderne. La ligne 1 est en bas-de-casse. La ligne 2 du bandeau ou synthé est en majuscules.

Par Jean Materne Zambo

Congo : 39 millions $ pour accélérer la transformation numérique et combler la fracture digitale

[DIGITAL Business Africa] – La République du Congo a validé un budget de 21,872 milliards de francs CFA (39,3 millions $) pour l’exercice 2026 du Projet d’accélération de la transformation numérique (PATN), selon les informations rapportées par la presse locale. Cette enveloppe vise à poursuivre les initiatives visant à connecter le pays au réseau Internet à haut débit et à renforcer les services numériques publics.

Michel Ngakala, coordonnateur du PATN, a indiqué que le comité de pilotage s’engageait à assurer la continuité des projets déjà lancés, notamment la connectivité des zones rurales, la construction d’un centre multimédia et le déploiement d’applications numériques pour le ministère de l’Intérieur, selon Adiac-Congo.

À l’horizon 2027, le PATN prévoit des mesures structurantes pour réduire la fracture numérique : desservir les zones blanches, digitaliser l’état civil, créer un portail unique des services publics, former 1 200 jeunes aux compétences numériques, et connecter les universités publiques telles que l’Université Marien-Ngouabi et l’Université Denis-Sassou Nguesso. Le renforcement de la cybersécurité figure également parmi les priorités.

Ces ambitions s’inscrivent dans un contexte où le Congo accuse encore un certain retard en matière de gouvernance numérique. Selon le dernier indice de développement de l’e-gouvernement des Nations unies (EGDI), le pays se classe 166ᵉ avec un score de 0,3391, légèrement au-dessus de la moyenne d’Afrique centrale (0,3354), mais en deçà de la moyenne africaine (0,4247) et mondiale (0,6382).

Sur le plan des infrastructures, la couverture réseau du pays est relativement étendue, mais l’adoption reste limitée. L’Union internationale des télécommunications (UIT) indique qu’en 2023, la couverture 2G atteignait 89,3 % de la population, tandis que la 3G et la 4G couvraient respectivement 87 % et 77,5 % en 2024. Malgré ces chiffres, seulement 47,3 % de la population avait accès à Internet, et plusieurs zones blanches subsistent.

La cybersécurité demeure un défi majeur. En 2024, le Congo a été classé Tier 4 dans l’indice mondial de cybersécurité de l’UIT, avant-dernier palier. Si le pays obtient des résultats relativement satisfaisants en matière de cadre législatif (14,12/20) et de coopération internationale (8,87/20), il reste en retard sur les volets techniques, organisationnels et de développement des capacités.

Avec ce budget pour 2026, le PATN entend non seulement étendre la connectivité et les services numériques, mais aussi consolider les bases d’une gouvernance numérique plus solide et plus inclusive, essentielle pour accélérer le développement socio-économique du pays.

Par Loic SOUOP

Connectivité sécurisée et IA : Orange Business et Tech Mahindra engagent un partenariat stratégique international

[DIGITAL Business Africa] – La branche dédiée aux services aux entreprises du groupe français Orange Business, filiale du groupe télécom Orange SA basé à Paris, et le géant indien des services numériques Tech Mahindra, dont le siège est situé à Pune en Inde, ont annoncé l’ouverture de négociations exclusives en vue de conclure un partenariat stratégique sans prise de participation. Cette initiative vise à combiner la puissance d’un opérateur télécom européen historique avec l’agilité d’un leader asiatique des services IT pour répondre à la demande croissante des entreprises internationales en matière de transformation numérique sécurisée et optimisée par l’intelligence artificielle.

Le projet prévoit la mise en place d’une approche commerciale conjointe, articulée autour d’un renforcement des synergies régionales, du développement commun de solutions innovantes et de la valorisation des plateformes existantes d’Orange Business. L’objectif est de proposer aux multinationales des solutions de connectivité sécurisée, de cloud, de cybersécurité et d’automatisation à grande échelle, tout en améliorant la performance opérationnelle et la rapidité d’exécution.

Selon les résultats financiers publiés par Orange SA, le groupe français a enregistré un chiffre d’affaires de 44,1 milliards d’euros en 2023, avec une contribution significative de son pôle entreprises. Orange Business opère dans plus de 65 pays et accompagne des milliers de clients internationaux, notamment en Europe, en Afrique et au Moyen-Orient. De son côté, Tech Mahindra a réalisé environ 6,5 milliards de dollars de chiffre d’affaires sur l’exercice fiscal 2023-2024 et emploie plus de 150 000 collaborateurs dans plus de 90 pays, consolidant sa position parmi les principaux fournisseurs mondiaux de services numériques et d’externalisation.

Dans le cadre de ce partenariat envisagé, une partie du support client international d’Orange Business serait externalisée au bénéfice de Tech Mahindra, tout comme certaines activités situées hors de France liées à la cotation, à la gestion des commandes, à la facturation et aux services après-vente. Orange Business continuerait néanmoins à gérer directement les services de bout en bout pour des segments stratégiques, notamment les opérations en France, et à garantir une conformité stricte avec les réglementations françaises et européennes, en particulier en matière de protection des données et de cybersécurité.

Une revue approfondie des opérations, processus, outils et indicateurs de performance doit permettre d’identifier les domaines où l’expertise de Tech Mahindra en automatisation, industrialisation et gestion à grande échelle pourrait générer le plus d’impact. L’ambition affichée est d’accroître la scalabilité, d’optimiser les coûts opérationnels et de renforcer la compétitivité internationale d’Orange Business, tout en améliorant l’expérience client.

Ce projet s’inscrit dans l’ambition stratégique d’Orange Business de devenir le leader mondial incontesté des services de connectivité sécurisée pour les entreprises. Aliette Mousnier-Lompré, CEO d’Orange Business, évoque un « puissant catalyseur de croissance » permettant d’optimiser l’impact commercial et l’excellence opérationnelle du groupe, tout en restant fidèle aux valeurs de confiance, de performance et de responsabilité portées par l’opérateur français.

De son côté, Mohit Joshi, CEO et Managing Director de Tech Mahindra, met en avant une vision commune fondée sur les piliers « Grow, Empower, Transform », avec l’objectif d’aider les entreprises à accélérer leur transformation numérique dans un environnement mondial de plus en plus connecté.

Dans un contexte où les dépenses mondiales en transformation numérique devraient dépasser les 3 000 milliards de dollars d’ici 2026 selon les estimations du cabinet IDC, ce rapprochement entre un acteur européen majeur des télécommunications et un champion indien des services IT illustre la recomposition en cours du marché mondial des services numériques aux entreprises.

La concrétisation de ce partenariat demeure toutefois conditionnée à l’issue des processus de consultation avec les instances représentatives du personnel concernées, conformément aux exigences légales en vigueur, notamment en France. Si les négociations aboutissent, cette alliance pourrait renforcer la présence internationale d’Orange Business, tout en consolidant l’ancrage européen de ses activités stratégiques et en élargissant l’empreinte mondiale de Tech Mahindra.

Par Loic SOUOP

Santé : le Vietnam enclenche une révolution numérique pour désengorger ses hôpitaux et moderniser les soins.

[DIGITAL Business Africa] – Le Vietnam engage une nouvelle phase de modernisation de son système de santé, avec une priorité claire : améliorer la qualité des soins tout en réduisant la surcharge des hôpitaux tertiaires. Réunie le 2 mars à Hô Chi Minh-Ville, la conférence nationale du secteur a confirmé l’accélération de la transformation numérique comme levier central de cette réforme.
La ministre de la Santé, Dào Hông Lan, a indiqué que le système national d’examens et de traitements médicaux s’oriente vers un modèle plus efficace, centré sur le patient et davantage ancré dans les soins de santé primaires. En 2025, près de 200 millions de consultations ont été assurées à l’échelle nationale, dont environ 180 millions prises en charge par l’assurance maladie, illustrant la pression constante sur les infrastructures sanitaires.
Dans ce contexte, les autorités ont engagé une simplification administrative d’ampleur. Le nombre de procédures liées aux examens et traitements médicaux est passé de 106 à 19, soit une réduction de plus de 80 %. Cette rationalisation vise à fluidifier le parcours des patients et à renforcer la performance opérationnelle des établissements.
La numérisation progresse également sur le terrain. Environ 30 millions de citoyens disposent désormais d’un dossier médical électronique, tandis que plus de 1 200 hôpitaux publics et privés ont déployé ce dispositif. L’objectif est de structurer une base de données nationale complète pour améliorer la continuité des soins, le suivi médical et la gestion hospitalière.
Le ministère poursuit en parallèle l’actualisation du cadre juridique encadrant les activités d’examens et de traitements, afin d’aligner le secteur sur les grandes orientations nationales en matière de protection et d’amélioration de la santé publique. Plusieurs projets stratégiques sont en cours, notamment le développement des soins préhospitaliers d’urgence, la promotion du tourisme médical et la mise en œuvre de la stratégie nationale de santé à l’horizon 2030, avec une vision à 2045.
La pression budgétaire reste un enjeu majeur. Avec un PIB estimé à 514 milliards de dollars en 2025, dont environ 27 milliards consacrés à la santé (soit 5,2 %), une croissance projetée de 10 % en 2026 impliquerait une hausse d’environ 3 milliards de dollars des dépenses sanitaires pour maintenir le même niveau d’investissement relatif. Cette dynamique renforce la nécessité d’optimiser les ressources existantes grâce aux outils numériques.
Parmi les chantiers prioritaires figurent la finalisation de la base de données nationale des examens et traitements médicaux, l’intégration des dossiers médicaux électroniques à l’application d’identification numérique VNeID, l’amélioration du contrôle qualité, le déploiement de techniques médicales avancées et l’extension de la télémédecine.
La conférence a également marqué le lancement du « Portail de garantie de paiement des frais hospitaliers ». Cette plateforme automatise les processus d’enregistrement et de règlement, réduisant la charge de travail des services administratifs et raccourcissant les délais d’attente pour les patients.
En plaçant l’efficacité, la digitalisation et l’expérience patient au cœur de sa stratégie, le Vietnam confirme sa volonté de bâtir un système de santé plus résilient et adapté à ses ambitions économiques.

Par Loic SOUOP

Le DG de la GSMA, Vivek Badrinath, prescrit l’accélération du déploiement de la 5G pour être compétitifs 

 [DIGITAL Business Africa] – À Barcelone, on ne se contente pas seulement d’admirer les innovations présentées. Le DG de la GSMA, Vivek Badrinath, a tiré la sonnette d’alarme concernant le faible déploiement de la technologie 5G parmi les pays, notamment ceux d’Europe. Selon Vivek Badrinath, le continent plafonne aujourd’hui à seulement 3 % de déploiement 5GSA (« Standalone » ou autonome). Autrement dit une architecture réseau 5G complète et indépendante, fonctionnant sans aucune infrastructure 4G.

Une contre-performance qui risque de desservir les pays face aux concurrents comme la Chine et les États-Unis, qui semblent avoir une longueur d’avance sur la 5G autonome (5GSA), avec des applications concrètes d’automatisation industrielle dans les ports et les usines.

« Si nous ne déployons pas correctement la 5G… nous serons hors jeu. On peut parler autant qu’on veut de compétitivité, mais sans réseaux pour soutenir ces technologies, nous n’avancerons pas », estime Badrinath.

D’après le DG de la GSMA, ce retard relève d’un « problème de la poule et de l’œuf ». Et d’ajouter que “Sans couverture étendue, les entreprises européennes ne peuvent pas investir dans la robotique ou l’IA dépendantes de la 5G ; faute de demande, le déploiement reste donc au point mort”. 

Pendant que le DG de la GSMA s’indigne du faible déploiement de la 5GSA en Europe, en Afrique, la 3G stable reste encore un luxe. Le rapport de l’Union internationale des Télécommunications, publié en juillet 2025 et intitulé “Measuring Digital Development: Facts and Figures 2024“, est relativement accablant.

Sslon ne rapport, en 2024, seulement 38% de la population africaine était connectée à Internet, un chiffre bien loin de la moyenne mondiale de 68%. Plus encore, environ 16% de la population dépend encore de la 3G pour se connecter, avec des débits réduits.

Le rapport de l’UAT indique que le déploiement de la 5G en Afrique est majoritairement assuré par les opérateurs mobiles sur un modèle non autonome (NSA). Ce modèle utilise le réseau central 4G existant, complété par un réseau d’accès radio 5G, pour améliorer les services haut débit.

La 5G offre  une plus grande vitesse, une latence dix fois inférieure à celle de la 4G, la capacité de connecter un nombre important d’appareils et la possibilité pour ces appareils de communiquer entre eux en temps réel en échangeant des informations pour obtenir différents résultats selon le type de données acheminées et analysées.

Par Jean Materne Zambo, sources : UAT, Euronews 

Innovation : Un téléphone humanoïde fait sensation au Mobile World Congress  2026

[DIGITAL Business Africa] – Adeptes de technologies et de l’innovation, vous êtes servis. L’entreprise chinoise Honor a dévoilé son Robot Phone à l’ouverture du Mobile World Congress  2026 ce premier mars 2026 à Barcelone.

Le terminal mobile présenté par Honor mêle téléphonie mobile et robotique. Cet appareil est doté d’une intelligence artificielle multimodale capable de comprendre son environnement. Une manière pour Honor de transformer le smartphone en un compagnon actif nanti de capacités physiques, et non plus seulement en un cerveau virtuel.

La caméra peut suivre les mouvements, garder un sujet dans le cadre et même ajuster son comportement pendant un appel vidéo pour que le visage reste bien centré quand la personne se tourne.

La firme veut s’associer à la référence allemande centenaire de l’imagerie cinématographique. ARRI devrait apporter sa touche Image Science, notamment le rendu des couleurs et la gestion de la lumière, pour rapprocher les outils pro du grand public.

Le lancement du robot phone d’Honor est prévu pour le second semestre 2026, initialement en Chine, pour un tarif estimé autour de 2000 euros.

 

Deux autres innovations ont également été présentées. La première, baptisée Aéroport du futur. L’espace devra illustrer comment la connectivité transforme l’industrie aéronautique et le transport aérien, des compagnies aériennes et des aéroports aux systèmes de traitement des bagages.

La deuxième innovation porte le nom de « Nouvelles Frontières ». Elle ira au-delà de l’IA pour présenter des technologies émergentes, notamment l’informatique quantique, la robotique et les réseaux non terrestres (NTN) tels que les satellites.

Le Mobile World Congress (MWC) 2026 se tient du 2 au 5 mars 2026 à Barcelone, en Espagne. Cette plateforme majeure de l’industrie mobile réunit les acteurs du mobile, les télécommunications et les technologies

Par Jean Materne Zambo

Coopération : Le Luxembourg envisage de créer un centre de Référence des Métiers du Numérique au Sénégal

[DIGITAL Business Africa] – Le Luxembourg et le Sénégal consolident leur coopération numérique. Le ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, Alioune Sall, a reçu en audience S.E Laure Huberty, Ambassadrice du Grand-Duché de Luxembourg, accompagnée du Représentant résident de LuxDev, l’Agence de Développement Luxembourgeoise.

Les deux parties ont abordé deux projets stratégiques, dont la structuration de l’écosystème FinTech et le projet de création d’un Centre de Référence des Métiers du Numérique.

S’agissant de l’animation de la communauté FinTech au Sénégal, cette initiative a pour objectifs d’améliorer le cadre réglementaire de la finance technologique, de créer des synergies au sein de l’espace UEMOA, de renforcer des liens entre finance, innovation numérique et cybersécurité.

Selon le MCTN, cette approche du ministère s’inscrit pleinement dans la vision du Sénégal d’un numérique au service de l’inclusion financière et de la compétitivité régionale conformément au New Deal technologique, feuille de route nationale pour la transformation numérique.

Par ailleurs, le Centre de Référence des Métiers du Numérique, l’Agence de Développement Luxembourgeoise veut en faire un hub intégré. Selon la vision de LuxDev, l’infrastructure devrait réunir académie, startups et entreprises ; un centre de formation aux métiers stratégiques, notamment en cybersécurité ; et un levier de montée en compétences et d’employabilité des jeunes.

Le ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, Alioune Sall, a mis en avant le lancement, le 20 novembre 2025, de la Start-up Act, dispositif stratégique de labellisation des startups innovantes et des Structures d’Accompagnement à l’Entrepreneuriat (SAE).

L’initiative Start-up Act permet d’identifier et de structurer un vivier national de startups à fort potentiel ; de renforcer l’attractivité de l’écosystème ; de préparer la mise en place d’un fonds de fonds destiné à mobiliser des investisseurs autour de projets alignés avec les priorités de Sénégal 2050.

Par Jean Materne Zambo, MCTN

Conflit Iran-USA : Une filiale cloud d’Amazon touchée par des frappes de missiles et de drones

[DIGITAL Business Africa] – Les infrastructures numériques font les frais du conflit qui oppose Israël soutenu par les USA à l’Iran. L’un des datacenters du géant américain du e-commerce Amazon a été frappé ce premier mars 2026 par des missiles et des drones iraniens, selon le Jerusalem Post et des médias iraniens.

Les données AWS d’Amazon sont un ensemble d’informations numériques stockées, traitées et gérées sur la plateforme de cloud computing Amazon Web Services (AWS). Elles regroupent des bases de données, des fichiers d’objets (S3), des analyses Big Data et des données de machine learning, sécurisées dans des centres de données mondiaux pour un accès à la demande.

L’entreprise n’a ni confirmé ni infirmé que l’incident survenu dans le centre de données des Émirats arabes unis était directement lié aux frappes iraniennes. Amazon a cependant déclaré : « Vers 4 h 30 PST, l’une de nos zones de disponibilité (mec1-az2) a été touchée par des objets qui ont heurté le centre de données, créant des étincelles et un incendie. » 

Conséquences directes : les services Amazon EC2 et RDS sont devenus indisponibles dans la zone touchée ainsi que les volumes EBS. Les API réseau ont renvoyé des erreurs en cascade, en particulier sur AllocateAddress et AssociateAddress.

La récupération a été progressive : cette nuit du 2 mars 2026, vers 03 h 00 du matin (heure française), les API commençaient à revenir, mais AWS n’avait toujours pas d’estimation pour le rétablissement complet de l’alimentation électrique au moment où nous écrivons ces lignes.

AWS a recommandé aux clients de basculer sur d’autres zones de disponibilité ou d’autres régions, et de restaurer leurs sauvegardes les plus récentes. Mais le calvaire perdure pour les clients qui n’avaient pas de redondance multizones.

Les pompiers ont coupé l’alimentation électrique de l’établissement pendant que les équipes s’efforçaient d’éteindre l’incendie. Toutefois, toute interruption prolongée pourrait affecter un large éventail de services numériques dans la région.

Par Jean Materne Zambo, sources : jpost.com

RDC : Tshisekedi serre la vis sur les réseaux sociaux et active le Code du numérique

[DIGITAL Business Africa] – En pleine explosion des usages digitaux, le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, veut reprendre la main sur l’écosystème numérique. Lors de la 80ᵉ réunion ordinaire du Conseil des ministres tenue le 27 février à Kinshasa, le chef de l’État a instruit le gouvernement de renforcer l’encadrement des réseaux sociaux afin d’en prévenir les « dérives », tout en veillant au respect des libertés fondamentales.

Selon le compte rendu officiel lu par Augustin Kibassa Maliba, ministre de l’Économie numérique, le président a chargé le ministre d’État en charge de la Justice ainsi que le ministère du Numérique de proposer, en concertation avec les services compétents, des mesures destinées à promouvoir un usage « responsable, éthique et rationnel » des plateformes sociales. Ces mesures pourraient inclure, le cas échéant, des dispositions restrictives « proportionnées et conformes à la loi ».

Cette décision intervient dans un contexte d’expansion rapide de la connectivité en RDC. D’après les données publiées par DataReportal dans son rapport Digital 2026, le nombre d’internautes congolais est passé de 21,14 millions en 2021 à 34,7 millions début 2026, soit une progression de 64,1 % et un taux de pénétration estimé à 30,5 % de la population. Sur la même période, les utilisateurs des réseaux sociaux ont plus que doublé, passant de 4 millions à 10,4 millions.

Cette dynamique s’inscrit dans la continuité de l’essor de l’Internet mobile en Afrique subsaharienne, où la GSMA estime que la pénétration de l’Internet mobile devrait atteindre 50 % d’ici 2030, portée par la baisse des coûts des smartphones et l’extension des réseaux 4G.

Pour les autorités congolaises, cette montée en puissance s’accompagne toutefois de risques accrus : désinformation, discours de haine, manipulation de l’opinion, incitation à la division ou troubles à l’ordre public. Des préoccupations amplifiées par un contexte sécuritaire tendu dans plusieurs provinces de l’est du pays, où les questions sécuritaires dominent largement les débats en ligne.

Au cœur de la stratégie présidentielle figure la vulgarisation et l’application effective du Code du numérique, déjà adopté pour encadrer les usages digitaux en RDC. Selon l’exécutif, ce texte prévoit des mécanismes de prévention, de régulation et de répression des abus en ligne, mais reste insuffisamment connu et appliqué, tant par le public que par certains acteurs institutionnels.

Le ministre de la Communication et des Médias a été chargé d’organiser, avec les opérateurs publics et privés, des campagnes de sensibilisation à grande échelle. Les magistrats devront également être formés, sous la coordination du Conseil supérieur de la magistrature, afin d’assurer une application cohérente et dissuasive des dispositions prévues.

Au-delà de la régulation, le gouvernement mise aussi sur l’éducation numérique. Les ministères de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur devront intégrer progressivement des modules sur l’usage responsable du numérique et les enjeux liés aux réseaux sociaux et à l’intelligence artificielle dans les programmes académiques.

La démarche de Kinshasa s’inscrit dans une tendance continentale où plusieurs États cherchent à encadrer davantage l’espace numérique face à la désinformation et aux menaces sécuritaires. Selon le rapport Freedom on the Net 2025 de Freedom House, de nombreux pays africains ont adopté ces dernières années des lois sur la cybersécurité ou la lutte contre les fausses informations, parfois critiquées pour leurs effets potentiellement restrictifs sur la liberté d’expression.

Un rapport détaillé sur la mise en œuvre des instructions présidentielles devra être transmis tous les quinze jours par les ministres concernés. À ce stade, les modalités précises d’application restent encore à définir, mais le signal politique est clair : à l’heure de la massification des usages, la gouvernance des réseaux sociaux devient une priorité stratégique pour Kinshasa.

Par Loic SOUOP

 

Défense & IA : OpenAI ouvre ses modèles au Pentagone sous « garanties » éthiques

[DIGITAL Business Africa] – Le patron d’OpenAI, Sam Altman, a annoncé un accord autorisant le département de la Défense des États-Unis (Pentagone) à utiliser ses modèles d’intelligence artificielle, dont ChatGPT, sous réserve de « garanties » strictes. Une décision stratégique qui marque un nouveau tournant dans la militarisation encadrée de l’IA générative aux États-Unis.

SAM ALTMAN

Dans un message publié sur le réseau social X, Sam Altman a précisé que deux principes fondamentaux encadrent cet accord : l’interdiction de la surveillance de masse au niveau national et l’obligation d’une responsabilité humaine dans l’usage de la force, y compris pour les systèmes d’armes autonomes. Selon lui, ces principes sont alignés avec la législation et la politique du Pentagone, et ont été formellement intégrés dans l’accord conclu entre les deux parties.

Le dirigeant d’OpenAI a également indiqué que des « garanties techniques » seront déployées afin d’assurer que les modèles se comportent conformément aux standards de sécurité attendus. Les solutions d’IA mises à disposition du ministère américain de la Défense seront déployées exclusivement sur des environnements cloud sécurisés, avec la mobilisation d’ingénieurs d’OpenAI pour superviser leur intégration et leur sûreté opérationnelle.

Cette annonce intervient dans un contexte politique tendu. La start-up américaine Anthropic a récemment refusé d’ouvrir sans restriction son modèle Claude à l’armée américaine, invoquant des considérations éthiques. Cette position aurait suscité de vives réactions au sein de l’administration du président Donald Trump, relançant le débat sur le rôle des entreprises privées d’IA dans les stratégies de défense nationale.

Sam Altman a par ailleurs appelé le Pentagone à proposer des conditions équivalentes à l’ensemble des entreprises d’intelligence artificielle, plaidant pour un cadre harmonisé plutôt qu’une approche conflictuelle.

« Nous avons exprimé notre vif souhait de voir les choses s’apaiser, loin des actions juridiques et gouvernementales, pour aboutir à des accords raisonnables », a-t-il déclaré.

Au-delà de l’annonce, cet accord confirme l’intégration croissante de l’IA générative dans les architectures de défense et de cybersécurité américaines. Pour les marchés émergents, notamment en Afrique, où les stratégies nationales d’IA commencent à se structurer, cette évolution pose une question centrale : comment concilier souveraineté technologique, innovation et encadrement éthique dans les usages duals de l’intelligence artificielle ?

Par Loic SOUOP

Réactivation des pages Facebook d’ICT Media STRATEGIES et de Digital Business Africa – Dialogue en cours avec Meta pour une résolution complète

Yaoundé, le 28 février 2026. ICT Media STRATEGIES informe le public, ses partenaires institutionnels nationaux et internationaux, ainsi que l’ensemble de sa communauté, que ses principales pages Facebook, précédemment désactivées, ont été réactivées le 27 février 2026, à la suite des démarches formelles engagées auprès de Meta.

Cette réactivation fait suite à la désactivation simultanée constatée le 14 février 2026, qui avait concerné six comptes Facebook de membres de notre équipe ainsi que cinq pages stratégiques liées à nos activités éditoriales, d’e-réputation et de communication numérique.

Les pages Digital Business Africa, ICT Media STRATEGIES, Beaugas ORAIN DJOYUM et Smart Click Africa sont désormais pleinement accessibles et opérationnelles. La période du 14 au 27 février 2026 a donné lieu à des échanges constructifs avec les équipes de Meta, permettant la réactivation progressive de l’essentiel de nos actifs numériques.

À ce stade, aucune notification formelle relative à une violation des normes communautaires ou des conditions d’utilisation de Facebook ne nous a été communiquée. Nous poursuivons le dialogue engagé avec Meta afin de finaliser l’examen de deux comptes Facebook de membres de notre équipe ainsi que d’une page professionnelle, Africa Defense, encore en cours de traitement.

Nous remercions les équipes de Meta pour l’attention portée à notre dossier et pour l’esprit de coopération qui a prévalu dans la gestion de cette situation. Nous saluons également l’attention portée à cette situation par les autorités nationales compétentes, qui ont manifesté leur intérêt pour la stabilité et la continuité des activités numériques des acteurs professionnels.

En tant qu’acteur engagé dans la transformation numérique en Afrique, éditeur de plateformes d’information spécialisées et partenaire de nombreuses institutions publiques et privées, ICT Media STRATEGIES demeure attachée à un dialogue responsable et structuré entre les plateformes numériques mondiales et les producteurs de contenus professionnels. La stabilité, la prévisibilité et la transparence des environnements numériques constituent des enjeux stratégiques pour la crédibilité de l’écosystème numérique africain et la confiance des utilisateurs.

La continuité de nos services et de nos activités éditoriales est pleinement assurée. Nous remercions nos partenaires, institutions, clients et membres de la communauté numérique pour leur soutien et leur confiance durant cette période.

ICT Media STRATEGIES, Digital Business Africa, Smart Click Africa et Africa Defense réaffirment leur engagement en faveur d’une information fiable, indépendante et professionnelle, au service du développement de l’économie numérique en Afrique.

A propos d’ICT Media STRATEGIES

ICT Media STRATEGIES est un acteur de référence de l’écosystème numérique africain, spécialisé en veille stratégique, communication institutionnelle et digitale, e-réputation et production de contenus à haute valeur ajoutée. À travers ses médias spécialisés et ses partenariats avec des institutions publiques et privées, l’entreprise accompagne  et valorise les initiatives contribuant à la transformation numérique, à la gouvernance digitale et à l’innovation en Afrique.

Madagascar : 664 000 équipements numériques subventionnés pour briser la fracture digitale et doper l’inclusion

[DIGITAL Business Africa] – À Madagascar, le numérique est désormais érigé en pilier stratégique du développement socio-économique. Le gouvernement entend faire de la digitalisation des services publics un levier de transformation structurelle, avec pour ambition de rapprocher l’administration des citoyens et de stimuler l’économie numérique. Mais face à une fracture digitale encore profonde, l’accès aux équipements reste un défi majeur.

Le 21 février, les autorités malgaches ont officiellement lancé un programme national de commercialisation de 664 000 équipements numériques subventionnés. Sur ce volume, 400 000 terminaux sont spécifiquement réservés aux femmes et aux jeunes filles, traduisant une volonté affichée de réduire les inégalités d’accès et de promouvoir une inclusion numérique plus équitable.

Le dispositif s’appuie sur un réseau de neuf distributeurs officiels contractualisés, chargés d’assurer la transparence du processus et une couverture progressive du territoire, y compris dans les zones rurales. L’initiative est financée dans le cadre du fonds DECIM (Digital and Energy Connectivity for Inclusion in Madagascar), doté d’une enveloppe de 24 millions de dollars, à travers sa sous-composante dédiée aux « équipements numériques abordables ».

Au-delà de l’accès aux terminaux, l’opération s’inscrit dans une stratégie plus large structurée autour du Plan stratégique quinquennal du numérique (PSN) 2023-2028. Ce document de référence fixe l’objectif de positionner Madagascar comme un acteur significatif de l’économie numérique africaine, en misant sur le développement des télécommunications, l’e-gouvernement et l’inclusion digitale. Les autorités ambitionnent de porter la contribution du secteur numérique à 6 % du PIB d’ici 2028, contre 1,5 % en 2019.

Cependant, les défis restent considérables. Selon l’Union internationale des télécommunications (UIT), seuls 18,7 % des Malgaches utilisaient Internet en 2024. Par ailleurs, si 44,4 % de la population disposait d’un téléphone mobile, cette statistique ne distingue pas les appareils basiques des smartphones compatibles avec les services numériques avancés. De son côté, la GSMA souligne que le coût des smartphones demeure un frein important, malgré l’apparition d’appareils à moins de 100 dollars.

La couverture réseau constitue un autre facteur limitant. Fin 2023, les réseaux 2G et 3G couvraient respectivement 88,5 % et 69,2 % de la population, tandis que la 4G atteignait 34,6 % en 2024. La 5G, encore embryonnaire, ne concernait que 6,12 % de la population. À ces contraintes techniques s’ajoutent le coût des offres Internet, le déficit de compétences numériques, les enjeux de cybersécurité et la perception parfois limitée de la valeur ajoutée des services numériques.

En l’état, les 664 000 équipements subventionnés représentent une avancée significative, mais encore marginale au regard d’une population estimée à près de 33 millions d’habitants. Les autorités n’ont pas encore précisé l’existence de phases supplémentaires ni le calendrier d’extension du programme.

En misant sur l’accessibilité des terminaux, Antananarivo pose une première brique essentielle. Reste à transformer l’essai en combinant équipements, connectivité de qualité, formation aux usages et pertinence des services publics numériques. Car au-delà des chiffres, c’est bien l’appropriation effective du digital par les citoyens qui conditionnera l’impact réel de la stratégie numérique malgache.

Par Loic SOUOP

Maroc : 3,9 millions USD pour accélérer la transformation digitale du secteur de l’artisanat

[DIGITAL Business Africa] – Le Maroc franchit une nouvelle étape dans la modernisation de son économie traditionnelle. Le 25 février, un accord stratégique a été signé pour mobiliser 36 millions de dirhams (environ 3,9 millions USD) afin d’accélérer la transformation numérique du secteur de l’artisanat, pilier historique et social du Royaume.

La convention réunit le secrétariat d’État chargé de l’Artisanat, les chambres d’artisanat et leur fédération, aux côtés de l’Agence de développement du digital (ADD). Deux autres accords ont également été conclus lors de la même cérémonie, portant sur la promotion internationale du savoir-faire marocain et sur un nouveau contrat-programme sectoriel à l’horizon 2026.

Au cœur du dispositif : la structuration numérique du secteur. Le programme prévoit la mise en place d’une carte professionnelle de l’artisan, le lancement d’un registre national de l’artisanat et la dématérialisation des services administratifs des chambres et de leurs structures affiliées. Objectif affiché : simplifier les procédures, améliorer l’efficacité administrative et doter le secteur d’outils digitaux capables de soutenir sa croissance.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du contrat-programme national dédié au développement de l’artisanat. L’enjeu est stratégique. Selon les données officielles, le secteur représente 22 % de la main-d’œuvre nationale et contribue à hauteur de 7 % au PIB. Les exportations affichent une croissance de 7,6 %, tandis que l’artisanat génère près de 10 % des recettes touristiques en devises, notamment grâce aux achats réalisés par les visiteurs internationaux.

Au-delà de la modernisation administrative, la digitalisation vise un triple impact : formaliser davantage les activités, améliorer la productivité et faciliter l’accès aux marchés, aussi bien nationaux qu’internationaux. Dans un environnement économique de plus en plus digitalisé, la compétitivité des artisans passe désormais par la traçabilité, la visibilité en ligne et l’intégration aux chaînes de valeur numériques.

Les deux autres conventions signées complètent cette stratégie. La première, conclue avec SMAP EVENTS, cible la promotion internationale du savoir-faire marocain à travers des événements et plateformes dédiées. La seconde prépare un contrat-programme 2026 axé sur la structuration professionnelle, la formation et l’accompagnement des artisans.

En conjuguant digitalisation, promotion internationale et renforcement des compétences, Rabat ambitionne de transformer un secteur traditionnel en un écosystème plus structuré, formalisé et orienté vers la performance. Une évolution qui illustre la volonté du Maroc d’ancrer ses industries culturelles et créatives dans la dynamique globale de la transformation numérique.

Par Loic SOUOP

Inclusion financière : Le FMI, la COSUMAF et la BEAC analysent l’impact des cryptoactifs et des monnaies numériques

[DIGITAL Business Africa] – Trois institutions clés de la finance se sont concertées à Yaoundé. La Commission de Surveillance du Marché financier de l’Afrique centrale (COSUMAF) a participé, du 23 au 27 février 2026, à un séminaire organisé conjointement par la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) et le Fonds monétaire international (FMI). Les échanges étaient axés sur les « monnaies numériques de banque centrale et la régulation des cryptoactifs en Afrique centrale ».

Quatre spécialistes du FMI en présentiel et cinq experts du FMI et du Financial Stability Board (FSB) à distance ont traité de l’impact des cryptoactifs, des monnaies numériques, des stablecoins et des tokens en matière de stabilité financière, d’enjeux socio-économiques, de digitalisation des activités, de cadre juridique et d’inclusion financière.

La BEAC, sous le leadership de son ex-gouverneur Abbas Tolli, avait créé un groupe de travail chargé d’effectuer, en étroite collaboration avec le Fonds monétaire international, le suivi et la mise en œuvre des travaux relatifs à la réflexion sur une monnaie numérique de la BEAC. C’était en 2023.

Ce groupe de travail était composé d’un superviseur, lvan Bacale Ebé Molina, et de 9 membres, à savoir : Eric Belibi ; Eric Goro, Christian Rodrigue Otoly ; Jean Calvin Abela ; Ismael Ahmed, Clen Dorel Maléo Batoumoueni ; Marie Ikito Bessela et Julien Praxel Mendene Ondo, et comme rapporteurs, les désignés sont Jacques Eloundou et Armand Ngoupeyou.

Un an plus tôt, c’est-à-dire le 2 mars 2022, une note intitulée « Les monnaies numériques de banque centrale sont-elles une réponse face aux cryptomonnaies ? » paraissait dans la Lettre de la recherche de la BEAC (nᵒ 11, 2ᵉ trimestre 2021).

Rédigée par Jacques Eloundou Ndeme, chef de service à la Direction des Systèmes et Moyens de Paiement de la BEAC, cette note de recherche présentait déjà les gros défis de l’éventuelle monnaie numérique de la BEAC. Une alternative aux crypto-monnaies comme LIMO, SIMBCOIN ou encore le BITCOIN.

Par Jean Materne Zambo, source : COSUMAF

 

Maroc : 3,9 millions USD pour accélérer la transformation digitale du secteur de l’artisanat

[DIGITAL Business Africa] – Le Maroc franchit une nouvelle étape dans la modernisation de son économie traditionnelle. Le 25 février, un accord stratégique a été signé pour mobiliser 36 millions de dirhams (environ 3,9 millions USD) afin d’accélérer la transformation numérique du secteur de l’artisanat, pilier historique et social du Royaume.

La convention réunit le secrétariat d’État chargé de l’Artisanat, les chambres d’artisanat et leur fédération, aux côtés de l’Agence de développement du digital (ADD). Deux autres accords ont également été conclus lors de la même cérémonie, portant sur la promotion internationale du savoir-faire marocain et sur un nouveau contrat-programme sectoriel à l’horizon 2026.

Au cœur du dispositif : la structuration numérique du secteur. Le programme prévoit la mise en place d’une carte professionnelle de l’artisan, le lancement d’un registre national de l’artisanat et la dématérialisation des services administratifs des chambres et de leurs structures affiliées. Objectif affiché : simplifier les procédures, améliorer l’efficacité administrative et doter le secteur d’outils digitaux capables de soutenir sa croissance.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du contrat-programme national dédié au développement de l’artisanat. L’enjeu est stratégique. Selon les données officielles, le secteur représente 22 % de la main-d’œuvre nationale et contribue à hauteur de 7 % au PIB. Les exportations affichent une croissance de 7,6 %, tandis que l’artisanat génère près de 10 % des recettes touristiques en devises, notamment grâce aux achats réalisés par les visiteurs internationaux.

Au-delà de la modernisation administrative, la digitalisation vise un triple impact : formaliser davantage les activités, améliorer la productivité et faciliter l’accès aux marchés, aussi bien nationaux qu’internationaux. Dans un environnement économique de plus en plus digitalisé, la compétitivité des artisans passe désormais par la traçabilité, la visibilité en ligne et l’intégration aux chaînes de valeur numériques.

Les deux autres conventions signées complètent cette stratégie. La première, conclue avec SMAP EVENTS, cible la promotion internationale du savoir-faire marocain à travers des événements et plateformes dédiées. La seconde prépare un contrat-programme 2026 axé sur la structuration professionnelle, la formation et l’accompagnement des artisans.

En conjuguant digitalisation, promotion internationale et renforcement des compétences, Rabat ambitionne de transformer un secteur traditionnel en un écosystème plus structuré, formalisé et orienté vers la performance. Une évolution qui illustre la volonté du Maroc d’ancrer ses industries culturelles et créatives dans la dynamique globale de la transformation numérique.

Par Loic SOUOP

Orange Maroc accélère sur la 5 G : Yo Max personnalisable et Livebox 7 en première mondiale

[DIGITAL Business Africa]Orange Maroc a levé le voile sur deux innovations majeures destinées au marché grand public : les forfaits mobiles personnalisables Yo Max 5G et la Livebox 7, présentée comme une première mondiale pour le groupe au Maroc. Deux lancements qui s’inscrivent dans la dynamique du déploiement récent de la 5G et traduisent l’intensification des usages numériques dans le Royaume.

Avec Yo Max 5G, l’opérateur introduit une logique de personnalisation avancée. Les abonnés peuvent configurer leur offre en fonction de leurs priorités : streaming vidéo et musical, gaming, e-learning en sélectionnant les services les plus adaptés à leur consommation digitale. Six formules sont proposées, avec des tarifs compris entre 99 et 649 dirhams (environ 11 à 71 dollars), offrant jusqu’à 160 Go de data ou un accès illimité selon les options choisies. La gestion de l’abonnement est centralisée via l’application Maxit, qui permet de piloter l’ensemble des services et des usages depuis une interface unique.

La Livebox 7 marque, de son côté, un saut technologique notable. Ce routeur nouvelle génération intègre le Wi-Fi 7, encore peu répandu sur les marchés grand public, et fonctionne sous prplOS, un système d’exploitation ouvert permettant l’installation directe d’applications sur la box. VPN intégré, contrôle parental avancé et possibilités d’extensions logicielles figurent parmi les fonctionnalités mises en avant. Dotée de dix antennes intelligentes, la Livebox 7 promet une couverture homogène et un débit stable dans l’ensemble du foyer, répondant à la multiplication des écrans connectés et aux usages intensifs comme le streaming en haute définition ou le cloud gaming.

Au-delà de la performance technique, Orange Maroc mise également sur l’écosystème local. Le routeur ouvre la voie au développement d’applications conçues par des développeurs marocains, contribuant à enrichir l’environnement Nova Box et à stimuler l’innovation nationale autour des services connectés.

Ces annonces interviennent dans un contexte de forte maturité numérique. Selon les données publiées par DataReportal, le Maroc comptait, à fin 2025, environ 57,1 millions de connexions mobiles, soit un taux de pénétration de 148 % par rapport à la population totale. Le pays dénombrait également plus de 35 millions d’internautes, avec un taux de pénétration supérieur à 92 %. Ces chiffres traduisent non seulement l’usage intensif du mobile, mais aussi la multiplication des cartes SIM par individu et par foyer.

Dans ce paysage hyperconnecté, l’enjeu pour les opérateurs ne se limite plus à fournir de la connectivité. Il s’agit désormais d’orchestrer des expériences digitales personnalisées, sécurisées et évolutives. Avec Yo Max 5G et la Livebox 7, Orange Maroc cherche clairement à se positionner à l’avant-garde de cette nouvelle phase de la transformation numérique du Royaume.

Par Loic SOUOP

Cyberattaque : Les données médicales de près de 15 millions de personnes compromises en France

 [DIGITAL Business Africa] – Une cyberattaque secoue le milieu sanitaire français. Quelque 15 millions de patients sur le territoire français ont vu leurs données médicales étalées sur internet. Il s’agit d’une attaque jamais recensée en France.

L’entreprise prise pour cible par les pirates est sécialisée dans les logiciels médicaux. Elle fournit 25 000 cabinets médicaux et 500 centres de santé en France, selon une estimation de la Cnil (Commission nationale de l’informatique et des libertés).

A la suite de l’enquête de France 2, l’entreprise a indiqué avoir « identifié, fin 2025, un comportement anormal de requêtes applicatives sur des comptes médecins utilisateurs ». Elle ajoute « que des données personnelles de patients» avaient été consultées «ou extraites illégalement ».

Selon l’entreprise, les données compromises proviennent «exclusivement» du dossier administratif des patients (nom, prénom, sexe, date de naissance, téléphone…).

L’entreprise a tenté de rassurer les patients  victimes en annonçant que ” les dossiers médicaux structurés sont restés intègres» et que cet incident a été « circonscrit ». Même s’i l’enquête évoque des informations sensibles remplies par des professionnels de santé.

D’après France 2, on peut y trouver des annotations personnelles du médecin concernant des informations sensibles » comme “porteuse sida !!! !!!!”, “serait homosexuelle d’après sa mère”, “mère musulmane voilée”, ou encore “catholique non pratiquante car ses 2 frères sont suicidés”. France 2 dit avoir contacté certaines personnes dont les informations ont fuité, et toutes confirment ces données.

Par Jean Materne Zambo, sources: france2.fr, libération.fr