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AEW 2026 : l’Afrique veut faire de l’IA et des centres de données un moteur de sa transformation énergétique

[Digital Business Africa] – L’édition 2026 de l’African Energy Week 2026 (AEW), prévue du 12 au 16 octobre au Cap en Afrique du Sud, marque un tournant stratégique dans la convergence entre infrastructures numériques et transition énergétique sur le continent africain. Pour la première fois, l’événement piloté par l’African Energy Chamber (AEC) accueillera un segment entièrement dédié à l’intelligence artificielle et aux centres de données.

Cette nouvelle plateforme ambitionne de réunir décideurs publics, investisseurs, énergéticiens et acteurs technologiques autour d’une vision commune : utiliser la montée en puissance de l’économie numérique comme levier de développement énergétique pour l’Afrique. Dans un contexte marqué par la persistance de la pauvreté énergétique sur le continent, l’AEC entend démontrer que les investissements liés à l’IA et aux infrastructures de données peuvent devenir un catalyseur de production électrique et d’industrialisation.

L’initiative intervient alors que les centres de données s’imposent progressivement comme l’un des principaux moteurs mondiaux de consommation énergétique. Portés par l’essor de l’intelligence artificielle, du cloud computing et des services numériques, ces équipements devraient générer une demande mondiale en alimentation électrique sans interruption estimée à 249 GW à l’horizon 2030, pour une capacité installée totale de 374 GW.

En Afrique, le marché reste encore émergent, mais les signaux d’accélération se multiplient. L’Afrique du Sud domine actuellement le paysage continental avec la présence de zones cloud opérées par Microsoft et AWS, tandis que Google prépare également son déploiement. Le Kenya affiche de son côté une capacité informatique estimée à 40 MW, avec un taux de croissance annuel composé projeté à 30 % jusqu’en 2028.

Cette dynamique s’inscrit dans un environnement où les usages numériques explosent. Les projections indiquent notamment que la consommation de données mobiles pourrait quadrupler par appareil d’ici 2028, sous l’effet de l’IA générative, de l’apprentissage automatique et de la digitalisation croissante des économies africaines.

Longtemps dépendante des infrastructures européennes pour le traitement et l’hébergement des données, l’Afrique voit aujourd’hui émerger de nouveaux impératifs liés à la souveraineté numérique et à la réduction des temps de latence. Ces enjeux renforcent l’intérêt stratégique pour le développement de centres de données nationaux et régionaux.

Dans le même temps, la demande énergétique du continent devrait plus que doubler d’ici 2040, ouvrant la voie à une nouvelle approche où la croissance énergétique pourrait être structurée dès l’origine autour des besoins des infrastructures numériques.

 

« L’Afrique dispose d’une occasion unique de dépasser les systèmes hérités en alignant sa croissance énergétique sur l’économie numérique. Les centres de données et l’IA ne sont pas seulement des consommateurs d’énergie : ce sont des catalyseurs d’investissement, d’innovation et d’accès. Si nous structurons cela correctement, nous n’alimentons pas seulement des serveurs ; nous alimentons des économies et comblons le fossé d’accès à l’énergie à grande échelle. Nous allons lancer une révolution des centres de données et de l’IA au Cap », déclare NJ Ayuk président exécutif de l’AEC.

À travers ce nouveau segment, l’AEW 2026 veut positionner l’économie numérique comme un pilier central de l’expansion énergétique africaine. L’équation défendue par l’AEC repose sur une double logique : les centres de données créent une demande énergétique stable et prévisible susceptible d’attirer des investissements massifs, tout en justifiant l’extension des capacités de production électrique et des réseaux nationaux.

L’organisation souhaite également faire évoluer la perception des centres de données, souvent considérés comme de simples infrastructures technologiques. L’AEC entend au contraire les présenter comme des actifs stratégiques capables de stimuler l’industrialisation énergétique du continent.

Dans cette perspective, la plateforme abordera aussi les questions réglementaires, fiscales et politiques liées à l’essor de l’IA et des centres de données. L’objectif affiché est d’accompagner les gouvernements africains dans la mise en place de cadres favorables au développement simultané des infrastructures numériques et énergétiques.

En intégrant officiellement les enjeux liés à l’IA et aux centres de données dans le programme de l’AEW 2026, l’African Energy Chamber confirme sa volonté d’inscrire la révolution numérique au cœur des stratégies énergétiques africaines. Une orientation qui pourrait repositionner le continent dans la nouvelle économie mondiale portée par les données, l’intelligence artificielle et les infrastructures critiques.

Par Loic SOUOP

Gabon : Derniers ajustements du Système intégré de Gestion des Ressources humaines (SIGRH) avant sa mise en œuvre

[DIGITAL Business Africa] – Laurence Ndong procède encore aux derniers ajustements. La ministre de la Fonction publique et du Renforcement des capacités est proche de doter le Gabon d’un instrument stratégique : le Système intégré de Gestion des Ressources humaines (SIGRH). Mais avant, le secrétaire général du ministère de la Fonction publique et du Renforcement des capacités, François Djamono, a présidé, ce jeudi 7 mai 2026, la cérémonie de clôture de l’atelier de consolidation et de validation des termes de référence (TDR) et du cahier des charges (CDC).

Le SIGRH est un levier central pour la maîtrise des effectifs réels, la rationalisation de la masse salariale et la restauration de la confiance dans la gestion publique. Autrement dit, il est conçu pour sonner le glas des dysfonctionnements liés à la dispersion des données, à l’obsolescence des outils et à l’absence de mécanismes automatisés de contrôle. Le système s’inscrit dans la dynamique de transformation numérique de l’administration publique du Gabon.

L’atelier organisé par le ministère de la Fonction publique et du Renforcement des capacités a épluché plusieurs thématiques. Notamment la gestion des carrières, les stages professionnels, la validation des actes administratifs, l’archivage et les directions centrales des ressources humaines. Après trois jours de travaux, les participants ont adopté les termes de référence du SIGRH.

Selon le ministère, ces échanges ont permis d’identifier les principales faiblesses du système actuel, notamment l’obsolescence du fichier unique de référence, les lenteurs procédurales, l’absence de traçabilité et les difficultés de maîtrise des effectifs et de la masse salariale de l’État.

Une séance de travail de ce type a été organisée le 17 février 2026. Elle a réuni la ministre de la Fonction publique et du Renforcement des Capacités, Laurence Ndong, et son homologue de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation, Mark-Alexandre Doumba. En plus du Système intégré de Gestion des Ressources humaines et de la Paie (SIGRH), les deux personnalités ont discuté de l’archivage numérique.

Lors de cette  rencontre, la ministre de la Fonction publique et du Renforcement des Capacités, Laurence Ndong, avait recommandé la mise en place d’un SIGRH de nouvelle génération. Lequel système devrait permettre  de dématérialiser l’ensemble des processus RH, d’intégrer l’identification par Numéro d’Identification Personnel (NIP), de recourir à la biométrie pour sécuriser les données, de fiabiliser les fichiers du personnel et de disposer de tableaux de bord décisionnels pour un pilotage moderne et transparent de l’administration.

Par Jean Materne Zambo, source: ministère de la Fonction publique, MENDI

Côte d’Ivoire : Les nouveaux membres du Conseil de Régulation de l’ARTCI prennent fonction

[DIGITAL Business Africa] – Le navire Autorité de Régulation des Télécommunications/TIC de Côte d’Ivoire (ARTCI) a un nouvel équipage. Composé de sept membres, il devra assurer la gestion technique, administrative et financière de l’ARTCI en plus de définir et d’appliquer les modalités d’organisation du travail.

Le Conseil de régulation est composé de 7 membres dont un président pour une durée de 6 ans non renouvelable. Ces membres sont choisis en raison de leur probité, de leurs qualifications et compétences avérées dans le domaine des technologies de l’information et de la communication suite à une procédure transparente conduite sous la responsabilité du ministère en charge des Télécommunications/TIC.

C’est ce jeudi 7 mai 2026 que le président du Conseil de régulation, Roger Adom, et ses collaborateurs ont pris fonction après avoir prêté serment au Palais de justice, en présence de hautes autorités administratives et institutionnelles. De nouveaux visages font leur entrée au sein du Conseil. Notamment Isaac Gnamba-Yao, Laure Besse et Coulibaly Nibe.

Selon l’ ARTCI, par cette prestation de serment, les membres du Conseil traduisent leur engagement à accompagner les missions de l’ARTCI dans le renforcement d’une régulation transparente, efficace et adaptée aux enjeux du numérique en Côte d’Ivoire.

Les missions clés de l’ARTCI 

Le régulateur des télécommunications ivoirien a des missions. En voici quelques unes :

• Régulation sectorielle : Faire appliquer les lois et règlements des télécommunications/TIC et de la poste.

• Gestion des licences : Instruire les demandes de licences et préparer les procédures d’attribution pour les opérateurs.

• Contrôle du marché : Veiller à la concurrence et surveiller le marché de la téléphonie mobile.

• Protection des consommateurs : Garantir le respect des obligations des opérateurs envers les usagers.

• Gestion des ressources : Définir les règles d’interconnexion et de partage des infrastructures.

Depuis le 30 avril 2025, l’ARTCI a transféré ses missions de cybersécurité et de confiance numérique à l’ANSSI-CI.

Par Jean Materne Zambo, source: ARTCI 

Agritech Innovation Challenge 2026 : le numérique au service des secteurs productifs

[Digital Business Africa] – Clap de fin pour l’édition 2026 de l’Agritech Innovation Challenge. Le Palais Polyvalent des Sports de Yaoundé a servi de cadre, ce 7 mai 2026, à la finale nationale de cette édition. Présidée par la ministre des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng, cette initiative s’est confirmée comme un levier majeur pour la transformation structurelle de l’économie camerounaise par le biais du digital.

Dans son allocution de clôture, la Ministre a souligné la portée stratégique de cet événement, qui va bien au-delà d’une simple compétition entre développeurs. Pour elle, l’enjeu réside dans la valorisation du génie local :

« À travers cette compétition, il s’agit de mettre en lumière la capacité de nos jeunes, de nos chercheurs, de nos étudiants, de nos start-ups et de nos innovateurs à proposer des réponses concrètes aux besoins des secteurs productifs. C’est pourquoi au moment où ce processus arrive à son terme, il est particulièrement heureux de relever la qualité des projets présentés par les différents candidats dont certains ont été développés dans le cadre des projets académiques. »

L’ingéniosité des candidats a permis de démontrer que le numérique est capable de transformer en profondeur les chaînes de valeur traditionnelles. De l’élevage à la pêche, en passant par le développement rural, les solutions présentées offrent des perspectives inédites pour accroître la productivité.

« Par leur engagement, leur créativité et leur sens de l’innovation, ces porteurs de solution ont su démontrer que le numérique peut apporter une contribution utile à la modernisation des chaînes de valeur liées à l’agriculture, au développement rural, à l’élevage, à la pêche et aux industries animales. » ajoute la ministre.

Cette réussite repose également sur une synergie institutionnelle forte. La Ministre a salué l’implication des départements ministériels partenaires (MINADER et MINEPIA) et a magnifié le soutien de la Banque Mondiale via le Projet d’Accélération de la Transformation Numérique au Cameroun (PATNUC). Pour elle, l’Agritech Innovation Challenge dépasse le cadre de la performance technologique :

« Ce concours de volonté, de compétences et de partenariat démontre que l’Agritech Innovation Challenge n’est pas seulement une compétition technologique, elle constitue avant tout un cadre de mobilisation des idées, des expertises et des initiatives en faveur de secteurs qui occupent une place centrale dans notre économie et dans la vie quotidienne de nos populations. »

 

La diversité des projets accès à l’information, gestion des exploitations, traçabilité et financement témoigne de l’étendue des possibles. La Ministre a partagé une vision forte sur la place de la technologie, rappelant que le digital est avant tout un outil de développement global :

« Le numérique ne doit pas être perçu uniquement comme un domaine réservé aux spécialistes des technologies ; il doit être mis au service de la transformation de notre économie. C’est en cela que cette initiative revêt une importance particulière. Elle crée un pont entre l’innovation numérique et le secteur productif. Elle permet de rapprocher les talents technologiques des besoins des acteurs de terrain. Elle contribue également à faire émerger une nouvelle génération d’entrepreneurs capab

les de concevoir des solutions locales pour les défis locaux. »

Au-delà des trophées décernés, cette édition 2026 de l’Agritech Innovation Challenge s’impose comme le manifeste d’un Cameroun qui refuse d’être un simple consommateur de technologies. En transformant le Palais des Sports en un laboratoire d’idées fertiles, le gouvernement, soutenu par le PATNUC, sème les graines d’une souveraineté alimentaire dopée par le digital. Le véritable défi commence maintenant : celui de l’incubation et du passage à l’échelle de ces solutions, afin que l’innovation née dans les amphithéâtres et les hubs technologiques finisse par transformer durablement le quotidien du planteur de l’Est ou de l’éleveur du Grand-Nord.

Par Loic SOUOP

Coopération : La BEAC et la BCEAO misent sur le numérique pour l’intégration monétaire et financière en Afrique centrale et de l’Ouest 

 [DIGITAL Business Africa] – Ce pourrait être le début d’un nouveau chapitre dans le cadre de la coopération entre l’Afrique centrale et occidentale (ouest). La BEAC et la BCEAO, deux institutions monétaires centrales de la zone franc en Afrique, cherchent à renforcer leur coopération.

Le gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale, Yvon Sana Bangui, et le gouverneur de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, Jean-Claude Kassi Brou, se sont concertés ce 6 mai 2026 à Dakar, au siège de la BCEAO, comme cela était prévu lors de la dernière rencontre entre les deux institutions en 2025.à Yaoundé, au Siège de la BEAC.

Comme d’habitude, pendant les échanges, les dirigeants des deux institutions ont abordé des points importants de leur coopération, notamment la politique monétaire, la transformation digitale et l’inclusion financière, l’innovation, la cybersécurité et les systèmes d’information, la modernisation et l’interconnexion des systèmes et moyens de paiement et les relations financières extérieures . Des points de la coopération qui permettront sans doute une intégration monétaire et financière dans les sous-régions Afrique centrale et occidentale.

Cette rencontre bilatérale s’inscrit dans le cadre de l’accord de coopération signé entre les deux institutions en 2008 fixant les principes directeurs et les modalités de la coopération entre les deux institutions.

À travers cet accord, les deux banques centrales s’engageaient à renforcer la synergie d’actions face aux défis communs des banques centrales africaines. Il est question de bâtir une relation solide, se fondant sur le partage d’expériences et l’harmonisation de leurs positions sur des enjeux internationaux.

Cette coopération permettra de contribuer à une plus grande intégration monétaire et financière dans le cadre de l’Association des banques centrales africaines (ABCA), selon la BCEAO.

Lire le rapport annuel 2008  de la BCEAO en cliquant sur le lien: https://www.bceao.int/sites/default/files/2018-05/rapportannuelbceao2008.pdf

Par Jean Materne Zambo

Internet : L’ ONU alerte sur les risques de perturbations mondiales causées par les catastrophes naturelles

[DIGITAL Business Africa] – Le monde serait menacé de shutdown numérique. Les experts de l’Organisation des Nations unies l’ont fait savoir à la suite d’une conférence de presse de l’Union internationale des télécommunications (UIT) et du Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe (UNDRR), tenue à Genève , Suisse, ce 5 mai 2026.

Selon les experts de l’ONU, internet pourrait subir une coupure générale. Ce qui entraînerait inéluctablement des paiements bloqués, des hôpitaux privés de données, des alertes d’urgence réduites au silence, des réseaux électriques en chute, entre autres inconvénients.

Doreen Bogdan-Martin, secrétaire générale de l’UIT et Représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU pour la Réduction des Risques de Catastrophes, a rappelé le rôle crucial d’internet.

« Nous ne pourrions pas suivre cette conférence de presse en direct. Les lumières de cette salle s’éteindraient probablement. Les systèmes de paiement finiraient par se bloquer, les appels d’urgence auraient du mal à passer et il serait de plus en plus difficile d’accéder à des informations fiables sur la conduite à tenir. Une telle panne est plus probable que vous ne le pensez », a déclaré Doreen Bogdan-Martin, SG de l’UIT.

À l’origine de cette possible « pandémie numérique », les catastrophes naturelles, à l’instar d’une tempête solaire de l’ampleur de celle qui a frôlé la Terre en 2012.

L’ONU conclut qu’un tel incident pourrait perturber les satellites et les réseaux électriques, interrompant les transactions financières et les communications. Comme autre phénomène naturel que redoute l’Organisation : une vague de chaleur. Celle-ci, selon l’ONU, pourrait surcharger les centres de données, affectant les hôpitaux et les services d’urgence.

On ne saurait parler de phénomènes nocifs pour l’infrastructure numérique sans évoquer l’activité humaine dans les océans. Celle-ci est souvent à l’origine des dommages causés sur les câbles sous-marins. La fibre qui représente 99 % du trafic Internet mondial. Les autres 1 % des données transitent par les satellites. Et donc ces pannes sur les câbles sous-marins.

L’ONU annonce le lancement d’un rapport conjoint intitulé “Quand les systèmes numériques échouent : Les risques cachés de notre monde numérique

Par Jean Materne Zambo, source : un.org

Tchad : 30 jours pour l’élaboration du Code du Numérique

[DIGITAL Business Africa] – Le Tchad souhaite se doter d’un cadre juridique de la cybersécurité : le code du numérique. L’avant-projet doit passer au peigne fin par les soins d’un comité chargé du suivi de l’élaboration  du texte.

Le secrétaire d’État aux Télécommunications, à l’Économie numérique et à la Digitalisation de l’Administration, Ibangolo Abel Maina, a procédé ce 6 mai 2026 à l’installation dudit comité.

Selon le ministère des Postes et de l’Économie numérique, ce texte majeur vise à doter le Tchad d’un cadre juridique moderne, garantissant la cybersécurité, la protection des données personnelles et une lutte renforcée contre la cybercriminalité.

Le comité est chapeauté par le secrétaire général du ministère Télécommunications, de l’Économie Numérique et de la Digitalisation de l’Administration, Ibangolo Abel Maina, et dispose de 30 jours pour formuler ses observations sur l’avant-projet.

Le Tchad entend ainsi le pas à la République démocratique du Congo, qui a adopté la loi n°23/10 du 13 mars 2023 portant code du numérique. D’un volume de 168 pages, le texte couve 390 articles répartis en plusieurs chapitres. Avec des thématiques qui sont d’actualité comme la cybersécurité.

En République démocratique du Congo, le législateur n’a pas fait de cadeau aux internautes véreux. De lourdes sanctions sont prévues à cet effet, allant jusqu’à vingt milliards de francs congolais, soit environ 818 millions de FCFA.

Pour l’heure, la législation sur la cybersécurité au Tchad est principalement encadrée par la loi n°009/PR/2015, complétée par l’ordonnance n°008/2022.

Ce cadre juridique sécurise le cyberespace, définit les infractions numériques, protège les données personnelles et renforce l’ANSICE. L’Agence nationale de Sécurité informatique et de Certification électronique (ANSICE) est l’autorité centrale de régulation.

Par Jean Materne Zambo, source : ministère des Postes et de l’Économie numérique Tchad

À l’UNESCO de Yaoundé, Beaugas Orain DJOYUM plaide pour la formation des lanceurs d’alerte et des internautes contre la désinformation

[DIGITAL Business Africa] – Former les internautes, influenceurs et lanceurs d’alerte aux bonnes pratiques de vérification de l’information devient une urgence démocratique. C’est le principal message porté par Beaugas Orain DJOYUM, Directeur général de ICT Media STRATEGIES et président de l’association Smart Click Africa, lors de la 3ᵉ édition des « Universités de la Presse », organisée le 05 mai 2026 à Yaoundé par le Syndicat national des professionnels de l’Information et de la communication (SPIC) et l’ UN Press Club, avec l’appui technique de l’UNESCO.

L’événement, tenu au siège de l’UNESCO à Dragage dans le cadre de la 34ᵉ Journée mondiale de la liberté de la presse, s’inscrivait sous le thème mondial : « Façonner un avenir en paix ». Plusieurs professionnels des médias, experts du numérique, journalistes, étudiants et acteurs de la société civile y ont débattu du rôle des médias face aux profondes mutations numériques qui transforment les sociétés africaines.

Invité à intervenir sur le thème « Journalisme citoyen : pour une société plus juste », Beaugas Orain DJOYUM a défendu une approche équilibrée du journalisme citoyen, qu’il considère à la fois comme une opportunité démocratique majeure et un défi important pour la qualité de l’information.

« Le journalisme citoyen ne remplace pas le journalisme professionnel. Il le complète, le bouscule et parfois le sauve. Mais les lanceurs d’alerte et influenceurs doivent être formés afin de contribuer à une information plus fiable et à la réduction de la désinformation, de la manipulation et de la diffamation », a-t-il déclaré.

Pour le responsable de ICT Media STRATEGIES, le développement massif des smartphones et des réseaux sociaux a profondément modifié l’écosystème médiatique. Désormais, chaque citoyen connecté peut produire et diffuser de l’information en temps réel, parfois avant même les médias traditionnels.

S’appuyant sur les travaux de Bowman & Willis dans We Media (2003), il a rappelé que le journalisme citoyen désigne la collecte, le traitement et la diffusion de l’information par des individus non professionnels agissant dans l’intérêt public grâce aux outils numériques.

Mais cette démocratisation de la production de contenus soulève également des défis majeurs liés à la vérification des faits, à la manipulation de l’opinion, aux campagnes de désinformation et aux atteintes à la réputation.

Pour illustrer ces dérives, l’intervenant a évoqué plusieurs situations observées dans l’espace numérique camerounais : diffusion d’accusations sans vérification préalable, interpellations publiques sans démarche contradictoire ou encore propagation virale de contenus non contextualisés.

En parallèle, il a également mis en avant le potentiel positif du numérique citoyen, citant notamment la mobilisation #EndPhoneTax d’octobre 2020. Cette campagne numérique spontanée contre la taxation des téléphones portables avait conduit à une intervention du président de la République ordonnant l’arrêt immédiat de la mesure.

Pour Beaugas Orain DJOYUM, cet exemple démontre qu’un citoyen numérique bien informé et bien encadré peut contribuer à influencer positivement les politiques publiques.

Face à ces enjeux, il plaide pour une stratégie nationale de renforcement des capacités numériques des citoyens, des influenceurs et des lanceurs d’alerte.

« La lutte contre la désinformation ne peut pas être laissée aux seuls journalistes professionnels. Elle doit commencer dès l’école, dans les universités, dans les associations et dans les espaces numériques eux-mêmes », a-t-il insisté.

Au cours de son intervention, plusieurs initiatives engagées dans la promotion de la vérification de l’information ont été citées, notamment :

* Smart Click Africa et son Media Tour dans les rédactions et établissements ;
* Data Check d’ADISI ;
* Stop Intox ;
* ainsi qu’Africa Check.

L’intervenant a également appelé à une collaboration plus structurée entre journalistes professionnels et lanceurs d’alerte. Selon lui, l’avenir de l’information crédible repose sur une complémentarité entre :

* le citoyen qui alerte ;
* et le journaliste qui vérifie, contextualise et recoupe les informations.

Dans un contexte marqué par la montée des fake news, des contenus manipulés et désormais des deepfakes générés par l’intelligence artificielle, cette coopération devient, selon lui, indispensable pour préserver la confiance dans l’information.

Cette réflexion intervient au moment où plusieurs pays africains s’interrogent sur l’encadrement des plateformes numériques, la responsabilité des créateurs de contenus et les mécanismes de lutte contre la désinformation, tout en préservant les libertés fondamentales et la liberté d’expression.

Pour Digital Business Africa, cette intervention illustre également une tendance lourde : le débat sur l’avenir des médias ne concerne plus uniquement les journalistes, mais désormais l’ensemble des citoyens producteurs de contenus dans un environnement numérique en mutation permanente.

Par Digital Business Africa

RD Congo : Le plaidoyer de la GSMA pour résoudre le problème de connectivité et de digitalisation

[DIGITAL Business Africa] – Les premiers États généraux des Postes et Télécommunications passés, la suite est attendue. En attendant la mise en œuvre des recommandations issues des travaux, revenons sur celles émises par Daddy Mukadi, président de la Global System for Mobile Communications Association ( GSMA)-Afrique et responsable de la réglementation d’Airtel Africa.

Lors des États généraux des Postes et Télécommunications du 27 avril 2026, Daddy Mukadi, a dévoilé les principaux obstacles à l’inclusion numérique, notamment le coût des smartphones et l’impact des droits d’importation sur les infrastructures de télécommunications.

Pour résorber la fracture numérique en RDC, le président de la GSMA-Afrique a présenté la formule magique. Selon lui, la RDC devrait procéder à l’exemption des droits et taxes à l’importation pendant 2 ou 3 ans sur les téléphones intelligents d’entrée de gamme qui coutent entre 40 USD et 150 USD ; à la suppression des droits d’entrée sur les équipements des télécommunications pour 3 ans minimum.

Pour Daddy Mukadi, il est urgent de procéder aux ajustements de la politique publique, du cadre juridique et réglementaire dans le secteur des télécommunications.

« Le secteur des télécommunications ne peut plus être considéré comme un simple secteur de soutien… C’est désormais un secteur clé. Les deux sont essentiels, et tous les autres secteurs, de la sécurité et de la finance aux transports et à la santé, dépendent des technologies numériques pour leur croissance », a-t-il dit.

Le représentant de la GSMA a suggéré une synergie d’action entre le gouvernement et le secteur privé afin de créer un environnement réglementaire qui encourage l’innovation, protège les intérêts des consommateurs et soutienne les investissements à long terme.

Par Jean Materne Zambo, source: présidence RDC 

E-gouv/Sénégal : Cap sur l’Infrastructure publique numérique (DPI)

[DIGITAL Business Africa] – Centraliser ses plateformes numériques de base. Le Sénégal veut s’attaquer à ce serpent de mer. Le ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, avec Sénégal Numérique (SENUM), organise un atelier de deux jours (du 4 au 5 mai 2026) pour poser les fondations de l’Infrastructure publique numérique ou digital public infrastructure (DPI).

Il s’agit d’un écosystème de plateformes numériques de base (identité, paiements, partage de données) déployé par l’État pour moderniser les services publics, renforcer la souveraineté numérique et favoriser l’inclusion, dans le cadre de la stratégie du New Deal Technologique.

La DPI apporte des innovations telles que : la digitalisation des procédures foncières permettant le suivi en ligne des dossiers. Dans le domaine de l’éducation, elle permettra de connecter les écoles avec le SIMEN (Système d’information et de management de l’éducation nationale)

Concernant les services aux citoyens, la DPI devrait faciliter l’accès aux documents administratifs et le paiement numérique.

Pour ce qui est de l’infrastructure numérique, le système permettra d’héberger et de sécuriser les données.

Un système qui devrait métamorphoser le service public à en croire le ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique.

« Aujourd’hui, l’État fonctionne encore avec des systèmes d’information construits de manière isolée, qui communiquent peu entre eux. Des architectures différentes, des données fragmentées, des logiques qui se superposent avec, à la clé, des inefficacités et une complexité qui pèse sur l’action publique. Ce fonctionnement en silos n’est pas une fatalité, c’est un état que nous devons collectivement dépasser », indique-t-il.

Selon la source, la journée du 5 mai 2026 accouchera du projet de décret encadrant la plateforme d’interopérabilité, l’introduction du cadre national d’interopérabilité, la définition des architectures d’échange de données, des normes techniques, ainsi que des exigences en matière de sécurité et de protection des données.

Par Jean Materne Zambo, source: MCTN 

Hajj 2026 : Le passeport électronique pour faciliter le séjour des fidèles

[DIGITAL Business Africa] – Une avancée majeure pour le nouveau électronique saoudien. Le Visitor digital ID, depuis début mai 2026, est officiellement le pass pour les pèlerins en séjour en Arabie saoudite. Doté d’une puce chiffrée, le nouveau passeport électronique marque la transition du passeport lisible par machine vers un format électronique conforme aux standards de l’Organisation de l’aviation civile internationale.

Ce document vise à fluidifier les déplacements pendant le pèlerinage, réduire la dépendance aux documents physiques et améliorer la gestion logistique de flux de plusieurs millions de personnes».

Le Visitor digital ID repose sur trois niveaux :

• passeport électronique physique avec puce sécurisée ;

• identité numérique administrative accessible sur Absher ;

• usage ponctuel renforcé pour les pèlerins, notamment durant le Hajj.

Le passeport est équipé d’une puce électronique contenant des données biométriques et personnelles pour une sécurité renforcée. Il est conçu pour être lu automatiquement aux portes intelligentes (smart gates) des aéroports internationaux.

Les fidèles pourront solliciter le document sur la plate-forme Absher. Celui-ci ne remplace pas le passeport original pour franchir les frontières internationales. Les autorités saoudiennes ont rappelé que la simple image numérique du passeport n’autorise pas le voyage international.

En d’autres termes, le passeport électronique est utile pour l’identification à l’intérieur du Royaume, mais ne supprime pas l’obligation de porter le document physique pour les déplacements internationaux.

Par Jean Materne Zambo

Connected Africa Summit 2026 : Le Centrafricain Josué Yassarandji d’Agri AI remporte le prix de la meilleure innovation en AgriTech

[DIGITAL Business Africa] – Il y a eu le drame du lycée Barthélémy Bogandad en 2025 (29 lycéens sont décédés dans une bousculade suite à l’explosion d’un transformateur électrique pendant les épreuves de baccalauréat). Pour apporter un peu de baume dans les cœurs des Centrafricains, un jeune talentueux. Un as de la technologie : Josué Yassarandji.

Le promoteur de la startup AGRI-AI a remporté ce 2 mai 2026 le prix de la meilleure innovation en AgriTech et système alimentaire lors du Connected Africa Summit 2026, organisé à Nairobi.

Agri AI propose des solutions basées sur l’intelligence artificielle pour relever les défis de la productivité et de la transformation agricole. Grâce à cette technologie, les agriculteurs peuvent optimiser leurs rendements, anticiper les aléas climatiques et améliorer la gestion des ressources, ouvrant ainsi la voie à une agriculture plus résiliente et productive.

Le Connected Africa Summit 2026 est une plateforme continentale qui rassemble décideurs publics, investisseurs et innovateurs autour des leviers de la transformation économique africaine : connectivité, infrastructures numériques, formation aux compétences du futur, souveraineté des données et intelligence artificielle.

La startup Agri AI a représenté l’Afrique au sommet international d’intelligence artificielle au Royaume-Uni en 2026. Josué Yassarandji a été aussi récompensé pour son innovation, représentant l’Afrique au sommet international d’intelligence artificielle au Royaume-Uni en 2026.

Josué Yassarandji est un spécialiste de l’agribusiness, expert, développeur IT, et fondateur de YAKA FARM, certifié Microsoft et ancien du YALI RLC EA.

Par Jean Materne Zambo

Edgar Yonkeu au FEMUA 2026 : « L’IA est une chance inouïe »

[DIGITAL Business Africa] – Abidjan, ville de Côte d’Ivoire, vibre au rythme des mélodies africaines le temps d’une semaine. C’est une tradition depuis la première du Festival des musiques urbaines d’Anoumanbo en 2008. Mais cette année (2026), le FEMUA a accordé une place de choix à la technologie, notamment à l’intelligence artificielle. D’où le thème de cette édition : « L’IA et la jeunesse : menace pour l’emploi ou levier d’opportunités ? » 

À ce propos, le producteur Edgar Yonkeu estime que cette technologie émergente couve un potentiel indicible. Mais attention, il faut savoir comment s’y prendre.

« L’intelligence artificielle peut reproduire votre idée, mais c’est à vous de poser la bonne question. Et pour cela, il faut que l’on forme les jeunes artistes pour faire la différence. Après c’est un travail de studio. Je crois que l’IA, c’est une chance inouïe. »

Synchronisation parfaite aussi de la part des personnalités africaines invitées à cette fête de la musique lorsqu’il faut répondre à cette question.

Le ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, Djibril Ouattara, est persuadé que l’intelligence artificielle est une véritable mine d’or. Il a rappelé que c’est un marché mondial pouvant dépasser 500 milliards de dollars à l’horizon 2028. Mais malheureusement, selon lui, l’Afrique représente encore moins de 1 % de cette valeur.

Pour atteindre l’idéal souhaité par le ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, Djibril Ouattara, tout passe d’abord par des infrastructures numériques robustes. « L’intelligence artificielle est au cœur de la transformation structurelle de notre économie », a-t-il affirmé, insistant sur la nécessité de bâtir une Côte d’Ivoire plus compétitive.

Dans la même lancée, le représentant du Sénat ivoirien Kandia Camara s’est engagé à soutenir toutes les initiatives qui contribuent à promouvoir la culture et à accompagner le pays dans sa transformation numérique, et à mettre en place « des dispositifs juridiques et institutionnels afin d’encadrer l’usage de l’intelligence artificielle, de garantir l’utilisation éthique et inclusive de ces technologies ».

Le représentant du ministre de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel et des Arts, représentant le ministre de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation, du Gabon, Paul Ulrich Kessany Zategwa, a rappelé que près de 40 % des métiers pourraient être automatisés.

Pour A’Salfo, promoteur du FEMUA, l’Afrique ne doit pas rester spectatrice de cette révolution technologique.

« Il faut voir le côté où l’IA nous offre des opportunités. Mais il faut aussi voir le côté où, en l’utilisant mal, elle peut être une menace. Donc il est important de mettre un point dessus, d’échanger, de discuter avec des experts, de parler de formation. Si nous ne nous approprions pas l’intelligence artificielle, nous allons subir l’intelligence artificielle, qui peut être un atout, qui peut être une opportunité si nous savons l’utiliser. », a-t-il dit.

L’édition 2026 du FEMUA se tient du 28 avril au 3 mai, et réunit des artistes de renom de la scène africaine et internationale, dont Youssou N’Dour, Black M et Fatoumata Diawara. Le Gabon est le pays d’honneur pour cette édition.

Par Jean Materne Zambo

Franck Gérard Kom : « L’intelligence artificielle n’est plus une promesse : elle sauve déjà des vies sur les routes camerounaises. »

[Digital Business Africa] – Au cœur du premier Forum national sur la sécurité routière, organisé au Palais des Sports de Yaoundé les 29 et 30 avril 2026, la transformation numérique du secteur des transports s’impose comme un levier stratégique. Placé sous le thème « L’intelligence artificielle au service de la sécurité routière », l’événement met en lumière des solutions concrètes déjà opérationnelles sur le terrain.

Parmi les acteurs engagés, MTN Cameroon, à travers sa branche B2B, se positionne comme un partenaire clé de l’État. Représenté par Franck Gérard Kom, l’opérateur revient sur une collaboration structurante avec le Ministère des Transports du Cameroun, bâtie autour d’un partenariat public-privé avec Camtrack.

Contrairement à une perception encore répandue, l’intelligence artificielle appliquée à la sécurité routière n’en est plus au stade expérimental au Cameroun.

« Ce que nous présentons aujourd’hui n’est plus de la théorie », insiste Franck Gérard Kom.

Depuis quatre à cinq ans, des solutions intégrant l’IA sont déployées à grande échelle. Des centaines, voire des milliers de véhicules bus interurbains, camions transportant des produits sensibles sont aujourd’hui équipés de dispositifs intelligents connectés.

Ces technologies reposent sur un triptyque fondamental : captation, transmission et analyse des données. Grâce à des caméras embarquées et des capteurs, les informations sont collectées en temps réel, puis centralisées dans les infrastructures numériques de MTN, notamment ses data centers sécurisés.

Une intelligence augmentée au service de la prévention

L’un des apports majeurs de ces systèmes réside dans leur capacité à détecter en amont les facteurs de risque. Somnolence du conducteur, non-port de la ceinture de sécurité, stationnement dangereux ou comportements à risque : autant de situations identifiées automatiquement par les algorithmes. Ces alertes sont ensuite transmises à une salle de contrôle opérée par les autorités, permettant une réaction rapide et coordonnée avec les forces de sécurité. L’objectif est clair : passer d’une logique de réaction à une logique de prévention proactive.

Ce modèle illustre parfaitement la convergence entre infrastructures télécoms, intelligence artificielle et politiques publiques, où la donnée devient un outil d’aide à la décision en temps réel.

Des résultats mesurables et encourageants

Les premiers indicateurs confirment la pertinence de cette approche. Selon les autorités sectorielles, les dispositifs déployés auraient contribué à une réduction d’environ 30 % des accidents et des cas de mortalité sur les axes concernés. Un chiffre qui valide non seulement l’investissement technologique, mais aussi la pertinence du partenariat public-privé engagé entre les différents acteurs.

Au-delà de la démonstration technologique, MTN met en avant l’importance des infrastructures numériques dans la réussite de ces dispositifs. Couverture réseau étendue, qualité de service, capacité de traitement des données : autant d’éléments indispensables au fonctionnement de l’intelligence artificielle à grande échelle.

« Qui dit intelligence artificielle dit collecte et centralisation de données dans des environnements sécurisés », rappelle Franck Gérard Kom, soulignant les investissements consentis sur les réseaux et les plateformes technologiques.

Vers une évolution continue des systèmes intelligents

Dans un contexte où l’intelligence artificielle connaît une accélération mondiale, les solutions déployées au Cameroun sont appelées à évoluer. Amélioration des algorithmes, intégration de nouveaux cas d’usage, montée en puissance des capacités de calcul : l’innovation reste continue.

Pour MTN, l’ambition est claire : renforcer son rôle d’acteur du numérique au service du développement, en contribuant à des enjeux concrets tels que la sécurité des usagers et la protection des biens.

Par Digital Business Africa

Cameroun : kick-off du 1ᵉʳ tournoi « Orange U17 Elite Cup – FECAFOOT – FIFA TDS

[DIGITAL Business Africa] – Entre Orange Cameroun et la FECAFOOT, la connexion est haut débit. L’acteur majeur du sport, particulièrement dans le football, depuis plus de 20 ans, s’associe avec la Fédération camerounaise de Football pour semer les graines du football camerounais. Cela en organisant le tournoi « Orange U17 Elite Cup – FECAFOOT – FIFA TDS », dont le coup d’envoi a été donné lors d’une conférence de presse ce 29 avril 2026 au siège de la FECAFOOT à Yaoundé.

À l’initiative de la FECAFOOT, cette compétition a pour objectif de mettre en lumière les meilleurs jeunes footballeurs de moins de 17 ans issus des académies de football du Cameroun. Ce qui constitue une plateforme d’excellence destinée à identifier et préparer la prochaine génération des Lions indomptables U17. Venant Pouemi, Senior manager Brand & Communication chez Orange Cameroun, a rappelé à son partenaire FECAFOOT la vision d’ Orange Cameroun concernant le football jeune.

« Depuis plus de 25 ans maintenant, Orange Cameroun s’est investi dans l’accompagnement du football camerounais en commençant par ce que nous avons de plus cher, à savoir l’accompagnement de nos chers et valeureux juniors de l’Octave, ambassadeurs et de l’élite de l’image du Cameroun à l’international », a-t-il dit..

 

Un soutien constant

 

Il n’y a pas que la FECAFOOT qui soit le partenaire d’Orange Cameroun. L’entreprise a noué des partenariats avec d’autres entités pour accompagner les jeunes. Pour preuve, son partenariat avec l’Académie nationale de football qui permet à Orange de se déployer sur les dix régions du Cameroun à date.

Avec à la clef près de 2500 pensionnés formés, plus de 300 joueurs au sein des championnats locaux et environ 52 joueurs qui ont déjà été retenus dans les diverses sélections nationales de toutes catégories. Orange Cameroun peut aussi se targuer de contribuer au financement de toutes les catégories des Lions indomptables et de soutenir leur participation aux grandes compétitions internationales, notamment plusieurs éditions de la Coupe du monde et de la Coupe d’Afrique des nations.

L’entreprise n’oublie pas le 12ᵉ joueur. celui-là même qui fait vibrer les chaudrons bouillants : les fans. Orange Cameroun rapproche les fans de leurs équipes à travers des dispositifs innovants tels que les fanzones digitales et physiques, ainsi que des programmes d’hospitalité lors des grands rendez-vous sportifs.

Les étudiants et les élèves peuvent allier football et études grâce à Orange. L’entreprise accompagne les fédérations scolaires et universitaires, notamment à travers son appui aux Jeux FENASCO Ligue A depuis 2015 et à la FENASU depuis 2017.

Le tournoi « Orange U17 Elite Cup – FECAFOOT – FIFA TDS »,s’inscrit dans le cadre du programme FIFA Talent Development Scheme (FIFA-TDS), une initiative internationale visant à renforcer la formation des jeunes talents et à structurer la relève du football mondial, notamment à travers l’organisation régulière de compétitions de catégorie U17.

À l’issue de la compétition, une sélection des joueurs les plus prometteurs intégrera l’Académie de la FECAFOOT, avec pour ambition de constituer l’ossature de la future équipe nationale U17 des Lions Indomptables

Par Jean Materne Zambo

RDC : L’infrastructure numérique comme clef pour libérer la recherche et l’innovation

[DIGITAL Business Africa] – Le ministre de l’Économie numérique attache un intérêt aux infrastructures numériques. Augustin Kibassa Maliba l’a encore démontré au cours de son intervention ce 28 avril 2026. Invité à décortiquer la thématique du « Financement stratégique de la recherche et de l’innovation », lors du Forum Segment politique de haut niveau, le ministre Kibassa Maliba a présenté l’infrastructure numérique comme une priorité « absolue » du régime Tshisekedi.

Le ministre a insisté sur la nécessité d’un accès généralisé au haut débit, considéré comme un levier indispensable pour le développement de la recherche scientifique et de l’innovation dans un pays aux dimensions continentales comme la République démocratique du Congo, apprend-on.

Le gouvernement congolais a pour boussole le Plan de transformation numérique soutenu par la Banque mondiale et l’Agence française de développement (AFD). Le plan a mobilisé un investissement de 400 millions USD de la Banque mondiale et de 100 millions d’euros l’Agence française de Développement (AFD). Le plan vise à augmenter l’accès à internet et numériser les services publics d’ici 2030.

Les Piliers du Plan de Transformation Numérique (PATN-RDC) :

• Infrastructure de connectivité : Amélioration de l’accès à l’internet à haut débit et couverture numérique nationale.

• Infrastructure Publique Numérique (DPI) : Développement de l’administration électronique (e-gouvernement) pour digitaliser les services publics.

• Renforcement des capacités : Création de centres d’innovation dans les universités et programmes de formation en IA et métiers du numérique.

• Secteur Privé : Soutien à l’écosystème numérique, y compris les MPME, pour stimuler la compétitivité économique

Le programme prévoit également le déploiement de 10 000 kilomètres de fibre optique à travers le pays, en complément des efforts du gouvernement visant à renforcer le maillage national en connectivité.

Sous la terre comme sous les eaux, la RDC est reliée quasiment au reste du monde. Le pays est connecté à deux grands câbles sous-marins. Notamment le West Africa Cable System et le 2Africa.

Le câble 2Africa, mesurant environ 45 000 km, relie 33 pays en Afrique, en Europe et en Asie. Il est conçu pour fournir une capacité supérieure à tous les câbles actuels desservant l’Afrique.

Le WACS (West Africa Cable System), lui, fait 14 530 km, qui relie l’Afrique du Sud au Royaume-Uni, en passant par de nombreux pays le long de la côte ouest-africaine.

En plus de la fibre optique, le gouvernement mise sur l’apport des nouvelles technologies satellitaires Starlink. La solution a pour objectif de couvrir les zones les plus enclavées.

Par Jean Materne Zambo, sources: banquemondiale.org, ministère de l’économie numérique 

Banjul : avec l’Union africaine de radiodiffusion, ICT Media STRATEGIES forme 60 journalistes gambiens à l’IA et au journalisme responsable

[DIGITAL Business Africa] – La Gambie se positionne comme un hub africain de l’innovation médiatique en accueillant, du 14 au 15 avril 2026 à Banjul, une formation stratégique sur l’intelligence artificielle appliquée au journalisme. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la 17e Assemblée générale de l’Union africaine de radiodiffusion (UAR), qui s’accompagne de la célébration du 20e anniversaire de l’UAR.

Pendant deux jours, 60 journalistes gambiens ont été formés par des experts internationaux du Cameroun, de Chine et de Gambie. Cet atelier a été animé notamment par Beaugas Orain DJOYUM, directeur général d’ICT Media STRATEGIES, aux côtés d’Amran Gaye, Founder & CEO de DreamConnect Edu & Travel, et de deux experts chinois de la National Radio and Television Administration (NRTA), dont Leroy Zhang, Global Marketing Manager de l’Academy of Broadcasting Science. Haman Mana, directeur de publication du journal Le Jour, en assurait la facilitation.

Dans ce cadre, le DG d’ICT Media STRATEGIES a animé les principaux modules de cette formation, à forte valeur pédagogique et opérationnelle. Le premier, intitulé « Généralités sur l’IA et le journalisme », a permis de poser les fondamentaux tout en insistant sur le cadre éthique indispensable à la pratique journalistique à l’ère de l’intelligence artificielle.

Il a ensuite présenté aux participants les outils d’assistance éditoriale à travers le module « Introduction aux outils de production assistée par l’IA : assistants éditoriaux ; automatisation ; analyse de l’information », incluant un focus spécifique sur « Comment utiliser les outils d’IA pour lutter contre les deepfakes et les fake news ? ». Enfin, un troisième module, « Création de contenus médiatiques assistée par l’IA : texte, image, audio, vidéo ; montage ; postproduction », a offert une immersion concrète dans les usages avancés de l’IA pour la production de contenus multimédias.

Pour le Dr. Ismaila Ceesay, ministre de l’Information, des Médias et des Services de radiodiffusion de Gambie, les enjeux sont clairs et urgents : « Aujourd’hui, nos journalistes et nos diffuseurs font face à une double responsabilité. La première consiste à adopter l’innovation tout en défendant la vérité. »

Dans son intervention à l’ouverture du séminaire, le ministre a insisté sur le potentiel transformateur de l’IA pour les rédactions :
« L’intelligence artificielle peut aider nos rédactions à travailler plus intelligemment. Elle peut également améliorer la narration audiovisuelle. Elle peut renforcer le journalisme de données. Elle peut automatiser les processus de production et améliorer l’engagement des publics. En réalité, elle facilite votre travail. »

Mais il a également alerté sur ses dérives :

« Mais en même temps, elle peut être utilisée comme une arme par la désinformation, les deepfakes, les contenus manipulés et la propagande synthétique. »

L’accélération du cycle de l’information constitue un autre défi majeur.

« Aujourd’hui, l’information apparaît d’abord sur les plateformes numériques avant même d’arriver à la télévision », a rappelé le Dr. Ismaila Ceesay, avant de souligner :
« Les fausses informations circulent plus vite que les faits, et de plus en plus, l’intelligence artificielle fait partie de cet écosystème. C’est pourquoi cette formation arrive à point nommé. »

Même son de cloche du côté de Grégoire Ndjaka, directeur général de l’Union africaine de radiodiffusion, qui appelle à une utilisation responsable de ces technologies :

« Ce qui est important, ce n’est pas seulement de savoir utiliser l’intelligence artificielle, mais surtout de connaître les bonnes pratiques dans ce domaine. »

Et d’ajouter :

« Si l’intelligence artificielle est bien utilisée, elle est bénéfique pour la société, mais si elle est mal utilisée, elle peut être très, très nuisible pour un pays. »

Au niveau national, cette initiative s’inscrit dans une dynamique de transformation du paysage audiovisuel gambien. Abdoulie Sey, directeur général de la GRTS, y voit un levier stratégique :
« C’est l’une des étapes vers la transformation et la réforme de la GRTS… le matériel doit être modernisé… les logiciels également… mais aussi les mentalités, les compétences et les capacités des personnes qui y travaillent. »

Il insiste :
« Et comment y parvenir ? Par la formation continue. »

Intervenant en tant que formateur, Beaugas Orain DJOYUM a salué la qualité des échanges et l’engagement des participants :

« C’était un réel privilège de contribuer au renforcement des capacités des journalistes gambiens sur une problématique aussi stratégique que l’intégration de l’intelligence artificielle dans la pratique du journalisme. À travers des cas concrets et la prise en main d’outils d’IA ciblés, nous avons partagé des méthodes et des bonnes pratiques visant à faire de l’IA un levier d’amélioration de la qualité de l’information. »

Poursuivant, le DG d’ICT Media STRATEGIES a insisté sur les enjeux éthiques liés à ces technologies :

« L’enjeu est clair : éviter que ces technologies ne deviennent des instruments de manipulation ou de destruction de la réputation des institutions, des marques et des individus, pour en faire, au contraire, des outils puissants au service de la vérité, de la vérification et de la lutte contre la désinformation. Je tiens à remercier le directeur général de l’UAR pour cette opportunité qui me permet de transmettre ce savoir-faire à l’échelle africaine. »

Au-delà de la Gambie, cette formation illustre une tendance de fond sur le continent africain : l’intégration progressive de l’intelligence artificielle dans les écosystèmes médiatiques. Entre opportunités d’optimisation des processus éditoriaux et risques liés à la désinformation, les médias africains sont désormais appelés à trouver un équilibre entre innovation technologique et responsabilité éditoriale.

Dans cette perspective, des initiatives comme celle-ci résonnent fortement avec les enjeux du salon E-Gov’A 2026, prévu à Yaoundé, qui mettra en lumière les interactions entre l’intelligence artificielle et la gouvernance pour bâtir des services publics efficaces dans une Afrique « cashless, paperless et seamless ».

https://youtu.be/V5uqjbHKv1Y

Par Digital Business Africa

Télécoms : Clap de fin du 23ᵉ séminaire du FRATEL à Kinshasa

[DIGITAL Business Africa] – Le 23ᵉ séminaire du Réseau francophone de la Régulation des Télécommunications (FRATEL) est clos. La cérémonie de clôture a été présidée par Augustin Kibassa Maliba, ministre des Postes, Télécommunications et de l’Économie numérique, ce mardi 28 avril 2026.L’objectif des travaux était de stimuler le partage d’infrastructures et d’améliorer la qualité des services télécoms, selon l’ARPTC.

Le président Christian Katende a affirmé l’ambition de transformer la RDC en un véritable carrefour numérique africain.Dans son allocution de clôture des travaux, le ministre des Postes, Télécommunications et de l’Économie numérique, Augustin Kibassa Maliba, a salué « la qualité exceptionnelle des travaux » menés à Kinshasa, soulignant que la capitale congolaise s’est imposée, durant quarante-huit heures, comme un véritable carrefour de réflexion stratégique sur l’avenir des écosystèmes numériques francophones.

Au terme des travaux, plusieurs pistes prioritaires ont émergé, parmi lesquelles :

– la mutualisation des infrastructures pour optimiser les investissements et étendre la couverture,

– la promotion d’une concurrence axée sur les services et l’innovation,

– l’amélioration mesurable de la qualité de service,

– la réduction de la fracture numérique.

Le ministre a profité de cette tribune pour rappeler que la République démocratique du Congo a fait du numérique un pilier central de modernisation de l’État et de diversification de son économie, d’où l’adoption en 2025 du Plan national du numérique 2026-2030.

Cette stratégie repose notamment sur 4 piliers. Dont le développement d’infrastructures numériques souveraines, la gouvernance stratégique des données, considérées comme une ressource clé du XXIᵉ siècle, la mise en place de services publics numériques intégrés et accessibles et le renforcement de la cybersécurité et du capital humain.

Par Jean Materne Zambo, source: ARPTC

IPS 2026: Le Sénégal, champion d’Afrique de la statistique et veut intégrer les nouvelles technologies dans la collecte et la diffusion des données

[DIGITAL Business Africa] – L’ effet Bassirou Diomaye Faye est palpable. Depuis  son accession au pouvoir du président Sénegalais en 2024, le pays n’a eu de cesse de se distinguer à l’échelle internationale dans le domaine de la transformation numérique. Le Sénegal vient d’être sacré champion d’Afrique de la statistique selon la mise à jour des Indicateudrs de Performance statistique (IPS) de la Banque mondiale publiés ce 27 avril 2026.

L’organisation dit avoir évalué la qualité des systèmes statistiques nationaux de 188 économies couvrant plus de 99% de la population mondiale. D’après le rapport, le Sénégal se hisse à la première place en Afrique avec une note de 81,4 points sur 100 devant l’Afrique du Sud (81,3), l’Île Maurice (80,4) et l’Egypte (78,1). Alors que, le pays a occupé la quatrième place en 2023 et en 2022 derrière ces trois pays.

Les facteurs de cette performance, selon la Banque mondiale, sont : une statistique publique de qualité, ouverte et au service du développement; sa rigueur méthodologique et l’investissement dans les appareils statistiques qui constituent de véritables leviers de souveraineté.

Pour consolider ces aquis, le Sénégal entend renforcer les capacités des producteurs de données, assurer la régularité et l’élargissement de la couverture des enquêtes nationales, exploiter les sources administratives et intégrer des nouvelles technologies dans la collecte et la diffusion de l’information statistique

Les IPS constituent un cadre de référence international pour l’évaluation des systèmes statistiques nationaux. Publiés chaque année par la Banque mondiale, ils mesurent la maturité et l’efficacité de ces systèmes selon cinq principaux piliers : l’utilisation des données, l’accès et la diffusion des données, les produits statistiques, les sources de données et l’infrastructure de données.

Par Jean Materne Zambo, source: banquemondiale.org

Frédéric Nzé prend les commandes du numérique, un tournant stratégique pour la transformation digitale du pays

[Digital Business Africa] – Une page importante de l’histoire de la gouvernance technologique de la République du Congo s’est écrite ce mardi 28 avril 2026 au siège du Ministère des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique.

Dans une atmosphère empreinte de solennité, Léon Juste Ibombo a officiellement passé le témoin à Frédéric Nzé.

La passation de service entre le ministre sortant et son successeur s’est déroulée dans une ambiance chaleureuse à Brazzaville.

Si Léon Juste Ibombo quitte le navire après avoir posé les jalons de l’infrastructure nationale, Frédéric Nzé arrive avec une mission claire : accélérer la digitalisation des services publics et l’employabilité des jeunes.

Le bilan de l’ère Ibombo : L’ancrage infrastructurel

Après plusieurs années passées à la tête de ce département stratégique, Léon Juste Ibombo quitte ses fonctions en laissant derrière lui un héritage concret.

Lors de son allocution, il a tenu à remercier le Chef de l’État, Denis Sassou N’Guesso, pour la confiance placée en lui, qualifiant sa mission de « responsabilité exigeante».

Le ministre sortant a profité de l’occasion pour dresser un bilan des chantiers majeurs qui ont marqué son passage :

Expansion de la fibre optique sur l’ensemble du territoire national.

Modernisation des infrastructures critiques et mise en service de centres de données (Data Centers).

Dynamisation de l’écosystème startup, favorisant l’émergence de nouveaux talents locaux.

 

 « Ces résultats sont le fruit d’un travail collectif, rendu possible grâce à l’implication de mes équipes et des partenaires du secteur »,a-t-il souligné avant de souhaiter plein succès à son successeur.

 

Frédéric Nzé : L’ambition de l’efficacité administrative

Le nouveau ministre, Frédéric Nzé, ne compte pas marquer de temps d’arrêt. Saluant le travail accompli par son prédécesseur, il a immédiatement tracé les grandes lignes de sa feuille de route. Son mandat semble s’orienter vers une digitalisation de résultats, plus proche de l’usager final.

Ses priorités affichées sont claires :

 1. Réforme de l’État :  Accélérer la transformation numérique pour rendre l’administration publique plus transparente et efficace.

2. Dématérialisation : Simplifier les démarches administratives pour les citoyens et les entreprises.

 3. Capital humain : Faire du numérique un véritable levier d’opportunités pour les jeunes, notamment en matière de formation, d’emploi et d’entrepreneuriat.

Une vision ancrée dans la dynamique continentale

Dans cette perspective, des initiatives continentales comme E-Gov’A 2026, prévues du 14 au 16 octobre 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé, apparaissent comme des espaces stratégiques de convergence. Placé sous le thème : « Intelligence artificielle et e-gouvernance : bâtir des services publics efficaces dans une Afrique sans cash et sans papier », ce rendez-vous ambitionne de réunir décideurs publics, experts et entreprises autour de solutions concrètes pour moderniser l’action publique.

Pour le Congo, engagé dans une nouvelle phase de son développement digital, la participation à de telles plateformes pourrait constituer un levier d’apprentissage et de visibilité, mais aussi une opportunité de nouer des partenariats structurants en matière de digitalisation des services publics, d’infrastructures et de gouvernance numérique.

Les défis de la nouvelle ère

Malgré les avancées, les défis restent de taille pour le nouveau locataire du ministère. Frédéric Nzé devra s’atteler à la réduction du coût de la connectivité, à l’amélioration de la qualité de service des opérateurs et, surtout, à l’interopérabilité des systèmes d’information de l’État.

Cette transition marque une volonté de continuité gouvernementale, tout en insufflant un nouveau souffle axé sur la performance administrative et l’économie du savoir.

Pour Digital Business Africa, le Congo confirme ainsi son ambition de devenir un hub numérique incontournable en Afrique centrale.

Par Digital Business Africa