Olivier Madiba : «  Jeu Aurion: les ventes sont encore timides »

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(TIC Mag) – Un mois après le lancement du premier jeu vidéo camerounais par les studios Kiro Games, son promoteur, Olivier Madiba évalue le chemin parcouru et évoque les principaux défis à relever par son équipe à l’avenir.

TIC Mag – Vous avez officiellement lancé le jeu Aurion : L’héritage des Kori-Odan le 14 avril 2016. Un mois passé, comment vous évaluez ce lancement ?

Olivier Madiba : Le lancement a été difficile en raison de quelques petits couacs au moment où le jeu est sorti. On avait quelques derniers bugs sur le plancher et sur la moquette. Heureusement, les premiers clients ont été très sympathiques et nous ont rapidement fait la remarque. Et aussi, on avait la traduction qui n’était pas complètement terminée, surtout pour le public américain. Mais en deux semaines, on a assuré un très bon service après-vente. Nous sommes en train de réussir pour l’instant notre pari critique parce que le jeu vidéo camerounais est en train de glaner de très bonnes notes à l’international.

C’est un jeu qui n’est pas parfait, mais qui réussi le challenge d’être un très bon jeu. On a des minima de 7/10, voir 9,5/10 en termes de notations. Financièrement parlant, les ventes sont encore très timides, parce qu’on n’a pas encore la grosse couverture que l’on souhaite avoir. On est en train de s’organiser avec certaines structures publiques pour faire une grosse campagne de communication. Au mois de juin. Mais, quoi qu’il en soit, je crois qu’on a réussi notre pari, parce qu’on a prouvé qu’on peut transformer un rêve en réalité, et il y a des investisseurs que cela va intéresser.

TIC Mag – Certains organismes ont étudié votre jeu et ont émis un ensemble de critiques parmi lesquelles il faudrait renforcer le niveau. Qu’est-ce que vous en dites ?

O.M : Nous on prend ca normalement parce qu’on est conscient que c’est le premier jeu d’une équipe qui ne l’avait jamais fait. Comme ils l’ont dit, c’est un monde où les gens sont habitués à la perfection et nous sommes conscients que le jeu n’est pas parfait. Mais pour le temps qu’on a eu, le budget qu’on a eu et l’ambition qu’on a eu, ce n’était pas possible de faire mieux. Et comme ils l’ont dit, ca reste du 7/10, du 8/10, même s’ils auraient aimé un 10/10. Nous prenons ça comme une motivation pour être à la hauteur des attentes que les gens auront vis-à-vis de ce jeu.

TIC Mag – Vous avez indiqué travailler également sur d’autres projets. Quels sont ces projets ?

O.M : Nous sommes actuellement dans une pré-campagne d’expansion, mais ca dépendra de plusieurs facteurs et des partenaires que nous sommes en train d’approcher. Mais notre idée est de devenir le plus gros éditeur de jeu vidéo continental. Nous souhaitons de continuer à faire des jeux, et de les vendre partout dans le monde, aux États-Unis ou en Europe. Nous voulons aussi fédérer tous ceux qui voudront faire des jeux sur téléphone mobile et autre. Cela va être un très gros chantier qu’on se donne à l’avenir. Mais, il est aussi important que nous puissions également, avec les autres, arriver à nous positionner comme investisseurs dans les projets des autres jeunes.

TIC Mag – Est-ce que vous êtes satisfait du travail jusque-là abattu ?

O.M : Je suis un éternel insatisfait. J’aurais bien aimé vous dire que nous avons déjà fait un million de ventes et autres annonces du genre, mais nous n’y sommes pas encore arrivé. Je suis satisfait dans la mesure où nous avons réussi la critique. Mais nous avons encore le challenge des ventes qu’il faut réussir, parce que pour l’instant nous n’avons pas de marketing et nous y travaillons avec nos partenaires. Disons que je suis satisfait, mais je vise la suite déjà.

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