Monnaie numérique : Avec la sélection de l’Allemand Gesiecke + Devrient comme facilitateur, le Ghana entame les préalables à la mise en service de l’e-Cedi

[DIGITAL Business Africa] – Aucune date de mise en service de l’e-cedi n’a été fixée. Mais des étapes sont entamées. Gesiecke + Devrient est l’entreprise allemande  qui aidera le Ghana à concrétiser son projet de création de sa monnaie numérique. Annonce faite le 11 août 2021, à la suite d’un accord signé entre la Banque centrale du Ghana (qui contrôlera et assurera l’émission) et la firme allemande. Gesiecke+ Devrient, vouée à la fabrication des cartes à puces, l’impression de billets de banque et la sécurisation des monnaies, devra s’appuyer sur trois phases. Au nombre de celles-ci, la   conception, la mise en œuvre et le test.

Lors de la phase de conception, le cahier des charges sera précisé et défini. Pour ce qui est de la mise en œuvre, il s’agira d’adapter le projet au contexte local avant de tester la nouvelle monnaie auprès d’un échantillon d’utilisateurs qui pourra l’utiliser à travers des canaux comme des applications mobiles ou encore des cartes à puces : ce sera la phase test.

Au cours de cette expérience pilote, la sécurité informatique de l’infrastructure, l’impact du projet sur la politique monétaire et le système de paiement, ainsi que les implications juridiques seront aussi évalués.

« Une monnaie numérique permet de rendre fluide le transferts d’argent. Elle favorise aussi une inclusion financière. L’e-cedi est donc destiné à compléter et à servir d’alternative numérique à la monnaie fiduciaire (l’argent liquide) locale. L’e-cedi vise également à faciliter les paiements sans recourir à son compte bancaire afin de stimuler l’utilisation des services numériques et l’inclusion financière parmi toutes les catégories sociales », relaie le site spécialisé en économie, ilboursa.com.

La mise en place de l’e-cedi fait partie du « Digital Ghana Agenda ». Un programme qui a vocation à favoriser la digitalisation des services gouvernementaux. Afin que le numérique bénéficie à l’ensemble de la population ghanéenne, qui estimée à plus de 30 millions d’habitants.

Le premier gouverneur de la banque centrale du Ghana, Maxwell OPoku-Afari, estime que la pandémie de la Covid-19 a accéléré le passage à une économie digitale. Pour lui, le projet devrait stimuler la croissance des services financiers numériques dans le pays. En annonçant le lancement de sa phase pilote en septembre 2021, le Ghana prend une légère avance sur le Maroc, l’Egypte, le Kenya, l’Afrique du Sud et le Nigéria (dont la phase pilote aura lieu en octobre 2021) dans la course à la monnaie numérique en Afrique. 

 Ecrit par Jean Materne Zambo(stg)

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