Le Top 5 des cybercrimes les plus répandus au Cameroun

(TIC Mag) – Le Cameroun a davantage l’obligation de garantir la sécurité de son cyber espace. C’est pour cela que l’Agence nationale des Technologies de l’information et de la communication (ANTIC) du Cameroun organise du 01 au 02 mars dans la ville de Douala un forum sur les enjeux de la cybersécurité dans le développement de l’économie numérique. L’occasion pour le Dr Ebot Ebot Enaw, le Directeur général de l’ANTIC de faire un bref aperçu du niveau de mise en place d’une économie numérique au Cameroun.

D’après le Dr Ebot Ebot Enaw, au vu des différents indicateurs des institutions nationales et internationales, « le Cameroun a encore des efforts à faire, notamment dans le développement des infrastructures de télécommunications, dans l’amélioration de la qualité de service, dans la vulgarisation des services en ligne, mais aussi dans le renforcement de la sécurité dans le cyber espace national, bien que notre indice de cybersécurité actuel traduise un niveau de sécurité acceptable ».

Principalement sur le volet de la cybersécurité, le Directeur général de l’ANTIC explique que le Cameroun « connait le plus en plus une prolifération des virus et autres malwares due principalement au fait que près de 90% des logiciels et systèmes d’exploitations utilisés sont des outils piratés, ce qui n’est pas sans lien avec une poussée des infractions cybercriminelles ».

Parmi les cyber crimes les plus répandus au Cameroun, le Dr Ebot Ebot Enaw dresse une liste des cinq les plus courants :

  • Le scamming, qui se manifeste par des arnaques réalisées au moyen d’internet ou des téléphones (plus de 700 cas signalés).

  • Le phishing, qui est une technique d’attaque consistant à usurper une adresse mail ou un site web pour arnaquer un individu ou une entreprise (Plus de 100 cas signalés).

  • Le webdefacement, une attaque qui consiste à changer frauduleusement l’apparence d’un site web (près de 20 administrations victimes dont l’Assemblée nationale).

  • Le skimming, qui se manifeste par le piratage des cartes magnétiques à l’aide des dispositifs spéciaux insérés par des cybercriminels dans les guichets automatiques des banques (plus de trois milliards de pertes déjà déclarées).

  • Le détournement du trafic téléphonique via les SIMBOX qui permet à des personnes situées à l’étranger de passer des appels à des tarifs locaux (plus de 38 milliards de FCFA de pertes).

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  1. Bonjour,
    pas tres d’accord avec le 5e point du DG de l’ANTIC.
    “Le détournement du trafic téléphonique via les SIMBOX qui permet à des personnes situées à l’étranger de passer des appels à des tarifs locaux (plus de 38 milliards de FCFA de pertes).”
    ça reste à défendre ce point. on ne saurait l’associer à la cybercriminalité. Je veux bien savoir comment?

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