L’Arcep-Bénin publie les nouveaux tarifs des services de communications électroniques

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[Digital Business Africa] – Au Bénin, la seconde de communication (voix) coûtera bientôt entre 0,4 et 1 F.Cfa, soit 24 F Cfa au minimum et 60 F.Cfa au maximum la minute, suivant l’option libre ou le forfait activé au Bénin. Le coût du mégaoctet (Mo) variera entre 1,2 F à 3,1 F.Cfa, suivant les forfaits, soit entre 1200 et 3100 F.Cfa, le gigaoctet (Go). Le prix d’un message SMS est fixé entre 2 F et 5 F.Cfa.

Ces informations ont été données par l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste du Bénin (Arcep-Bénin), qui  a rendu public le 29 novembre 2018 à Cotonou, les prix planchers et des prix plafonds, fixés à travers une proposition d’encadrement tarifaire fournis par les opérateurs mobiles. Il s’agit des tarifs toutes taxes comprises (Ttc).

Cette nouvelle proposition d’encadrement tarifaire de l’Arcep-Bénin,  s’est faite par décision n°2018-266/ARCEP/PT/SE/DAJRC/DRI/DMP/GU, du 19 novembre 2018 et rendue publique, le 29 novembre 2018 à Cotonou. Ces nouveaux tarifs des services de communications électroniques entreront bientôt en vigueur au Bénin.

La segmentation des offres indique que les forfaits compris entre 0 et 500 F.Cfa auront une validité entre 01 et 07 jours ; ceux de la tranche de 500 à 1000 F.Cfa seront valides entre 02 et 07 jours ; les forfaits de 1000 à 2500 F.Cfa auront une validité entre 07 et 30 jours. Les forfaits d’un montant supérieur à 2500 F.Cfa auront une validité d’un mois au moins.

Pour Hervé Guèdègbé, secrétaire exécutif de l’Arcep-Bénin, cette décision vise à « mettre en adéquation les modalités de fournitures des services de communications électroniques avec les nouveaux usages et les besoins des consommateurs ; à assurer la pérennisation du marché en vue de son maintien pour la consommation durable des services des communications électroniques, notamment la fourniture des services de qualité aux consommateurs ».

Il fait observer que depuis décembre 2017, deux opérateurs dominent les marchés des communications électroniques mobiles. Cette situation est favorable à la pratique de tarifs d’éviction pouvant entraîner une concurrence déloyale et ne garantissant pas la pérennisation du marché et la sauvegarde des intérêts des consommateurs.

« Nous voulons désormais la vérité des prix pour que le consommateur n’ait pas l’impression d’acheter moins cher alors qu’il est grugé », déclare Hervé Guèdègbé qui explique que la segmentation des services de communications électroniques pratiquée jusque-là n’est pas adaptée aux besoins et nouveaux usages des populations et engendre de nombreuses plaintes des consommateurs relatives à la jouissance des avantages commerciaux proposés (forfaits et bonus contraignants et peu fiables).

Par Laurent Adjovi, Digital Business Africa

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