[DIGITAL Business Africa] – En marge du Forum « IA & Souveraineté Numérique » au Gitex Africa 2026, le président du REPTIC a plaidé pour une modernisation urgente de la téléphonie fixe. Pour le Dr Ing. Pierre-François Kamanou, la disparition du fixe en Afrique constitue une faille de sécurité et un frein à l’identification formelle des entreprises.
Une synergie d’experts pour l’IA africaine
Le 07 avril 2026, l’Agoratech du pavillon de l’APEBI a vibré au rythme de la table ronde « L’IA africaine en action ». Ce panel stratégique a réuni des figures de proue de l’écosystème technologique continental pour explorer le rôle de l’intelligence artificielle dans le développement de l’Afrique.
Autour du Dr Ing. Pierre-François Kamanou (Président du REPTIC et PDG de GTS Africa), siégeaient des experts de renom :
- Othman Benslimane — Co-fondateur & CEO de Tython
- Emery Rubagenga — CEO de Horus Power & Telecom
- Mohamed Saad — Président de l’AUSIM
- Abdallah Deguig — Senior Board Advisor chez Reply Wemanity
Le cri d’alarme : le fixe, parent pauvre du numérique africain
Lors de son intervention, Pierre-François Kamanou a pointé du doigt un paradoxe majeur : alors que l’Europe et les États-Unis ont réussi la mutation numérique de leurs lignes fixes pour en faire des outils d’identification certifiés, l’Afrique assiste à leur déclin.
« En Europe comme aux États-Unis, il existe des numéros polyvalents destinés à identifier les personnes morales. Ce sont des numéros fixes, numérisés et attribués pour authentifier les entreprises, au même titre que le mobile identifie l’individu », a-t-il rappelé.
Un enjeu de confiance et de sécurité
Pour le président du REPTIC, l’absence d’une téléphonie fixe moderne ouvre la porte à l’informel et à la cybercriminalité :
- L’ambiguïté de l’appel : « Lorsque je reçois un appel d’un mobile, je pense à une personne, pas à une institution. Si une entreprise utilise un numéro de téléphone mobile pour me joindre, le doute s’installe. »
- Le risque de fraude : « Cette carence crée un espace propice à l’usurpation d’identité. Il est aujourd’hui trop facile d’utiliser un numéro mobile pour se faire passer pour une entreprise. »
En conclusion, Pierre-François Kamanou appelle les opérateurs historiques à assumer leurs responsabilités, avec l’accompagnement du REPTIC : « Mon message est clair : il faut trouver comment ressusciter cette téléphonie fixe dans le numérique. C’est le seul moyen de garantir l’identité numérique des personnes morales en Afrique. »
Par Digital Business Africa









