Cameroun : La vente des cartes SIM dans les ruees persiste malgré les instructions du PM

(TIC Mag) – Bien qu’elle ait été interdite par le gouvernement camerounais, la commercialisation libre des cartes SIM par des vendeurs ambulants ne semble pas prête de s’arrêter. A Douala, le poumon économique du pays, un tour dans les principaux marchés de la ville permet de s’en rendre compte : « Deux deux cent les puces !!! Achetez votre puce déjà activée à deux cent seulement !!! », crient tout haut des commerçants ambulants de puces électroniques au marché Congo, au marché central et à Akwa dans la ville de Douala. Dans leurs sacoches, des cartes sims des opérateurs MTN, Orange, Nexttel et Camtel.

Comme dans la plupart des grandes villes du pays, la commercialisation des Sim continue de prospérer. Il vous suffit de payer simplement 100 ou 200F à l’un de ces commerçants pour entrer en possession d’une carte sim déjà opérationnelle, sans aucune identification préalable : « Toutes les puces que je vends sont déjà identifiées auprès des opérateurs en mon nom, ou en celui d’un de mes amis. Comme ça, dès que le client achète sa puce, elle est déjà prête à l’utilisation. Et c’est justement là que réside notre avantage. Les clients préfèrent venir acheter les puces chez nous en quelques secondes que d’aller s’aligner des heures durant chez un opérateur », explique Joe K., l’un des vendeurs de puces électroniques à l’avenue de l’Indépendance à Douala.

Pourtant, le 3 septembre 2015, le Premier Ministre signait un décret qui interdisait la vente libre des puces électroniques et obligeait tous les abonnés à se faire identifier dans les 60 jours qui suivaient la signature du décret : « les abonnés qui n’ont pas eu à se faire identifier correctement verront leurs puces désactivées. Autrement dit, ils ne seront plus accessibles dans le réseau. La réactivité ne sera possible que s’ils se rapprochent de l’opérateur de téléphonie chez qui ils sont clients».

Quelques jours plus tard, l’Agence de régulation des télécommunications avait également emboité le pas au Premier ministre en précisant que « la vente ambulante des puces est désormais interdite et les opérateurs devront mettre sur pied des points de vente qui pourront être considérés comme leurs partenaires commerciaux qui doivent être connus ».

Seulement, dans les faits, ces mesures peinent à être appliquées. De l’avis de certains observateurs, la désactivation systématique de toutes les lignes non identifiées entrainerait un manque à gagner important pour les différents opérateurs présents sur le marché national. On se retrouve donc devant des intérêts divergents de part et d’autres : les préoccupations sécuritaires pour le gouvernement et les intérêts économiques des différents opérateurs.

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