Cameroun: des administrations publiques se mettent à la vidéo-conférence

(TIC Mag) – Depuis la fin de l’année 2015, le ministère camerounais des Travaux publics (MINTP) a réalisé des économies de plus de 2,3 millions de FCFA grâce à l’utilisation de la vidéo conférence. D’après Henri Nono, directeur des Affaires générales du MINTP, cité par Cameroon Tribune, pour l’organisation d’une rencontre physique des services centraux et décentralisés à Yaoundé, la facture s’élevait à un peu plus de 3,3 millions de FCFA répartis dans le transport, l’hébergement et les frais de missions. Or, « une session de vidéo conférence nous coûte environ 971 000 F…et offre en plus le contact direct qui permet au ministre de délivrer des instructions et autres recommandations sur des dossiers à ses collaborateurs des autres régions en temps réel ».

A l’instar du MINTP, 14 autres administrations camerounaises dont le Contrôle supérieur de l’Etat, le ministère de la Santé publique, de l’Enseignement supérieur et autres ont adoptées ces derniers mois le concept d’e-gouvernement prôné par le ministère des Postes et Télécommunications.  La Cameroon postal servicies (CAMPOST) offre ces services de vidéo- conférences. Selon Lucien Nana Yomba, directeur général adjoint de la CAMPOST également cité par Cameroon Tribune,), « il était question de dématérialiser les procédures de l’administration en quête de performance et de célérité, grâce à la migration du manuel vers l’électronique à travers l’utilisation des TIC ».

On apprend également de Lucien Nana Yomba que pour accéder à ce service de vidéo conférence, les administrations doivent s’équiper d’un terminal estimé à environ 4 millions de F en plus des frais des équipements de transmission connectés au data center, via le réseau CAMTEL. Chaque session de vidéo-conférence est facturée en fonction de la durée des réunions : « Les administrations doivent prévoir 1 million de F de frais de session, soit 50 000 F de frais d’activation de services et de location de salle et 500 000  F  pour  une  demi-journée  de connexion avec les 10 régions».

A terme, la CAMPOST envisage de créer une ligne de communication spéciale pour réaliser ces réunions gouvernementales : « Nous envisageons à terme de développer un réseau gouvernemental appelé « gov. net », étant donné qu’il y a des échanges sur des aspects de souveraineté qui nécessitent une sécurisation. L’idée est que CAMTEL consacre une fibre spéciale qui ne transporte que l’information gouvernementale dans son réseau de transport appelé Backbone. », explique le DGA de la CAMPOST.

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