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Cameroun : plus que quelques heures pour candidater à l’Agritech Innovation Challenge 2026 du PATNUC (40 millions FCFA à gagner) [Vidéo]

[DIGITAL Business Africa] – Les startups et porteurs de projets innovants dans les secteurs de l’agriculture et de l’élevage ont jusqu’à ce 15 mars 2026 pour déposer leur candidature à la deuxième édition de l’Agritech Innovation Challenge (AIC 2026), une initiative visant à promouvoir les solutions numériques au service de la transformation du secteur agropastoral au Cameroun. Les candidatures sont reçues via la plateforme officielle https://agritechchallenge.cm/.

Porté dans le cadre du Projet d’accélération de la transformation numérique au Cameroun (PATNUC), ce concours cible les agritech, startups et entrepreneurs qui développent des solutions technologiques capables d’améliorer la productivité, la gestion et la commercialisation des produits agricoles et d’élevage.

Un levier pour l’innovation dans l’agriculture

À travers cette initiative, les promoteurs entendent encourager l’émergence de solutions numériques capables de répondre aux défis structurels du secteur agropastoral. Agriculture de précision, plateformes numériques de mise en marché, outils d’aide à la décision pour les exploitations agricoles, solutions de traçabilité ou encore applications de gestion des intrants figurent parmi les innovations attendues.

Dans un contexte où la transformation numérique devient un levier majeur de modernisation des économies africaines, l’agritech apparaît comme un secteur stratégique pour améliorer la productivité agricole, faciliter l’accès aux marchés et renforcer la résilience des chaînes de valeur.

Une opportunité pour les startups agropastorales

Au-delà de la compétition, l’Agritech Innovation Challenge se présente comme une plateforme d’exposition et d’accompagnement pour les startups évoluant dans les technologies agricoles. Les projets retenus pourront bénéficier d’un financement allant jusqu’à 40 millions de francs CFA et d’un accompagnement destiné à accélérer leur développement et à renforcer leur modèle économique.

Pour les entrepreneurs qui n’ont pas encore soumis leur projet, la journée du 15 mars constitue donc la dernière opportunité pour participer à cette initiative qui ambitionne de stimuler l’innovation numérique dans l’agriculture camerounaise.

Les informations complémentaires et les actualités relatives au programme sont également disponibles sur les réseaux sociaux du PATNUC, notamment sur LinkedIn, Facebook et via sa chaîne WhatsApp.

Par Digital Business Africa 

Cameroun: STUDENTZ , l’application qui veut faire ses classes dans le mentorat des CMPJ

[DIGITAL Business Africa] – « STUDENTZ » va à la conquête nationale. L’application mobile 360°, conçue pour accompagner les jeunes du lycée à leur premier emploi, veut se déployer dans les Centres multifonctionnels de la Jeunesse (CMJ).

Le ministre de la Jeunesse et de l’Education civique, Mounouna Foutsou, a reçu  en audience, ce mardi 10 mars  2026, le fondateur de la plateforme STUDENTZ. Patrick Ngounou, président de l’Association pour l’Orientation des Élèves et Étudiants du Cameroun  est venu présenter sa solution au MINJEC. Cameroun:

L’application combine le digital et des actions de terrain. Elle offre une orientation intelligente basée sur l’intelligence artificielle, avec une base de données de 1.400 universités et 30.000 formations, dont 400 au Cameroun.

Elle propose également un système de mentorat personnalisé connectant les jeunes à des professionnels de la diaspora, une banque de talents vérifiés pour faciliter le matching avec les recruteurs.

De plus, STUDENTZ dispose d’un observatoire numérique collectant des données en temps réel sur les aspirations et parcours des jeunes. En plus de l’accessibilité hors ligne de l’application et de la conformité de son traitement des données, a rassuré Patrick Ngounou. « Nous voulons mettre le numérique au service de l’orientation et du mentorat , pour créer un pont entre les talents vérifiés et les opportunités professionnelles », a-t-il dit.

Selon la cellule de communication du MINJEC, le ministre Mounouna Foutsou a instruit ses services pour l’organisation rapide d’une session de travail approfondie avec l’équipe STUDENTZ. L’objectif est d’examiner les modalités d’une convention-cadre et de lancer un projet pilote dans cinq CMPJ sous peu.

Par Jean Materne ZAMBO, source : MINJEC

Sénégal : Un partenariat stratégique pour accélérer l’inclusion financière et l’innovation numérique

[DIGITAL Business Africa] – Le Sénégal et Visa explorent la piste d’une collaboration dans des domaines névralgiques. Le 10 mars 2026, le ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, Alioune Sall, a eu entretien avec Aminata Kane, récemment nommée Vice-Présidente Senior de Visa pour la région Afrique de l’Ouest et du Centre.

Les deux personnalités ont échangé sur l’ouverture d’un bureau de Visa à Dakar et sur le renforcement de la collaboration avec le Sénégal dans plusieurs domaines stratégiques : accompagnement de l’écosystème Fintech, soutien à la Delivery Unit du MCTN, et contribution à la mise en œuvre du New Deal Technologique.

Aminata KaneVisa, Vice-Présidente Senior de Visa pour la région Afrique de l’Ouest et du Centre, a partagé les premiers éléments d’une étude régionale. Les recommandations de cette étude seront disponibles fin juin visant à formuler des recommandations actionnables pour les gouvernements.

Le ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, Alioune Sall, a présenté à son invitée les grandes orientations du New Deal Technologique et les ambitions des nouvelles autorités pour le secteur numérique.

Les deux parties se sont engagées à organiser des ateliers techniques pour définir un cadre de partenariat structurant sur le long terme en vue d’accélérer l’inclusion financière et l’innovation numérique au Sénégal.

Par Jean Materne Zambo, source : MCTN

RD Congo : 30 Data Protection Officers prêts à feuler

[DIGITAL Business Africa] – Des auxiliaires de justice d’un autre genre. Leur champ d’intervention est le Web. 30 Data Protection Officers (DPO) ou Délégués à la protection des données reçu leurs parchemins à l’occasion du troisième anniversaire du Code du Numérique ce jeudi 12 mars 2026.

Ils seront chargés de conseiller les administrations, de former le personnel, de mener des audits de sécurité et de servir de point de contact avec les autorités conformément au Code du numérique. L’article 222 du Code dispose :

« Les Délégués à la protection des données sont innovation de la lois sur le Code du numérique adoptée en 2023.

« Le responsable du traitement désigne un délégué à la protection des données à caractère personnel pour garantir que les traitements ne soient pas susceptibles de porter atteinte aux droits et libertés des personnes concernées. Le délégué est chargé notamment de :

– Assurer, d’une manière indépendante, l’application interne des dispositions du présent livre ;

-Tenir un registre des traitements effectués par le responsable du traitement, contenant les informations visées à l’article 168 de la présente Ordonnance-loi ».

Augustin Kibassa, ministre de l’Économie numérique, a rappelé la place que le numérique occupe dans la politique du chef de l’État, S.E Félix Tsisekedi.

« Le Président de la République a fait du numérique un levier de la croissance, ainsi je remercie les organisateurs d’avoir organisé les séries de formations et le lancement du réseau de protection des données personnelles (Data protection officer) », a-t-il déclaré.

Les données numériques, une véritable mine d’or à protéger jalousement, en atteste Augustin Kibassa, ministre de l’Économie numérique.

« Le numérique guide tout, et dans cet écosystème la donnée comme information ou renseignement digital a une valeur importante, parce que derrière chaque donnée se cache une personne et une personne implique les droits et libertés, donc ceux liés à la vie privée », a-t-il renseigné.

Jocelyne Kalume, présidente du réseau des délégués à la protection des données numériques, a rappelé le rôle déterminant que l’Afrique doit jouer dans cette ruée vers la donnée.

« Les Américains créent, les Européens réglementent et les Chinois copient, mais quel serait le rôle de l’Afrique ? Au Congo, depuis mars 2023, nous avons l’avantage du Code numérique qui veut que chaque entité, qui traite des données personnelles, puisse se munir d’un délégué qui veillera au respect des données personnelles », a-t-elle soutenu.

Au cours du troisième anniversaire du Code du numérique, un autre réseau de Data protection officer a été lancé.

Par Jean Materne Zambo

CEMAC : Vers des droits de timbre sur les paiements en espèces pour promouvoir la finance technologique 

[DIGITAL Business Africa] – À Kigali, les Gouverneurs de banques tracent les sillons d’une régulation renforcée. Sous la présidence de Soraya Hakuziyaremye (BNR), la table-ronde organisée ce 11 mars 2026 a porté sur l’encadrement du mobile money, des néo-banques, du crowdfunding et des cryptoactifs dans la sous-région CEMAC.

Présent à ces travaux, le Gouverneur de la BEAC et président de l’ABCA a pris les engagements forts pour le compte des institutions qu’il dirige.

« j’ai réaffirmé l’engagement de la CEMAC à mettre en œuvre les directives des Chefs d’État pour une régulation harmonisée des Fintechs et des cryptoactifs. J’ai également rappelé les travaux récents menés avec le FMI, la COBAC et la COSUMAF, qui visent à bâtir un cadre commun garantissant stabilité financière, souveraineté monétaire et inclusion ».

Le séminaire stratégique dont parle le gouvernement a été organisé en février 2026 à Yaoundé avec l’appui du Fonds Monétaire International a notamment réuni la BEAC, la COBAC et la COSUMAF afin de renforcer la coopération entre ces institutions.

L’objectif est d’élaborer un cadre réglementaire cohérent permettant de prévenir les risques liés aux cryptoactifs, notamment les fuites de capitaux ou le contournement des règles prudentielles, tout en protégeant l’intégrité du système monétaire de la sous-région.

Lors de cette table-ronde de Kigali, Yvon Sana Bangui a encore rappelé l’urgence d’une coopération interrégionale.

« Enfin, j’ai souligné que la coopération interrégionale et le partage d’expériences constituent des leviers essentiels pour renforcer la digitalisation et l’interopérabilité des systèmes de paiement en Afrique », a-t-il dit.

Le gouverneur de la BEAC a d’ores et déjà prévu une stratégie : celle d’instaurer des droits de timbre sur les paiements en espèces et appliquer des malus fiscaux aux acteurs économiques dépendants du numéraire. Cela en vue de rendre l’argent liquide moins attractif que les paiements électroniques, afin de favoriser la traçabilité et l’intégration financière.

En marge des travaux, le gouverneur de la BEAC, Yvon Sana Bangui, et Soraya Hakuziyaremye, gouverneure de la Banque nationale du Rwanda, ont paraphé un protocole d’accord. Celui-ci établit une coopération couvrant les systèmes de paiement, la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, ainsi que les mesures de prévention de la prolifération.

L’accord inclut également la cybersécurité du secteur financier, la politique macroprudentielle, la supervision bancaire, la gestion des crises financières, l’inclusion financière, le financement du développement et le renforcement des capacités institutionnelles.

Par Jean Materne Zambo

 

 

 

 

« Un accompagnement qui aide à booster nos activités » : Fotso Ngassa (Gajo Livestock) témoigne de l’apport de l’Agritech Innovation Challenge. À qui le tour ?

[Digital Business Africa] – Alors que la deuxième édition de l’Agritech Innovation Challenge (AIC) bat son plein, les regards se tournent vers les réussites de la promotion précédente. Pour Fotso Ngassa, promoteur de Gajo Livestock et figure montante de l’Agritech au Cameroun, ce concours a été le catalyseur indispensable au passage à l’échelle de sa solution. Présentation d’une opportunité à saisir avant le 15 mars 2026.
Après sa première édition l’année dernière, l’Agritech Innovation Challenge (AIC) revient sur le devant de la scène. Plus qu’un simple concours, ce challenge s’affirme comme un véritable accélérateur de croissance pour les startups qui façonnent l’agriculture de demain par le numérique.
Le secteur agricole camerounais est en pleine mutation, et le digital en est le principal moteur. C’est dans cette dynamique que s’inscrit l’Agritech Innovation Challenge, dont la deuxième édition est actuellement ouverte. L’objectif est clair : identifier, primer et surtout accompagner les solutions technologiques capables de répondre aux défis de productivité et de durabilité des chaînes de valeurs agricoles.

Un levier de croissance 

Loin des compétitions classiques qui s’arrêtent à la remise d’un chèque, l’AIC mise sur la pérennité. Les retours de la première édition témoignent de la solidité du programme. Fotso Ngassa, promoteur de Gajo Livestock et lauréat de la saison 1, confie :
« Nous avons bénéficié d’un accompagnement qui aide à booster nos activités. »
Ce témoignage souligne l’ADN du challenge : offrir aux innovateurs une structure, une visibilité internationale et un réseau d’experts indispensables pour franchir le “cap” critique du passage à l’échelle. Voir d’autres témoignages dans la vidéo.
(Insérer la vidéo)

Pourquoi postuler à l’AIC 2026 ?

Participer à l’Agritech Innovation Challenge, c’est intégrer un écosystème d’élite. Les candidats sélectionnés bénéficient de quatre piliers majeurs :
– Une dotation de fonds : jusqu’à 40 millions de francs CFA d’apports financiers accordés aux lauréats
 – Accompagnement Stratégique : Un coaching sur mesure pour affiner le business model et la structuration technique des projets.
 – Visibilité Accrue : Une exposition médiatique auprès des acteurs clés du secteur (Digital Business Africa, partenaires institutionnels, investisseurs).
 – Réseautage et Mentorat : Un accès direct à des mentors expérimentés et à des partenaires financiers potentiels.

Comment rejoindre l’aventure ?

Vous développez une solution numérique (IoT, IA, plateforme de mise en relation, outils de gestion de données) pour transformer l’agriculture ?
La porte est ouverte jusqu’au 15 mars 2026.
Plus d’infos sur www.agritechchallenge.cm
Par Digital Business Africa 

Médias sociaux : YouTube claque 20 millions $ pour financer l’éducation numérique des adolescents

[DIGITAL Business Africa] – Deux géants de la technologie s’allient pour une relation saine avec la technologie. Google et YouTube ont annoncé un financement inédit de 20 millions de dollars lors du sommet « Grandir à l’ère du numérique » tenu à Dublin, Irlande, ce 11 mars 2026.

Selon YouTube, ce financement permettra de créer un tout nouveau centre de ressources et un programme d’enseignement multilingues et open source, s’appuyant sur une étude mondiale Ipsos menée auprès de plus de 9 500 adolescents afin de répondre au mieux à leurs besoins, notamment à l’ère de l’intelligence artificielle.

Un programme qui se veut bénéfique non pas seulement pour des millions d’adolescents mais aussi pour leurs parents, tuteurs et enseignants eu égard à la la gamme de sujets quis seront anordés. Entre autres, la recherche d’aide à la prévention du stress numérique, la compréhension d’une interaction saine avec l’IA.

YouTube, Google et le Centre for Public Impact invitent les créateurs de contenu YouTube à diffuser le message auprès de leur public, en utilisant les formats et le langage qu’ils emploient.

 

La réponse à un monde numérique complexe 

 

Nick Thompson, directeur général du Centre pour l’impact public, affirme :

« La relation des adolescents avec la technologie suscite un intérêt croissant, car nous cherchons tous à déterminer la meilleure façon de les accompagner dans un monde numérique complexe qui influence leur apprentissage, leurs interactions et leur participation à la société.

Il est essentiel de les rencontrer là où ils se trouvent. C’est pourquoi nous sommes ravis de soutenir cette initiative et de les aider à acquérir les compétences nécessaires pour naviguer en toute sécurité dans les espaces en ligne et contribuer à des communautés numériques plus saines. »

Katya Hancock, PDG de Young Futures, pense qu’il est opportun d’accompagner les jeunes pour faire face à l’essor des technologies.

« Face à l’évolution fulgurante de l’IA, plus rapide que jamais, il est plus urgent que jamais d’accompagner les jeunes, et les opportunités se multiplient. Curieux, créatifs et remarquablement capables de façonner leur propre rapport à la technologie, les jeunes ont simplement besoin d’un soutien adapté. C’est pourquoi nous sommes fiers de collaborer avec Google.org sur cette initiative qui place la parole des jeunes au cœur de sa conception.

Les ressources créées avec les adolescents, et non pas seulement pour eux, sont celles qui sont réellement utilisées, et c’est ce qui rend cette collaboration si passionnante. Lorsque les jeunes disposent d’outils qu’ils ont contribué à façonner, ils ne se contentent pas de naviguer dans le monde numérique, ils en deviennent les acteurs clés. »

Dini Widiastuti, directeur exécutif, Plan International Indonésie, salue l’initiative des géants du numérique YouTube et Google.

« Plan International Indonésie et Plan International Asie-Pacifique sont fiers d’être le partenaire de mise en œuvre de l’Initiative pour le bien-être numérique des adolescents de Google Asie-Pacifique dans 11 États membres de l’ASEAN, en collaboration avec la Fondation de l’ASEAN.

Cet effort représente une étape importante vers la mise en place de protections plus solides et tournées vers l’avenir pour le bien-être numérique en Asie du Sud-Est, garantissant que les adolescents soient en sécurité et autonomes pour apprendre, communiquer et jouer un rôle de premier plan à l’ère du numérique. »

 

Lutter contre les contenus nocifs et l’utilisation excessive des écrans

 

YouTube avait déjà lancé une initiative pareille en mars 2025. Celle-là était dédiée aux jeunes. La « Youth Digital Wellbeing Initiative » avait pour objectif de promouvoir des contenus « sains et enrichissants », et de « limiter activement la diffusion de contenus de mauvaise qualité ».

Les contenus promus sur YouTube visent notamment à favoriser l’éducation aux médias et à la citoyenneté numérique, à l’apprentissage en classe et en dehors, et à soutenir le développement personnel et le bien-être.

YouTube a sélectionné une première liste de partenaires de différentes nationalités avec lesquels il travaillera pour promouvoir (« permettre un meilleur accès ») des contenus conformes aux objectifs de son initiative : Animaj, Benesse, BouncePatrol, ChuChu TV, CoroCoro Comic, EBS, Japan Football Association, Kedoo, Khan Academy, Leader Entertainment, Mauricio de Sousa Produções, Miraculous Corp, Moonbug, The Pinkfong Company, The Wiggles, TV Cultura et Wildbrain.

Comme YouTube, Rogers, une entreprise canadienne présente dans les télécoms et les médias, a annoncé un financement de 50 millions de dollars pour lutter contre le temps excessif que les adolescents et les préadolescents passent devant les écrans.

Lancé en janvier 2026, le programme national appelé Relâche d’écran vise à aider les familles canadiennes à contrer l’utilisation excessive d’écrans chez les jeunes.

L’opérateur a commandé un sondage en ligne Angus Reid auprès de 1212 parents d’enfants et adolescents de 11 à 17 ans possédant un téléphone intelligent, et de 503 enfants, entre le 30 octobre et le 11 novembre 2025.

D’après les résultats du sondage, l’utilisation excessive des écrans est nocive sur plusieurs plans.

• Santé mentale : trop de temps passé devant les écrans peut aggraver l’anxiété, la dépression et l’isolement social.

• Santé physique : le temps d’écran excessif peut contribuer à l’obésité et miner la condition physique

• Effets cognitifs : l’augmentation du temps d’écran peut nuire au rendement scolaire et au développement

Par Jean Materne Zambo, source : YouTube (blog), ledevoir.com

 

 

 

Cameroun : 90 à 95 %  de paiements se font en espèces, Visa et Afriland First Bank veulent accélérer l’agenda digital 

[DIGITAL Business Africa] – C’est sans doute la bascule d’une inclusion financière effective au Cameroun. Visa, la société américaine de paiement électronique au monde, et Afriland First Bank ont signé ce 11 mars 2026 un accord stratégique pour accélérer l’inclusion financière au Cameroun.

Baptisé « Growth Agreement », cet accord, le premier du genre en zone CEMAC, avec une banque locale au Cameroun, ambitionne d’accélérer l’inclusion financière du Cameroun au moyen des solutions de paiements mobiles modernes, sécurisés et accessibles, promet le Hervé Ayissi, directeur général adjoint d’Afriland First Bank. « Au Cameroun, 90 à 95 % des paiements se font encore en espèces : réduire cette dépendance est un enjeu stratégique pour l’économie ».

Pour Afriland First Bank, l’objectif est d’encourager l’adoption des moyens de paiement électroniques par les particuliers, les entreprises et les administrations.

Selon Inès Amani, directrice générale de Visa pour la CEMAC, il était important pour Visa d’accélérer l’agenda du paiement digital au Cameroun. Cela montre, selon elle, la volonté de soutenir l’activité locale.

L’accord augure également une nouvelle étape dans la transformation des paiements au Cameroun et dans la sous-région Afrique centrale. Pour les acteurs de la technologie, il vise à répondre à plusieurs défis structurels liés à l’inclusion financière, à la digitalisation des transactions et à la formalisation de l’économie.

Les espèces représenteraient encore plus de 80 % de la valeur totale des transactions dans le pays, notamment dans les marchés, le commerce de détail, les transports ou les services de proximité.

Pour Beaugas Orain Djoyum, PDG d’ICT Media STRATEGIES, par ailleurs acteur de la technologie en Afrique, la transformation digitale dans le secteur bancaire devient un impératif.

« Cette situation s’explique en partie par un niveau encore limité d’inclusion financière. Le taux de bancarisation strict est estimé à environ 20 %, et atteint près de 45 % lorsqu’on inclut les institutions de microfinance et les services de mobile money”, a-t-il indiqué.

Le partenaire Visa semble avoir les ressources pour accompagner Afriland dans cette mission. Le réseau Visa compte aujourd’hui 4,5 milliards de cartes en circulation. Avec une présence dans près de 200 pays. La société revendique 260 milliards de transactions traitées chaque année pour 65 000 transactions par seconde.

Par Jean Materne Zambo

« Un accompagnement qui aide à booster nos activités » : Fotso Ngassa [Gajo Livestock] témoigne de l’apport de l’Agritech Innovation Challenge. À qui le tour ? [Vidéo]

[Digital Business Africa] – Alors que la deuxième édition de l’Agritech Innovation Challenge (AIC) bat son plein, les regards se tournent vers les réussites de la promotion précédente. Pour Fotso Ngassa, promoteur de Gajo Livestock et figure montante de l’Agritech au Cameroun, ce concours, organisé par le PATNUC, a été le catalyseur indispensable pour le passage à l’échelle de sa solution. Présentation d’une opportunité à saisir avant le 15 mars 2026.
Après sa première édition l’année dernière, l’Agritech Innovation Challenge (AIC) revient sur le devant de la scène. Plus qu’un simple concours, ce challenge s’affirme comme un véritable accélérateur de croissance pour les startups qui façonnent l’agriculture de demain grâce au numérique.
Le secteur agricole camerounais est en pleine mutation, et le digital en est le principal moteur. C’est dans cette dynamique que s’inscrit l’Agritech Innovation Challenge, dont la deuxième édition est actuellement ouverte. L’objectif est clair : identifier, primer et, surtout, accompagner les solutions technologiques capables de répondre aux défis de productivité et de durabilité des chaînes de valeur agricoles.

Un levier de croissance 

Loin des compétitions classiques qui s’arrêtent à la remise d’un chèque, l’AIC mise sur la pérennité. Les retours de la première édition témoignent de la solidité du programme. Fotso Ngassa, promoteur de Gajo Livestock et lauréat de la saison 1, qui reconnaît avoir bénéficié de 40 millions de francs Cfa, confie :
« Nous avons bénéficié d’un accompagnement qui a aidé à booster nos activités. »
Ce témoignage souligne l’ADN du challenge : offrir aux innovateurs une structure, une visibilité internationale et un réseau d’experts indispensables pour franchir le « cap » critique du passage à l’échelle. Voir d’autres témoignages dans la vidéo.

Pourquoi postuler à l’AIC 2026 ?

Participer à l’Agritech Innovation Challenge, c’est intégrer un écosystème d’élite. Les candidats sélectionnés bénéficient de quatre piliers majeurs :
– Une dotation de fonds : jusqu’à 40 millions de francs CFA d’apports financiers accordés aux lauréats
 – Accompagnement Stratégique : Un coaching sur mesure pour affiner le business model et la structuration technique des projets.
 – Visibilité Accrue : Une exposition médiatique auprès des acteurs clés du secteur (Digital Business Africa, partenaires institutionnels et investisseurs).
 – Réseautage et Mentorat : Accès direct à des mentors expérimentés et à des partenaires financiers potentiels.

Comment rejoindre l’aventure ?

Vous développez une solution numérique (IoT, IA, plateforme de mise en relation, outils de gestion de données) pour transformer l’agriculture ?
La porte est ouverte jusqu’au 15 mars 2026.
Plus d’infos sur www.agritechchallenge.cm
Par Digital Business Africa 

Cameroun : Des Américains présentent au MINSANTE une solution IA contre le burn-out du personnel de santé

[DIGITAL Business Africa] – Derrière leurs cache-nez et lunettes se cohabitent souvent en silence frustration, stress et dépression. Les personnels de santé méritent aussi qu’on s’inquiète d’eux. La question a été abordée au cours de l’audience que le ministre de la Santé publique, Dr Manaouda Malachie, a accordée à une délégation américaine ce 9 mars 2026 à son cabinet à Yaoundé.

Ces experts Americains en santé mentale et en réduction du burn-out sont venus présenter un outil innovant basé sur l’intelligence artificielle. Selon les sources du MINSANT, il s’agit d’une solution qui vise à assurer un suivi plus efficace de la santé mentale des professionnels de santé et à faciliter la détection précoce des situations de stress ou d’épuisement professionnel et une prise en charge plus efficace des patients dans les formations sanitaires du pays. MINSANTE,

Les promoteurs du projet affirment que l’utilisation de l’intelligence artificielle pourrait contribuer à améliorer substantiellement la prise en charge des cas de burn-out, tout en offrant aux structures sanitaires des mécanismes d’alerte et d’accompagnement adaptés.

Selon le MINSANTE, cette démarche s’inscrit dans la recherche de solutions modernes capables de soutenir la performance et la résilience du système de santé camerounais.

La délégation américaine était accompagnée par une équipe de l’ONG Community Health Promotion (CHP), une organisation engagée depuis plusieurs années dans la promotion de la santé et du développement au Cameroun. L’association a été créée le 28 mars 1996 et érigée en ONG le 6 janvier 2009.

Si la solution est achetée par le ministère de la Santé publique, ce sera une autre technologie importée au mépris d’innombrables talents que couve le Cameroun. Le pays dispose pourtant de plusieurs incubateurs ou entrepreneurs de la technologie capables de mâturer des projets innovants pouvant apporter des solutions aux problèmes des citoyens.

Il suffit d’un appel à projets à l’attention des jeunes talents pour que le problème de burn-out des professionnels de la santé soit résolu au niveau local.

Par Jean Materne Zambo, source : MINSANTE

Seychelles : Un partenariat stratégique pour transformer l’archipel en hub numérique africain

[DIGITAL Business Africa] – Le secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) a officialisé le 5 mars 2026 un protocole d’accord avec la société technologique Quest Ghana Limited et le gouvernement des Seychelles. Ce partenariat vise à transformer l’archipel en un hub compétitif pour l’économie numérique et le commerce transfrontalier en Afrique.

L’initiative se concentre sur l’intégration des entreprises locales dans les chaînes de valeur numériques du continent. L’objectif est de permettre aux opérateurs seychellois de participer plus activement aux échanges dématérialisés, en s’appuyant sur les mécanismes de facilitation du commerce prévus par la ZLECAf. Pour ce faire, un cadre technique sécurisé sera mis en place afin de garantir l’intégrité et l’efficacité des transactions numériques transfrontalières. L’accent sera particulièrement mis sur l’interopérabilité des systèmes, indispensable pour simplifier les paiements et les échanges commerciaux entre des entreprises opérant dans différentes juridictions africaines.

Les micro, petites et moyennes entreprises (MPME) sont au centre de cette stratégie. En améliorant leur accès aux infrastructures numériques, le partenariat entend réduire les barrières à l’entrée du commerce intra-africain et encourager la participation des acteurs locaux aux échanges digitaux du continent.

Pour les Seychelles, cette stratégie de diversification s’appuie sur une maturité numérique avancée. Début 2025, le taux de pénétration d’Internet atteignait 87,4 % de la population, selon DataReportal. Dans ce contexte, le commerce électronique connaît également une croissance notable : le marché devrait atteindre 46,41 millions de dollars en 2027, avec un rythme annuel moyen de 14,35 % entre 2023 et 2027, d’après Statista.

À l’échelle continentale, ce projet pilote s’inscrit dans l’ambition de la ZLECAf de bâtir un marché unique de 1,3 milliard de consommateurs. Le commerce électronique et les services numériques sont considérés comme des leviers essentiels pour atteindre l’objectif d’un PIB combiné de 3 400 milliards de dollars, en réduisant les coûts de transaction et en accélérant la circulation des biens et services à travers l’Afrique.

Par Loic SOUOP

Afrique : L’énergie au cœur de la transformation numérique

[DIGITAL Business Africa] – Lors du Mobile World Congress Barcelona 2026, la conférence « Données, calcul et énergie : l’équation énergétique de l’ère de l’IA » a mis en lumière une réalité incontournable : l’économie numérique moderne repose sur une ressource tangible et stratégique : l’énergie. Si l’intelligence artificielle, le cloud computing et les services numériques sont souvent perçus comme immatériels, leur déploiement massif exige des infrastructures énergétiques fiables et performantes.

La demande en électricité des data centers et des charges de travail liées à l’IA pourrait plus que doubler dans les prochaines années, avec certaines régions où les centres de données représentent déjà jusqu’à 7 % de la consommation nationale d’électricité. Ce constat oblige les gouvernements à repenser l’expansion des infrastructures numériques et à intégrer la question énergétique au cœur des stratégies de transformation digitale.

La transformation numérique du continent africain n’est plus une ambition théorique. Des initiatives comme le New Deal technologique Horizon 2034 au Sénégal ou la Digital Ethiopia 2030 démontrent que les pays africains placent les infrastructures numériques et les data centers au cœur de leur développement économique.

L’adoption rapide du mobile money, des services publics digitaux et des plateformes cloud accentue la demande en puissance de calcul. L’Afrique dispose toutefois d’atouts structurels majeurs : des marchés numériques en pleine expansion, une position géographique stratégique et un potentiel exceptionnel en énergies renouvelables, notamment solaire. Ces facteurs font du continent un futur hub de connectivité reliant l’Europe et le Moyen-Orient.

Mais cette ambition se heurte à un obstacle majeur : les infrastructures énergétiques peinent à suivre la demande numérique. Dans de nombreux pays africains, l’instabilité des réseaux et la dépendance aux générateurs diesel pour les secours continuent d’alourdir les coûts d’exploitation, l’énergie représentant plus de 50 % du coût d’un data center. De plus, les cycles classiques de déploiement électrique (18 à 24 mois) ralentissent la mise sur le marché de nouveaux services numériques.

La transformation numérique ne peut se résumer à la puissance de calcul et aux logiciels. Les centres de données, véritables pôles énergétiques à haute densité, exigent fiabilité et efficacité. Il ne s’agit plus d’avoir un rôle passif de secours, mais d’intégrer des systèmes capables d’équilibrer les charges et d’intégrer les énergies renouvelables, tout en restant modulaires et évolutifs pour accompagner la croissance numérique.

Comme l’explique Huawei Digital Power, la transformation numérique doit s’accompagner d’approches énergétiques intelligentes. Le data center modulaire Tier III de l’Université de Jimma en Éthiopie illustre cette approche : une conception modulaire réduisant le cycle de déploiement et permettant une montée en puissance progressive sans investissements initiaux massifs.

L’usage de systèmes de confinement des allées et d’outils de gestion proactive a permis d’améliorer l’efficacité opérationnelle de 20 %, tout en réduisant le coefficient d’efficacité énergétique.

L’intégration des solutions solaires et de stockage avancé permet de découpler les data centers des réseaux nationaux et d’assurer fiabilité et disponibilité maximales pour l’activité économique. L’énergie devient ainsi un actif stratégique, moteur de compétitivité et de croissance inclusive.

L’avenir numérique de l’Afrique dépendra de systèmes modulaires, économes en énergie et résilients. Ce n’est qu’à cette condition que la montée en puissance de l’ère numérique deviendra un moteur de développement durable, plutôt qu’une source de contraintes énergétiques.

Par Loic SOUOP

Transformation numérique : Le groupe Pierre Fabre accélère sa transformation numérique avec l’appui d’Atos

Dans un contexte marqué par l’expansion de ses activités à l’international et par l’accélération des usages numériques dans l’industrie pharmaceutique et dermo–cosmétique, le groupe Pierre Fabre a engagé une transformation en profondeur de son système d’information. L’objectif : moderniser une infrastructure IT devenue complexe et hétérogène au fil des années, tout en garantissant la continuité des activités critiques et en soutenant la croissance du groupe sur ses différents marchés.

Cette transformation intervient alors que l’entreprise doit relever plusieurs défis majeurs liés à la digitalisation de ses opérations. Le groupe devait notamment orchestrer la migration des ERP et des applications stratégiques utilisées par ses 32 filiales internationales, tout en renforçant sa posture de cybersécurité et en améliorant la valorisation de ses données. L’ensemble de cette évolution devait également s’inscrire dans une démarche responsable, alignée avec les engagements environnementaux et sociétaux du groupe, sans perturber les opérations métiers.

Pour réussir cette transformation, Pierre Fabre s’est appuyé sur l’expertise technologique d’Atos. L’entreprise a déployé une approche globale combinant transition des infrastructures, modernisation technologique et gouvernance dédiée. Le projet repose sur une architecture technologique unifiée associée à une plateforme d’orchestration multi-cloud intégrant OVHcloud, Atos Nephos certifié SAP S/4HANA et Oracle ainsi que Microsoft Azure. Cette architecture permet une gestion centralisée et plus agile des infrastructures informatiques, facilitant l’intégration des applications stratégiques du groupe.

L’intégration de solutions d’automatisation et d’intelligence artificielle contribue également à améliorer l’efficacité opérationnelle et la qualité de service. Dans le même temps, des dispositifs de sécurité ont été intégrés dès la conception de l’architecture afin de garantir la protection durable des environnements numériques. Cette approche s’inscrit dans une logique de transformation responsable, incluant des considérations liées à la décarbonation et à l’optimisation énergétique des infrastructures IT.

Les bénéfices de cette modernisation sont déjà visibles pour le groupe. Pierre Fabre dispose désormais d’un socle informatique moderne, agile et sécurisé, capable de soutenir ses activités critiques aussi bien en France qu’à l’international. Cette nouvelle infrastructure permet d’offrir une expérience utilisateur plus fluide aux collaborateurs, tout en favorisant l’innovation et l’exploitation des données au service des métiers.

Elle contribue également à renforcer la continuité opérationnelle et à optimiser la gestion financière des infrastructures grâce à un modèle basé sur des ressources disponibles à la demande. Cette évolution se traduit par des gains de productivité mesurables ainsi qu’une réduction significative des coûts, tout en permettant un meilleur alignement du système d’information avec la stratégie globale et les engagements RSE du groupe.

Comme le souligne Olivier Siegler, Directeur de l’accélération digitale et des systèmes d’information du Groupe Pierre Fabre :

« Le numérique est au cœur de la stratégie de transformation globale de Pierre Fabre et il sera la clé de notre succès futur. Atos est devenu notre partenaire de confiance pour relever ces défis, non seulement pour son excellence technologique, mais aussi pour ses valeurs de responsabilité sociale et environnementale, qui sont particulièrement importantes pour notre Groupe. Par ailleurs, son origine européenne est un gage de sécurité qui nous permet d’accéder aux technologies numériques de pointe sans sacrifier notre souveraineté. »

En s’appuyant sur l’expertise d’Atos, le groupe Pierre Fabre renforce ainsi sa capacité à piloter des transformations numériques complexes. Grâce à une approche intégrée combinant cloud, cybersécurité et automatisation, ce partenariat contribue à améliorer la performance opérationnelle, à réduire le time-to-market des projets numériques et à créer de la valeur durable pour l’entreprise. Cette initiative illustre également la manière dont les grandes entreprises industrielles s’appuient sur des architectures numériques modernes pour soutenir leur compétitivité dans un environnement de plus en plus digitalisé.

Par Loic SOUOP

RD Congo : Kinshasa veut instaurer un système d’identification numérique aux taxis afin de résorber les kidnappings

[DIGITAL Business Africa] – Le gouverneur de la province de Kinshasa mise sur le numérique pour renforcer la sécurité des enfants. Face au phénomène de kidnapping qui prend de l’ampleur, Daniel Bumba Lubaki a annoncé, ce 9 mars 2026 une série de mesures, dont l’instauration d’un système d’identification numérique des taxis.

La solution technologique devrait intégrer un badge, un QR code, une application, et devra permettre de recenser et d’identifier, en temps réel, les conducteurs et leur véhicule, souvent par biométrie ou géolocalisation. Le système vise à sécuriser les passagers, lutter contre la fraude et organiser le transport urbain. Ce procédé a été implémenté au Kenya et dans plusieurs pays d’Europe et d’Amérique.

À Libreville, au Gabon, en plus d’instaurer le système d’identification numérique aux taxis, les autorités communales ont lancé, en 2024, des vignettes de portière sur les taxis de la capitale. Cette avancée vise à permettre un meilleur suivi de la transparence, de la sécurité et de la qualité des usagers. Le gouverneur de Kinshasa a aussi donné quelques consignes aux 3 000 agents de la mission mixte de contrôle routier présents lors de son adresse.

Daniel Bumba Lubaki leur a rappelé l’obligation pour tous les usagers de la route de se conformer strictement aux dispositions du Code de la route, notamment en disposant de l’ensemble des documents de bord exigés.

Il a également réaffirmé l’interdiction de circulation pour les véhicules en mauvais état. La circulation des camions et des véhicules de livraison reste limitée aux lundis, mardis et mercredis entre 22 h et 5 h, sans aucune dérogation pour les entreprises.

Un moratoire d’une semaine a été accordé aux propriétaires de véhicules abandonnés sur la voie publique ainsi qu’aux garages pirates pour désengorger les espaces publics. Une fois ce délai passé, une opération de casse sera lancée dès le lundi suivant afin d’évacuer les épaves.

Par Jean Materne Zambo

IA et sécurité nationale : Anthropic attaque l’administration Trump en justice après son inscription sur la liste noire du Pentagone

[DIGITAL Business Africa] – Une bataille juridique inédite s’ouvre aux États-Unis autour de l’usage militaire de l’intelligence artificielle. La startup américaine d’IA Anthropic a engagé une action en justice contre l’administration du président Donald Trump afin de contester sa désignation par le Pentagone comme « supply chain risk », une catégorie habituellement réservée aux entreprises étrangères considérées comme une menace pour la sécurité nationale.

Dans sa plainte déposée le 9 mars 2026 devant un tribunal fédéral en Californie, l’entreprise affirme que cette décision est « illégale » et viole ses droits constitutionnels, notamment la liberté d’expression et le droit à une procédure régulière. Anthropic demande au juge d’annuler cette désignation et d’empêcher les agences fédérales américaines d’appliquer cette mesure.

Un conflit inédit entre l’État américain et une entreprise d’IA

La décision du département de la Défense américain est intervenue après plusieurs mois de tensions entre Anthropic et les autorités militaires. Le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a décidé de classer l’entreprise comme un risque pour la chaîne d’approvisionnement nationale après que la startup a refusé de lever certaines limitations intégrées à son système d’IA, Claude.

Ces « garde-fous » empêchent notamment deux types d’usages jugés sensibles par l’entreprise :

  • l’utilisation de l’intelligence artificielle pour des armes entièrement autonomes ;

  • l’exploitation de l’IA dans des programmes de surveillance de masse visant les citoyens américains.

Pour le Pentagone, ces restrictions pourraient limiter les capacités opérationnelles de l’armée américaine. L’administration Trump estime que les technologies d’IA doivent pouvoir être utilisées pour « tout usage légal » dans le cadre de la défense nationale.

En réaction, Anthropic affirme que les modèles d’IA actuels ne sont pas suffisamment fiables pour être utilisés dans des systèmes d’armes totalement autonomes et que leur déploiement dans ce domaine pourrait s’avérer dangereux.

Une sanction sans précédent contre une entreprise américaine

La désignation « supply chain risk » constitue un instrument juridique couramment utilisé pour bloquer des entreprises étrangères suspectées de menacer les systèmes de sécurité américains. Selon plusieurs observateurs du secteur technologique, c’est la première fois que ce mécanisme est appliqué à une entreprise américaine.

Cette classification a un impact immédiat : elle coupe l’accès d’Anthropic à certains contrats et projets liés au département de la Défense. Elle s’accompagne également d’un ordre présidentiel demandant aux employés fédéraux de cesser d’utiliser le chatbot Claude dans le cadre de leurs activités professionnelles.

L’administration américaine a également annoncé une période de transition de six mois pour retirer progressivement les outils de l’entreprise des systèmes concernés.

Une rivalité croissante entre géants de l’IA

L’affaire intervient dans un contexte de concurrence intense entre les principales entreprises d’intelligence artificielle aux États-Unis. Quelques heures seulement après la sanction visant Anthropic, la société OpenAI a annoncé un partenariat avec le Pentagone pour développer certaines applications liées à la défense.

Ce timing alimente les interrogations quant à l’équilibre entre les impératifs de sécurité nationale et l’autonomie stratégique des entreprises technologiques dans le développement de l’intelligence artificielle.

Pour Anthropic, l’enjeu est aussi économique. L’entreprise, valorisée à environ 380 milliards de dollars lors d’un récent tour de financement, prévoit de réaliser près de 14 milliards de dollars de revenus en 2026. Plus de 500 organisations paieraient déjà au moins un million de dollars par an pour utiliser Claude, notamment pour le développement logiciel et les applications professionnelles.

Un débat mondial sur l’usage militaire de l’IA

Au-delà du bras de fer judiciaire entre Anthropic et Washington, cette affaire illustre un débat stratégique de plus en plus central : celui du rôle de l’intelligence artificielle dans les systèmes militaires et les dispositifs de surveillance.

D’un côté, les gouvernements cherchent à intégrer rapidement l’IA à leurs capacités de défense. De l’autre, certaines entreprises technologiques tentent d’imposer des limites éthiques à l’utilisation de leurs technologies.

Le résultat de ce litige pourrait ainsi créer un précédent majeur pour l’ensemble de l’industrie de l’IA, en déterminant dans quelle mesure une entreprise peut refuser certaines applications militaires de ses technologies face aux exigences d’un État.

Un enjeu également stratégique pour l’Afrique

Alors que les grandes puissances redéfinissent les règles d’usage de l’intelligence artificielle dans les domaines de la sécurité et de la gouvernance, les pays africains s’interrogent eux aussi sur les cadres réglementaires à adopter.

Ces enjeux seront au cœur des discussions du salon E-Gov’A 2026, prévu du 14 au 16 mai 2026 à Yaoundé, autour du thème : « Intelligence artificielle et e-gouvernance : bâtir des services publics efficaces dans une Afrique sans cash et sans papier ».

L’événement entend réunir les gouvernements, les entreprises technologiques et les experts pour examiner les implications de l’IA sur la souveraineté numérique, la gouvernance publique et la sécurité des États africains.

Par Digital Business Africa

Le conseil IT en Afrique : sortir des mythes, affronter la réalité

On parle beaucoup du numérique en Afrique. Des startups, de la fintech, de l’intelligence artificielle, du mobile money. Mais un acteur reste souvent dans l’ombre, mal compris ou caricaturé : le conseil IT.

Est-il inexistant ? Importé ? Inadapté ? Réservé à une élite ? À force d’entendre ces discours, une question s’impose : le conseil IT en Afrique est-il un mythe ou une réalité ?

Après plusieurs années passées à observer, accompagner et analyser des projets numériques sur le continent, ma réponse est claire : le conseil IT en Afrique existe, mais il ne ressemble ni aux fantasmes qu’on lui prête, ni aux modèles « occidento-asiatico-indiens… » que l’on tente parfois d’y plaquer.

Un conseil IT ancien, mais longtemps mal identifié

Contrairement à une idée reçue, le conseil IT n’est pas nouveau en Afrique. Dès les années 1970, les premières grandes administrations, banques et entreprises publiques ont engagé des experts pour informatiser la comptabilité, la paie ou la gestion fiscale.

À l’époque, ce conseil était largement porté par des cabinets/groupes informatiques étrangers, souvent dans le cadre de projets financés par des bailleurs internationaux. Le problème n’était pas son absence, mais son caractère invisible et exogène. Le conseil IT était perçu comme une affaire de spécialistes, éloignée des réalités opérationnelles locales. Cette distance a nourri un premier mythe : celui d’un conseil IT « importé », sans racines africaines. Et pour cause !

Le mythe persistant d’un conseil réservé aux grandes structures

Pendant longtemps en effet, le conseil IT a effectivement été l’apanage des grandes organisations : banques, télécoms, États. Les PME, pourtant majoritaires sur le continent, en étaient largement exclues. Mais cette réalité est en train de changer. Le cloud, la généralisation du mobile et la baisse des coûts technologiques ont ouvert de nouvelles possibilités. Aujourd’hui, des cabinets africains proposent des accompagnements plus courts, plus ciblés, plus accessibles. Le conseil IT n’est plus nécessairement synonyme de projets lourds et coûteux. Il devient, progressivement, un outil de structuration et de montée en maturité, y compris pour des organisations modestes.

Une réalité africaine, encore inégale mais bien vivante

Ce que je constate sur le terrain, c’est l’émergence d’un écosystème africain du conseil IT. Des cabinets fondés par des professionnels formés localement ou à l’international, capables de naviguer entre contraintes techniques, réalités organisationnelles et enjeux humains. Ces acteurs interviennent aujourd’hui sur des sujets concrets : structuration des systèmes d’information, digitalisation des processus, e-gouvernement, fintech, cybersécurité. Leur valeur ajoutée ne réside pas dans la sophistication technologique, mais dans l’adaptation aux usages réels.

Il serait malhonnête de parler d’un secteur homogène. Les niveaux de maturité varient fortement selon les pays, les secteurs et les contextes. Mais nier l’existence de ce conseil IT africain serait ignorer une dynamique bien réelle.

Copier l’Occident ? Une impasse de plus en plus visible

L’un des grands pièges du conseil IT en Afrique a longtemps été le copier-coller de modèles occidentaux. Des solutions trop complexes, trop coûteuses, mal appropriées par les utilisateurs.Aujourd’hui, les projets les plus pertinents suivent une autre logique. Ils privilégient la simplicité, la robustesse et l’utilité. En Afrique, la meilleure technologie n’est pas celle qui impressionne, mais celle qui fonctionne dans la durée.C’est là que le conseil IT africain trouve sa singularité : dans une approche pragmatique, frugale et orientée impact, loin des effets de mode.

Le facteur humain, souvent sous-estimé

S’il y a une leçon que le terrain enseigne sans relâche, c’est celle-ci : les projets IT échouent rarement à cause de la technologie. Ils échouent à cause des hommes et des organisations. Manque de formation, résistance au changement, gouvernance floue, absence de vision… En Afrique plus qu’ailleurs, le rôle du consultant IT est aussi celui d’un pédagogue, d’un traducteur, parfois même d’un médiateur. Les cabinets qui réussissent sont ceux qui comprennent que la transformation numérique est avant tout une transformation humaine.

Défis réels, potentiel immense

Le conseil IT en Afrique reste confronté à des défis majeurs : pénurie de compétences spécialisées, dépendance technologique, accès limité au financement, cadres réglementaires parfois instables, sans oublier la politique. Ces contraintes freinent, mais n’annulent pas la dynamique en cours. À mesure que les besoins numériques s’intensifient dans les entreprises, les administrations et les territoires, le conseil IT devient un maillon stratégique. Non pas pour promettre des miracles technologiques, mais pour structurer, accompagner et sécuriser les transformations.

Mythe ou réalité ? Une réponse lucide

Le conseil IT en Afrique n’est ni un mythe, ni une success story achevée. C’est une réalité en construction, faite d’avancées, de tâtonnements et d’adaptations permanentes. Son avenir ne se jouera ni dans l’imitation, ni dans des arrangements politico-financiers (*), mais dans la capacité à concevoir des solutions ancrées dans les réalités africaines, orientées vers l’usage, la valeur et l’impact durable.C’est à cette condition que le conseil IT pourra pleinement jouer son rôle : non pas comme un luxe importé, mais comme un levier de transformation au service du développement.

(*)- Lire aussi l’article DBA « jusqu’à quand « dealer » nos problèmes numériques avec des solutions étrangères ?

Pierre Ndjop POM
Pierre Ndjop POM

Par Pierre Ndjop POM, Conseil en stratégie et Transformation Numérique

OMC – CM14 à Yaoundé : pourquoi l’Inde veut réformer les règles du transfert de technologies sur les semi-conducteurs et les terres rares

[DIGITAL Business Africa] – À quelques semaines de la 14ᵉ Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), prévue du 26 au 29 mars 2026 à Yaoundé, l’Inde propose un projet de déclaration ministérielle visant à faciliter le transfert de technologies avancées vers les pays en développement et les pays les moins avancés.
Le document, transmis le 26 février 2026 par la délégation indienne dans le cadre des travaux du Groupe de travail du commerce et du transfert de technologie, met en avant l’importance stratégique de l’accès aux technologies pour permettre aux économies en développement de participer pleinement au commerce international.
Au-delà de la dimension commerciale, la proposition indienne s’inscrit dans un débat mondial de plus en plus intense sur l’accès aux technologies critiques, la souveraineté technologique et la réduction des inégalités numériques entre le Nord et le Sud.

Réduire les inégalités technologiques

Dans ce contexte, l’Inde estime que la concentration mondiale des capacités technologiques constitue aujourd’hui un frein majeur à la participation des pays du Sud au commerce mondial.
Plusieurs obstacles sont ainsi pointés du doigt dans le document : les contrôles restrictifs à l’exportation sur certains intrants stratégiques comme les puces semi-conductrices ou les terres rares, le coût élevé de l’accès aux technologies, les régimes rigides de propriété intellectuelle, mais aussi les contraintes liées au financement, aux compétences et aux infrastructures.
Selon le texte, ces facteurs compromettent l’accès équitable aux technologies et contribuent à accentuer les inégalités commerciales à l’échelle mondiale.
Dans le même temps, la communication indienne insiste sur l’importance des technologies respectueuses de l’environnement. Celles-ci sont présentées comme un levier essentiel pour renforcer la participation des pays en développement au commerce des services et améliorer la compétitivité de leurs économies dans un contexte de transition écologique mondiale.

Les semi-conducteurs et les terres rares au cœur des tensions technologiques

Au-delà des principes généraux, le projet de déclaration attire plus particulièrement l’attention sur les restrictions à l’exportation visant certains intrants technologiques critiques, notamment les puces semi-conductrices et les terres rares.
Ces ressources sont devenues, ces dernières années, un enjeu géopolitique majeur. Les grandes puissances technologiques ont multiplié les mesures de contrôle visant à limiter l’accès à certaines technologies avancées, en particulier dans le domaine des semi-conducteurs.
Les États-Unis ont par exemple renforcé les restrictions sur l’exportation de certaines puces et équipements de fabrication vers plusieurs pays jugés stratégiques, tandis que d’autres États ont adopté des politiques similaires afin de sécuriser leurs chaînes d’approvisionnement.
Pour les pays en développement, ces restrictions ont des conséquences directes. L’accès limité aux composants électroniques avancés complique le développement d’industries numériques locales, la production d’équipements électroniques ou encore la participation aux chaînes de valeur mondiales dans des secteurs clés comme l’intelligence artificielle, les télécommunications, les véhicules électriques ou les infrastructures numériques.
Dans cette perspective, l’Inde considère que ces barrières technologiques accentuent les déséquilibres du commerce mondial. Selon New Delhi, les pays en développement se retrouvent confrontés à une double contrainte : d’un côté des règles commerciales qui les incitent à participer davantage au commerce international, et de l’autre un accès limité aux technologies nécessaires pour renforcer leur compétitivité.
C’est dans ce contexte que l’Inde propose que l’Organisation mondiale du commerce examine plus en profondeur les obstacles au transfert de technologies, notamment ceux liés aux contrôles à l’exportation, aux régimes de propriété intellectuelle ou encore aux coûts élevés d’accès aux technologies avancées.

Pourquoi les semi-conducteurs sont devenus stratégiques

Pour comprendre l’importance de ce débat, il faut rappeler le rôle central des semi-conducteurs dans l’économie numérique mondiale.
Les semi-conducteurs sont des composants électroniques essentiels qui servent de base à la fabrication des puces utilisées dans la quasi-totalité des équipements numériques modernes.
Ces puces sont présentes dans les smartphones et les ordinateurs, les réseaux de télécommunications, les centres de données, les systèmes d’intelligence artificielle, les satellites ou encore les véhicules électriques.
Autrement dit, sans semi-conducteurs, il n’existerait ni internet moderne, ni smartphones, ni intelligence artificielle.
Or la production mondiale de ces composants reste fortement concentrée. Une grande partie des puces les plus avancées est aujourd’hui fabriquée par un nombre très limité d’entreprises, principalement en Asie de l’Est.
Cette concentration rend l’accès à ces technologies particulièrement sensible sur le plan géopolitique et explique pourquoi la question des semi-conducteurs est devenue l’un des principaux champs de rivalité industrielle entre grandes puissances.

TSMC, acteur clé d’un marché sous tension

Cette concentration technologique s’illustre notamment dans le rôle central joué par l’entreprise taïwanaise TSMC dans l’industrie mondiale des semi-conducteurs.
Le groupe fabrique près de 90 % des semi-conducteurs avancés utilisés dans les iPhone, les puces Nvidia ou encore les serveurs d’intelligence artificielle. Pendant des décennies, TSMC a concentré sa production de pointe à Taïwan, faisant de l’île un maillon critique de l’économie numérique mondiale.
Cette dépendance a toutefois poussé plusieurs pays, notamment les États-Unis, à chercher à relocaliser une partie de la production de semi-conducteurs.
Dans ce cadre, TSMC a annoncé en mars 2026 un programme d’investissement dépassant 100 milliards de dollars (environ 57 712 milliards de FCFA) pour développer ses capacités industrielles aux États-Unis, notamment autour de son usine en Arizona.

Ce projet s’inscrit dans une stratégie industrielle plus large soutenue par la loi américaine CHIPS and Science Act, qui vise à reconstruire une base nationale de production de semi-conducteurs et à réduire la dépendance des États-Unis vis-à-vis de l’Asie.

Cette politique bénéficie d’un soutien bipartisan à Washington. L’administration Biden avait notamment mis en scène en 2022 le lancement des investissements de TSMC dans son usine de l’Arizona, symbole du retour de la fabrication de puces avancées sur le sol américain.

De son côté, Donald Trump revendique également la paternité de cette dynamique industrielle. L’actuel président affirme que la décision de TSMC d’annoncer plus de 100 milliards de dollars d’investissements aux États-Unis résulte directement des pressions commerciales et des menaces de droits de douane élevés qu’il avait brandies contre Taïwan et le marché mondial des semi-conducteurs.

Cette rivalité narrative illustre à quel point la question des semi-conducteurs est devenue un enjeu central de politique industrielle et de sécurité économique pour les grandes puissances.

Une feuille de route sur le transfert de technologie

Face à ces enjeux, la proposition indienne vise à inscrire la question du transfert de technologies au cœur de l’agenda de l’OMC.
Le document suggère notamment de confier au Groupe de travail du commerce et du transfert de technologie la mission de conduire des discussions ciblées sur les moyens de faciliter l’accès aux technologies pertinentes et avancées pour les pays en développement.
Ce groupe devra analyser les difficultés rencontrées par ces pays pour obtenir une part plus équitable du commerce international en raison de leur déficit technologique et identifier les lacunes existantes.
Il devra également formuler des recommandations pratiques pour faciliter le transfert de technologies, notamment dans les domaines liés à la transition écologique.

Vers une coopération internationale renforcée

Au-delà du cadre strict de l’OMC, la proposition indienne appelle également à une coopération internationale renforcée.
Le texte évoque notamment la nécessité de renforcer les synergies entre l’OMC et plusieurs organisations internationales telles que l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle, la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement, l’Organisation mondiale de la santé, la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques ou encore la Banque mondiale.
L’objectif est de créer un environnement international plus favorable au transfert de technologies vers les pays en développement.

Pression sur les pays développés

Dans le même esprit, la communication indienne encourage les pays développés à partager leurs expériences et leurs bonnes pratiques en matière de transfert de technologies.
Mais, elle va plus loin en les exhortant à mettre en place, sans retard indu, des mesures concrètes visant à faciliter l’accès aux technologies avancées pour les pays en développement et les pays les moins avancés.
Ces initiatives pourraient notamment contribuer à améliorer les flux commerciaux provenant de ces économies et à renforcer leur participation au système commercial multilatéral.

Yaoundé au cœur des débats sur la technologie et le commerce

Dans ce contexte, la Conférence ministérielle de l’OMC prévue à Yaoundé du 26 au 29 mars pourrait devenir un moment clé pour les discussions internationales sur l’accès aux technologies.
Organisée pour la première fois en Afrique centrale, cette réunion intervient dans un contexte marqué par une intensification des rivalités technologiques mondiales et par la montée des débats sur la souveraineté numérique.
Pour de nombreux pays africains, la question du transfert de technologies apparaît désormais comme un levier essentiel pour accélérer l’industrialisation, développer les infrastructures numériques et renforcer leur participation au commerce mondial.
La réunion de Yaoundé pourrait ainsi ouvrir une nouvelle phase de discussions sur l’accès équitable aux technologies dans le système commercial international.
Par Beaugas ORAIN DJOYUM 

Suspension des réseaux sociaux /Gabon : La HAC veut corser la mesure

[DIGITAL Business Africa] – La Haute Autorité de la Communication ne démord pas. Le régulateur gabonais entend s’attaquer aux Virtual Private Number (VPN). Le président de la HAC, Germain Ngoyo Moussavou, a annoncé le 2 mars 2026 dans une interview à L’Union vouloir interdire les VPN.

Plusieurs utilisateurs resteraient connectés aux réseaux sociaux suspendus grâce à ces logiciels qui leur permettent de se géolocaliser hors du Gabon. Et cela n’a pas échappé à la vigilance de Germain Ngoyo Moussavou.

” Nous avons conscience de cela et nos services techniques partenaires travaillent à une exécution totale de la décision, y compris en intégrant la question des VPN qui se trouve être un moyen de contournement de notre mesure de suspension.

Cette mesure, rappelons-le, ne vise nullement à bâillonner les opinions qui continuent du reste de s’exprimer par d’autres canaux numériques non impactés par la suspension prononcée par la HAС.

Il faut savoir qu’il y a 3 types de VPN. Les VPN sécurisés sont d’ordre professionnel. Ils ne sont pas coupés et continuent de fonctionner en toute sécurité. Les VPN téléchargés avant la décision de la HAC fonctionnent sous surveillance des fournisseurs d’accès internet (FAI). Nous y veillons.

En revanche, les VPN non sécurisés dédiés aux réseaux sociaux ne fonctionnent pas ou du moins pas correctement.

Les fournisseurs d’accès internet veillent à ce que les décisions de la HAC soient appliquées jusqu’à ce que la mesure de suspension soit levée par les voies réglementaires qui sont en train d’être mises en place », a indiqué le président de la HAC.

La suspension des réseaux sociaux avait été prononcée le 17 février 2026. La HAC disait avoir constaté « la diffusion récurrente sur les réseaux sociaux et les plateformes numériques accessibles sur le territoire gabonais de contenus inappropriés, diffamatoires, haineux, injurieux “.

Dans la foulée, une délégation de TikTok était annoncée au Gabon pour venir présenter les plans de signalement des contenus polémiques.

Par Jean Materne Zambo

 

 

 

 

Mali : La plateforme de soutien scolaire « EDUMALI » officiellement lancée [Visitez !]

[DIGITAL Business Africa] – Une école en ligne arrimée au programme malien à portée de main. La plateforme EDUMALI a été officiellement lancée ce 7 mars 2026 par un groupe de jeunes. Le PDG de la plateforme EDUMALI, Amadou Cissé, a confié que cette plateforme dépasse le cadre de l’enseignement en ligne. Elle apporte une innovation, à savoir un accompagnement personnalisé des apprenants.

Cette plateforme s’adresse à un large public : les élèves cherchant l’excellence, les parents souhaitant suivre le parcours de leurs enfants, et les organisations désireuses de moderniser leurs approches pédagogiques.

Cette initiative vise donc à contribuer au développement de l’éducation numérique au Mali à travers une plateforme dédiée au partage de connaissances et à l’apprentissage.

La plateforme EduMali propose une plateforme de soutien scolaire comprenant :

• Cours vidéo : vidéos pédagogiques structurées par chapitre et leçon, conformes au programme national malien.

• Cours texte : supports écrits détaillés et structurés.

• Mentorat : suivi personnalisé par un tuteur-mentor qualifié pour chaque cohorte d’élèves.

• Quiz interactifs : auto-évaluations après chaque leçon.

• Devoirs structurés : exercices pratiques avec correction par les mentors.

• Examens blancs : préparation aux épreuves officielles (DEF, baccalauréat).

• Suivi parental : interface de suivi de la progression des enfants pour les parents

Visitez le site après avoir cliqué sur le lien suivant https://edumali.ml/about-us

Pas de confusion entre EduMali et EduMali SAS. Il s’agit d’une même entité. EduMali (la plateforme/app) est le service numérique d’apprentissage en ligne, incluant un “Coach Pro” vocal. EduMali SAS (l’entreprise) désigne la structure légale basée à Bamako (immeuble Kimi, Baco-Djicoroni).

Par Jean Materne Zambo, source : edumali.ml

 

Celestin GUELA SIMO : “À Afriland First Bank, notre stratégie de transformation numérique place la femme au centre”

[Digital Business Africa-Avis d’expert]-  Digital Business Africa propose la TRIBUNE du Directeur Général Afriland First Bank à l’occasion du 8 mars 2026, journée internationale des droits des femmes. Il présente la vision d’Afriland First Bank pour l’autonomisation économique des femmes
Pour lui, INVESTIR DANS LA FEMME, C’EST BÂTIR LE Cameroun ET L’AFRIQUE DE DEMAIN
Chaque 8 mars, le monde s’arrête un instant pour célébrer la femme. Au-delà des fleurs et des discours, cette journée doit être l’occasion d’un engagement sincère et mesurable. En Afrique centrale où les femmes représentent près de 52 % de la population et sont le pilier de l’économie informelle, l’enjeu n’est plus de savoir si nous devons agir, mais comment nous devons accélérer l’inclusion sociale.
A Afriland First Bank, nous avons fait un choix stratégique : l’autonomisation économique des femmes n’est pas un programme social en marge de notre activité. C’est un levier central de notre mission et de notre plan stratégique Horizon 2030.

Les obstacles persistent

Dans la zone CEMAC, moins de 25 % des femmes détiennent un compte bancaire formel. L’accès au crédit reste un obstacle majeur : les femmes entrepreneures reçoivent une fraction infime des financements accordés par le secteur bancaire. Non pas par manque de talent, de créativité ou de résilience – mais par manque de garanties formelles, de réseaux et d’accompagnement adapté. Evidemment ce ne sont pas les femmes qui manquent de capacités. C’est parfois le système financier qui manque d’imagination. Et c’est précisément ce paradigme qu’Afriland First Bank entend transformer.

Notre conviction : la femme est au cœur de la croissance africaine

Depuis sa création, Afriland First Bank porte la vision d’une banque au service de l’Afrique réelle, celle des marchés, des champs, des ateliers et des foyers. Cette Afrique a un visage majoritairement féminin. La commerçante de Douala qui traverse les frontières avec sa marchandise, l’agricultrice du Grand Nord qui nourrit sa communauté, la jeune diplômée de Yaoundé qui lance sa start-up technologique… Voilà autant de pistons du moteur de la transformation que nous devons accompagner.
D’après plusieurs études internationales, chaque franc investi dans l’autonomisation économique d’une femme génère un effet multiplicateur considérable sur l’éducation des enfants, la santé communautaire et la croissance locale. Investir dans la femme, ce n’est pas faire de la philanthropie. C’est faire de la bonne stratégie économique.

Notre engagement

A Afriland First Bank, nous ne croyons pas aux déclarations d’intention sans lendemain. Notre engagement pour l’autonomisation des femmes se traduit en actions mesurables :
• Un accès facilité au crédit : Nous avons développé des produits financiers adaptés aux réalités des femmes entrepreneures : des lignes de crédit avec des conditions souples, des mécanismes de garantie alternatifs qui tiennent compte des spécificités de l’entrepreneuriat féminin, et un accompagnement personnalisé de la création à la croissance de l’entreprise.
• L’inclusion financière par le digital : Notre stratégie de transformation numérique place la femme au centre. Le mobile banking, les solutions de paiement simplifiées et les plateformes d’épargne digitale que nous déployons à travers notre présence dans toutes les localités visent en priorité à bancariser les femmes qui n’ont que rarement eu accès aux services financiers formels.
• La formation et le mentorat : Financer ne suffit pas. Nous investissons dans des programmes d’éducation financière, de gestion d’entreprise et de leadership féminin. Parce que l’autonomisation véritable passe par le savoir et la confiance en soi.
• La parité en interne : L’engagement commence chez nous. Afriland First Bank travaille activement à renforcer la représentation des femmes aux postes de responsabilité, à garantir l’équité salariale et à créer un environnement de travail où chaque personne peut réaliser pleinement son potentiel.

Horizon 2030 : une ambition transformatrice

Dans le cadre de notre plan stratégique Afriland Horizon 2030, nous nous fixons des objectifs ambitieux : augmenter significativement la part des femmes dans notre portefeuille de crédit PME, déployer des programmes dédiés à l’entrepreneuriat féminin dans chacune de nos localités et devenir la banque de référence en matière de finance inclusive pour les femmes en Afrique centrale et au-delà.
Nous renforçons également nos partenariats avec les institutions de développement telles que Proparco, la Société Financière Internationale (IFC), la Islamic Development Bank (IDB) et l’African Guarantee Fund (AGF) pour mobiliser des ressources dédiées au financement des femmes. Ces alliances stratégiques nous permettent de démultiplier notre impact et de créer un écosystème favorable à l’émancipation économique de la femme.

Un appel à l’action collective

L’autonomisation économique des femmes ne peut être l’affaire d’une seule institution. C’est un défi systémique qui appelle une réponse collective. J’invite mes pairs du secteur bancaire, les régulateurs de la COBAC et de la BEAC, les pouvoirs publics et la société civile à conjuguer nos efforts.
Ensemble, nous pouvons faire de la zone CEMAC un espace où être femme n’est plus un handicap économique mais un atout. Un espace où le talent, l’ambition et le travail sont les seuls critères de réussite.

Au-delà du 8 mars…

Le 8 mars n’est pas une destination. C’est un point de départ renouvelé chaque année. A Afriland First Bank, notre engagement envers les femmes ne se limite pas à une journée. Il est inscrit dans notre ADN, dans notre stratégie, dans chaque décision que nous prenons.
Parce que nous en sommes profondément convaincus : une Afrique qui libère le potentiel économique de ses femmes est une Afrique qui avance deux fois plus vite.
Bonne fête à toutes les femmes ! Et surtout, bon courage pour les 364 autres jours de l’année où l’essentiel reste à construire.
Afriland First Bank
La Banque Africaine du Millénaire
Par Celestin GUELA SIMO, Directeur Général