Gaudencia Mohaba Mesu est le Vice-Premier ministre de la Guinée Equatoriale, en charge du ministère du Commerce, de la Promotion des entreprises et de l’Industrie. En tant que chef de la délégation de son pays à la Conférence ministérielle de l’OMC à Yaoundé, il présente l’importance des échanges bilatéraux entre pays voisins.
Quelle est pour vous l’importance de venir à la 14ème Conférence ministérielle de l’OMC au Cameroun ?
Etant donné que le Cameroun est un pays frère, un pays voisin de la République de Guinée Equatoriale, ça a été une opportunité pour nous de venir ici présenter nos dispositions, et surtout notre appui au gouvernement de la République de Cameroun.
En matière d’échanges commerciaux, au lieu d’aller vers des pays tiers, il faut commencer entre les 2 pays. Pour nous, entre la République de Guinée Equatoriale et la République du Cameroun, le commerce est trop important. Il y a moins de 3 mois, notre vice-président était au Cameroun pour présenter les bonnes dispositions des entreprises et de l’Etat de Guinée Equatoriale. Nous avons au Cameroun la banque nationale de Guinée équatoriale. Et chez nous, il y a l’entreprise camerounaise Tradex. Nous avons le marché commun de Yoyo-Yolanda pour le gaz entre la République Guinée Equatoriale et le Cameroun qu’il faut exploiter de manière conjointe. Il y a des opportunités importantes pour les 2 pays, pour l’Afrique centrale et pour le continent. C’est ça l’OMC, c’est-à-dire, les échanges commerciaux bilatéraux. C’est donc une opportunité pour le continent africain et l’Afrique Centrale de développer le commerce intra-africain.
Les échanges multilatéraux sont aussi importants. Donc la Conférence ministérielle de l’OMC au Cameroun est une grande opportunité pour le continent africain, surtout pour l’Afrique Centrale, de développer les commerces entre les différents pays.
Avec quoi la Guinée Equatoriale arrive à cette Conférence ministérielle de l’OMC ?
Tout d’abord nous avons le pétrole, les systèmes pétroliers et surtout le gaz, pour échanger avec nos partenaires. Mais nous avons aussi au niveau des petites entreprises, il y a déjà le secteur industriel. Donc nos jeunes entrepreneurs ont déjà développé un grand niveau pour le marché national. Mais il faut trouver des marchés pour échanger.
Propos recueillis par Assongmo Necdem









