Le Niger, le Kenya et le Cap vert parmi les 60 pays qui ont signé la Déclaration pour l’avenir de l’Internet 

[DIGITAL Business Africa] – La vision de Tim Berners-Lee, père d’internet, est-elle caduque ? De toute façon, c’est le sentiment que donne l’administration Biden et une soixantaine de partenaires, dont le Cap-vert, le Niger, le Sénégal et le Kenya. 

Cela à travers une déclaration commune rendue publique le 28 avril 2022 baptisée « Déclaration pour l’avenir d’internet ». Le but, selon Washington, étant de mettre fin à « l’autoritarisme numérique croissant et en s’assurant qu’il renforce la démocratie, protège la vie privée et promeuve une économie mondiale libre ». Illustration faite des coupures d’internet dans le monde en général et en particulier en RDC, au Togo, au Gabon… lors des élections présidentielles.

Cette déclaration sur l’avenir de l’internet a été présentée le 28 avril 2022 lors d’une manifestation hybride organisée à Washington par le Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche. De nombreux pays ont participé en ligne par vidéoconférence. Parmi eux, le Niger, le Kenya et le Cap vert, seuls pays africains signataires de cette déclaration. Margrethe Vestager, la vice-présidente exécutive pour une Europe adaptée à l’ère du numérique et Thierry Breton, commissaire européen chargé du marché intérieur.

Version originelle, facteurs de révision

Internet offre à ses utilisateurs des possibilités de communication. C’est également le creuset des opportunités économiques.  Ce qui a certainement donné naissance à une   sorte d’économie « noire » : la cybercriminalité. Pour le cas du Cameroun, son économie déplore, pour le compte de l’année 2021, un déficit de plus12 milliards de FCFA, du fait de cette gangrène.

Pour en venir à la déclaration, elle est appuyée sur un chapelet de raisons, bien entendu identifiées après près d’une année de consultations.

« L’économie Internet autrefois décentralisée est devenue très concentrée et de nombreuses personnes ont des inquiétudes légitimes concernant leur vie privée et la quantité et la sécurité des données personnelles collectées et stockées en ligne », souligne la déclaration.

Parmi d’autres facteurs qui ont prévalu pour un changement de politique d’internet, l’absence de la confidentialité en ligne, de la préservation de la dignité humaine et surtout de la censure dans l’industrie technologique.

L’UE suivie par les USA

A rappeler que l’Union européenne n’a pas attendu cette déclaration pour aller en croisade contre ces dérives qui enveloppe la toile. L’organisation est déjà engagée résolument sur ce front. A preuve que la Commission européenne a adopté la loi sur les services numériques, le 23 avril 2022.

Un texte législatif qui confie aux grandes entreprises technologiques, comme Facebook, Twitter… la charge de protéger les consommateurs de la zone.   

Les 60 partenaires pensent qu’Internet devrait être un réseau décentralisé de réseaux, où de nombreuses autorités ont leur mot à dire sur la façon dont la connectivité se développe. Dans le même ordre d’idées, les USA souhaitent que le développement de l’Internet soit collaboratif entre les gouvernements, l’industrie technologique et les universitaires.

« Les technologies numériques qui dépendent d’Internet produiront les plus grands dividendes lorsqu’elles fonctionneront comme des systèmes ouverts, gratuits, mondiaux, interopérables, fiables et sécurisés », précise la déclaration.

Elle révèle aussi que certaines entreprises ont fait de la monétisation et de la vente des données des utilisateurs un véritable business.

« L’économie Internet autrefois décentralisée est devenue très concentrée et de nombreuses personnes ont des inquiétudes légitimes concernant leur vie privée et la quantité et la sécurité des données personnelles collectées et stockées en ligne », précise-t-elle.

Naissance d’Internet

Son géniteur reste Tim Berners-Lee, un chercheur britannique au Centre européen de recherche nucléaire des années 70. Il a mis en ligne la première page web. Il s’agit d’un réseau informatique qui relie plusieurs machines. A l’époque c’était à des fins de stratégies militaires.

« En cas d’attaque massive de l’URSS sur des centres informatiques stratégiques, un réseau décentralisé permettait de ne pas perdre l’ensemble des données stratégiques, mais aussi de garder la possibilité de communiquer et d’ordonner la riposte ». Nous sommes en 1989 ; la guerre froide bat son plein. Les USA pensent déjà à une nouvelle arme : les données.

Revenons-en aux origines. 02 septembre 1969. Au sein de l’Université de Californie, Los Angeles (UCLA), deux énormes calculateurs électroniques, ancêtres de nos PC, s’échangent des données par paquets au travers d’un simple câble cuivré, nommé « Arpanet ».

C’est lui qui deviendra plus tard Internet. Tant, en 1972, ce réseau sera couplé avec d’autres sources de données, notamment les universités et les sphères commerciales.

En 1991, Tim Berners-Lee va créer le World Wide Web, destiné maintenant au grand public. Il fut financé en partie par les services de recherches de l’armée américaine (DARPA).

Par Jean Materne Zambo

The 32 signatories, in addition to the EU Member States and the US, as of 28 April 2022 are

 AlbaniaAndorre 
ArgentinaAustralia 
Cabo VerdeCanada 
ColombiaCosta Rica 
Dominican RepublicGeorgia 
Island Israel 
Jamaica Japon 
Kenya Kosovo 
MaldivesMarshall Island 
Micronesia Moldavia 
Montenegro New Zeland 
Niger Macédoine du Nord 
Perou Serbia 
TaiwanTrinite-And-Tobago 
United KingdomUkraine 
Uruguay 

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