Jean Marie Dongo : « L’ENSPT veut être au centre du développement du secteur des télécoms»

Directeur de l’Ecole nationale des Postes et Télécommunications, Jean Marie Dongo dévoile à TIC Mag la nouvelle vision de l’école qu’il dirige.

 

“Nous voulons effectivement être au centre du développement du secteur et nous y travaillons. Nous y travaillons grâce à la formation que nous dispensons ici. Les spécialités que nous développons ici sont les spécialités demandées par les entreprises du secteur. Avec lesquelles nous sommes en partenariat”.

 

 

Vous avez inauguré le 08 juillet dernier l’édition 2014 des journées portes ouvertes de l’Ecole nationale des Postes et Télécommunications du Cameroun. Quelle est la portée de cet événement, et quelle en est la spécificité ?

La portée de l’événement c’est de montrer au monde de l’entreprise que les étudiants de l’Ecole nationale des postes et télécommunications sont des étudiants responsables. Qui veulent présenter à leurs futurs employeurs leur savoir-faire, ce qu’ils peuvent réaliser, comment est-ce qu’ils peuvent aider leurs entreprises à se développer.

A travers les projets que vous avez vu ici, ils veulent démontrer au secteur des postes et télécommunications qu’ils sont prêts à accompagner le développement de ce secteur de manière générale. Ils veulent au-delà démontrer à l’ensemble de la nation qu’ils sont conscients et qu’ils se préparent à aider le Chef de l’Etat à réaliser la vision du Cameroun émergent à l’horizon 2035. Vous avez vu que le thème qu’ils ont eux-mêmes choisi c’est « Promouvoir l’excellence pour l’émergence du Cameroun avec les TIC ». Donc, je crois que c’est cela qu’il faut retenir.

Ces projets rentrent dans la nouvelle vision de l’Ecole nationale supérieure des postes et télécommunications. Vision qui consiste à préparer les étudiants à la gestion des projets. De préparer les étudiants au montage des projets. Pour qu’au terme de leur formation certains de ces projets puissent aboutir à des réalisations concrètes, c’est-à-dire à la création des entreprises.

Sur ce point précis, il faut noter que le ministre en charge des PME vient d’autoriser la mise en place d’un incubateur de création d’entreprises au sein de l’Ecole nationale supérieure des postes et télécommunications.

 

Nous avons constaté une faible quantité des projets présentés ce jour par les étudiants. Moins d’une dizaine. En plus, niveau qualité, des visiteurs se disent un peu déçu de n’avoir pas vu de réel positionnement par rapport à ce qui se fait déjà. Partagez-vous cet avis ?

Nous avons trouvé l’ensemble des projets intéressants. Ce sont des projets que nous portons, que nous encourageons. Parce qu’il s’agit de projets dont le travail doit continuer. Il y a un étudiant qui est en train de mettre en place un réseau social,  baptisé Spacekola ; il y a un qui a présenté un site web pour que nos futurs étudiants puissent s’inscrire en ligne. Vous avez du côté de la Poste une boîte postale électronique qui a été présentée.

Notre devoir est d’encourager l’ensemble des étudiants, pour qu’au terme de leur formation, un jury formé de spécialistes de plusieurs départements ministériels et du monde de l’entreprise, nous aide à sélectionner de nouveaux projets à mettre dans le nouvel incubateur de l’ENSPT.

On constate une volonté de l’ENSPT de se  positionner comme le partenaire incontournable des entreprises spécialisées dans les postes et les télécoms. Mais au final, les moyens promotionnels et parfois intellectuels font défaut. Comment comptez-vous arriver à votre fin ?

Nous voulons effectivement être au centre du développement du secteur et nous y travaillons. Nous y travaillons grâce à la formation que nous dispensons ici. Les spécialités que nous développons ici sont les spécialités demandées par les entreprises du secteur. Avec lesquelles nous sommes en partenariat.

Nous allons dans les jours qui suivent, signer de manière solennelle un partenariat avec Camtel, avec l’ART. Nous allons réviser celui de MTN et de cinq autres partenariats.

 

Sur quoi portent ces partenariats ?

Il s’agit d’une convention qui définit les droits et obligations de chaque partie. Avec l’ART, nous nous engageons par exemple à faire des études dans son domaine de compétence et à les mettre à la disposition de l’ART. L’ART pour sa part, s’engage à recevoir nos étudiants dans le cadre des stages, à les encadrer, à contribuer à l’amélioration des équipements de laboratoire, et bien sûr à recruter en priorité les étudiants de l’Ecole nationale des postes et télécommunications lorsque les compétences de nos étudiants correspondent au profil.

C’est la même convention que nous allons signer avec la Campost, c’est aussi la même convention que nous allons signer avec Camtel. Mais, ces conventions seront rendues publiques dans les jours qui suivent.

 

Propos recueillis par Frégist Bertrand

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