[DIGITAL Business Africa] – Dans le bal des invités prestigieux de l’India AI Impact Summit, un acteur était scruté de près. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a lancé ce 20 février 2026 une commission de 40 scientifiques internationaux.
Cette commission permettra aux dirigeants mondiaux de compléter leurs connaissances sur l’IA et d’évaluer ses vrais effets sur les économies et les sociétés pour que tous les pays, quelle que soit leur capacité en IA, aient la même clarté. Cet organe consultatif ambitionne d’être pour l’IA le pendant du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) et pour le réchauffement climatique.
« La science informe, mais les humains décident. Notre but est de faire du contrôle humain une réalité technique, pas un slogan… Si nous voulons que l’IA serve l’humanité, notre politique ne peut se fonder sur des paris, sur du battage ou de la désinformation. Nous avons besoin de faits que nous pouvons croire et partager…
Quand nous comprendrons ce que les systèmes peuvent faire et ne pas faire, nous pourrons prendre des mesures pour mettre en place des protections plus intelligentes et adaptées aux risques… Nous fonçons dans l’inconnu. « L’innovation liée à l’IA avance à la vitesse de la lumière et dépasse notre capacité collective à la comprendre et encore plus à la gouverner », a insisté le patron de l’ONU.
Quatrième du genre, le sommet de New Delhi réunit dirigeants politiques et tout le gratin de la « tech » pour se pencher sur l’impact de l’IA.
Le patron de l’ONU semble rejoindre celui d’OpenAI. Sam Altman a estimé jeudi 19 février 2026 que le monde avait un besoin « urgent » de règles pour encadrer le développement vertigineux de l’intelligence artificielle.
« Je ne suggère pas que nous n’avons pas besoin de régulation ou de protections. Nous en avons besoin d’urgence, comme pour n’importe quelle autre technologie d’une telle puissance », a déclaré Sam Altman.
Même si les États-Unis rejettent « totalement » toute gouvernance mondiale de l’intelligence artificielle (IA).
« Concentrer la politique en matière d’IA sur la sécurité et sur des risques spéculatifs… freine un écosystème concurrentiel, renforce les acteurs en place et isole les pays en développement d’une pleine participation à l’économie de l’IA », a dit Michael Kratsios, conseiller de la Maison-Blanche aux sciences et technologies.
L’India AI Impact Summit réunit dirigeants politiques et acteurs de la « tech » pour produire une réflexion approfondie sur l’impact de l’IA. Une déclaration commune devra en découler d’ici la fin de la journée.
Le prochain sommet mondial sur l’IA se tiendra à Genève au premier semestre 2027, a indiqué jeudi le président suisse Guy Parmelin.
Par Jean Materne Zambo








