Désiré Cashmir Eberande Kolongele [RDC] : « Nous sommes enthousiastes à l’idée d’envisager le lancement d’un stablecoin national sur la blockchain TON »

[DIGITAL Business Africa] – Selon The Open Network (TON), une blockchain de preuve d’enjeu de couche 1, le Cameroun, la République démocratique du Congo (RDC) et la République du Congo sont favorables à l’adoption des solutions basées sur les crypto-monnaies et la blockchain TON pour “favoriser les progrès économiques futurs”. Plus encore, TON annonce que la RDC a confirmé qu’elle envisageait de créer un nouveau stablecoin, construite sur la blockchain TON.

En réalité, il s’agit des déclarations des ministres en charge des télécoms et de l’économie numérique des pays en question qui sont cités dans le communiqué de presse publié par TON ce 11 avril 2022 à Londres.

Dans ce communiqué, le ministre de I’Économie numérique de la République démocratique du Congo, Désiré Cashmir Eberande Kolongele, indique : « Nous sommes fiers de franchir ce premier pas, en adoptant de nouveaux instruments économiques qui permettront d’alimenter notre économie future. Cette étape marque le début de notre parcours vers l’adoption de la crypto-monnaie comme instrument financier en RDC, et avec le soutien de TON comme partenaire, nous avons pour objectif d’accroître l’exposition de nos nations aux outils financiers modernes. Nous sommes également enthousiastes à l’idée de commencer à envisager le lancement d’un stablecoin national sur la blockchain TON, démocratisant ainsi l’accès à notre système financier pour des millions de citoyens non bancarisés ou sous-bancarisés. La possibilité d’intégrer des applications à la plateforme Telegram, et d’atteindre les utilisateurs mobiles, fait de TON le choix logique dans notre démarche audacieuse pour entrer dans le monde des crypto-monnaies et de la blockchain. »

Le ministre congolais des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique, Léon Juste Ibombo, s’est exprimé sur un potentiel partenariat avec TON : « La République du Congo s’est engagée dans cette voie depuis plusieurs années, ayant encouragé et constaté l’adoption généralisée des paiements mobiles à travers le pays. Nous sommes maintenant à l’étape suivante de ce voyage et nous estimons que TON est le bon partenaire pour le faciliter. Ce sera un instrument pratique et inestimable pour la croissance et la création de richesse, tant pour le gouvernement que pour nos populations », indique Léon Juste Ibombo dans ce communiqué.

Pour sa part, Minette Libom Li Likeng, la ministre des Postes et Télécommunications du Cameroun, déclare dans ce communiqué que : « Le partenariat avec TON peut jouer un rôle fondamental dans l’écosystème numérique du Cameroun, pour la dynamisation des solutions de paiement et l’inclusion financière via l’opérateur public postal, CAMPOST. »

Le potentiel

D’après les responsables de cette cryptomonnaie, TON s’est engagée auprès de ces trois pays de manière indépendante depuis un certain temps et a pris l’initiative de fournir des solutions basées sur la crypto-monnaie et la blockchain pour chacune de ces nations. “Ces pays procéderont chacun à une transition progressive vers l’adoption des crypto-monnaies comme pilier central de leurs structures économiques. L’utilisation future des crypto-monnaies permettra aux personnes titulaires ou non d’un compte bancaire de mieux participer à l’économie. Cette évolution constituera à son tour une puissante mesure de relance économique. En RDC, par exemple, en 2019, 12,4 millions de personnes disposaient d’un compte auprès d’une institution financière, tandis que plus de 40 millions ont accès à un téléphone mobile ou à d’autres appareils compatibles avec Internet, ce qui démontre le potentiel important que recèle la crypto-monnaie“, fait savoir TON.

Ce qui fait dire à Steven Yun, membre fondateur de la Fondation TON, que : « pour ces trois pays, les bénéfices potentiels liés à l’adoption et à l’utilisation des crypto-monnaies, avec notre blockchain comme base fondatrice, sont illimités. C’est fantastique que la valeur de TON soit reconnue, tant sur le plan de la technologie qu’en termes d’utilité. Nous sommes enthousiastes à l’idée de nous engager dans ce parcours vers l’établissement de partenariats solides et durables. »

À propos de The Open Network (TON)

The Open Network annonce que le Cameroun, la RDC et le Congo font un grand pas vers l'adoption des solutions numériques basées la blockchain TON

The Open Network (TON) anciennement Telegram Open Network est une blockchain de preuve d’enjeu de troisième génération conçue à l’origine en 2018 par les frères Durov, les fondateurs de Telegram Messenger qui envisageaient le lacement de la cryptomonnaie Gram. Mais, la SEC des Etats-Unis est intervenue le 11 octobre 2019 pour demander à Telegram de restreindre temporairement la distribution des jetons Gram. L’agence a fait valoir que les acheteurs initiaux de Gram agiraient comme des preneurs fermes et que la revente de Gram, une fois distribué, serait une distribution non enregistrée de titres.

Ce qui a conduit à l’une des plus longues affaires de crypto que va perdre Telegram. Le 12 mai 2020, après une dure bataille judiciaire, Pavel Durov a annoncé la fin de la participation active de Telegram à la blockchain TON et par ricochet aux Grams. C’est ainsi qu’a débuté le processus de remboursement de ceux qui avaient déjà acheté les Grams. Processus qui s’est étendu jusqu’en 2021.

Le tribunal américain a déclaré que les Grams ne pouvaient pas être distribués non seulement aux États-Unis, mais dans le monde entier. Pourquoi ? Parce que, disait-il, un citoyen américain pourrait trouver un moyen d’accéder à la plateforme TON après son lancement. Donc, pour éviter cela, les Grams ne devraient pas être autorisés à être distribués partout dans le monde – même si tous les autres pays de la planète semblaient parfaitement bien accepter TON“, avait écrit le boss de Telegram Pavel Durov qui avait également explicitement critiqué l’implication et les efforts du gouvernement américain pour empêcher le lancement d’un projet basé sur les principes de décentralisation.

C’est ainsi que Telegram a officiellement mis fin à sa participation à TON en mai 2020 après une longue bataille avec la Securities and Exchange Commission des États-Unis au sujet de l’offre initiale de pièces de monnaie de 1,7 milliard de dollars de Telegram en 2018. Le projet de blockchain open-source a depuis donné naissance à de nombreux autres projets, tels que Free TON, NewTON ainsi que TON.

Plus tard, elle a été confiée à la communauté ouverte TON, qui la soutient et la développe depuis lors. Elle est donc gérée par une communauté de développeurs non commerciaux et de supporters (la Fondation TON).

TON indique que sa blockchain a été conçue pour traiter des millions de transactions en quelques secondes. “Elle est ultra-abordable, conviviale et entièrement évolutive. TON étant une plateforme décentralisée, elle offrira contrôle et certitude aux citoyens, en supprimant toute possibilité d’interférence. En outre, TON prévoit que les applications seront intégrées de manière unique à l’application Telegram afin d’offrir aux utilisateurs une expérience transparente et accessibleTON ne sera pas seulement la blockchain utilisée par les utilisateurs de Telegram. Elle définira l’identité en ligne des personnes et servira de passerelle entre toutes leurs activités Web3 et Web2“, vante la cryptomonnaie.

250 millions de dollars levés pour le TonCoin Fund

La Fondation TON, une organisation basée sur le projet de blockchain initié par Telegram, Telegram Open Network (TON), a choisi le TONcoin Fund comme fonds officiel de son écosystème.

Et ce TONcoin Fund a annoncé ce 11 avril 2022 le lancement d’un fonds pour l’écosystème destiné à soutenir les projets basés sur les TON, en obtenant un engagement collectif initial de 250 millions de dollars de la part de grandes entreprises du secteur. Le fonds a obtenu le titre de partenaire officiel d’incubation de la Fondation TON, ce qui signifie qu’il soutiendra les investissements du portefeuille du fonds.

Selon Coin Telegraph, les contributeurs du fonds comprennent des entreprises telles que Huobi Incubator, KuCoin Ventures, MEXC Pioneer Fund, 3Commas Capital, la startup blockchain Orbs, TON Miners et Kilo Fund. Le fonds vise à déployer des fonds par l’incubation, l’investissement, les subventions, les hackathons et les programmes éducatifs au fur et à mesure que les projets sont acceptés et incubés.

Benjamin Rameau, associé directeur du TONcoin Fund, a confié à Cointelegraph que le fonds travaille « en étroite collaboration » avec la Fondation TON, dans l’espoir d’aider la blockchain TON à atteindre son plein potentiel. 

Par Digital Business Africa

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