[DIGITAL Business Africa] – Pour avoir un espace numérique sain et robuste, le Kenya a dû faire appel au partenaire UE. L’Union européenne a trinqué avec le gouvernement du Kenya à la gloire du lancement officiel du projet « Renforcer la résilience de l’écosystème de cybersécurité du Kenya (KCR) », ce 26 janvier 2026.
L’institution européenne a financé le projet à hauteur de 454 millions de shillings kenyans (3 millions d’euros) sur 36 mois. Par cette initiative, l’ UE veut soutenir le Kenya dans le renforcement de son écosystème national de cybersécurité afin de garantir un environnement numérique sûr, résilient et fiable pour les citoyens, les institutions publiques et les entreprises, en atteste S. E. Henriette Geiger, ambassadrice de l’Union européenne au Kenya.
« La cybersécurité est essentielle à la confiance dans l’économie numérique et la prestation des services publics. Face au développement rapide des services d’administration en ligne, des paiements numériques et des plateformes numériques au Kenya, une cybersécurité robuste est indispensable pour protéger les infrastructures d’information critiques, assurer la continuité des services et garantir les droits des citoyens”, a-t-elle déclaré.
L’ingénieur John Tanui, secrétaire principal au ministère de l’Information, des Communications et de l’Économie numérique, en charge du département d’État des TIC et de l’Économie numérique, a expliqué que le projet est en droite ligne avec la vision gouvernementale.
« Le projet KCR est pleinement aligné sur les cadres nationaux existants, notamment la Stratégie nationale de cybersécurité et le Plan directeur numérique, et vise à concrétiser les ambitions numériques à long terme du gouvernement. Il a souligné que le projet a été élaboré à la suite de vastes consultations avec les acteurs nationaux afin de garantir qu’il réponde aux besoins et priorités institutionnels réels ».
Le projet KCR s’articule autour de trois piliers complémentaires :
• renforcer les cadres juridiques, réglementaires et institutionnels en matière de cybersécurité ;
• renforcer les capacités opérationnelles nationales et sectorielles en matière de prévention et de réponse aux cyberincidents ;
• promouvoir la sensibilisation, l’inclusion et la confiance en matière de cybersécurité, en accordant une attention particulière aux femmes, aux jeunes et aux usagers des services publics.
Il est implémenté par Expertise France, l’agence publique française pour la coopération technique internationale, en partenariat avec le Centre estonien pour le développement international (ESTDEV), en étroite coordination avec les autorités kényanes afin de garantir l’appropriation nationale et la pérennité du projet.
Par Jean Materne Zambo, source : UE







