[DIGITAL Business Africa] – La route commerciale desservant la RDC, la Tanzanie et la Zambie est jalonnée de quelques écueils. Les différents acteurs en ont conscients. Un atelier consacré à la validation et à la diffusion de deux études de faisabilité sur la modernisation du commerce transfrontalier s’est ouvert, ce mardi 24 mars 2026, en RD Congo.
Parmi les freins à la fluidité du commerce transfrontalier, il y a la prédominance des paiements en espèces, source d’irrégularités et de pertes financières ; l’insécurité sur les axes routiers, avec des cas de vols et d’attaques de transporteurs ; la présence de barrières illégales ; une coordination encore limitée entre les services des différents pays. Un véritable impact sur la compétitivité économique et l’attractivité pour les investisseurs.
Le cadre d’échange est une initiative de TradeMark Africa avec l’appui du Royaume-Uni à travers le Foreign Commonwealth and Development Office.
L’atelier réunit des experts, des autorités publiques ainsi que des partenaires techniques autour des enjeux liés à la fluidité et à la sécurisation du commerce régional. La digitalisation des paiements et le renforcement de la sécurité sur la route sud du corridor central est au cœur des discussions.
L’objectif est de faciliter la circulation des marchandises en les rendant plus rapides, moins coûteuses et plus transparentes, au bénéfice des États, des entreprises et des populations.
Le représentant pays de TradeMark Africa en RDC, Manassé Asama, a souligné que le corridor central relie le port de Dar-es-Salaam aux principaux centres miniers et commerciaux du Katanga.
« Nous travaillons étroitement avec les gouvernements, les communautés économiques d’intégration régionale et continentale ainsi que le secteur privé dans le but de réduire les obstacles techniques au commerce, d’harmoniser et de simplifier les procédures aux frontières et de renforcer la sécurité et la fluidité des corridors.
Notre objectif est de faire en sorte que les biens circulent plus vite, à moindre coût et dans la transparence, au bénéfice des États, des entreprises et des citoyens », a-t-il déclaré.
Des sources rapportent que des actions ont déjà été engagées dans le Haut-Katanga pour renforcer la sécurité des transporteurs. TradeMark Africa confirme une réduction des attaques contre les chauffeurs et les vols de cargaisons.
Les études présentées proposent des solutions telles que l’introduction des paiements sans espèces aux postes frontaliers de Kasumbalesa et de Nakonde/Tunduma, la mise en place de systèmes de surveillance des cargaisons, le renforcement de la coopération entre les trois pays et l’amélioration des procédures aux frontières.
Par Jean Materne Zambo









