[DIGITAL Business Africa] – Confusion autour de la taxe de 3 % sur le numérique au Cameroun. Depuis le lancement par le ministre des Finances Louis Paul Motaze du Budget de l’État ce 13 janvier 2026 à Ngaoundéré dans l’ Adamaoua, la rumeur selon laquelle les créateurs de contenu et influenceurs seraient soumis à l’impôt a envahi la toile.
Pourtant, il n’en est rien. Il s’agit plutôt d’un impôt minimum de 3 % sur le chiffre d’affaires réalisé localement par les entreprises numériques opérant depuis l’étranger sans présence physique dans le pays. Les grandes plateformes étrangères assujetties à cet impôt sont Netflix, Amazon, TikTok… Celles-ci disposent d’au moins 1 000 consommateurs au Cameroun ou réalisent un chiffre d’affaires annuel hors taxe d’au moins 50 millions de FCFA.
Cette disposition, parmi d’autres, vise à renforcer la mobilisation des ressources de l’État, à améliorer les conditions de vie des populations et à soutenir la transformation structurelle de l’économie camerounaise, conformément aux orientations de la Stratégie nationale de Développement 2030 (SND30).
C’est un plan décennal (2020-2030) qui vise la transformation structurelle de l’économie pour une émergence et un développement inclusif. La SND30 s’articule autour de piliers stratégiques tels que la diversification économique, l’industrialisation, l’amélioration des infrastructures et des services publics, tout en réduisant la pauvreté et en créant des emplois décents.
Le budget global 2026 est de 8 816,4 milliards FCFA. Soit une hausse de 14 % par rapport à 2025 (+1 080,5 milliards FCFA).
Priorités majeures du Budget 2026 :
– Souveraineté alimentaire : accélération du PIISAH (import-substitution agropastorale et halieutique)
– Énergie : rééquilibrage financier du secteur électrique et rachat des actions d’ACTIS à ENEO
– Inclusion sociale : Fonds spécial pour l’autonomisation des femmes et l’emploi des jeunes, plafonné à 50 milliards FCFA
– Dette intérieure : engagement de l’État à son apurement progressif
– Révolution fiscale en faveur des agriculteurs et éleveurs.
Par Jean Materne Zambo







