[DIGITAL Business Africa] – Le secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) a officialisé le 5 mars 2026 un protocole d’accord avec la société technologique Quest Ghana Limited et le gouvernement des Seychelles. Ce partenariat vise à transformer l’archipel en un hub compétitif pour l’économie numérique et le commerce transfrontalier en Afrique.
L’initiative se concentre sur l’intégration des entreprises locales dans les chaînes de valeur numériques du continent. L’objectif est de permettre aux opérateurs seychellois de participer plus activement aux échanges dématérialisés, en s’appuyant sur les mécanismes de facilitation du commerce prévus par la ZLECAf. Pour ce faire, un cadre technique sécurisé sera mis en place afin de garantir l’intégrité et l’efficacité des transactions numériques transfrontalières. L’accent sera particulièrement mis sur l’interopérabilité des systèmes, indispensable pour simplifier les paiements et les échanges commerciaux entre des entreprises opérant dans différentes juridictions africaines.
Les micro, petites et moyennes entreprises (MPME) sont au centre de cette stratégie. En améliorant leur accès aux infrastructures numériques, le partenariat entend réduire les barrières à l’entrée du commerce intra-africain et encourager la participation des acteurs locaux aux échanges digitaux du continent.
Pour les Seychelles, cette stratégie de diversification s’appuie sur une maturité numérique avancée. Début 2025, le taux de pénétration d’Internet atteignait 87,4 % de la population, selon DataReportal. Dans ce contexte, le commerce électronique connaît également une croissance notable : le marché devrait atteindre 46,41 millions de dollars en 2027, avec un rythme annuel moyen de 14,35 % entre 2023 et 2027, d’après Statista.
À l’échelle continentale, ce projet pilote s’inscrit dans l’ambition de la ZLECAf de bâtir un marché unique de 1,3 milliard de consommateurs. Le commerce électronique et les services numériques sont considérés comme des leviers essentiels pour atteindre l’objectif d’un PIB combiné de 3 400 milliards de dollars, en réduisant les coûts de transaction et en accélérant la circulation des biens et services à travers l’Afrique.
Par Loic SOUOP








