[DIGITAL Business Africa] – L’Afrique est à la traîne des investissements dans l’intelligence artificielle. À l’opposé d’elle, les pays à revenu élevé ont pris la mesure de la technologie émergente. Une confiance aveugle en cette technologie qui change le monde. Selon le rapport sur les avancées et les tendances du numérique, publié mi-janvier 2026, les pays à revenu élevé concentrent 85 % des start-ups et captent 91 % des investissements mondiaux.
Les États-Unis tiennent la pole position lorsqu’il s’agit d’investissements dans l’IA. Le rapport indique que les plus grandes entreprises technologiques mondiales sont toutes basées aux États-Unis. En 2024, Microsoft a alloué 19 milliards de dollars en dépenses d’investissement, dont la moitié a été consacrée à l’expansion des centres de données et le reste aux unités de traitement.
Meta aurait, pour sa part, dépensé entre 37 et 40 milliards de dollars américains en 2024 en dépenses d’investissement, y compris l’acquisition de 350 000 unités de traitement graphique NVIDIA. Google a investi 3 milliards de dollars américains dans des centres de données et aurait dépensé 60 millions de dollars américains pour former des modèles d’IA à l’aide des données Reddit.
Amazon s’est engagé à investir 230 millions de dollars américains dans des start-ups GenAI et prévoit d’investir 150 milliards de dollars américains dans des centres de données sur 15 ans, tout en développant ses propres puces d’IA afin de réduire sa dépendance vis-à-vis de NVIDIA.
Le rapport note cependant une diversification des investissements des géants du numérique américains vers les pays en développement. Par exemple, entre janvier et juillet 2024, Amazon, Google et Microsoft ont annoncé 21 investissements dans 15 pays pour un montant total de 130 milliards de dollars (Schoeberl et Corrigan 2024).
Notamment en Indonésie et en Malaisie en Asie du Sud-Est. Ces 130 milliards de dollars. En 2025, les États-Unis conservent leur titre de pays le plus dominant avec une capacité énergétique dédiée à l’IA atteignant 19 800 mégawatts.
À côté des USA, la Chine, qui est désormais le seul pays à revenu intermédiaire à rivaliser avec le bloc occidental en entrant dans le top 10 de l’innovation mondiale en 2025.
L’approche ” Small AI ” et les recommandations de la Banque mondiale
Mais de nombreux pays essayent de changer l’ordre des choses en adoptant activement la touche « Small AI ». En d’autres termes, des solutions d’« IA à petite échelle », précises, simples, peu coûteuses. Ces solutions, selon la Banque mondiale, sont conçues pour fonctionner sur des appareils courants comme les téléphones mobiles et contribuent déjà à étendre la portée de l’IA pour aider à relever les défis de développement les plus urgents d’aujourd’hui dans des domaines tels que l’agriculture, la santé et l’éducation.
« À mesure que les pays en développement adoptent l’IA, ils continuent de consolider les fondements de l’innovation dans ce domaine. Ce rapport souligne l’importance des « quatre C » : connectivité (énergie et infrastructure numérique), puissance de calcul (puces d’IA, centres de données, informatique en nuage), contexte (données) et compétences (savoir-faire).
Ensemble, ces éléments constituent le socle d’écosystèmes d’IA inclusifs et performants, permettant aux pays d’adopter, de s’adapter et d’innover de manière responsable “, indique le rapport.
Pour se mettre au diapason des pays à revenu élevé, la Banque mondiale prescrit aux pays en voie de développement de renforcer les fondements de l’adoption, de l’adaptation et de l’innovation ; de promouvoir la gouvernance des données ; de soutenir les réformes réglementaires et institutionnelles ; et d’investir dans les compétences nécessaires pour prospérer à l’ère numérique.
Par Jean Materne Zambo, source : rapport Banque mondiale








