[DIGITAL Business Africa] – Le gouvernement guinéen veut booster la production agricole. Faire passer, par exemple, la production de riz de 2,5 tonnes à 6 tonnes par hectare. Voilà le genre d’ambition affichée par le gouvernement guinéen à l’orée de cette année 2026. Le ministère de l’Agriculture a officiellement lancé, ce jeudi 15 janvier 2026, la « plateforme digitale de gestion des intrants agricoles ».
Cet outil stratégique est destiné à renforcer l’autosuffisance alimentaire et la sécurité nutritionnelle en République de Guinée. Il vise à répondre à l’un des principaux défis du secteur : assurer aux producteurs un accès équitable aux intrants agricoles en quantité suffisante, de qualité certifiée et dans les délais requis.Oumar Barry, secrétaire général du ministère de l’Agriculture.
« Je saisis cette opportunité pour exprimer l’engagement du ministère de l’Agriculture à œuvrer pour l’opérationnalisation de cet instrument par toutes les parties présentes et son utilisation pour une gestion efficace et efficiente des intrants agricoles.
J’invite donc l’ensemble des participants à contribuer aux échanges dans une approche constructive, à faire des propositions concrètes, à améliorer cet outil et à formuler des recommandations pour faciliter son utilisation », a lancé Oumar Barry.
Cette nouvelle plateforme digitale est alignée sur l’opérationnalisation de la nouvelle stratégie nationale de gestion des intrants agricoles. Selon Oumar Barry, secrétaire général du ministère de l’Agriculture, cette plateforme digitale a été développée par le département en collaboration avec le Projet de production alimentaire d’urgence PPAU, financé par la Banque africaine de développement (BAD).
Selon les sources du ministère, l’agriculture en Guinée est soumise à quatre piliers de production. Premièrement, le calendrier agricole. Deuxième pilier de la production, les semences. Le troisième est l’analyse du sol. Et le quatrième, la mécanisation. Cheikh Tidiane Diané, conseiller principal du président de la Chambre nationale d’Agriculture salue l’arrivée de cette plateforme digitale.
” Aujourd’hui, un pan important est en train d’être touché, c’est l’amélioration des intrants et favoriser leur acquisition par le monde rural.
C’est une excellente chose. Je souhaite que les autres pans de la production suivent : la mécanisation, l’étude du sol, pour que nous puissions atteindre l’autosuffisance alimentaire en République de Guinée “.
Le ministère en charge de l’Agriculture a organisé les états généraux du secteur agropastoral du 3 au 5 juillet 2024.
Par Jean Materne Zambo







