[DIGITAL Business Africa] – Après le lancement officiel du budget de l’état pour l’exercice 2026 à NGaoundéré par le ministre des Finances, Louis Paul MOTAZE, le cyber espace camerounais est devenu une sphère pleins de fake news concernant cette loi de finances. Tout est parti d’une pseudo affirmation attribué au MINFI qui dans son discours aurait déclaré que les influenceurs devraient payer des impôts.
Bien que cette information ait été démenti tant par le ministère que les journaux tel Digital Business Africa, une autre a refait surface, le cout du passeport biométrique qui serait passé de 110 000 à 155 000 FCFA, ce qui est faux. Après lecture de la loi N 2025/ 012 du 17 Décembre 2025 portant loi de finance de la république du Cameroun pour l’exercice 2026, le constat est clair, le tarif reste inchangé.
Une stabilité tarifaire gravée dans la loi
L’examen minutieux de la loi de finances pour l’exercice 2026, adoptée par le Parlement et promulguée par le Président de la République, est sans équivoque : aucune disposition ne prévoit de révision à la hausse du droit de timbre pour le passeport ordinaire. Le tarif légal reste fixé à 110 000 FCFA. Ce montant est régi par l’article 548, alinéa 1 du Code général des impôts (CGI), dont les dispositions n’ont subi aucune modification lors du récent cycle législatif. Le texte stipule d’ailleurs :
« Article 548. – Le droit de timbre sur les passeports et autres documents en tenant lieu est fixé ainsi qu’il suit :
1) Passeports nationaux : Délivrance, renouvellement et prorogation de passeports ordinaires : 110 000 F CFA ».
L’ACF : une réforme de conformité et non un surcoût
La confusion semble être née d’une lecture hâtive des nouvelles réformes budgétaires. La véritable innovation de 2026 ne réside pas dans le prix du timbre, mais dans le renforcement du civisme fiscal. Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, la délivrance de certains titres officiels, incluant le passeport biométrique et la carte grise, est désormais conditionnée à la présentation d’une attestation de conformité fiscale (ACF). Il est crucial de préciser que l’ACF n’est en aucun cas une taxe additionnelle. Il s’agit d’un document administratif prouvant que le citoyen est à jour de ses obligations fiscales annuelles. Pour tout contribuable en règle, le coût de l’enrôlement au passeport demeure strictement identique à celui des années précédentes.
Les institutions démentent toute hausse.
Face à l’emballement des réseaux sociaux, les autorités administratives affichent une position claire : Le ministère des Finances (MINFI) confirme la stabilité des droits de timbre sur les documents identitaires. « Contrairement aux rumeurs, le prix du passeport biométrique camerounais reste fixé à 110 000 FCFA. Aucune augmentation n’est prévue par la Loi de Finances 2026. Soyons vigilants face aux infox et fions-nous uniquement aux sources officielles. Le droit de timbre demeure inchangé. » Peut-on lire sur la page Facebook du Ministère des finances.
De son côté, La Délégation générale à la Sûreté nationale (DGSN) rappelle, elle aussi les prix du passeport demeure 110 000 FCFA.

Les réels leviers de la loi de finances 2026
En lieu et place d’une hausse des timbres identitaires, l’État camerounais a axé son effort budgétaire sur quatre piliers stratégiques :
- L’élargissement de l’assiette fiscale pour intégrer de nouveaux secteurs ;
- La fiscalité du numérique, visant notamment les géants du Web opérant au Cameroun ;
- La généralisation de l’ACF pour assainir le fichier des contribuables ;
- La mobilisation des recettes internes pour financer les projets d’infrastructures.
L’information annonçant un passeport à 155 000 FCFA est FAUSSE. Digital Business Africa exhorte les citoyens à la vigilance et recommande la consultation systématique des Journaux officiels ou des canaux de communication du MINFI et de la DGSN.
Par Digital Business Africa








