[DIGITAL Business Africa] – Chaque État va au Forum économique mondial Davos 2026 pour des raisons précises. Le Gabon y est assurément pour le numérique. De tous les membres du gouvernement, c’est le ministre de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation, Mark Alexandre Doumba, qui a été investi de la mission de représenter le Gabon au Forum (économique) de Davos.
La plateforme est un espace de dialogue et de coopération, où se construisent des partenariats et des visions pour l’avenir. Il est clair que le Gabon prépare une « bombe » numérique, alimentée sans doute par des partenariats stratégiques, des investissements.
Avec ses 2500 dirigeants attendus, Davos apparaît comme le lieu de rencontre privilégié pour le Gabon de tisser des liens avec les géants de la technologie qui s’illustrent avec leurs solutions devenues quasiment incontournables.
Le Forum organise des réunions régionales en Afrique, en Asie de l’Est et en Amérique latine, ainsi que deux autres réunions annuelles en Chine et aux Émirats arabes unis. Outre ses réunions, le Forum publie des rapports de recherche et encourage ses membres à participer à des initiatives sectorielles.
Pour cette 56ᵉ édition du Forum, l’intelligence artificielle rivalise avec des sujets traditionnellement brûlants comme les droits de douane, la concurrence internationale et les tensions géopolitiques.
Mardi 20 janvier 2026, les directeurs de Microsoft, Google DeepMind et Anthropic ont pris la parole pour réaffirmer le potentiel gigantesque de leurs services basés sur l’IA.
Alex Karp, CEO de Palantir, a critiqué les approches simplistes d’intégration de l’IA. Selon lui, de nombreuses entreprises cherchent à exploiter l’IA générative en connectant un LLM à leur infrastructure logicielle existante.
De plus, le CEO de Palantir est hostile à l’idée selon laquelle l’IA détruirait massivement les emplois. Il anticipe plutôt une montée en puissance des profils techniques, notamment ceux issus de la formation professionnelle.
Satya Nadella, CEO de Microsoft, est revenu sur les avancées de la technologie.
« L’IA a fait des progrès énormes en si peu de temps : elle a d’abord permis de coder sur instruction, puis via des conversations naturelles, puis on a commencé à lui confier de petites tâches.
Aujourd’hui, on voit apparaître des agents plus autonomes : on peut leur donner un projet et les laisser travailler 24 h/24. Certes, il reste du chemin pour que tout cela demeure cohérent sur le long terme, mais ça s’améliore toujours avec une supervision humaine », a-t-il affirmé.
Larry Fink, PDG de BlackRock, le fabricant de puces en blouson de cuir, a invité le monde à ne pas rater « l’opportunité » de la robotique, à « construire des infrastructures » et à investir des « trillions de dollars » dans l’intelligence artificielle.
Par Jean Materne Zambo








