[DIGITAL Business Africa] – Un patient, un numéro d’identification. Le système sanitaire camerounais se rapproche de cela. Manaouda Malachie a annoncé un projet encore en étude : le carnet électronique du patient. Le ministre de la Santé publique était l’invité de la journaliste Yolande Bodiong dans « ENTRE HÔTE » sur Sun TV, ce dimanche 22 février 2026.
Comme en France, le carnet électronique permet aux chirurgiens esthétiques de consulter, alimenter et partager des documents (comptes rendus, photos, suivis) en toute sécurité, favorisant la coordination des soins et le respect des normes.
Chaque patient en possession de son carnet numérisé, une fois rendu à n’importe quel hôpital du Cameroun, n’aura qu’à donner son identifiant. Cela pour que le médecin ait accès à son parcours clinique et médical.
« Nous travaillons également à la mise en réseau de toutes les formations sanitaires du pays, publiques comme privées. Ce projet permettra aussi un lien entre les structures de santé et les pharmacies. Concrètement, cela veut dire que si vous allez en consultation à l’hôpital Laquintinie de Douala, et que l’on vous réfère à l’hôpital général, vous ne repartirez avec rien », a-t-il indiqué.
Pas besoin d’être bardé de la paperasse. Il vous fait juste des données mentionnées sur un support ou mémorisées si vous en avez la capacité.
« Il suffira de donner votre date de naissance, et votre parcours sera consultable. Quand le médecin vous prescrit un médicament, par exemple du Doliprane, vous n’aurez pas besoin d’ordonnance papier. Vous pourrez vous rendre dans n’importe quelle pharmacie, donner votre date de naissance, et le pharmacien verra que le Doliprane vous a été prescrit ; il vous le délivrera, et vous paierez directement », a-t-il ajouté.
En France, le carnet électronique du patient fait partie des pièces qui constituent le Dossier médical partagé (DMP). La plateforme numérique iDocteur sert d’interface directe pour le carnet de santé numérique du patient.
Par Jean Materne Zambo








