[DIGITAL Business Africa] – L’application AIGLES a donné un autre visage à la Fonction publique camerounaise. Mais cette innovation a un coût. 5,8 milliards de FCFA, c’est le montant mobilisé par l’ État pour assurer le déploiement de l’Application informatique de Gestion Logique des Effectifs et de la Solde « AIGLES ». Ce système centralisé fusionne les anciennes plateformes (SIGIPES et ANTILOPE). AIGLES offre une gestion unifiée du personnel et des rémunérations.
Plus de 4 milliards de FCFA ont été versés à l’intégrateur SIMAC, et plus de 955 millions de FCFA à AFFRITECH, l’assistant de la maîtrise d’ouvrage. Un an après, l’application a permis, selon le ministre Lé, d’enregistrer 417 351 connexions sur le portail AIGLES ( portailaigles.gov.cm). Ce qui a offert aux agents un accès sécurisé, permanent et rapide à leurs informations professionnelles et salariales.
AIGLES a aussi procédé à l’envoi de plus de 3 065 024 notifications de solde via SMS, WhatsApp, courrier électronique à chaque campagne de paie. Mieux, la solution a sonné le glas des dossiers physiques admis, autrefois, pour le traitement des actes automatisés. Une avancée qui a permis de réduire de 25% le taux d’erreurs et de diminuer de 70 % le temps consacré à la gestion de la carrière et des anomalies liées aux effets financiers.
Ces avancées ont été présentées par le ministre Joseph Lé au cours du point de presse donné le 12 janvier 2026 à Yaoundé. Le ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative a affirmé que l’application « AIGLES » est « un peu comme notre précieux bébé » que l’État protège et couvre.
L’application AIGLES est entrée en production effective le 1er janvier 2025. Selon les chiffres avancés par le ministre, plus de 503 000 agents publics, personnels à solde globale et pensionnés reçoivent régulièrement leur solde. L’effectif des personnels actifs (hors forces de défense et de sécurité) est chiffré à 271 129 agents.
Pour 2026, les priorités annoncées portent sur la finalisation des modules de biométrie et d’archivage électronique, puis un déploiement progressif de la biométrie afin de renforcer le contrôle des présences et lutter contre l’absentéisme.
Par Jean Materne Zambo








