[DIGITAL Business Africa] – Derrière leurs cache-nez et lunettes se cohabitent souvent en silence frustration, stress et dépression. Les personnels de santé méritent aussi qu’on s’inquiète d’eux. La question a été abordée au cours de l’audience que le ministre de la Santé publique, Dr Manaouda Malachie, a accordée à une délégation américaine ce 9 mars 2026 à son cabinet à Yaoundé.
Ces experts Americains en santé mentale et en réduction du burn-out sont venus présenter un outil innovant basé sur l’intelligence artificielle. Selon les sources du MINSANT, il s’agit d’une solution qui vise à assurer un suivi plus efficace de la santé mentale des professionnels de santé et à faciliter la détection précoce des situations de stress ou d’épuisement professionnel et une prise en charge plus efficace des patients dans les formations sanitaires du pays. MINSANTE,
Les promoteurs du projet affirment que l’utilisation de l’intelligence artificielle pourrait contribuer à améliorer substantiellement la prise en charge des cas de burn-out, tout en offrant aux structures sanitaires des mécanismes d’alerte et d’accompagnement adaptés.
Selon le MINSANTE, cette démarche s’inscrit dans la recherche de solutions modernes capables de soutenir la performance et la résilience du système de santé camerounais.
La délégation américaine était accompagnée par une équipe de l’ONG Community Health Promotion (CHP), une organisation engagée depuis plusieurs années dans la promotion de la santé et du développement au Cameroun. L’association a été créée le 28 mars 1996 et érigée en ONG le 6 janvier 2009.
Si la solution est achetée par le ministère de la Santé publique, ce sera une autre technologie importée au mépris d’innombrables talents que couve le Cameroun. Le pays dispose pourtant de plusieurs incubateurs ou entrepreneurs de la technologie capables de mâturer des projets innovants pouvant apporter des solutions aux problèmes des citoyens.
Il suffit d’un appel à projets à l’attention des jeunes talents pour que le problème de burn-out des professionnels de la santé soit résolu au niveau local.
Par Jean Materne Zambo, source : MINSANTE








