[DIGITAL Business Africa] – L’ Angola se prépare à promulguer la loi sur les startups. Un texte devant encadrer et stimuler l’innovation technologique. L’Assemblée nationale a approuvé à l’unanimité, ce jeudi 19 mars 2026, en première lecture, le loi sur les startups, avec 181 voix pour.
Le texte a été présenté lors de la 7e séance plénière ordinaire de la 4e session législative de la cinquième législature de l’Assemblée nationale par Rui Miguêns de Oliveira. Le ministre de l’Industrie et du Commerce a reconnu que les startups peuvent dynamiser l’économie, créer des emplois qualifiés et contribuer à la formalisation des activités économiques, alignant ainsi le pays sur les tendances internationales.
Rui Miguêns a précisé que le texte fixe un plafond de chiffre d’affaires annuel équivalent à 3,5 millions de dollars, sans exiger de montant minimum, permettant. Cela permettra ainsi à des initiatives sans recettes d’être reconnues dans cette catégorie.
Dans le même temps, des mesures d’incitation au financement sont prévues. Notamment une réduction de 75 % de l’impôt sur le montant investi pour les investisseurs qui injectent des capitaux dans des start-ups, un mécanisme destiné à stimuler l’investissement privé dans ce secteur.
L’Institut national de soutien aux Micro, Petites et Moyennes Entreprises a indiqué, dans un communiqué, qu’il s’agissait « d’un jalon structurant pour un nouveau modèle économique, fondé sur l’innovation, la technologie et la valorisation des talents nationaux ».
Le texte s’inscrit dans les objectifs du Plan de développement national 2023-2027, qui donne la priorité à l’innovation, à l’entrepreneuriat et à la modernisation de l’économie.
Approuvé en 2023 par le conseil de ministre, le Plan national de développement 2023-2027 est un instrument de planification stratégique. Il vise à atteindre les objectifs fixés dans la Stratégie à long terme (SLT) « Angola 2050 ».
Le Plan national de développement 2023-2027 est orienté vers le renforcement de sept axes de développement prioritaires, à savoir :
– Consolider la paix et l’état de droit démocratique, poursuivre la réforme de l’État, de la justice, de l’administration publique, de la communication sociale, de la liberté d’expression et de la société civile ;
– Promouvoir le développement équilibré et harmonieux du territoire ;
– Développer le capital humain, élargir l’accès aux services de santé, aux connaissances et compétences techniques et scientifiques, promouvoir la culture et le sport et stimuler l’entrepreneuriat et l’innovation ;
– Réduire les inégalités sociales en éradiquant la faim et l’extrême pauvreté, en promouvant l’égalité des sexes et en relevant des défis multidimensionnels et transversaux pour améliorer la qualité de vie des populations ;
– Moderniser et rendre plus efficace l’infrastructure du pays et préserver l’environnement ;
– Assurer une économie durable, entre autres axes.
Par Jean Materne Zambo








