[DIGITAL Business Africa ] – Le géant de l’intelligence artificielle et la fondation Gastes au chevet de la télémédecine africaine. Les deux entités ont annoncé, ce 20 janvier 2026, un investissement de 50 millions de dollars dans l’initiative « Horizon 1000 ». Une initiative qui vise à renforcer les soins de santé primaires dans 1000 centres de santé en Afrique d’ici 2028, grâce à l’IA.
Le programme devrait permettre d’aider les décideurs africains à passer de l’expérimentation à un déploiement concret de l’IA dans les centres de santé. Selon les partenaires, ces technologies peuvent assister les agents de santé de première ligne dans l’application de protocoles complexes, réduire la charge administrative et permettre aux cliniciens de consacrer davantage de temps aux patients. Elles pourraient également offrir aux populations un meilleur contrôle de leur propre santé.
« L’IA sera quoi qu’il arrive une merveille scientifique, mais pour qu’elle devienne une merveille sociétale, nous devons trouver des moyens d’utiliser cette technologie exceptionnelle pour améliorer la vie des gens », a déclaré Sam Altman, PDG d’OpenAI.
Les deux organisations révèlent que les soins de santé primaires constituent le socle de systèmes de santé solides et résilients, tout en restant inaccessibles pour près de la moitié de la population mondiale.
Dans un rapport du Centre d’expertise international de Montréal en intelligence artificielle (CEIMIA) intitulé « State of AI in Healthcare in Sub Saharan Africa », il est mentionné que les applications de l’IA ont déjà un impact significatif dans des domaines tels que la télémédecine, la gestion des opérations de santé, l’imagerie médicale, le diagnostic, la surveillance fondée sur les données et la découverte de médicaments.
Cependant, des défis subsistent. Notamment, la rareté des données, le manque de financements, les lacunes réglementaires, les difficultés de passage à l’échelle, les contraintes d’infrastructures, la pénurie de compétences, ainsi que les enjeux liés à la diversité, l’équité et l’inclusion (DEI), entre autres.
Le programme devrait démarrer au Rwanda, avant d’être étendu à d’autres pays du continent.
Par Jean Materne Zambo







