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Le DG de la GSMA, Vivek Badrinath, prescrit l’accélération du déploiement de la 5G pour être compétitifs 

 [DIGITAL Business Africa] – À Barcelone, on ne se contente pas seulement d’admirer les innovations présentées. Le DG de la GSMA, Vivek Badrinath, a tiré la sonnette d’alarme concernant le faible déploiement de la technologie 5G parmi les pays, notamment ceux d’Europe. Selon Vivek Badrinath, le continent plafonne aujourd’hui à seulement 3 % de déploiement 5GSA (« Standalone » ou autonome). Autrement dit une architecture réseau 5G complète et indépendante, fonctionnant sans aucune infrastructure 4G.

Une contre-performance qui risque de desservir les pays face aux concurrents comme la Chine et les États-Unis, qui semblent avoir une longueur d’avance sur la 5G autonome (5GSA), avec des applications concrètes d’automatisation industrielle dans les ports et les usines.

« Si nous ne déployons pas correctement la 5G… nous serons hors jeu. On peut parler autant qu’on veut de compétitivité, mais sans réseaux pour soutenir ces technologies, nous n’avancerons pas », estime Badrinath.

D’après le DG de la GSMA, ce retard relève d’un « problème de la poule et de l’œuf ». Et d’ajouter que “Sans couverture étendue, les entreprises européennes ne peuvent pas investir dans la robotique ou l’IA dépendantes de la 5G ; faute de demande, le déploiement reste donc au point mort”. 

Pendant que le DG de la GSMA s’indigne du faible déploiement de la 5GSA en Europe, en Afrique, la 3G stable reste encore un luxe. Le rapport de l’Union internationale des Télécommunications, publié en juillet 2025 et intitulé “Measuring Digital Development: Facts and Figures 2024“, est relativement accablant.

Sslon ne rapport, en 2024, seulement 38% de la population africaine était connectée à Internet, un chiffre bien loin de la moyenne mondiale de 68%. Plus encore, environ 16% de la population dépend encore de la 3G pour se connecter, avec des débits réduits.

Le rapport de l’UAT indique que le déploiement de la 5G en Afrique est majoritairement assuré par les opérateurs mobiles sur un modèle non autonome (NSA). Ce modèle utilise le réseau central 4G existant, complété par un réseau d’accès radio 5G, pour améliorer les services haut débit.

La 5G offre  une plus grande vitesse, une latence dix fois inférieure à celle de la 4G, la capacité de connecter un nombre important d’appareils et la possibilité pour ces appareils de communiquer entre eux en temps réel en échangeant des informations pour obtenir différents résultats selon le type de données acheminées et analysées.

Par Jean Materne Zambo, sources : UAT, Euronews 

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