[DIGITAL Business Africa] – L’une des mesures d’urgence dans le secteur du numérique en 2026 serait sans doute la monétisation au Burundi. Oui, les créateurs de contenus burundais pourront monétiser légalement leurs œuvres.
Le ministre de la Communication et des Médias, Gabby Bugaga, a reçu le 30 décembre 2025 en audience une délégation composée de représentants de la Banque de la République du Burundi (BRB), de l’Agence de Développement du Burundi (ADB), de l’Office Burundais des Recettes (OBR) ainsi que de la plateforme Leaper spécialisée dans la monétisation des contenus numériques.
Cette audience a permis de discuter sur les différentes étapes à suivre pour réussir ce projet. Les parties prenantes ont abordé les différentes étapes techniques, réglementaires et financières nécessaires à la mise en œuvre effective de cette initiative, notamment les mécanismes de paiement, le cadre fiscal, la régulation du secteur ainsi que la sécurisation des transactions numériques.
Selon les autorités, cette initiative s’inscrit dans la vision du Gouvernement du Burundi de développer l’économie numérique, de soutenir l’innovation et de créer de nouvelles opportunités de revenus pour les créateurs de contenus et les acteurs du numérique.
Elle s’inscrit dans un cadre législatif déjà amorcé par une ordonnance ministérielle ayant pris effet le 1ᵉʳ juillet 2025, soumettant les revenus des créateurs de contenus à la législation fiscale en vigueur. L’engagement a été pris par les différents acteurs de travailler en synergie afin de mettre en place un environnement favorable, inclusif et durable.
Monétisation en Afrique
Selon des médias sociaux spécialisés tels que YouTube, Wikipédia, Stripe et The Societies.media, la monétisation des contenus signifie transformer la création de contenu (articles, vidéos, podcasts, etc.) en une source de revenus. L’on peut utiliser des méthodes comme la publicité (AdSense), les abonnements payants (paywall, Patreon), le marketing d’affiliation, les dons, ou la vente de produits dérivés, pour valoriser l’audience et l’expertise acquises.
Lance Witten, rédacteur en chef à IOL a déclaré qu’il est important pour les publications d’actualités de rencontrer les jeunes publics sur les plateformes qu’ils utilisent régulièrement, par exemple TikTok.
« Chez IOL, nous avons pour mission de TikTokifier nos flux d’informations, nous diffusons du contenu que le public aime sur une plateforme qu’il apprécie et sur un support qu’il est le plus susceptible de consommer », a déclaré Witten.
Kobus Louwrens et Ivor Price, cofondateur de Food for Mzansi Group.Food for Mzansi est une publication sud-africaine qui se concentre sur le secteur de l’agriculture et vise principalement un public jeune. Selon Louwrens, la publication a construit son public en s’établissant comme une publication accessible, une source d’information fiable qui entretient de solides relations avec la communauté.
Food for Mzanzi, de l’avis de Kobus Louwrens, s’est créé un nouveau public, contrairement aux publications sur la santé qui ne ciblent toujours qu’une certaine partie de la population.
Par Jean Materne Zambo, source: jamlab.africa









